Édition du
25 May 2018

Mirages d’une traversée du désert qui n’en finit pas

 

Mister BeanAbdelhamid Charif

Professeur, King Saud University

 

Note : Cette contribution est une actualisation de l’article « Plus dure est ma traversée du désert » paru dans El-Watan du 30-08-2012.

 

Vers la fin du cours introductif sur la méthode des éléments finis, j’évoque les avantages de cette technique par rapport à ses rivales et le degré de fiabilité très avancé atteint par la simulation numérique. Elle permet désormais de réduire, voire éviter, le recours à l’expérimentation physique réelle très onéreuse, et ce dans plusieurs domaines tels les industries civile, militaire, médicale, aérospatiale, nucléaire… Un scénario singulièrement coûteux à envisager et où la simulation génère beaucoup d’économies, c’est celui de l’élection comme président de la République d’un polytechnicien, de surcroit major de sa promotion. Résumé de la simulation.

Elections et mobilisation adaptative

51% contre 49% au deuxième tour. Très serré, mais en ma faveur. Ce fut une campagne électorale très éprouvante. En Algérie, en vous attaquant à la médiocrité, vous ne risquez pas de faire de victimes. Tirez sur un paquet de médiocrité, personne ne dira «aïe». Tout le monde s’en démarque, par un consensus national enchanteur. Pourtant j’étais le seul candidat à avoir investi ce créneau mobilisateur, et la stratégie s’avéra très payante. Un de mes concurrents, redoutable orateur que je retrouverai au second tour, observant que beaucoup de citoyens, craignant d’être taxés de médiocres, se ruaient contre leur gré vers mon camp, s’attaqua directement à moi. Il déclara avoir pitié des pauvres polytechniciens qui, à force d’être soumis à une overdose de techniques mathématiques dans un abstrait absolu, ont fini par perdre toute sensibilité de la réalité sociopolitique. Ils ne distinguent plus entre la nuit et le jour, ni entre les riches et les pauvres. Il mit en garde le peuple algérien du danger suicidaire de confier les destinées du pays à un robot. Son collaborateur me qualifia de magicien des nombres capable de positiver n’importe quel bilan catastrophique, et admit ne pas comprendre comment je pouvais prétendre restaurer la sensibilité de l’Etat aux scandales, ni comment construire la pyramide de la compétence à partir du sommet. 51% contre 49%. Content et triste à la fois. N’aurais-je pas à la place de mon adversaire demandé un recomptage, voire une présidence duale ? Il fut pourtant le premier à me féliciter. J’étais désormais le Président de tous les algériens, mais je n’arrivais pas me faire à l’idée qu’un citoyen sur deux se retrouve dirigé par un robot. C’est la démocratie. La joie que continuait à partager mon adversaire avec mes partisans commençait à m’irriter. Je me demandais même s’il n’avait pas participé dans le seul but de nous donner une leçon : Comment essuyer dignement une défaite électorale.

Premières décisions et modernité politique

Une longue liste de promesses à tenir et d’engagements à honorer m’attendait. Telles des sirènes exigeantes et impatientes, les grandes décisions deviennent un peu plus inaccessibles après chaque hésitation. Aussi j’ai tenu à ne pas fermer l’œil, ce premier jour, avant d’avoir signé mes premiers décrets. Je commençai par l’épineuse malformation anatomique bloquant l’accès du pays à la modernité politique depuis des décennies, et pertinemment identifiée dés 1956 par Abane Ramdane. J’autorisai l’intervention devant remettre tous les morceaux de cerveau et de muscles dans leurs positions respectives. L’opération fut moins pénible que prévu et en fait sans douleur aucune. Chaque partie du corps, en symbiose avec le reste, retrouva un sourire depuis longtemps perdu. Visiblement embarrassés, mes prédécesseurs déclarèrent alors qu’ils auraient fait de même s’ils étaient restés en poste. En clair et décodé, j’ai convoqué les principaux chefs militaires pour leur faire part de la libération du champ politique par l’armée avec la nomination d’un civil comme ministre de la Défense. Aussi bons ou médiocres puissent-ils être ou paraitre, les élus du peuple doivent désormais apprendre à faire de la politique sans assistance. Je n’étais pas surpris de leur adhésion totale. Monsieur le Président, nous avons attendu ce jour avec impatience et l’image de l’armée a été beaucoup plus ternie par ces politiciens, pouvoir et opposition, qui se disputaient avec acharnement les caresses dans le sens du poil de l’institution.

Je libérai plusieurs hauts fonctionnaires, soit pour manque d’envergure, ou à cause de l’âge dépassant 75 ans. De peur de vider plusieurs administrations, je dus renoncer à la limite initiale de 70 ans, ouvrant ainsi la liste des promesses non tenues. Plusieurs hauts cadres, farouchement opposés à ma candidature, furent surpris de se retrouver maintenus dans leurs postes. Ils comprirent alors que les représailles de bassesse sont incompatibles avec les majors. Je remerciai plusieurs conseillers spécialistes en analyses pertinentes débouchant invariablement sur le renouvellement de la confiance au très confortable statu quo. Je devais aussi régler un problème qui me tenait à cœur. Je signai le décret ressuscitant l’Ecole Nationale Polytechnique, enterrée depuis des lustres, plus précisément durant le long règne de la dynastie des derniers de la classe. Je sommai les survivants des majors à exercer leur unique prérogative : Utiliser le raisonnement par l’absurde afin de neutraliser l’incompétence et la médiocrité par rayonnement. Je nommai les plus percutants dans les secteurs stratégiques de l’éducation et du supérieur, avec pour mission d’inspecter et réformer tous les établissements du pays ; tâche colossale nécessitant beaucoup de moyens et une équipe de choc pour préparer l’opinion aux réformes devant en découler. Je recommandai avec insistance de renforcer les cursus universitaires, notamment dans la pépinière des gouvernants qu’est l’Ecole Nationale d’Administration ainsi que les facultés de droit monopolisant l’encadrement et la faillite de la justice, sans oublier l’auto-école de journalisme, par un cours de logique cartésienne. En espérant trouver plus tard un artifice, suffisamment démocratique, obligeant les élites politiques, militaires, et même pseudo-scientifiques, à suivre ce recyclage sélectif et éliminatoire.

Lors de ma première réunion avec mes collaborateurs, j’ai tenu à éclaircir les barrières. Si jamais un de vous venait à évoquer une quelconque révision de la constitution ou artifice visant à sauter la limitation des deux mandats présidentiels, il sera immédiatement révoqué. Je ne suis pas un dictaturable ! Je jugeai utile, comme un de mes prédécesseurs, de répéter cela trois fois.

Je chargeai une équipe spéciale pour piloter la campagne de désensibilisation contre l’asphyxiante doctrine de la pyramide de l’intouchabilité, afin de récupérer un maximum de responsables atteints de la conviction chronique qu’ils sont d’autant plus intouchables par leurs supérieurs qu’ils ne touchent pas eux mêmes à leurs subordonnés.

Politique intérieure, décolonisabilité et moudjahidabilité

Politiquement, je devais honorer l’engagement d’aménagement du F2 législatif. La suppression de la luxueuse et injustifiée deuxième Chambre offrit une meilleure fonctionnalité sans causer de désagréments. Les ex-sénateurs se rendirent compte qu’ils gagnaient davantage en gérant en famille leurs affaires fraichement montées. Le large débat sur le Parlement, regroupant les partisans et opposants de la Constituante ainsi que les allergiques aux élections truquées de naissance, vit l’émergence d’une nouvelle tendance privilégiant le tirage au sort. Je réalisais avec amertume l’ampleur et la complexité de la mission que je m’étais fermement assignée, asseoir définitivement les fondations d’un Etat de droit, tout en espérant que mon ex-concurrent à la présidentielle acceptera de me seconder dans cette rude bataille de décolonisabilité.

Je décrétai par ailleurs la moudjahidabilité systématique de tous les citoyens : Au 21eme siècle, tout algérien(ne), en agent simple ou double, aurait été moudjahid un siècle auparavant. Cela entraina l’autodissolution du désormais obsolète ministère des Moudjahidine ainsi que les organisations satellites, et permit en outre de gonfler davantage les rangs de mes comités de soutien. Ces derniers se transformèrent en partis politiques et se ruèrent à leur tour vers la nouvelle Alliance présidentielle. Par crainte de mener le pays vers un zéro-partisme singulier, je précipitai ma décision préméditée de gel de tous les partis opportunistes de l’Alliance, limitant ainsi les dégâts à une dizaine de partis, et entrainant du coup la dissolution du Parlement.

Propositions de réformes et fantasmes présidentiels

Une délégation de la famille révolutionnaire, comprenant des moudjahidine de tout âge et un ancien camarade du centre d’enfants de chouhada qui a su efficacement fructifier son échec scolaire précoce pour occuper durablement les devants de la scène politique, me rendit visite afin de proposer la création d’un nouveau ministère des Anciens combattants contre la médiocrité.

Les notables de la tribu des Béni-Bouslimane et l’organisation des enfants des tailleurs de pierre, préconisèrent que T’kout, ce « No man’s land » au cœur des Aurès, avec son joli relief montagneux, traversée par l’Oued Chenaoura alimenté par pompage, quadrillée par un réseau de téléphériques reliant les balcons de Rhoufi aux gorges de Tighanimine, avec le parc naturel de la Révolution de H’mer Khaddou, ainsi que la troisième plus haute tour du monde abritant le splendide musée Cheikh Chebah à Laksar, ferait sans aucun doute la plus belle capitale de l’Afrique.

L’association de la mémoire de Polytechnique, suggéra de tailler une profonde révision de la constitution, basée sur la nouvelle légitimité intello-psycho-technique, où seuls les majors polytechniciens, authentiques néo-sauveurs de la nation, pourraient se présenter aux présidentielles.

Je dois admettre que je me suis laissé amuser et tenter quelque temps par ces propositions, et c’est quand un de mes principaux conseillers commença à les trouver intéressantes que je décidai de me ressaisir et mettre brusquement fin à ces fantasmes. J’ai même piqué une crise de colère et me séparai de ce conseiller. Ce soir-là je fus la proie à un sentiment de culpabilité d’avoir sous-estimé ma tâche et de m’être laissé influencer par la blague d’un ancien ami qui aimait répéter que pour un nouveau Président il suffisait à peu près de ne rien faire pour mieux faire. J’ai profité de l’insomnie pour recourir à une vieille technique personnelle de recharge cartésienne que j’utilisais la veille des examens difficiles. Une semaine plus tard, un autre conseiller proche du premier m’informa qu’il avait vu ce dernier dans une chaine étrangère et qu’il constituait une menace. Il me fit part d’un récent brevet de mort naturelle ainsi que d’un projet de condoléances très émouvant. Hors de moi, j’eus du mal à lui expliquer que j’étais capable d’être et de demeurer incapable de faire ce qu’il proposait. Il fut limogé sur le champ. J’ai appris aux dernières nouvelles qu’il aurait refait équipe avec son ancien ami pour fonder un parti d’opposition en promettant des révélations fracassantes.

Gouvernement électronique et débogage de l’élitisme évènementiel

Le ministre de l’Intérieur, un de mes anciens brillants étudiants, asséna lors d’un briefing que tout en reconnaissant les capacités de nuisance des deux ex-conseillers, il ne pouvait toutefois se permettre de bloquer l’agrément de leur parti. Monsieur le professeur si tel est votre vœu, je vous présente ma démission. Visiblement saturé par les nombreuses tâches que je lui avais confiées, je lui expliquai calmement qu’il aurait été viré s’il avait envisagé un instant de bloquer n’importe quel parti. Je lui rappelai ma confiance en ses capacités de synthèse, perspicacité et anticipation pour l’ambitieux projet de gouvernement électronique, devant débarrasser définitivement ses compatriotes des tracasseries bureaucratiques, et mettre un terme aux coûteuses gestions opaques telles les douanes, et impôts. Je tenais absolument à garder cet élément. En plus de ses qualités intellectuelles et morales exceptionnelles, il était issu d’un milieu potentiellement influent. Il aimait répéter que cela constituait un inconvénient plutôt qu’un avantage, et qu’il pouvait tout au plus se vanter de disposer d’une longue liste de choses à ne pas faire. J’ai eu l’occasion de rencontrer son père et son oncle, tous deux des ex-ministres, lors de sa soutenance de thèse effectuée sous ma direction. Son travail portait sur la modélisation numérique du syndrome de l’intellectuel autoproclamé, orienté objet et circonstance. Actualisant un de mes programmes, il a neutralisé en un temps record tous les bugs volontairement glissés dans le code, depuis le classique virus de la théorie du complot continu jusqu’à la tenace et déroutante pathologie du sauveur de la nation d’elle-même. Il a démontré qu’en mode « non-colonisable » toutes les générations de compilateur livraient le même verdict : Le bourrage préventif des urnes et l’arrêt curatif du processus électoral sont, soit tout aussi patriotiques et salutaires, ou bien tout aussi préjudiciables et condamnables, l’un que l’autre. Le jury et l’assistance étaient séduits par son travail mais cela ne semblait pas trop plaire à son oncle. En me serrant à son tour la main, à la fin de la soutenance, avec un regard soutenu, j’ai cru un moment qu’il allait me passer les menottes.

Politique extérieure, arrogance et dictaturabilité

Je me rendis vite compte que le complexe historique entre l’Algérie et la France était plus sérieux que je ne le croyais, et affectait nos relations avec les pays développés. Ma jeune équipe de diplomates chevronnés a tout essayé pour plaider l’importance de la repentance, signifiant énormément pour les algériens sans rien coûter aux français. Nous leur avons même insinué que les manifestations viriles de joie ou de colère dans les banlieues étaient inconsciemment liées à ces excuses. A la fois grotesquement imbus de leur position de force et stupidement piégés par la surenchère politique interne, ils refusèrent toute concession. Ils ont juste proposé de glisser la date officielle d’arrêt des hostilités vers le 1er Novembre 1962, afin d’y inclure la date du 23 Octobre 1962, quand à neuf ans je fus victime avec cinq amis d’enfance dont deux trouvèrent la mort, d’une explosion de grenade, afin de me permettre ainsi, grâce aux débris que j’ai toujours dans mes jambes, d’obtenir une attestation de Moudjahid en métal. Face à ce mépris, je convoquai en urgence le président de la Fédération de football et l’instruisis de multiplier les rencontres amicales de l’équipe nationale, composée de professionnels en chômage et d’un généreux gardien, et de sponsoriser dans les banlieues de France des comités de supporters des clubs algériens en assurant une retransmission directe des matches. Mis à part un rééquilibrage racial immédiat du temps accordé dans les flashes d’informations, cette mesure n’a hélas rien changé quant à la position française. J’étais aussi triste que conscient que tout décollage sérieux du pays était tributaire de ce préalable. Je suis devenu peu à peu absolument convaincu que des concessions stratégiques s’imposaient et que j’étais le seul Algérien capable de mener à bien cette mission critique. En me disant cela, je pris néanmoins soin de me rappeler à l’ordre sur l’ivresse de l’arrogance. Affichée ou non, celle-ci peut, tout comme l’imbécilité non assumée, dangereusement dévier vers la dictaturabilité. Je ne pus cependant résister à une étrange pulsion d’entêtement. Sans avertir mes collaborateurs ni aviser la diplomatie française, je saisis l’occasion de ma première visite officielle en France pour déclarer, devant les députés et en présence du chef de l’Etat, que l’Algérie accepte dés maintenant les excuses que la France finira par présenter un jour. Je fus immédiatement invité à interrompre mon discours et une crise diplomatique majeure éclata entre les deux pays … et moi. La levée des boucliers fut instantanée des deux côtés de la Méditerranée. Je venais pour beaucoup d’Algériens de trahir la mémoire de mon père et des autres martyrs. La déclaration conciliable du récent prix Nobel de l’opposition, Ait Ahmed, ne me fut guère utile car elle fut immédiatement relayée par des précisions plus qu’ambigües de l’un de ses lieutenants. Les Egyptiens de Facebook s’en donnèrent à cœur joie et enfoncèrent davantage le clou en me traitant de Sadat d’Algérie. En dépit de quelques rares voix saluant mon initiative, la classe politique française ne s’est jamais retrouvée aussi solidaire. Un important groupe de députés déposa une motion d’antirévisionnisme criminalisant toute évocation d’excuses à présenter à l’Algérie, tout en comptabilisant une dizaine d’anomalies de forme dans ma démarche. Le reste du programme de ma visite fut annulé et mon ministre de la Défense fit venir en urgence un pilote militaire d’élite, surnommé Messi, capable de se faufiler à travers des missiles venant du Sud ou du Nord de la Méditerranée. Mais c’est de la France quand même que vint mon salut. Il n’a pas fallu plus d’une semaine pour assister à l’un des plus spectaculaires revirements politiques. Plusieurs délégations françaises visitèrent l’Algérie afin d’exprimer leur soutien. Une vieille dame m’offrit une fleur et déclara souhaiter m’avoir comme président. Le rôle déterminant revint incontestablement à l’association des amis de la conscience résiduelle complémentaire d’Aussaresses, composée d’octogénaires dont deux ex-Présidents. Evitant de justesse un divorce avec son ex-mannequin de femme, le chef d’Etat français se résigna à venir en visite urgente en Algérie pour présenter les excuses de la France tout en faisant un don symbolique de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Deuxième mandat et Djebel H’mer Khaddou

Un beau matin, un collaborateur me dit que nous ne pouvions plus continuer à ignorer la crise que traversait le football national. Cela pouvait nous coûter le deuxième mandat, désormais pratiquement acquis. Devant l’impossibilité de mettre en œuvre la solution triviale d’abandon définitif de la pratique de ce sport, je me suis démarqué du dossier. J’ai juste exprimé devant le ministre concerné mon opinion en tant que parent de supporters. Il me semble que seule une révision des frais de mission pourrait freiner l’augmentation inquiétante en équipe binationale du nombre de joueurs professionnels, et forcer le retrait du très controversé projet de recensement des enfants d’émigrés ayant touché un ballon, tout en contribuant à enrayer le nouveau phénomène des footballeurs harraga. Quant aux insuffisances locales, j’adhère entièrement à la thèse de l’un de mes prédécesseurs qui a déclaré un jour que le pétrole algérien, et donc à fortiori son sol, étaient affectés par le sang des martyrs. Pour résoudre l’épineux et honteux problème du gazon, spécifique à nos stades, je suggérai l’herbe du massif de H’mer Khaddou, là où a eu lieu cette glorieuse bataille de plusieurs jours en Octobre 1960, et où mon père et plusieurs de ses compagnons tombèrent au champ d’honneur sous les bombardements des avions alliés de l’OTAN.

Conclusions

La fiabilité de cette simulation est très bonne car le post-estimateur d’erreur de modélisation a livré une limite supérieure de 0,1%. Les lourds investissements nécessaires à la réalisation risquée de ce projet sont donc injustifiables. Dans le prochain cours, si une grève revendiquant le droit à l’ignorance diplômée n’est pas déclenchée par les organisations estudiantines, et si une grève réclamant le monopole du savoir résiduel n’est pas lancée par les syndicats des enseignants, contre le gré d’une majorité suiveuse dans un cas comme dans l’autre, j’exposerai alors les résultats d’une deuxième étude simulant la tentative de concrétisation de la première.

 


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25 Commentaires sur cet article

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  • dr rahmani
    10 octobre 2014 at 10 h 01 min - Reply

    …Simulation ou Cyber-onirisme légitimes, même Platon a essuyé un échec cuisant !
    Un sage PAÏEN a fait preuve d’une sagesse intacte à travers les siècles: SEATTLE: …Finie la vie, commence la survivance!
    dr rahmani




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    • Abdelkader Dehbi
      11 octobre 2014 at 16 h 46 min - Reply

      جاء في الأثر، عن علي بن أبي طالب : «  » الــنــاس نــيــام، فــإذا مــاتــوا اســتــيــقــظــوا » » – مقولة تزيد حيرة في غقل الحيران…-




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  • sbih
    10 octobre 2014 at 12 h 48 min - Reply

    Un texte d’une rare sévérité sur les hommes ,l’histoire et l’actualité du pays ,des termes féroces ,des jugements sans appel sur la vanité des uns ,la cupidité des autres ,le mensonge de la minorité et l’exclusion de la majorité du bien être social et de l’histoire universelle.

    Dire que notre ami @Charif se faisait une règle incompréhensible de gérer avec parcimonie ses « clicks »,voila que se relâcher peut faire du bien et faire rêver les autres.

    Nos amis @Ahmed Bacha (la grande marche) et@Ouas Ziani (le café) ont dans un passé récent offert des contributions dans ce genre dont la qualité est appréciable et la didactique hautement séduisante.

    Seulement ,remplacer une classe tirant sa force d’une légitimité historique
    « travestie » par une autre celle de polytechnique nous renverra à coups sur vers la même impasse ,avec ces « Numérisateurs » ,le peuple après que « les autres » lui ont asséché le front de cette sueur qui arrosait jadis les sillons ,sera transformé sûrement en exosquelette, histoire de « mécaniser »la production ,satisfaire la productivité et faire régner le nouvel ordre des « chiffres »,est ce le destin de l’Algérien de rester un authentique cobaye !.

    Et cette capitale qui serait excentrée vers une région qui a déjà eu les honneurs de l’histoire mais qui doit céder sa place ,pourquoi cette capitale ne serait elle pas construite plus prés du royaume de nos hommes bleus pour veiller sur ce grand pays ,nos richesses du sous sol et reconstruire pour la postérité cette grande Nation sur une partie « vierge » du territoire ‘’ ou la main du pouvoir n’a jamais mis les pieds’’

    Peut être qu’un jour ,ce texte aura un jour écrit une partie du futur de nos générations présentes et à venir.




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  • Abdelhamid Charif
    10 octobre 2014 at 18 h 32 min - Reply

    Cher amis Rahmani et Sbih

    Merci d’avoir eu la patience de me lire jusqu’au bout, d’autant plus que le texte est plutôt long, et merci davantage pour les commentaires.

    Cher ami Sbih, vous revenez sur deux points aussi importants que d’autres (Nouvelle capitale et Nouvelle légitimité) évoqués dans le paragraphe des propositions de réformes. Vous critiquez à juste titre ces pratiques tout en semblant croire, et plutôt injustement, que je fais miennes ces idées et que je les préconise. En fait cette simulation vise surtout à dénoncer ces mauvaises pratiques que je qualifie de fantasmes présidentiels, en montrant comment un responsable incompétent et indigne du commandement qui lui est confié, peut céder aux tentations et autres pseudo-réformes présentées dans un plat doré dans le sens du poil.
    L’apparente pertinence utilisée dans la présentation de ces deux propositions n’est pas du tout auto-persuasive pour l’auteur, mais vise simplement à montrer que tout responsable faillible peut facilement trouver des arguments justifiant ses dérives régionalistes.
    Quant au deuxième volet relatif à la légitimité intello-psycho-technique et aux majors polytechniciens présidentiables, il me permet d’évoquer une crainte et un risque traumatisants que j’ai fini par accepter de courir à travers la publication de cette contribution, quitte à laisser des plumes. La démarche adoptée doit paraitre quelque peu arrogante à certains et j’en suis très désolé. Le style utilisé peut hélas entamer ma propre personne, surtout auprès de ceux qui ne me connaissent pas.
    Il me semble toutefois extrêmement difficile de prétendre combattre la médiocrité sans d’abord disposer d’une certaine hauteur et surtout hélas l’exercer le temps de l’écrit. Ne le faisons-nous pas tous en fait, en soignant nos différents textes ?

    Amicalement




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  • SAID
    10 octobre 2014 at 18 h 50 min - Reply

    J’ai lu cette fiction avec délectation ! d’un trait !
    Merci de m’avoir fait rêver quelques instants.
    J’ai surtout apprécié l’expression !
    cette malédiction qui nous a valu plus de 10000 faux et qui a mis à la rue notre pauvre concitoyen M. MELLOUK.
    encore merci. cela me donne de l’espoir de savoir qu’il y’a encore des algériens qui croient en la compétence.




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  • SAID
    10 octobre 2014 at 19 h 12 min - Reply

    il s’agit de l’expression : MOUDJAHIDIBILITE DES ALGERIENS !!!




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  • sbih
    10 octobre 2014 at 22 h 16 min - Reply

    Si Charif,

    J’ai apprécie le texte à sa juste dimension de politique –fiction et d’observations pleines de sagacité et de perspicacité sur notre demi siècle d’histoire ; connaissant la probité intellectuelle, morale et la délicatesse/humilité de l’auteur ,à aucun moment je ne me suis autorisé à y voir un quelconque intérêt personnel, des calculs politiciens ou une vanité politique.

    Tout plaide en fait qu’Alger soit délesté de son rôle de capitale, excentrée d’un très grand pays ,qu’elle assume mal, qui crée plus de nuisance , devenue plus « un lieu dit » ou on s’encanaille politiquement et financièrement qu’un lieu ‘’sacré’’d’où partent les grandes décisions qui modifient le cours de l’histoire, la vie des citoyens et qui agira pourquoi pas sur la région voire le monde.

    Il y eu ‘’ Bouguezoul’’ puis le néant.
    Washington est bien la capitale des USA et non N.Y ,Brasilia (1960 ,cap du Brésil..).

    Quand le soir ,je regarde le bulletin ‘météo’ ,je vois un petit pays avec quelques points parfois 18 parfois 23 jamais plus de 28 ,ailleurs avec 1/10 de notre surface la carte crève l’écran et des dizaines de points serrés sont montrés !

    Alors pourquoi pas une capitale en plein Hoggar avec les pieds sur des dizaines de milliards de dollars, rendre justice à ce Peuple et à l’histoire de ce grand pays ,permettre à tous de converger vers ce nouveau point , peupler les hauts plateaux et le Sud, quant on sait l’attrait qu’ont toujours exercé les capitales sur leur concitoyens

    Quant les hommes osent ,ils peuvent défricher ,fertiliser ,construire à l’endroit qu’ils jugent être l’endroit ou il faut le faire et je ne citerai pas l’exemple des autres, moins pourvus que nous, qui ont osé parce que conduits par une foi aveugle et une hargne sans limite .

    Les Polytechniciens ,effectivement ,pourquoi pas ,une ex-grande école, des spécialités techniques en rapport avec nos besoins ,de grands professeurs, à la limite on aura des gens qui ne font pas dans le sentiment ,ni le social ,ni le culte des « anciens »,cette catégorie « impersonnelle » peut parfaitement convenir ,s’acquitter de cette immense tache de « reconstruction » pendant que l’ «option» de @ si Serrab soit en œuvre , d’une assemblée constituante auquelle il faudra 18 à 24 mois pour mener à des élections démocratiques, nos « polytechniciens » pourront à l’abri de ce délai faire ce qu’il faut.

    D’autant que tous les progrès de l’humanité étaient au départ des rêvés et les politiciens quand ils ne mentent pas réalisent la société dont ils ont rêvé.

    Alors pas de rêve ,pas de politique et donc pas de progrès.

    Cordialement




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    • Abdelhamid Charif
      12 octobre 2014 at 12 h 47 min - Reply

      Cher ami Sbih

      C’est tout simplement admirable, ces ressources dont vous disposez pour enrichir avec autant de pertinence, délicatesse et promptitude les divers débats sur ce site. Bravo !




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  • Abdelhamid Charif
    11 octobre 2014 at 4 h 26 min - Reply

    Salam et Bonjour chers amis du LQA

    Cher ami Said, salam et bonsoir

    Merci pour vos compliments et appréciations, surtout que vous semblez aussi offusqué et scandalisé que moi et bien d’autres encore, par ce phénomène budgétivore des faux moudjahidine ; phénomène d’une telle ampleur et qui à mon avis ne reçoit pas la couverture suffisante qu’il mérite. Et ce n’est pas Mr Mellouk qui pourrait nous contredire ! Il ne s’agit pas d’un simple symptôme de plus que la crise du pays a engendré. Nous évoquons plutôt une haute trahison de nature plus causale que symptomatique. Trahison des chouhadas, du pays, du peuple, et surtout du Bon Dieu et de son Prophète (SAAWS). Difficile d’imaginer une nation trainant autant de culpabilités s’en sortir indemne. La mentalité suicidaire d’assistés de luxe d’une part et tuteurs de la volonté populaire d’autre part, a fini par générer des monstres prédateurs, au nom d’une légitimité historique confisquée et salissant notre glorieux passé.
    Une des complexités dangereuses, et sans doute la plus délicate à appréhender, en temps de crises, c’est que ces dernières ne font hélas pas que des victimes. Et la volonté de perpétuer la crise peut être alors plus forte, et même majoritaire !
    Le nombre de moudjahidine Taiwan dépasse de beaucoup le nombre que vous avancez. Essayez donc de faire un sondage auprès des moudjahidine s’ils sont pour une identification et exclusion des usurpateurs ! Cela n’aura aucun intérêt, sauf si on veut seulement avoir une idée sur le nombre de ces derniers !




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  • Abdelkader Dehbi
    11 octobre 2014 at 5 h 48 min - Reply

    J’ai toujours soupçonné les polytechniciens – surtout les majors de leur promotion… d’avoir une propension maladive à « numériser » même l’humain, en le classifiant, sans ménagements, dans l’univers des « entiers positifs » comme eût dit Löwenheim, l’auteur du fameux théorème qui porte son nom…
    Votre fiction cependant, me semble pêcher par un conflit de « priorités » – ou disons-le pour parler simplement,… par un anachronisme – entre le moment de votre élection – par un peuple décervelé ou écervelé (on peut prendre les deux) – et le moment où vous autorisez «  » l’intervention devant remettre tous les morceaux de cerveau et de muscles dans leurs positions respectives » » (étant entendu, que votre propre cerveau qui fonctionne très bien, lui…, semble avoir été exonéré, par exception présidentielle… de cette opération)…
    D’ailleurs, vous devez sûrement connaître l’histoire cocasse de ce polytechnicien qui s’était mis en tête de dresser une puce à sauter dès qu’il lui en intimait l’ordre en criant: – Saute !… Il consignait scrupuleusement sur une fiche, les progrès de son expérience…, jusqu’au jour où ô miracle ! la malheureuse bestiole finit par s’exécuter.
    Voulant pousser son expérience un peu plus loin, il eut un jour l’idée saugrenue – et sadique – de couper les pattes. Puis il cria : Saute ! Une fois, deux fois, trois fois. Rien n’y fit… Alors, content de lui et presque ému… il prit sa fiche d’observations pour y consigner la CONCLUSION de l’expérience en écrivant :
    — « Quand on coupe les pattes d’une puce, elle devient SOURDE ! »…

    Que cela ne m’empêche pas de vous souhaiter Si Abdelhamid, Bonne fête de l’Aïd – même si c’est avec retard – à vous et à tous les lecteurs et/ou contributeurs de LQA.




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    • rachid dahmani
      11 octobre 2014 at 9 h 11 min - Reply

      Bonjour Mr Dehbi,

      Je suis désolé de venir vous confirmer qu’à l’heure actuelle et à ce stade de l’évolution rien n’est moins plus « numérisable ». Tout ce que comporte notre univers de matières et de phénomènes est, et doit être pour sa saisie et sa compréhension à l’échelle de l’être humain, numérisé. Vous devez certainement savoir, qu’après Heinsenberg, même l’énergie, sensée être continue est en fait discrète (quanta ) Donc fragmentaire et donc numérisée (pas de la même façon que le fait le cerveau humain je le concède). En fait c’est cette terminologie que j’ai surtout apprécié dans le récit de notre ami Charif, et j’attend avec impatience de lire le second épisode qui sera certainement plus à « modèles mathématiques » validés dans notre environnement clos L’ALGERIE. Bien à vous.




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      • Abdelkader Dehbi
        11 octobre 2014 at 13 h 18 min - Reply

        Bonjour @ — rachid dahmani :

        Nous risquons de plonger dans une véritable « saison en enfer » – en y faisant plonger les autres lecteurs de LQA – si on n’arrête pas net, le débat sur ce sujet qui reste loin d’être clos, même entre les spécialistes… En tout cas, je ne me sens pas de taille personnellement, à entrer dans un tel débat dont la récursivité stérile ne peut mener nulle part… C’est du moins mon point de vue de non professionnel.




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        • rachid dahmani
          11 octobre 2014 at 19 h 32 min - Reply

          Bonsoir,

          On n’est pas tous du même avis et heureusement. Pourquoi arrêter le débat alors qu’il est si intéressant car concerne principalement notre pays et sa gestion catastrophique actuelle? Moi personnellement j’ai toujours posé (surtout ici sur LQA que je remercie en passant) la problématique de la mise en place (mise en pratique) de la ou les solutions (qui sont déjà façonnées) pour sortir le pays du marasme dans lequel il patauge voila plus de cinquante ans. Ce récit de notre ami Charif tombe à pic…même virtuelle cette dissertation sur le chemin de sortie de l’enfer de notre pays est plus qu’instructive. Evidemment on est loin de la réalité d’une réelle mise en place des choses…mais pourquoi ne commenceraient elles pas par là? et si le débat venait à ouvrir et déverrouiller quelques loquets? je reviens alors très vite à ce que j’ai écris, j’attends vivement de lire le second épisode…et j’espère que les lecteurs de LQA viendront enrichir les écrits de notre ami Charif…j’aimerais tant que toutes les idées soient passées en revue sous tous les angles, la numérisation sert au moins à cela….n’est ce pas?




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  • rachid dahmani
    11 octobre 2014 at 7 h 00 min - Reply

    Bonjour,

    Comme dans toute simulation, la validation des modèles de chaque organe de la simulation est primordiale. C’est ce qu’on lira très certainement dans la seconde étude qui simulera la tentative de concrétisation de la première. Les états descriptifs de tous les éléments de la simulation seront certainement mis en valeur par leurs « équations les régissant ». On s’attend alors à de véritables équations aux dérivées partielles d’un ordre démentielle, d’autant plus que probablement pour la concrétisation de l’étude en question le facteur honnêteté est aux premières loges.Et un modèle de l’honnêteté dans une simulation n’est pas si évident que cela. Mais gageons que le, génie de notre compatriote Abdelhamid Charif trouvera la parade sans difficulté et nous délectera d’un second récit aussi prenant que son premier. Je terminerai en conclusion, et pour revenir à nos dirigeants, ça manque aussi effectivement de génie….pourtant on les lit un peu partout.




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  • Abdelhamid Charif
    11 octobre 2014 at 21 h 42 min - Reply

    Chers amis Dehbi et Dahmani, Salam, Bonsoir et Meilleurs vœux

    Grand merci pour les feedbacks. J’admets l’existence de cette tendance ou propension maladive chez certains addicts et accros de la technicité (polytechniciens, mathématiciens, ingénieurs, ou autres) à vouloir coûte que coûte subordonner le solutionnement de tout problème à un formalisme mathématique. Mais sérieusement cela est extrêmement rare, sauf peut être aux yeux des non-amis des maths et autres allergiques aux équations.
    Pour revenir à l’article, il serait évidemment plus que naïf et ennuyeux de s’attendre à une suite ou deuxième partie. La présente simulation est allée sans doute presque au-delà du permissible et l’évocation d’une suite et deuxième étude n’est qu’une partie du modèle.
    Je ne connaissais pas cette histoire du polytechnicien que vous nous rapportez Mr Dehbi. Je vous raconterai en revanche une histoire véridique que je voulais partager avec Mr Rachid Dahmani depuis que j’ai vu son nom sur ce site.
    Il s’agit d’un camarade Dahmani, fils de chahid dont j’ai oublié le prénom et qui pourrait être un proche de Rachid. Début 1963 nous nous retrouvons au centre des enfants de chouhadas de Dély Ibrahim, venus d’horizons diverses et d’âge variant environ de 8 à 18 ans. Que de souvenirs ! Mr Bacha pourrait en sortir plusieurs best-sellers.
    En classe devant Mr Daniel, j’étais le spectateur le plus tranquille car je n’avais jamais fréquenté les bancs de l’école auparavant. Notre ami Dahmani (beau et toujours souriant) était parmi les initiés qui pouvaient communiquer. Un jour dans une leçon portant sur le lapin, Mr Daniel pose la question « Damani, c’est quoi un lapin ? ». J’admets que même aujourd’hui j’aurais personnellement des difficultés à répondre. Notre héros se lève en prenant son temps, regarde autour de lui, à droite, à gauche, cherchant une assistance qui ne venait pas. Après un long silence, il dit « Eh ben, un lapin est un lapin ! ». Ce à quoi Mr Daniel, tout en se dirigeant vers lui pour le punir avec la fameuse règle parallélépipédique, répliqua « Damani c’est Damani ». Mais le fou rire collectif spontané a fini par sauver le héros et faire sourire l’enseignant. « Un lapin est un lapin, Damani c’est Damani » est devenue alors une phrase culte. Cher ami Rachid, devez-vous identifier ce frère, prière le serrer et l’embrasser très fort pour moi.




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    • rachid dahmani
      12 octobre 2014 at 8 h 18 min - Reply

      Bonjour ami Charif,

      Il y a plusieurs familles Dahmani, de l’Est d’Algérie comme de l’Ouest. La mienne est de kabylie….et nous sommes tous dispersés au gré des vents et sommes dans tous les horizons, américains, canadiens, européens…jusqu’en nouvelle Calédonie. Le héros dont vous parlez pourrait être de ma famille…je tacherai de faire une petite recherche en conséquence.
      Pour le sujet de l’article, très honnêtement, c’est tellement bien écrit avec une présentation des événements bien stylée qu’il est tout naturelle de penser à une suite….d’autant plus qu’il s’agit du pays. En fait je pense toujours au même problème qui est: Comment remplacer ce système? quel est le meilleur moyen pour le faire pour y arriver le plus rapidement possible? Autrement, les solutions de gouvernance existent et sont connues de tous…il suffit de mettre juste de l’honnêteté aux différents points de manœuvre. Fraternellement.




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  • DRIA
    12 octobre 2014 at 23 h 53 min - Reply

    Un humble essai

    Du moment qu’on est dans la fiction et qu’il y a eu « autorisation d’une intervention devant remettre tous les morceaux de cerveau et de muscles dans leur positions et que le sourire perdu fut retrouvé par ces organes » pourquoi l’auteur ( Mr Charif) n’a pas donné la parole à ces organes est-ce une omission volontaire , ou une description réelle du défaut de communication qui sévit entre le sommet aphasique et la base .
    Je ne suis ni un spécialiste de la stylistique, ni romancier mais je voudrais juste partager une idée qui me taraude l’esprit après la lecture de ce texte et si ces organes se mettait à parler. Ce corps parlant serait l’Algérie. Je laisse le soin à chaque lecteur de choisir qui est qui parmi les organes.

    Suite à une aphasie ce trouble de langage qu’on peine à rééduquer on décida de libérer les champs de communication et on donna la parole aux organes afin de retrouver un peu de sérénité et un peu plus d’harmonie dans ce corps blessé.

    Mr le cerveau : « ce n’est pas pour me vanter mais vous êtes tous sous mon contrôle, rien ne m’échappe, je gère tous les influx entrants et sortants à chaque instants, toutes les décisions importantes sont prises à mon niveau, et puis sachez que les aires du langage sont situer à mon niveau également ; alors de grâce quand je ferais appel à vous, vous devez me répondre … »

    Il fut interrompu par Mr le cœur : « là je ne suis pas d’accord, je ne reçois les ordres de personne et dites-vous bien que si moi je venais à m’arrêter vous allez tous périr, et chacune de mes contractions permet de vous irriguer Mr le cerveau ainsi que les zones les plus éloignés de ce corps… »

    Mr le poumon : « alors mes bouffés d’oxygènes ne sert à rien d’après ce que j’ai compris, mon rôle est aussi vitale ne me sous estimez pas , j’ai pas envie de tousser et pardonnez-moi , surtout pas de cracher le morceau en ces temps de crises ….

    Mrs les reins et Mr le foie : « messieurs à chacun son rôle si on ne filtre pas ce sang qui contient autant de déchets et si on ne veille pas à stabilité de certaines constantes hémodynamiques imaginez un peu la situation en dehors de ces frontières ».

    Mme l’estomac rétorque : « ah je me demande ce que vous feriez sans moi, qui digère tous ce que vous avaler, ma crise est souvent douloureuse alors ne me provoquer pas, je n’ai besoin ni de votre sang que je peux recracher, ni de vos pensées nauséeuses, je ne veux plus de vos procès…. »

    Mme la rate : « heureusement que je récupère ces défunts globules rouges, ces glorieux combattants qui ont donné leurs vies pour ce corps, mais pourquoi je coute si chère pour vous et que ma rupture agit sur le pronostic vitale ..»

    Croyant à cette ouverture démocratique et ce climat de libre échange, Mr l’anus voulait donner donnez son opinion et parler de son rôle dans ce corps dont il fait partie.
    Mr l’anus : « messieurs , je pense que…» Il fut entrecoupé par Mr Le cerveau : «mais qui t’a donné la parole »
    Mr l’ : anus : « mais je veux juste ….. »
    Mr le poumon : « tu n’as encore rien dit, on commence à sentir l’odeur, alors …. »
    Mr l’anus : «écouter moi juste un mot»
    Mr le cerveau : « désolé quand toi tu travailles, moi je ne pense à rien je me relaxe, je me repose, alors de grâce la ferme, maintenant c’est moi qui travaille, tu ne dis rien… »
    Tous les organes furent unanimes pour dire à Mr l’anus de se taire en lui disant : « certes t’es un bon bosseur mais pour la réflexion et les directives on s’en occupe »

    Ainsi Mr l’anus ferma sa gueule

    Au bout d’une journée sans émission ni de gaz ni de matière, des coliques apparurent, au deuxième jour la situation commença à s’aggraver des vomissements et des signes de constipation en moins d’une semaine, le corps était fébrile, le cerveau en souffrance, le cœur en tachycardie, les reins submergés l’estomac vociférer de douleurs
    Ces organes se rendirent compte de la bêtise qu’ils avaient commis en enlevant la parole à cette organe situé au bas de l’échelle et qui d’en bas voyait des choses qui échappait à ces organes qu’on considérer comme nobles vu qu’ils opéraient d’en haut en le comparant à lui. Lui qui s’occuper de la sale besogne, un travail quotidien dont aucun ne pouvait s’en passer.
    Tous ces organes suppléèrent Mr l’anus de dire juste un mot, il y va de leurs survies

    Moralité : Pour le salut d’un pays nul n’est indispensable que le peuple, et si un jour il décidera de s’arrêter il fera tomber tous ces organes qui pensent le gouverner …en moins d’une semaine




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    • rachid dahmani
      13 octobre 2014 at 6 h 00 min - Reply

      Bonjour DRIA,

      C’est d’une trivialité triviale que le peuple peut « décider » de tout et à tout moment. Ici c’est un rapport de force dont il s’agit…c’est comme si vous disiez que dans un combat opposant l’éléphant à un petit rongeur, ce dernier ne résistera pas quelques secondes. Mais ce n’est point de cela qu’il s’agit, car si le combat une fois engagé la suite est facile à déduire, le problème c’est d’engager le combat…et c’est là que j’attends personnellement des idées. Comment mettre à l’unisson le peuple et lui faire comprendre l’anarchie qui règne dans gestion du pays dans lequel il vit. Comment amener le peuple à décider pour dire y’en a marre de ces crétins qui ont ruiné le pays. Cela pourrait paraître évident à entendre ci et là les gens parler…mais détrompez vous car d’une évidence s’il y a dans une vérité, les conséquences sont immédiates, la nature « n’attend » ce qui doit arriver arrivera…et si pour le peuple c’est le cas, alors le soulèvement sera immédiat. On devra malheureusement faire le constat du contraire pour le moment et qu’il est vraiment ardu de faire penser le peuple d’une seule et même façon. C’est le gros travail qu’il faut faire.




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      • DRIA
        13 octobre 2014 at 23 h 23 min - Reply

        Bonsoir Mr Dahmani
        Il n y a pas « que le rapport force » je regrette il y a « consentement », pour ne pas dire une « symbiose », so……
        Dans cette histoire il ne s’agissait pas de « décision » mais d’une « action » plutôt une « réaction » non voulue et ironie du sort Mr A ne savait même pas que ça allait donner ce résultat et donc quand « ce qui doit arriver arrivera » c’est là qu’on va se rendra compte qu’on avait une arme et qu’on n’a pas su utiliser ….et ça viendra sans que personne ne soit derrière, la prise de conscience prends du temps, une fois généralisé la réaction se fera d’elle-même
        Pour l’histoire de l’éléphant je connais une meilleur et plus positive, c’est celle d’une colonie de fourmis qui voulais venger une des leurs écraser par un éléphant, alors une fois l’éléphant endormie , elles se mirent toutes autour de son cou , l’éléphant se réveilla , en deux mouvement il fit tombé les fourmis une seule le tenais encore par le cou elle n’a pas lâcher prise , et c’est toute les fourmis qui se mirent à crier AKHENGIH AKHENGIH étrangle le , étrangle le , à force de vouloir la faire tomber c’est l’éléphant qui s’affaissa de fatigue
        Moralité : il faut croire à son combat même si on est seul mais alors si c’est toute la colonie qui y adhère ….




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        • rachid dahmani
          14 octobre 2014 at 7 h 39 min - Reply

          Bonjour cher DRIA,

          Pour la question, moi je suis de ceux (je ne sais pas s’ils sont nombreux) qui ont prôné (ici sur LQA entre autres) que le peuple se soulèvera de lui même naturellement dans un siècle ou deux. Peut être avant lorsque les puits des hydrocarbures seront taris et qu’il n y a plus rien à en tirer. C’est ma façon de voir les choses; Je suis convaincu de cette « fatalité ». Pourquoi? parce que l’être humain pour moi est naturellement égoïste voire égocentrique pour l’Algérien. Parce que les cinquante années d’indépendance que nous avons passé nous a enseigné plein de choses sur le comportement de l’Algérien et sur sa conduite dirigeants, responsables, intellectuels…et peuple compris. Si en cinquante ans nous n’avons pas pu modeler nos comportements, nos états d’esprits, nos attitudes..bref notre société de façon à la promouvoir et à l’émanciper, il est facile de déduire qu’il en faudra au moins autant (50 ans) pour pouvoir remédier au problème puis ensuite réfléchir au développement adéquat nécessaire pour la société. Ceci dans le cas ou tout se passe dans le calme, sans violence..car il ne faut pas l’oublier l’être humain est très versatile, et son comportement est très influençable par les perturbations de l’environnement. Et donc, si tout se passe bien, naturellement la société Algérienne va tendre vers ce changement…il faudra du temps pour cela et je l’ai estimé à un siècle ou deux. Maintenant, il peut venir une perturbation de taille. Les rentrées d’argent s’épuisent et le peuple viendra à manquer de beaucoup de choses. D’après comment régira t’il? lui qui a été habitué à toutes sortes de bonnes choses…notamment la classe moyenne? eh bien, la réponse est vue. On ne produit rien ou très peu, on n’a plus d’argent pour acheter de l’étranger les choses auxquelles on a été habitué, eh bien ça sera Tag 3ala men Tag…et c(est parti…allez y arrêter un peuple qui a faim et qui a vu ses dirigeants se goinfrer jusqu’aux limites extensibles de leurs panses. En fin de compte le temps fera les choses et c’est effectivement ce qui doit arriver arrivera…donnez moi les données d’entrées et je vous dirais ce qui va se passer…bien à vous cher Ami.




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  • Amel.H
    13 octobre 2014 at 11 h 19 min - Reply

    bravo à DRIA, ça rappelle les fables de lafontaine, plein d’humour et de perspicacité !




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  • Abdelhamid Charif
    13 octobre 2014 at 14 h 58 min - Reply

    Cher ami Dria, Salam et bonsoir

    Excellente partition politico-corporelle ! Qui pourrait même inaugurer un nouveau genre littéraire ! Si évidemment les spécialistes es-qualité veulent bien m’excuser cette incursion inopinée et plutôt osée.
    « Monsieur Derrière » en a donc marre d’être considéré l’éternel dernier de la classe ! Sa voix ne pouvant être ni entendue, et encore moins sentie, il décide donc de fermer les vannes. Et comme cela fait mal !
    « Monsieur Derrière » n’est donc ni le dernier de sa classe, ni un simple outil de sex-appeal pour séduire la perversion artistique dans les diverses mondanités de défilés de modes, concours de beauté, et autres formes innovantes des préliminaires.




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    • DRIA
      13 octobre 2014 at 22 h 58 min - Reply

      Bonsoir Mr Charif

      Heureux que vous le preniez du bon côté, vous avez très bien résumé le texte ; à vrai dire je voulais humaniser un peu ce corps que vous aviez tendance à trop numérisé, de peur de créer des androïdes…
      A vous de nos concocter une suite du mirage si ça vous inspire, vous pouvez reprendre cette histoire en y ajoutant votre touche personnelle, changer les noms, les organes, Je vous laisse le soin pour les formes et les rondeurs…
      Qui sait avec des intrusions un peu osées, on arrivera peut-être à faire bouger quelques mentalités sclérosées
      Bonne continuation




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  • Nordine
    14 octobre 2014 at 17 h 28 min - Reply

    récemment les analystes financiers mettaient en garde l’économie algérienne donc subliminalement aussi sa stabilité, sur la baisse du baril du pétrole de ses effets et conséquences sur la population, il parait que que nos importations sont excessifs ??? non ils sont organisés par des généraux ministres et je ne sais quels autres crapules uniquement pour détourner les millions et milliards de dollars des caisses de l’état sur leurs comptes à l’étranger qui appartiennent au peuple, donc chasse garder sa ne changera pas, par contre la privatisation des sociétés nationales et autre richesses du pays vont être préparer à être brader en coupe réglée, n’oublions que l’état est déjà oppressé par les crédits engagés à travers les gros projets financé par les banques étrangères sous couvert d’un taux d’intérêt … ce qui veut dire que si banqueroute de l’état il y a , le pays leurs appartient …




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  • S. Ali
    17 octobre 2014 at 3 h 39 min - Reply

    Mr Charif
    Merci infiniment pour cette excellente simulation et cette agréable lecture.
    Elle nous permet au moins d’entretenir un mince espoir de voir non pas notre génération ni celle de nos enfants, mais peut être celle de nos petits enfants être dignement représentée et dirigée par des calibres de ce genre.
    Merci encore et vivement la suite si possible.




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  • Congrès du Changement Démocratique