Édition du
5 December 2016

L’INTELLECTUEL, LE RESPONSABLE ET LE CITOYEN

Intellectuels2Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse. Proverbe

Dans un état de droit, dans un état démocratique, dans un état de justice, d’égalité et de dignité, qu’il soit libéral, socialiste, communiste ou capitaliste. Je récite activement  mes devoirs et j’assume socialement  mes obligations tout cela dans le cadre  axiologique pour la préservation de la république et des valeurs universelles et institutionnelles .C’est dans ce cadre que devrait se  jouer l’engagement sincère de l’esprit de  l’homme  « citoyen », de l’homme « intellectuel » et de l’homme « responsable ».

Et pour  s’affirmer toujours plus en valeur ajoutée morale, spirituelle et matérielle, les trois types  d’hommes devront faire de la rectitude, la droiture, de l’impassibilité, de la rationalité et de  la fermeté  la Mecque qui guide leurs actes et leurs  comportements en prière.

Le refus d’endosser  le rôle de l’intellectuel, du responsable et du citoyen , laissera sans aucun doute les forces contraires aux valeurs que je viens de citer, et que la majorité du « Ghachis »  pense faiblement, honteusement et  tout bas pour  les défendre verbalement ( esprit d’assisté) .Par contre, les intellectuels devront  par principe ,imposer tout haut et fort  leurs pensées de justice, d’action et d’abnégation  qui concilient la vérité, la probité, éthique et l’humilité dans une discipline tracée et ce dans un  contexte sociétaire; sinon bonjour ! Pour un silence social  qui dure suite à  un long sommeil de la plèbe ou « ghachis » .Ces derniers, ne pourront devenir un peuple qu’après  un réveil conscient des intellections. Einstein disait vrai  « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » .avant d’entamer le propre du sujet il s’agit peut être de définir ce que s’est un intellectuel pour mieux s’aventurer dans cette modeste contribution.

Qui est  l’intellectuel ?

Un intellectuel ou lettré, dans le jargon parlé intellecto-intellect.

C’est celui qui a tendance à privilégier une activité créatrice de l’esprit pour le plaisir de l’intelligence (intelligence=est la faculté de comprendre de discerner et de saisir par la pensée) que se soit une création, une œuvre ou une chose, c’est aussi la faculté de forger  et de mieux maitriser et saisir les concepts.

Quel est l’espace favorable de l’intellectuel ?

Il y a aussi, l’intellectualisme : c’est la philosophie doctrinale qui affirme la prééminence de l’intelligence sur les sentiments et la volonté. La conception doit  nécessairement et obligatoirement mise en œuvre dans le cadre de la citoyenneté .Cette dernière devrait être créer par tout moyen dans un cadre de projet de société.

Comment reconnait-on les intellectuels ?

Alors que l’intellection représente l’activité fondamentale de l’intellectuel dans les secteurs suivant l’art-la culture-la science-la technologie-la religion-la politique…..

L’intellectuel d’ailleurs , est  en général un penseur respectable qui intervient dans le débat politique, scientifique, culturel, économique  pour prendre position, défendre les valeurs ou proposer des solutions aux problèmes rencontrés au niveau de la société, de son projet de société, de son modèle  de développement, de sa croissance économique, de sa stratégie de son développement économique culturelle et sociale , de son cadre de vie de l’amélioration de la vie des citoyens, de la gestion efficace des institutions politiques, administratives, économiques et sociales….

l’intellectuel est reconnu comme     un esprit créateur ,un esprit

culturel, un esprit  producteur, un esprit consommateur, un esprit politique , un idéologue… .

L’intellectuel et la crise de société

En effet, la crise  multidimensionnelle

(politique-économique-sociale-culturelle…) que nous vivons actuellement en Algérie suppose des difficultés immenses et  surtout des défis gigantesques à relever. Cette crise  appelle nos intellectuels à reconsidérer notre propre  système (politique –économique –social-culturel…) et de faire des choix judicieux pour s’en remettre de plus belle.

L’intellectuel n’est pas un commentateur public

Le choix de l’esprit  d’engagement et de l’action à susciter et à accomplir  dans la vie publique et politique de manière à ne pas déserter le devoir et l’obligation qui sont  en nous en toute égalité, en toute légalité, en toute justice et en toute dignité.  Il faut  en tant qu’obligation morale repenser le rôle de l’intellectuel dans notre société. Ne plus être un simple commentateur de l’actualité quotidienne mais reconquérir le rôle d’acteur pour assumer la véritable responsabilité  historique de figure de penseur et activant avec un engagement utile dans les grands débats de la vie du pays pour tenter de défendre ses valeurs et ses idées,  de modèles économiques, politiques, éducatives, culturels…., dans le cadre  de la justice.

L’intellectuel et la politique

La  politique est un terrain propre à l’intellectuel qui sert à défendre dans toutes circonstances ses idées et ses convictions comme disait J. Jaurès. « Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». Le rôle d’acteur  réservé aux intellectuels, est désormais assumé par tout le monde verbalement dans des cercles acculturés, cafés, « halqate »( rencontres)….

Nos personnalités politiques en appellent fortement  à cette mise en œuvre de la société pour effacer les véritables intellectuels  et les mettre  soit en retrait, soit  les marginaliser pour mieux les mimer avec un faux esprit.  De l’autre part, la démission de l’intellect vis-à-vis de la société laissera sans aucun doute un espace  favorable pour les médiocres, exactement comme cette maxime schématisante qui dit : « celui qui arrache les terres aux arabes pour en faire des terres arables ».

La rente fait mal à l’intellectuel

La rente sert l’intérêt matériel des prédateurs pour mieux s’empiffrer  et chasse les idées des intellects pour bien les ignorer.

La réalité est qu’un désengagement  total et croissant des « intellectuels », des « responsables » et des « citoyens »  dans la vie politique sociale et autres domaine, laissera sans aucun doute le terrain aux carriéristes, aux responsables cupides, aux affairistes faucons, aux médiocres…

Cette démobilisation spirituelle peut être exprimer aussi  par une  très forte abstention lors des élections pour montrer leurs désengagements, alors comment peut on trouver le moyen d’engager fortement  les « citoyens », les « intellectuels » et les «

responsables »  dans la vie publique   .Une question que les

véritables intellectuels engagés devront  y apporter ?.

Au mieux, ceux qui se disent aujourd’hui intellect et  se contentent  seulement de décrire la société en tant que telle sans  vraiment apporter de réelle valeur ajoutée au trois dimensions, à leurs propos ou  analyses.

Le rôle de l’intellectuel en Algérie  a  pris une tournure  dans son quotidien, car il se  rabat, se borne et se satisfait  d’épiloguer c’est-à-dire  « critiquer » l’actualité, de décrire  mauvaisement la société et  d’inventorier les problèmes quotidiens sans pour autant s’engager dans le débat politique, sociale et autres.

Un intellectuel devrait  en principe  évoquer des solutions à mettre en œuvre ou préciser des grandes orientations pour faire évoluer la société vers  la « citoyenneté ».

Là encore quel que soit le maillot politique dans le terrain de la confusion des responsables  soumis, on constate la même incapacité à apporter des solutions  au chaos  de la société. Je vois dans cette tendance à l’inaction et dans ce désengagement total de la vie économique, politique et sociale une fatalité  pour éliminer toute dynamique pour aller vers une démocratie ou  le citoyen sera roi, et la loi  serait reine, que l’on juge en péril ou  à raison nous sommes bien en crise multidimensionnelle pardi ! N’est ce pas ?

BENALLAL MOHAMED


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3 Commentaires sur cet article

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  • Reda
    27 mai 2015 at 21 h 46 min - Reply

    Le peuple abandonné par son intelligentsia est désorienté. Il n’a pas de leader pour le conscientiser, alors, il tire de son côté. Nos intellectuels, détachés de leur propre peuple, sont dans leur bulle et ne veulent pas se mêler à la « plèbe ». Certains, sinon beaucoup pour ne pas dire la plupart se sont soumis pieds et poings liés au système qui les tient par le cordon de la bourse. Alors, qui tire les marrons du feu dans l’histoire? Le système qui mène à sa guise ce « bal » des maudits.

    Jusqu’à quand? Là, est toute la question!

    C’est l’éternel combat entre la triptyque sociale suivante:

    POUVOIR – AVOIR – SAVOIR

    où ce dernier (le savoir) se retrouve toujours minoré face aux deux premiers (pouvoir et avoir) qui ne le laisseront jamais les dominer, dussent-ils exterminer tout le peuple.

    Dés lors, le mouvement du changement doit provenir impérativement de l’intérieur du système même, qui doit s’allier avec le peuple et ses vrais intellectuels.

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  • swiss leaks
    29 mai 2015 at 11 h 32 min - Reply
  • Dihiya BERCHICHE
    29 mai 2015 at 15 h 08 min - Reply

    Également, je l’ai lu comme tout le monde cette matinée.

    Sincèrement, je ne suis pas surpris du tout par ce qui est écrit et affirmé de la part de l’auteur de cet article. Il veut tout simplement nous faire comprendre – EN CLAIR – que les « baltaguias » sont une création du système pour mâter le peuple Algérien. Ce qui est TOTALEMENT VRAI.

    Et tout le monde le sait ou le savait déjà. Malheureusement.

    C’est une méthode brutale employée par tous les régimes totalitaires dictatoriaux et même – VOIRE SURTOUT – par les régimes dits ou pseudo-démocratiques.

    Hitler avait recours à ses propres baltaguis, les S.A.

    Israel a recours, en France, au BETAR dont les membres ont agressé l’intellect Alain SORAL qui leur fait de l’ombre en les attaquant sur le plan intellectuel et pas que SORAL puisque ce sont les membres du BETAR qui poussent à la provocation sous l’oeil passif des autorités françaises en s’attaquant entre autres aux musulmans, leurs mosquées où ils déposent des têtes de porcs et peignent les façades de ces mêmes mosquées avec le sang de ces bêtes pour faire croire que ce sont des militants du F.N. qui font cela etc… etc…. la liste est trop longue, malheureusement.

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