Édition du
17 August 2019

L’Algérie, le gaz et Israël

Boutef Barak

A première vue, l’information a de quoi surprendre. Mais elle émane du très sérieux Observatoire italien, « La lettre confidentielle de l’Adriatique et de la Baltique ». Autant dire une source sûre, car ce genre de publication économique -dont l’abonnement ou le prix à l’article est conséquent- est avant tout destiné aux experts et aux investisseurs. Les informations qui y sont publiées relèvent en effet de « l’intelligence économique » et, à ce titre, sont passées au crible de la vérification avant d’être diffusées.

De quoi s’agit-il donc ? D’après un article publié le 31 juillet dernier par l’Observatoire italien, l’Algérie commencerait à livrer du gaz à Israël à compter du 1er août. Bien sûr, pas directement, mais via l’Égypte dont les gazoducs d’Al-Arish, dans le nord-Sinaï, alimentent Israël. Le contrat prévoit l’importation par l’Égypte d’environ 500 millions de m3 de gaz algérien par jour, grâce à un financement des Émirats Arabes Unis.
D’ailleurs, après la visite éclair du maréchal Al-Sissi à Alger, le 25 juin dernier, des fuites concernant ce contrat gazier à des prix préférentiels -la moitié du prix du marché- avaient commencé à circuler. Auparavant, début mai, une source haut placée au ministère égyptien de l’Energie avait indiqué que l’Algérie avait accepté d’envoyer en urgence six livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’Égypte, et qu’un accord entre l’Egyptian Natural Gas Holding Company sera signé avec le groupe public algérien Sonatrach. L’Égypte, dont les relations avec le Qatar sont au plus bas, doit importer 400 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour pour faire fonctionner ses centrales électriques durant la délicate période estivale. Le surplus de gaz algérien serait donc livré à Israël, selon différentes sources rapportées par le journal égyptien Al-Osbou’ et le quotidien algérien Al-Chorouk.

Mais pour comprendre la nature réelle de ce contrat, il est nécessaire de se plonger dans les réseaux de corruption qui ont la main mise sur les contrats gaziers entre l’Égypte et Israël. La convention de livraison de gaz à Israël par l’Égypte remonte à 2005, et avait été suspendue par le président Mohamed Morsi, peu après son élection, dans le cadre d’un programme de lutte contre la corruption. Ce contrat, unique en son genre, portait sur la livraison de 1,7 milliards de m3 de gaz naturel pendant 20 ans. Et à un prix défiant toute concurrence ! A savoir entre 70 cents et 1,5 dollars par millions de BTU (l’unité anglaise de mesure de la quantité de l’élévation de la température de un degré Fahrenheit à pression atmosphérique constante) ; et pour un prix de revient pour la compagnie israélienne de 2,5 dollars exemptés d’impôts de la part de l’Égypte. C’est le contrat de corruption le plus important d’Égypte, le prix le plus bas du marché tournant autour de 8 à 10 dollars le million de BTU ! Avec un manque à gagner pour l’Egypte estimé entre 500 million et 1,8 milliards de dollars, selon des experts internationnaux.

Il existait d’ailleurs un précédent à ce type de contrat. En 2000, la société israélienne Egyptian Mediterranean Gas (EMG) avait été créée spécialement, par Hussein Salem et Yossi Maiman, le magnat israélien de l’énergie. Tous deux sont des ex-agents secrets de leurs pays respectifs ! Ce contrat, d’une durée de 25 ans, avait été signé sous la supervision de Sameh Fahmi, ministre égyptien du pétrole entre 1999 et 2011. Arrêté pour son rôle dans l’affaire peu de temps après le soulèvement de janvier 2011, l’ex-ministre a été condamné à 15 ans de prison en juin 2012 tandis que son comparse égyptien, Hussein Salem, l’a été à la même peine mais par contumace, et n’a jamais été extradé. Ils ont été laissés en liberté et leur procès est actuellement en révision.

Après le coup d’État du maréchal Al-Sissi, en juillet 2013, et son élection à la présidence de la république un an après, il semblerait donc que les autorités égyptiennes aient décidé de reprendre les livraisons de gaz naturel en direction d’Israël. Mais elles se sont retrouvées confrontée à un problème de taille : la production de gaz égyptien insuffisante, doublé de l’arrêt des livraisons du Qatar pour cause de cessation de paiement, a plongé l’Égypte dans la pénurie énergétique. Résultat : de graves difficultés à approvisionner son marché interne. Depuis 2011, les égyptiens sont en effet quotidiennement plongés dans le noir. Et cette année, les entreprises de production se voient même dans l’obligation de stopper une fois par jour leurs machines durant cinq heures. C’est dire l’urgence !

Autre difficulté de taille : des plaintes ont été déposées contre l’Égypte devant la Banque Mondiale et des tribunaux internationaux pour rupture de contrat. EMG, réclame 8 milliards de dollars et le géant espagnol de l’énergie, Union Fenosa, demande 6 milliards de dollars. Par-dessus le marché, l’Égypte s’est déjà endettée à hauteur de 6 milliards pour le gaz qu’elle a acheté à des compagnies pour son usage intérieur. Au total, la dette et les engagements de l’Égypte pourraient se monter à 20 milliards de dollars. Ce qui pourrait potentiellement entraîner la banqueroute de l’Égypte, selon l’analyste des énergies Mika Minio-Paluello.

Bref, une sérieuse épée de Damoclès qui explique pourquoi l’Égypte cherche aujourd’hui à se tirer de ce « mauvais pas » en tentant de poursuivre ses livraisons. Précisons qu’à l’époque de sa signature, ce contrat avait été supervisé par les USA qui le considèrent comme une garantie de l’arrimage de l’Égypte à Israël. Interviewé par Al-Jazeera, Edward Walker, l’ex-ambassadeur étasunien en Égypte, expliquait : « C’est le genre d’accord qui aidait à cimenter le traité [de paix] israélo-égyptien et c’est pourquoi nous avons toujours été très positifs à son sujet sans entrer dans le côté corruption de la chose ». Et d’ajouter, concernant justement l’aspect corruption du contrat : « Cela se ramène toujours à ceci : est-ce que ça suffit au bénéficiaire pour arroser tout le monde ? Et je pense que la réponse est oui, et c’est pour cela que tout a commencé et qu’on a pu surmonter les problèmes politiques ». En clair, cela signifie que ce sont les réseaux de corruption présent aux sein des États – appelés « l’État profond »- qui déterminent l’orientation politique et économique des ces derniers. En l’occurrence, la nature de leurs relations avec Israël. Il ne faut donc pas s’étonner du manque de fermeté de la plupart des pays arabes concernant l’agression israélienne de Gaza !

Dès lors, même si l’Algérie officielle se défend de livrer du gaz à Israël, il n’est pas exclu que des « hommes de l’ombre » activent pour une normalisation des relations économiques entre les deux pays, à défaut d’une normalisation diplomatique au grand jour. Avec, évidemment, la bénédiction du nouvel allié régional, à savoir les États-Unis !

Rabha Attaf est grand reporter, spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient. Auteure de « Place Tahrir, une révolution inachevée », éditions Workshop 19.

Publié par : http://www.med-in-marseille.info


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12 Commentaires sur cet article

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  • Djamel M
    11 août 2014 at 22 h 45 min - Reply

    Comme chacun sait l’acharnement criminel, des animaux sionistes sur des pauvres innocents parqué dans un immense camp de concentration avec l’aval et l’approbation de l’Occident humaniste et les silences complices des capos arabes, a d’autres motifs que de venger trois étudiants sionistes. L’une des raisons de cette barbarie est la découverte d’immenses réserves de gaz naturel en 2000 au large de Gaza.
    Pour le reste comme le disait un Gazaoui « Le monde pense que Gaza est occupée par Israël. La vérité c’est que le monde arabe est occupé par Israël, à l’exception de Gaza ».
    ……………………………………………………………………………………………………………….……………………………………………………………………………………………………………….

    http://www.info-palestine.net
    -Israël attaque Gaza pour s’approprier le gaz palestinien
    -vendredi 11 juillet 2014 – Nafeez Ahmed

    Hier, Moshe Ya’alon, actuel ministre israélien de la Défense et ancien chef d’état major des Forces de Défense Israéliennes a annoncé que l’Opération « Coussin de protection » était le début d’une large offensive contre le Hamas. L’opération « ne va pas durer seulement quelques jours » a-t-il dit, « nous nous préparons à étendre l’opération de toutes les manières possibles pour continuer à frapper le Hamas. »
    Ce matin, il a ajouté :
    « Nos frappes continuelles causent de lourdes pertes au Hamas. Nous détruisons des armes, des infrastructures terroristes, des systèmes de commande et de contrôle, des institutions du Hamas, des bâtiments du régime, des maisons de terroristes et nous tuons des terroristes dans les différents niveaux de commande… La campagne contre le Hamas s’étendra dans les jours prochains et l’organisation paiera un lourd tribut. »
    Mais en 2007, un an avant l’opération « plomb fondu », ce qui préoccupait Ya’alon, c’était les 40 milliards de m3 de gaz naturel, évalués à environ 3 milliards d’euros, découverts en 2000 au large de Gaza. Ya’alon rejetait l’idée que « le gaz de Gaza puisse devenir le vecteur d’un état palestinien viable au plan économique » comme étant « erronée ». Le problème selon lui était que :
    « La vente du gaz palestinien à Israël n’engendrera pas assez de richesse pour profiter à une population palestinienne très appauvrie. Par contre, si l’on en juge par le passé, elle permettra de financer d’autres attaques terroristes contre Israël…
    Une transaction sur le gaz avec l’Autorité Palestinienne [AP] devra, par définition, inclure le Hamas. Soit le Hamas pourra bénéficier des revenus engendrés, soit il sabotera le projet en lançant des attaques contre le Fatah, les installations de gaz et Israël – ou contre les trois à la fois… Il est clair que sans une opération militaire d’envergure pour mettre fin au contrôle du Hamas sur Gaza, on ne pourra procéder à aucun forage sans l’accord du mouvement islamique radical.. »
    L’opération « plomb fondu » n’a pas réussi à anéantir le Hamas, par contre elle a pris la vie de 1387 Palestiniens (dont 773 civils) et de 9 Israéliens (dont 3 civils).
    Depuis la découverte de pétrole et de gaz dans les Territoires Occupés, la compétition pour les ressources s’installe de plus en plus au cœur du conflit, à cause, surtout, des problèmes énergétiques croissants d’Israël.
    Selon Mark Turner, le fondateur de Research Journalism Initiative, le siège de Gaza et la pression militaire qui s’en est suivie avaient pour but « d’éliminer » le Hamas en tant que « entité politique viable à Gaza » pour induire un « climat politique » favorable à un accord sur le gaz. Cela impliquait de réhabiliter le Fatah vaincu, d’en faire le principal acteur politique en Cisjordanie et de « rééquilibrer le rapport de force entre les deux camps en armant les forces loyales à Abbas et en recommençant à lui octroyer une aide financière ciblée. »
    Les propos de Ya’alon de 2007 montrent que le cabinet israélien n’est pas seulement préoccupé par le Hamas – mais par le fait que si les Palestiniens parviennent à exploiter leurs gisements de gaz, la transformation économique qui en résultera pourrait alors augmenter considérablement leur pouvoir.
    Israël a fait plusieurs découvertes successives d’importance ces dernières années – comme par ex. le gisement Leviathan estimé à 453 milliards de m³ – qui pourrait faire passer le pays d’importateur d’énergie à exportateur potentiel d’énergie avec l’ambition de livrer l’Europe, la Jordanie et l’Égypte. Le problème est que la plus grande partie des 3 450 milliards de mètres cubes de gaz et des 1,68 milliard de barils de pétrole du Bassin du Levant se trouve dans des eaux territoriales disputées par Israël, la Syrie, le Liban, Gaza et Chypre.
    En plus de ces luttes régionales pour le gaz, Israël doit faire face à ses propres défis énergétiques, souvent méconnus. Ce ne sera sans doute pas avant 2020, par exemple, que le pays parviendra à mobiliser correctement la plus grande partie de ses ressources nationales.
    Mais c’est seulement la partie émergée de l’iceberg. En 2012, dans une lettre – que le gouvernement israélien a gardée secrète– deux responsables scientifiques du gouvernement israélien ont prévenu le gouvernement que Israël, malgré toutes ses extraordinaires découvertes, n’avait pas encore la capacité d’exporter du gaz. Selon Ha’aretz, la lettre précisait que les ressources nationales israéliennes étaient de 50% inférieures à ce qui serait nécessaire pour procéder à des exportations dignes de ce nom et qu’en plus elles pourraient diminuer avec les années :
    « Nous pensons qu’Israël aura augmenté sa consommation [nationale] de gaz naturel en 2020 et ne devrait donc pas exporter de gaz. Les estimations de l’Autorité de gaz Naturel sont inexactes. Il y a un fossé de 100 à 150 milliards de mètres cubes entre les projections de consommation qui ont été présentées au Comité et les projections plus récentes. Les réserves de gaz dureront sans doute moins de 40 ans ! »
    Comme Dr Gary Luft – un conseiller du Conseil de Sécurité de l’Energie Etasunienne – l’a écrit dans le Journal de la Sécurité Energétique, « avec l’accélération de la diminution des ressources nationales de gaz et sans une augmentation rapide des importations égyptiennes de gaz, Israël pourrait être confronté à une crise énergétique dans les années qui viennent… Si Israël veut pouvoir poursuivre ses projets de gaz naturel, il doit diversifier ses sources d’approvisionnement.  »
    Les nouvelles découvertes nationales d’Israël ne permettent pas de solutionner le problème dans l’immédiat parce que les prix de l’électricité ont atteint des records, ce qui accroît encore la nécessité de diversifier les approvisionnements. Ces problématiques sont la raison pour laquelle le premier ministre Netanyahou a déclaré le 11 février qu’il était temps de conclure un accord sur le gaz avec Gaza. Mais lorsqu’un nouveau cycle de négociations a été entamé avec l’Autorité Palestinienne, en septembre 2012, le Hamas a été exclu, et par conséquent il a rejeté l’accord comme illégitime.
    Au début de l’année, le Hamas a condamné l’accord que l’AP avait conclu avec Israël pour lui acheter 845 millions d’euros de gaz provenant du gisement Leviathan sur les 20 années qui suivront la mise en service du gisement. Simultanément, l’AP a rencontré plusieurs fois le British Gas Group pour exploiter les gisements marins de Gaza, mais en excluant le Hamas – et donc les Gazaouis – du processus. Ce plan est le bébé du délégué du Quartette du Moyen Orient, Tony Blair.
    Mais l’AP a aussi sollicité la compagnie russe Gazprom pour la même chose et des entretiens ont eu lieu entre la Russie, Israël et Chypre, sans qu’on sache au juste ce qu’il en est sorti. On ne sait pas non plus comment l’AP se propose de contrôler Gaza qui est gouverné par le Hamas.
    Selon Anais Antreasyan, du Journal des Études Palestiniennes de l’Université de Californie, la revue de langue anglaise la plus respectée de toutes celles qui traitent du conflit arabo-israélien, l’étranglement israélien de Gaza a pour but de rendre « impossible l’accès des Palestiniens aux puits Marine-1 et Marine-2. » Le plan à long terme d’Israël « consiste non seulement à empêcher les Palestiniens d’exploiter leurs propres ressources, mais aussi à intégrer les gisements de gaz de Gaza dans les installations de forage en mer israéliennes adjacentes. » Tout cela fait partie d’une plus large stratégie consistant à :
    « …. séparer les Palestiniens de leur terre et de leurs ressources naturelles pour les exploiter et ainsi bloquer le développement de l’économie palestinienne. En dépit de tous les accords formels impliquant le contraire, Israël continue à gérer toutes les ressources naturelles qui sont nominalement sous la juridiction de l’AP, que ce soit l’eau, la terre, la mer ou les ressources en hydrocarbures.. »
    Pour le gouvernement israélien le Hamas continue d’être le principal obstacle à la finalisation de l’accord gazier. Comme le dit le ministre en exercice : « Notre expérience de la période d’Oslo nous a appris que les profits du gaz palestinien seraient sans doute utilisés pour financer le terrorisme contre Israël. Le Hamas n’est pas la seule menace… Il est impossible d’empêcher un groupe terroriste palestinien ou un autre de profiter peu ou prou de la manne gazière. »
    La seule option, par conséquent, est une nouvelle « opération militaire pour éradiquer le Hamas. »
    Malheureusement pour l’armée israélienne, anéantir le Hamas passe par la destruction de ce qui est perçu comme la base civile du groupe – et c’est pourquoi les victimes civiles palestiniennes sont infiniment plus nombreuses que les victimes israéliennes. Les deux camps ne valent pas mieux l’un que l’autre, mais la capacité de destruction d’Israël est simplement beaucoup plus grande.
    Après l’opération « plomb fondu », le Comité Public contre la Torture en Israël (PCATI) de Jérusalem a découvert que l’armée israélienne avait adopté une doctrine de combat plus agressive basée sur deux principes – « zéro perte » pour les soldats israéliens même si cela nécessitait de tirer tous azimuts dans des zones fortement peuplées et la « doctrine dahiya » qui prône le bombardement des infrastructures civiles pour infliger de grandes souffrances à la population et les inciter à se révolter contre les opposants à Israël.
    Cela a été confirmé dans les faits par la mission d’enquête diligentée par l’ONU à Gaza qui est arrivé à la conclusion que l’armée israélienne avait « délibérément fait un usage disproportionné de la force », contre les « infrastructures de soutien » de l’ennemi – « l’expression semble désigner la population civile », précise le rapport de l’ONU.
    Les ressources ne sont pas la seule cause du conflit israélo-palestinien. Mais à une époque où l’énergie renchérit, la compétition pour le contrôle des énergies fossiles régionales influence de plus en plus des décisions qui ont le potentiel de déclencher une guerre.
    10 juillet 2014 – The Guardian – Vous pouvez consulter cet article à :
    http://www.theguardian.com/environm
    Traduction : Info-Palestine.eu – Dominique Muselet

  • rachid dahmani
    12 août 2014 at 8 h 16 min - Reply

    Bonjour

    Un passage dans cet article qui confirme la nature hideuse de l’être humain en général et que l’égoïsme est toujours conjugué à toutes les tentations et tentatives de l’homme et en toutes circonstances. l’essentiel pour lui est d’en tirer profit et peu lui importe le reste. Ce passage le voici et pour ma part il est très significatif et me confirme tout ce que je pense de l’être humain.

    « C’est le genre d’accord qui aidait à cimenter le traité [de paix] israélo-égyptien et c’est pourquoi nous avons toujours été très positifs à son sujet sans entrer dans le côté corruption de la chose ». Et d’ajouter, concernant justement l’aspect corruption du contrat : « Cela se ramène toujours à ceci : est-ce que ça suffit au bénéficiaire pour arroser tout le monde ? Et je pense que la réponse est oui, et c’est pour cela que tout a commencé et qu’on a pu surmonter les problèmes politiques ». En clair, cela signifie que ce sont les réseaux de corruption présent aux sein des États – appelés « l’État profond »- qui déterminent l’orientation politique et économique des ces derniers. »

    En clair, les orientations politiques et économiques de ces pays sont celles qui servent les individus hideux en premier au détriment des peuples…ça a toujours été comme cela et tout le monde le sait.

  • lyes laribi
    12 août 2014 at 10 h 50 min - Reply

    « Il est plus facile de poignarder quelqu’un dans le dos que de le faire en face »

    Je laisse le soin à Bouteflika et son équipe d’apprécier cet article :
    Un sondage de la Commission européenne selon lequel la majorité des Européens voient en Israël le pays qui menace le plus la paix mondiale était dénoncé (…)
    Un sondage de la Commission européenne selon lequel la majorité des Européens voient en Israël le pays qui menace le plus la paix mondiale était dénoncé dimanche comme la preuve d’un antisémitisme rampant en Europe par des responsables israéliens et la presse locale. Le journal espagnol El Pais avait diffusé jeudi les résultats préliminaires de ce sondage dont les résultats complets devraient être- pour des raisons « techniques », selon Bruxelles- publiés lundi.
    L’International Herald Tribune en a également fait état dans son édition de vendredi. Toujours est-il que lundi, la présidence italienne de l’UE s’est déclarée « surprise et contrariée » par ce sondage et affirmait que ce résultat « ne reflètait pas la position de l’UE ». « Le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini, au nom de la présidence de l’Union européenne, exprime la surprise et la contrariété pour le signal faussé qui sort du sondage d’opinion commandé par la Commission européenne », indique un communiqué officiel. « Le résultat du sondage, à la suite d’une question ambiguë, ne reflète pas la position de l’Union européenne, exprimée par ses instances à de nombreuses reprises », affirme le texte.
    (…) Ces résultats choquants qui montrent qu’Israël représente la plus grande menace pour la paix dans le monde, davantage que la Corée du Nord et l’Iran, défient la logique et sont une fantaisie raciste », a déploré le rabbin du centre Simon Wiesenthal basé à Los Angeles (Etats-Unis), Marvin Hier. « Ils montrent seulement que l’antisémitisme est profondément ancré dans la société européenne. »Le ministre israélien en charge des relations avec la diaspora Nathan Chtcharansky, estime que derrière les critiques contre Israël, il y a de l’antisémitisme.
    Source: Temps réel nouvel Obs

    PS: poignarder nos frères palestiniens dans leur dos et à ce moment précis, ça nous rappelle le comportement des hypocrites à KHAIBAR. Ce que je propose à nos dirigeants, c’est de verser la totalité de cette manne à nos frères à Ghaza.

  • A.Hocine
    12 août 2014 at 21 h 14 min - Reply

    J`estime que les Algériens et les Islamistes qui se sont offusque par les visites a Tel Aviv de L`écrivain Sansal et celle de Ferhat M`henna,réagiront rapidement et vertement contre le procédé utilise par l`Égypte et les
    décideurs pour approvisionner Israël en Gaz Algérien.
    Des mots fétides ont été étalé pour dénoncer la visite de M`henna et Sansal que diront les Algériens pour stigmatiser cette démarche du marechal-President et des premiers fakakirs algériens.

    • Boulkhire
      14 août 2014 at 3 h 02 min - Reply

      Allons bon Hocine, sayons sérieux!!! En Algérie on ne critique jamais les amis.
      C’est ainsi dans le pays de Melyoune oua Nissf melyoune chahides Rabbi yarhamhoum.
      C’est ainsi aussi hélas, au pays des miracles où on condamne celui qui vole un œuf et où on félicite celui qui vole un bœuf.
      Désolé Hocine je crois qu’il faut laisser le bire baghtah sinon je vais piquer un AVC ischémique et on me refusera des soins au Val de disgrâce.

  • SAID
    12 août 2014 at 23 h 04 min - Reply

    C’est vraiment inutile de chercher des poux dans la tête d’un chauve!

    Moi, je ne suis pas d’accord du tout avec ce que cet article veut insinuer ! Pour moi, Sissi n’est pas venu en Algérie pour le gaz naturel mais pour demander au pouvoir algérien de soutenir le nouveau pouvoir militaire et pour engager une politique de coopération sécuritaire en rapport avec les mouvances politiques islamistes qui ne comptent baisser les bras dans leur combat pour retrouver le pouvoir ! La situation en Lybie a été, dans la lignée, un élément important de cette amorce de coopération sécuritaire!

    Pour ce qui est du gaz, nom de Dieu, en quoi çà m’intéresse en tant que producteur de gaz de savoir ce que fait un pays des quantités de gaz ou de pétrole que je lui vends ! C’est déjà de plus en plus difficile pour l’Algérie de placer des quantités de gaz sur le marché international alors pourquoi ne pas vendre à l’Egypte ! Maintenant si ce pays veut revendre ce gaz au diable, je m’en contrefiche ! Pourquoi je m’inquiète des quantités d’énergie que je vends à l’Egypte mais pas de celles que je vends aux américains qui eux aussi, par des moyens direct et indirecte, aide Israël ???

    NB : j’aimerai dire que les prix du gaz, surtout ce qu’on appelle le marché spot du gaz, sont de plus en plus à la baisse et c’est ce qui explique les tarifs légèrement inférieurs par rapport au marché international des quantités livrées aux Egyptiens !
    Beaucoup de producteur de gaz, du fait d’un marché du gaz morose, font des ristournes pour arriver à placer des quantités sur le marché international ! Les contrats de gaz naturel ne se font plus en « take or paid » avec un prix fixé par contrat à long terme. Le marché du gaz rejoint de plus en plus celui du pétrole où les prix seront fixés au jour le jour ou par des contrats de très court terme et où les prix seront déterminé par la loi de l’offre et la demande sur le marché du gaz!

  • AS
    13 août 2014 at 12 h 16 min - Reply

    salaam,

    il faut faire un lien direct avec le blitz israelien sur le gaz kurde, et palestinien, la demande de sissi en gaz algerien car une crise energetique secoue l’egypte, et donc la volonte egyptienne de s’emparer de la cyrenaique, tandis que celle des francais de s’emparer du Fezzan, le lien avec l’attentat sur le vol AH5017 desintegre en vol selon les autorites francaises elles-memes et l’ejection de Zerguine de la sonatrach…

    sans gaz algerien, sissi levait le blocus sur gaz sur le champ… said bouteflika est sous la protection d’andre azoulay et de hollande… c’est signe!

  • Algerien
    15 août 2014 at 9 h 06 min - Reply

    Bonjour a tous les Hommes, Femmes et Enfants qui défendent la cause PALESTINIENNE par les actes, la parole ou le cœur.
    les Armées dans les pays arabes s’arment pour massacrer les révoltes des peuples, les chefs de ses armées ne savent rien en stratégie militaires, ils sont plus spécialistes dans l’import des produits alimentaires, pharmaceutiques et, mécaniques(voiture et camions en particuliers avec leurs Accessoires), ils sont fort avec leurs polices politiques qui surveillent les populations avec un droit absolu sur le sort de chacun..
    J’ai visionné cette vidéo plusieurs fois, elle reflète la dignité la simplicité, et l’honneur de ce chef militaire stratège qui vaut 1000 généraux arabes, il défend la cause de son peuple avec courage et des moyens dérisoires, je demande et je laisse le soin aux généraux Algériens à Bouteflika et son équipe, au Roi de l’Arabie saoudite, au Roi du Maroc, au Roi de Jordanie, au Dictateur égyptien Sissi, au princes des Emirats arabes unis, au prince des Bahrein, l`écrivain Sansal et Ferhat M`henna de regarder et d’apprécier cet vidéo.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=LLBED97AXyA

  • IDIR
    18 août 2014 at 14 h 28 min - Reply
  • A.Hocine
    18 août 2014 at 18 h 13 min - Reply

    @ Boulkhire,
    Merci pour votre commentaire de mon commentaire.J`ai franchement apprecie l`ironie et pour cela merci.J`ai saisi le sens. Aplus

  • brahim
    18 août 2014 at 18 h 52 min - Reply

    Mes analyses : Bonsoir, En tous cas, je pense que si l’algérie n’a pas tiré les leçons de la révolte arabe, elle risque d’en avoir une révolte de nature ethnique, c’est à dire, si nos responsables politique crée une nouvelle politique en se retirant de cette ligue arabe et de tous ses associations menteurs, notre pays risque le sort libyen, nos politique doivent être très habille, en s’intéressant plus aux problèmes des algériens exemple, renforçons l’enseignement, contrôlons les entrées des personnes non algériens, refoulant les personnes qui ne disposent pas de visas, offrant tout les avantages aux algériens, votons en cas d’exportation d’un produit de valeurs »pétrol gaz or, » augmentant les salaires, expulsant ou enlever la nationalité algérienne aux traître « voleurs corrompus etc…il faut surtout pas faire comme les européens avec leurs QG a strasbourg hypocrites, soyer présents mes chers amis politique si vous aimer le pays.

  • IDIR
    19 août 2014 at 14 h 14 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique