Édition du
4 December 2016

Canicule algérienne et pérégrinations sur la toile

Gat austèreSalim METREF

Note de l’auteur: Ce qui est dit dans ce texte est recueilli comme son titre l’indique sur la toile. 
Il ne doit être perçu qu’en tant que tel. Merci.

Quelques pérégrinations à travers certains sites électroniques qui sont dédiés à l’intelligence, qui s’en  réclament ou qui prétendent être proches de « sources en immersion » nous révèlent des bribes d’information à l’endroit de l’Algérie qui catalysent l’effet de serre qui nous étrangle en cette période de canicule et de forte température.

Hallucinantes infos. Mais faut-il pour autant tout croire lorsque l’on sait qu’aujourd’hui que l’information est plus que jamais travestie, manipulée, transformée et même parfois suggérée par cette partie immergée de l’état que l’on nomme communément « l’état profond ».

La part de l’intox de celle de la vérité est donc souvent difficile à faire.  Soit!.

Alors, revue de quelques nouvelles recueillies sur la toile.

D’abord Bernard Bajolet, patron du renseignement français, ancien ambassadeur de France en Algérie et proche de l’ancien président français Sarkozy. Certains sites n’hésitent pas à conférer à cet énarque qui maitrise parfaitement la langue arabe une influence considérable en Algérie au point de susciter inquiétude et désappointement.

N’a-t-il pas été pourtant celui qui, selon wikileaks, a notifié par des câbles a ses supérieurs hiérarchiques les supposés graves problèmes que  vit l’Algérie et signifié en même temps le futur chaos à la porte de l’Europe. Et lui attribué comme le font certains sites électroniques un réseau d’influence en Algérie laisse perplexe et dubitatif!  Pire, d’autres sources révèlent qu’il est semble-t-il l’inspirateur et le véritable mentor d’un site électronique établi en France et qui proclame être entièrement dédié à l’Algérie. Rien que cela.

Tamir PARDO, le patron du renseignement de l’entité sioniste prédit lui une fin sanglante des supposées turbulences qui secouent le pouvoir en Algérie.

Les renseignements américains focalisent plutôt sur les richesses insoupçonnées et encore inexploitées que recèle le Sahara Algérien et prédisent même qu’il sera le futur eldorado du Maghreb avec tout ce que cela comporte comme perspectives économiques et opportunités d’affaires.

En Europe occidentale la veille intelligente surveille de prés l’évolution de la situation en Ukraine et le redéploiement de la puissance russe. La sécurité en termes d’approvisionnement en gaz est intégré dans les scénarii futurs et la stabilité de l’Algérie est un élément pris en compte dans cette démarche prospective.

D’autres sites « d’intelligence » nous proposent une radiographie du pouvoir en Algérie et analysent les risques qui guettent l’Algérie notamment en termes de conséquences que pourrait induire la brutale chute des ressources financières engrangées grâce au pétrole. Ils prédisent une véritable mise à nu de l’incurie qui nous caractérise.

D’autres sources nous reprochent de n’avoir pas su être prudents dans nos dépenses, manqué de lucidité, échoué dans la gestion de l’opulence financière et surtout vite oublié la période de pauvreté que nous avons déjà connue et vécue.

Toute cette armada de sites qui s’intéressent à notre devenir nous suggère néanmoins que le respect des droits de l’homme reste notre talon d’Achille et que c’est de là que se fera, si nous ne faisons pas les transitions necessaires, l’intrusion de ceux qui ne rêvent plus que de nous broyer.

Bref, sur la toile aussi les services de renseignements de différentes pays et notamment des puissances se livrent une guerre sans merci. Il s’agit souvent de s’approprier le premier une information, de la ciseler selon ses propres intérêts stratégiques pour la restituer ensuite, orientée, à une opinion occidentale qui en demande toujours plus, avide de scoops et d’infos et qui peut en un laps de temps très court rejeter une idée, comme par exemple le projet de l’agression militaire de l’OTAN contre la Libye,  pour ensuite se l’approprier plus que ceux qui en sont les véritables auteurs et instigateurs. Le rôle de l’information est aussi celui là et lorsqu’elle est révélée, elle n’appartient plus qu’à ceux qui savent l’exploiter.

Mais trêve de conjectures. Ce qui est banni dans un état de droit, c’est le dévoiement et la perversion  des missions de certaines institutions. Les guerres à venir seront celles du renseignement. Elles permettent d’anticiper, voire peut-être d’éviter aux vraies guerres, faîtes de feu et de sang, de se produire. Le renseignement fait également partie dans les grandes puissances occidentales et même dans les puissances émergentes de que l’on appelle l’état profond. Ce dernier qui regroupe aussi certaines parties influentes de l’économie et des médias peut constituer la partie secrète de l’état qui se déploie lorsque la sécurité nationale est menacée et est mise en danger et qu’il est nécessaire d’agir vite pour éviter que l’état ne s’effondre. Et les pays les plus démocratiques ne peuvent aujourd’hui faire l’économie d’un service de renseignement puissant et efficace. Refuser une dictature militaire ou un état policier n’est pas se passer du renseignement qui lorsqu’il agit dans le cadre des lois et du droit protège par son efficacité et son travail la sécurité du territoire, des biens et des personnes. La république islamique d’Iran, par exemple, qui est une puissance ré émergente, possède l’un des plus puissants services de renseignement dans le monde.

Les algériens doivent plus que jamais exercer l’ensemble de leurs droits sans en exclure aucun et sans que personne n’en soit exclue.  Les brèches laissées ouvertes dans notre système de gouvernance constitueront autant d’opportunités pour nous affaiblir, si nous ne le sommes déjà. Mais difficile de croire et d’imaginer un instant que ces sites dits d’intelligence qui nous suggèrent de jeter le bébé avec l’eau du bain et d’affaiblir notre potentiel de défense ne nous veulent que du bien.


Nombre de lectures : 2016
2 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Ali SBIH
    13 août 2015 at 19 h 01 min - Reply

    En politique ,il n’y a ni bien ni mal mais seulement des futures rentes de situations à préserver/ préparer.

    EUX ont compris que pour survivre ,il faut une croissance au moins proche de 02 chiffres ,alors pour cela ,il y a un grand travail de proximité qui est confié à des voltigeurs soit dit des politologues , des journalistes, des pseudos philosophes ,des ex- gens du renseignement etc… qui balisent ,prédisent et souvent enchainent les menaces.

    Comme en face ,il n’y a ni mordant ni d’anticipation ,l’issue peut être dramatique à moins que CEUX qui sont bien calés sur leur nuage éprouvent la force ,la brutalité et la rapidité des courants descendants ,,.

    Alors les caprices de la météo peuvent réussir là ou les combats traditionnels ont échoué depuis + 50 ans. .

    Cela est une autre histoire.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  • Mimina
    13 août 2015 at 20 h 58 min - Reply

    N’ayez aucune crainte et ne faites aucune note cher Mr Metref.
    Sur les pages françaises de Google, beaucoup de liens URL aux articles intéressants (Surtout ceux qui dénoncent les « aspects positifs » du colonialisme français) n’apparaissent plus.
    Qosmos et Bull sont les leaders du secteur des technologies d’interception des communications Internet.
    Depuis le rachat des serveurs de Google et de Facebook, DigData détient 96% des data centers opérants sur la planète.
    Dans le Monde diplomatique de Juin 2015, il est écrit que :
    A ce niveau de monopole, nous avons la faculté de réécrire sur nos clouds (groupes d’ordinateurs reliés) l’histoire des entreprises, des gouvernements, des people, des partis,…
    Nous produisons de la vérité à la demande de nos clients. C’est notre cœur de métier aujourd’hui.
    Notre département de conformité cognitive « rafraichit » en permanence les contenus publics nécessaires – entretiens, textes, photos, vidéos, etc., pour les mettre en cohérence.
    Avec le tout numérique, il ne sera bientôt plus possible de contredire une vérité recalibrée dans nos banques de données, faute de trace opposable.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  • Congrès du Changement National

    Galeries photos