Édition du
9 December 2016

Les USA, Israël et l’Iran

Palestine1Samedi, 9 Mai 2015

Dib L

In Hoggar.org

.

Depuis quelque temps, les médias occidentaux se font l’écho du différent entre les USA et Israël concernant l’attitude à adopter envers l’Iran.

Ce différent, amplifié par les antagonismes des caractères dus à l’arrogance d’un Benyamin Netanyahou et au ton diplomatique d’un Barak Obama, ne met nullement en danger l’alliance stratégique nouée entre les deux pays.

Il relève plutôt d’une dissemblance entre la vision planétaire des USA et la vision régionale d’Israël, épaulé par ses amis républicains et néoconservateurs.

Ce dernier estime que le monde musulman dans son ensemble doit être considéré comme l’ennemi et que son intérêt supérieur est d’éviter qu’aucun pays musulman ne puisse devenir assez puissant pour s’opposer à sa suprématie militaire.

Le boucher de Sabra et Chatila, Ariel Sharon avait exprimé publiquement cette vision. Cela explique que dans un premier temps la cible à abattre fut le Pakistan avant que le danger ne s’appelât Iran.

Cette stratégie exige une présence américaine militaire importante et nous avons vu que lors de la dernière agression israélienne contre Gaza, les USA ont été obligés de réapprovisionner l’agresseur en munitions. L’héroïque Gaza a su résister malgré un double blocus imposé par Israël et le régime traître égyptien. Que se serait-il passé si Israël devait s’attaquer à un adversaire infiniment plus nombreux et mieux armé ? Les USA devraient alors mobiliser rapidement tous leurs moyens militaires et de renseignement pour venir en aide à son allié ce qui exigerait la présence d’un important dispositif dans la région.

Ce qui était possible quand les USA estimaient n’être que l’unique superpuissance mondiale. Mais les attaques du 11 septembre 2001 et leurs conséquences, les désastreuses agressions contre l’Afghanistan et l’Irak d’une part et la montée en puissance du potentiel militaire chinois d’autre part ont obligé les USA à une déchirante révision stratégique en les contraignant à déplacer le pivot central de leur positionnement militaire du Moyen Orient vers l’Extrême Orient.

La chute du mur de Berlin a signé le début de la rapide agonie de l’URSS et les USA ont pensé que l’instauration de leur Reich millénaire allait commencer. Mais il ne dura pas plus que le Reich allemand.

Si les USA désignèrent l’Islam comme leur nouvel ennemi principal à la suite de la déliquescence soviétique, certains groupes musulmans le lui rendirent bien. Les deux protagonistes inauguraient le début d’une des guerres les plus asymétriques de l’histoire.

L’histoire fourmille d’exemples d’empires épuisés par d’interminables guerres ou tout au moins largement amoindris par elles malgré les victoires emportées.

Les enquêtes sur les dix neuf personnes qui ont planifié et exécuté les attaques du 11 septembre 2001 ont toutes démontrées qu’elles possédaient un quotient intellectuel appréciable et étaient toutes détentrices de diplômes universitaires et qu’elles ne pouvaient être cataloguées sous le registre des « gens illuminés ».

Quels pouvaient être alors l’objectif d’une opération minutieusement préparée et froidement exécutée ?

Se peut-il que ce ne soit qu’un simple souci de vengeance contre les agressions continues américaines, directement ou indirectement par le biais d’un Israël largement armé par eux et promis à une impunité totale par le veto américain au conseil de sécurité de l’ONU, ciblant les pays musulmans entraînant leur lot de destructions et d’humiliation ?

La véritable manipulation, qui est loin d’être l’apanage des services de renseignement, consiste à créer les conditions idoines pour pousser une personne ou un groupe à agir dans le sens voulu alors qu’ils croient le faire dans leur propre intérêt.

Certes nous avons nombre de cas où des services spéciaux, relevant d’Etats, ont agi de la sorte. Mais rien n’empêche à ce que de simples organisations « privées » fassent de même pour manipuler des Etats.

Après le terrible coup du 11 septembre 2011, les USA ne pouvaient pas ne pas réagir mais ils pouvaient le faire avec intelligence  ou foncer droit dans le mur avec toute leur puissance. Leur réaction fut au-delà de ce qu’avait dû espérer le groupe responsable de cette attaque. Depuis l’avènement de Ronald Reagan, les USA vivaient dans une atmosphère de cow-boy, d’hystérie guerrière où la modération, la véritable diplomatie et l’esprit de responsabilité incombant à une grande puissance n’étaient plus qu’un lointain souvenir. Les USA avaient mis à leur tête, à l’époque, un homme à l’intelligence limitée, un évangéliste agressif, Dobleyou Bush qui avec l’aide de l’inénarrable Tony Blair, premier ministre britannique, allait engager le pays dans deux désastreuses aventures militaires qui se soldèrent par la mort d’environ 10.0000 militaires américains et la dépense de plusieurs centaines de milliards de dollars.

L’année 2007 signe la reconnaissance implicite des USA de leur échec en Irak avec la nomination du général David Petraeus qui, pour diminuer les pertes américaines, ne trouva pas mieux que de corrompre et armer certaine tribus sunnites pour les amener à trahir la Résistance irakienne. Ce fut une victoire à la Pyrrhus car ces mêmes tribus devaient faire alliance avec Daesh dans sa fulgurante offensive en 2014 bouleversant tout l’édifice mis en place par l’invasion américaine. Nommé en Afghanistan, ce même général ne put rééditer sa victoire en trompe l’œil n’ayant trouvé chez les talibans, qui malmenaient les troupes d’occupation depuis qu’ils avaient repris l’offensive après l’agression de leur pays fin 2001, aucune force pour trahir la Résistance afghane.

La défaite ne consiste pas uniquement en une capitulation en rase campagne mais aussi et surtout dans l’incapacité d’atteindre les buts, avoués ou non, de la guerre. L’impuissance américaine est patente dans les guerres qu’ils ont déclenchées après le 11 septembre 2001. Pire encore, dans une guerre où le facteur idéologique est prépondérant, ils ont montré, par les lois promulgués alors et en particulier le Patriot Act, que les valeurs prônées par leurs Pères fondateurs, comme la liberté, n’avaient au fond qu’une importance relative détruisant ainsi le soubassement psychologique sur lequel est édifiée leur société et dont les conséquences se verront dans le long terme.

Pendant le court Reich américain, les USA ont pensé faire d’une pierre deux coups, en détruisant l’Afghanistan et l’Irak tout en encerclant un des pivots de leur « axe du Mal », l’Iran. Pensant leur domination « éternelle », le paradoxe d’avoir détruit des régimes foncièrement hostiles à l’Iran, l’afghan par conviction anti-chiite, l’irakien par haine du Perse, ne les inquiéta nullement. Pendant la longue guerre Irano-irakienne (1980-1988), la population irakienne d’obédience chiite fut dans sa presque majorité loyale à son gouvernement prouvant ainsi que les ressorts qu’on voulait ataviques, un antagonisme chiite-sunnite, n’était pas pertinent. Avant la révolution iranienne, presque plus personne n’utilisait cette grille d’analyse.

La révolution iranienne allait changer la donne. Khomeyni voulait que la révolution iranienne soit authentiquement islamique c’est-à-dire qu’elle concerne le monde musulman dans son ensemble. Pour le prouver, il promeut une disposition hautement symbolique, permettant à tout musulman quelle que soit sa profession de foi et quelle que soit sa nationalité de briguer la présidence de la république islamique. Mais une levée de boucliers des tenants de l’atavisme chiite et persan avec à leur tête le propre fils du leader iranien, Ahmed Khomeyni le fit reculer, lui l’homme inflexible sur les principes. La manœuvre ne put réussir qu’en distillant la rumeur que Khomeyni n’était qu’un sunnite déguisé, utilisant la vielle « taquiya » (dissimulation) si chère au chiisme.

Au lieu d’aboutir, certes après un long processus, comme celui voulu au XVIII ème par Nadir Chah à enterrer définitivement la querelle entre sunnites et chiites en promouvant l’école juridique chiite djafarite comme la cinquième école canonique avec les quatre autres écoles sunnites, la mesure finalement arrêtée, exigeant non seulement que le candidat soit chiite duodécimain, éliminant ainsi les sunnites représentant le dixième des iraniens de la possibilité de briguer la présidence de la république mais aussi que le candidat soit de mère et de père iraniens forgeant de la sorte un chauvinisme inconnu auparavant.

Pour paraphraser un homme célèbre, la religion est chose trop grave pour être confiée aux… « hommes de religion ».

L’agression irakienne de l’Iran a permis de vérifier encore une fois l’aphorisme de Nietzsche, « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». Depuis la fin de la guerre irako-iranienne, la montée en puissance de l’Iran ne fait de doute pour personne.

L’annexion brutale irakienne du Koweït a créé un traumatisme persistant dans le royaume saoudien. Le sauve qui peut moral qui s’en suivit marque à ce jour les mentalités dans ce pays. Ce fut l’époque où quelques bouffons « politiques » algériens qui venaient de créer des partis allaient en Arabie saoudite empocher des pétrodollars contre quelques paroles dithyrambiques en faveur de la famille royale saoudienne. La diplomatie feutrée inaugurée par le fondateur du royaume et continuée par ses successeurs a été remise en cause. Après la première guerre contre l’Irak, l’Arabie saoudite a consacré ses efforts à contrecarrer l’influence iranienne dans la région. Elle voulut couper les liens entre la Syrie et l’Iran en proposant en 2002 un plan de règlement de la question palestinienne avec à la clé une reconnaissance totale d’Israël en échange de la création d’un état palestinien sur les territoires occupés avec en outre la rétrocession des terres syriennes. Le tandem USA-Israël lui opposa une fin de non recevoir. N’ayant ni la volonté ni les capacités de s’opposer à ses maîtres elle décida un changement stratégique en substituant à l’ennemi, tout rhétorique, israélien un nouvel ennemi le chiisme et l’Iran.

L’Arabie saoudite est partie prenante dans la cabale qui aboutit à l’assassinat de Rafik Hariri aux côtés des USA et d’Israël afin de créer les prétextes, avalisés par le Machin qu’est l’ONU, pour bouter hors du Liban l’armée syrienne en attendant l’occasion pour fomenter un soulèvement armé contre le régime alaouite syrien pour le plus grand profit d’Israël.

Devant la trahison saoudite, il ne restait à la Syrie, dernier pays à faire face à Israël, que l’alliance avec l’Iran. Cette alliance est éminemment politique et c’est la propagande alimentée par les médias qui l’a voulue chiite. Le chiisme duodécimain a eu des mots plus durs que le sunnisme pour qualifier, par le passé, les alaouites. Les alaouites, en tant que minorité, ne représentant que 10% de la population, ayant accaparé le pouvoir aurait pu être tentés par la trahison en se soumettant aux oukases américano-israélien en échange de la pérennité de leur pouvoir. Il n’en fut rien et on se souvient de la réunion de Hafez al-Assad avec Bill Clinton à Genève en 2000 où le président américain ne fut pas avare de menaces si la Syrie ne voulait pas accepter une reddition déguisée avec la reconnaissance d’Israël sans la récupération totale du plateau du Golan. Dans ce contexte, la coalition anti-syrienne commet une double trahison en affaiblissant durablement le seul pays qui résiste à Israël et en punissant un régime qui a refusé la trahison.

L’Iran a commis la même erreur que l’Irak du Président Saddam Hussein qui a réussi à forger la puissance irakienne et dont il fit un usage immodéré paniquant ses voisins au lieu de forger, à long terme, un ensemble qu’il aurait aisément dominé tout en leur accordant une large autonomie. Au lieu de rassurer ses voisins, l’Iran prisonnier de sa propagande chiite ne manque pas une occasion de soutenir les minorités chiites chez ses voisins en les poussant à se distinguer de leurs compatriotes. Son implication dans les exactions chiites en Irak a convaincu ses voisins que son aspiration à une domination de la région est réelle et ce n’est pas l’affaire yéménite qui indiquera le contraire. Il a entraîné dans l’exacerbation communautaire chiite le Hezbollah dont l’admirable résistance de la population qu’il encadre à l’agression israélienne de 2006 a suscité l’enthousiasme de tous les musulmans. Son alliance avec le régime syrien est une question vitale car la chute de ce dernier tarirait son approvisionnement militaire et sonnerait sa rapide disparition. C’est un autre crime commis par les ennemis du régime syrien en sabotant un autre résistant à l’entité sioniste. Mais son soutien aux milices chiites irakiennes et au pouvoir chiite irakien ne relève plus de sa résistance mais de son chiisme. Par ce soutien inconsidéré il avalise la création d’un arc chiite à la solde de l’Iran. Et ce n’est pas son soutien à la milice houthiste yéménite qui démentira cette analyse. Et il est en voie de perdre rapidement le soutien des musulmans non chiites offrant ainsi une victoire idéologique à ceux qui mettent le chiisme comme ennemi principal à la place du sionisme.

Le décor du conflit sunnisme-chiisme est ainsi planté et le conflit yéménite en est une nouvelle illustration où tout à coup la propagande aidé comme toujours par les médias répètent ad nauseam que les zaidites houthistes sont des chiites alors qu’ils sont infiniment plus proches du sunnisme que du chiisme duodécimain. Leur profession de foi les rapproche du malékisme et leur fiqh du hanafisme.

Nous avons vu que le souci américain est de déplacer leur centre d’intérêt vers l’Asie sans toutefois abandonner la région avec deux objectifs prioritaires : maintenir la suprématie israélienne et empêcher un éventuel renouveau musulman. Ce double but peut être atteint en créant un grave conflit au sein de l’Islam.

Divide ut regnes, diviser pour régner disait les Romains. Le colonialisme et l’impérialisme ont toujours favorisé les minorités pour les opposer dans les pays qu’ils voulaient contrôler à la majorité. Non pas que la minorité soit plus manipulable que la majorité mais pour essayer d’atténuer l’avantage numérique de cette dernière et permettre ainsi un nouvel équilibre des forces. La France l’a fait en Algérie et en Syrie. Les USA le font actuellement à l’échelle du monde musulman en aidant l’Iran, le chef de file de la minorité chiite qui représente environ 10% des musulmans. L’encerclement de l’Iran n’est plus qu’un lointain souvenir et les USA ont livré l’Irak à l’Iran allant jusqu’à une alliance militaire implicite où les deux pays ont aidé par leur aviation les milices chiites et l’armée chiite irakienne à prendre Tikrit avec son lot d’exactions passées sous silence par les médias et les gouvernements pour mieux souligner ceux de Daech. L’Iran a même dépêché des combattants. La levée de l’hypothèque préfabriquée par les USA qu’est le dossier nucléaire iranien procède de la même démarche. Il faut donner à l’Iran le maximum de puissance pour que le conflit sunnite-chiite soit crédible et aussi créer au sein de l’élite dirigeante un sentiment qui brouille la recherche du véritable intérêt supérieur.

Nous sentons même une accélération de la mise en place de cette optique pour deux raisons. La myopie des républicains qui risque, s’ils revenaient au pouvoir de la remettre en question et le fait que le temps ne joue pas en faveur des USA qui estiment qu’ils doivent endiguer à tout prix la montée en puissance de la Chine. Déjà que la guerre contre Daech leur cause énormément de soucis en retardant leur déploiement. Ils n’ont sûrement pas oublié, toute proportion gardée, l’exemple allemand où l’attaque contre l’URSS fut retardée de deux mois à cause de l’échec de l’allié italien en Grèce obligeant l’Allemagne à intervenir pour écraser la résistance grecque. Ce retard combiné à un des hivers les plus rigoureux qu’a connu la Russie empêcha la Wehrmacht de prendre Moscou à cause du gel qui immobilisa à environ trente kilomètres les chars allemands de la capitale soviétique. Cet échec allait peser lourd dans la suite de la guerre.

Le dindon de la farce qu’est l’Arabie saoudite coupable d’avoir aidé à la destruction du régime du Président Saddam Hussein qui empêchait l’Iran, y compris du temps du Chah, de dominer la région a été aveugle encore une fois en acceptant et en participant aux attaques contre les territoires sunnites contrôlés par Daech sous le fumeux prétexte de la guerre contre le « terrorisme » à géométrie variable aggravant ainsi la main mise chiite et iranienne sur l’Irak.

Magnanime le maître américain octroie à l’Arabie saoudite le bombardement contre le Yémen où la milice houthiste est toute prête à accorder tous les prétextes le justifiant.

Cette stratégie qui permet d’aveugler des Etats en leur faisant perdre de vue leurs intérêts supérieurs à long terme et en les lançant dans des batailles contre-productives est un chef d’œuvre de manipulation à grande échelle.

  1. Dib 9 mai 2015

Nombre de lectures : 7478
7 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • HANI GHORAB
    13 mai 2015 at 14 h 49 min - Reply

    le 11/09/2001 a été planifié par la cia et le mossad, avec toute les lectures qui survole la planète, on vient par cet article nous dire que les dindons de la farce qui ont été utilisé, on nous dit qu’ils avaient un quotient appréciable.alors que tout a été préparé meme la guerre entre l’irak et l’iran, qui a affrété un avion a khomeini pour rentrer chez lui en 1979. il faut revoir l’histoire. c’était pour préparer l’antagonisme shia-suna, lisez le plan Oded Yinon de 1982, sans rentrer dans d’autres détails messieurs des médias cessez de faire du copiage sur reuters qui appartient a Rothshild le roi d’israel.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 3

  • IDIR
    14 mai 2015 at 10 h 58 min - Reply

    Ne nous laissons pas prendre au jeu diabolique de l’escalade des haines par des trublions

    La rédaction du journal (LQA) a évolué dans le sens de l’éclairage envers l’Administration iranienne (le politique) et le chiisme (le religieux), le tout dans une dérive sectaire dangereuse pour l’humanité. Quant à l’Amérique : « La vérité est que le risque pour un Américain d’être tué par un terroriste est presque égal à zéro ; pour être plus précis, il est estimé à un pour vingt millions ». Cette phrase, que les media dominants qualifieraient d’iconoclaste, a été prononcée par John Chucman, ancien employé d’une grande entreprise pétrolière canadienne et auteur du livre : « The Decline of the American Empire and the Rise of China as a Global Power » (Magpie Book).

    « En 2001, avant le 11-Septembre, la police américaine avait tué plus du double au moins de citoyens qui sont morts dans cette tragédie », explique-t-il. « Chaque année, entre 30 à 40.000 Américains meurent dans un accident de la route, 15.000 sont assassinés (ils étaient 25.000 à l’avoir été il n’y a pas si longtemps que ça). Chaque année, ce sont près de 100.000 Américains qui décèdent des suites d’erreurs médicales et un peu plus de 40.000 mettent fin à leur jour.

    En replaçant ces chiffres sur une période de quatorze ans, on peut dire que 420.000 personnes ont perdu la vie sur la route, 210.000 ont été tuées au cours de faits divers, 1,4 millions ont été victimes d’erreurs médicales fatales et 560.000 ont décidé pour une raison ou une autre d’arrêter de vivre ». En ne prenant en compte que ces derniers chiffres, on obtient un total de 2,6 millions de personnes… soit 867 fois le nombre de victimes causées par les attentats du World Trade Center.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 2

  • Abdelmadjid AIT SAADI
    16 mai 2015 at 0 h 16 min - Reply

    La rhétorique de DIB L. m’a fait croire que je lisais un article écrit par BHL ou Glucksman et pourquoi pas, Finkelkraut, en collaboration avec quelque cheikh wahabi délavé, et toqya mode wahabi oblige, converti en baathi le temps d’une avalanche contre l’ennemi honni, le chiite, Khomeyni, les Alaouites, les Houti, le tout à la pelleteuse, sous des airs grandiloquents d’analyses « sérieuses ».

    1.- Comme si de rien n’était, notre analyste BOUlitic, nous balance le QI des 19 auteurs de l’attaque du WTC, comme si la preuve est non seulement établie, mais indiscutable et unanimement établie : Le comble, quand tous les éléments techniques et scientifiques prouvent l’exact contraire d’une quelconque possibilité pour une quelconque puissance, je n’ose même pas parler d’une quelconque organisation qui serait capable de simplement entrer dans le ciel le plus protégé de la planète, celui du centre névralgique de NY, et donc de l’économie et des places financières sur lesquelles repose le USD et l’économie capitaliste mondiale.

    2) Clin d’oeil au sacro-saint problème israélo-palestinien, non point pour tenter de voir comment cette tumeur maligne, rend impossible tout règlement des problèmes du Proche Orient, tenu du fait de ses richesses pétrolières, en otage par les USA, qui ne veulent surtout pas, le voir réglé, ceci pour justifier leur présence militaire dans les pays arabes, alors Ö quel paradoxe, ils n’ont aucune base en Israël, contre au moins 4 en Arabie, 1 au Koweit, 1 aux Émirats, 1 à Qatar, et 1 de la GB à Bahreïn…
    Mais, notre voyant, nous dit que l’allié des USA est l’Iran !!! C’est comme s’il nous assénait que les USA sont les alliés de la Corée du Nord, face à la Corée du Sud, Mais quand la passion et la haine prennent le pas sur la raison nous aurons tout et la logique devient une science occulte qui se pratique face à une boule de cristal.

    3) Donc, l’ennemi de la Ouma n’est pas Israël, mais le chiisme et l’Iran, et notre grand sorcier va même jusqu’à nous ressasser la fable d’un Khomeyni « faux vrai sounis » oups, « faux vrai chiite, déguisé en faux vrai souni », je n’y comprends plus rien, car chez DIB L vous n’avez pas simplement le menu, mais vous pouvez vous servir à la carte, chacun y trouvera son plat : Des chiites, qui n’en sont pas, des sounis qui n’en sont pas… Il oublie simplement, que durant l’époque où le SHAH Mohamad Pahlavi était le GENDARME du Moyen Orient, et qu’il entretenait des relations diplomatiques avec israël, nul ne songeait à traiter les chiites de « Koufar », ni ne songeait à les stigmatiser.

    J’ai personnellement assisté, comme technicien au sein de la partie algérienne, aux côtés du Président Boumédienne, au Club des Pins, quand l’ancien conflit qui opposait l’Irak à l’Iran à propos du Chatt al-Arab avait été réglé par l’*accord d’Alger (6 mars 1975), dans la mesure où la frontière fluviale avait été établie selon la ligne de thalweg au lieu de suivre la rive orientale comme c’était le cas jusque-là,
    Je peux vous assurer du fait que nous avions eu des moments de discussions très familières avec les membres des délégations iraniennes, dont deux principaux décideurs avaient été mes condisciples à UCLA, et l’un des plus proches collaborateurs du vice-président Sadam, un ami et compagnon que j’avais connu à Georgetown University, Washington, DC, puis à Los Angeles, où il était à USC, et qui avait travaillé plus tard dans le même cabinet d’engineering que moi, à Dallas. JAMAIS au grand jamais les discussions n’avaient porté sur les différences religieuses, d’autant plus qu’alors aucun d’entre nous, membres de la délégation algérienne, ne comprenions ce que le chiisme voulait dire, ni d’ailleurs, le chiisme, nous savions simplement que nous étions musulmans, et le premier qui nous en a un peu parler durant les pauses, fut le président Boumédienne, qui m’avait demandé de ne pas prier avec ni les uns, ni les autres…, tout en appréciant le fait que nos relations avaient énormément facilité les discussions et prouvaient aux uns et aux autres, que l’Algérie, n’entrait pas dans le jeu des « conservateurs séoudiens » qui tentaient d’envenimer les relations entre les deux pays. En effet, les séoudiens, haïssaient plus que tout autre, le BAATHISME qu’ils disait être KOUFR, mais dans le même temps, ils s’alliaient avec le SHAH, contre les idées « progressistes arabes ».

    Ce que je veux dire, c’est simplement que la politique est dynamique et que les jeux d’alliance évoluent et n’obéissent à aucun critère stable et constant.

    La géostratégie politique est une science que n’importe quel politologue tente d’analyser, mais sa mise en œuvre, requiert des moyens que seules les grandes puissances peuvent maîtriser. Ce qui se joue actuellement, en Ukraine, en Palestine occupée, à Bahreïn, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Libye, et depuis quelques temps, en VIOLATION flagrante du mois sacré de Rajeb, que même les Qoreychites Kufars respectaient, ainsi que la puissance exceptionnelle de nuisance de DAESH, démontre que les USA et leurs pions de l’UE et d’Israël, sont aux commandes et qu’ils ont lancé leur guerre mondiale, mais ciblée contre les pays musulmans, pour les dépouiller et les priver de tous moyens de développement sinon dans des limites fixées par les intérêts des USA, d’abord et avant tout, puis de ses alliés, dont Israël, alors que l’Arabie Saoudite, n’est qu’un « allié conjoncturel » comme les Français qui avaient utilisé durant la guerre d’Algérie, les HARKIS,contre d’autres Algériens…

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 5

    • Mohand Ameziane
      16 mai 2015 at 18 h 54 min - Reply

      @Abdelmadjid AIT SAADI

      Merci pour votre intervention éclairée mais permettez moi de dire une chose qui n’est nullement dirigée contre vous et qui n’a pas pour but de vous contredire! C’est juste « un » avis parmi tant d’autres !

      Israël est l’allié objectif des Etats Unis et des pays occidentaux. Qu’on le veuille ou non, ces pays ne prendront JAMAIS une décision qui irait à l’encontre d’Israël ! çà même ma grand-mère qui est analphabète trilingue , elle le sait !

      Avant 1989 (chute du mur de Berlin), il y avait ce qu’on appelait la guerre froide, mais l’équilibre des forces permettait de trouver un compromis entre puissances, … une façon de gérer le monde entre l’URSS de l’époque et les USA de manière différente qu’aujourd’hui. C’est vrai qu’ils se sont partagés le monde (merci à Yalta) mais au moins les occidentaux ne faisaient ce qu’ils voulaient comme depuis la chute de l’URSS.

      Je me souviens que lors de la chute du mur de Berlin, tous les pays de la planète y compris les pays arabo-musulmanS ont applaudi à la destruction rageuse de ce mur qui symbolisait la séparation du monde capitaliste avec le mon de communiste ! Moi je trouvais à l’époque de « l’équilibre de la terreur » que les choses se passer un peu mieux qu’aujourd’hui!!??? En effet, Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé depuis cette chute du mur de Berlin.

      Je comprends que la gouvernance du type URSS ou Chine est un danger pour la liberté politique, la liberté la démocratie! Mais est-ce que dans les pays occidentaux, il y a vraiment des régimes démocratiques authentiques et une liberté politique authentique ? J’en doute, sauf peut-être pour sur la liberté de conscience et de pensée.

      Au moins, du temps de « la guerre froide », un Sarkozy ne pouvait pas se permettre de détruire d’un revers de la main un pays comme la Libye et d’assassiner un chef d’Etat en directe aussi facilement! Du temps de l’équilibre de la terreur, Bush ne pouvait pas envahir aussi facilement l’Irak et assassiner en direct Sadam Hussein etc… etc…

      Donc moi je me dis aujourd’hui : bien heureux que le Russie ait repris de sa puissance car la Syrie serait aujourd’hui le théâtre de l’assassinat en directe de Assad fils ou de quelqu’un d’autre !

      Je sais très bien que Kadhafi, Sadam , Assad etc… etc… ne sont pas des enfants de choeur et que ce sont des dictateurs (comme d’ailleurs Bouteflika, Zine Dine Abidine, Moubarek, Mokri, comme aussi le roi d’Rabie Saoudite Salmane ben Abdelaziz Al Saoud soit disant « gardien des mlieux saints de l’islam »…. et bien sûr toute la clique des dictateurs africains, ). Mais je me permets de dire aux pays arabes d’arrêter de taper sur la Chine et la Russie au motif que ce sont des communistes car sans eux .. même l’Iran et la Syrie aurait subit le même sort que l’Irak ou la Lybie !

      Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 10

    • El hakika
      16 mai 2015 at 19 h 05 min - Reply

      @Abdelmadjid AIT SAADI

      En effet .
      Par ailleurs, pourquoi les juifs iraniens ne font-ils pas l’Alya , cet acte d’immigration en Terre sainte ( « Eretz Israël », en hébreu) ? Et pourtant, ils sont libres de circulation . L' »antisémitisme »(cette « bête immonde ») qui, selon les organisations juives sionistes mondiales est en recrudescence dans le monde, est tout simplement inexistant en Iran et le sionisme internationale ne fait que se focaliser, ad-nauseam, sur les « intentions cachées » de ce pays d’acquérir l’arme atomique . L’ennemi juré de l’entité sioniste est donc accusé de tous les maux de la Terre sauf, d’être « antisémite » chez lui , vis à vis de sa communauté israélite vieille de plusieurs siècles.

      Quant aux musulmans sunnites iraniens, nulle trace de sectarisme, d’intolérance et d’étroitesse d’esprit de la part de leurs frères iraniens à majorité chiite . Ce n’est pas le cas de l’Arabie « saoudite » wahabite où la majorité du peuple composée de chiites et de Habachies, est tout simplement déshéritée de son territoire ancestral avec ses immenses richesses pétrolières et gazières et, opprimée sauvagement comme le sont nos frères palestiniens,musulmans et catholiques en Palestine occupée. La « pax americana » dans toute sa laideur.

      Pour finir, l’Iran islamique est le seul allié indéfectible des persécutés en Palestine occupée, dans les faits et, le bilan inhumain du dernier carnage sioniste contre le peuple gazaoui aurait été très certainement bien plus catastrophique sans l’aide militaire (missiles iraniens) et logistique de ce pays authentiquement islamique.

      > Rappel douloureux mais aussi une tâche noire pour les musulmans sunnites dans le monde : la minorité religieuse Rohingyas, ces musulmans birmans, sont victimes chez eux actuellement, d’une épuration ethnique qui rendraient jaloux les terroristes Liberman, Nethanyahou et autres sionistes du gabarit du vieillard criminel Shamaoun Perès ! Qui aide et vient au secours sur le plan politique et humanitaire à ces « parias » seulement coupables d’être des musulmans : Téhéran.

      L’ennemi implacable et permanent de l’Islam est et restera le Mondialisme messianique talmudique . C’est ainsi et il faut le savoir .

      Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 4

  • IDIR
    17 mai 2015 at 10 h 15 min - Reply

    Je reprends ce paragraphe : « La révolution iranienne allait changer la donne. Khomeyni voulait que la révolution iranienne soit authentiquement islamique c’est-à-dire qu’elle concerne le monde musulman dans son ensemble.
    Pour le prouver, il promeut une disposition hautement symbolique, permettant à tout musulman quelle que soit sa profession de foi et quelle que soit sa nationalité de briguer la présidence de la république islamique. Mais une levée de boucliers des tenants de l’atavisme chiite et persan avec à leur tête le propre fils du leader iranien, Ahmed Khomeyni le fit reculer, lui l’homme inflexible sur les principes.

    La manœuvre ne put réussir qu’en distillant la rumeur que Khomeyni n’était qu’un sunnite déguisé, utilisant la vielle « taquiya » (dissimulation) si chère au chiisme. »

    Questions : Que dire à ceux qui n’ont rien à cacher ?

    Opposer théorie et pratique ? Noyer le poisson ? Faire diversion ?

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 1

  • Toofeek
    19 mai 2015 at 21 h 21 min - Reply

    Moi je profite de ce texte pour poser une question qui me turlipine !

    Pourquoi les algeriens houkoumatene oua chaabene , dettourne les yeux sur le drame atroce qui se deroule au YEMEN.

    Les medias algeriens aussi bien publics que privés n’accorde pas un mot ni une ligne ni une image ! Bizarre non ?
    Pourtant comme dirait ma petite fille il y’a bien des mechants et des gentils de ce jeu de massacre ;

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 3

  • Congrès du Changement National

    Galeries photos