Édition du
11 December 2016

El « Khanez be Drahem »vieillis mais ne grandit pas.

231Benallal mohamed

Qui a des enfants ne mange pas les meilleurs morceaux

La fameuse blague  ou galéjade de l’ex feu  ministre Kaid Ahmed et SG du FLN, lors d’un  meeting  populaire durant les années de la  fin de la décennie  60, avait dit devant une assistance populaire  que : « l’Algérie était devant un grand gouffre, mais elle a fait un  bond en avant ? », les choses se passent aujourd’hui selon sa vaticination.

L’Algérie en tant que peuple, état, gouvernement, pouvoir, institutions, géographie, conscience… est un pays menacé, beaucoup de facteurs et vecteurs  endo et exogènes pèsent sur son sort

déjà déforcé .Le principal  paramètre est celui   de   « l’argent

sale »  issu  d’un système de non droit, illégitime, partial, immoral

et léonin. Cet « argent sale »   marmite fort  dans les milieux

politiques et  économiques, notamment son origine  est bien connu à savoir :  la drogue , le rapt, l’escroquerie, la contrebande , la corruption, la fraude fiscale, les détournements de deniers publics, l’ informel, le proxénétisme ,  la prostitution  ,et  tous les maux et bien d’autres .Nous les nommons ainsi  : la « corruption morale » c’est-à-dire la ou le droit et  la justice sont impuissants sinon désarmés,.

Les règles républicaines, les   valeurs universelles  et  la morale

publique   ne signifient pas grand choses, de même que la production

de biens et services n’est représentée  ni  par concept, ni par

modèle, ni par  système, ni  par culture, ni  par un esprit   de

création de valeurs ajoutées. Quand au lieu de compter  l’argent billet par billet et pièce par pièce, ces gens la Monsieur ! Pèsent les liasses de billets !

La  grande partie de la « corruption morale » dans le pays provient en parti  de l’introduction de « l’argent sale » en politique qui fait son cheval de bataille.

L’argent sale  est une expression de « chez nous », utilisée dans le langage courant algérien  pour signifier  l’impétration  de la masse d’argent obtenue  illégalement, illicitement et informellement.

Ne dit on pas à tout  ceux dont on suspecte  la provenance  de leur richesse  de : «  Khanez be drahem » ; une expression qui veut tout dire ,  c’est-à-dire que  cet argent est  gagné de manière malhonnête,

et  par conséquent, son origine    étant issu  du pillage ,de toute

nature de  trafic, de  drogue, de l’escroquerie, de la fraude fiscale, de l’extorsion, la corruption ,l’import -import, la surfacturation, des activités mafieusites…..

Cet argent  dont  l’origine  étant dissimulé mais l’usage est courant, on le qualifie  plus prosaïquement de  « blanchiment d’argent ». Le blanchiment d’argent  est une infraction vis-à-vis de la loi .Cette infraction dans les pays dit respectueux, la nomment  de « criminalité financière ».  C’est une phase  cruciale car sans ce blanchiment d’argent à grande échelle, les « criminels financiers » ne pourront certainement pas de façon pesante constituée ces rentes irrégulières sans être détecté par l’autorité si autorité existe ?

L’expression blanchiment d’argent prend sa source  du contexte

maffieusite   américain. Le blanchiment  se faisait par l’achat des

blanchisseries dans lequel était écoulé le produit illicite, Al Capone de Chicago(1928) et Lucky Luciano(1932) étaient les concepteurs  de ce fameux blanchiment. La phase du blanchiment se faisait de la sorte , le placement  c’est-à-dire le « prélavage » ensuite vient le « blanchisseur » qui permet d’introduire ses gains illicites dans le système  financier légale par un fractionnements de façon que ca ne se remarque  pas, dans notre pays  le contrôle n’existe même pas  et les transactions se font totalement en liquide  « be chkara »  , ailleurs , ils sont déposés dans un compte bancaire, l’ empilement dans le compte bancaire s’appelle le « lavage » qui permet d’entreprendre une série de transactions financières afin d’éloigner les fonds de leurs sources ( création d’entreprises fictives investissement dans le mobilier ou autres activité spéculatives ….) pour mieux les introduire dans le système légal  . L’exemple le plus pertinent du blanchiment d’argent via  l’immobilier de luxe à Londres :

« A Westminster, 9,2 % des propriétés sont possédées à travers des sociétés offshore. La proportion est de 7,3 % à Kensington et Chelsea, et de 4,5 % à la City. L’immobilier de luxe à Londres « devient un refuge pour l’argent volé du monde entier », selon un rapport publié, mercredi 4 mars, par Transparency International. Si le phénomène est connu, l’association de lutte contre la corruption lève pour la première fois un coin du voile sur son ampleur. Elle révèle que 40 725 propriétés à Londres sont possédées par des sociétés enregistrées dans les paradis fiscaux, cachant l’identité réelle de leur détenteur. Cela représente plus de six kilomètres carrés de la capitale britannique, selon une analyse exclusive du Land Registry (la base de données enregistrant les propriétés).Dans les quartiers les plus chers, cette pratique est désormais monnaie courante. A Westminster, 9,2 % des propriétés sont possédées à travers des sociétés offshores. La proportion est de 7,3 % à Kensington et Chelsea, et de 4,5 % à la City. Ces sociétés sont presque toutes enregistrées dans les paradis fiscaux de l’aire d’influence britannique : îles Vierges britanniques

(34 %), Jersey (14 %), île de Man (8,5 %), Guernesey (8 %), Panama

(3,5 %)…

Par conséquent toutes les  activités informelles, illicites et

illégales  génératrices de revenus, rentes, gains et bénéfices   sont

considérées comme étant de « l’argent sale ». L’opération inverse du blanchiment existe aussi  avec de l’argent propre certains le salissent  on dit alors : le « noircissement de l’argent ».

Cet argent sale a bousculé le sacro-saint moral et cassé les valeurs universelles, tout en détruisant les normes de mesures de qualité et autres comme le temps , la force,,l’espace et la masse…. Cet argent sale, est  entré en force en qualité de  maitre

incontestable   à l’intérieur même  de la sphère  politique,

économique, sociale ,culturelle et même sportive.

Par exemple  sur un simple constat, un candidat

aux élections locales, régionales, nationales ou sénatoriales suite au  déterminisme façonné par la sournoiserie électorale, ne nécessite pas une mince  probabilité  pour avoir le poste puisque les dés sont pipés par de l’argent sale. Ce poste d’élu  est devenu un passe droit à l’intérieur même  des institutions étatiques pour  toute activité génératrice de rente « machkouka » douteuse.

La structuration d’ une nouvelle ploutocratie pseudo-maffieusite, dont les fonctionnaires sont complices par le silence de leurs privilèges cyniques, le pouvoir extrême attaque par la « Hogra »  le citoyen sous tous les angles fondamentaux dont l’angle de la manipulation de l’information qui sait bien faire le jeu de la démocratie en flirtant avec la dictature. Les professionnels de la boulitique  mariés  de  fausses pensées et souvent  d’alliances avec l’ordonnateur de la machine financière, aux professionnels de l’information, du spectacle aux  « chebs », lynchent  l’esprit modeste de la démocratie dans un océan de mensonges pour abreuver « El-Ghachi » et assoiffent le citoyen par une goutte de vérité.

 

Nos médias ne  font parler que  des crises, de détournements, d’évasion fiscale, de la surfacturation, du trafic de drogue, de  la corruption, du terrorisme, du noircissement et blanchiment d’argent et de l impunité, la saleté physique, environnementale, administrative, morale et spirituelle n’a pas encore sa place dans le lexique de l’état ou le droit est devenu une « marque  non déposée ».

L’information étant ainsi faite, selon une hiérarchisation donnée ou dictée mais sans suite ; des problèmes pas toujours pertinents avec toujours la même rengaine  sans aucune suite  devant un pouvoir local sourd, régional indifférent  et national autiste .Pourtant, on ne voit jamais percer une réflexion globale sur le fait que tous ces sujets malfamés sont si liés entre eux qu’ils ne conduisent en réalité qu’à un seul et même sujet  qui est :

* la clochardisation totale  de la société, *la « bazardisation » générale  de l’économie et

* la « bidonvilisation » entière  du patrimoine:

entrainant le  pays  à la  déliquescence et la dévastation générale .

L’Algérie  est devenue ces temps ci   la

principale voie de transit et de commerce  d’une très grande quantité de la drogue produite au Maroc via les « jouz abrel », de l’autre coté, une  grande passoire  pour évasion  de nos ressources en devises vers l’extérieur. Selon les chiffres  officieux publiés dans les quotidiens nationaux, la police  a saisit pour  année2014  soit plus de 195 tonnes de drogues que je sache ! Sans jamais savoir combien elle a démantelé de  bandes de trafiquants de stupéfiants au cours des onze derniers mois et pourquoi ce laxisme au niveau du contrôle des points sensibles.

La lutte contre la corruption devrait en principe être  une de ses priorités pour relancer l’économie  et le social  qui sont en  crises, alors que plusieurs scandales touchant  ceux des

hautes fonctions de l’état et « shab  el khanzine be drahem »   qui

ont récemment secoué  fortement ce  pauvre riche pays.

Quand on sait le nombre des « khanzines be drahem »  influents dans la vie sociale, politique, médiatique  et économique  qui se trouvent mêlés de près et de loin dans des affaires d’argent sale et le montant colossal des sommes détournées de leur destination ,on imagine aisément que cette situation ne peut que provoquait la déchéance du système  , du régime et du pouvoir . On ne peut que constater que les dettes via les crédits sans aucune issue de performance ni de resultat (ANSEJ-AGRICULTURE-INDUSTRIE-PECHE….) sont en réalité le résultat d’un vol massif, organisé par une petite minorité d’individus que l’état ferme les yeux pour que le pouvoir se

pérennise via   l’achat de la paix sociale et préparer l’amnistie pour

un blanchiment  général.

Qui sont ces « individus »  qui n’aiment pas que leurs noms soient cités dans les medias? Des hommes politiques, des élus, des fausses stars, des chefs d’entreprises d’import, des administrateurs, des gens du système, … Avec l’ internet, les informations sont  essaimées massivement en  temps réel, tandis que le nombre « d’affaires » portant sur les choses funestes ( la fraude et la corruption….) ne font qu’accroitre le préjudice  subi par le peuple et infligé par  des « Khanzine be drahem » degré par degré, ils sont accusés de tous les maux à l’ intérieur du « marché social ». On parle déjà  en un petit laps de temps, de ces nouveaux  milliers de milliardaires à l’échelle du pays ; les statistiques ne sont pas encore disponibles pour inventorier  ces millionnaires  que la rente alimente  face à l’impunité de la règle de l’art républicain. Par conséquent : 99% de la richesse du pays va être détenus  par ces nouveaux riches et 99%  de la population se consolideront dans  la classe des misérables.

Dans le même ordre d’idées, la crise multidimensionnelle, le chômage augmente, la richesse périclite, nous consommons déjà notre capital existant, la génération qui vient n’aurait plus de moyens. Le« Clearstream  algérienne» une machine compensatoire de non droit, ne sert qu’à blanchir l’argent sale : il sert aussi à noircir l’argent propre (contexte social-économique et politique  favorable).

Aujourd’hui, le prix  pétrole baisse, la rente diminue, l’austérité est destinée pour la plèbe seulement « chèh fi koum ».

La corruption  institutionnalisée est le fléau qui fait  le plus de mal et de peur. On nous avance  quelques personnalités qui sont jetés en pâture dans les médias, qui ne sont pourtant que des poissons  sans intérêt pour la pèche, la  partie cachée de l’iceberg  étant invisible pour les érudits.  Nous nous focalisons toujours sur les corrompus, sans guère nous soucier  des corrupteurs (car il faut bien qu’il y en ait deux parties) : qui sont-ils (les (« khanzines be drahem »),  les carriéristes  sans principe  mais  que cherchent-ils au fait ? (la rente)

Mais une fois, un certain seuil de puissance économique atteint, la plupart des « khanzine be drahem » se rendent compte de l’inutilité, de la futilité de cette gigantesque  fortune amassée, leur unique charge  étant  le gaspillage par  des dépenses ostentatoires ou l’investissement ne représente aucune notion tant que le « Tbizniss »( spéculation via l’l’import) est roi par la force de la loi.

La nouvelle passion des « khanzines be drahem » se captivent  pour le pouvoir goupillé par la richesse. Ils épousent une nouvelle  idéologie rentière, et mettent leur fortune au service de cette idéologie il s’agit simplement d’un  nouveau rapport de forces que la rente communie le corrompu et le corrupteur par la nouvelle alliance qu’est la corruption.

Alors voilà, Aujourd’hui, petit à petit des alliances contre nature  se forment, et les masques tombent.

La dictature est dans l’antichambre du pouvoir présent, mais  le système rentier va  bientôt imploser. Les érudits ont  prévenu, le citoyen a pris contact du savoir, le peuple cherche le ciment pour mettre en action  le détonateur, la plèbe croit plus au ballon rond par « one- two- three  viva le ballon » il est trop gonflé, il va peter !

Il n’y a qu’une seule solution pour s’en sortir, si l on désire, par  une nouvelle vraie révolution  pacifique : c’est la refondation de  nos institutions.

 

Par de véritables institutions qui empêcheraient la corruption, le trabendo, le terrorisme, l’évasion fiscale  et tout ce qui a été dit avant ….. Il faut emprunter  ce chemin légaliste, formel, licite, moral, légitime  pour remettre à plat le fonctionnement de nos gouvernements. La loi, le droit, l’équité et  la justice  chasseront pour de bon l’ignorance, la pauvreté et l’injustice. Cela devient urgent. Si vraiment on aime ce pays de

1.500.000 chahids Allah Yarham houm ,Goulou Amine..

 

A force de persévérance et de courage, la petite fourmi finit par arriver au sommet de la montagne et la vérité est la !!!

 

 


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