Édition du
9 December 2016

مفهوم « العلم » و » الثقافة » وممارستهم في جامعة المسيلة وفي محيطها الاجتماعي

 

مفهوم « العلم »  و » الثقافة »  وممارستهم في جامعة المسيلة وفي محيطها الاجتuniversité de M'sila

 

  بقلم أحمد رواجعية بروفيسور في التاريخ وعلم الاجتماع السياسي-جامعة المسيلة

 

 بدلا من النقاش الفكري وتبادل المعارف والتجارب العلمية بين المشاركين’ أن « التظاهرة العلمية » المزعومة تتغير بسرعة إلى « زردة » و إلي تمثيل وكأننا  في مسرح  بينما الحوار يقتصر على  » مُونُولُوج »وعن خطب  وترحيب ب »الضيوف الكرام » كما إن افتتاح الملتقيات  يبدأ دائما بتلاوة ايات من القرءان العظيم ثم بالنشيد الوطني « قسما » ثم بتجليلَ « السلطات المحلية » ولم يبقي أي وقت للحوار داخل قاعة المحاضرات…   وقبل إحالة الكلمة لأحدي المحاضرين يبدأ منظمي الملتقى بتهنئة أنفسهم ! و المقدم يتحدث للجمهور المتواجد لا بلهجة الباحث الأكاديمي المنطقي والصارم’بل يخاطبهم بلغة مذيع الرَّاديُو أو التِّلِفِزيُون…مع استعمال عبارات مزخرفة  و »مغرورة » بشكل كبير. وخلال هذا النوع من المناسبات العلمية يجد الضيوف وكل المستمعين الجالسون في المدرج انفسهم  مضطرين  غالبا للصمت الشامل  ويظلون هكذا حتى ترفع الجلسة ويتفرق الجمهور…, و المفارقة هنا  تكمن  في أن الأساتذة المنظمين والمشرفين عن التظاهرة العلمية يجبرون طلابهم

للحضور في قا عة المحاضرات دون إعطائهم الفرصة لطرح الأسئلة التي تشغل اهتماماتهم…العلمية

 

العلم و الثقافة في متناول الجميع…..

 

ليس بالضرورة أن يكون الفرد مؤهلا علميا وثقافيا للقيام بنشاط « علمي » داخل الجامعة و باسمها. يجب أن يكون ماهرا  ويتقن كل القواعد التي تتحكم فيها « العلاقات العمومية » و استعمالها لأغراض معينة. هذه « المعرفة » وحدها’أي معرفة « أسرار » « العلاقات العمومية »  و استخدامها هي التي تتيح الفرص لبعض الأفراد لكي يظهروا في الواجهة ويفرضوا وجودهم الاجتماعي كشخصيات « مفيدة » ونافذة. أن حب المصلحة الفردية يتماشى مع حب النفس’ أي النرجسية و هذا ما لاحظناه أكثر من مرة وفي مناسبات عدة هنا و هناك.  و من هنا يستطيع القارئ أن يفهم بأن الحديث عن « العلم » و « الثقافة » ليس ’ في هذا الظرف’ إلا كلاما خاويا من المحتوى ويرمي في نهاية المشوار إلي طمس أو تزوير الواقع و في الحقيقة ما يحدث في السياسة و في مجال الإعلام الرسمي وغير الرسمي من تحالف  بين الرداءة و التحايل قد أنتقل و ترسخ بقوة في وسط الجامعة و الجامعيين .

لكي يفهم القارئ موقفنا من هذه الممارسات « العلمية » المزعومة التي تعطي أهمية بالغة للمظاهر علي حساب المضمون العلمي’ لدينا أمثلة كثيرة  تدل عن ما ذكرنا سلفا من بينها ما جرى   يوم 23 أفريل حيث  انعقدت بجامعة المسيلة بمبادرة من السيد محمد دحماني رئيس مكتب نقابة الأساتذة الجامعين  بالمسيلة’ ندوة علمية تحت العنوان التالي :

دور مراكز البحث والتفكير في إستشراف التحولات الأمنية الجديدة

أود أن أعلق عن مجري هذه الندوة با للغة الفرنسية  لسبب لغوي يعود إلي عدم قدرتي في استعمال بعض العبارات والمفاهيم العلمية و الأدبية الأكثر دقة وتميزا بلغتنا العربية  .

Que dire donc de cette conférence ? Sinon qu’elle n’est  pas un colloque, un séminaire universitaire ou une rencontre scientifique  nationale ou internationale, quoique le titre annonçant cet évènement puisse le suggérer. Cette rencontre organisée comme à la sauvette  met en scène, comme dans le théâtre antique,  quatre acteurs principaux dont un seul focalise l’attention d’un public réduit en une peau de chagrin : le respectable et professeur Mhand BERKOUK (امحند برقوق ), directeur de l’Ecole Nationale Supérieure des sciences politiques d’Alger, le docteur Hakim GHRIB (حكيم أغريب), dont le statut n’a pas été divulgué, le docteur ZOUBIRI, ( الدكتور زوبيري)doyen de la faculté des sciences politiques de l’Université de  Msila ainsi que Mohamed DAHMANI ,( محمد دحماني )président de la section syndicale UGTA censé représenté les enseignants du supérieur.

Un cinquième  personnage intervient in extremis en qualité de présentateur : c’est AMEUR Omar  ( عمور عمر), chef de département de psychologie de l’Université de Msila, et responsable  fraîchement démissionnaire des œuvres sociales. C’est à lui que revint la délicate tâche d’annoncer la couleur en présentant, dans un arabe littéraire tout  à la fois pompeux et fleuri, l’objet de la rencontre ainsi  que les noms et fonctions  de personnalités distinguées présentes dans l’amphi dont il salue la présence en exaltant leurs vertus : Messieurs le Wali de Msila assis au premier rang de la rangée, flanqué de Monsieur le secrétaire général de l’Université de Msila, M. Djamel KHALDOUN, et de Ouali DHIMI, vice-recteur chargé de la pédagogie et promis futur directeur  de L’ENS de Msila, Ecole  dont l’agrément vient d’être accordé par la tutelle grâce aux efforts déployés de tous les responsables de l’établissement qui n’avaient de cesse d’en faire la demande…D’autres personnalités et  des élus locaux dont le chef  de  l’APW dont je n’ai pas pu retenir les noms, faute de brochure, étaient présents dans la salle de Conférence.

Succédant à AMEUR Amar, Mohamed DAHMANI prend le micro et salue  vivement les convives en citant leurs noms après s’être présenté lui-même en qualité  d’ instigateur de l’évènement, le héros du jour, en quelque sorte. En se mettant au -devant de la scène, comme s’il voulait s’accaparer à lui seul le mérite de cette rencontre scientifique, M. DAHMANI éclipsa complètement ses collègues membres du Bureau local du syndicat qui n’eurent pas eu  le droit aux congratulations et aux « honneurs » dont bénéficièrent les hôtes étrangers à l’université. Choqués par son attitude jugée indigne d’un responsable syndical, les membres du bureau local du syndicat se retirèrent en guise de protestation et le laissèrent seul face à ses invités de  « marque » sur lesquels il ne put s’empêcher de déverser une avalanche de congratulations et de saluts à n’en plus finir.

En dépit de cet incident, qui provoqua le retrait de ses collègues offusqués,

  1. DAHMANI feignit comme s’il n’en fut rien et donna aussitôt la parole au professeur Mhand BERKOUK dont l’intervention fut incontestablement pertinente et tout fait à la hauteur des enjeux et des défis auxquels notre pays se trouve confronté du fait de la menace que fait peser sur lui la nébuleuse terroriste internationale se réclamant d’un islam dévoyé et perverti par une mauvaise compréhension de l’islam, mais aussi par la manipulation des centaines et des centaines de cervelles juvéniles par certaines puissances étrangères qui ont tout intérêt à en faire usage pour servir leurs desseins inavoués…et déstabiliser le pays pour mieux le maintenir, le cas échéant, en laisse…

Discret, effacé et humble, le Wali de Msila écoutait attentivement le discours du professeur sans broncher. De même ceux qui l’entouraient-« les officiels »- tel notre secrétaire général-M. KHALDOUN-, et son collègue -Ouali DHIMI-, semblaient, aux expressions de leurs visages et de leurs regards fixés sur l’orateur,donner leur entière adhésion aux analyses présentées par le conférencier…

Il n’est pas ici le lieu de reproduire tout le discours de ce dernier, mais je me contente d’en résumer l’essentiel : les centres de recherche et de prospectifs  jouent un rôle essentiel dans l’évaluation et la prévision des risques, et tous les pays qui tiennent à leurs propre sécurité et stabilité accordent une importance capitale à ce type de centres… Or, l’Algérie, rappelle –t-il, devrait renforcer les centres de recherche qu’elle abrite, et qui ne demandent pas de gros investissements en termes financiers, et mobiliser les compétences dont elles disposent  afin d’anticiper les risques en élaborant une stratégie de longue durée capable d’éloigner ou de rendre impossible le spectre de la décennie noire. L’Algérie, avec l’expérience acquise en matière de lutte anti-terroriste, qui lui a permis d’obtenir des résultats  positifs , substantiels, en ce domaine, pourrait être considérée, selon le professeur BERKOUK, comme « immunisé » désormais contre le virus intégriste…

Ce qu’il lui faut désormais, c’est de développer avec les pays voisins du Sahel et du Maghreb une coopération fondée sur l’échange de renseignements entre les divers services de sécurité afin de traquer et de dénicher de leurs derniers retranchements les noyaux résiduels du terrorisme, et du banditisme qui lui sert de soutien financier et de support logistique…Il faudrait, insiste le professeur, établir une synergie entre les différentes parties concernées par la menace que fait poindre  sur elles certains mouvements terroristes émergents, comme Daech, qui a d’ores et déjà transformé une partie de la Lybie,  Syrie et l’Irak en boue  et en sang…

Succédant au professeur BERKOUK, le dr Hakim GHRIB, rappelle avec un accent aussi sincère que pathétique le danger qui guette notre pays du fait du terrorisme qui semble renaître de ses cendres ; il nous invite non seulement à être  vigilants et toujours sur ses gardes, mais de joindre tous, tels que nous sommes,  nos efforts pour en finir une fois pour toute avec ces hydres renaissantes. Traduit en arabe, sa conclusion se résume dans ces phrases que j’ai fidèlement transcrites sur mon agenda :

 

 

 

نحن بحاجة جادة للقضاء عن هذه الظاهرة. ونحن نخشى زوال الأمة الإسلامية »

 

«  لسبب تصاعد العنف الإرهابي في الكثير من الأقطار العربية

 Sincère dans ses convictions, mais idéaliste quant à sa façon d’envisager la destruction ou la mise en quarantaine du terrorisme avec l’aide d’autres pays, notamment les  pays Occidentaux, le Dr GHRIB ne sait peut-être pas que ce sont ces derniers qui entretiennent souvent le terrorisme et l’alimentent de diverses manières, dès lors même qu’ils le combattent eux-mêmes lorsqu’il en vient à menacer leurs intérêts. La meilleure aide à mon avis que l’on puisse solliciter pour vaincre le terrorisme, c’est celle du peuple ; c’est d’instituer un pacte qui réduirait les distances qui séparent l’Etat algérien de son peuple, et d’amener celui-ci à se départir  de la méfiance ou de  la peur immotivée  que lui inspire l’Etat…Les services de sécurité de l’Etat ( renseignements généraux, DRS…) devraient  se comporter vis-à-vis du peuple non pas en force hostile, en une force d’ « espionnage » ou d’inquisition, mais en forces de sécurité chargées d’assurer la protection  physique des citoyens , sans distinction, et de leurs biens. En agissant de la sorte,  à visage découvert, et en annonçant en chaque circonstances l’objet de leurs missions protectrices, les forces de sécurité pourraient gagner la confiance et les cœurs des citoyens. C’est à ce prix, et seulement à ce prix que l’on pourrait obtenir la coopération du  peuple en vue de lutter contre le terrorisme aussi bien  interne que celui de l’export depuis l’étranger.

En misant sur son propre peuple, on pourrait se passer de l’aide extérieur. Certes , les échanges de renseignements avec le monde extérieur sont essentiels, de même que l’établissement d’une coopération avec lui, mais cela ne remplace pas l’aide précieuse de l’intérieur… C’est en cela que le  Dr GHRIB se révèle à l’examen idéaliste…

Conclusion 

Dernier à intervenir, le jeune Doyen de la faculté des sciences politiques, le docteur Abdallah ZOUBIRI, s’est contenté  quant à lui de rappeler le danger incarné tant par le terrorisme que par les interférences étrangères…

Rappelons tout de suite que le Wali et sa suite ne sont restés dans la salle de Conférence que le temps d’écouter l’intervention du professeur BERKOUK. Une fois celui-ci eut terminé son intervention, on passa très vite aux congratulations et aux salamalecs, aux accolades et à la distribution des

cadeaux honorifiques au nombre limité aux seules figures « distinguées » : les intervenants et aux hôtes dont le wali et sa suite…Tout ce monde s’éclipsa et ne resta dans la salle de Conférences qu’une dizaine de personne à peine. Mes étudiants, au nombre d’une trentaine environ, que j’ai trainés dans mon sillage pour y assister quittèrent en catimini, l’un après l’autre, la salle de Conférences où le débat fut « interdit ». Autrement dit, quelques rares personnes, dont moi, auraient  bien voulu poser une  ou deux questions, mais l’organisateur de la rencontre, à savoir M. Mohamed DAHMANI, n’a programmé ni le débat ni les questions au motif argué que le Professeur BERKOUK  est pressé par le temps, « car il est attendu par la Radio Nationale » à laquelle il devrait accorder un entretien, conclut-il.

Sur ce, j’ai interpellé prestement M. DAHMANI en faisant éclaté ma colère : « Comment se fait-il  que l’on clôture la conférence de cette manière abrupt alors que nous sommes venus, mes étudiants et moi, pour écouter et poser des questions ? Est-il normal  de faire venir des gens, de les maintenir en haleine, sans leur donner la possibilité de s’exprimer ? » avais-je hurlé très fort à la face de M. DAHMANI, qui protesta en lâchant : « respectez moi !  » Il était environ 11h30 lorsque la salle de Conférence se vida …

Annexes : tirés du FaceBook de HADJAB et DAHMANI le 24 avril 2015

Les textes et les photos qui suivent sont tirés du facebook du journaliste Ahmed HADJAB, troisième en partant de gauche à droite. HADJAB commente lui-même cette photo. Ces annexes et les textes qui les accompagnent se passent de tout commentaire. C’est pourquoi je m’abstiens de les modifier, d’en soustraire ou d’en rajouter. C’est aux lecteurs de former leur propre opinion…à ce sujet

Ahmed Hadjab

صورة جمعتني بكل من البرفيسور في العلوم السياسية امحند برقوق و الدكتور زوبيري والأستاذ محمد دحماني .. على هامش الندوة العلمية حول « دور مراكز البحث والتفكير في إستشراف التحولات الأمنية الجديدة » .

أقف أمام قامة علمية من بين القامات الجزائرية التي تشرف على مراكز البحث والتفكير في العلوم السياسية .. إنه البرفيسور امحند برقوق مدير المدرسة الوطنية العليا للعلوم السياسية والذي قضى سنوات كباحث في بريطانيا وهو يحاضر حاليا في كبرى الجامعات الامريكية والاوروبية والأسيوية والإفريقية أخرها محاضرته بحلف الناتو .. البرفيسور امحند برقوق يعتبر مرجع هام في الإستشراف السياسي والأمني في الحاضر والمستقبل، تعلمت اليوم خلال مداخلته العلمية حول « دور مراكز البحث والتفكير في إستشراف التحولات الأمنية الجديدة » بجامعة المسيلة أشياء مهمة بالنسبة لي تخص مهام ودور ولماذا وجدت مراكز البحث والتفكير في الدول المتطورة والدول الصاعدة كتركيا واندونيسا والارجنتين وأخرهم المغرب

Ahmed Hadjab a écrit ce qui suit sur sa page  en date du 22 avril,  à18:27

الدعوة عامـة غدا الخميس بقاعة المحاضرات بجامعة محمد بوضياف بالمسيلة

· Mohamed Dahmani

9 juillet 2014 ·

رئيس مكتب نقابة الأساتذة الجامعين  محمد دحماني

 

مع الرائع احمد حجاب…….. القلم الثائر….. والاروع الاستاذ القدير الطيب بودواد عميد الصحافيين بالمسيلة

— avec Ahmed Hadjab.

[1]Le mot s’écrit en français « sabir » et signifie : « Parler composite mêlé d’arabe, d’italien, d’espagnol et de français parlé en Afrique du Nord et dans le Levant ».

 


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2 Commentaires sur cet article

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  • sami loucif
    6 mai 2015 at 22 h 24 min - Reply

    merci beaucoup prof rouadjia,personne ne peut parler dans cette universite des grands chiatines,Tout ces enseignants pratiquent (plagiat),pouvez vous me donner un enseignant sage,rien que les charlatans,les mercenaires, les imbeciles,ce gand chiat Z. a appris le chiata depuis qu’il etait vacataire a l’institut de commerce;alors prenez soins de vous mr rouadjia et laissez ces BNI OUI OUI..

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  • samy nadir
    15 mai 2015 at 15 h 08 min - Reply

    من قال لكم ان محند برقوق قامة علمية و علامة يحاضر في الجامعات الامريكية و الاوروبية؟الرجل لا يملك كتاب واحد نشر له،و لو بحثتم في ماضيه لو جدتموه من اتباع حزب عباسي مدني في بداية التسعينات مع اخيه سالم و الصور لحيهم الطويلة تدل على ذلك، الرجل ذهب الى بريطانيا في ضروف ملتبسة يعرفها جيدا، وهناك الكثير ما يقال عن علاقاته المشبوهة مع المستر سمبسون الذي يعرفه الجمي في جامعة بانه رجل المخابرات البريطانية، اما عن كيفية ذهاب محند برقوق الى جامعة ماليزيا ، فيكفي معرفة دفعة ضباط المخابرات الماليزية التي اشرف عليها مستر سيمبسون و علاقة برقوق بذلك لفهمم عملية الزرع التي تمت للرجل، سؤال مهم: لماذا سعى برقوق منذ عودته الى الالتصاق الدائم في المجالس العلمية بدل مخابر البحث؟قوق اللغز في الداخل و بالاخص في الخارج؟
    ماهو محتوى المذكرات و الاطروحات التي اشرف عليها؟
    لماذا ظلالرجل يلهث وراء مصادر القرار من شخصيات و مؤسسات؟
    لماذا يسافر الرجل كثيرا الى افريقيا ؟و السؤال الاكثر الحاحا: من يقف وراء محند بر

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