Édition du
6 December 2016

LA RENTE,LA DETTE ET LE F.M.I

 
3eme-mandat-bouteflika-fievre-regne-absolu-co-L-3« Les sept fautes sociales de l’humanité sont la politique sans principes, la richesse sans travail, le plaisir sans conscience, la connaissance sans volonté, les affaires sans morale, la science sans humanisme, et la religion sans sacrifice. » Gandhi
                   On devrait admettre , après le discernement de l’évolution financière de la situation économique de l’Algérie  et ce depuis la fin des années 70.La dette algérienne était globalement la conséquence directe des intérêts composés cumulés le capital servait la consommation, ces intérêts  deviennent exorbitants  lorsque  le système factoriel  mathématique se met en marche dans le temps ( long terme), et que l’état devrait par principe moral et juridique honorer  les acteurs débiteurs des marchés monétaires mondiaux sur lequel l’Algérie  avait été obligée d’emprunter pour faire remuer ses outils ou plutôt caresser la paix sociale  subventions, consommation, gaspillage…..
                  La question que nous devrions poser à chaque instant, pour chaque responsable, comment un pays comme l’Algérie se dit être souveraine, ayant en plus en stock  la matière première, la matière énergétique et la matière grise, peut il accepter d’être sous le joug  d’ordonnances des acteurs des marchés externes ?
Le contresens prend toute sa dimension politique, économique et culturelle lorsqu’on mesure la catastrophe subite par l’Algérie sous l’effet des directives draconiennes  du FMI. La Grèce est en train de payer la facture  aujourd’hui, ce que l’Algérie avait subit comme pression de tout horizon  avec sa dette de 31milliards, et le  risque existe  aujourd’hui  et peut à tout moment  se reproduire malheureusement pour l’Algérie,  cette fois ci l’indépendance politique est en jeu ?
 
 Battre monnaie sans raison est le corollaire  de la monnaie du singe.
Nous essayons de « depuzzler » les politiques et les  agrégats économiques et ce  depuis le début des années 80.
1* -La période 1970-80  la situation économique du pays   était caractérisée par un investissement  colossal à taux d’intégration appréciable,  ( les industries industrialisantes), le taux d’investissement était à l’époque  largement supérieur  au taux démographique , la croissance économique écartait devant ce fait  tout phénomène de chômage, le bien être matériel englobait  l’ensemble des régions du pays     .
 La planche à billets était fonctionnelle à tel point que la masse monétaire  surpassait  de loin la quantité de biens et services sur le marché national.
Dans un système  dit libéral, l’inflation provoquera systématiquement un désordre général de valeur .Le système  économique dirigé dit socialiste de l’époque faisait que les prix étaient administrés par conséquent  l’inflation se manifestait autrement c’est-à-dire  sur les chaines humaines  devant un bien et service limités offerts sur le marché et non sur le prix. Les premiers bénéficiaires étaient les Messieurs  « biens placés » ; aujourd’hui se sont toujours les « gros rentiers » qui bénéficient des mêmes avantages hier c’était leur responsabilité d’être un grand Monsieur et aujourd’hui le gros salaire fait d’eux de gros Monsieur.
 La période de participation et de placement des outils de production, une nouvelle  situation qui devrait être mise en œuvre c’est-à-dire  la phase de production de ces investissements ajoutés une bonne gestion qui entrait dans le cadre du modèle de développement de l’époque. Ce long terme  a été  interrompu par une  politique de désinvestissement de l’ époque de « Brahimi la science », et d’absence de modèle de développement,   période de Chadli, le peuple  misérable manquait de gruyère, de fromage, d’outils  et de biens de luxe, les achats externes contre remboursements les A.I.V on vendait des zodiacs à Bechar, les 350Fr étaient insuffisants pour l’allocation touristique. L’argent épargné  destiné à l’investissement  du temps de Boumediene en plus des emprunts effectués de l’extérieur  était utilisé pour  la dépense de consommation directe, jusqu’en 1985 ou la chute brutale  du prix du pétrole  et l’ampleur de la dette faisait que  le « politique » propose officiellement   au  peuple de faire  la grève de la consommation( fameux discours de Chadli).
Une force pour le  changement issu d’un mode de vie hideux et misérable, force de système  économique via la loi 88 ou la liquidation, la privatisation de l’outil de production et le FMI faisaient la « une » quotidienne du mauvais  remue ménage de la maison économique algérienne.
On va essayer maintenant  de rassembler un peu  le puzzle pour comprendre les mécanismes monétaires et les forces en présence. Ces mécanismes ont fait et feront plier l’Algérie et son  peuple qui les compose, en les mettant littéralement à genoux puis en curatelle.
L’Algérie abusait trop   de son droit régalien de « battre monnaie »  des singes à sa guise en dehors des normes monétaires, financières et économiques, c’est-à-dire qu’elle  était  autorisée  à créer de la monnaie nationale, en l’occurrence le Dinar, pour ses propres faux  besoins, avec son instrument régalien et légitime qui est  la BCA( Banque centrale Algérienne) et son entreprise d’émission.
L’Algérie  était tributaire, pieds et mains liés, du marché financier international faute de ressources suffisantes en provenance de l’extérieur à part celui de la rente pétrolière. Pour mieux  comprendre le phénomène, il faut savoir, qu’un pays qui crée la  monnaie, ne devrait pas  s’endetter  selon  le principe régalien, car il existe dans le mécanisme, un certain nombre de leviers monétaires, à savoir le taux d’intérêt et le taux de change par rapport aux devises (monnaies étrangères), qui  devraient se ramener  à  un équilibre de valeur  aujourd’hui 1$ équivaut à 100DA.
 Par contre, la dette, par les variations des taux de change et d’intérêt, ressemble au même titre avec le même   mécanisme économique  sur  les variations de l’offre et la demande,  pour entraîner un équilibre des prix, sur le marché des biens et services comme ceux des marches financiers.
 Le taux de change et le taux d’intérêt sont des éléments clés qui permettent d’équilibrer le mécanisme « d’offre et de la demande monétaire » en terme financiers  ce qui veut dire aussi  un équilibre du  différentiel de compétitivité en terme économique  dans le marché internationale,  Cette notion est importante dans la mesure où elle nous permet de bien comprendre la difficulté qui existe entre les pays pauvres et les pays riches en terme de compétition financière et d’échange. Comme par exemple
*Un pays non compétitif ou inadapté  sur la qualité et la quantité des biens et services produit, ne pourra avoir qu’une monnaie faible (dévaluation de la valeur) ce qui se passe pour notre DA qui pratique le jeu du toboggan (glissement sans frein).
*pour un pays à forte économie la baisse de la valeur de sa monnaie sera favorisée par un avantage compétitif sur les prix des biens et services. Ces prix seront plus faibles, de l’extérieur, en devises étrangères, cela favorisera les exportations.
C’est à partir de  ce mécanisme, que se trouve la raison de la destruction des économies des pays les plus faibles comme l’Algérie , et il s’ensuit  des hausses drastiques et irrémédiables du chômage qui veut tout dire en terme économique ,ajouter l’absence de modèle de développement, absence de projet de société , absence de bonne gouvernance, absence de normes  et de valeur socio-économique.
 La solution immédiate dans une économie maîtrisable ne pourrait être qu’une baisse effective du coût de production  des biens et services  suivit  d’une baisse de toutes les prestations sociales (coût social insupportable cas de la Grèce d’aujourd’hui et de l’Algérie de demain).
 Les reformes sont importantes sinon essentielles, elles permettent d’augmenter la compétitivité, et de sortir d’une  économie moribonde vers une économie étudiée, pour permettre la survie du système économique.
                          Les leviers de l’économie nationale (taux de change et taux d intérêt) ne sont pas efficaces, ni appropriés dans ce modèle  ou système de « bazardisation »(le taux d’intérêt à atteint 22% chez Khalifa Bank), il s’agit de réévaluer l’esprit du   travail et miser sur la productivité du travail comme norme de travail,  avec un passage obligé de la réduction du niveau de vie en commençant par les « gros rentiers ».
                         Dans notre mode de production, il est  le moins productif, il s’agit dans un premier temps de réduire selon un coefficient de rationalisation  les dépenses sociales, les dépenses de santé, les dépenses de services publiques, les dépenses de retraites, les dépenses de l’armée les dépenses des moudjahidines, etc… Ce processus de réduction de la dépense se nomme la « rigueur » ! les budgets devront être équilibrés. Le déficit budgétaire n’est plus permis, et la dette n’est plus possible avec une productivité en dessous de zéro.  Notre système actuel ou la synarchie prime, nous revient à dire  selon une ancienne philosophie  datant du temps de Platon  ou il est décrit  le statut dans la « République » de celui qui dirige le système que ce soit politique, économique , financier ou idéologique, pour Platon  si on veut réduire il faut être discipliné et ordonné, selon Platon, l’oligarque est quelqu’un qui sait se tenir, parce qu’il a un intérêt au système. Cela nous amènera à dire  que l’oligarchie détruit  obligatoirement tout ce qui n’est pas rentable en terme économique.
Vous avez probablement  compris pourquoi on nous occupe à longueur de journées de mois et d’années avec des problèmes de sociétés (bureaucratie-populisme-violence-islamisation-football….), pendant que les décisions importantes, qui touchent  notre avenir mais aussi celui du pays et de la  nation, sont prises à notre insu et ailleurs. Le peuple Algérien est  manipulé semblable à ce troupeau de moutons (ceci n’est pas une insulte mais une évidence caractérisée) et ce  depuis des années, car la ploutocratie rentière a su infecter cette societe via le Bazar de son économie spéculative. Ce n’est pas trop tard, il ne faut plus chercher la faute , chercher plutôt le remède pour construire le bien , le beau, l’agréable et surtout l’utile…….
BENALLAL MOHAMED –BENISAF-

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  • laami
    2 août 2015 at 11 h 13 min - Reply

    Dommage qu’on est pas une Nation civilisée qui respecte beaucoup plus sa constitution et son peuple que son Pétrole, le pétrole est un don que dieu nous offert, il doit être la juste pour plus de confort de développement des technologies et améliorés l’agriculture la pêche etc…Tous sa pour le bien de toute l’humanitée.
    ce n’est le cas ni de Chakib Khalil ni de Mohamed béjaoui encore moins de Ghoul la liste est très longue.

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