Édition du
21 November 2018

Les derniers moments avant l’assassinat de Krim Belkacem 


krim-belkacem-1969BERNARD GOLAY, SON AMI SUISSE RACONTE

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………..Mais, pendant tout ce temps, Krim était très mécontent de ce qui se passait en Algérie avec le coup d’Etat de Boumediene qui avait remplacé Ben Bella à la Présidence. Krim estimait que les accords d’Evian n’avaient pas été respectés, surtout en ce qui concerne les droits démocratiques. C’est ce qui l’a incité à créer avec ses partisans te Mouvement démocratique du Renouveau algérien (MDRA) après l’assassinat de Mohamed Khider, un des chefs historiques de la révolution et détenteur du Trésor du FLN, abattu à Madrid en juillet 1967. Dès lors l’activité politique reprend le dessus accompagnée de mesures de protection. Lors de ses séjours en Suisse, Krim bénéficiait d’une autorisation de séjour et prenait soin d’aviser la police fédérale de ses arrivées.
Le 10 octobre 1970, un samedi matin, nous recevons un coup de téléphone d’une personne inconnue qui demande où il peut atteindre Krim Belkacem. L’interlocuteur précise qu’il se trouve en Allemagne et que c’est urgent.
Dans l’après-midi, Krim m’appelle de Genève, me laisse un numéro de téléphone et demande que ce correspondant l’appelle à 18 heures. Les lundi et mardi suivants, Krim débarque à mon bureau et reçoit des appels téléphoniques d’Allemagne. Le mercredi, il revient avec un billet d’avion pour Francfort et me demande de le conduire à Genève. Je le laisse à l’hôtel d’Angleterre où il a déjà séjourné. Comme il n’a pas envie de voyager la nuit, il décide de partir le lendemain.
Dernier signe de vie
Le samedi suivant, 17 octobre, Krim nous téléphone. N’étant pas moi-même à la maison, c’est Martine qui répond. Krim dit qu’il est à Düsseldorf et qu’il va se rendre à Francfort. «Je rappellerai demain, si je peux» conclut-il. Cela a été son dernier signe de vie.
Le lundi suivant, je reçois un coup de téléphone d’Yves Courrière qui me demande où est Krim. Je lui réponds qu’il est à Francfort et j’entends Yves s’écrier: Ah, les salauds!». Il me dit avoir appris par un communiqué de presse que le corps d’un homme non identifié – car aucun papier n’a été trouvé sur lui – a été découvert dans une chambre de l’hôtel Intercontinental. Le médecin constate que l’homme a été anesthésié et étranglé avec sa ceinture et une cravate. La police allemande me contacte et peut alors identifier la victime. Par la suite, son fils venu d’Alger confirmera qu’il s’agit bien de son père. Une commission rogatoire de la police criminelle allemande viendra à Lausanne pour m’interroger. Trois semaines plus tard, les objets et documents votés sont retrouvés dans un casier à la gare de Francfort. J’ai reçu les copies des fiches d’hôtel des assassins et j’ai informé les amis de Krim de ces détails. J’ai été prié de prendre soin des funérailles pour un premier ensevelissement au cimetière de Francfort.
Beaucoup plus tard, les autorités algériennes ont fait transporter le corps à Alger où il repose avec les autres dirigeants décédés. Il a connu le sort de beaucoup d’autres dirigeants algériens, qui ont étà éliminés. C’est ainsi que Ben Bella et plus tard Boumediene traitaient leurs adversaires politiques. Sa famille ainsi que Martine et moi-même avons perdu un être très cher. Il nous manque ainsi qu’à sa Kabylie natale et à son pays.


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60 Commentaires sur cet article

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  • mohdz
    6 septembre 2014 at 14 h 26 min - Reply

    Allah irahmou
    Il a fait son devoir envers son pays et il a été odieusement assassiné, puisses Dieu en faire un ticket pour le paradis et condamner ses bourreaux et bourreaux du peuple à l’enfer éternel.




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  • amart
    6 septembre 2014 at 16 h 12 min - Reply

    bof c’est toujours les mêmes qui font tous! allah yarham el chouhadda




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  • Dudesert
    6 septembre 2014 at 18 h 41 min - Reply

    Krim Belkacem avait le courage d’accoster la Kabylie au déclenchement de la révolution et de prendre une décision lourde sans une consultation élargie de tous les militants.
    Krim Belkacem avait eu le courage d’accepter l’élimination d’Abane de la conduite de la révolution et peut être son assassinat.
    Krim Belkacem avait eu le courage de conduire la délégation et la signature des accords d’evian au moment ou de nombreux petits dictateurs se cachaient aux frontières et n’avaient pas le courage d’une telle décision.
    Les salauds ont tout fait , des dizaines de pièges pour l’assassiner au lieu de réfléchir à ses propositions et à ses positions.
    Les décision de Krim aussi douloureuses soient-elles ont conduit à l’indépendance de l’Algerie.
    Les décisions des salauds ont conduits nul part et peut être à la perte de l’Algerie.




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    • boualemdahmanebd@gmail.com
      1 mai 2015 at 18 h 33 min - Reply

      Boumediene a assassiné et fait assassiné tous les révolutionnaires qui lui faisaient de l’ombre et dont il avait peur. Il a prit la révolution en route et est resté planqué en Tunisie en regardant l’édification de la ligne Maurice se construire par l’armée Française privant ainsi les Moudjahidines de l’acheminement des armes en provenance de ce pays. Cela ressemble fort à une trahison qui lui permettait de se préparer a prendre le pouvoir après l’indépendance. Son entrée en Algérie s’est faite par le sang des djounouds de l’intérieur contre lesquels il a retourné ses armes. Il s’est fait entouré par tous les collabos de la France en leur distribuant des titres et des biens avec les bayans – attestation – pour bénéficier de pensions et tous les autres priviléges pour en faire ses alliés. Si Krim Belkacem avait son arme ces traîtres n’auraient jamais l’approcher. La trahison a toujours été l’oeuvre des faibles et Boumediene n’était qu’un faible et un complexé. Il n’osait pas se montrer tellement il était maigrichon et moche. Après la prise de pouvoir, il s’est fait arrangé le portrait et apparaissait devant les ouvriers et paysans auxquels il distribuait de l’argent ( les bénéfices leur disait il) a tout va alors que les villages agricoles ne produisaient presque rien et les entreprises étaient connaissaient des déficits abyssaux. C’était le règne de Boumediene. Des assassinats, il en a fait a tour de bras, il a décimé des centaines de cadres militaires.




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  • Jewdy
    6 septembre 2014 at 18 h 44 min - Reply

    Nul ne peut contester l’apport de Krim dans la libération du pays.Les algériens doivent pour cela lui être infiniment reconnaissants comme ils doivent l’être envers tous ceux qui ont sacrifié leur jeunesse pour l’indépendance.Cependant,pour l’histoire,on doit rappeler que le parcours de Krim n’est pas exempt de tout reproche. Il fût comme Abane hostile au groupe de berbériste durant la,crise de 1949.Les deux hommes se sont pas étrangers à l’assassinat de Ouali Bennai et Amar Ould Hamouda puisqu’ils étaient les principaux responsables au sein du CCE au moment où ces crimes furent commis.




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  • Mohand1
    6 septembre 2014 at 18 h 44 min - Reply

    L’appel du 1er Novembre 1954 …. il est utile de le lire pour ceux qui ne l’ont pas fait et de le relire pour ceux qui l’ont oublié.

    « PEUPLE ALGÉRIEN MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE

    A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.

    Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.

    Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.

    L’HEURE EST GRAVE

    Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.

    Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.

    Ce sont la, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.

    Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

    BUT : L’Indépendance nationale par :

    1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

    2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

    OBJECTIFS INTÉRIEURS

    1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

    2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

    OBJECTIFS EXTÉRIEURS

    – Internationalisation du problème algérien.

    – Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.

    – Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

    MOYENS DE LUTTE

    Conformément aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.

    Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.

    C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

    En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.

    1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.

    2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.

    3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.

    EN CONTREPARTIE

    1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

    2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

    3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

    Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

    Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

    1er Novembre 1954

    Le Secrétariat national




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  • SEID
    6 septembre 2014 at 20 h 11 min - Reply

    Allah Yarahmou .L’Algérie n’enfantera plus de héros de sa trempe .Hizb Françà a pris le pouvoir.Que Dieu préserve notre pays de ces criminels d’un nouveau genre.




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  • popoy
    6 septembre 2014 at 21 h 42 min - Reply

    Allah Yarham koul echouhada
    erijal houm elli darou etaoura
    oua e ch chmayite rahoum yatmat oo fiha dihi el bled




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  • Toofeek
    6 septembre 2014 at 21 h 55 min - Reply

    …Et dire qu’il y’a encore des gens qui trouvent des excuses voir des bienfaits à Boumediene!
    L’assassinat des heros Khider , Khmisti , Krim, Chaabani, de ses collaborateurs Chabou, Medeghri , Said Abid et des Dizaines d’anonymes sans compter les degats collateraux qui suivirent sa dictatature avec la decennie , noire , la decennie rouge et la decennie de toutes les regressions dont nous n’evaluons pas encore tous les degats!
    Maudit soit il jusqu’a la fin des temps !




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  • fateh
    7 septembre 2014 at 1 h 09 min - Reply

    QUE LES BOUKHAROUBISTES SE MANIFESTENT ET NOUS EXPLIQUENT OU PLUTOT QU’ILS NOUS DONNENT UNE DEFINITION DE CE QU’EST UN NATIONALISTE…
    QUE LES BOUKHAROUBISTES QUI SANS EXCEPTION ONT VECU EN LACHES PARCEQU’ILS ONT ACCEPTE L’ASSASSINAT DE VERITABLES PATRIOTES ET SE SONT TUS,POUR UN KOURSI OU UN AVANTAGE MATERIEL…
    QUE LES BOUKHAROUBISTES QUI SONT ENCORE VIVANTS QU’ILS NOUS DISENT LES MENSONGES QU’ILS RACONTENT A LEURS PROJENITURES ET COMMENT FONT-ILS POUR LEUR INCULQUER LA MENTALITE DU LECHE BOTTE ET DE LA LACHETE…
    QUE LES BOUKAROUBISTES ET ILS PEUVENT SE RECONNAITRENT SUR CE SITE NOUS EXPLIQUENT S’ILS ACCETERAIENT QUE LEURS ENFANTS DEVIENNENT ORPHELINS OU LEURS FEMMES DEVIENNENT VEUVES…
    QUE CETTE BOUKHAROUBISTE ENCORE VIVANTE SE DENONCE EN RECONNAISSANT QU’ELLE S’EST TROMPEE NE SERAIT-CE POUR LA DERNIERE FOIS AVANT DE RENDRE L’AME…

    L’HISTOIRE UN JOUR OBLIGERA LA DESCENDANCE DES BOUKHAROUBISTES A RASER LES MURS OU A QUITTER LE PAYS
    CE JOUR LA VIENDRA ET QU’ALLAH NOUS DONNE LA BARAKA POUR Y VIVRE AUSSI LONGTEMPS…IL FAUT ABSOLUMENT FAIRE LA CHASSE -HISTOIRE- A TOUS CEUX QUI CONTINUENT DE LE DEFENDRE ET DE LES FAIRE PASSER EN JUSTICE POUR COMPLICITE D’ASSASSINATS ET DE CRIMES CONTRE DES PATRIOTES.




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    • Jewdy
      7 septembre 2014 at 15 h 38 min - Reply

      Bonjour M.Radjef
      Vous semblez détenir des informations de première main concernant cette affaire.
      Pourquoi ne rendez vous pas public les noms des assassins dont vous précisez qu’ils sont tous kabyles?
      Concernant votre remarque au sujet de M.Bernard Golay, je la trouve déplacée. M Golay est non seulement un ami de Krim, mais aussi un ami du peuple Algérien qu’il a soutenu durant la guerre d’indépendance.




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      • radjef said
        7 septembre 2014 at 18 h 43 min - Reply

        Un etranger ne peut pas connaitre mieux que moi les gens de mon village. Votre question, il faut la poser à Ait Ahmed. Avant d’assassiner Krim, ces kabyles sont passés chez Ait.




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        • radjef said
          8 septembre 2014 at 21 h 36 min - Reply

          sont passés chez Ait pour le convaincre d’un coup d’état.. Chose à laquelle Ait n’a pas cru, soupçonnant une ruse visant à l’assassiner. Sur le coup Ait a alerté Krim sur les intentions criminelles de ces faux opposants. Bien entendu, Krim n’a pas pris la chose au serieux. Il a payé de sa vie cette imprudence. Voila le fond de ma pensée.




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      • jewdy
        7 septembre 2014 at 21 h 58 min - Reply

        Vous êtes peut être de son village,mais contrairement à M.Golay,avez vous été son confident politique?Je ne comprend pas ce qui vous gêne dans ce témoignage.Si les faits rapportés sont inexactes ,je comprendrais que vous les rectifier en nous donnant la version exacte. Mais contester ce témoignage,comme vous le faites,uniquement parcequ’il émane d’un étranger me paraît un peu léger comme argument.
        Concernant l’information selon laquelle ses assassins seraient des kabyles(ce qui est peut être vrai),il s’agit là d’une des grossière manipulation du pouvoir destinée à culpabiliser les kabyles,tout en dédouanant les vrais commanditaires de ce crime odieux.




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        • radjef said
          8 septembre 2014 at 8 h 53 min - Reply

          Qui dois je croire son confident etranger et lointain de quelques instants en l’occurrence M Golay ou bien Ali Zammoum qui fut son adjoint, Belounes Said qui l’a recruté et structuré en 1947 dans les rangs du PPA, en le préférant à Ali Youdaren ? Cela étant dit, votre remarque est cohérente et légitime. Il appartient aux historiens et autres universitaires d’accomplir leur mission historique avec courage et responsabilité, au lieu d’être tout le temps comme ça les laquais et les larbins de l’ordre colonial et autoritaire que nous connaissons aujourd’hui.
          Entre Boukharouba et Krim, en dehors de la course au pouvoir qui les a opposé et dressé l’un contre l’autre, il n’y a aucune différence, ni morale, ni culturelle, ni intellectuelle et encore moins politique. Deux hommes, certes patriotes, qui si les choses avaient suivi leur cours naturel depuis 1945, personne n’aurait entendu parler d’eux.




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          • Rachid Belaid
            8 septembre 2014 at 14 h 10 min -

            Certes ils étaient animes, comme d’autres d’ailleurs, de la meme envie de pouvoir, mais il faut noter des différences colossales entre les deux: Krim était un acteur actif depuis 1947 dans les maquis Algeriens, sillonnant le territoire de l’est a l’ouest, pendant que Boukharrouba était planque tantôt a Tunis, tantôt au Maroc, sans jamais tirer une balle au pays. Krim a été liquide en tant qu’opposant alors que Boukharouba avait tout un état, une armée au service de ses penchants machiavéliques et diaboliques.




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  • radjef said
    7 septembre 2014 at 8 h 50 min - Reply

    Imaginons Abane Ramdane libre en 1954: est ce qu’il aurait cautionné la démarche de Khider, Benbella, Ait lorsqu’ils avaient décidé avec le concours de l’Egypte de lancer le mouvement insurrectionnel du 1er novembre 1954? Est ce qu’il aurait permis à la Kabyle avec ses 800 militants armés (non encore initiés à la science de la guerre) de se lancer dans une guerre sans l’avoir préparer et penser auparavant? Est-ce que la Kabylie aurait-elle tourné le dos à Messali qui demandait du temps et les moyens humains et matériels pour lancer l’action armée contre la colonisation ? Pourquoi la Kabylie qui était messaliste jusqu’à en août 1954, a-t-elle décidé de rejoindre subitement les rang du CRUA à partir de septembre 1954 ? Krim, Ali Mellah, Si Salah, Ouamrane, Ali Zammoum… avaient-ils bien interprété les rapports de force en présence à cette époque ?
    On ne peut pas parler du profil, de l’œuvre et du parcours de Krim sans avoir fait la lumière sur ce qui s’est réellement passé avant et durant l’action du 1er novembre 1954.
    Il faut que notre pays rompe définitivement avec les mythes et les « khourafates » et se plie à la rigueur scientifique et intellectuelle…Ce n’est pas un suisse qui a vécu une seconde et demi avec Krim qui va nous faire connaître l’histoire de notre pays.
    Le colonel Boukharouba (promu au grade de colonel le 27 décembre 1957, c’est-à-dire le même jour que Amirouche par Krim) a commandité l’assassinat de Krim. Mais ceux qui ont exécuté cette sale besogne avec zèle et exaltation, étaient tous kabyles déclarés comme opposants au régime…Leurs noms donnent des frissons au Djurdjura, à ce jour encore.




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  • A. Benmostefa
    7 septembre 2014 at 15 h 57 min - Reply

    Nombre de partis d’opposition clandestins furent créer, qui malgré quelques nuances, n’avaient pas pour la plupart de différences fondamentales, ni sociales ni idéologiques avec ceux qui avaient triomphé et reformé le FLN. Peu s’evadaient des mythes messianiques de rupture qui avaient enclenché le 1er novembre 1954, Krim Belkacem vécut dans l’exil. il tenta d’organiser sur la droite du régime de Houari Boumediene une opposition en fondant en octobre 1967. Le MDRA. (mouvement démocratique pour la révolution algérienne), qui n’est jamais beaucoup d’audience en dehors de son créateur. Krim fut accusé de trahison, jugé et condamné a mort parcontumace devant uune cour révolutionnaire spéciale siégeant a Oran. Ce fut un procès sous pression où les avocats terrorisés remplirent cependant avec courage leur tâche. le 08 avril 1967, rendant compte des débats et du verdict, la république quotidiend d’Oran publia un encadré qui disait : N’importe quel algérien conscient a le droit de se faire l’auxiliaire de la justice de son pays en exécutant Krim Belkacem. Vingt-deux ans avant la publication de la fetwa Khomeiniste contre Selman Rushdie, le régime algérien inaugurait les fetwa (s) d’État. Krim Belkacem eut la même fin qu’abbane : les citoyens obtempérèrent, en les personnes d’agents de la sécurité militaire qui etranglerent l’un des chefs historiques, le 18 octobre 1970, dans une chambre d’hôtel de Francfort. Bien les années plus tard, un membre du conseil de la révolution aurait déclaré publiquement dans son allocution, le jour de la cérémonie anniversaire de la mort de Krim Belkacem au carré des martyrs : celui qui a tué Krim Belkacem est parmi nous.




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  • Jamal S
    7 septembre 2014 at 18 h 42 min - Reply

    KRIM BELKACEM a étranglé et en dehors d’Algérie le Grand ABBANE RAMDANE.A son tour KRIM à été étranglé et en dehors d’Algerie par des Algériens.ABBANE le QUALIFIAIT d’AGHIOUL. En aucun cas je sous estime son nationalisme intense à ce révolutionnaire farouche.Il aurait pu cependant démontrer ce esprit de décision collective dont il accusait le déficit chez ces adversaires après l’indépendance .Malheusement ,cinquante années après cette indépendance nous continuons sur le même chemin:pouvoir personnel ,assassinats,vol et corruption .Et pendant tout ce temps le colonialisme à fait son retour et l’incorporation de l’Algerie dans l’Empire est chose accomplie.Et pour ce nouveau défit ,y’a t’il encore parmi nous quelques révolutionnaires?.




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  • fateh
    8 septembre 2014 at 0 h 56 min - Reply

    Réponse à Fateh
    Cher compatriote, je crois que vous avez mal saisi le commentaire de Radjef concernant Mr Aït Ahmed. Il s’est peut-être mal exprimé mais il voulait dire qu’avant l’exécution de Krim et avant lui Khider, les criminels et voyous de la sinistre sécurité militaire ont tenté d’approcher Ait Ahmed pour le faire tomber dans le piège et le liquider. N’est-ce pas le sinistre Benhamza dit Rouget qui « rendit visite » à feu Khider en son domicile à Madrid, quelques mois avant son lâche assassinat? (voir Ait Ahmed. L’affaire Mecili. Editions La Découverte. 2007). En aucun cas, Radjef n’a insinué l’idée à laquelle vous croyez.
    Amicalement.
    Salah-Eddine




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  • Dudesert
    8 septembre 2014 at 17 h 48 min - Reply

    Bonsoir M.Radjef
    A mon humble avis , Krim disposait de toute la latitude , le vécu et le leadership pour engager et la Kabylie et l’Algerie dans le conflit avec la France.
    Les politiques du PPA / MTLD étaient sur une trajectoire très loin d’une révolution et plus le temps passait, plus cette trajectoire s’éloignerait d’une quelconque révolte ou révolution.
    Le problème est peut être inévitable : les militants sincères étaient tellement pris par la conduite de la révolution qu’ils leur seraient impossible d’éviter les actions et les objectifs assignés par le groupe qui attendait l’indépendance pour faire leur coup……d’Etat.
    Pour moi, les seuls qui méritent condamnation depuis le mouvement national, ce n’est ni les messalistes, ni les oulémas, ni les berberistes, ni ,,,,,ni même les harkis … Mais ceux qui ont attendus aux frontières pour prendre le pouvoir en 1962 et qui continuent à se l’accaparer jusqu’à ce jour. Certains qui ont aussi soutenus ce pouvoir après l’indépendance sont aussi responsable du malheur de ce pays.
    Salutations




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  • fateh
    8 septembre 2014 at 19 h 21 min - Reply

    Frere SIDHOUM
    LAKA ASSALAM

    Les informations que vous venez de publier , ne m’ont pas echappees. Si comme vous le dites le frère Rajef s’est mal exprime, il est a relever que beaucoup de lecteurs tres mal intentionnes feront le necessaire pour l’exploiter. J’espere sincerement que le frère Rajef puisse se reexprimer sur ce passage pour eviter a tous les CONS d’en prendre profit.
    Je ne rate jamais de lire le frère Radjef,qui par ses diverses contributions nous a eclaire sur beaucoup de points concernant l’histoire de la revolution.
    MERCI BEAUCOUP FRERE SIDHOUM POUR CE RECTIFICATIF
    A TOUFATH INCHALLAH
    WA SSALAM ALEIKOUM




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  • Toofeek
    8 septembre 2014 at 21 h 56 min - Reply

    @ RADJEF Said

    Vous ecrivezc  » Imaginons Abane Ramdane libre en 1954: est ce qu’il aurait cautionné la démarche de Khider, Benbella, Ait lorsqu’ils avaient décidé avec le concours de l’Egypte de lancer le mouvement insurrectionnel du 1er novembre 1954?

    Et bien entendu pour vous la reponse est non! Et vous avez raison;
    Moi memej’ai eu les larmes aux yeux devant la credulité des premiers lorsque j’etais entrain de lire le livre de Ali Zamoum (Le pays des hommes libres)notamment le passage qui parle du declenchement du 1ér Novembre ; Rgarder avec du recul ce fut quasiment du suicide !
    Et pourtant !

    ABBANE en révolutionnaire conséquent et décidén’avait pas le temps dec se poser des questions; Une fois sa colére passée devant tant d’impréparation il a pris le train en marche et s’est emparer de la direction de la locomotive qui aurait certainement derailler sans son intervention ; La verité historique est que en dépit de sa mauvaise préparation et de ses insufisances l’etincelle du 1ér Novembre a été quoiqu’en dise l’une des plus belle epopée de ce vaillant peuple berbere et la victoire estait au bout du sacrifice .
    Quelques furent les erreurs des uns et des autres durant la revolutions elles sont pardonnées par ce que le combat est soldé par la liberation du pays ! Nous devons , nous qui sommes nés dans un pays libéré une reconnaissance eternelle à ceux là qui malgré leur hâte et leur empressement à déclencher la revolution en particulier et à toute la generation de novembre en general puisque l’HISTOIRE leur a donné raison contre toute logique militaire !
    Maintenant je suis triste comme beaucoup sur les reglements de comptes , les assassinats et meurtres d’innocents . Mais c’est une periode charniére de notre histoire et c’est elle qui à la base de tous nos fondateurs , Nous garderons dans nos coeurs les souvenires et la reconnaissance imperissable de ABANE , Amirouche ,Ben Mhidi , Lotfi, El houes ,Boutlelis,Abbas Laghrour, Benboulaid Hassiba Benbouali , Malika Gaid Hadda Ould Kablia ,Amirouchéne et TOUS LES MILLIERS d’anonymes qui ont donné leur sang pour cette patrie !
    Ce petit detour c’est pour te dire que ce n’est pas juste de mettre dans le meme panier Boukharouba et Krim par ce qu’il ont je vous cite
    « Entre Boukharouba et Krim, en dehors de la course au pouvoir qui les a opposé et dressé l’un contre l’autre, il n’y a aucune différence, ni morale, ni culturelle, ni intellectuelle et encore moins politique. Deux hommes, certes patriotes, qui si les choses avaient suivi leur cours naturel depuis 1945, personne n’aurait entendu parler d’eux »
    D’abord par ce que c’est faux; Les deux personnages avaient des parcours diametralement opposés; Boukharouba est fils d’un paysan sans terre et krim est fils de Kaid; Boukharouba à fait des etudes coraniques et Krim à fait l’ecole francaise ; Boukharouba a passé la revolution derriére les frontieres alors que Krim avait pris le maquis en 47. Et last but not Least Krim n’a pas eu le pouvoir absolu ni herité de la machine malgache dont s’est servi le chacal des steppes pour faire le vide et nous entrainer dans la gehenne que nous vivons 50 ans aprés le sacrifices de nos chouhadas;
    Ce sont des raisonnements biaisés comme cela qui risquent de detruire le peu qui reste de nos mythes unificateurs ;
    Je refuse de croire et je ne laisserais personne faire croire que les colonels martyrs que furent El houes , Amirouche , Ali Mellah ,Lotfi et et tous ceux qui furent ecartés ou liquidés aprés l’independance furentt tous de la meme pâte que le chacal des steppes et son clan assoiffé de pouvoir qu’est Boukharouba ;
    Lui et son clan sont seuls responsables de nos malheurs par ce que ‘ Khanou el amana »




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  • radjef said
    9 septembre 2014 at 9 h 36 min - Reply

    @Dudesert, Toofek, bjr. Un algérien sincère et patriote, conscient de ses responsabilités historiques, ne peut pas dire que l’armée des frontières est la seule coupable des malheurs qui se sont abattus et qui s’abattent encore à ce jour sur notre pays. Les origines du pouvoir sont antérieures à l’armée des frontières…Ce qui s’est passé lors du génocide du 8 mai 1945 lorsque une bande d’opportunistes a passé outre les directives du PPA en grillant la politesse à Messali et au Dr Lamine Debaghine qui avaient interdit toute manifestation (par crainte de représailles) jusqu’à nouvel ordre, illustre parfaitement ce que je dis… Des salopards opportunistes qui attendaient à la périphérie du mouvement national pour prendre le pouvoir au nom des sacrifices consentis par de nombreuses générations, c’est toute l’histoire de notre pays. Mais étaient-ils seulement au sein de l’armée des frontières ?
    Militant en herbe, naïf, candide et vaniteux, j’ai décidé de surprendre Ali Zammoum et ses compagnons D Timsit, A Fadhel et Kateb Yacine par un invité de marque : le colonel El Hadjen, très proche collaborateur du colonel Boukharouba, officier instructeur sur les frontières algériennes durant la guerre de libération. A l’époque, les militants du PAGS et ceux du FFS encore dans la clandestinité, n’arrêtaient pas de charger l’armée des frontières en l’accusant de toutes de toutes les tares, de toutes les trahisons… Au lieu d’un débat houleux, les quatre hommes ont parlé et rit comme si une complicité qui remonte à si loin dans le temps les avait toujours unis, dans le malheur et dans la joie. Une rencontre organisée à l’improviste entre l’armée de l’Intérieur et l’armée de l’Extérieur qui se termine bien ! J’avais oublié que Ali avait un frère (Ferhat) à l’armée des frontières et que l’ami de Boukharouba avait lui aussi deux frères Arezki et M’hammed) tombés au champ d’honneur dans la vallée du Djurdjura. Ali, pour la première fois, n’était pas fâché contre moi. Le colonel El Hadjen très content lui aussi des hommes qu’il venait de rencontrer, me fit cette remarque deux jours après à Mechtras : « Ali Zammoum, Krim, Benbella, Ait Ahmed, Khider, Boudiaf et tes amis d’Alger sont de grands patriotes, des nationalistes auxquels on ne peut rien reprocher, sauf le fait qu’ils sont orgueilleux, exigeants et rancuniers à l’extrême. Dans de telles conditions, on ne peut pas faire de la politique et conquérir le pouvoir. »
    Pour ce qui est du père de Krim, il n’était pas caid, il était garde champêtre.




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  • Toofeek
    9 septembre 2014 at 20 h 37 min - Reply

    @Radjef
    Difficile de te suivre. Alors je recapitule ma pensée pour qu’il n’y ait pas de malentendu . La generation de novembre a acompli sa part du contrat envers la nation de 54 à 62 ; Ceux qui sont tombés au champs d’honneur ou liquidés par leur freres d’armes pendant ou aprés la revolution , ceux là nous leur devons- et c’est llà la moindre des choses – une reconnaissance et respects eternels et ce quelques soient les erreurs qu’ils aient pu comettre !
    J’ai ecris que ceux qui ont cosent le sacrifice suprême font partie des mythes fondateurs de notre memoire collective ; Ceux là nous devons honorer leur memoire et les glorifier;
    Tel ne peut etre le cas de ceux qui ont survecu et qui ont utilisé le pouvoir usurpé à des fins personnelles , claniques et bassement materielles jusqu’au jour d’aujourdhui . Je ne connais pas le personnage que vous présentez comme un collaborateur de Boumediene . Mais le jugement qu’ils porte sur les autres , selon ce que vous raportez
    : « Ali Zammoum, Krim, Benbella, Ait Ahmed, Khider, Boudiaf et tes amis d’Alger sont de grands patriotes, des nationalistes auxquels on ne peut rien reprocher, sauf le fait qu’ils sont orgueilleux, exigeants et rancuniers à l’extrême, n’est qu’une ruse utilisée par son mentor pour ecarter tous ceux qui peuvent lui faire de l’ombre;
    Encore une fois on ne peut absoudre de leurs crimes et de leur tares ceux qui ont usurpé le pouvoir sous le pretexte que les autres auraient fat pareillement s’ils etaient à leur place ; Qu’ils lachent donc le morceaux eux qui s’accrochent encore comme des sang sues 52 ans aprés;
    Cordiales salutations




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    • radjef said
      10 septembre 2014 at 18 h 49 min - Reply

      J’allais l’oublier M Toofeek, les 3/4 des universitaires qui ont obtenu leur bac avant 1990, connaissent le colonel El Hadjen qui a formé des bataillons d’officiers reserviste à l’EFOR de Blida et lancé, contrairement à ce que raconte l’imposteur Khaled Nezzar , la premiere école des paras…Certainement, sur ce site beaucoup le connaissent. Ils savent à quel point il était honnete, sincere et integre. Des généraux qui n’ont de général que le grade, ont conspiré et comploté contre lui. Il mourut pauvre et même tres pauvre.




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  • radjef said
    10 septembre 2014 at 8 h 53 min - Reply

    Toofeek, bjr. Les trahisons ont commencé bien avant 1962. Personne n’a usurpé le pouvoir en 1962. Il faut que nos historiens universitaires disent ce qui s’est réellement passé au Congres de Tripoli durant l’été 1962. Le 1er novembre 1954 est un coup d’Etat contre le mouvement national inspiré d’ailleurs et auquel aucun chef historique n’a rien pigé.
    Boussof, Bentobal, Mahmoud Cherif, Boukharouba, Krim, le commandant Slimane, Mohammedi Said, Amirouche…sont de grands patriotes mais très limités intellectuellement et culturellement.
    Deux mois avant le 1er novembre 1954, toute la Kabylie était messaliste ? Pourquoi a-t-elle subitement changé de cap pour rejoindre le CRUA dont elle connaît peu de choses, dont les guides étaient d’illustres inconnus? Est-ce une trahison ? Le MNA fut créé le 27 décembre 1953 avec comme objectif l’indépendance du pays, et l’Appel du 1er novembre 1954 n’est qu’un extrait d’une résolution prise par Messali. Pourquoi Ait, Khider et Benbella ont-ils décidé de créer leur propre mouvement indépendantiste avec le concours de l’Egypte ? Pourquoi ne se sont-ils pas rangés du coté du MNA ?…
    Au fait, Boukharouba et tous les autres, qu’ils soient des malgaches ou de l’armée de l’Intérieur, n’ont fait que perpétuer des pratiques qui remontent à si loin dans le temps et qui ont façonné le caractère du mouvement nationaliste dans sa tendance ENA-PPA-MTLD.
    Avec l’arrivée de De Gaulle au pouvoir en France en 1958, l’Algérie était indépendante. A partir de cette date, vous pouvez imaginer la bataille acre que se sont livrés entre eux les dirigeants algériens pour la conquête du pouvoir, sans parler des manipulations scientifiques de ces bataillons d’opportunistes et de salopards qui nichent à ce jour à l’ombre de l’ANP. Des bataillons de salopards qui ont nourri la haine et dressé les uns contre les autres…Ils y sont à ce jour, à des postes importants dans l’Etat algérien.




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  • khaled
    11 septembre 2014 at 10 h 06 min - Reply

    @Radjef,

    Merci pour l’article et les informations qu’il contient. Pouvez-vous visionner la vidéo ci-dessous et nous donner votre appréciation sur la véracités des faits rapportés.

    Merci d’avance.

    http://www.youtube.com/watch?v=AW6rxHgiBc4




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    • Ouas Ziani
      11 septembre 2014 at 18 h 42 min - Reply

      Donne un cheval à celui qui dit la vérité ; il en aura besoin pour s’enfuir. proverbe arabe.




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  • Rafik Arribi
    11 septembre 2014 at 13 h 28 min - Reply

    @radjef said

    Je vous cite : « Boussof, Bentobal, Mahmoud Cherif, Boukharouba, Krim, le commandant Slimane, Mohammedi Said, Amirouche…etc… etc.. sont de grands patriotes mais très limités intellectuellement et culturellement. »

    Ok donc pour vous tous ses grands hommes sont des tarés et des bouchés intellectuellement et culturellement et vous, vous êtes un génie ! C’est honteux de parler d’histoire de la révolution et de ses hommes comme vous le faîtes !

    Mais non de Dieu , pour qui vous vous prenez ? Un super intellectuel, un super cultivé un super historien, un super idéologue, un super sociologue , un super spécialiste de l’histoire de l’Algérie, un super spécialiste de la naissance et de la vie du pouvoir algérien, un super ceci ou cela etc… etc…
    On veut bien savoir? YA KHO !

    Pour l’instant , vous n’avez écrit aucun livre sur l’Algérie ou autre , n’est-ce pas ???!!! Donc , on attend votre premier livre (..sur l’Algérie etc…) et après on parlera avec vous !

    Il faut arrêter de parler comme çà de tout et de n’importe quoi d’une manière incohérente sur l’Algérie et ses hommes ! Un peu de respect pour la science de l’histoire ! On peut certes discuter et débattre à notre niveau sur LQA de notre pays, mais sans trop de prétention s’il vous plait !

    NB: vous dîtes trop de fausses vérités historiques ou autres et vous faîtes trop souvent trop de raccourcis …historiques !!




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    • rafik
      11 septembre 2014 at 15 h 54 min - Reply

      je partage l’avis de radjef said sans le connaitre.

      d’abord la « verite historique » n’existe pas…j’opterai plutot pour un « modele de verite historique » qui ne sera jamais le reflet de la verite absolue mais tendra a s’en approcher ou a s’en accorder suivant l’honnetete intellectuelle et non partisane des historien ainsi que de leur competence et rigueur methodologique.

      ensuite, si les acteurs politiques et militaires avaient collectivement baigne dans un etat d’esprit partageant une vision federatrice de notre avenir civilisationnel idependemment des divergences conjoncturelles, on n’en serait pas la aujourd’hui.

      allez a washington et lisez sur les murs des builidings les sagesses de peres fondateurs de l’amerique, et vous verrez qu’une bonne vision de civilisation est mere de vertus. meme si l’amerique aujourd’hui a ete detournee par le sionisme.

      le congres de la soumam a ete reuni dans la difficulte et ses objectifs ont ete inacheves, comme tout le reste d’ailleurs.

      nos sages n’etaient pas forts et nos forts n’etaient pas sages. voila pourquoi nous en sommes la.

      alors s’il y a des hommes integres qui ont l’intelligence de relever l’absence de references fondatrices pour ce pays, il faut les ecouter et les remercier de ce constat. les plus jeunes d’entre nous qui auront a gerer les destinees de notre pays devront s’en inspirer et construire ce pays a partir de rien! et ca sera mieux ainsi.

      en ce qui concerne le livre, je pense qu’il est vital d’en ecrire un pour aider ces jeunes, non pas a se projeter dans le passe, mais plutot dans l’avenir..pour comprendre avant tout ce qu’il faut savoir pour ne pas etre les esprits puerils et colonisables que nous avons ete!

      civils ou militaires, riches ou forts, islamistes nationalistes ou laiques…on est tous les memes..incapables de force collective et de prioritisation des objectifs strategiques..on est juste incapable de construire..tout juste bons a consommer et a detruire…

      et pourtant, et contrairement aux apparences, il suffit de tellement peu pour sortir de notre anachronisme et ca passe par les individualites de notre cru affranchis des liens historiques inutiles.




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      • Rafik Arribi
        11 septembre 2014 at 19 h 56 min - Reply

        Si vous vénérez @radjef said , c’est votre problème, ce n’est pas le mien !

        En plus, je ne vois pas le rapport que vous faîtes avec  » Washington et les murs des buildings …. et les sagesses de pères fondateurs de l’Amérique » çà me dépasse et c’est peut être parce que, comme dit @radjef said , je suis « très limités intellectuellement et culturellement. »

        Salut à vousi !




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        • rafik
          11 septembre 2014 at 21 h 35 min - Reply

          des qu’on dit qu’on est d’accord avec qqun on le venere! nous autres algeriens on n’a que le droit d’etre en desaccord…

          on ne peut pas fermer sa gueule, ecouter, chercher des points de convergence et faire avancer le shmiliblick.

          plus egocentrique que ca tu meurs!

          le jour ou on apprendra a se regarder dans une glace et qu’on constatera notre sterilite et notre pauvrete d’esprit alors on aura fait un grand bon pour le l’avenir et le salut de ce pays.

          pendant ce temps il vaut mieux se tourner la ou l’abondance intellectuelle et la richesse d’esprit prolifere.

          le delabrement de notre pays est l’image conforme de l’etat de notre esprit. ni plus ni moins.




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          • radjef said
            12 septembre 2014 at 12 h 42 min -

            Avant de monter sur leurs grands chevaux, certains doivent savoir en quels termes le colonel Lotfi traitait ses homologues et comment F Fanon et Abane parlaient des dirigeants algériens devant Sartre, S De Beauvoir et d’autres intellectuels solidaires de la cause indépendantiste du peuple algérien.
            Le 1er novembre 1954 est intervenu dans un contexte marqué par la fin des empires coloniaux, (discours prôné aussi bien par Washington que par Moscou dés le printemps 1945) et la bataille du leadership dans le monde arabe ou Nacer ne voulait pas de concurrent. Surtout pas d’un Messali dont le prestige et l’aura faisaient de l’ombre à la quasi-totalité des dirigeants arabes de l’époque.
            Ce ne sont pas les mulets chargés de reliques, qui portent le grade de général ou le titre de président et de ministre, qui vont nous faire changer d’avis dans notre lecture sur l’histoire de notre pays. Nous sommes les dignes héritiers de Messali et la providence des futures générations. Je le revendique haut et fort. Et j’assume pleinement mes propos.
            Si Bouteflika et ses amis sont sincères dans leur entreprise de réconciliation, de démilitarisation et de « demoukhabaratisation » des institutions et des représentations du peuple, ils doivent réhabiliter Messali et écrire correctement l’histoire de notre pays.




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          • Jewdy
            12 septembre 2014 at 18 h 09 min -

            @M.radjef
            A propos de Messali,l’histoire est écrite correctement me semble t-il.Tout le monde lui reconnaît la paternité du lancement du mouvement national ,avec comme objectif le recouvrement de la souveraineté du pays. Mais ce leader a commis aussi des fautes graves ,très préjudiciables à l’unité du peuple et à son combat pour l’indépendance, que l’histoire doit aussi enregistrer .
            N’est-ce sous sa bannière que le fameux document adressé à l’ONU en 1948 datât la naissance de la nation Algérienne à partir du 6 eme siècle,niant par la même l’histoire ancestrale de son propre peuple?
            Ses tergiversations pour déclencher la lutte de libération ,malgré la pression des populations qui n’en pouvaient du régime colonial , ont conduit aux divisions au sein du PPA et à la création du CRUA
            À partir de novembre 1954 , son attitude narcissique bascula carrément vers la traîtrise. Les persécutions et les tortures infligées aux Algériens ,en France et en Algérie ,par les milices du MNA ne seront pas oubliées de sitôt. La cruauté du fameux « général « Belounis est encore présente dans la mėmoire des populations des hauts plateaux.

            Le rejet du pouvoir dictatorial actuel ne doit pas servir,à mon humble avis, à occulter les forfaitures des anciens dirigeants du mouvement national ,particulièrement celles commises par Messali El Hadj.




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    • benamina
      12 septembre 2014 at 10 h 09 min - Reply

      Moi ce que j’ai remarqué chez cette personne, c’est surtout son tribalisme plus ou moins caché. Et c’est pour çà que je l’ai toujours zappée. il me rappelle bhl en version tribaliste algérienne




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  • OmarA
    11 septembre 2014 at 16 h 15 min - Reply

    Article très intéressant qui nous enseigne et nous renseigne (?) sur certains faits ignorés de cet horrible assassinat.
    Je me suis focalisé sur une phrase écrite par l’auteur: » »Le 10 octobre 1970, un samedi matin, nous recevons un coup de téléphone d’une personne inconnue qui demande où il peut atteindre Krim Belkacem. L’interlocuteur précise qu’il se trouve en Allemagne et que c’est urgent. » »
    Comment un inconnu, qu’il était, pouvait avoir le numéro de téléphone?
    Donc c’était quelqu’un de bien renseigné, et cela ne pouvait être qu’un proche ou une connaissance digne de confiance de Krim, puisque Krim s’empressa de répondre à l’appel et fit le voyage jusqu’en Allemagne.
    Plus encore, l’article dit que Krim avait été anesthésié avant d’être assassiné. Cela suppose que Krim avait reçu cette (ou ces personnes) en toute confiance et si on a confiance en quelqu’un c’est qu’on doit bien, même très bien,la connaitre !
    Une autre remarque, plutôt 2 : Yves Courriére s’est exclamé  » les salauds » !!
    Et Ait Ahmed a voulu l’avertir, mais c’était trop tard.
    On peut conclure que l’un et l’autre savait quelque chose.




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  • OmarA
    11 septembre 2014 at 17 h 15 min - Reply

    L’une des grandes énigmes qui reste à élucider :
    « De Gaulle nous a trahis. C’est lui le responsable de mon sort ».
    Cet aveu est l’oeuvre de Si Salah, qui n’est autre que le frère de Ali Zamoum.




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    • A. Benmostefa
      11 septembre 2014 at 21 h 25 min - Reply

      Messieurs, dit le général de Gaulle, asseyez-vous je vous prie. Les trois chefs chefs de la wilaya 4, (si lakhdar, si Mohamed et si Abdellatif), raidis, tendus, saluèrent militairement puis s’assirent. Le général de Gaulle, il sortit ses lunettes, messieurs, dit-il, je voudrais avant que nous commencions cette discutions situer a nouveau ma position qui est celle de la France. Il résuma les termes de l’accord établi e Médéa. Par l’intermédiaire du cheikh cadi de Médéa. il promettait aux djounouds qui déposeraient les armes dans des endroits fixés en accord avec eux la reconnaissance de leur statut de combattant, la possibilité de regagner sans encombre leurs Douar ou s’engager dans l’armée française. L’Algérie, ajouta-il, bdoit se bâtir avec le concours de tous. C’était au tour des chefs de wilaya 4, de parler. Si Salah et si lakhdar, parfois si Mohamed, exposèrent leurs point de vue ils étaient prêts a cesser des combats, ils acceptaient l’autoditermination ainbsi que les conditions fixes . il faut que le plus grand nombre possible de wilayas cessent le combat en même temps que nous, précise-t-il. Oui intervint Si Lakhdar , et pour cela il nous faut pouvoir convaincre leurs chefs. Il faut un cessez-le-feu partiel nous permette de nous déplacer. De Gaulle très attentif, les rassure sur ce point. Vous aurez ce cessez-le-feu durant tous vos déplacements, que nous faciliterons au mieux…. L’entretien était terminé. De Gaulle se leva, imité par ses visiteurs. Messieurs, leur dit-il, je ne sais si nous nous reverrons. Je l’espère. J’espère aussi que je pourrai alors vous serrer la main. Vous comprendrez que je ne puisse le faire aujourd’hui car nous restons, pour l’instant, des adversaires, mais si je ne vous serre pas la main, messieurs, je vous salut. les trois chefs de la wilaya 4, paraissaient très émus. Ilssasaluèrent a nouveau militairement et, flanqués de leurs anges gardiens Tricot et Mathon, ils gagnèrent la porte du bureau de l’Élysée. Collaborer c’est être roulé?.




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      • OmarA
        12 septembre 2014 at 15 h 41 min - Reply

        Tu es malin, mon ami Benmostefa, tu n’as fait que relater l’entrevue avec De Gaulle.
        Ma question insinuait : quelles sont les raisons qui ont poussé cet homme à faire un tel aveu? quelles furent et quelles étaient les circonstances qui l’ont poussé à se « lâcher » ainsi, et ce juste avant sa mort (ou assassinat).
        La suite est terrible, mon ami.
        C’est vrai que De Gaule avait reçu cette délégation (on parle de 10 hommes*) et qu’ils étaient en train de négocier un cessez-le feu.
        Mais De Gaule ne négociait en fait qu’avec le GPRA extérieur.
        Qui de plus normal, pour un planqué de la seconde guerre mondiale. Il n’aurait pu faire autrement, sa philosophie du pouvoir en aurait pris un coup.
        Pour faire plus court : les Moudjahidines n’avaient plus de soutien, ni en armes ni en hommes. Toutes les armes étaient réquisitionnées en Tunisie. Ces Moudjahidines et combattants ont été abandonnés à leur propre sort, il fallait alors négocier une paix et c’est ce que fit Si Salah.
        Mais il ne pouvait pas se douter que De Gaule menait ces propres négociations avec Tunis.
        Lorsqu’il comprit il avoua : De Gaule nous a trahi » !!
        *L’histoire retiendra que que tous ceux qui ont participé à l’entrevue avec De Gaule, ont été tués.




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        • A. Benmostefa
          13 septembre 2014 at 18 h 24 min - Reply

          Mr omarA. Je ne suis pas malin, je suis un ould halal, et nationaliste dans la sang fedem ? l’affaire si Salah, tout avait commencé dans les premiers jours de janvier 1960 les services d’ecoute de l’ennemi du capitaine Heux, chargé, des renseignements concernant la wilaya 4, avait intercepté une série de messages échangés par si Salah, chef de l’algerois et l’état-major d’Oujda commandé par houari Boumediene. Dans son message, si Salah exprimait en termes d’une rare violence le désarroi, le désespoir et la fureur de ses hommes. Le recrutement local était devenu impossible a cause des purges, des tortures, des massacres de 3 000 jeunes gens innocents en wilaya 3(kabylie, et ni les armes, ni munitions, Niles renforts promis par l’extérieur n’arrivaient jusqu’au coeur de l’Algérie. En fait si Salah engueulait littéralement son chef d’état-major. Vous ne foutez rien, disait-il. Vous vous prelassez a l’extérieur. Mais méfiez-vous. Les maquis sont las et écœurés. de Gaulle propose la paix des braves, l’égalité complète pour tous, nous, c’est ce que nous demandons. L’égalité, c’est le but auquel depuis toujours nous aspirons. Si vous ne fournissez pas les moyens défaire la guerre nous acceptons cette proposition. On ne peut rien demander d’autre. L’état-major d’Oujda semblait suffoqué. Croyant a une manœuvre d’intoxication des services français, il avait demandé la réception du message accompagné de chiffres d’identification prouvant l’authenticité de l’origine. Si Salah donné toutes les précisions voulues et avait envoyé un deuxième message encore plus virulent. l’officier français transmit ces informations a son patrony. Le colonel Jacquin avait tout de suite senti que cette fois il y avait un espoir d’aller au delà d’une simple opération d’intoxication. Jacquin savait la valeur de Si Salah chef de wilaya 4, qu’un homme aussi sérieux, aussi mesuré, aussi estimé de ses troupes que si Salah prenne de pareil risques et se révolte ouvertement contre ses chefs de l’extérieur valait qu’on s’en occupe sérieusement. Il fallait absolument établir la liaison. le capitaine Heux fut chargé de la mission. un vieux Cheikh faisant fonction de cadi a Médéa servit d’intermédiaire. ce ne fut pas facile ! le cadi jouait la carte française mais le capitaine Heux le soupçonnait depuis longtemps d’entretenir des rapports avec la wilaya 4, en outre il savait que les hommes de la wilaya 4, cherchaient, par l’intermédiaire, a nouer les contacts avec les français. il fallait les favoriser sans brusquer les choses. Heux vont trouver le cheikh et après avoir suffisamment tourné autour du pot pour que la politique orientale fût sauve, il amena la conversation sur la guerre, sur les chances y de paix qu’on laissait échapper. Par exemple, dit-il au vieil homme, toi qui es la sagesse même, tu devrais conseiller aux hommes du maquis… mais je ne connais pas , coupa le cadi, indigné, je n’en ai jamais vu. Heux l’apaisa : bien sûr, mais cela pourrait d’arriver. Tu es très connu. Ta sagesse est de bon conseil, alors les hommes du djebel voudront peut-être en profiter. D’ailleurs, tu ne serais pas le seula mMédéa à avoir des contacts avec FLN. il y a tant de colons européens qui payent régulièrement pour ne pas voir leurs récoltes détruites ! le vieux cadi souriait dans sa barbe. Heux poursuivit : et bien, s’ils te demandaient conseil, rappelle-leur que de Gaulle a proposé la paix des braves. Que son offre a toujours été rejetée par le GPRA. Bien sur, pour eux c’est facile. Ils sont bien a l’abri dans leurs palaces et leurs somptueuses villas. Mais les maquisards, eux pourraient penser.on les sait courageux, de Gaulle lui même l’a dit, c’est pourquoi il ne leur demande pas de se rendre, loin de là, mais de faire la paix avec lui. Parle-leur. C’était assez pour une première fois mais heux revint plusieurs fois a la charge. Enfin, au mois de mars, le cadi annonça : J’ai vu. Si lakhdar, le responsable politique de la wilaya. il m’a dit que les hommes se sentent abandonnés. Ils sont fatigués des promesses jamais tenues par l’extérieur. Il serait prêt a discuter sur la base des propositions de de Gaulle…suite….




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          • OmarA
            13 septembre 2014 at 19 h 06 min -

            Bonsoir Monsieur Benmostefa
            Malin , c’était une taquinerie, c’est pas une méchanceté.
            Car tu t’es arrêté à l’entrevue avec de Gaule sans nous préciser pourquoi et dans quelles circonstances ces négociations ont-elles eu lieu.
            Le plus important c’était ça : »si Salah exprimait en termes d’une rare violence le désarroi, le désespoir et la fureur de ses hommes. Le recrutement local était devenu impossible a cause des purges, des tortures, des massacres de 3 000 jeunes gens innocents en wilaya 3(kabylie, et ni les armes, ni munitions, Niles renforts promis par l’extérieur n’arrivaient jusqu’au coeur de l’Algérie ».
            Juste 1 point, de Gaule négociait déjà en 59. Si Salah qui n’en savait rien, s’est fait roulé et tué.
            Amicalement.




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  • radjef said
    11 septembre 2014 at 17 h 40 min - Reply

    Vous parlez de contre vérités historiques ? Lesquelles ? Vous parlez de raccourcis ? Lesquels ? L’histoire de l’Algérie ne date pas de 1954, de 1962, de 1965 ou de 1999 ; elle remonte à si loin dans le temps. Elle ne date pas du règne des petits caporaux incultes qui se servent du populisme pour montrer leur rang de mystique et cacher leur statut d’esclaves et de « khemess ». L’Algérie à une noblesse et une bourgeoisie éclairée qui ne figurent nulle part à travers le régime actuel, qui est le même depuis plus d’un demi siècle. Et puis qu’attendent ces illustres journalistes, historiens, sociologues, chroniqueurs et autres anthropologues pour écrire l’histoire de notre pays pour faire taire toutes ces mauvaises langues ?
    Nos parents se sont trompés en 1954. Mais pas nous. Ce que je sais, beaucoup de gens le savent.




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  • A. Benmostefa
    11 septembre 2014 at 18 h 01 min - Reply

    non monsieur. Si Abdelhamid Boussouf (si mabrouk), Lakhdar Bentobal (si Slimane), Chérif Mahmoud, Krime Belkacem, Houari Boumediene…ect sont des grands patriotes, ils ne sont limité s intelectuelement ni culturellement. Non?. Comme Houari Boumediene a tête de la wilaya 5, historique A 32 ans, Houari Boumediene devenait le plus jeune colonel de l’ALN. Ce jeune pieux Arabe poursuit ses études à l’Institut ibn basis. Puis il obtient une bourse ah part pour le Caire a l’Université musulmane el-Azhar… cet… Quant Si Abdelhamid Boussouf dit si Mabrouk il a été instituteur il a une licence de psychologie c’est le plus cultivé des membres du CCE. des membres du CCE et du GPRA le grand Moudjahid Boussouf Si Mabrouk n’était pas le moindre? je vois que vous vous placer en tant que juge,vous êtes entrain de juger nos glorieux valeureux moudjahidine. on a marre ? un pouvoir corrompu et fasciste d’un côté et vous entre déchirés et le peuple pressé comme un citron ? lisez avant d’affirmer des obsurdes de coloniser, lisez et prenner la peine de rendre aux grands valeureux moudjahidine leur gloire?. Allah yarham chouhadas.

    =========================================
    Pour éviter de participer inconsciemment à la falsification de l’histoire, il est de notre devoir de dire que c’est Mohamed Chabani qui était le plus jeune colonel de l’ALN et qui fut assassiné au lendemain de l’indépendance confisquée par les planqués de l’armée des frontières dont des sous-officiers « déserteurs » de l’armée coloniale.
    IL est utile de rappeler que Boukharouba était le seul responsable d’une wilaya (la 5)qui avait son PC à l’extérieur du pays en guerre (Oujda).
    Quant à ce « pouvoir corrompu et fasciste », je crois que c’est la conséquence de la sanglante prise du pouvoir en 62 par les aventuriers des frontières qui n’ont pas tiré une seule cartouche contre l’armée coloniale, qui ont assassiné pas moins de 1000 maquisards de l’ALN durant l’été 62 et qui se sont accaparés du pouvoir depuis et à ce jour.
    Amicalement.
    Salah-Eddine.




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  • OmarA
    11 septembre 2014 at 19 h 48 min - Reply

    Y en a qui ont fait la guerre au Maquis et d’autres tapis. C’est une vérité historique.
    Quelqu’un peut-il nous résoudre cette autre énigme : pourquoi et pour quelles raisons Bousouf n’a participé dans aucun gouvernement de l’Algérie post-indépendance?
    Ni de celui de Ben-Bella, ni de celui,surtout, de Boumediene.




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    • A. Benmostefa
      11 septembre 2014 at 22 h 22 min - Reply

      Boussouf Abdelhafid si mabrouk, (1926 -1980) cadres OS. Constantinois (1947) responsable daïra MTLD. Skikda (1950),puis Oranie (1951), membre des 22 (1954) membre du CRUA, CNRA. CCE-GPRA (1956-1962). Retiré des affaires politiques pendant la crise du FLN. De l’été 1962. Abdelhamid Boussouf dit si Mabrouk se consacre a ses propres interets . il meurt en 1980. Allah yarham chouhadas.




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    • Sadek
      11 septembre 2014 at 23 h 24 min - Reply

      Boussouf a préféré finir ces jours paisiblement en France. De quoi se poser des questions sur le rôle du MALG durant la guerre de libération?




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  • moh_blida
    12 septembre 2014 at 0 h 17 min - Reply

    Hi All,

    C’est a cause d’homme incultes, violents, assoiffes de pouvoir absolu que le pays est a la croises des chemins aujourd’hui.
    Chacun defend le gars de son patelin, son douar mais la realite est plus amere, ils ont tous avec leur erreurs, leur manque de jugement menes le pays droit vers le mur.

    Aujourd’hui, les hommes du fln, les generaux, les ministres, les intellectuels ont tous des appart a Paris, cela ne sert a rien de parler de Krim, de boussouf, de Bentobal des hommes que je meprise au fond de moi, je veux que leur enfants qui ont tous de villa a Club de pins admire le resultat ou la catastrophe que nous vivons ujourd’hui.

    Moi, le pays ne m’a rien donner, j’ai vu que des injustices de toute sortes,les gens qui defendent boukharouba ou boussouf ont surrement de belles Villas sailleurs et leur progenitures sont de bonnes ecoles en France.

    Thank you




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  • dahmane
    12 septembre 2014 at 17 h 58 min - Reply

    @ rafik arribi,

    c’est quoi au juste votre problème avec Mr Radjef, pendant que lui raconte des faits historiques normalement avérés, vous lui faites un procès d’intention en lui reprochant un pseudo ego démesuré qui vous met très mal à l’aise. Sinon, le fait de révéler que x ou y parmi les anciens révolutionnaires Algériens était défaillant sur le double plan culturel et intellectuel est loin de constituer un manque de respect à l’égard de qui que ce soit, ce n’est qu’une vérité, au demeurant vérifiable si bien entendu l’envie vous prend de le faire. D’ailleurs, il serait intéressant et même nécessaire de connaitre les niveaux intellectuel et culturel de tous les acteurs de la révolution Algérienne, c’est même une exigence historique. Cependant, ceci n’enlève en rien le mérite de tous ces acteurs qui chacun a contribué selon ses aptitudes, ses compétences, sa volonté, son courage, son sens du sacrifice et son amour pour l’idéal de liberté et de dignité.

    Quant à vous Mr ARRIBI, je ne crois pas que vous contribuez comme vous le faites à améliorer un débat aussi enrichissant et non moins important. Il ne s’agit pas de s’en prendre personnellement aux internautes surtout quand ceux-ci sont exempts de reproches du moins dans leur démarches intellectuelles, comme c’est le cas de Mr RADJEF qui est à remercier pour ces éclaircissements sur une période de notre histoire récente. En cela, il n’a manque de respect à personne et encore moins aux valeureux acteurs de notre glorieuse révolution.

    Si maintenant, vous cultivez un quelconque complexe en rapport avec votre personnalité, il faut chercher la solution là où il faut.




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  • tahar
    18 octobre 2014 at 23 h 56 min - Reply

    Boumediene va payer trés cher ce qu’il a fait à notre pays ,crimes +révolution agraire (destruction de l’agriculture) revolution industrielle (une unité de production de papaier SONIC au bord d’une plage destruction totale de la cote mostaganemoise ,sans citer GNL 1 ET 2 arzew etc…




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    • ret
      19 octobre 2014 at 16 h 04 min - Reply

      Sans oublier 1dollard = 50centime dinar algérien allah yarhamou wa yawsâalih




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      • ali
        6 février 2015 at 12 h 35 min - Reply

        enfin une discution sympa




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  • hocine
    1 avril 2015 at 9 h 09 min - Reply
  • Mazigh
    25 mars 2016 at 10 h 48 min - Reply

    Les harkis qui tient se paye misérable de puis l’indépendance mais sa va pas durer




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  • belwizdadi
    11 juillet 2016 at 16 h 39 min - Reply

    Krim un baroudeur de la revolution et un dirigeant qui n’a jamais refuse le combat direct sur le terrain depuis les annees 40s. Les criminels qui ont confisque l’independance avait un agenda que De Gaulle avait trace pour eux avant de quitter l’Algerie: La politique de la terre brulee! ne laisser aucun dirigeant digne de ce nom a l’Algerie qui ne pourra donc construire un veritable Etat qui mettrait en peril la domination francaise. A ceux qui ont ete assassines pendant la revolution (Abane, Ben M’hidi,Amirouche, Ali la Pointe,…) devraient s’ajouter ceux qui ont survecu et capables pour le poste (Khider, Krim, Khemisti, Chabani, Ait….)en procedant soit a leur elimination soit a leur neutralisation par l’exil. Dommage que Krim a suivi le sinistre Boussouf dans sa decision d’eliminer un homme d’Etat en la personne d’Abane. Une alliance Krim – Abane aurait renforce la Kabylie noyau important pour la construction de l’Algerie. Le colonialisme a trouve la faille : Cassons la Kabylie frondeuse pour casser l’Algerie. Plus tard le RCD a ete cree de toutes pieces pour diviser la region et isoler le vrai chef d’Etat : Hocine Ait Ahmed que l’Algerie n’a jamais eu nous laissant avec des dictateurs a la solde de la France.




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  • cerine manel
    8 janvier 2017 at 16 h 01 min - Reply

    ,, ربي يرحموان شاء الله
    L Algérie a perdu un vrai homme




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  • amad djamel
    9 août 2017 at 9 h 47 min - Reply

    Krim belkacem un grand héro de la lutte de libération et unique signataire des acccords d’évian allah yarahmou ; mais une question taraude mon esprit en septembre 1967 il quitte l’algérie aprés l’assassinat de khider en aout 1967 , pour il est resté de 1962 à 09/67 pour prendre le chemin de l’éxil ? ?




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  • Halima
    11 août 2017 at 22 h 35 min - Reply

    ALLAH Yarhamou et tous nos Chouhada.




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  • zamoum
    30 juillet 2018 at 18 h 14 min - Reply

    les assassins, ce pouvoir mafieux a assassines tous les vrais révolutionnaires




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  • Abdeslam
    8 novembre 2018 at 20 h 42 min - Reply

    krim il ete parmi les 6.

    Le comble c’est que il a coache Boumediene et Boumediene il a bien appris qu’est ce qu’ils faisaient les trois B. Krim et Boumediene ils ont éliminés les 3 colonels de la wilaya I

    Krim : Instigateur
    Boumediene: Juge sentence c’etait la Condamnation a mort pour les trois A
    Bencherif: L’etrangleur avec le fil de fer.
    La liste est trop longue dans l’algerie non independante: Abane Ramdane , Abbes Laghrour,……
    Donc qu’est ce qu’il a fait Boumediene il applique qu’est il apprit de Krim.

    Hommage aux pauvres malheureux Djounouds de l’interieur qui ont tenu tete a la France et hommage au peuple qui a supporte la revolution.




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  • Congrès du Changement Démocratique