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20 August 2017

Des bourses à l’étranger à durée indéterminée pour fils de ministres algériens.

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directionVous rêvez d’obtenir un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) pour sortir de l’aléatoire et envisager sereinement l’avenir? Des fils de ministres algériens vont au-delà de ce que vous pouvez imaginer: on a inventé, spécialement pour eux, la « BEEDI » ou la bourse d’études à l’étranger à durée indéterminée!

Officiellement, cette BEEDI n’existe pas. Concrètement, elle existe bien, même si elle est cachée. Un syndicaliste a décidé de soulever le gros lièvre.

« Il y a un fils de ministre qui continue à ce jour d’avoir une bourse à l’étranger depuis 20 ans et la fille d’un autre ministre qui est boursière depuis 16 ans » a affirmé au journal El Khabar, Abdelmalek Rahmani, coordinateur national du Conseil National des Enseignants du Supérieur (CNES).

Le coordinateur du syndicats des enseignants du supérieur a indiqué que le CNES disposait de preuves que des fils de ministres bénéficiaient de bourses de longue durée, allant jusqu’à 20 ans et dépassant de très loin le plafond fixés par le « président lui-même ».

Abdelmalek Rahmani a demandé l’ouverture d’une enquête urgente et large pour « démêler les fils du scandale » qui implique des enfants de ministres dans le bénéfice de bourses à l’étranger dans des conditions qui défient toutes les règles.

Selon lui, « l’écrasante majorité des bénéficiaires de bourses parmi les nantis ne remplissent pas les conditions nécessaires pour obtenir ce soutien financé par le trésor public et censé être destiné aux élèves brillants qui ont obtenu les meilleurs résultats au baccalauréat ».

Compétences à l’étranger? oui, mais sous réserve d’inventaire!

Le dirigeant du CNES a fait « exploser cette bombe », selon la formule d’El Khabar, alors qu’il commentait l’initiative du ministre de l’enseignement supérieur, annoncée il y a quelques jours, visant à créer les conditions pour profiter des services des compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger.

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« Le CNES ne refuse pas le recours aux cadres algériens à l’étranger » a-t-il déclaré, mais il estime qu’il faut faire l’inventaire. Il faut s’assurer de leur parcours académique qui doit être clair et sans l’ombre de doutes car une bonne partie sont des « fils de ministres et de personnalités influentes » qui ont bénéficié par le piston de bourses à l’étranger.

Le CNES, a-t-il ajouté, « n’acceptera pas qu’on puisse faire hériter l’université algérienne à des personnes qui ont utilisé la triche et la ruse durant leur parcours académique ».

Sur un autre plan, Abdelmalek Rahmani s’attend à une rentrée universitaire chaotique dans certaines universités dont celles de Tizi Ouzou et Batna en raison, dit-il, des « tergiversations » du ministère à résoudre les problèmes posés. L’université va accueillir au cours de la prochaine rentrée entre 350.000 et 400.000 nouveaux bacheliers sur les 850.000 candidats au bac.

Le CNES, a-t-il souligné, ne cherchera pas à exploiter la rentrée universitaire pour faire pression mais « si le ministère ne prend pas l’initiative d’entendre nos préoccupations légitimes nous n’aurons pas d’autre choix que de commencer l’année universitaire par les grèves ».


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10 Commentaires sur cet article

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  • Si Tchad
    15 juin 2015 at 14 h 13 min - Reply

    Je crois que si l’on envoie un âne « étudier » à Harvard, il serait en effet très hasardeux de spécifier une durée précise pour la fin de ces « études »….

    Donc oui, pour une fois c’est bien vu de la part de nos ministres voyous …




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    • Seif
      17 juin 2015 at 11 h 41 min - Reply

      Ni Harvard, ni MIT, Oxford ou Cambridge, etc., ne sont des « souks » pour accepter n’importe qui!
      Il faudrait plutôt voir du coté de ces institutions créées spécialement pour ce genre de « spécimens », en Floride par exemple!




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  • Dr IZEMRANE Abdellatif
    15 juin 2015 at 20 h 14 min - Reply

    @
    Monsieur le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Monsieur le recteur de l’UMMTO

    Du moment qu’il existe autant d’argent et que certains se permettent même une bourse a vie, j’ai le droit de demander une énième fois et par principe.

    – une indemnisation du billet Alger-Paris-Alger du mois de février 2015 ou j’ai dû me déplacer en France à l’université de Franche-Comté Besançon ainsi que la prime de congé scientifique dont je n’ai pas pu bénéficier à ce jour , je me suis pris en charge tout seul pour représenter l’Algérie et l’université de Tizi-Ouzou UMMTO , dire que j’ai déposé l’acceptation de ma communication trois mois avant la date du 12,13 et 14 février 2015. Politique linguistiques éducative innovantes et dimension identitaire.

    – de m’expliquer le refus d’un stage de courte durée en novembre 2014 que je devais faire à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière au service de neurologie du professeur Dubois, je devais adapter une thérapie orthophonique en l’occurrence la TMR Thérapie Mélodique et Rythmée avec son fondateur Mr Philippe Vaneekhout, au contexte clinique algérien, bien que mon dossier eut reçu l’aval du CSF, hélas lors de la récupération des décisions de stage mon dossier avait simplement disparu , et malgré mes maintes correspondances aux responsables de l’UMMTO et au ministère ESRS , je n’ai reçu aucun réponse à ce jour.

    – de me rembourser un autre billet d’avion que j’ai débourser de ma poche Alger – Bierut – Alger en mars 2014 pour avoir représenté dignement l’Algérie au Liban lors de la délocalisation du LMD d’orthophonie, et dire qu’il y avait une convention entre l’URNOP de l’université d’ Alger 2, et l’université libanaise de santé publique avec l’accord du ministère des affaires étrangères et du ministère de l’enseignement supérieur.

    Dr IZEMRANE Abdellatif
    Médecin linguiste maitre-assistant A.
    à l’université de Tizi-Ouzou




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  • amina20147
    16 juin 2015 at 22 h 24 min - Reply

    merci au LQA et aux autres journaux qui dénoncent le gangstérisme. Louisa Hanoune a dégommé une ministre voleuse, Rahmani ouvre le bal pour que tous les universitaires sortent les dossiers de fraudes, de vol, de plagiat…. des années sabbatiques viennent d’être auto-attribuées à Alger 2 à des fraudeurs, des bourses ont été refusées à nos brillants enfants qui réussissent au prix de saigner à blanc toutes les économies du mois, de parents qui ont servi cette université.

    le service du ministère doit exiger le remboursement de ces deniers !!! M. Rahmani, dîtes les noms de ces ministres et scannez les preuves du vol de ces bourses et on vous suivra car nous aussi on a des preuves à même de jeter en prison des cadres et du ministère et des universités.

    le haouchine est toujours à son poste malgré le scandale de l’USTHB où sa fille a obtenu une bourse de master alors qu’elle est classée dernière…

    yekhi blède ! bouh bouh !




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  • Allaoua
    18 juin 2015 at 12 h 04 min - Reply

    @Dr izemran

    cher collègue « zid el ma lebhar » comme on dit chez nous , je ne pense pas que se soit par le bais d’un post que vous allez avoir gain de cause , faite un article dans ce sens en vous adressant au nouveau ministre de l’ancien système.
    en réagissant ainsi individuellement même si vous arracher votre droit , vous n’arriverai jamais à lutter efficacement contre ces pratiques basses et injustes , certes nous autres sommes tous complices par notre silence devant ce genre d’événements ou je veux en venir , il faut dénoncer et lutter contre tous ces fléaux en organisant cette société civile et c’est la notre rôle en tant qu’universitaire….

    pour moi , y a anguille sous roche avec cette sorti médiatique de Mr Rahmani, pourquoi le CNES a attendu toute cette période pour divulguer ces informations, la guerre des clans fait encore des siennes apparemment , le représentant du CNES avait déposé sa démission , comme le recteur de Tizi-Ouzou, mais la réalité est la , il s’accroche tous les deux à leurs sièges à l’image de Boutef , une manœuvre envers ceux qui veulent les lâcher , d’autres dossier risque de voir le jour , une chose est sur la prochaine rentrée social et universitaire s’annonce chaude s’il n ‘ y aura pas de changement réel d’ici la ……




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  • hanifa
    19 juin 2015 at 22 h 39 min - Reply

    oui Alger 2 est la spécialiste des fraudes et personne ne sanctionne les faussaires pourtant bien connus; on saura pourquoi un jour




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  • Dria
    20 juin 2015 at 5 h 00 min - Reply

    Saha Ramdankum

    peut on croire encore a ce genre d information bidon des bribes d informations. je défie Mr RAHMANI pour ne pas dire le SIDI SAID du CNES d aller au fond de ses déclarations et de nous donner le noms des ministres et de leurs progénitures. l existance de ses pratiques voir plus ne choque plus aucun algérien connaissant la mafia qui nous gére.
    le syndicalisme a la solde du pouvoir reflete hélas l état de l université algérienne de nouveau syndicat tel le SESS n arrive toujour pas a avoir leur agremment pourquoi ??




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    • MOHAMMED
      20 juin 2015 at 21 h 58 min - Reply

      Rahmani si vous répondez à Dria et nous disiez les noms des ministres concernés on vous suivra et vous croira; mais si vous vous taisez, vous serez discrédité à jamais et les frères kabyles lefhoula vont vous ridiculiser et vous pousser plus vite vers la sortie ! ayya kounouek fhèl comme mme HANOUNE qui a été jusqu’au bout de ses dénonciations. moi aussi je crois que c’est une farce qu on vous a dicté de faire aux universitaires et on vous a garanti que vous n’alliez rien risquer…. de toutes les façons, vous avez par le passé été juste un politicien sans envergure… alors wait and see.. relevez le défi lèweh !




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  • amir
    24 juin 2015 at 19 h 25 min - Reply

    Il faudra d’abord dégommer l’indégommable vassal de ces messieurs qui gère les bourses au MESRS depuis plus d’une décennie
    et le scandale du directeur général de la formation supérieure dont la fille a pu bénéficier d’une bourse( alors qu »elle ne la méritait pas)grâce à son directeur des équivalence qui siège au conseil scientifique de Bab-Ezzouar
    Pourtant motus sur cette affaire et les 2 incompétents et magouilleurs directeurs du MESRS sont tranquillement scotchés à leur poste et ce n’est certainement pas l’actuel ministre qui les fera décamper. A croire que tous les ingrédients sont réunis pour saborder l’enseignement supérieur




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  • Sante
    21 décembre 2016 at 20 h 45 min - Reply

    Le pire est lorsque parmi les diplômés de certaines écoles spécialisées reconnaissent la médiocrité des formations suivies n’obeissant à aucune synchronisation pédagogique et professionnelle d’une part,
    Le plus grave encore, malgrée niveau faible constaté,ces élèves recoivent à la langueur de leur cursus un endoctrinement très grave comme quoi ils sont supérieurs de loins par rapports aux etudiants issus des autres écoles et instituts universitaires.
    Pire encore, ils sont orientés pour constituer un lobby ayant pour objectif de prendre tous les postes et les fonctions supérieures au sein des administrations et institutions publiques dont ils sont recrutés et affectés,en limogeant et marginalisant toutes les compétences qui n’appartiennent par à leurs corps professionnels.
    L’exemple concret de cette grave aberation concerne les administrateurs des services de santé issus de l’ENA dane cadre de l’ancien statut et ceux issus de l’école nationale de managent de l’administration sanitaire.
    Aujourd’hui ce qui se passe au ministère de la santé,de la population et de la réforme hospitalière illustre cet apartheid professionnel.
    Malgré que ce corps des gestionnaires hospitaliers appartiennent à ce corps spécifique en vertu des textes législatifs et reglementaires,notamment l’ordonnance n°06-03 du 15 07 2006 portant statut general de la fonction publique ainsi que les anciens statuts à savoir le decret n°89_59 et l’ordonnance n06_133 sans oublier le SGT.
    Ils sont formés pour des missions de gestion hospitalière et non pas au niveau des administrations centrales et déconcentrés.
    Dans ce contexte,il est important de noter que l’arrêté interministeriel fixant les condinations de nomination aux postes superieurs et des directions de santé des wilayas est exclusivement réservé aux fonctionnaires appartenant aux corps communs,
    Aussi,l’instruction de la DGFP datée de 2010 relative à l’équivalence des grades interdit à ce corps spécifique « Ainistrateurs des services de santé» d’exxercer au niveau des administrations centrales et territoriales pour la simple raison qu’ils ne repondent pas justement au critère réglementaire inherent à« les mêmes msissions».
    Malheureusement tous ces textes législatifs et reglementaires sont bafoués et aujourd’hui ce sont eux qui ont occupé la quasi totalité des fonctions et postes superieurs au niveau du ministère, des directions de santé de wilayas en outre des directions des établissements hospitaliers.
    Pis encore, ils ont pu à travers une strategie diabolique et mafieuse dans une logique d’apartheid professionnel à ejecter voir purger ces institutions de toutes les compétences relevant des corps communs issus du ministère en particulier les cadres intègres qui n’achètent pas au clanisme et surtout à leurs marchés puics.
    La suestion qui se pose pourquoi les services compétents de la presidence cautionne de telles aberations, ne sont_ils pas au courant de ces textes réglementaires?
    Les autorités chargées du contrôle a priori et à postériori ( le controle financier et la fonction publique) cautionnent illégalement cette grave aberration!
    Par voie de consequence,la gestion centrale du ministère de la santé a été réduite au néant et tous les professionnels, les usagers et les citoyens aisi que les malades se plaignent de la médiocrité actuelle.




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  • Congrès du Changement Démocratique