Édition du
5 December 2016

Terrorisme : Le terme le plus vidé de sens et le plus manipulé !

Hassan terroGlenn gleenwald traduit et introduit par Rachid Ziani Cherif

Il n’y a pas un terme qui a été malmené, étripé, usé et abusé, je dirai même torturé, comme le fut, et l’est encore surtout, le terme de terrorisme. Servi à toutes les sauces, par tous les protagonistes, chacun allant à sa manière et enfourchant ce cheval de bataille, une aubaine inespérée, pour mener sa guerre contre ses « ennemis » irréductibles, allant des pouvoirs oligarchiques féodaux du Golf, aux dictatures militaires arabes comme en Egypte, TOUS menant une guerre sanglante et sans merci contre leurs peuples sous couvert de cette lutte antiterroriste.

Hier le pouvoir nazi accusait les résistants français de terrorisme au moment où cette même France d’occupation, en Algérie et ailleurs, accusait les moudjahidine qui luttaient pour l’indépendance de leur pays de fellaga terroristes, ces derniers à leur tour accusant de terroristes tous ceux qui se mettent en travers de leur pouvoir absolu après l’indépendance confisquée. Le pouvoir de l’apartheid en Afrique du Sud accusait l’ANC de terrorisme et Mandela de terroriste, celui du Nicaragua accusait les résistants Sandinistes (la Révolution nicaraguayenne) de terroristes, la Colombie faisait de même avec ses résistants (le FARC), aujourd’hui l’entité sioniste accuse le Hamas et le Hizbollah de terroristes, et le Hizbollah à son tour accuse l’opposition armée en Syrie de terroristes !

Il faut dire que depuis le « 11 septembre », ce cheval de bataille a gagné en valeur et en champ d’action, au point où il est investi par tous les pouvoir dictatoriaux, principalement dans le monde arabe, en s’enrôlant dans la guerre sacrée qui a pris le nom de « lutte internationale antiterroriste » sous le haut patronage et bénédiction de l’oncle Sam.  Ce dernier fait preuve en retour, d’une grande indulgence vis-à-vis des violations massives des droits de l’homme par ces pouvoir dans l’exercice de cette « noble et sacrée » bataille antiterroriste. En un mot ce nouveau cheval de bataille, pas si nouveau que ça en fait, constitue l’arme de destruction massive bon marché entre les mains de tous les pouvoirs répressifs et illégitimes, quelle que soit leur nature et leur porte étendards, enfourchée pour mater les peuples, les museler et avorter toute velléité de changement radical pacifique, en miroitant cette « menace » ad hoc, avec en bonus, le motus bouche cousue en plus d’un satisfecit a peine voilé du monde dit libre, sous couvert de cette sacrosainte lutte antiterroriste. Les deux protagonistes, les pouvoirs dictatoriaux et ce monde libre, glanant en passant les dividendes, chacun à sa propre dimension.

En fait, celui qui en a le plus perverti, instrumentalisé et malaxé ce terme, au point d’en faire un fourretout qui ne veut rien dire, et tout dire en même temps, pour justifier toutes ses guerres aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, ce sont bien les Etats-Unis d’Amérique. A ce propos, Glen Greenwald de « salon.com » dévoile cette instrumentalisation basée essentiellement sur cette volonté de confusion délibérée et entretenue autour de ce terme. En commentant la fusillade meurtrière de Charleston et du survol de Joseph Stack des édifices gouvernementaux avec son appareil à Austin, Texas, Greenwald dévoile cette méga arnaque, dans son article intitulé « The most meaningless and manipulated word », soulignant que la réticence à appliquer le terme « terrorisme » à Joseph Stack et à Charleston, dénote du cynisme avec lequel ce terme est utilisé. Extraits de l’article traduits :

 

« Tout cela souligne, une fois de plus, que le terrorisme est le terme le plus vidé de sens et le plus manipulé dans le lexique politique américain, au point où il n’a désormais pratiquement rien à voir avec l’acte lui-même, et tout à voir par contre avec l’identité de l’acteur, en particulier son identité religieuse.

En un mot, ce terme signifie en plu simple « tout musulman qui se bat contre ou simplement exprime son hostilité envers les Etats-Unis, Israël et leurs alliés ». Voilà pourquoi nous sommes face à toute cette confusion et le doute qui s’en est suivit hier, quant à savoir si une personne qui a commis un acte classique de terrorisme devrait être identifié comme étant un terroriste : il (Stack) n’est pas musulman et n’agit pas au nom des griefs standards relevés par les musulmans contre les Etats-Unis ou d’Israël, et donc « il » ne correspond pas à la « définition ». On peut concéder qu’il est possible qu’il y ait un sens technique dans ce terme (terrorisme) qui pourrait s’appliquer à Stack, seulement comme le souligne Fox News : il ne s’agit pas dans ce cas précis de « terrorisme » au sens large dont est habitué la plupart d’entre nous… comprendre le terrorisme avec le T majuscule, et « Nous savons tous QUI commet le terrorisme avec la lettre T majuscule » et ce ne sont certainement pas des gens du nom de Joseph Stack !

Il est aisé de constater le contraste frappant entre l’hésitation collective à appeler Stack un terroriste, aux circonstances extrêmement douteuses avec lesquelles ce terme est appliqué automatiquement, comme par réflexe aux musulmans. Si un musulman attaque une base militaire qui se prête à déployer des soldats dans une zone de guerre, cette personne est un terroriste. Si un musulman américain affirme que la violence contre les États-Unis, en particulier visant des cibles militaires, est justifiée en raison de la violence américaine visant le monde musulman, cette personne est un terroriste qui mérite d’être assassiné. Et si l’armée américaine envahit un pays musulman, les musulmans qui vivent dans ce pays envahi et occupé, et qui se battent contre cette armée d’invasion (américaine) – en ciblant exclusivement des cibles militaires – sont également des terroristes. De toute évidence, les complots visant à tuer des civils – les attaques de 9/11 et les tentatives de faire sauter des avions civils – sont du pur terrorisme, par contre une énorme partie des actes commis par des musulmans et qui sont étiquetés comme tels ne le sont pas.

En somme : un musulman qui attaque des cibles militaires, y compris dans les zones de guerre ou même dans leur propre pays envahis par une armée étrangère, sont des terroristes. D’un autre côté, un non-musulman qui survole à bord d’un avion, un bâtiment du gouvernement US pour exprimer son désaccord conformément à un agenda politique, il ne l’est pas, ou du moins n’est pas un terroriste réel avec un T majuscule ; il n’est pas le genre de terroriste qui devrait être torturé et jeté dans une cage sans même être accusé, et assassiné sans procédure régulière.

Ne le sont pas non plus les actes entrepris par nous ou nos alliés privilégiés dans le but de tuer un grand nombre de civils ou qui causeraient témérairement pareille mort, comme moyen de terroriser la population afin d’opérer le changement de comportement souhaité – la Glorieuse campagne « Shock and Awe » et l’atomisation de Gaza. A l’exception de son utilisation comme moyen pour diaboliser les musulmans, le terme est utilisé de façon si incohérente et à des fins de manipulation, à tel point qu’il s’est trouvé vidé de toute signification discernable.

Tout cela serait intéressant sans pour autant constituer une question de sémantique d’une grande importance, si ce n’était le fait que le terme terrorisme joue un rôle central dans nos débats politiques. Il constitue le terme idoine pour justifier tout ce qu’entreprend le gouvernement américain. Invasions, torture, détentions sans procès équitable, commissions militaires, attaques de drones, surveillance sans mandat, cultiver le culte obsessionnel du secret, et même l’assassinat de citoyens américains, tous cela est justifié dès lors que les cibles sont étiquetées comme « terroristes », et par conséquent, n’ont par définition, aucun droit. Pire encore, on devient un « terroriste » non pas par une décision judiciaire ou autre processus formel, mais uniquement en vertu du pouvoir exécutif qui échappe à tout contrôle et qui n’est soumis à aucune surveillance. Le président décrète que quelqu’un est un terroriste et c’est la fin du débat : de leur côté les deux partis politiques (républicain et démocrate) justifient immédiatement tout ce qu’endure cette personne dès lors qu’il est nommé terroriste.

Si nous allons vraiment investir le gouvernement d’un pouvoir quasi illimité pour faire en notre nom tout ce qu’il veut aux personnes qu’il appelle « terroristes », nous devrions au moins avoir une compréhension commune de ce que signifie le terme, alors qu’il n’y en a aucune. Il est juste devenu un terme malléable, pour tout justifier et doter le gouvernement américain d’une carte blanche, lui permettant de tout faire aux musulmans, ceux qu’il n’aime pas, ou qui ne l’aiment pas (i.e. les terroristes). C’est en fait, plus un mantra à effet hypnotique qu’un terme réel : sa simple énonciation provoque l’encouragement aveugle de la nation à l’encontre de tout ce qui est fait contre les musulmans ainsi étiquetés. »

Joseph Stack était blanc et non-musulman. En conséquence, non seulement le mot « terrorisme » ne s’appliquait pas à Stack, mais il a été explicitement déclarée inapplicable tout aussi bien par les médias que les responsables gouvernementaux.

New York Times relatant l’incident a déclaré que, bien que l’attaque « initialement avait suscité des craintes d’une attaque terroriste » – avant que l’identité du pilote ne soit connue – maintenant « au lieu du portrait typique d’un terroriste entraîné par son idéologie, M. Stack est décrit comme étant une personne bon vivante, un musicien amateur de talent, ayant des problèmes conjugaux et une rancune affolante contre les autorités fiscales ». En conséquence, toujours selon le NTY, « les officiels ont exclu tout lien avec des groupes ou des causes terroristes ». De leur côté « les fonctionnaires fédéraux ont repris le même message, décrivant l’affaire comme une enquête criminelle ». Ce qui constitue un contraste frappant avec la fusillade en octobre 2014, à Ottawa, dont l’auteur, un seul individu, Michael Zehaf-Bibeau, avait ciblé l’édifice du Parlement canadien. Aussitôt l’identité du tireur connue, comme étant un converti à l’Islam, l’incident a été immédiatement et universellement déclaré comme « terrorisme ». Moins de 24 heures après, le Premier ministre Stephen Harper a déclaré qu’il s’agissait d’une attaque terroriste et a même exigé de nouveaux pouvoirs « contre-terrorisme « , pouvoirs qu’il a obtenus maintenant.

Les utilisateurs de Twitter dans le monde entier ont utilisé en masse le hashtag de solidarité réservé uniquement aux les villes attaquées par un musulmans, mais pas les villes attaquées par leurs propres gouvernements : #OttawaStrong. En somme, le fait de considérer l’attaque « terroriste » relève d’une sagesse conventionnelle évidente avant même que rien ne soit connu en dehors de l’identité musulmane de l’auteur.

Le terme « terroriste » fut instantanément appliquée par les ignorants pour une seule raison : il (l’auteur) était musulman et avait commis la violence, et que, dans le post-9/11 en Occident, c’était plus ou moins la seule définition en vigueur pour ce terme.

Telle est la toile de fond cruciale qui sous-tendait le débat pour savoir si le terme « terrorisme » s’appliquait à la fusillade odieuse par un nationaliste blanc tuant neuf Afro-Américains lors d’une prière dans une église à prédominance noire à Charleston, Caroline du Sud. Presque immédiatement, les bulletins d’informations ont indiqué qu’il n’y avait « aucun signe de terrorisme » – ce qu’ils entendaient par-là : il ne semble pas que le tireur soit musulman.

Il était très dur – et il l’est toujours – de ne pas se rendre à l’évidence que finalement, le terme « terrorisme », du moins tel qu’il est principalement utilisé en Occident après le 11 septembre, s’articule autour de l’identité de ceux qui commettent la violence et l’identité des cibles. Il n’a manifestement rien à voir un tant soit peu avec d’évaluation neutre et objective concernant les actes incriminés.

Ce que je ne veux pas non plus, c’est que les non-musulmans ne se vautrent dans leur nid privilégié, convaincu que le terme et les abus qui en découlent ne concernent que ce groupe marginalisé (les musulmans). Et ce que je ne veux pas par-dessus tout c’est de voir persister cette flagrante mythologie destructive prétendant que le terme « terrorisme » représente une sorte de désignation objectivement discernable, appliquée uniformément à tous genre de violence haineuse. Je suis impatient de voir ce terme reconnu pour ce qu’il est, c’est-à-dire un terme de propagande totalement malléable, manipulable, insipide qui n’a aucune application cohérente. La reconnaissance de cette réalité est vitale pour donner à ce terme toute sa valeur.

Les exemples prouvant la malléabilité totale du terme « terrorisme » sont beaucoup trop nombreux pour être énumérés dans cette chronique. Au cours de la seule dernière décennie, il a été utilisé par des personnalités politiques et des médias occidentaux pour condamner les musulmans qui ont utilisé la violence contre des envahisseurs, contre une force d’occupation en Afghanistan. Il a été utilisé contre ceux qui ont collecté des fonds pour aider les Irakiens à se battre contre un envahisseur et occupant militaire de leur pays. Il a été utilisé contre ceux qui attaquent des soldats d’une armée (des Etats-Unis) qui mène plusieurs guerres à la fois. En d’autres termes, toute forme de violence par des musulmans contre l’Occident est intrinsèquement du « terrorisme », même si elle cible uniquement les soldats en guerre et/ou conçue pour résister à l’invasion et à l’occupation.

Et en opposition flagrante à cette utilisation sélective, aucune violence par l’Occident contre les musulmans ne peut être perçue comme « terrorisme », peu importe le degré de sa brutalité inhumaine, et l’étendue des assassinats sans distinction des civils. Les Etats-Unis peuvent appeler leur invasion de Bagdad « Shock and Awe » ou faire survoler des drones tueurs en permanence au-dessus des villages et des villes terrorisés, ou se livrer à des atrocités qui marquent des générations entières et pour toujours comme à Fallujah, ou armer et financer Israël et l’Arabie saoudite pour détruire des populations civiles sans défense, et rien de tout cela, bien sûr, ne peut éventuellement être appelé « terrorisme ». Ce sont justes de mauvais actes et de mauvaises victimes.

Ensuite, il y a ce jeu visqueux auquel s’adonnent les États-Unis avec ce terme d’une manière flagrante. Nelson Mandela, aujourd’hui largement considéré comme un héros moral, était officiellement considéré par les Etats-Unis comme étant un « terroriste » et ce depuis des décennies ; la CIA a ainsi permis à son allié, le régime d’apartheid, de le capturer. L’Irak était sur la liste terroriste et puis retirée, puis remise sur la base de la désignation qui arrange le mieux les intérêts américains du moment. Le mouvement kurde iranien (MEK) a longtemps été décrété « groupe terroriste » jusqu’à ce qu’ils aient payé suffisamment des gens influents à Washington pour le faire retirer de la liste, coïncidant, étrangement, avec le désir des Etats-Unis de punir Téhéran. L’administration Reagan a armé et financé des groupes terroristes classiques en Amérique latine tout en exigeant des sanctions contre les Soviétiques et les Iraniens accusés d’être des sponsors étatiques du terrorisme. Quoi qu’il en soit, ce n’est certainement pas l’utilisation du terme qui lui prodigue un sens objectif cohérent.

De sérieuses études académiques prouvent que le terme « terrorisme » est un terme vide de sens, sans définition et toujours manipulé. Lisa Stampnitzky de Harvard a relevé « l’incapacité des chercheurs à établir une définition appropriée de la notion de ‘terrorisme’ lui-même ». Le concept de « terrorisme » est fondamentalement en proie à des agendas idéologiques et à la manipulation intéressée, comme l’explique le professeur Richard Jackson du Centre national pour les études concernant la paix et les conflits en Nouvelle-Zélande : « La majeure partie de ce qui est considéré comme ‘connaissance’ irrévocable dans les études sur le terrorisme est, en fait, très discutable et instable » et « biaisée en faveur des priorités des Etats occidentaux ». Remi Brulin est un chercheur spécialisé dans le débat autour du « terrorisme » et a longtemps relevé que ce terme a été depuis le début, un terme de propagande très manipulable, plutôt qu’un terme au sens déterminé – en grande partie destiné à justifier la violence par l’Occident et Israël, tout en délégitimant la violence de ses ennemis.

Le plus étonnant dans tout cela est que le « terrorisme » – un terme qui est si facilement et fréquemment manipulé et dépourvue de sens fixe – est devenu maintenant un terme moteur dans notre culture politique et dans notre cadre juridique, un élément fondamental sur la façon dont on nous apprend à comprendre et concevoir le monde. Et bien qu’il soit en quelque sorte un terme de précision scientifique, cependant il est constamment invoqué pour justifier une panoplie infinie de politiques et de pouvoirs radicaux. Tout, depuis l’attaque de l’Irak à la torture, aux exécutions massives et interminables de drones, jusqu’à la surveillance en masse et même au-delà, tout est justifié en son nom.

 

En fait, il est, comme je l’ai souvent signalé, un terme qui justifie tout et pourtant ne signifie rien.

 


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6 Commentaires sur cet article

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  • ExAlgerien
    16 juillet 2015 at 2 h 09 min - Reply

    La définition du phénomène Terrorisme est politiquement veut dire « la rage ». Et l’adage dit « si tuveux tuer ton chien, tu l’accuses de la rage ». Alors politiquement tous les adversaires du système despotique en place sont des potentiels chiens enragés qu’il faut éliminer dés qu’un adversaire remet en cause l’ordre établi.

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  • rochdi
    17 juillet 2015 at 12 h 23 min - Reply

    C’est le revers de la domination occidentale, le dernier maillon qu’ils doivent enlever à ceux combattent pour leurs droits légitimes. Un ami syrien (d’origine algérienne, ses aïeux ayant émigré avec l’Emir Abdelkader) qui de surcroit est docteur en droit, me disait il y a 20 ans déjà. Les occidentaux dominent nettement les arabo-musulmans sur deux plans :
    1- ils dominent la médecine : s’ils veulent liquider un arabo-musulman malade, il est sous leur bistouri
    2- ils dominent les instance judiciaires : s’ils veulent un arabo-musulman devenu dangereux ils le trainent au TPI
    3- ile leur restent un troisième point pour le dominer totalement : c’est lui enlever le Djihad. Tous ceux qui entament le Djihad pour défendre leurs pays sont qualifiés de terroristes (et nous l’avons vécu en Algérie et le voyons à travers le monde). Mais à ce niveau ils n’y parviendront jamais, car Dieu ne tarira jamais cette source de liberte. Vive le Djihad contre le sionisme international.

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  • Khima Allaoua
    17 juillet 2015 at 18 h 06 min - Reply

    Cher Rachid Ziani Cherif, cher compatriote

    Vous avez fait une bonne analyse sur ce que l’occident veut bien mettre dans le mot « terroriste» ou «terrorisme» musulman. Vous avez bien montré comment les puissances occidentales manipulent ce terme et l’assimile injustement à l’islam. Je suis tout à fait d’accord avec vous sur ces manipulations de l’occident et surtout, surtout d’Israël qui assimile la lutte du peuple palestinien pour recouvrer son territoire légitime (historiquement et religieusement) comme du terrorisme. La France a aussi utilisé ce terme pour nos moudjahiddines qui luttaient pour l’indépendance du pays des …terroristes ! Jusque là tout est ok !

    Mais, sincèrement cher Rachid Ziani Cherif :

    – est-ce que les dirigeants des pays arabo-musulmans (chiites ou sunnites ou malékites ou salafistes, ou kharidjites ou je ne sais quoi) ne sont pas eux-aussi responsables de cette attribution ou de ce qualificatif de « terroristes musulmans », avec les modes de gouvernance qu’on y trouve dans les pays arabes (Iran, Arabie Saoudite, Algérie, Irak, Libye, Egypte etc… etc…) non seulement à l’époque du « nationalisme arabe » dur et pur ou même actuellement ! Les dirigeants arabes ne sont-ils pas des «terroristes en puissance» avec leurs exécutions arbitraires, leurs décapitations, leurs sectionnement de mains, leurs pendaisons et les disparitions inexpliquées et étranges de leurs citoyens, leurs privations de libertés, et tout çà mis en œuvre sans jugement aucun et sans que les victimes puissent se défendre légitimement à partir de règles judiciaires ou humaines digne de ce nom ??? Est-ce qu’il n’y a pas là une question de « terrorisme » dans ces pratiques, oui ou non ????

    – est-ce que ce n’est pas de notre faute, nous les intellectuels arabo-musulmans, nous les partis politiques des pays arabo-musulmans, nous les gouvernements des pays arabo-musulmans, de ne pas condamner d’une manière ferme, déterminée et définitive ces voyous et ces racailles des banlieues des pays occidentaux qui utilisent l’islam d’une manière primaire et honteuse pour exécuter des actes terroristes aux cris d’« Allah Ouakbar » pour soi-disant venger le prophète et Dieu. Les pays arabo-musulmans n’ont pas besoin de voyous (au pouvoir ou qui habitent dans les banlieues ou villes de pays occidentaux) pour se libérer politiquement des impérialismes multiples ou pour exercer leur souveraineté !

    Monsieur Rachid Ziani Cherif pour avoir de la crédibilité et pour que l’islam ne soit pas plus assimilé à du terrorisme et pour que l’islam ne soit plus utiliser à des fins politiques et de manipulation, il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire d’abord dans nos sociétés et dans nos pays d’abord et avant tout ! Nous mêmes les citoyens musulmans des pays dits arabo-musulmans, on a beaucoup souffert de l’islam politique radical , du fanatisme musulman et on a eu plus été plus victimes que les « kofars » eux-même ! C’est un grand problème qu’il faut d’abord solution dans nos propres pays !

    NB : le FLN n’a pas que des grands moudjahiddines patriotes, mais on sait qu’il y a avait en son sein des vrais terroristes qui ont égorgé ou pendu leur congénères qui n’était pourtant pas des harkis ! La violence est aussi en nous cher Rachid Ziani Cherif , il ne faut pas l’oublier !

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  • rachid Ziani cherif
    18 juillet 2015 at 13 h 26 min - Reply

    Cher Allaoua
    Primo saha Eidkoum
    Quant à vos remarques, je suis tout à faut d’accord et je suis conscient des points que vous relevez à juste titre. Dans ce papier ( je rappelle que je n’ai fait qu’un introduction, le reste c’est ma traduction du texte de Glenn Greewwald), je voulais d’abord faire connaitre son respectable auteur que peu de nos compatriotes connaissent, vu qu’il écrit en anglais et que je trouve ses écrits for intéressants, équilibrés et impartiaux, et surtout il est la preuve vivant du danger de globaliser nos critiques vis çà vis de l’occident, ils y a beaucoup de gens dans son genre qui n’ont aucune animosité ou haine vis-à-vis de nous et font des lectures sobres, je cite Greenwald, noami klein,Chomsky, finkenstein et bien d’autres, beaucoup d’entre juifs mais respectables et reconnaissent les crimes à l’encontre du monde arabo musulman, et c’est à ce propos que j’ai fais la traduction de son texte, comme je le fais pour d’autres.
    Quant à notre responsabilité, c’est évident, et à chacun d’en assumer la part qui lui incombe
    Et finalement, concernant nos responsables, je préfère ne pas en parler, car ils ne se sentent pas du tout concerné par ce qui nous concerne
    Et merci pour votre intérêt pour texte assez long d’ailleurs (de Green
    wald) et de votre commentaire

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  • rachid Ziani cherif
    18 juillet 2015 at 13 h 40 min - Reply

    je m’excuse des innombrables coquilles qui se sont glissées dans ce commentaire

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  • KHALOUTA
    18 juillet 2015 at 17 h 49 min - Reply

    Bonjour cher compatriote rachid Ziani cherif.

    Moi , j’ai bien compris que votre article c’est une traduction ! Mais les Greenwald, noami klein,Chomsky, finkenstein, etc… etc …, que vous citez , il y en aura de moins en moins et je vais vous dire pourquoi.

    C’est normal qu’il y ait autant d’islamophobie et çà va s’accentuer dans les pays occidentaux ! Ils ont des raisons (je ne dis pas qu’ils ont raison) de faire le raccourci entre islam et terrorisme ! D’ailleurs, les Zemmours, les Michel Houellebecq et les Marine le Pen dans un pays comme la France ont un bel avenir et cette tendance va gagner les élections et ils auront de plus en plus de succès auprès des Français.

    C’est normal que les français (ou les occidantaux en général) deviennent xénophobes et islamophobes et qu’ils traitent les musulmans aussi facilement de «terroristes» (terme générique) car ils ne comprennent pas que des citoyens arabo-musulmans fuient leur pays parce qu’il n’existent pas de liberté politique et qu’ils sont à la recherche de la liberté tout court qui n’existe pas chez eux, mais une fois installé en France (ou dans d’autres pays occidentaux) avec logement, aide au logement et emploi et sentiment de liberté, ils se mettent à imposer et exiger le foulard islamique là où ils veulent et comme ils veulent, à mettre la gandoura ou djellaba avec claquette même sous la Tour Eiffel avec leur fatma derrière eux, à revendiquer et exiger la construction de mosquées, à mettre des cassettes de Coran dans leurs commerces de proximité (boucherie, boulangerie, salon de coiffure, magasin de fruit et légumes,…) , à se faire remarquer par des revendications islamiques dans les écoles et les universités alors qu’ils oublient qu’ils vivent dans des pays judéo-chrétiens qui ont accepté de les accueillir , au début, bien gentiment mais, je pense, plus jamais à l’avenir depuis que l’islam politique et le salafisme prennent de l’ampleur et déborde dans leur société !

    Il existe même des quartiers où on ne voit que des hidjabs, tchadors et gandouras et barbes ! Je vous promets ! N’en parlant pas de ces voyous et ces racailles des banlieues qui tuent au nom de l’islam et du prophète au cri de «allah ouakbar » alors que les vrais musulmans ne leur ont jamais demander de le faire pour eux !

    Je sais que les occidantaux on leur part de violence au Moyen Orient en manipulant les adeptes d’un islam rigouriste salafiste fonfamentiste pour arriver à leurs objectifs géo-stratégique dans la région. Mais , nous les musulmans vivants en occidant, on ne fait rien pour ne pas nous faire remarquer et ne faisons aucun effort de vivre en intelligence dans leur pays! Même les noires africaines (maliennes, sénégalaises, nigériennes etc…etc.. ) portent le voile islamique ou le nikab alors que leur culture n’a rien à voir avec cet accoutrement ! Du sahel jusqu’au Nigéria, c’est la mode, kho ! La tenue traditionnelle des africains à complètement disparue ! Chez « nous » les arabo-musulmans à la limite on peut comprendrecette tenue mais chez les noirs africains !!! çà me dépasse !

    Bref, Irham babakoume, qu’est-ce que je vais aller foutre chez les « kofars », si je pense qu’ils sont des « mécréants » avec leur mini jupe, leur maillot de bain, leur liberté sexuelle, leur liberté d’opinion, leur laïcité etc… etc.. Ouache dani chez eux ???!!!

    Et pourtant, ces « sacrés » citoyens français d’origine arabo-muslmans ou ses émigrés musulmans avec carte de séjour , savent quand même au fond d’eux que ces «kofars» sont bien plus tolérants que nous puisqu’ils acceptent qu’on construise des mosquées chez eux, qu’on ait de la viande hallal partout etc… etc… alors que chez nous si un épicier s’amuse à vendre du porc, on l’égorge sur la place public et on le pend au poteau téléphonique jusqu’à ce qu’il soit manger par les asticots et les corbeaux !

    NB : Pour finir, ironiquement, quand on est un bon musulman convaincu avec l’espoir d’avoir les milles vierges dans l’au-delà, on ne choisi pas d’aller vivre en France, au Danemark, au Canada, en Suisse ou à Monaco mais plutôt au Yémen, en Arabie Saoudite à la Mecque même ou à Médine si possible !

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