Édition du
4 December 2016

Algérie : la Patrie de la ténuité de l’espoir pour un destin heureux.

AissatCherif Aïssat

Sans les circonvolutions rédactionnelles algériennes en français, dans un style simple et anglo-saxon, cette contribution a pour objectif de démontrer que les fondements d’un destin pour l’Algérie autre que celui qui lui est préfiguré par les oligarchies nationales et internationales sont à chercher dans l’adhésion du peuple à un projet unanime construit sur la base de déterminants communs : identitaires, sociaux et religieux nationaux et nord-africains. Nous allons en définir trois.

Des personnalités seront citées pour les fonctions qu’elles exercent. Les arguments qui seront utilisés doivent être compris dans leurs sens théoriques ou en usage comme normes internationales, énoncés normatifs ou positifs. Chaque déterminant sera accompagné de précédentes publications analytiques de l’auteur publiées par Le Quotidien d’Algérie  et le Centre de recherche sur la mondialisation.

Les lecteurs sont avisés que ce sont les valeurs : Islam (la majuscule du I est importante. C’est un enseignement de Mohamed Arkoun), identité, paix et amour qui seront encastrées (embded) dans des théories et les fonctionnements en relations internationales.

Contour international

Abdelaziz Bouteflika, président malade de l’Algérie qui ne l’est pas moins, pays visé pour devenir une quille pour l’Otan pour agir en toute légalité internationale à partir de notre territoire au moyen de l’Africom. Barack Obama, président des USA est sous l’éteignoir des lobbies américains : le juif, le complexe militaro-industriel  et le monétariste. Francois Hollande, un socialiste reconverti  par la violence de l’argent agissant sous les 3D : décloisonnement, désintermédiation et déréglementation est président d’un pays en crise qui veut reprendre ses colonies. Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, est occupé par les sécessions internes et conflits internationaux qui entourent son pays. Xi Jinping, président de la Chine, fait aussi face à des troubles internes tant religieux que sociaux. Il s’occupe avec la Russie et le Japon à construire une hypothétique alliance militaire orientale tout en ayant un œil sur la valeur de sa …  monnaie et celle du dollar.

Syncrétisme de ce qui précède et position de l’Algérie [b]

Il est aisé de comprendre qu’il est impossible de mettre en œuvre les droits internationaux, donc, la place sera à la puissance de feu et de la finance.  Déduction : le Conseil de sécurité de l’ONU ne se réunira qu’autour de questions de forme et non de fond parce que les membres permanents ne s’entendent plus. C’est l’une des raisons qui fait la modestie du nouveau projet de l’ONU qu’est la transformation des Objectifs du millénaire du développement en Objectifs pour le développement durable. L’instrument qui sera utilisé le plus, la puissance de feu et ce sont les faibles qui vont payer rubis sur ongle et la place de l’Algérie est dans ce camp.

Le premier déterminant. L’Algérie n’ayant pas de puissance de feu doit donc agir pour la paix à l’intérieur de son territoire et de son voisinage immédiat alors que ce qui est constatable sont l’apparition de conflits ethniques, résurgence de manipulations religieuses criminelles  et exaspération du clivage identitaire. Ces trois problématiques ont une solution : la signature de traités de paix et de non agression avec tous les pays voisins et la promotion du modèle religieux qui lui a permis de se libérer, vivre dans la communion  et un hymne national bilingue.

Un rapide parallèle entre l’Algérie et la Grèce

Pays méditerranéens, comparée à l’Algérie, en termes de surface et population, la Grèce est « petite ». Les deux pays ont connu des régimes politiques dictatoriaux et ont été dirigés par des militaires. Il est établi que les chiffres officiels internationaux de la Grèce ont été bidouillés et sont donc faux. En la matière, la Grèce est un sosie de l’Algérie dont les chiffres sont aussi une bombe explosive.

Construire, concevoir et mettre en œuvre sur leur base des solutions, en plus du manque de compétences nationales, sera une voie dangereuse qui déboucherait sur de mauvaises solutions qui dureront longtemps. Les Algériens doivent se préparer à donner plus et à recevoir moins pour sauver la Patrie. Des  efforts conséquents sont indispensables  pour réduire les inégalités et la pauvreté parce que leur prix peut être le crime.

Tant en Grèce qu’en Algérie, la démocratie a montré qu’elle est un système de direction non efficace voire mauvais dans ce genre de pays. En Grèce, les extrêmes  gauche (Syrisa) et droite (Aube Dorée) coalisés ont formé un gouvernement. Ses deux fers de lance sont des mathématiciens et économistes formés à l’Ouest. L’ex- ministre des Finances, Yanis Varoufakis, plus que l’actuel, a fait vaciller l’Union européenne (U.E) avec l’appui du peuple par un référendum, c’est-à-dire la démocratie. La droite anglo-saxonne européenne et l’américanisée via le Conseil de l’U.E et son parlement a contre-attaqué et a [fait] plié[r] la Grèce.

L’ex- ministre des Finances, Yanis Varoufakis, était presque parvenu à tester des théories économiques  grandeur nature (entrée-sortie dans une union économique;  zone monétaire optimale et cotations des monnaies nationales, droit international de formation des unions et les dettes odieuses).

Sous la pression, il a démissionné. Si la forme est sauve, reste le fond de son départ. Il pourrait être le résultat d’une pression des oligarques grecs appuyés par les militaires ou de l’oligarchie financière mondiale pour soumettre définitivement, la Grèce, un pays qui est sur la Ligne rouge pendant que l’Algérie est considéré par Ramtane Lamamra, son ministre des Affaires étrangères  et certains experts-docteurs-économistes, comme stratégique au lieu de pays convoité simplement.

Le deuxième déterminant. Les Algériens doivent se laver le visage avec de l’eau glacée et se réveiller. Dans toutes les théories enseignées dans les universités nord-américaines, l’Afrique est un continent sous-développé. Elles  ne font pas des pays de l’Afrique du Nord, les pays à habitants à majorité blanche, une exception.  Les Algériens  ont tout à gagner en se  remettant en Afrique, en prenant les mains de leurs voisins pour défendre ensemble leurs richesses et identités. Ils doivent bannir le racisme qui n’est ni un avantage absolu ni un relatif. C’est un instrument  de destruction des peuples. Les révélations sur le massacre de Srebrenica (ex Yougoslavie), 20 années après en sont un exemple.

Si les militaires grecs et de l’OTAN, par l’entremise du Premier ministre grec en usant de dilemmes de conscience comme celui de la conviction et de la responsabilité, y sont pour une partie responsable de la démission du ministre des Finances grec, les généraux Mohamed Médiène et Ahmed Gaid-Salah en tant que  représentants majeurs de l’armée  peuvent faire les mêmes pressions et éloigner  les têtes qu’ils veulent des instances de décision et d’exécution.

 Le social (interne) en Algérie couplé à l’économique

En gardant comme référence la Grèce et les mesures qui lui sont imposées par l’U.E et le FMI; l’Algérie subit exactement les mêmes avec quelques différences. Elles répondent aux approches en théories économiques dites de l’absorption et de l’inflation (a).

Les deux différences, et ce ne sont pas les seules, à mettre en exergue sont : 1) la réduction des salaires et retraites en Grèce et la mise en œuvre du contrôle des capitaux conduites par des économistes formés en Occident; 2) à la différence des Algériens, les Grecs, en étant dans une union économique, ne sont pas maitre de leur politique monétaire.

Pour la première mesure, le ministre algérien des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, l’a rejeté et pourtant  aucune raison ne justifie les salaires élevés de certains responsables, et selon Paul Krugman, aucune explication rationnelle ne peut démontrer la relation entre le salaire et la productivité [1]. Ces gros salaires ont été déclenchés par l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Abderrahmane Hadj Nacer qui s’en est offert un. Il a été suivi par les députés, sénateurs, ministres et généraux. Affirmer que ce sont les luttes syndicales de l’UGTA de Abdelmadjid Sid Said par exemple qui ont obtenu les augmentations pour les travailleurs de base est une facilité analytique. Ramener tous les salaires au niveau de celui d’un enseignant au lycée et allouer les gains réalisés aux hôpitaux sera un moyen de réduire les inégalités.

À comparer  les coûts des « dégâts » des lois mal ficelées par les élus de la nation et ceux de l’éducation-formation sur  l’économie, la justification serait mieux acceptée si les premiers sont supérieurs aux seconds.

Mesurer le patriotisme des futurs candidats aux législatives et sénatoriales par l’acceptation d’un « bas salaire »  serait un bon exercice en saturation du mensonge dans leur engagement en faveur de la patrie et appuierait cette réduction.

Parmi les mesures annoncées en Algérie, les mesures les plus lourdes touchent le secteur de la santé dirigée par Abdelmalek Boudiaf. Parler de rationalisation annonce la marchandisation de l’acte de soin. En utilisant les élasticités-prix, déclencher une pénurie dans les médicaments chers pour augmenter encore plus leurs prix par la force disciplinante du marché revient à les mettre au niveau attendu par les investisseurs étrangers. Cette augmentation appellerait une réduction de la demande laquelle sera défalquée des importations donc soignerait la balance des paiements. C’est un jeu économiste malsain. Dans le volet social, par le peu d’informations disponibles, l’aspect le plus difficile à cerner touche quatre segments : les marchés des ainés, de l’enfance, du divorce et les perspectives pour l’emploi des femmes.

La mesure emblématique : subventions aux carburants

Supprimer une subvention ne supprime pas la dépense; elle est juste transférée à un autre payeur.  Par les mécaniques économiques et juridiques des IDE y compris dans les usines de raffinage, de fabrication des véhicules, la cession des stations et péages  sur l’autoroute Est-Ouest aux « partenaires », une partie de ces subventions se retrouvera à l’étranger. L’envoi dans le ventre chaud de l’information de la « réorganisation » de Naftal est le signal de l’arrivée des étrangers. Quant à la mise en œuvre de quota de consommation de carburant contrôlable par des cartes magnétiques, c’est un fantasme tant que les réseaux numériques et les applications ne sont pas performants.

La mesure inqualifiable: les véhicules et les licences d’importation

Le ministre du Commerce, Amara Benyounes, avec une stratégie de communication plus effet de manche que technique, a annoncé que l’accession à l’OMC [2]  est une décision politique et que la réduction des importations de véhicules est une mesure d’économie de devises. Réduire d’un-cinquième le nombre de véhicules importés sera facilement compensé par le quart du quota restant si la puissance en chevaux fiscaux égalise celle des véhicules qui ne le seront plus. Adosser ces importations à des licences au sujet desquelles rien n’a été dit sur la procédure de leur vente ne fera que créer une rente.

Réduire le nombre de véhicules officiels (fonction et service), augmenter l’offre de transport public, taxer les propriétaires à « ne-plus- en-pouvoir » sur les chevaux fiscaux (puissance) inscrits sur la carte grise serait le procédé le plus efficace. Si l’OMC sonne le tocsin face à cette mesure, les pouvoirs publics invoqueront comme barrière non tarifaire la protection de la nature et de la santé publique.

La mesure antinomique : le crédit à la consommation

D’un coté, le gouverneur de la Banque d’Algérie et le ministre des Finances crient au danger qui pèse sur les réserves internationales, d’un autre coté, le ministre du Commerce et, toujours en compagnie de celui des Finances affirment que le crédit à la consommation sera relancé et encadré par la loi.

Par la propension des Algériens à consommer étranger et c’est l’effet Veblen, d’aubaine pour les firmes et les filiales des banques internationales, l’Algérie offre le saignement des réserves de change. Le crédit à la consommation est un excellent véhicule du dumping prédateur qui achèvera les industries naissantes par des succédanés étrangers.

La mesure la plus cruciale : la valeur du dinar

En économique, les calculs mathématiques donneraient des résultats différents selon les théories utilisées, économie capitaliste ou dirigée (centralisée),  les modèles économétriques et hypothèses de travail, lesquelles sont fondamentales. 

L’auteur de ce texte a déclaré qu’il s’oppose à la dévaluation du dinar et apparemment il est le seul algérien à l’avoir fait publiquement. Des dirigeants et professeurs en économie y compris ceux de la Toulouse School of Economics (appréciez la dénomination anglaise pour une école française devenue encore plus célèbre depuis que l’un de ses professeurs, Jean Tirole, un ultralibéral est devenu un Nobel)  sont pour cette dévaluation.

Une polémique stérile sur la terminologie a fait du bruit. Dans la théorie économique, en régime de change fixe, il est question de dévaluation / surévaluation parce que le prix de la monnaie est fixé par une loi résultant d’une décision politique (de jure). En régime (de change) flottant (pur), il est question d’appréciation / dépréciation parce que son prix est le résultat des « forces » du marché informel (noir). Comme exemple de ces forces, ce groupe de banquiers qui font ce qu’ils veulent du Libor (London  Interbank Offered Rate) à London, Singapour et ailleurs.

L’Algérie n’est ni dans le premier ni dans le deuxième. Elle est dans un régime flottant-dirigé dans une bande (et proche du fixe), donc il s’agit de dévaluation.

Le professeur Rafik-Boujlia Hassan sur Radio M [3]: « Un dinar en parité surévaluée est une prime pour les importateurs ».  Pas besoin d’être économiste pour démonter cette affirmation. Il suffit aux lecteurs de remplacer le mot « importateur » par « État »  pour comprendre, qu’économiquement parlant et dans le cas de l’Algérie, la surévaluation du dinar est la bonne solution. L’explication : une monnaie surévaluée rend la dette internationale et les importations moins chères et les exportations plus chères; donc l’effet sur les réserves internationales de change sera positif.

Profitant de l’effet péjoratif dans l’opinion publique véhiculé par les importateurs – exportateurs, ce professeur est allé dans un simplisme de bistrotier dans son raisonnement économique. Partageant avec Rafik-Boujlia Hassan l’impression que dégage cette engeance, certaines affaires révélées incitent à les qualifier de criminels.

L’auteur de ce texte a défendu la création d’une nouvelle monnaie ancrée sur l’air et la terre partagée par les pays voisins. Cette monnaie sera fonction des stocks (ou Base) des RIchesses Nationales Algériennes et/ou Africaines, par abréviation BRINA. [4]

Avec une telle monnaie, l’Algérie et toute l’Afrique du Nord assurera l’équité intergénérationnelle et deviendra maitresse de ses richesses.

Si les solutions précédentes à la valeur du dinar ne sont pas acceptées, plusieurs possibilités existent et parmi elles : ne rien faire qui pourrait être une excellente si celles proposées aggraveraient la situation, l’autre étant de recruter des étrangers.

Alan Greenspan et Ben Bernanke sont deux anciens gouverneurs de la FED (USA). Le premier a libéré le crédit par de l’expansion monétaire, les banquiers ont demandé aux mathématiciens de produire des modèles de composition de dettes hybrides et le résultat a été: la crise des subprimes. Le second en remplaçant le précédent a mis le turbo pour la planche à billets verts pour racheter les produits toxiques du crédit accordé par le  premier au moyen des quantitative easings. Comme bilan, c’est la FED qui se retrouve asphyxiée et Janet Yellen, son actuel gouverneur compte sur une … guerre pour une remise à niveau de toute la planète, Algérie comprise.

Il est possible pour notre pays d’engager l’un de ces deux pontes en mettant le prix et donnant le feu vert pour toute action sauf celles qu’ils ont faites aux USA : le crédit à la consommation et l’effacement de l’ardoise.

L’institutionnel et le populaire en survol

Un pan, celui de l’économie et populations, n’a pas été abordé dans ce texte. Dans le cas algérien, il est d’une sensibilité telle que seul un projet de très grande envergure pourrait le délinéer.

Un élément de contexte qui sera utilisé dans cette partie sera décrit. À la libération nationale, l’Algérie a connu un baby boom. Des théories comme celles de Gary Becker et Richard Easterlin l’ont modélisé mathématiquement. D’autres économistes comme Robert Malthus, David Ricardo et John Maynard Keynes ont utilisé les populations et leurs démographies pour en développer d’autres.

En plus de ce qui précède, pour l’auteur de ce texte, né, élevé et éduqué dans un environnement amazigh et musulman, le baby boom est lié au désir d’amour en temps de paix dans un but de pérennité telle que recommandée par l’Islam. Il  est aussi lié  à cette partie de l’âme non encore expliquée par la science. Son axiome est : l’âme appartient à Dieu, la vie à l’humanité et la mort au Néant, un Néant que seul Dieu connait. Dans cet énoncé normatif, les concepts-clé sont : l’amour et la paix.  

Cas de l’Algérie

La génération née entre 1961 et 1970 ont eu entre 20 et 29 ans entre 1980 et 1989. Certaines catégories populaires et sociales se sont soulevées durant cette période.

La génération née entre 1980 et 1989 a eu entre 20 et 29 ans entre 2000 et 2009 et a vécu son lot de crises.

L’unique déduction qui sera utilisée d’un ensemble plus important qui pourrait être tiré des deux compositions énoncées  est la suivante :

Dans la période actuelle, une partie de la génération née entre 1961 et 1970 se retrouve dans les toutes les structures de l’État (Armée, présidence, justice, police, gendarmerie, universités, hôpitaux, télévisions et journaux, auteurs, artistes, écrivaillons comme ces primés parisiens, etc.). Elle est sensée répondre aux besoins qu’elle a elle-même exprimés entre 1980 et 1989 au bénéfice de la génération née entre 1980 et 1989. Les événements en cours indiquent le contraire.

Application de l’effet calendrier en démographie à la situation décrite

Depuis 2010, un général, un magistrat et un commissaire de police qui ont  manifesté entre 1980  et 1989 quand ils avaient entre 20 et 29 ans pour dénoncer leurs conditions de vie vont condamner en toute légalité et « lourdement » parce que la législation a été renforcée un algérien qui a actuellement entre 20 et 29 ans et qui a commis les mêmes délits qu’eux aux mêmes âges. Si l’éthique de la responsabilité liée à la sanction est respectée, celle de la cause morale est altérée parce que ce sont les premiers qui ont failli.

L’aspect institutionnel lié aux populations et pays

De l’intérieur, dans son acception wébérienne et perception par le peuple, l’État algérien  à travers le prisme du pouvoir est doté d’une  puissance réelle alors que le peuple est dotée d’une force avérée. Preuve : dans une révolution, il s’est libéré sans la puissance d’un État (algérien) de la puissance d’un autre État (la France). La dialectique entre la puissance et la force est établie. La force induit (implique) la puissance, la réciproque n’est pas vraie.

De l’extérieur, l’État  algérien est doté d’une poigne autoritaire qui lui confère une certaine puissance quant au peuple, il est caractériel.

Les indicateurs internationaux le positionnent dans les pays sous-développés dépendant d’une ressource naturelle et est vulnérable.

En faits stylisés : la puissance du pouvoir algérien étouffe la force de son peuple. La force du peuple n’est pas transmise à l’État, le pays Algérie, c’est ainsi qu’il est d’usage dans les organisations et forums internationaux, est faible.

La transmission des énergies réciproques entre l’État et le peuple se fait à minima. L’État transfère de des privilèges, de l’argent et de la satisfaction à une partie du peuple, sa clientèle, laquelle lui transfère une légitimité partielle. C’est ce qui fait sa faiblesse alors que si cette transmission réciproque des énergies était à son maximum ou proche, les Algériens seront forts et le pays Algérie sera puissant.

Dans la symbolique de la transmission maximale de cette énergie, il y a des comportements. En prenant toujours comme exemple la Grèce, son ex-ministre des finances, Yanis Varoufakis, se déplace en moto, avec son bijou de femme à l’arrière; en Algérie, des ministres font la prière dans la mosquée avec des garde-corps armés.

L’instrument essentiel pour la transmission de ces énergies est la Constitution.

À travers les journaux, par la voix d’Ahmed Ouyahia, le projet de la révision du texte fondamental est relancé [5]. Si ce personnage un incarnateur de cette puissance de l’État devenu clé dans le système politique national en exerçant de très hautes fonctions au sein de l’État et a été un témoin, acteur et instigateur d’événements majeurs ne s’engage pas à garantir à ce que la constitution assure une transmission maximale des énergies entre l’État et le peuple alors le résultat ne sera qu’un échec pour le peuple. Sa déclaration alors sera qualifiée comme un élément de la théorie du choc et de diversion pour masquer des luttes de sérail.

Pour garantir à la constitution d’être cette mécanique saine, si certaines dispositions peuvent être débattues publiquement d’autres doivent être annoncées comme essentielles et elles sont : un hymne national bilingue en arabe et tamazight, la constitutionnalisation des richesses nationales et une protection sociale universelle.

Troisième déterminant. Les conclusions de l’effet calendrier et démographie ainsi que celles liées aux populations et pays induisent que l’Algérie a besoin du renouvellement de ses élites dans un processus révolutionnaire, celui d’une révolution [6] faite dans la paix et l’amour tels que définis axiomatiquement. Ce processus doit être accompagné de rédemption et de pardon pour la terre.

Notre pays l’Algérie, notre patrie est sérieusement abimée. Elle mérite de vivre dans le bonheur. Pour cette fin, il lui faut un effet, l’effet Jarre [7].

Cherif Aissat

Diplômé en coopération internationale. Étudiant en économie. Antirationaliste et antimarginaliste,  humaniste-libéral dans son sens amazigh et musulman.

Notes

(a). L’approche monétariste a été abandonnée par Milton Friedman, son théoricien. Nous l’avons expliqué dans une vidéo sur une lecture de Galbraith et Faulkner. https://www.youtube.com/watch?v=WaWS40krxn4

(b). La déstabilisation de l’Algérie est un processus avéré. Nous l’avons traité dans cette analyse. http://www.ksari.com/index.php/nouvelles/424-contributions/3199-algerie-sous-le-double-choc-monetaire-et-identitaire-soumission-ou-destabilisation

Références

[1] Cherif Aissat. Trois pays, trois auteurs, trois livres, trois regards sur l’économie: Une première tentative de recension dans une lecture des aspects politico-économiques. http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5139187
[2] Cherif Aissat. L’adhésion de l’Algérie à l’OMC : descente dans l’enfer du droit et de la concurrence ou catapulte vers la jungle du commerce mondial. http://www.mondialisation.ca/ladhesion-de-lalgerie-a-lomc-descente-dans-lenfer-du-droit-et-de-la-concurrence-ou-catapulte-vers-la-jungle-du-commerce-mondial/5313851
[3] Rafik Bouklia Hassan : Un dinar en parité surévaluée est une prime pour les importateurs.   https://www.youtube.com/watch?v=ZeMVvAN15rY
[4] Cherif Aissat. Supplique pour une nouvelle monnaie nationale. http://lequotidienalgerie.org/2015/01/06/supplique-pour-une-nouvelle-monnaie-nationale/
[5] Cherif Aissat. Algérie. Révision de la Constitution : soumission à l’ultralibéralisme et au club Bilderbeg. http://www.mondialisation.ca/algerie-revision-de-la-constitution-soumission-a-lultraliberalisme-et-au-club-bilderbeg/5388795?print=1
[6] Cherif Aissat. Les freins à une révolution positive pacifique en Algérie. http://lequotidienalgerie.org/2013/11/18/les-freins-a-une-revolution-positive-pacifique-en-algerie/
[7] Cherif Aissat. Explication de l’effet Jarre. Réponses aux lecteurs Basta et Alilou.  Autocritique des textes de Cherif AISSAT publiés par LQA. http://lequotidienalgerie.org/2014/11/20/explication-de-leffet-jarre-reponses-aux-lecteurs-basta-et-alilou-autocritique-des-textes-de-cherif-aissat-publies-par-lqa/

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