Édition du
5 December 2016

La Kabylie s’est autodéterminée, comme toutes les régions d’Algérie, le 1er juillet 1962.

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« Depuis la mise sur pied de l’Anavad, le gouvernement provisoire kabyle, ce serait de l’indécence de ma part de disposer d’un passeport d’une nationalité qui n’est pas la mienne. Aujourd’hui, ma seule nationalité est kabyle », interview de Ferhat M’heni à « Algérie Focus » en juillet 2015.

L’histoire des trahisons a indubitablement prévu tous les cas de figure sauf peut-être celui de trahir le combat de ses ancêtres. Pour ne pas remonter aussi loin dans l’histoire de la région, une question mérite d’être posée : qui aurait pu imaginer dans les années de l’ENA-PPA-MTLD entendre ce genre de sottise ? Hélas, les principes se perdent au fil des années. Aujourd’hui, on en arrive à la situation critique. Pour les plus zélés, franchir le rubican ne leur pose aucun problème de conscience.

Cela dit, venant de Ferhat M’heni, cela ne choque guère. Car, depuis son engagement politique, il n’épouse une cause que pour trahir une autre. Mais, là où le bât blesse, c’est qu’il entraine dans son délire toute une région. Bien qu’elle n’estime pas opportun de se prononcer, la grande majorité doit affirmer sans réserve son attachement indéfectible au pays, dont son apport pour sa libération est reconnu par tous les Algériens.

En tout état de cause, malgré la politique de pourrissement du régime, les citoyens de la région –l’histoire a prouvé qu’à chaque fois que le pays avait besoin d’eux, ils étaient là pour défendre sa cohésion –sont assez intelligents pour ne pas suivre Ferhat M’heni dans ses délires racistes. Car, son projet repose uniment sur la haine. D’ailleurs, son rapprochement avec Israël –il ne faut pas confondre l’entité sioniste et les Juifs de façon générale. Eux -mêmes rejettent la politique de l’extrême droite israélienne – s’inscrit dans une logique machiavélique.

Pire encore, des partisans de Ferhat M’heni applaudissent les massacres d’enfants Ghazouis sous prétexte que les Kabyles sont persécutés par les Arabes. Voilà l’argument qui fonde la politique du GPK ou plutôt le projet haineux de l’ex-fondateur du RCD, Ferhat M’heni.

Du coup, doit-on laisser des gens pareils parler au nom de la région ? En tout état de cause, le silence est uniment synonyme de complicité passive. Ce silence est d’autant plus condamnable dans la mesure où les habitants de cette région de l’Algérie profonde connaissent parfaitement le parcours du porteur du projet.

De toute évidence, bien qu’il soit difficile de dresser un tableau succinct d’un homme politique, celui de Ferhat M’heni se résume à l’intrigue, aux coups bas et aux manipulations tous azimuts. Ainsi, au moment où les jeunes Algériens sacrifiaient leur vie pour permettre l’avènement de la démocratie en Algérie, Ferhat M’heni et ses amis sillonnaient la Kabylie pour qu’elle ne s’associe pas au mouvement.

Et quand les Algériens ont donné une raclée électorale au régime en 1990 et 1991 –certes, il s’agissait d’un choix radical, voire extrême. Doit-on pour autant juger le choix électoral de ses concitoyens ?–, le parti de Ferhat M’heni est allé jusqu’à créer des milices en vue d’assurer la pérennité du régime.

En 1994, pour saborder l’initiative du général Zeroual –une démarche à laquelle l’opposition majoritaire a répondu en organisant la rencontre de Rome –, Ferhat M’heni apparaissait à la télévision nationale pour lancer le boycottage scolaire. N’étant pas de sa mouvance politique, la majorité des étudiants estimait que la décision était injuste dans la mesure où toute la ligne politique de son parti était absurde.

Sans parler de l’anarchie –plusieurs étudiants ont fait des transferts vers les universités des wilayas limitrophes –, au moins deux lanceurs d’appel –Ferhat M’heni et Ould Ouali Lhadi, pour ne pas les citer –n’ont pas subi les conséquences de cette grève insensée. Le premier pour s’être installé la même année en France avec sa famille et le second sous que l’institut de médecine n’était pas concerné par le mouvement de grève.

Par ailleurs, bien que Ferhat M’heni soit évincé du RCD et du rassemblement national (branche du MCB), il décide six mois après le lancement de la grève de négocier, au nom de la région, avec le gouvernement Mokdad Sifi. Comme quoi ce rêve de devenir roi ne date pas d’hier.

Quoi qu’il en soit, tout en désavouant l’accord, le RCD va négocier le même accord en avril 1995, un accord que la dérision populaire appelle « les accords de la honte », mettant ainsi fin au boycottage scolaire. Et tout ça pour permettre à Saïd Sadi de se présenter aux élections présidentielles de novembre 1995.

Toutefois, après une traversé de désert de six ans –on aurait aimé qu’elle soit indéfinie –, les événements du printemps noir voient le retour sur la scène politique de l’enfant terrible de la région. Alors que la population s’est affolée en se mobilisant massivement pour épargner les vies humaines, Ferhat M’heni lance son projet d’autonomie de la Kabylie. Faut-il rappeler par ailleurs que le mouvement a été vite détourné de sa trajectoire par des délégués sous le contrôle des officines occultes.

Ainsi, bien que toutes les régions du pays subissent les mêmes injustices, Ferhat M’heni réalise l’un des plus graves raccourcis de l’histoire : il confond le pouvoir avec  l’Algérie. « Je ne crois pas en une autre solution qui ferait de toute façon de nos enfants kabyles des Arabes. L’Algérie, de par sa création coloniale, ne peut vivre qu’en tant que dictature. Il faut dépasser l’Algérie pour vivre enfin la liberté », déclare-t-il au journal en ligne « Algérie Focus ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette déclaration nous rappelle les théories les plus extravagantes sur la suprématie des races.

Aujourd’hui, Ferhat M’heni n’hésite pas à franchir tous les rubicans. Pour lui, les enfants de la région ne se valent pas. « Il y a bien sûr mille et une façons d’être Kabyle. J’en ai tant rencontré. Toutefois, je ne pense pas que le fait d’être d’origine kabyle autorise quiconque à opposer à la nation kabyle un déni d’existence », argue-t-il. Tout est dit. Son projet annonce des règlements de compte digne des heures sombres de l’histoire contemporaine. Et pour ceux qui n’ont pas vécu la crise de l’été 1962, si le projet de Ferhat M’heni se concrétise, ils comprendront ce que veut dire « la chasse à l’homme ».

Pour conclure, il va de soi que l’appartenance de la Kabylie à l’Algérie ne peut-être remise en cause, et ce, quel que soit le prétexte. Car, il s’agit tout simplement d’un même corps. Évidemment, la gestion catastrophique des affaires de l’État peut générer des déceptions, mais cela ne peut pas aller au-delà d’une opposition politique et pacifique. Alors que le travail attendu des politiques consiste à réveiller les consciences, Ferhat M’heni veut entrainer la région dans une voie hasardeuse. Mais, les dignes héritiers des Abane, Ait Ahmed, Krim –la liste est très longue –ne le laisseront pas faire. Ils militeront toujours pour une Algérie démocratique, sociale et unie.

Aït Benali Boubekeur


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11 Commentaires sur cet article

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  • MEMOIRE VIVE
    1 août 2015 at 14 h 19 min - Reply

    Tout çà pour çà ?!

    Les peuples qui ne retiennent pas les leçons de leur histoire sont appelés à les revivre.

    Conquête de l’Algérie : 1830- 187O –
    EXTRAIT DE :
    « CENT ANS DE CAPITALISME EN ALGERIE 1830-1930 »
    « Histoire de la conquête coloniale »
    De Robert Louzon
    Editions Acratie (1998)

    http://comaguer.over-blog.com/2014/11/cent-ans-de-capitalisme-en-algerie-1830-1930.html

    40 ans de massacres De 1830 à 1871 . Les crimes contre l’humanité de la république coloniale française .

    << « Nous avons réuni au domaine les biens des fondations pieuses, nous avons séquestré ceux d'une classe d'habitants que nous avions promis de respecter … nous nous sommes emparé des propriétés privées sans indemnité aucune ; et, de plus, nous avons été jusqu'à contraindre des propriétaires, expropriés de cette manière, à payer les frais de démolition de leurs maisons et même d'une mosquée.
    <>
    <>
    IN (Rapport de la commission gouvernementale d’enquête, 1833.

    De 1830 à 1871, sous cinq régimes différents, depuis la restauration jusqu’à la Troisième République, en passant par Louis-Philippe, la République et l’Empire, la bourgeoisie française va poursuivre la conquête de ce territoire à peine peuplé de cinq millions d’habitants.
    Quarante ans de combats, de meurtres et de pillages, quarante ans pendant lesquels, à chaque moment, telle région qu’on avait hier « pacifiée » se soulevait à nouveau et devait être « pacifiée» à nouveau, à coup de « razzia » et de massacres. Quarante ans pour cinq millions d’habitants ! Quarante ans de guerre entre, d’un côté, un peuple dépourvu de toute organisation matérielle moderne, et, de l’autre côté, l’armée française, alors, sans conteste, la première armée d’Europe, l’armée qui était, hier, celle de Napoléon et qui sera encore celle de Sébastopol et de Magenta.

    Une expédition coloniale ça ne se raconte pas, et on n’ose la décrire; on laisse MM. les assassins la décrire eux-mêmes.

    De Saint-Arnaud, qui devait finir maréchal de France,
    <> (Avril 1842.)

    <> (Région de Cherchell, avril 1842.)

    << « Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts gelés pendant la nuit 1 C’était la malheureuse population des Beni-Naôseeur, c’étaient ceux dont je brûlais les villages, les gourbis et que je chassais devant moi. » (Région de Miliana, février 1843.)

    <<« J’ai brûlé plus de dix villages magnifiques. » (Kabylie, 28 octobre 1844.)

    << « J’ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.)

    La vente des femmes et le massacre des enfants .

    Plus tard, étant cette fois en Petite-Kabylie, de Montagnac appliquera à nouveau le système Lamoricière:

    << « Nous nous sommes établis au centre du pays … brûlant, tuant, saccageant tout … Quelques tribus pourtant résistent encore, mais nous les traquons de tous côtés, pour leur prendre leurs femmes, leurs enfants, leurs bestiaux. » (2 mai 1843).

    << « Apportez des têtes, des têtes ! Bouchez les conduits crevés avec la tête du premier Bédouin que vous rencontrerez. » (2)

    Harangue citée par le baron Pichon: Alger sous la domination française, p. 109. :

    << « En 1857, le maréchal Randon, que les lauriers de Saint Arnaud empêchaient de dormir, monte à l’assaut de la Kabylie pour exercer ses 25 000 hommes et y recommencer les incendies de ses prédécesseurs.

    C’est dans cette expédition qu’on vient dire au général Yussuf :

    << « Encore une tribu, mon général, qui en a assez et qui demande l’aman (le pardon}. » – Non, répondit Yussuf, il y a là, sur notre gauche, ce brave colonel qui n’a encore rien eu. Laissons-lui cette tribu à éreinter; cela lui fera un bulletin ; on donnera ensuite l’aman (3) »

    Voilà donc quelques extraits insoutenables à lire, sur 25 pages de rapports officiels de ces traîneurs de sabre français , psychopathes , véritables monstres enfantés par ce pays dit des «Lumières» , ce pays des «droits de l’homme » qui a inventé et pratiqué d’abord chez lui, la Terreur institutionnalisée, la Guillotine «ce rasoir républicain», le Génocide franco-français –( Vendée 1793 – 175.000 morts) et qui exporta dans ses futurs colonies, l’extermination et l’expropriation.

    Source : http://comaguer.over-blog.com/2014/11/cent-ans-de-capitalisme-en-algerie-1830-1930.html

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  • MEMOIRE VIVE
    1 août 2015 at 14 h 26 min - Reply

    Additif au rapport de la commission gouvernementale d’enquête de 1833 :

    <>

    IN (Rapport de la commission gouvernementale d’enquête, 1833.

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  • MEMOIRE VIVE
    1 août 2015 at 14 h 32 min - Reply

    Note : l’additif ne passe pas ! Bizarre !, vous avez dit bizarre ?
    Désolé pour les lecteurs ! Mais, ils peuvent lire le rapport en entier sur le site de @comaguer .

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  • lp
    1 août 2015 at 15 h 50 min - Reply

    En tant que je ne sais pas quoi? je dois surement être l’enfant de Massinissa qui ne parle pas berbère, c’est un sujet typiquement Kabyle, sont a eux de débattre, juste une observation ; tous les extrémistes sont surement le produit de quelques chose!.Misère injustice mépris etc….

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  • Hamid Kermali
    1 août 2015 at 15 h 53 min - Reply

    Aït Benali Boubekeur

    Je peux le dire et le redire et le répèter autant de fois qu’il faut, il est trop tard pour attaquer ou insulter le MAK et dada Ferhat Mehenni, car il fallait d’abord attaquer et combattre le pouvoir FLN de 1962 avec son mentor le DRS.

    Avec l’idéologie arabo-islamique exclusive et la pensée unique imposées à l’Algérie par le FLN et le pouvoir depuis 1962 , il ne fallait pas s’étonner que des Ferhat Mehenni sortent de leurs gongs et pensent même à une autonomie ou à une indépendance régionale! Quand on en a marre d’un pouvoir qui s’aggrippe de force au fauteuil, sans partage et au mépris du peuple depuis plus de 50 ans, il faut bien qu’un jour la société civile , les associations et les opposants tentent de sortir de ce guépier infernal avec leurs propres moyens !

    Le pouvoir de 1962 avec sa haine des berbères (et des Kabyles en particulier), avec son dédain pour les cultures autres que la culture arabe, avec son manque de respect envers les minorités religieuses et culturelles, avec son refus de la démocratie et des libertés , eh bien il est tout a fait normal que surgissent des Ferhat Mehenni à gogo et qu’on voit apparaître des associations politique du type MAK en Kabylie ou au Mzab ou dans les Aurès. Et si le pouvoir continue dans son entêtement, il faut ne pas s’étonner que ces Ferhat Mehenni et ces MAK grandissent leur rang de plus en plus !

    Donc avant de condamner dada Ferhat, il faut dirriger les flèches du côté du pouvoir d’abord et avant tout , c’est à dire du côté celui qui ne veut rien changer à la gouvernance du pays ! C’est là où il faut se focaliser car dada Ferhat est encore loin d’être un danger pour l’unité du pays !

    PS : quand on tire trop sur la corde, elle rompt , disait quelqu’un sur ce blog

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  • A.Hocine
    1 août 2015 at 20 h 17 min - Reply

    Le Mak n`est pas le Fis que je sache. ce que je deplore le plus c`est des soi-disants kabyles accordent du credit a Mehenni et semblent consideres que le Mak a un impact quelconque et que sont discours pourrait nuire a l`unite de l`Algerie,si toutefois cette unite existe reellement,car le pouvoir en place ,n`accorde aucune importance a son chahut. Recemment le pouvoir a convoque le chef de l`armee du Fis,pour entendre son avis sur la revision constitutionnelle,au point que cet assassin qui avoue avoir tues des jeunes Algeriens de ses propres mains a declare qu`il est devenu une personnalite nationale. Cette declaration de l`un de ceux qui ont sur la conscience plus de 200000 morts durant la decennie noire n`a suscitee aucune reaction.
    Dites alors pourquoi les chahuts de Mehenni,ses voyages et ses revendications pourraient, subitement, faire peur au pouvoir en place?

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  • Lakhdar dz
    2 août 2015 at 11 h 54 min - Reply

    Waoooo, vous allez vite en besogne et me faites rappeler l’histoire du « crick » que tous les algériens de ma génération connaissent.
    Si je vous comprend bien, le mak est un monstre qui menace l’unité nationale et les kabyles sont sommés de le dénoncer car qui ne dit mot consent !
    Permettez moi de vous dire que le mak est quasi inconnu en kabylie, que la menace sur l’unité du pays se trouve depuis 62 à el-mouradia et que les 7 à 8 millions de kabyles n’ont pas été là à chaque fois que l’Algérie avaient besoin d’eux mais ont toujours devancer les besoins, les désirs de l’Algérie.
    En effet, nous avons été les précursseurs du mouvement nationaliste et les précurseurs du mouvement démocratique. En fait, nous ne sommes pas pour l’Algérie, nous sommes l’Algérie, nous n’existant nulle part ailleurs.
    Je ne m’étalerai pas trop sur toutes vos contre-vérités, comme votre vision d’octobre 88. Octobre enfanté par avril 80 (relisez sa plate-forme démocratique) et durant lequel nous avons été matraqué en silence, pour ne pas dire sous vos applaudissement. Votre comportement inconscient, irresponsable, pour ne pas dire plus, a engendré un drame plus lourd, le printemps noir, où 127 jeunes Algériens ont été froidement assassinés, toujours dans la plus grande indifférence pour ne pas dire sous vos applaudissements. Rabi yeghfarlekoum.
    Pour terminer, regarder ailleurs et arrêtez de stigmatiser la kabylie qui est le coeur et l’âme de notre belle et eternelle Algérie et aidez nous comme en 54 pour arracher notre indépendance de ce clan maffieux et assassins qui lui pousse à l’éclatement du pays.

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  • Ait Benali Boubekeur
    2 août 2015 at 12 h 44 min - Reply

    @Lakhdar !
    Je suis désolé de te le dire : tu n’as rien compris au sens de ma contribution. Le MAK est un mouvement politique. On a le droit d’y adhérer ou pas. Tant que ses initiateurs se contentent de représenter les gens qui se reconnaissent dans leur mouvement, il n’y a aucun souci. Mais, dès lors que son représentant parle au nom de toute la Kabylie, ce mouvement outrepasse son rôle. Le sens de ma contribution est de dire que ces gens là, dont les théories racistes sont monnaie courante, ne me représentent pas.
    Dans la contribution, je ne voulais pas traiter de la dérive autoritaire du régime depuis 1962. Car, c’est un sujet à traiter à part. Mes positions par rapport à cette gestion catastrophique des affaires de l’Etat sont claires. Il suffit de lire mes contributions sur LQA au sur mon blog pour se rendre compte.
    Quant aux contre-vérités dont tu parles, malheureusement, tu n’as pas cité aucune. J’aurais aimé que tu dises à quel niveau j’ai travesti la réalité. En fait, j’ai rappelé le parcours d’un homme, en l’occurrence Ferhat Mehenni, pour dire qu’il est assez dangereux pour lui confier le sort de toute une région. En disant cela, je ne critique pas la région. Au contraire, je dis que la région mérité mieux.
    Tu parles aussi des événements du printemps noir. Personnellement, j’ai été à l’époque membre du comité de village. Notre préoccupation était d’éviter l’effusion de sang. Est-ce que ce fut le cas des Abrika and co ? Ces pyromanes voulaient à tout prix qu’il y ait plus de morts. Du coup, même si la responsabilité des services de sécurité était engagée, ces pseudos délégués avaient aussi la leur.
    Enfin, il n’est nullement dans mon intention de stigmatiser mon pays –même si je suis en désaccord avec la politique du pouvoir –et encore moins avec ma région de naissance –même si je m’oppose fermement au projet du Mak. Vive l’Algérie unie, libre et sociale.

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  • Ali sbih
    2 août 2015 at 19 h 03 min - Reply

    Faut il croire et faire croire que le pouvoir, peut arriver à balkaniser le pays ,à altérer la conscience nationale et est suffisamment capable de se régénérer pour…durer .

    Se convaincre que les projets de Mr F.Mehenni ne sont qu’une légitime défense face aux comportements négativistes et hégémoniques du pouvoir et qu’en tout état de cause le projet d’autonomie de la Kabylie est censé rétablir des droit longtemps ignorés et réincarner une identité séculaire c’est ignorer superbement la complexité et l’enchevêtrement des faits historiques.

    D’autant que la Kabylie a toujours pesé et le fait encore dans la destinée du pays.

    Mr F.Meheni y croit et c’est bien mais dispose t il des arguments adéquats pour faire avancer sa cause voire mener le mouvement à son terme ,saura t il trouver les mots qu’il faut pour convaincre tous les citoyens connus pour ne pas bouger quand ils ne le veulent pas le faire parce que vaccinés contre les réactions épidermiques .

    L’Algérie est un héritage que l’on doit préserver et il y a vraiment du boulot !

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  • Afif
    3 août 2015 at 0 h 22 min - Reply

    En quoi ma grand-mère et mes tantes analphabètes sont-elles responsables des agissements du pouvoir envers la Kabylie ? Idem pour moi qui suis alphabétisé ?

    @ Lakhdar :

    Arrêtez de vous prendre pour des super citoyens et de tromper les kabyles. A force de vous gonfler, vous risquez d’exploser. Comme on dit, mettez vos pieds dans l’eau pour les rafraîchir, on n’est pas là pour faire la concurrence entre les régions.

    Comme on n’aime pas ceux qui veulent monopoliser l’Islam, on n’aime pas aussi ceux qui veulent monopoliser le nationalisme et la résistance. Dans les deux cas, nous avons des preuves flagrantes.

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  • benmohamed
    5 août 2015 at 10 h 10 min - Reply

    Monsieur Ait Benali,

    Ce n ‘est pas aux Kabyles qu’il faut demander d’affirmer leur algerianité, mais à ceux qui se sentent plus arabe (et donc asiatique) qu’Algerien.

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