Édition du
5 December 2016

Et si Messali Hadj manquait juste de courage révolutionnaire.

 

conscience tranquilleAvant de porter un jugement sur Messali Hadj, il conviendrait, au préalable, de rappeler la genèse de la crise du principal parti nationaliste, le PPA-MTLD (parti du peuple algérien-mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques). Bien que le père fondateur du mouvement national ne veuille pas engager le parti dans l’action armée –Mohammed Harbi explique que Messali Hadj agitait la menace de la lutte armée en vue d’inciter les autorités coloniales à négocier avec lui –, il n’est pas pour autant l’ennemi de son pays. D’ailleurs, n’est-ce pas lui qui a porté pendant trois décennies (1926-1954) le combat indépendantiste.

Cependant, étant davantage en prison ou en résidence surveillée qu’en liberté [il a passé plus de temps sous les verrous qu’en liberté pendant trente ans de militantisme], le contrôle du parti lui échappe au début des années 1950. En fait, dès 1951, l’aile modérée du parti, représentée par Hocine Lahouel et Ben Youcef Benkhedda, envisage des alliances politiques avec des partis modérés, notamment celui de Ferhat Abbas. Bien qu’il ne renonce pas à la voie légale, Messali Hadj rejette, sans fard ni acrimonie, ce rapprochement signifiant, pour lui, la fin du combat indépendantiste. En d’autres termes, on ne s’allie pas, selon lui, avec des partis qui s’accommodent de la présence coloniale.

Toutefois, après l’incarcération de Messali Hadj au printemps 1952, le parti est derechef entre les mains des modérés. Ayant les coudées franches, ils abandonnent aussitôt la ligne révolutionnaire. Au congrès d’avril 1953, ils adoptent des décisions que le parti a rejetées en 1951, notamment les points inhérents à la politique électorale –d’où la mise au placard de l’OS (organisation spéciale) – et la politique des alliances en Algérie. En tout cas, en l’absence de Messali Hadj et de l’éloignement des radicaux –au congrès d’avril 1953, les membres de l’OS sont interdits de congrès –, le comité central opère un virage à 180°, en participant notamment à la gestion de la mairie d’Alger aux côtés de Jacques Chevalier.

C’est dans ce climat délétère qu’éclate alors la crise du parti. Pour redresser la situation, Messali Hadj demande les pleins pouvoirs. Prenant l’opinion à témoin, il s’adresse aux militants de base dans son message du 10 décembre 1953. Bien que le comité central ne veuille pas, dans le premier temps, satisfaire  la demande du président du parti, sous la pression de la base, le duo Lahouel-Ben Khedda se plie, mais appelle en même temps  les organisations de base à la neutralité. « L’appel de Messali contre la direction est suivi massivement en Oranie, en Kabylie, dans l’Est algérien et une partie de l’Algérois… Le 28 mars, le comité central se réunit pour constater son échec et remet ses pouvoirs à Messali pour organiser un congrès. Celui-ci désigne à son tour une délégation provisoire (DP) pour diriger le parti », écrit Mohammed Harbi, dans « FLN, mirage et réalité ».

Or, la crise étant plus profonde, cette défaite du comité central ne signifie pas pour autant la victoire de Messali Hadj. Et pour cause ! Certains membres de l’OS, à leur tête Mohammed Boudiaf et Didouche Mourad, s’en mêlent. À vrai dire, Mohammed Boudiaf ne souhaite pas que Messali Hadj ait la main sur le parti. « Deux anciens dirigeants de l’OS, Boudiaf et Didouche, traumatisés par le soulèvement de la base en France en janvier 1954, répondent à l’appel du comité central… », argue l’éminent historien. Le 23 mars 1954, ils créent le comité révolutionnaire pour l’unité et l’action (CRUA). Ce dernier regroupe en son sein deux activistes (Ben Boulaid et Boudiaf) et deux centralistes (Dekhli et Bouchebouba). Bien que ce comité se dise neutre, dans la réalité, il est sous l’influence du comité central, comme en témoignent les articles du bulletin « le Patriote », l’organe du CRUA. D’après Mohammed Harbi, ses éditoriaux sont rédigés par Hocine Lahouel.

Dans ce cas, peut-on réellement parler de l’impartialité du CRUA ? Les articles de leur bulletin donnent le ton. Systématiquement, ils font le procès de Messali Hadj et épargnent le comité central. C’est pour cette raison que l’une des régions les plus importantes du parti, en l’occurrence la Kabylie, refuse de suivre le CRUA. Pour eux, ce dernier est trop proche du comité central. Par conséquent, entre le comité central et Messali Hadj, les dirigeants kabyles du PPA-MTLD penchent pour celui-ci. Voila ce qu’écrit Mohammed Boudiaf à propos du ralliement de la Kabylie à la thèse messaliste : « Au moment de nos démêlés avec les Messalistes, ces derniers ne se gênaient pas pour nous menacer de faire appel aux maquisards kabyles pour nous liquider. C’est également à cette époque que Benaouda, qui était en Kabylie, fut envoyé par Krim et Ouamrane dans le Nord-Constantinois pour rallier Zighout et d’autres éléments en vue de descendre en force à Constantine et de contraindre les éléments neutralistes à s’aligner sur les positions des Messalistes, quitte à utiliser les moyens extrêmes. »

Quoi qu’il en soit, bien que les éléments activistes du CRUA prennent, dès la fin juin 1954, leur distance avec deux autres membres centralistes, la relation ne se normalise pas avec les chefs kabyles. Du coup, à la réunion du groupe des 22, tenue le 25 juin 1954, à Alger, ces derniers ne sont uniment pas conviés. « C’est pourquoi il nous était impossible de les inviter à la réunion des « 22 », car à ce moment ils étaient encore loin de partager nos idées », écrit encore Mohammed Boudiaf, dans « la préparation du 1er novembre 1954 ». Trois semaines plus tard, une délégation, conduite par Ali Zamoum, se rend en Belgique pour assister au congrès messaliste.

Finalement, le rapprochement entre le comité révolutionnaire, issu de la réunion des « 22 », et les chefs kabyles intervient deux mois avant la date fatidique. Ensemble, ils élaborent un questionnaire à soumettre aux deux tendances. « Krim et Ouamrane furent chargés de le présenter aux Messalistes. Une autre délégation comprenant  à dessein Krim devait faire le même travail avec les centralistes. Comme il fallait s’y attendre, les Messalistes repoussèrent cette initiative avec dédain… Ces démarches éclairèrent Krim et Ouamrane qui comprirent que le moment était venu pour eux de s’engager résolument avec nous. Ce qui fut fait lors d’une réunion tenue rue du Chêne, vers la fin août, où ils nous présentèrent les cadres de la Kabylie. Krim fut alors admis dans notre comité dont il devint le sixième membre avec Ouamrane comme adjoint », relate Mohammed Boudiaf. Cela dit, au moment du déclenchement de la guerre, la plupart des militants croient combattre sous la direction de leur chef naturel, Messali Hadj.

Pour conclure, il va de soi que l’échec du parti n’incombe pas à Messali Hadj. Mais, en refusant de suivre le groupe activiste, doit-on le considérer pour autant comme un traitre ? Aucun historien sérieux n’a émis jusque-là ce genre d’hypothèse. En revanche, ces partisans auraient dû participer, à partir de 1956, au rassemblement des forces nationales au même titre que les Oulémas et les partisans de Ferhat Abbas. Enfin, pour terminer sur la polémique récente, une question s’impose : peut-on vanter dans tous les discours le rôle capital de Kabylie pendant la révolution et considérer leur mentor de traitre ?

Ait Benali Boubekeur


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29 Commentaires sur cet article

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  • A.Hocine
    5 mars 2015 at 1 h 36 min - Reply

    Les Algériens de ma génération savent que les partisans du Mouvement National Algérien(MNA),dernière appellation connue du parti Messaliste,ont bel et bien pris les armes et combattu le FLN,aussi bien en France qu`en Algérie.
    Sous la Direction du General Belounis les partisans du MNA,dont l`intendance était assurée par la France,ont massacre énormément de partisans du Fln. Cette partie de l`histoire,bien que connue de tous,n`est pas rapportee par l`auteur.

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    • Ouas Ziani
      9 mars 2015 at 1 h 07 min - Reply

      A. Hocine

      A combien estime-t-on le nombre de victimes de Bellounis, à plus ou moins que celui du duo Amirouche / Mahyouz ? Et à combien évalue-t-on le nombre de personnes tuées dans chacun des deux rangs, FLN /MNA ?

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      • SI MEFTAH
        9 mars 2015 at 12 h 48 min - Reply

        @Ouas Ziani

        Il n’y a aucune commune mesure à vouloir faire cette comparaison immonde et inutile. Car on ne peut pas comparer deux « Révolutionnaires » qui ont exécuté des « TRAÎTRES » hommes liges à la solde de la France coloniale à deux – VALEUREUX – combattants qui défendaient leur pays avec foi, courage et abnégation contre une puissance coloniale féroce qui bombardaient nos pauvres populations sans défense au napalm et qui torturait à tour de bras nos militants à la gégène.

        Alors, svp, arrêtez de semer l’amalgame et la confusion dans les esprits des gens…

        PERSONNE NE VOUS SUIVRA dans votre raisonnement perfide et abject.

        Nous sommes TOUS FIERS du Colonel Si AMIROUCHE (At yerham rabi) et de tous nos MOUDJAHIDINES ainsi que de tous nos VALEUREUX CHOUHADAS.

        Merci et avec tout mes respects.

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        • Ouas Ziani
          9 mars 2015 at 17 h 49 min - Reply

          @ Si MEFTAH

          Quand on traitre des acteurs du mouvement national ou de tout autre évènement historique, c’est pour comprendre les faits et les logiques des conduites des uns et des autres. C’est la règle première pour tout homme sensé sous toutes les latitudes. Je vois que ce n’est pas votre approche. Vous préférez les berceuses, sinon vous paniquez. Les versions officielles apportent à l’âme, les douceurs, à l’esprit, la quiétude et au corps, des draps. Elles apportent surtout la charge émotionnelle nécessaire à l’adoration des uns, élevés au rang d’idoles et la haine aux autres, affectés aux rôles d’ennemis. On est tout près des marabouts. L’ange et le diable, le récit préféré des enfants et des adultes infantilisés, le seul que connaissent les esprits primitifs.
          Dans l’histoire, cher monsieur, il n y a ni ange ni diable, il n y a que des hommes, souvent ordinaires, qu’il faut comprendre en déchiffrant les circonstances de leurs actions et en interprétant les contextes dans lesquels ils agissaient. Il n y a rien d’immonde, ne craignez rien et il n’est pas inutile de tenter de comprendre, ne soyez pas effrayé. Il n y a pas de perfidie dans mes questions, ne soyez pas hystérique et répondez à mes questions. Elles ne sont abjectes que pour les pleureuses.

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          • SI MEFTAH
            9 mars 2015 at 22 h 14 min -

            @ Ouas Ziani

            Mon âge avancé ne me permet point d’être « hystérique » ni encore moins une pleureuse. Simplement, il y a que lorsque le sage montre la lune le simple d’esprit regarde le doigt car ce qui est demandé à celui-ci de voir et de comprendre dépasse son entendement .

            Je n’idolâtre personne. Loin de là. Je raisonne sur des faits historiques avérés et justes qui sont vérifiables au demeurant par tout homme de bonne foi.

            Messali a créé des maquis en Algérie qui combattaient à mort leurs frères de sang: des Algériens ! Est-ce vrai ou faux ? Dés lors, de deux choses l’une. Ou bien c’est vrai que Messali a combattu les moudjahidines auquel cas il faut reconnaître les faits et la cause est bien entendu à moins que vous déifiez Messali alors….. je vous laisse à votre adoration sans borne de votre chaman ou bien, c’est faux et il vous faudra apporter la preuve contraire. Malheureusement, tout le faisceau de preuves concorde pour dire que Messali a bel et bien était un traître. C’est ainsi, et il faut se rendre à l’évidence. On n’y peut rien !

            Et attention, il y a beaucoup de choses à dire et pas de très bonnes choses à lire sur Messali….. ce que je pourrais vous révéler sur ce monsieur, Allah yerrahmou ! est tout simplement SIDÉRANT !

            Mais hélas, l’ivraie ne pourra jamais devenir froment et les fausses certitudes finissent toujours par aliéner l’homme. En fait, le sage ne dit jamais ce qu’il sait au sot qui ne sait pas ce qu’il dit.

            Messali a oublié une chose fondamentale à savoir que:

            L’HOMME NE DOIT PAS ÊTRE, EN MÊME TEMPS: LE BERGER (le Zaïm) ET LE CHIEN DU TROUPEAU…..

            Car Messali a oublié que l’on ne doit jamais allumer le feu que l’on ne peut éteindre.

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    • Abon
      9 mars 2015 at 14 h 39 min - Reply

      Salam, Bonjour à tous.

      M. A. Hocine.
      Il appartient à chaque Algérienne et Algérien de fouiller son histoire et apporter les éléments constructifs qui peuvent éclairer ce qui fût l’une si ce n’est la plus grande révolution pour l’accès à l’indépendance.

      Petite parenthèse: A la veille de la guerre, dans sa majorité, l’Algérien n’avait pas d’identité.

      Pour revenir au combat de Messali Hadj, l’article ne parle pas de la rencontre à Zürich entre Mohammed Boudiaf et Yacef Saadi (entre autre, pour préparer un attentat contre Messali); tout comme nous ne pouvons pas dissocier l’affaire Belounis du massacre de Melouza…
      Les premier à avoir tirer sur les combattants pour l’indépendance de l’Algérie, sont des éléments appartenant au FLN qui se voulait seul maître à bords et n’a pas hésité à assassiner de ses propres mains ou fait assassiner par l’armée française des Algériens. La suite nous la vivons en 2015.

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      • SI MEFTAH
        9 mars 2015 at 18 h 56 min - Reply

        « …à la veille de la guerre, l’Algérie n’avait pas d’identité…!??? » Mince alors ! C’est quoi encore ce mensonge à dormir debout ? Vraiment, il y a des gens sur ce site qui disent des insanités énormes. Vraiment, c’est du n’importe quoi…

        Notre Chère Algérie dérange toujours ! C’est très bien. Elle vous empêchera de dormir et pour toujours…..!!!

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  • rachida
    5 mars 2015 at 11 h 13 min - Reply

    Les Algériens de la génération de Messali Hadj nous a quitté, leurs enfants ne parleront pas et certains flnistes le savent très bien. Peut-être que la vérité sur cette guerre fratricide durant la guerre d’indépendance dérange les architectes de la sale guerre!

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  • rachid dahmani
    5 mars 2015 at 13 h 50 min - Reply

    bonjour,

    C’est ce à quoi n’arrête pas d’appeler à faire Monsieur Said Saadi…dire la vérité historique de ce pays…à tous les Algériens…

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  • L. K
    5 mars 2015 at 14 h 40 min - Reply

    Il y »a eu beaucoup d »agitation à ce sujet, et le ghoul- ag des harkis est féroce à travers les médias…

    Je vous propose ce feed- back et j » attend les remarque des hommes et femmes libres , car de bonne foi, je rêve que mon pays soit « réellement » démocratique ( car en réalité il t »arrache de l »autre main ce que tu oses lui arracher de droit et d »une main » . Je prie AUSSI que le pays des martyrs et des Amazighs il accorde sa chance à tout le monde sans distinction de sexe, de race ou de religion .

    – Sous la colonisation, nous étions unis et solidaires, nous ne craignions personne, et surtout pas de désigner les traitres. Aujourd’hui , certains traitres qui doivent être traduits en justice pour le mal fait à l’économie du pays, sont parmi nous, au sommet de l’Etat, ils monopolisent la parole, parlent en notre nom et font du commerce, ils servent les intérêts des riches du nord et ne se cachent pas pour signer n’importe quel projet. Même le sang collecté pour les malades est vendu. Les élections sont bien maîtrisées sous le regard des observateurs internationaux. En réalité notre parlement a réunit les formations les plus douteuses. Pourquoi ? Est- ce qu’il s’agit de l’obstination à mettre n’importe qui là ou il faudrait qu’une vraie opposition se fraie le chemin. Celle-ci doit être capable de demander des comptes et d’imposer des règles plus strictes pour un réel fonctionnement des institutions étatiques ?

    Parmi ces imposteurs qui ont pris en otage les acquis révolutionnaires, il y’a lieu de citer entre autres «les Messalistes ». Messali, selon le témoignage de certains moudjahids avérés, a pensé à la révolution et même appelé aux armes contre le colonisateur, ceci après avoir épuisé toutes les voies pacifiques pour faire valoir les droits des Algériens. Toutefois, ce chef historique qui se prenait pour un pharaon des temps modernes, croyait tout connaitre du peuple Algérien et a refusé de participer au congrès de la Soummam traitant les militants –siadou wa siadna- de fous et d’aventuriers. De ce fait, il a raté le rendez-vous avec le 1er Novembre et a usé de tous les moyens pour faire barrage à la révolution qui se fera par le peuple encadré par les militants. Parfois de guerre lasse, je me dis ceci explique le retour discret des messalistes après la tragédie des années 90. Ceci expliquant cela…ils devraient se résigner et admettre qu’en matière de révolution, le peuple encadré par l’ALN et le FLN – ou ce qui en reste – demeurera indétrônable.
    J’ai en mémoire un chant paysan sur les messalistes et croyez- moi le peuple ne les aimait pas.

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  • Mounir
    5 mars 2015 at 16 h 01 min - Reply

    Le koursi donne le tournis. Tout le monde veut être chef sans être responsable de quoi que ce soit!!! Les malheureux événements entre algériens qui se sont déroulés avant l’indépendance est un élément révélateur de l’échec de l’Algérie d’aujourd’hui.

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  • rachida
    6 mars 2015 at 19 h 43 min - Reply

    @LK

    Il y a un chant concernant Ferhat Abbas, mais je préfère le garder pour moi, et c’est un moudjahid avéré comme vous le dîtes si bien qui l’a chanté récemment. Surement qu’il y en a d’autres. Et il serait intéressant de les collecter.
    Que savez-vous encore du « pharaon des temps modernes » ?
    cordialement

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  • SI MEFTAH
    7 mars 2015 at 15 h 31 min - Reply

    Messali n’a pas manqué  »juste » de courage révolutionnaire mais surtout de  »lucidité » et de  »vision » révolutionnaire dû surtout à son  »zaîmisme » aveugle qui lui a fait manquer la marche du train révolutionnaire du 1er. NOVEMBRE 1954. Il n’a pas admis et encore moins accepté que ses anciens élèves lui aient administré une  »leçon révolutionnaire » magistrale en se passant royalement de lui et qui plus est : ON RÉUSSIT dans leur entreprise de faire adhérer le peuple à leurs thèses. Il n’a pu souffrir cela.

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  • Nordine
    8 mars 2015 at 16 h 13 min - Reply

    je ne pense pas que ce grand monsieur Messali Hadj ai pu manqué de courage son initiative révèle non seulement du courage de la patiente de l’intelligence mais elle est surtout la marque des grands hommes hors normes qui ont marqué leur époque pour preuve le FLN et je ne sais quoi encore essaient toujours et encore de le passé à la trappe …
    alors qu’en réalité ‘il s’est fait pipé uniquement par des communistes …
    vous vous voulez connaitre l’œuvre de la france …dans toute sa splendeur !!!
    regardez l’Algérie d’aujourd’hui ainsi que les CLOWNS que la france a installé pour la contrôler !!!

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  • Dudesert
    9 mars 2015 at 7 h 34 min - Reply

    Pourquoi il n’a pas tout simplement répondu à l’appel ou aux appels du FLN?

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    • Jewdy
      9 mars 2015 at 17 h 48 min - Reply

      @Dudessert

      Question simple mais oh combien pertinente! Peut-être que ceux qui le défendent avec zèle nous donneront la vraie raison.

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  • Nordine
    9 mars 2015 at 19 h 55 min - Reply

    Messali Hadj a subi une véritable OPA avant l’appel du FLN quand les radicaux et les centristes s’allièrent pour le foutre dehors Boudiaf tant bien que mal pour eviter la cassure lance à la fin mars 1954 l’idée d’une troisième force avec l’objectif de réunir le Parti PPA/MTLD autour de la lutte armée pour l’indépendance.
    le FLN après la rencontre de Si Salah avec degaulle devient une chimère de la france
    il y a un pavé dans la marre qu’essentiellement le FLN fait le maximum pour que ça ne sorte pas et feront tout pour que cela reste « oublié » car elle est révélatrice de beaucoup de secrets que stora a dans ses cahiers mais ne les sort pas parce qu’elles remettraient en cause des pactes obscures ….en voici quelque un
    il s’agit des tunnels entre la Tunisie et l’Algérie dont aucuns n’a pu être bâti ou même commencé,ces fameux tunnels devaient ravitaillaient l’armée de l’intérieur en armes en médicaments en hommes et autres logistiques nécessaire dans une guerre
    SI c’est tunnels avaient été réalisés et servis nos valeureux moudjahidines lâchement abandonné par ceux qui sont pour certains encore aux commandes du pays aujourd’hui
    croyez vous que nous aurions perdu face aux fameuse « opérations pierres précieuses » « étincelles » »jumelles » « cigales » »flammèches » »trident » « courroie » qui correspondent à des régions géographiques bien définies ???
    croyez vous que des chefs intègres auraient rencontré et répondu « à la paix des braves » du Gnl degaulle???
    Croyez vous que notre indépendance aurait ete obtenu par par un referendum voulu et décider par la france ensuite voici la déclaration officiel de l’indépendance par la france :
    Par le référendum du 8 avril 1962, le peuple français a approuvé les déclarations gouvernementales du 19 mars 1962 qui
    prévoient le cas où les populations algériennes consultées en vertu de la loi du 14 janvier 1961 choisiraient de constituer
    l’Algérie en État indépendant coopérant avec la France.
    Par le scrutin d’autodétermination du 1er juillet 1962, le peuple algérien s’est prononcé pour l’indépendance de l’Algérie
    coopérant avec la France.
    en conséquence, les rapports entre la France et l’Algérie étant désormais fondés sur les conditions définies par les déclarations
    gouvernementales du 19 mars 1962, le président de la République française déclare que la France reconnaît solennellement
    l’indépendance de l’Algérie.  »
    que quelqu’un apporte un signe une preuve du FLN hors accords d’evian pour un quelconque initiative pour l’obtention de l’indépendance le 05/07/62 ??? il y en a pas !!!

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  • Nordine
    9 mars 2015 at 21 h 22 min - Reply

    je pense que d’avoir du zele c’est aussi de ce poser les bonnes questions pour au moins identifier les conséquences causé par des décisions d’hommes très peu valeureux qui ont emmené le pays là ou il est à présent ……
    une chimère de la france .
    Messali Hadj s’est inspiré de Abdelkrim El Khattabi qui je sais très peu connaissent mais documentez vous sur ce grand personnage
    tout les deux sentaient l’islam un peu trop fort ils devaient sortir …..
    pour installer les serpillières des fromages !!!!!
    posez vous les bonnes questions et non les bidouilles-bidouilles qui vous font tourner toujours dans le même cercle du debilo-nationalo-patrioto-fln

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    • Jewdy
      10 mars 2015 at 9 h 09 min - Reply

      @Nordine
      Je pense que notre compatriote @Dudessert a posé une bonne question, mais à laquelle, malheureusement, vous n’y répondez pas.Pourquoi Messali n’a pas rejoint la lutte armée après le 1er novembre 1954 comme l’ont fait Ferhat Abbes, les Oulemas…? Les conséquences de la décision prise en 1954 est la libération du pays du joug colonial.C’est un acquis inestimable pour le peuple Algérien même si la gestion du pays depuis l’indépendance n’est pas à la hauteur des espérances.Je ne connais pas bien Abdelkrim El Khattibi, mais si ce que vous dites est vrai , Messali a, de toute évidence, misé sur un mauvais cheval

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      • Mounir
        10 mars 2015 at 16 h 11 min - Reply

        Mon grand père Allah yrehmou m’avait dit une fois, qu’a la vieille de l’indépendance, il avait déjà regretté d’avoir participer à la guerre dans les rangs du FLN; qu’il avait pris conscience des tournures que prenait cette guerre fratricide entre algériens et des conséquences qui allaient en résulter. Les chmiyates, me disait il, se sont emparés du pouvoir et partagés les richesses de ce pays sans ce soucier de la population ni de l’avenir du pays. Il m’avait dit aussi que les exactions et les liquidations commises par le FLN à l’encontre de tous ceux qui étaient contre leur entreprise même si celle-ci n’était pas dans l’intérêt de la cause, m’avait interpellées sur les suites que nous sommes entrain de vivre aujourd’hui; que la vision unique avait déjà gagnée les esprits de ses soit disant Zou3ama avant même d’avoir vaincu l’ennemi et d’ajouter que certains algériens avaient été pousser à se dérober derrière la France pour échapper aux menaces de mort lancée par le FLN juste pour avoir donner un avis contraire au leur, c’était à leurs yeux des traitres qu’il fallait abattre. Eh oui, le beni oui ouisme était encourager bien avant l’ère Bouteflikien et est une qualité très prisée et qui faut bien préserver pour mériter les éloges et surtout éviter les foudres du despote.
        Je crois que tous ces fourbis résument bien la situation actuelle de notre pays. l’histoire nous rattrape!!!

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  • A.Hocine
    9 mars 2015 at 22 h 42 min - Reply

    @ Ouas Ziani,
    Je suis surpris par ta question au sujet du dénombrement des morts dus aux combats entre le Fln et le Mna.Franchement je ne possède pas de statistiques. A l`époque ou se déroulaient ces tueries je ne connaissais pas le terme statistique ni sa signification. Ce dont je suis sur c`est ce que j`ai écris et je le maintien. Je considéré comme une agressivité de ta part la 1ere partie de ta question je cite:A combien estime-t-on le nombre de victimes de Bellounis, à plus ou moins que celui du duo Amirouche / Mahyouz ?
    Que répondre a quelqu`un qui ose comparer des guerriers qui combattent pour un idéal avec quelqu`un qui refuse de combattre pour concrétiser le but pour lequel il a milite presque toute sa vie,non seulement,mais il a ose rejoindre son ennemi pour combattre ses compatriotes.
    Ma réponse est simplement je suis déçu.

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  • omar
    11 mars 2015 at 1 h 58 min - Reply

    Il est très important de distinguer les erreurs des actes volontaires.

    Il y a bien une nette différence entre celui qui était dans l’aln et celui qui était

    avec bellounis et autres kobus.

    Dans les camps de bellounis et kobus flottaient les 2 drapeaux algérien et

    francais….

    Lors de toutes les révolutions et des guerres il y a eu des erreurs.

    Mais comparer AMIROUCHE à bellounis c’est condamner la révolution algérienne!!!

    SANS CETTE REVOLUTION AVEC DES ACTES HEROIQUES ET SES ERREURS IL N’Y AURAIT PAS EU D’INDEPENDANCE

    PENDANT LA GUERRE DE 1939/45 COMMENT COMPARER DE GAULLE A PETAIN??ET UNE MAJORITE DE FRANCAIS INERTES??

    PETAIN EST UN TRAITRE OFFICIEL…

    SANS NOS HEROS ET MOUDJAHIDINE ET LA PARTICIPATION POPULAIRE

    NOUS N’AURIONS PAS CONNU LA FIN DE CETTE TERRIBLE GUERRE.

    bellounis / kobus et cie en plus de leur traitrise ont commis des crimes

    ils ont aussi permis la prolongation de la guerre.

    DANS CHAQUE MOUVEMENT /MEME DANS LE CIVIL/ IL A LES TEMERAIRES

    LES PEUREUX ET TOUJOURS QQS TRAITRES.

    MAIS LES JUSTES CAUSES FINISSENT PAR TRIOMPHER/ AVEC L’AIDE

    D’ALLAH/ POUR NOUS MUSULMANS.

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  • Nordine
    11 mars 2015 at 14 h 16 min - Reply

    @jewdy
    la reponse concernant sa position de l’appel du 1er novembre est dans mon dernier tread en gros il s’est fait pipé par ceux qui etait à ses coté
    s’agissant de sheykh Al Khattabi qu’Allah lui fasse misericorde à eu la visite de Che Guevara de Ho Chi MIN
    quelqu’un pourait il demander à Mr Ait Ahmed si parmi les notres au Caire ne rendez pas visite à Sheykh Al Khettabi
    vaut mieux etre un mauvais cheval qu’un boiteux bourricot ….

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  • Ouas Ziani
    11 mars 2015 at 14 h 29 min - Reply

    @ A. Hocine et Si Meftah

    Bonjour à tous

    Je comprends ta surprise et je sais que tu n’es pas le seul à être surpris. C’est moins grave que de se sentir pétrifié. Je dois t’avouer que moi aussi je suis surpris par les jugements péremptoires, sans appel, comme si ces hommes étaient déférés devant la cour de Médéa ou une cour spéciale des années 90.

    1/ Depuis 1926, Messali, avec d’autres de ses compagnons, était l’homme qui incarnait le mouvement indépendantiste et, subitement, du 1er au 2 novembre 54, c’est-à-dire en 24 heures, il devint le harki. Il faut avoir un appareil digestif assez volumineux pour avaler et digérer une couleuvre de cette taille. On peut comprendre qu’un légendaire athlète comme Abébé Bikila soit devenu paraplégique, c’était à la suite d’un accident, mais pour Messali, que s’est-il passé ? Le culte de la personnalité ? Si c’était le cas, comment expliquer la subite métamorphose d’une légende vivante, l’espoir de tout un peuple en quête de liberté, en un modeste instrument, un méprisable auxiliaire d’une force qu’il n’ pas cessé de désigner comme ennemie contre vents et marées en dépit de tout ? Là, le bon sens commande d’être circonspect ; pour une personne douée de raison, c’est la moindre des choses surtout lorsqu’on sait, depuis Brennos, que les récits homologués par les vainqueurs sont toujours bidouillés sur le dos des vaincus. C’est là que commence la construction du mythe, de la légende, le terreau amendé en permanence par les rentiers du sang, renfloués depuis 1956 par les infiltrés et confortés massivement le 19 mars par des combattants contrefaits devant lesquels on fait semblant d’être scandalisés. C’est de la comédie !
    En fait, Messali n’est pas devenu un harki le 2 novembre 1954 mais bien avant cette date, pas même en 1952 lorsque Jacques Chevallier dirigeait le comité central du MTLD (lisez ce qu’écrit Sadek Hadjerès dans une de ses contributions sur l’Otan, elle est sur son blog) mais en 1947 (lisez l’excellente contribution d’Ali Guenoun (elle est publiée dans la revue Réflexions tire : Messali Hadj parcours et témoignages et profitez de l’occasion pour jeter un œil au verso de la couverture)

    2/ Des moudjahidine du FLN/ALN ont été tués par le MNA et des moudjahidine du MNA ont été tués par le FLN/ALN. Tout le problème est de savoir pourquoi, qui a commencé et, surtout, qui a tenté de conclure la paix, la coopération, entre les deux formations et qui l’a refusée ? Est-ce le FLN ou est-ce le MNA ? Tous, nous savons que c’est Boudiaf, à deux reprises, en janvier puis en février 1955 qui a ordonné à Mourad Tarbouche d’assassiner Messali. L’assassin réussira à tuer le garde du corps. Une autre interrogation tout aussi importante : quelle était l’étendue de la manœuvre dont disposait la police française dans l’orchestration de cette guerre fratricide en France ? R. Wybot nous donne un aperçu peu honorable sur l’équipe dirigeante de la fédération FLN de France. Ce n’est pas amusant du tout.
    Un exemple : Larbi Oulebsir, un dirigeant du MNA, se rend à Nador où, lui et Boudiaf, devaient conclure un accord pour mettre fin à l’effusion de sang. Il sera criblé de balles tirées dans son dos. Qui c’est le lâche ?

    3/ Bellounis a trouvé dans l’armée française, une alliée contre le FLN, il n y a pas de doute là-dessus, mais comment cet homme s’est-il retrouvé dans une si mauvaise passe ? Ne peut-on pas dire que l’opération “oiseau bleu“ y est pour quelques chose, d’autant plus qu’un moujahed l’a reconnu formellement de la W3 ? Et pourquoi cet homme a été tué par l’armée française ? Depuis quand une armée coloniale liquide ses serviteurs indigènes ? Je rappelle que l’ancien commissaire politique de la W3, sur les plateaux d’Ennahar tv a dit, le torse bien bombé, que c’est l’ALN qui a tué Bellounis. Le journaliste, un analphabète, n’a pas bronché. Mystérieux témoignage d’un officier de l’ALN ! Pourquoi ce canular ? Dans son livre, Ali-Yahya Abdennour, un homme qu’on ne peut soupçonner de messalisme, apporte, parmi d’autres, une information plus qu’importante. Qu’écrit-il ? Que Bellounis (et ses compagnons) avait manifesté le désir de rejoindre l’ALN. Et que s’est-il passé ? Krim Belkacem a fait le sourd muet. Et pourquoi donc ? La réponse est donnée par Maitre Ali Yahya lui-même. Lisez son livre au lieu de jouer à l’épouvanté.

    4/Au fait, trouvez-vous normal que Bellounis ait été tué par l’armée française alors que le capitaine Ahcène Mahiyouz est mort au Val-De-Grâce ! Alors, de grâce, ne soyez plus surpis.
    Ps : A ceux qui ne connaissent pas ma famille : il n y a pas de MNA, pas un seul dans les quatre branches de ma famille.

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  • SI MEFTAH
    11 mars 2015 at 18 h 26 min - Reply

    Messali n’a fait que prendre le relais de l’Émir Khaled, petit-fils de l’Émir Abdelkader. L’Émir Khaled a été le premier à avoir demandé « l’NDÉPENDANCE » de l’Algérie dès 1896! Et Messali a continué, en quelque sorte, à militer pour cette idée lancée initialement et d’abord par l’Émir Khaled.

    Pour connaître les conditions exactes de création de « l’association » et non d’un « parti » au sens politique du terme à savoir l’Étoile Nord Africaine, je vois renvoie à la déclaration faite par Monsieur Mohamed MECHATTI militant de la première heure et CONTEMPORAIN s’il en est de Si El Hadj MESSALI, Allah yerrahmou!

    L’Étoile Nord Africaine a été créée par Messali sur l’instigation du parti communiste français dont Si Messali était membre où il menait ses activités « politiques propres….. ». D’ailleurs, et pour rappel, c’est ce même parti communiste français qui lui « facilita » son intervention au fameux congrès de Bruxelles (Belgique) en 1926 si mes souvenirs sont exacts où EFFECTIVEMENT Si Messali souleva l’idée de l’indépendance de l’Algérie.

    Mais IL NE FÛT PAS LE PREMIER !!! C’est l’ÉMIR Khaled qui l’a été.

    Pour mieux comprendre par la suite, A MON HUMBLE AVIS…, le parcours de Si Messali, il y a lieu de se rappeler quels ont été les menthors de ce militant? Essentiellement des gens de gauche et donc du parti communiste français. Je tiens à vous rappeler que dès le 1er. Novembre 1954, la parti communiste français a été un adversaire acharné du FLN et du déclenchement de la Révolution Algérienne, n’est-ce pas? Tout comme Messali….. tiens, tiens, tiens; comme c’est drôle tout de même! Et Krim Belkacem demanda alors à tout militant communiste qui voulait rejoindre les rangs du FLN de le faire à titre – INDIVIDUEL !!! Pas en tant que membre du parti communiste algérien qui n’était en fait qu’une officine pour ne pas dire un simple appendice du parti communiste français.

    Qui a créé le parti communiste français et son appendice algérien? Qui a créé la SFIO et plus tard le parti socialiste français? Qui domine actuellement ce parti sur le plan idéologique? La réponse est pur cristal….. Et donc, la question fondamentale qu’il y a lieu de se poser est la suivante:

    Qui manipulait à cette époque-là Si El Hadj MESSALI jusqu’à le faire se dresser contre ses frères du FLN ? Il y avait DEUX grandes forces… dont l’une est celle qui a aidé BELLOUNIS et…… KOBUS !

    Je m’arrête là pour ne pas aller plus loin….. au risque de m’attirer les courroux des fidèles du grand Chaman…!!!!! Allah yerrahmou bi rahmati Allah ! Il a fait ce qu’il a pu ou ce qu’il a cru devoir être JUSTE de faire. Mais on oublie que Si Messali n’était qu’un être humain avec ses forces mais surtout ses faiblesses….. Combien même s’il a bien commencé, il a mal terminé et c’est parfaitement humain car c’est dans la nature humaine que de se tromper et cela arrive : AL KAMALOU LI ALLAH SABHANOU !!!

    Il faut savoir pardonner les faiblesses des humains si nous voulons rester de vrais HUMAINS !!!!!!

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  • Jewdy
    11 mars 2015 at 18 h 32 min - Reply

    @Nordine

    Messali était un véritable animal politique, rusé et expérimenté. Je ne crois pas que son entourage, comme vous le suggérez, a eu quelque chose à voir dans sa position par rapport au déclenchement de la révolution. Bien au contraire, le personnage était connu pour son intransigeance et la radicalité de ses positions. Sa mégalomanie légendaire conforte l’idée qu’il avait pris seul la décision de ne pas participer à la lutte armée. Ses collaborateurs qui lui vouaient une admiration sans limites ne pouvaient qu’entériner la décision du Zaim.

    Pardonnez-moi, mais je n’ai pas compris le reste de votre message. Que viens faire Ait Ahmed dans cette affaire ?

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  • Miloud
    11 mars 2015 at 22 h 25 min - Reply

    A tous :

    Primo, personne dans ce débat ne remet en cause le fait que Saïd Saâdi ait le droit d’écrire sur l’histoire. Bien au contraire, c’est éminemment positif.

    Secundo, comme lui et tout algérien, nous avons ce même droit.

    Entrons dans le vif du sujet :

    1) Messali a béni le 1er Novembre dans un communiqué daté du 8 novembre 1954. Normalement, il aurait dû s’y opposer puisque ceux qui ont pris l’initiative ne l’ont pas informé et n’ont pas sollicité son accord. Dans la foulée de ce geste, ses représentants à Alger (Moulay Merbah) ont eu pour instruction de prendre contact avec la W3 (Krim Belkacem) pour lui remettre une aide financière et des armes (voir livre de Si Basta Arezki « les Vérités qui n’ont pas été dites »). Quelqu’un a parlé d’une similitude des positions avec le PCA. Justement, la position de Messali a été à l’opposé du PCA, puisque celui-ci a condamné le 1er Novembre et Messali l’a au contraire béni.

    2) L’Emir Khaled n’a jamais revendiqué l’indépendance. Dans le cas contraire, donnez-nous la source.

    3) Il est vrai que l’Etoile Nord-Africaine a été créée comme association par le PCF. Mais, dès que le PCF s’est rendu compte qu’elle s’est transformée en vecteur du nationalisme algérien, surtout après la déclaration imprévisible de Messali au Congrès anti-impérialiste de Bruxelles où il a réclamé l’indépendance pour la ,première fois, il a pris ses distances avec l’ENA.

    4) Bellounis est un traître, un point à la ligne, pourquoi y revenir à chaque fois. Le MNA a eu son lot de traîtres comme le FLN : affaire Si Salah, Adjoul Adjoul des Aurès, le Commando Georges formés de rendus du FLN (ce commando a fait pire que Bellounis, mais personne n’en parle), etc…

    5) Amirouche est un héros national, malgré ses erreurs.

    6) La guerre FLN/MNA est une guerre fratricide : je ne le dis pas maintenant, je l’ai dit en pleine guerre en 1959 à mon responsable de secteur (Stains Saint-Denis), alors que cette guerre faisait rage. Ce responsable est toujours vivant et il était d’accord avec moi, à tel point qu’il était en contact avec les chefs messalistes pour éviter tout accrochage dans son secteur. Cela veut dire que quand on veut, on peut.

    7) Messali a voulu rester autonome dans le sens où il considérait que le FLN n’était pas un parti politique, mais une armée dirigée par les anciens de l’OS. Il n’était pas question pour lui d’être sous la botte des militaires quels qu’ils soient et quelles que soient leurs nobles motivations. Pour lui, le militaire doit être au service du politique et non l’inverse. Effectivement, c’est ce qu’on a constaté au sein du FLN où les politiques jouaient les seconds rôles comme Ferhat Abbas, Ben Khedda, Mehri et tous les autres.

    8) Il faut savoir que Ben Boulaïd était resté messaliste jusqu’à sa mort mystérieuse (ce n’est pas la France qui l’a tué). Lorsqu’il était en prison, il était défendu par un avocat de Messali, ce qui a fortement indisposé certains dirigeants du FLN, qui n’avaient pas encore digéré la crise berbériste de 1949 et qui voulaient en découdre avec Messali : voir les tracts d’Abbane Ramdane conciliateur avec les anciens intégrationnistes (Algérie française) et promettant l’enfer à Messali. Tous les dirigeants du FLN n’étaient pas sur la même longueur d’onde concernant Messali. Beaucoup souhaitaient l’avoir à leurs côtés.

    9) Enfin, pour conclure et c’est très important : sil y avait eu une coexistence pacifique entre le MNA et le FLN pendant la guerre de libération, nous aurions eu au moins deux partis à l’indépendance, c’est-à-dire le multipartisme dès le début. Du fait de l’existence de deux partis, les opportunistes qu’ils soient dans l’un ou l’autre parti, auraient vite démasqués. C’est le parti unique qui leur a permis de nager librement.

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    • SI MEFTAH
      12 mars 2015 at 20 h 14 min - Reply

      L’Émir Khaled, petit-fils de l’émir Abdelkader, à la fin de la guerre 14-18 ÉCRIT (le document existe) au président américain Wilson pour lui demander d’intercéder en faveur du peuple algérien auprès de la France: l’autodétermination au vu de la participation des soldats algériens à cette guerre. C’est avec l’émir Khaled qu’a commencé dans le début des années vingt (et non en 1896 – je m’excuse) la naissance du mouvement national moderne algérien. Il a commencé à faire des conférences et à écrire. Il a même créé un journal – « L’IQDAM » – il a même été élu conseiller municipal à Alger et a mené une activité politique débordante (auprès des lettrés surtout) à tel point que les autorités coloniales ont paniqué qu’elles ont fini par l’expulser.

      On entendait pas encore parler de Messali.

      Comment fût-il amené sur la scène politique algérienne et par QUI ?

      C’est Hadj Ali Abdelkader qui était alors – MEMBRE DU BUREAU POLITIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS – qui a été d’abord l’initiateur de la création de « l’association » : L’ÉTOILE NORD-AFRICAINE et ensuite c’est lui-même (Hadj Ali) qui a choisi les premiers éléments de cette association dont – MESSALI EL HADJ !!! entre autres auquel il lui a donné une permanence payée par le parti communiste français et il y avait avec lui Imache AMAR, Akli BANOUNE…. Dans les statuts de l’Étoile Nord Africaine il était spécifié de façon expresse que l’ENA était un – mouvement associatif – d’aide aux nord-africains….. c’est tout, au départ. Mais voyant que ce n’était pas suffisant, ces premiers éléments reprirent alors l’idée de l’émir Khaled pour politiser cette association. Mais cette association avait un défaut. Elle ne fonctionnait ou n’activait qu’en France seulement pas dans son humus naturel qui était l’Algérie.

      C’est alors que fut créé par MESSALI El Hadj le Parti du Peuple Algérien (PPA) le, 11 MARS 1937 soit dix après la création de l’Étoile Nord Africaine par Hadj Ali Abdelkader, afin d’avoir une présence « physique » beaucoup plus importante sur le sol natal et être plus prés du peuple algérien.

      Tous ces sources existent encore et sont parfaitement vérifiables auprès des quelques vieux militants encore en vie – qu’Allah leur prête encore longue vie ! – ou vous pouvez vous rendre à la bibliothèque nationale française à Paris mais attention à la manipulation……

      Un conseil cependant si vous voulez avoir les véritables informations: c’est de vous rapprocher de nos Anciens. Ce sont nos seules sources fiables et VÉRITABLES.

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  • Omar
    12 mars 2015 at 20 h 14 min - Reply

    Mr Ait Benali Boubekeur : je voulais attirer votre attention, après avoir lu le post de Si Miloud, que Messali Hadj a fait preuve d’un courage extraordinaire en refusant de rentrer dans le moule du FLN. Il a subi une pression terrible de la part de ses amis algériens et surtout étrangers pour qu’il rejoigne le FLN (lire à ce sujet la lettre que lui a envoyée Bourguiba en 1959 où il le suppliait de rejoindre le FLN). En fin de compte, l’Histoire retiendra que Messali Hadj est innocent des dérives du régime militariste FLN.

    Par conséquent, le titre de votre article est à côté de la plaque.

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