Édition du
9 December 2016

Les tâches qui attendent le nouveau ministre de l’enseignement supérieur, le professeur Tahar Hadjar  

 

 

Université de BlidaPar Ahmed ROUADJIA,

professeur d’histoire et de sociologie politique, université de Msila

 

 

Ces tâches auxquelles il va devoir s’affronter sont d’autant plus lourdes  à gérer qu’elles résultent d’un cumul  de problèmes   et de disfonctionnement pédagogique  de plusieurs années qu’il hérite désormais  de ses prédécesseurs, en particulier,  de Rachid Haraoubia, qui aura « régné » à la tête de ce département ministériel durant quasiment onze ans ( 2002-2013), sans qu’il ait jamais pu œuvrer à l’essor de l’université  dont l’enseignement et la recherche ont connu sous sa direction une véritable stagnation. En dehors de sa politique d’imitation et d’importation de concepts exogènes, tel que le LMD, ou ces notions pompeuses  que sont « l’Assurance qualité »,  et «  l’enseignement de qualité » (al-jawda), dont il aimait à se gargariser, ce Ministre n’avait fait que gérer le MESRS non pas selon les réquisits scientifiques, mais d’après une logique politicienne empruntée au FLN dont il était plusieurs fois membres influent et député. Pour lui, le MESRS dont il était alors le patron incontesté, devait être gérer comme une structure politique et ajustée selon cette vision partisane, et non selon les exigences requises par le développement de l’enseignement et de la rechercher dont le MESRS devait être le lieu la rampe de lancement.

 

L’héritage empoisonné et la manière de le gérer

 

Le nouveau ministre hérite  donc d’un legs onéreux, lourd à gérer. Outre le LMD dont l’échec patent n’est contesté que par ceux refusent de voir la réalité en face, il y a le plagiat qui s’est prospéré à l’ombre de l’administration  de Rachid Haraoubia dont l’entourage immédiat avait joué un rôle néfaste en ce sens. En fermant les yeux sur cette pratiquer, le ministre en question et son entourage, s’en sont faits les complices conscients ou inconscients. De 2002, date de sa prise de fonction à la tête de ce département, à sa « démission » intervenue en 2013, ce Ministre  s’est montré  en fait d’un laxisme incroyable à l’égard des plagiaires dont le nombre s’est accru dans de proportions alarmantes. Dans une série d’articles que j’ai publiés en 2008, j’avais fait état de ce plagiat « sauvage»[1] qui, à travers la politique du LMD,  élève des individus médiocres au rang de docteurs et de professeurs d’universités. En dépit de la sévérité apparente de la loi, reflétée dans le Décret exécutif n°2003-279 du 23 août 2003 fixant les missions et les règles particulières de l’organisation et de fonctionnement de l’université, le plagiat qui en est visé n’a nullement été enrayé. Que dit ce décret ? En son chapitre 8, article 24, il stipule expressément qu’il «… est considéré comme faute professionnelle de quatrième degré le fait pour les enseignants chercheurs d’être auteurs ou complices de tout acte établi de plagiat, de falsification de résultats ou de fraude dans les travaux scientifiques revendiqués dans les thèses de doctorat ou dans le cadre de toutes autres publications scientifiques ou pédagogiques». En effet, le plagiat a été longtemps l’une des spécialités néfastes de beaucoup de nos étudiants et chercheurs qui n’avaient aucun scrupule à copier les autres, à «pomper» leurs pairs. Les nombreux mémoires de magistères, de thèses de doctorats de troisième cycle et d’Etat que nous avons pu lire ici et là témoignent en effet d’un honteux «pillage» d’œuvres célèbres. Outre ce plagiat «sauvage» et ce remplissage désordonné, il y a ces «méthodologies» confuses employées dans les mémoires et qui prétendent encadrer des problématiques scientifiques. Il était temps, enfin, de mettre en sourdine ce pillage inadmissible et partant préjudiciable à la qualité de l’enseignement et de la recherche. Mais si dissuasif qu’il puisse être, cet article sur le plagiat pourrait facilement ne pas être respecté tant l’encadrement de qualité et les mécanismes de contrôle efficaces demeurent cruellement faibles. Si certains plagiats sont facilement détectables, parce que trop voyants ou trop «grossiers», d’autres sont en revanche plus «subtiles», car éparpillés dans le mémoire tandis que les références et les sources réelles sont escamotées ou attribuées à des auteurs autres que ceux consultés, ce qui est une manière astucieuse de donner le change. »[2]

 

La Commission Universitaire Nationale ( CUN) et ses dérives

 

Outre ce plagiat qui a fleuri du temps de M. Rachid Haraoubia et  de son entourage, et qui a permis à quantité d’individus paresseux et sans scrupules de s’élever très haut dans la hiérarchie universitaire, il y a cette Commission Universitaire Nationale ( CUN) dont les membres cooptés, triés sur le volet, et placés à sa tête, ont permis à leur tour aux « copains », et aux proches de devenir Maîtres de Conférences et de Professeurs d’Universités  avec un ou deux articles publiés dans des revues confidentielles, locales ou régionales ! Certains membres de cette commission sont quasiment inamovibles, et bien qu’ils soient en majorité devenus eux-mêmes professeurs par le biais de ce traficotage de registres, de plagiats et de faux articles scientifiques, ils disposent cependant d’un droit quasi régalien pour faire échouer à « l’examen » des plus compétents qu’eux-mêmes. Les témoignages et les preuves qui attestent de la véracité de ces faits sont nombreux et pourraient à tout moment êtres divulgués pour les besoins d’enquêtes publiques éventuelles. Nous connaissons des compatriotes dont les compétences ( physiques, chimiques, biologique, sociologiques, etc.) sont avérées, mais qui se trouvent « recalés » lors de chaque dépôt de candidature auprès de la CUN dont les petits fonctionnaires qui réceptionnent les dossiers  au rez-de-chaussée du siège du MESRS se comportent  envers les chercheurs qui présentent devant eux de manière désagréable , revêche et rébarbative ; ils regardent même de très haut le chercheur, et ce faisant,  ils inversent les valeurs et les hiérarchies en se comportant comme si le destin, l’avenir même des  chercheurs auxquels ils ont affaire, dépendant de leur bon vouloir ! imbus de leurs petits pouvoirs d’administratifs, en même temps qu’ils se sentent frustrés et mal récompensés par la besogne fatigante et stressante qu’ils accomplissent au quotidien, ces petits fonctionnaires s’empressent de se « venger » en adoptant une manière tout à la fois agressive et  hautaine à l’égard des chercheurs en quête de promotion….

Façonnés ou « formatés » à l’image de certains de leurs chefs  administratifs qui regardent le chercheur comme une espèce de « larve », certains de ces petits fonctionnaires de la CUN donnent vraiment  l’impression d’être eux-mêmes les « experts » desquels dépendent le sort réservé à chacun des candidats en proie aux angoisses liées aux sentiments de l’échec « anticipé »…

 

Les recteurs des universités…

 

Le LMD qui rime avec fiasco, le plagiat et  la CUN qui riment avec prime d’encouragement à la promotion des médiocres au détriment des meilleurs, telles sont les réalisations les plus saillantes  accomplies par l’avant- précédente équipe ministérielle. En arrivant à la tête du MESRS, M. L’ex-ministre Harraoubia  s’est employé à placé ses proches et ses hommes de confiance à la tête des universités, des centres et des agences de recherche. Le poste de chef de cabinet, de secrétaire général, et d’inspecteur général, sont confiés  à des hommes d’autant plus « sûrs » qu’il pouvait compter sur eux sans éprouver le moindre souci. Parallèlement, et avec leur aide et conseil, il a choisi le profil de recteurs qui réponde le mieux à sa conception patriarcale de l’autorité, fondée  celle-là, en l’occurrence, sur l’allégeance, les intérêts et les affinités tant politiques que régionales ou tribales.

Certains recteurs qu’il avait lui-même placés à la tête de certains universités ( Biskra, Batna, Khanchla,  Sétif, Annaba, Msila…) ont joué un rôle plus que négatif dans le refoulement de bon nombre de cadres revenus d’un long exil. Mal accueillis et sciemment mal orientés, ils ont fini pour la plupart de regagner les pays étrangers d’où ils étaient venus. Outre les équivalences de leurs diplômes qui ne sont pas reconnus ou dont l’obtention traîne en longueur, ces expatriés, lorsqu’ils sont recrutés, se voient attribués un statut bien inférieur à celui qu’ils avaient à l’étranger.  Ainsi, par exemple : un algérien qui a obtenu un doctorat d’université en France,  et ayant  accompli cinq ans ou dix ans d’enseignement dans ce pays  en qualité de Maître de Conférences, et publié plusieurs ouvrages et articles scientifiques, il ne saurait être recruté en Algérie sur la base de ces expériences et qualifications, mais sur une base dont le point de départ est zéro « o » : maître assistant  d’abord , pendant neuf mois avant de passer, ensuite, au grade de Maître de Conférences, et c’est  seulement après cinq ans  d’exercices d’enseignement  qu’il pourra postuler au grade de professeur ! Qui plus est,  les publications antérieures au grade de Maître Conférences « algérien » ne sont pas reconnues et ne sauraient donc être versés dans le dossier de candidature au grade de professeur de l’enseignement supérieur !

Outre ces obstacles dressés devant les porteurs de diplômes étrangers, il y a aussi le fait que certains recteurs se montrent fort allergiques aux « émigrés » devant lesquels ils dressent une foule de barrières. C’est le cas  de l’actuel recteur de Biskra, le prénommé Belkacem Slatnia, qui a battu tous les records de longévité à  la tête de l’université de cette ville. Or, ce Monsieur éprouve à la fois une antipathie déclarée contre les « émigrés » et une répulsion contre les « francophones », notamment ceux qui ne partagent pas sa vision étriquée du monde.  Protégé de l’ex-Ministre dont il serait  (un parent ? Un cousin ? ou un oncle ?), M. Slatnia a fait de l’université de Biskra non seulement un quasi fief féodal, mais une sorte de propriété privée sur laquelle il aurait droit de regard, ce qui l’autorise en effet à refuser au nom même de ce sentiment de possession qui l’habite  le recrutement de certains expatriés, comme moi…  Et de ce refus, il en tire même une certaine fierté  doublé d’un sentiment  d’honneur et de défi…

Certains enseignants et étudiants de Biskra comparent ce Slatina à un chef dynastique. En disant ceci, ils murmurent  plus qu’ils n’élèvent la voie, de crainte de s’attirer les foudres de cet homme qui ne badine pas avec les principes de respect et de soumission dus à son rang de chef… Par chef dynastique, ils entendent la poigne de fer avec laquelle il gèrerait l’université de Biskra  et la peur qu’ils inspire. Il serait selon eux impitoyable envers tous  ceux qui se mettraient en travers de son chemin… On me donne l’exemple suivant, dernier en date : le 2 juillet 2015, en plein ramadan, M. Slatnia en personne  ordonne, sans motif valable,  aux agents de sécurité de bloquer totalement l’accès  de l’université au public et aux étudiants  venus pour retirer leurs diplômes de mastère et de s’inscrire, et comme pour s’assurer que ses ordres soient exécutés par les agents de sécurité, il place lui-même sa voiture en travers de l’entrée principale  en se plantant lui-même  à côté comme pour tenir à « l’œil »  les agents qui se montreraient  tièdes ou timorés face au   mouvement de la foule qui, en refluant  avait provoqué un grand embouteillage désordonné autour du rond point et des rues alentours…

L’université de Biskra est « son bien ». Sa deuxième demeure est son bureau. On l’appelle King (  al-Malik) en raison de son affectation monarchique et sa conduite qui se veut princière.. Comme certains monarque de l’Europe occidentale, Slatnia  gouverne son royaume par procuration. Il délègue une grande partie de son autorité à ses hommes de confiance pour expédier les affaires courantes de son royaume : le secrétaire général, le responsable des moyens généraux, le Vice-recteur chargé de la formation supérieure en graduation, la formation continue et les diplômes, et parmi ceux-ci, il faut citer un personnage clé en la personne de Monsieur Abderahmane Berkouk, doyen de la faculté des sciences humaines et sociales. Cet homme  qui compense la faiblesse attestée  de son CV scientifique, pour ne pas dire l’indigence affligeante de ses publications en la matière, par une démarche empressée envers Sa Majesté King, joue vis-à-vis  de ce dernier  le rôle d’ informateur et ne craint pas de lui « monter la tête » contre ceux qu’il déteste parmi ses pairs. Comme il a l’oreille de King, ce  Berkouk n’éprouve aucun scrupule pour dénoncer et disqualifier les collègues qui lui font de l’ombre. Compte tenu de son rôle de délateur, de dénonciateur servile, il inspire tout à la fois peur et méfiance à bon nombre de ses pairs qui le fuient comme de la peste, et le seul en effet qui osait le défier était  Omar Ferhati, ex-vice doyen de la faculté du droit de Biskra, promu il y a peu recteur de l’université d’El Oued Souf. Les deux hommes ne s’entendent guère en effet, et  se vouent, pour des motifs qui tiennent, semble-il, à des questions de pouvoir et  de préséance, une détestation réciproque, et Berkouk a tellement peur de Ferhati qu’il s’était efforcé, à maintes reprises, de se concilier ses bonnes grâces, mais en vain. Flagorneur et intrigant  de bas étage,  il ne semble trouver son bonheur qu’en semant  zizanie, et discorde parmi les collègues. C’est sur le profil de ce type de personnes aux figures ternes, desséchées   et pusillanimes, que fonde et prend, en grande partie, appui l’autorité de Slatnia.  Mais cette autorité conquise « intra-muros » ne suffit pas pour que celui- ci puisse  faire main-basse sur l’université. Slatnia avait appris à ses dépens que les notables de la ville de Biskra- ville étaient bien plus difficiles à apprivoiser  et à « embobiner » que ceux des villages et des villes moyennes alentour : Tolga, El Ghrous, Bordj Ben Azzouz, Doucen, Foughala, etc. C’est auprès des notables de ces trente et un villes et villages environ  formant une constellation autour du chef lieu que Slatnia allait chercher  reconnaissance et appui. Ces notables qui l’accueillent à l’occasion de ses « passages » fortuits ou programmés voient en lui l’aubaine qui permettrait à leurs enfants de décrocher leurs diplômes… Et en de  telles circonstances, les échanges de services mutuels, les dons et contre-dons s’avèrent en effet  inévitables car ils ressortent de la tradition hospitalière du monde rural de l’Algérie campagnarde…

Slatnia n’est plus celui des années quatre vingt, qui coïncident avec l’époque des vaches maigres. A Constantine, quant il n’était alors  qu’un simple maître assistant au corps aminci, rien ne présageait en effet qu’il allait devenir ce qu’il est advenu  aujourd’hui : un homme au visage prospère,  à la manière de Silène, avec une carrure imposante et le regard d’un homme comblé, du moins en apparence, de bonheur et de richesse. Sa posture elle-même donne l’impression d’un monarque pleinement rassasié.  En effet, des indices nombreux et des témoignages récurrents, attestent de la conduite « dynastique » de cet homme qui s’est entouré à Biskra d’une équipe de fidèles et d’une clientèle fort élargie parmi les notables locaux et qui lui donnent de ce fait même  du « poil de la bête ». Mais ce qui est certain,  en revanche, c’est que ce Slatnia aime les fastes et comme son collègue, l’ex-recteur de Msila, il prise le confort,  le luxe, et les nuits dites « rouges » (al layali al hamrâ). Lorsqu’il venait pour assister aux réunions du Conseil d’Administration de Msila dont il était membre, M. Slatnia exigeait de son collègue Berhoumi  que lui  soit réservé une chambre avec une suite non  pas à La Qalaa de Msila, mais à l’Hôtel El Gaid ou  dans celui de Kardada de Boussaâda ! Pour lui, la Qalaa n’était pas un hôtel « propre », mais « sale »

Toujours est-il qu’ il court au quatre coin de la ville de Biskra des rumeurs,  selon lesquelles ce recteur aurait constitué de manière illicite une grosse fortune grâce à sa rente de situation, et donc à son  ancienneté à la tête de cet établissement.  Slatnia, disent les mauvaises langues  s’intéresse plus aux « marchés »  qu’aux questions pédagogiques et à la gestion routinière de l’établissement qu’il confie à ses proches collaborateurs.

Or,  comme la lutte contre la corruption et les corrompus ne ressort pas de notre compétence, mais relève d’autres instances spécialisées de l’Etat, nous allons passer outre en nous interrogeant néanmoins en nôtre qualité de citoyen sur la mission impartie à l’inspection générale du MESRS.

 

L’inspection  générale de l’enseignement supérieur

 

Quelle est au juste la mission d’une inspection générale ? C’est d’enquêter sur le  disfonctionnement, les prévarications ou la mauvaise gestion des deniers publics alloués aux universités. Elle pourrait aussi enquêter sur les méthodes pédagogiques ou sur le plagiat, etc. Ce poste d’inspecteur doit théoriquement échoir à un homme compétent, pondéré qui a le sens de l’écoute et de la mesure. Or, au lieu de cela,  Monsieur l’ex-Ministre Haraoubia  a fait exactement le contraire : a relevé , sans crier gare, de ses fonctions l’ex-inspecteur général du MESRS, un homme honnête et compétent selon de nombreux témoins, pour le remplacer par un de ses protégés en la personne de Slimane Berhoumi, ex-recteur de l’université de  Msila., et dont la sagesse et la mesure n’étaient pas son fort. C’était plus tôt un homme excité, agité, hargneux. C’est pourtant sur lui que Haraoubia avait jeté son dévolu !  En  novembre 2010, ce Berhoumi qui n’a rien d’homme « pédagogique » est appelé paradoxalement à occuper les fonctions d’Inspecteur pédagogique au MESRS ! De cette date à la mi- mars 2014, il continu d’émarger sur le budget du trésor public en qualité de recteur de Msila, en bénéficiant de tous les avantages afférents à ce poste : 1. La prime de zone ; 2. L’indemnité du recteur, soit : 80. 000 dinars par mois auxquels s’ajoutent son salaire : 250. 000 DA mensuels ! Pendant ces trois ans et demi, son successeur- Liazid Abbaoui-, se contentait de son salaire de professeur…et n’a d’autre pouvoir que la délégation de signature. Le vrai patron  de l’université de Msila jusqu’à cette dernière date n’était pas M. Abbaoui, mais bel et bien M. Slimane Berhoumi qui cumulait les deux fonctions : recteur d’université et inspecteur pédagogique !  Grâce à des complicités internes et externes au MESRS, le décret de nomination du nouveau recteur avait été sciemment retardé  de manière à maintenir illégalement en place  Slimane Berhoumi à la tête de l’Université de Msila qu’il avait pourtant quitté trois ans et demi plus tôt ! Le nouveau recteur, quant à lui, il a accepté pour je ne sais quel motif obscur- inconscience ? patriotisme ? esprit de sacrifice ?-de faire « le bénévolat évolutif », c’est-à-dire de travailler gratuitement pendant trois ans et demi pour permettre à son prédécesseur de se remplir les poches et la panse !!!

Au niveau du MESRS, silence. Au niveau local, idem. Berhoumi apparaît non seulement de facto, mais aussi de jure comme étant le recteur principal de l’université de Msila. Ses protégés locaux rient sous cape, se moquent du nouveau recteur auquel ils cherchent à lui mettre des bâtons dans les roues. Ils poussent même la section moribonde locale du CNES à mettre en difficulté le nouveau recteur…Quant à Berhoumi,  il continue à donner , depuis son bureau d’inspecteur  du  MESRS, des ordres et des consignes, à ses protégés locaux dont la fidélité à l’égard du « chef » paraît indéfectible. Aux yeux de tous,  Berhoumi est toujours le vrai « raïs » et cette conviction est renforcée par le fait qu’au niveau du comptable financier, M. Kaddouri Brahim, M. Berhoumi est légalement recteur puisqu’il apparaît  comme tel dans ce qu’on appelle «  l’ Etat B » qui comprend deux choses : l’état nominatif du personnel de l’université d’une part,  et  dans le Plan de Gestion, d’autre part.

Au-delà de cet épisode insolite, la question qui se pose est de savoir comment a-t-on pu confier le poste d’inspecteur pédagogique à un personnage qui n’est pas seulement aux antipodes de la pédagogie, mais qui fait fi entièrement de la moindre conduite civique et civile tant envers les subordonnés qu’envers les supérieurs ? Qui plus est, comment confier un tel poste destiné en principe à une « main propre » à une personne sur laquelle pèsent de lourds soupçons de corruption,  et qui a entraîné par ailleurs devant les tribunaux locaux plusieurs dizaines de personnes dont certains pour motifs de corruption ? Ces actions en justice menées souvent de manière injuste à l’encontre des individus ne  visent –elles pas à donner le change,  à masquer ou à dérober aux regards le trafic ou l’agiotage dont l’ex-recteur aurait été l’auteur ?

Quoi qu’il en soit, ses amis et ses protégés à Msila insistent tous sur le fait que Berhoumi Slimane est un « homme propre », sans taches ; il n’aurait jamais trompé dans la corruption, il serait lui-même un homme anti-corruption, bien que certains de ses amis  auxquels il avait confié des postes sensibles au sein de l’université, fussent devenus de vrais hommes d’affaires…, et que d’autres, fussent devenus des professeurs d’université alors que, de notoriété publique, ils n’étaient  et ne sont que  de piètres figures…

Comment confier la fonction d’un inspecteur à un homme qui couvre et protège des plagiaires ( dont on connaît les noms) pour devenir professeurs d’université ? Comment se fier à un homme lorsqu’il accordait  toute sa confiance à des illettrés  achevés pour équiper l’université et mener de grandes tractations financières ou commerciales ? A toutes ces questions, la réponse demeure incertaine et comme suspendue à une indétermination mathématique.

A qui imputer cet état de choses déplorable, sinon à ceux des responsables dont le choix  a porté non pas sur des hommes compétents et intègres, mais sur des individus  peu scrupuleux et pour qui l’intérêt personnel  passe avant toute autre considération éthique. Doit-on dire, comme l’ont écrit certains observateurs que : «  Les dix ans de règne de M. Harraoubia » auront marqué  « à jamais l’Université algérienne » ?  Est-il juste ou exagéré de dire que : « Les scandales de corruption, de trafic d’influence, d’abus de pouvoir et même de mœurs font également partie du quotidien de l’Université algérienne qui est en train de «creuser»… sa tombe » ?  Que dire d’autre ? Sinon que : « Voilà donc les 10 ans de règne d’un homme qui a transformé l’Université algérienne en véritable théâtre de… la mort. Au regard du bilan qu’il laisse derrière lui, il est évident que M. Harraouibia ne risque pas d’être regretté par le million et demi d’étudiantes et d’étudiants algériens »[3]

 

Nécessité d’assainir  et de réhabiliter la recherche

 

A défaut d’une grande refonte de l’université, on a besoin de petites retouches successives et d’actions concrètes de manière à assainir cette dernière, à l’expurger de ses éléments nuisibles  que sont les parasites et les plagiaires de tous acabits. Par ailleurs, il serait souhaitable de réhabiliter les compétences nationales, de les valoriser en  d’instituant un système national d’évaluation de manière à séparer le grain de l’ivraie. Car, sans système d’évaluation et de lutte constante, mais effective,  contre le plagiat, il y a risque de voir l’université algérienne phagocytée par les médiocres. Elle en est déjà submergée. Il conviendrait d’encourager la mobilité des enseignants et des étudiants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, car la captation des nouveaux savoirs et des découvertes scientifiques ne saurait s’obtenir que par ce biais. La Lettre d’Accueil exigée aux candidats au stage de courte durée à l’étranger   et que M. Le nouveau ministre envisage d’abolir, parce qu’elle constitue une circonstance « humiliante » selon lui pour nos compatriotes, devrait être remplacer par une formule plus souple, moins contraignante, de manière à rendre la mobilité des chercheurs plus facile qu’elle ne l’est à présent. Dans sa conception actuelle, la Lettre d’Accueil est une véritable servitude, car elle place chacun des postulats dans une position de quémandeur par rapport aux responsables des institutions étrangères sollicitées à en délivrer. Mais l’autre envers négatif de la lettre d’accueil, c’est que le fournisseur ou l’expéditeur étranger de celle-ci ne voit jamais arriver le « stagiaire » chez lui, et qui ne semble tenu par aucune obligation à rendre compte au hôte étranger, puisque ce qui paraît lui importer le plus ce n’est pas « le stage », mais le visas et le montant en devise obtenu de l’université.

 

La lettre d’accueil

 

Pour le citoyen  « ordinaire » qui ne connaît pas les rouages de l’administration universitaire  ni les idiomes dont elle se sert, il faut lui expliquer ce que signifie cette « Lettre d’Accueil » dont l’obtention ou non détermine et fixe le sort du candidat au stage.

D’abord , il faut lui rappeler que  l’Etat algérien  a institué depuis  fort longtemps une généreuse Loi accordant à chaque enseignant chercheur le droit d’aller en « stage » à l’étranger pour perfectionner ses connaissances, mener des recherches documentaires ou participer à des manifestations scientifiques. Ce stage est pris totalement en charge par l’université d’origine du candidat, et son obtention est subordonné, entre autres pièces requises, à la présentation d’une lettre  d’Accueil  dument établie par l’établissement  hôte ( université ou centre de recherche étrangers…).

Ensuite,  il convient de lui faire savoir  que cette lettre d’Accueil a toujours été un casse-tête pour tous les postulats à ce stage, car se la procurer auprès des institutions étrangères requiert de multiples démarches harassantes, sans parler du fait que  ces démarches  placent souvent le chercheur algérien dans une position de « mendicité » vis-à-vis de l’établissement étranger dont beaucoup rechignent à la fournir en raison de l’imprécision  ou l’inconsistance même des motifs argués par « le stagiaire » : celui-ci indique au destinataire de la demande les dates, par exemple, de son séjour « scientifique » à Aix-en-Provence, Bordeaux, Paris,  ou Toulouse, etc., et son imprimatur  ainsi que le titre de sa recherche.

D’autres établissement étrangers, quand ils consentent de bonne ou  de mauvaise grâce  à envoyer la lettre d’accueil en question, ils ne voient jamais ou très rarement  le « stagiaire » se présenter au seuil de leurs portes ; d’ailleurs, la plupart de ces stagiaires n’en ont cure des stages et des manifestations scientifiques proprement dites, et ce qui les intéresse au premier chef c’est le montant de la bourse octroyée par le gouvernement algérien et la possibilité qu’offre  cette bourse pour faire ses emplettes à Paris, Londres, Rome, Amman,  le Caire…Il en est qui, avec cette bourse, achètent  en effet des robes, des parfums, voire même des soutiens- gorges, et des slips couleurs  cracheuses et style « sexy »  à leurs épouses, quand d’autres s’offrent des divertissements  dans ces capitales  de « la déperdition » et de bonnes bouteilles de Scotch « à emporter ». La recherche documentaire et l’achat d’ouvres utiles au savoir sont le fait d’une minorité de « stagiaires » austères et appliqués.

 

La bonne et la mauvaise lettre d’accueil…

 

Or, cette lettre d’Accueil de laquelle dépend l’acception ou le refus d’accorder le stage, selon qu’elle est versée ou non dans le dossier du postulat, place le chercheur national dans une position de «  quémandeur » par rapport aux personnes et aux institutions étrangères qu’il sollicite, et  bien souvent celles-ci ne comprennent pas très bien les motifs de cette demande pour plusieurs  raisons : La première tient à la formulation même de la demande, qui s’avère linguistiquement défectueuse, et la seconde à l’imprécision du stage et des modalités d’accueil et de prise en charge, qui sont également mal explicités. La troisième raison, réside dans le fait que les institutions ou les personnes étrangères ( professeurs, chercheurs, chefs de laboratoires) se montrent fort réticentes à livrer des attestations d’accueil à des « stagiaires-fantômes », à des personnes qu’elles ne voient jamais venir frapper à leurs portes… D’autres raisons rendent difficiles ou aléatoires l’obtention d’une telle attestation, à moins de l’acheter moyennant pièces sonnantes et trébuchantes. Selon nos informations, beaucoup de nos stagiaires  n’hésitent pas à l’obtenir par ce biais.

D’autres difficultés sont à signaler : lorsque un stagiaire reçoit d’une institution étrangère, notamment européenne, une attestation d’accueil  à en tête scannée, le Conseil scientifique de l’établissement universitaire algérien la refuse, de même il rejette comme non valide une lettre manuscrite signée par un professeur de renom.

Monsieur le Ministre du MESRS, Tahar Hadjar, a bien relevé l’absurdité de cette lettre d’accueil qui humilie plus qu’elle ne relève l’honneur du chercheur national réduit qu’il est à s’aplatir devant les institutions étrangères pour l’obtenir…Encore faut-il savoir, une fois abolie, lui substituer une lettre d’accueil moins contraignante, plus souple et moins sujette à la vénalité et au marchandage…

Avec  cette lettre d’accueil comme face à  bien d’autres problèmes  plus importants hérités d’une gestion chaotique, le nouveau ministre du MESRS n’aura guère ni le temps de chômer, ni le temps d’hésiter sur les actions à entreprendre. N’a-t-il pas donné d’ores et déjà quelques signes annonciateurs d’un changement progressif et graduel dans l’ordre institutionnel relevant de sa sphère d’action ?

 

 

[1] Voir Ahmed ROUADJIA « Le LMD, avais-je écrit, est  une forme de plagiat instituée en un système d’enseignement de qualité » In  « Du LMD au statut de l’enseignant chercheur (1re partie) », El Watan, 14 août 2008.

 

[2] Voir Ahmed ROUADJIA : « Du LMD au statut de l’enseignant chercheur. (2e partie et fin) »In El Watan du 16 août 2008.

 

[3]  Lire L’Expression du 28 mai 2012 : http://www.lexpressiondz.com/article/0/0-0-0/154363.html,

 


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12 Commentaires sur cet article

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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    23 juillet 2015 at 11 h 23 min - Reply

    Merci à M. Ahmed Rouadjla d’avoir soulevé un certain nombre de problèmes que connaît l’université. Je trouve cependant qu’il s’est un peu trop attardé sur des problèmes « locaux » (Biskra et Msila et les agissements des responsables) alors qu’il titre son intervention « Les tâches qui attendent le nouveau ministre de l’enseignement supérieur… ».
    J’aurais bien voulu lire, entre autres, dans cette liste de problèmes :

    1. La gestion des oeuvres universitaires (bourse et restauration des étudiants)… le repas est encore à 1.20DA (tarif du repas Resto. U. de 1962)… et un café à 25DA!!

    2. Concernant la nomination des recteurs et directeurs d’établissements… il y en a qui sont recteurs de la même université depuis les années 70! Faire au moins –je dis bien au moins- comme au Maroc où un recteur ne peut chapeauter le même établissement pendant plus de 4 ans.

    3. Parler des lettres d’accueil, c’est bien, mais à mon avis, il y a pire : C’est l’exigence de la signature (+le cachet de son établissement) du professeur étranger sur le rapport du prof. algérien suite au « stage »! C’est beaucoup plus humiliant que le fait de demander à un collègue étranger une lettre d’invitation. Car cela signifie tout simplement que notre administration n’a aucune confiance à notre prof. « stagiaire »… et fait plutôt confiance à un prof. étranger qu’elle ne connaît pas!!

    4. L’habilitation des enseignants (le passage de la classe MCB à MCA) où on exige un polycop!! Un polycop écrit par quelqu’un qui est au début de sa carrière, donc manquant d’expérience pédag. lui permettant de rédiger un polycop. qui peut servir. C’est là où on constate énormément de plagiat et d’efforts inutiles. Le mieux serait d’exiger du demandeur d’habilitation un autre article (recherche) qui lui permet d’avancer dans ce domaine.

    5. Le problème des élèves brillants au bac qu’on met cote à cote avec « tout le monde ». N’est-il pas temps qu’on s’occupe de la formation d’une élite dans tous les domaines (toutes les filières)?

    6. Le phénomène, dont tout le monde en souffre, qui consiste à fermer tous les établissements par des poignées de mécontents (en général des étudiants) empêchant le déroulement des cours, ce qui débouche chaque année sur des problèmes insurmontables quant à la bonne formation.

    Il ne s’agit là que de quelques problèmes que vivent nos établissements… ceci pour dire que la liste est bien longue.

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  • Samia bourouiche
    24 juillet 2015 at 10 h 24 min - Reply

    Mr Rouadjia, vos « conseils » à ce nouveau fonctionnaire de l’enseignement dit supérieur s’apparentent plus à des règlements de comptes avec vos ex-responsables hiérarchiques qu’à autre chose. Mr le Pr Sadallah a essayé diplomatiquement de vous faire comprendre que vous faites fausse route et a énuméré quelques points importants qui minent cet enseignement.
    Mais encore une fois, rien ne changera ni avec flen ni avec Alan, tant que ce régime de voyous politiques est en place. Ne nous leurrons pas.

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  • FETOUS Karim
    24 juillet 2015 at 17 h 42 min - Reply

    Cher Ahmed ROUADJIA.

    Vous faites une bonne analyse mais à ce que je vois il y a beaucoup, beaucoup de boulot qui attend le secteur de l’Education Nationale et ce, de la maternelle jusqu’à l’université !

    Mais il y a quelque chose d’étrange que je ne comprends pas, cher Ahmed ROUADJIA.

    Quand je lis toutes les propositions, les critiques ou les idées des uns et des autres, personne, mais alors personne n’ose remettre en question l’existence de l’enseignement du Coran ou de ce qu’on appelle les « sciences islamiques » qu’on trouve dés l’enfance dans les programmes de nos écoles, puis plus tard dans les collèges et plus tard encore dans nos lycées. D’autant plus que j’ai constaté que beaucoup d’instituteurs ou de professeurs sont plus experts en Coran (donc des sortes d’imams en puissance) plus que des « experts » dans leur propre matière. Je sais de quoi je parle, j’ai eu 4 enfants que j’ai suivi de l’école primaire jusqu’à l’université ! Donc je n’exagère pas !

    Quand auront-nous le courage de faire apprendre à nos enfants le Coran et les prières que dans nos mosquées ou dans des écoles Coraniques créées à cet effet et laisser l’école à son vrai rôle que sont l’apprentissage et la maitrise de la langue arabe pure (sans fioriture islamique), l’apprentissage des sciences humaines et sociales, l’apprentissage des sciences exactes, pour enfin laisser le secteur de l’éducation nationale se concentrer sur des choses qui sont de son ressort !

    Les sciences islamiques sont du ressort des imams, des théologiens et des exégètes en Coran ou des écoles spécialisées privées ! Il faut à mon avis séparer ces deux fonctions : éducation nationale et apprentissage la religion et du Coran ! Dans les programmes d’histoires ou en classe de philosophie, on doit parler effectivement de notre civilisation musulmane ou des croyances, comme des autres civilisations et croyances, mais l’école c’est d’abord l’apprentissage de la langue nationale et l’accumulation de connaissances économiques, sociales, littéraires, financières, commerciales, techniques et scientifiques !

    Tout le monde a peur de soulever cette question essentielle pour notre secteur de l’Education Nationale, de peur de subir les foudres de guerre….. « des hommes et de Dieu ». Personne n’ose parler de cette catastrophe qui provient justement du mélange des genres entre l’apprentissage de notre langue arabe pure , l’apprentissage des sciences et technique d’une part et l’apprentissage de notre religion d’autre part qui ne doit nullement être de la responsabilité des enseignants de l’Education Nationale !

    Mais je sais que je vais encore recevoir des insultes à ne plus en avoir assez, mais je le dis quand même ! Si dire cette vérité est un acte anti patriotique et un poignard dans le dos de la Ouma, eh bien j’assume ! Je sais qu’il n’y a pas que cette question de religion que je soulève, mais cette question pose d’une manière essentielle la qualification et la formation de nos enseignants d’un bout à l’autre de l’Education Nationale ! La connaissance du Coran n’est pas un diplôme, je suis désolé de le dire !

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  • HACINA
    24 juillet 2015 at 18 h 50 min - Reply

    merci pour cet article, mais bien d’autres problèmes, qui sont autrement plus graves que ceux soulevés par M. Rouadjia, demeurent au fond d’un puits, dont le couvercle sera bientôt soulevé. Que tous les gros dossiers soient mis à nu à un moment où notre université est condamner à se relever si elle ne veut pas être réduite à RIEN.

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  • amir
    25 juillet 2015 at 17 h 32 min - Reply

    Cher collègue,
    Je partage amplement vos multiples observations sur la déliquescence du secteur et sur les multiples tâches qui attendent le nouveau promu du MESRS, je pense qu’il y a encore plus grave. Je citerai à titre d’exemples l’un des bouffons de sa majesté Haraoubia, ex directeur général de la formation supérieure( titre de noblesse acquis pour services rendus à sa majesté) devenu aujourd’hui inspecteur général de la pédagogie au lieu d’être limogé et passé devant une commission paritaire, lui et son incompétent de directeur, Pr et membre du CSU. C’est grâce à ce dernier que la progéniture du bouffon a pu spolier la place d’un meilleur candidat pour une bourse à l’étranger. La presse et le CNES avaient dénoncé ces pratiques féodales malheureusement aucune suite n’a été réservé à ces larnins de Haraoubia. Je dirai que pour que toutes les pratiques qui ont perduré durant le règne de sa majesté du FLN soient bannies du secteur, il faudrait d’abord commencer par nettoyer les écuries d’Augias qu’est devenu le MESRS;, c’est-à-dire au lieu de procéder uniquement à « tourner manège » pratiquer la purge au sens plein du terme. J’évoquerai également la direction de la coopération, dont le seul souci est de servir le roi et ses bouffons; L’exemple des universités de la capitale, inclassables du fait de la gestion déplorable de ses gestionnaires est à revoir également, notamment Alger 2 et 3
    bIEN LE BONJOUR MONSIEUR LE MINISTRE

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  • boualem
    26 juillet 2015 at 10 h 07 min - Reply

    oh quel plaisir , des touristes dans nos rues . pas cette belle photo.

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  • Dembri Malek
    26 juillet 2015 at 13 h 28 min - Reply

    @FETOUS Karim

    Je suis entièrement d’accord avec vous pour dire que le Coran n’est pas du tout un diplôme ! C’est très, très juste ! Mais je suis presque certain que personne ne va vous entendre !

    C’est ainsi , c’est notre destin !

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  • FATMA
    27 juillet 2015 at 1 h 23 min - Reply

    au lieu de renvoyer les 80% des directeurs et autres responsables perchés à ces postes juste « pour le décret » et pour avoir une bonne retraite, il y a des petites retouches pour qu’on croie au changement. Des rictsours se voient SG et des ôumada’ illétrés se voient ricstour… kalliha tetkhed wa nchallah rabbe djib lkheir

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  • DAOUDI Lyès
    28 juillet 2015 at 14 h 37 min - Reply

    Cher Ahmed ROUADJIA

    Je vous parle à vous car le pouvoir on ne peut parler avec lui, ni discuter, ni quoi que se soit!

    Savez vous Monsieur Ahmed ROUADJIA que par exemple quand on prend une « simple » décision dans l’Education nationale du type par exemple « création d’un bac professionnel », eh bien, vous savez comme moi, qu’ il y a derrière une proposition pareille, tout un investissement qu’il fut évaluer et préparer tant en équipement, qu’en fonctionnement et qu’en formation des enseignants!

    C’est comme la décision de faire le passeport biométrique. « Nos » politiques et « nos » chouakers ont décidé de faire le passeport biométrique, mais rien n’a été réfléchi en amont pour que cette mesure importante soit réalisée d’une manière optimale et fonctionnelle sur le plan matériel, sur le plan organisationnel, sur le plan équipement (appareils photos numériques, ordinateurs etc…), au niveau du personnel, et ce, tant au sein des administrations déconcentré de l’Etat que de nos ambassades pour que l’opération réussisse dans de bonnes conditions ! Nos bureaucrates pensent que la décision suffit ! Et çà se passe comme çà pour toute autre décision de nos dinosaures !

    J’ai eu l’occasion d’enseigner dans un lycée professionnel en France et bien Monsieur Ahmed ROUADJIA, je peux vous dire que le lycée lui-même s’apparente à de vraies modules d’usines que ce soit dans l’électrotechnique, l’électronique, les commandes numériques, les tours fraiseuses, les tours coupeuses, les équipements de chaudronnerie et de soudure, le machine à travailler le fer plat etc… etc..etc… et tout çà dans des enceintes et des bâtiments qui n’ont rien à envier aux véritables usines de taille petite et moyenne entreprise ! Rien que l’unité de câblage électrique, c’est une vrai usine du type petite entreprise. Est-ce que nos fonctionnaires imaginent vraiment ce que signifie : création d’une filière professionnelle ou Bac Professionnel ??? Même si c’est juste une formation en menuiserie ou en soudure ou en maçonnerie ou chauffagiste seulement, il y a déjà là toute la reconsidération de l’architecture et du fonctionnement du lycée qui entrent en jeu ! Il ne suffit pas d’une truelle pour faire un bon maçon !

    Dans le lycée où j’ai exercé quelques années, les professeurs eux-mêmes reçoivent tous les deux à trois ans des mises à niveau et je ne parle pas de la documentation scientifique et technique etc… etc.. qu’ils reçoivent de temps en temps et pourtant ils ont les diplômes requis pour enseigner !

    Donc moi je dis aux fonctionnaires bureaucrates qui sont en train de se pencher sur le malade qui s’appelle « Education National » , que si le gouvernement ou le politique ou le décideurs ne comprend rien aux propositions et ne comprends rien aux enjeux colossaux d’une simple proposition comme la création de filières nouvelles , çà ne sert à rien de réfléchir ou de proposer ! S’il n’y a pas derrière toute idée, une évaluation budgétaire à la hauteur de l’enjeu, un affectation des dotations en équipement et en formation périodique des enseignants , çà ne sert à rien de réfléchir ou de faire des propositions . Parait-il, il y a aurait …..200 propositions qui sont faîtes par la conférence chargée de réfléchir sur l’école ! Ils se foutent de la république , ces fonctionnaires ! 200 ….Rien que çà … que du bla-bla-bla-bla-bla !!!

    PS : Pour finir, j’espère que le Bac Technologique, ce n’est pas fait pour former des maçons, des menuisiers ou des cordonniers, mais je suis prêt à parier que çà peut arriver !

    Allez bon courage à toutes et à tous !!!

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  • mohamed
    1 août 2015 at 3 h 09 min - Reply

    Les nouveaux critères de sélection des stages de courtes durées (SSHN) favorisent …le « vagabondage scientifique ». est ce qu’il y a une personne qui peut me dire comment peut on au moins accorder une destination de stage sans justificatif ? peut être que l’administration (CSF…etc) accordera ces stages sur la base d’un plan de travail !

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  • Vanissa l’Enfer
    18 août 2015 at 21 h 03 min - Reply

    Ahmed tu lances un appel à cet ancien recteur de l »université d’Alger!
    tu es naif.
    J’ai su qu’il était hospitalisé à Paris et on lui a dit que « Jaa El Maa, Nouth et-Amar », il est rentré en Urgence.
    Dans l’enseignement supérieur, il faut des santés mental et physique.

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  • merwan
    2 août 2016 at 20 h 46 min - Reply

    un ministre de l’enseignement supérieur qui ne possède même pas le baccalauréat dans un pays ou les H.D.T de l’armé coloniale accèdent au grades de généraux aussi …..no comment ………………..!!!!

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