Édition du
6 December 2016

Quand les agents de Fafa participent à la guerre des gangs de l’oligarchie d’Alger !

Livre Alger-ParisUn livre-révélation sortira demain en France

«Paris-Alger : une histoire passionnelle»

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El Watan le 12.04.15

C’est un livre aux multiples révélations que viennent de publier deux grands reporters français, Christophe Dubois de TF1 et Marie-Christine Tabet du Journal du Dimanche. Paris-Alger : une histoire passionnelle, édité par Stock, sortira demain en librairie en France. Le livre consacre un chapitre aux «affaires» et plus particulièrement aux biens «acquis» ou «mal acquis» par de hauts responsables algériens. On y trouve les noms de la fille de Sellal, de Bouchouareb, Saadani, Brahimi, Cherif Abbas….. Tropisme parisien.

Dans le chapitre «Alger-sur-Seine», le nom de l’actuel ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, apparaît en tête d’affiche de la nomenklatura algérienne parisianisée. «Le 26 juin 2006, Abdessalem Bouchouareb a rendez-vous boulevard Saint-Germain, à Paris, dans une étude notariale de renom. Il vient conclure l’achat d’un bien qui appartient à une famille aisée du nord de la France. L’appartement est situé au 21, quai Montebello, dans le 5e arrondissement, l’une des adresses les plus charmantes de Paris», révèlent les auteurs du livre.

Le ministre, à l’époque des faits, était député RND ; il s’est offert alors deux lots au premier étage, d’une surface de 156 m2, dans un quartier prisé de Paris, d’une valeur de 1 180 000 euros, dévoilent les auteurs. Comment a-t-il pu régler son achat ? Comment a-t-il pu transférer cette somme ? Selon l’acte de propriété et le montage financier, Bouchouareb a payé comptant 580 000 euros. Le solde, soit 600 000 euros, a fait l’objet d’un prêt relais auprès de l’agence lilloise du Crédit du Nord, précisent les auteurs du livre. Aujourd’hui, le bien immobilier du ministre est évalué à plus de trois millions d’euros.

Notre ministre sait visiblement investir, mais en terre parisienne. Quant à l’origine de cet argent, Bouchouareb tente une explication aussi vague que peu convaincante : «Je suis résident en France depuis 1978. Je suis arrivé en tant qu’étudiant, puis j’y ai créé une entreprise. J’ai une activité en Algérie. J’ai mentionné tout cela très scrupuleusement dans ma déclaration de patrimoine aussi bien en tant que député que ministre….» L’actuel ministre de l’Industrie, faut-il le rappeler, est mis en cause dans l’affaire Khalifa Bank. Celui que la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, désigne comme «l’un des porte-parole de l’oligarchie» préfère de loin Paris à Alger.

Il n’est pas le seul, ils sont même nombreux, ces dignitaires du régime algérien, à couler des jours tranquilles en admirant la Seine. Cherif Rahmani en fait partie. A travers une subtile opération et des précautions que seuls les dignitaires d’Afrique maîtrisent, l’ancien gouverneur d’Alger a pu acquérir un appartement au 22, rue Singer, dans le très chic 16e arrondissement, via une société civile immobilière (SCI) constituée le 7 juillet 1997 par Ryda B. (22 ans) et Benyoucef B. (61 ans), deux prête-noms en réalité dont se sert Rahmani, plusieurs fois ministre, pour acquérir son appartement. «Le premier est aide-comptable, employé par un ami de Cherif Rahmani, qui dispose de nombreuses sociétés en France ; le second est son chauffeur.

En 2003, la SCI change de propriétaire pour passer entre les mains de Zoubida Bentahar, épouse de Cherif Rahmani, en tant que gérante ; elle change de nom pour devenir FO-MM, des initiales qui désignent les quatre enfants de l’ex-ministre», dévoile le livre, qui s’appuie sur des documents, mais aussi sur un témoignage. Celui d’un ami à Rahmani, Zaïdi L., originaire de Sétif. «J’ai rencontré Rahmani il y a quarante ans, j’étais étudiant, lui travaillait pour la wilaya d’Alger. Il cherchait un pied-à-terre à Paris et m’a demandé de lui en trouver un. J’avais acheté cet appartement à crédit, je lui ai transféré les parts de la SCI. Ça ne lui a rien coûté. Il a repris le prêt, qui était remboursé par les loyers», raconte cet ami de l’ancien ministre, qui était gestionnaire du restaurant de la Mosquée de Paris.

L’appartement de la fille de Sellal  à 860 000 euros

L’inénarrable secrétaire général de l’ex-parti unique, qui dispose d’un passeport diplomatique et aurait «demandé un sésame pour pouvoir circuler tranquillement en France», est propriétaire d’un appartement dans les hauts lieux de la bourgeoisie parisienne, Neuilly-sur-Seine. «Saadani est bien propriétaire d’un appartement à Neuilly, qu’il utilise lors de ses déplacement en France, mais il est occupé par l’une de ses filles», raconte l’avocat du patron du FLN, maître Jean-Yves Dupeux, qui s’occupe bien des affaires du chef du FLN reconverti. Selon l’acte de vente, «Amar Saadani a entamé en son nom propre les premières démarches avec le vendeur avant de constituer une SCI plus discrète», révèle le livre.

Un autre nom apparaît pour la première fois dans «la fine équipe» des dirigeants algériens ayant succombé aux charmes de la ville des lumières. Il s’agit de celui du Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Si aucun bien n’est déclaré en son nom, en revanche «un membre proche de sa famille a investi dans la capitale. Le 27 avril 2007, sa fille Rym, 28 ans à l’époque, achète un appartement sur l’une des avenues les plus chères au monde, les Champs Elysées. Elle se déclare analyste demeurant à Londres. Ce jour-là, elle devient propriétaire de deux studios situés au niveau de la galerie des Arcades des Champs Elysées. Une adresse de prestige.

La vendeuse est une Afghane de 32 ans, consultante fiscale (….). La vente est conclue à 860 000 euros», révèle Christophe Dubois dans son livre. «Le document notarié ne fait apparaître aucun prêt bancaire, mais précise que 50 000 euros ont été versés dès avant ce jour et hors la comptabilité de l’étude notariale», lit-on dans l’enquête menée par les auteurs du livre. Selon les services du courrier de la galerie des Champs-Elysées, Mlle Sellal n’a jamais mis les pieds dans cet appartement, qui serait loué.

La question que se pose l’auteur du livre est de savoir d’où viennent les fonds pour acquérir cet appartement. Une hypothèse : mariée à un homme d’affaires libanais, Ramzy El Asmar, qui travaillait pour une compagnie pétrolière à Londres, la fille du Premier ministre aurait réglé la facture par le biais de son riche mari… Dans ce livre sont mentionnés également les séjours réguliers de l’ancien ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, dans la région lyonnaise.

Cet ancien ministre qui traîne la «légitimité révolutionnaire» en bandoulière et se fait passer pour le chantre de l’Algérie indépendante, «se serait installé à Lyon», à en croire les révélations du livre. Ce qui est certain, c’est que la fille de l’ancien ministre réside dans cette ville depuis des années et travaille au consulat d’Algérie. Selon les statistiques des notaires de Paris, entre 2010 et 2014, «près d’un bien sur dix (appartement ou maison) acquis en Ile-de-France par un étranger l’est par un Algérien».

Le livre fait une autre révélation fracassante. Si ce chapitre du livre – «Alger-sur-Seine» – ne cite pas tous les hauts responsables civils et militaires algériens, actifs ou retraités, qui ont une résidence secondaire à Paris, il résume bien cette formule chère au sociologue Nacer Djabi : «Lorsque les responsables algériens prennent l’avion pour Paris, ils rentrent chez eux…»

Farid Bedjaoui, l’argent de l’or noir coule à Paris

Autre figure – vite grillée par les projecteurs dans le sillage du scandale Sonatrach – qui a recyclé l’argent des commissions en France, Farid Bedjaoui, recherché par Interpol. Il est également dans le collimateur de la justice française. «La saisie de son yacht, d’une valeur de 6,6 millions d’euros, et d’autres biens – deux immeubles avenue d’Iena dans le 16e arrondissement et une villa à Ramatuelle – constituent le volet financier d’une affaire tentaculaire qui ébranle le coffre-fort de l’Algérie».

Son complice présumé, Omar Habour, 76 ans, est lui aussi visé par la justice française. Des biens immobiliers lui appartenant, d’une valeur de 6 millions d’euros, ont été saisis. Selon des sources proches de l’enquête, le patrimoine des deux compères s’élèverait à 36 millions d’euros, selon le livre de Dubois et Tabet. Farid Bedjaoui fait également objet d’un mandat d’arrêt délivré par la justice française

Toufik, l’interlocuteur courtisé par les Français

«En décembre 2011, Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur, annonçait son arrivée à Alger. Dans les milieux diplomatiques, l’annonce suscite un certain embarras. Le protocole algérien déclare ne pas être au courant de ce déplacement. Sous couvert d’une visite de coopération, le ministre français veut, en fait, voir le général Mohamed Lamine Mediène, le patron des Services secrets.

Cependant, la manœuvre française passe mal au niveau algérien, qui trouve le procédé désobligeant. Claude Guéant demande à voir le président Bouteflika, qui refuse. ‘Vous avez choisi votre camp’, fait-on comprendre en substance au ministre français.» Bien évidemment, M. Guéant n’a pu rencontrer ni le Président ni le chef des Services.

Cet épisode rapporté dans le livre témoigne en tout cas de l’obsession qu’ont les dirigeants français à vouloir traiter avec le puissant patron du DRS, qui s’est taillé une réputation d’un homme aussi mystérieux que intrigant. «La fonction, le titre, le pouvoir et les relations de Mohamed Mediène en font un interlocuteur prisé.

Claude Guéant avait déjà rencontré le tout-puissant patron du DRS à l’Elysée, lorsqu’il était secrétaire général. Lors d’un de ses déplacements, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, insista lui aussi pour le voir», révèle Paris-Alger, histoire passionnelle,  qui dresse le portrait du général Toufik selon les témoignages des responsables français qui ont eu «le privilège» de le rencontrer. «Mediène est un taiseux, marqué par la lutte sanglante qu’il a menée contre les islamistes dans les années 1990. Un homme vif, subtil. Il fait partie de la génération des généraux qui ont le sentiment d’avoir sauvé la nation (…).

Il pourrait être votre oncle. Un petit monsieur avec des lunettes. Un papy très posé, fin analyste, mais aussi très respecté : quand il parle, les généraux derrière ne bougent pas, lorsqu’il rit, ils rient…. Les rencontres avec ses homologues étrangers se déroulent dans une vieille résidence coloniale française, sur les hauteurs d’Alger», peut-on lire dans ce livre.

Le Français qui a le plus côtoyé le général Toufik était Bernard Squarcini. «En juin 2007, Bernard Squarcini, passé de la direction centrale des Renseignements généraux à patron de la DST, continue à entretenir le lien entre la France et les Services algériens. Il côtoie Toufik.» Jean-Yves le Drian a été également l’un de ses visiteurs, lors de son déplacement à Alger en 2014. «Les collaborateurs du ministre de la Défense assurent que l’homme continue d’exercer une autorité morale, mais qu’il a tenu discours très langue de bois. Le ministre est ressorti déçu de cette réunion», révèle encore le livre.

Dans leur enquête, Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet racontent également que lors de son hospitalisation au Val-de-Grâce, le président Bouteflika avait reçu la visite discrète du président Hollande, de son ministre de la Défense J.-Y. le Drian et aussi de celle du patron de la DGSE, Bernard Bajolet. Ce dernier lui avait offert une boîte de chocolats. Un énorme bouquet de fleurs avait été envoyé en remerciements à la caserne Mortier, siège des Services secrets français. Qui a dit qu’entre le pouvoir algérien et le pouvoir français c’est la guerre ? Derrière le discours ultranationaliste et anti-français des responsables algériens se cache une forte amitié bien soignée. 

La villa Sfindja vendue à Kouninef pour 4,87 millions d’euros

Le milliardaire proche du clan présidentiel, Réda Kouninef, s’est offert la villa Zebboudj appartenant à l’Etat français pour la faramineuse somme de 4,87 millions d’euros.

C’est un décret du ministère français du Budget qui autorise la cession à l’amiable de la villa Zebboudj sise 10, chemin Sfindja. Selon le ministère,cette cession a été approuvée par la Commission interministérielle pour l’immobilier de l’Etat français à l’étranger le 22 mars 2011.

La villa de 250 mètres carrés est construite sur un hectare. Sa vente à ce richissime homme d’affaires – et un des bailleurs de fonds de la campagne de Bouteflika – n’a pas été facile.

Le ministère des Affaires étrangères, qui devait donner son accord, a mis du temps, ce qui été perçu par les Français comme une manœuvre pour bloquer la transaction.

De nombreux responsables algériens auraient été intéressés par cette vente. L’ambassade de France à Alger avait fortement «sommé» le ministère algérien des Affaires étrangères d’accorder rapidement son «autorisation» avant que cette affaire ne fasse scandale.

Une année après, l’Etat français a vendu une autre de ses résidences à Alger, d’une superficie de plus de 1000 mètres carrés, pour plus de 10 millions d’euros à un groupe bancaire privé.

Bouteflika voisin d’anciens combattants de la guerre d’Algérie aux Invalides

L’épisode de l’hospitalisation de Bouteflika au Val-de-Grâce puis sa convalescence aux Invalides a été presque un secret d’Etat pour la France. Elle a mobilisé plusieurs millions d’euros, selon les révélations du livre Paris-Alger : une histoire passionnelle.

«Le transfert de Bouteflika aux Invalides a nécessité des aménagements importants dans cet établissement qui accueille notamment d’anciens appelés français qui ont combattu durant la guerre d’Algérie.

Plusieurs millions d’euros de travaux ont été réalisés pour accueillir le Président et surtout son service de sécurité. Il y a eu des aménagements pour la sécurité du Président, mais rien de dispendieux», selon un ancien ministre.

«Ces dépenses ont été prise en charge par la Présidence algérienne», assure le ministère français de la Défense. Un des administrateurs de l’institution des Invalides témoigne : «C’est un sujet tabou ! Ça choque forcément lorsqu’on sait qui est Bouteflika, ce que représente l’Algérie…

Sa place n’est pas à l’institution nationale des Invalides.» Ironie de l’histoire. Parmi lesW pensionnaires pris en charge à l’INI, il y avait des anciens combattants de la guerre d’Algérie !

Hacen Ouali

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14 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction LQA
    12 avril 2015 at 15 h 48 min - Reply

    Pour mieux connaitre les tenants et aboutissants de ce livre et de ses auteurs.

    12 Avril 2015 Publié par Saoudi Abdelaziz
    Quelques appartements, plus le général Tewfik
    Un livre « Paris-Alger : histoire passionnelle » * est publié en France par une maison d’édition parisienne. Samedi, la veille de sa parution, El Watan.fr met en ligne quelques extraits, précédé d’une demi-heure par le site TSA-Algérie. Il semble que quelques membres de la nomenclatura sont épinglés pour des acquisitions d’appartements parisiens. Mais, si l’on en juge par les bonnes feuilles proposées par les deux sites, la vedette de « l’histoire passionnelle » semble être le chef du DRS, « partie immergée, invisible du système », « courtisé par les Français »

    BONNES FEUILLES

    « Toufik, l’interlocuteur courtisé par les Français (El Watan)

    La fonction, le titre, le pouvoir et les relations de Mohamed Mediène en font un interlocuteur prisé. Claude Guéant avait déjà rencontré le tout-puissant patron du DRS à l’Elysée, lorsqu’il était secrétaire général. Lors d’un de ses déplacements, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, insista lui aussi pour le voir», révèle Paris-Alger,histoire passionnelle, qui dresse le portrait du général Toufik selon les témoignages des responsables français qui ont eu «le privilège» de le rencontrer. «Mediène est un taiseux, marqué par la lutte sanglante qu’il a menée contre les islamistes dans les années 1990. Un homme vif, subtil. Il fait partie de la génération des généraux qui ont le sentiment d’avoir sauvé la nation (…). Il pourrait être votre oncle. Un petit monsieur avec des lunettes. Un papy très posé, fin analyste, mais aussi très respecté : quand il parle, les généraux derrière ne bougent pas, lorsqu’il rit, ils rient…. Les rencontres avec ses homologues étrangers se déroulent dans une vieille résidence coloniale française, sur les hauteurs d’Alger», peut-on lire dans ce livre.

    Le Français qui a le plus côtoyé le général Toufik était Bernard Squarcini. «En juin 2007, Bernard Squarcini, passé de la direction centrale des Renseignements généraux à patron de la DST, continue à entretenir le lien entre la France et les Services algériens. Il côtoie Toufik.» Jean-Yves le Drian a été également l’un de ses visiteurs, lors de son déplacement à Alger en 2014. «Les collaborateurs du ministre de la Défense assurent que l’homme continue d’exercer une autorité morale, mais qu’il a tenu discours très langue de bois. Le ministre est ressorti déçu de cette réunion», révèle encore le livre ».

    « Tewki et les Français (TSA-Algérie)

    Dans ce Système, le président Abdelaziz Bouteflika représente la partie émergée de l’iceberg. Le général Mohamed Lamine Mediène, 78 ans, alias Toufik, patron des services secrets, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), incarne, lui, la partie immergée, invisible. Au sens propre. Il n’existe qu’une photo du général, prise il y a de nombreuses années.

    L’ancienne Sécurité militaire (SM), qui dépend du ministère de la Défense, a tous les moyens de peser sur les décisions: elle bénéficie d’un maillage unique dans le pays. Pas une entreprise, pas un journal, pas un syndicat… n’échappe à son contrôle. Cette police politique est la spécialiste des coups tordus. Jusqu’à peu, le DRS – qui dépend du ministère de la Défense – pouvait mener des enquêtes judiciaires, notamment sur des faits de corruption. Un instrument puissant pour faire et défaire les ministres et hommes de pouvoir en fonction des intérêts et de l’humeur du jour. Un ancien membre du DRS a ainsi raconté sur procès-verbal en France avoir eu pour mission d’espionner des militaires de haut rang: « Je devais tout photographier. L’idée générale était de photographier les biens des généraux. À cette époque, en 2008-2009, c’est le DRS qui s’est chargé à la place de la police judiciaire de la corruption (…).

    En décembre 2011, Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur, annonce son arrivée à Alger. L’ancien secrétaire général de l’Élysée doit rencontrer le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia. Dans les milieux diplomatiques, l’annonce suscite un certain embarras. Le protocole algérien déclare dans un premier temps ne pas être au courant de ce déplacement. Sous couvert d’une visite consacrée à la coopération administrative avec le ministre de l’Intérieur algérien, le premier flic de France veut – en fait – voir le général Mohamed Lamine Mediène. La théorie du pouvoir visible (le ministre) et invisible (le patron des services secrets). Cependant, la manœuvre française passe mal au niveau algérien, qui trouve le procédé désobligeant. Claude Guéant demande à voir le président, Abdelaziz Bouteflika, qui refuse. « Vous avez choisi votre camp », fait-on comprendre en substance au ministre français (…).

    Claude Guéant avait déjà rencontré le tout-puissant patron du DRS à l’Élysée, lorsqu’il était secrétaire général. Lors de l’un de ses déplacements, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, insistera lui aussi pour le voir ».

    POST-SCRIPTUM

    *En France, Christophe Dubois auteur de cet ouvrage co-signé par Marie-Christine Tabet est un journaliste qui a ses entrées. Le journaliste indépendant Hicham Hamza, pointait « les anomalies » dans l’affaire Mohamed Merah, publiant en juillet 2012 « la liste troublante des contradictions, mensonges et autres incohérences de la version officielle ». Il s’interrogeait notamment:

    « Quelle est la source de Christophe Dubois, journaliste à l’origine du « scoop » de TF1 ? Salarié de la boîte de production « Eléphant et Cie », Dubois a personnellement échappé au scandale qui a visé la première chaine de France, accusée de sensationnalisme pour avoir diffusé le prétendu enregistrement audio des échanges entre Merah et les policiers. Pourtant, son profil est intéressant : spécialiste des services secrets sur lesquels il a publié plusieurs articles dans le Parisien, l’homme a co-rédigé« Les islamistes sont déjà là », recueil alarmiste composé de faits, rumeurs, contre-vérités et autres spéculations fantaisistes quant à la menace que ferait peser en France l’islam radical. Sorti en 2004 et surfant sur la psychose post-11-Septembre, l’ouvrage a connu un certain succès en dépit d’une promotion calamiteuse comme en témoigne le passage des auteurs chez Thierry Ardisson. L’animateur goguenard s’interrogeait alors sur la facilité de Christophe Dubois et de son co-auteur Christophe Deloire pour obtenir des informations auprès des services secrets ».

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  • Fatiha Rouldi
    12 avril 2015 at 16 h 01 min - Reply

    Vous avez bien fait de titrer que la parution de ce livre entre dans le cadre de la guerre des clans. L’utilisation des agents-journalistes locaux pour ce type de « révélations » a fait son temps. les citoyens l’ont compris depuis 1997 avec les affaires Betchine- Zeroual et l’ex-clown-ministre de la justice de l’époque (Adami). Pour faire vrai et crédible et le complexe du colonisé aidant, on utilise des journalistes français.
    Et je crois que le post-scriptum de Saoudi nous éclaire mieux sur la qualité de ces journalistes.
    Avons-nous besoin de ce livre pour savoir que Bouchouareb, Sellal, Rahmani, Saïdani et autres ont des biens mal acquis en France? Et à quand des « révélations » sur les galonnés ventrus ? C’est haramat apparemment !
    Nous ne sommes pas des cloches pour avaler ces couleuvres et entrer dans ce jeu malsain de la guerre des clans.

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  • Larbi Anti-DRS
    12 avril 2015 at 17 h 02 min - Reply

    Je m’attendai a des revelations sur des groupes et reseaux de terrorismes en France. Sur les attentas du metro, sur le proces de Chalabi. Enfin! sur les groupes terroristes ,leurs compositions, les armes, les finances, leurs plans, leurs donneurs d’ordres, les trouvailles des James Bond 001 Francais, etc.

    Mais, c’est bien de donner des noms sur des Algeriens qui gouvernent un protectorat « outre-mer », cette contee’ rebel et qui le restera malgres ses Harkis d’Algerie en France, ou des Harki Francais en Algerie!

    PS: Toufik peut etre ton Papy ou ton oncle a toi, et il y a pas de quoi etre fier. L’histoire ne paedonera pas. La tres plus grande majorite’ des Algerien n’ont pas de Papy ou d’oncle criminels et genocidaire.

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  • A.Hocine
    12 avril 2015 at 22 h 44 min - Reply

    J`ai lu l`extrait ou les extraits sur TSA et sur El Watan.TSA promet a ses lecteurs de publier d`autres extraits de ce livre écrit par deux journalistes Français et qui paraîtra d`après TSA le 15 du mois courant.
    Je me pose la question suivante: Pourquoi utiliser deux quotidiens Algériens l`un numérique et l`autre paraissant sur papier et a grand tirage pour informer les algériens sur les frasques de leurs Ministres et autres dirigeants en postes et ou en retrait.
    Y a t-il une relation avec la proximité du passage devant les juges des affaires telles que l`Autoroute Est-Ouest,El Khalifa et autres dossiers sonatrach qui inquiètent de réels protagonistes jusque la inconnus?
    Il faut esperer que les prochaines livraisons des journaux TSA et El Watan apportent des eclairages sur l`objectif vise par cette subite envie d`informer.

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  • rachid dahmani
    13 avril 2015 at 7 h 45 min - Reply

    Bonjour,

    Belles révélations. Elles ne sont pas divines fort heureusement. Nous attendons alors les révélations répliques…les révélations des révélés sur ceux qui ont révélés. Ainsi on pourra se susurrer aux oreilles entre nous que l’Algérie n’est dirigé en fait que des bandes de crapules traîtres et malhonnêtes.

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  • Nordine
    13 avril 2015 at 16 h 48 min - Reply

    enfin sa bouge ils vont se dégueulé entre eux
    regardé comment ils sont considérés comme des poubelles pour ne pas dire autre chose
    quel rêve !!!!!!!

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  • IDIR
    13 avril 2015 at 18 h 45 min - Reply

    Voici deux journalistes de métier et Hurluberlu :

    CHRISTOPHE DELOIRE ET CHRISTOPHE DUBOIS

    Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xf98jb_christophe-deloire-et-christophe-du_news

    On pourrait assurément allonger la liste des voyous de la France-frique.

    Connaissez-vous DSK ?

    Ex-futur président de la « république bananière socialiste », ex grand gestionnaire de la planète, il est poursuivi par le Luxembourg laisse une ardoise de 100 millions d’Euros à 150 créanciers. La société d’investissement luxembourgeoise LSK, présidée jusqu’en octobre par Dominique Strauss-Kahn, a laissé un passif de près de 100 millions d’euros et un total de 150 créanciers, dont le fisc luxembourgeois, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier selon 20 minutes.

    L’associé de DSK assassiné pour avoir ignoré les sanctions contre la Russie ?

    Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=gcytPDPr4oc#t=36

    Mediapart : Dans Razzia sur la Riviera, un livre d’enquête à paraître (8 avril) dont Mediapart publie les bonnes feuilles, le procureur national antimafia d’Italie, Franco Roberti, sonne la charge. « La France a une attitude que je qualifierai de négationniste (…). Vous refusez de voir la réalité en face. Nous ne parvenons pas à obtenir une collaboration suffisamment active des policiers et des magistrats », affirme-t-il.

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  • Nono
    13 avril 2015 at 21 h 27 min - Reply

    le linge sale est toujours un moyen de pression pour en tirer des contrats juteux … plus ça balance plus ça rapporte …. malgré les protestations de la population, le gaz de schiste sera exploité et l’accord est déjà donné !

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  • Abdelkader Dehbi
    13 avril 2015 at 23 h 20 min - Reply

    Mon Commentaire sur El Watan et sur ma page Facebook…

    http://www.elwatan.com/actualite/paris-alger-une-histoire-passionnelle-et-constitution-le-no-comment-de-hamid-grine-12-04-2015-292289_109.php

    A.Dehbi le 13.04.15 | 07h32
    L’honneur blessé de tout un Peuple !
    Avec ces nouvelles révélations assumées, ce n’est pas l’honneur des barons du pouvoir en place qui est en jeu. Parce que ces gens-là ont perdu depuis longtemps déjà, tout sens de l’honneur….
    En revanche, ces criminels – civils et militaires confondus – se trompent lourdement, s’ils pensent qu’ils pourront indéfiniment et impunément, blesser l’honneur de tout un Peuple.
    Je voudrais bien jouer le rôle de Candide, en espérant que le gouvernement français saisisse l’occasion de la sortie de ce livre pour rebondir moralement, en menant une vaste opération « mains-propres » contre le blanchiment scandaleux – à travers ces acquisitions immobilières – de centaines de millions d’Euros volés au Peuple algérien. Sans épargner personne. A commencer par les généraux d’Alger et la fratrie des Bouteflika, ainsi que les membres de leur clan.
    A défaut de quoi, cette nouvelle péripétie médiatique sur la corruption du régime en place à Alger, illégitime, mais néanmoins « ami » et protégé de la France, ressemblerait plutôt à un « largage » de collabos, devenus inutiles et/ou gênants….

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  • Nordine
    14 avril 2015 at 15 h 41 min - Reply

    ne serait ce pas le début de l’étincelle ?????
    les rats d’égouts sont mieux qu’eux !!!!!!!
    des miserables, des sales menteurs hypocrites trompeurs dissimulateurs traitres.
    voilà à quoi ressemble ce pouvoir qui critique et salit la france et en dessous ils placent ils investissent l’argent volé du peuple chez eux alors qu’en meme temps ils nous bassinent à longueur d’années à la télé dans les journaux à la radio  » des crimes des massacres de la france pendant la guerre la colonisation
    FERMEZ VOTRE SALE GUEULE MESSIEURS DU POUVOIR ET DU SYSTEME
    PFOU, PFOU PFOU SUR VOS SALES FACES

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  • lyes laribi
    15 avril 2015 at 10 h 01 min - Reply

    Dommage que les gens ne lisent pas tout le livre, c’est un constat d’échec de l’indépendance de l’Algérie. J’irai plus loin, les auteurs ont essayé de montrer qu’une grande partie des enfants de pied noir ont réussi là où les enfants d’immigrés sont devenus des terroristes. Les premières 100 pages ne parlent que de ça. Certes dans ce constat d’échec, il y la fuite des capitaux vers la France mais par qui (derniers chapitres)? Par des flenistes qui ont combattu la France où de ceux qui ceux qui se réclame tel. Ali tounsi, le DGSN qui aime le whiskey, né à Metz, qui devient copain avec le n°1 de l’espionnage à l’ambassade(né lui en Algérie). Gueant qui saute Boutef pour voir Toufik. Robert Menard qui ne reconnait pas l’existence d’Algérie…Il faut lire le livre pour le comprendre. Un livre qui commence en introduction avec l’affaire Charlie??? Et l’origine des frères Kouachi??? Ah!!! les révélations de ces deux journalistes, je les ai senti comme une insulte, non seulement pour l’enfant né dans une famille qui a combattu le colonialisme plus d’un siècle mais aussi pour tous les martyrs(mort pour rien).
    Yaatikom saha ayouha al houkam aljazair, vous avez réussi à baisser le pantalon non seulement aux vivants mais aussi à nos martyrs. Allaikom ghadeb mina allah ila youm edine.

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  • Salim METREF
    15 avril 2015 at 11 h 40 min - Reply

    Bonjour,

    Les gouvernements français de gauche ou de droite n’ont qu’une seule obsession : résorber les déficits publics, contenir la dette, relancer la croissance pour créer de l’emploi.
    Seul le business compte sans aucun état d’âme. D’ailleurs les sacro-saints principes chers aux démocraties occidentales sont souvent sacrifiés sur l’autel de la relation économique..
    Il est aussi très difficile de juger de la probité et de la sincérité de journalistes ni de leurs réelles motivations. Et n’oublions pas qu’en la matière il y a de nombreux précédents s’agissant de l’investigation journalistique française en Algérie.
    Une chose est certaine, les publications récurrentes en France sur l’Algérie ont, semble-t-il, qu’un seul objectif:
    Nous redire encore en 2015 et que nous concernant la « vérité » politique, sociale, économique, historique, etc.. ne « jaillira » toujours que de l’hexagone qui « pense et travaille encore pour nous » et que nous devons nous contenter de suivre la cadence alors que la mesure est tenue outre-méditerranée.
    Et cela prouve aussi et encore une fois que la relation algéro-française est loin d’être équitable. Mais cela est déjà un autre débat …
    Un adepte d’une confrérie religieuse (soufie je crois) me relatait récemment qu’un de nos anciens Chouyoukhs avait prédit le destin de l’Algérie post-coloniale et avait même prédit le nombre exact de dirigeants qui se relayeraient.
    Il a également, toujours selon mon interlocuteur, prédit l’issue de ces turbulences. Ce sera la lumière et la sérénité mais après l’ultime phase, qui selon lui, sera celle du grand déballage.
    Espérons juste que cette ultime phase n’hypothéque ni notre avenir ni celui de notre pays et qu’elle se transforme en opportunité pour nous de rebondir et de retrouvé ce chemin égaré.

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  • mustapha
    17 avril 2015 at 9 h 02 min - Reply
  • IDIR
    18 avril 2015 at 18 h 36 min - Reply

    Christophe Deloire, caricaturiste, et nouveau DG de reporters sans frontières (RSF) avec son labadens Christophe Dubois dans les islamistes sont déjà là ! Édition – Albin Michel (25 août 2004) :

    « Des élèves qui contestent les sapins de Noël au nom d’Allah.
    Des dignitaires musulmans qui sortent leurs tapis de prière au ministère de l’Intérieur. Des États étrangers qui s’immiscent dans les affaires françaises. L’adjoint de Ben Laden qui menace la France sur la question du voile. Des diplomates saoudiens qui financent la propagande islamiste.

    Des extrémistes qui rêvent d’instaurer la charia en banlieue. Des espions algériens qui écrivent le discours du recteur de la Mosquée de Paris. Des hommes-grenouilles d’AI-Qaïda pistés par les services secrets…».
    C’est le visage des deux amoureux islamophobes ! Les croisés de la bacchanale sont déjà et toujours là.

    Nous ne devons pas perdre de vue – durant les trois mandats de A. Bouteflika – l’Algérie a été soumise aux mêmes « politiques néolibérales » mafieuses que la plupart des autres pays dans le monde (accord des activités et des systèmes), plaçant l’argent et le pouvoir dans les mains des institutions financières et de leurs fidèles gardiens politiques qui ont ajusté l’élaboration des lois aux exigences de leurs maîtres.

    Et, pendant ce temps, comme je l’ai rappelé dans un commentaire précédent, cette question demeure toujours d’actualité : Comment en finir (vraiment) avec le terrorisme d’États ? La manipulation, la propagande, la carotte ou le bâton, le paradis fiscal (boite noire de la corruption) et, les attaques false flags. Je suggère à la rédaction de cet espace de liberté d’ouvrir le débat concernant le terrorisme d’États.

    France : Un attentat aux libertés

    18 avril 2015 |Par Edwy Plenel

    Le projet de loi relatif au renseignement, dont le vote final est prévu le 5 mai, instaure une surveillance généralisée de la population, sans contrôles efficaces ni contre-pouvoirs forts. Comme l’ensemble des défenseurs des libertés, des associations et professions concernées, des autorités administratives impliquées, des acteurs de la révolution numérique, Mediapart dit non à cette loi scélérate. Et vous donne rendez-vous en ligne lundi 4 mai pour une journée de mobilisation.

    http://www.mediapart.fr/journal/france/180415/un-attentat-aux-libertes

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