Édition du
6 December 2016

Syndicat National des Médecins Résidents Algériens. Lettre Ouverte à Monsieur le Ministre de la Santé

Val de Grâce AlgerienMonsieur le Ministre,

Nous assistons depuis bientôt un mois à une campagne ignominieuse de dénigrement et de diabolisation systématique des praticiens de santé, les livrant dans les médias à travers vos prises de positions populistes et votre formulation à la sémantique démagogique à une opinion publique désinformée et trompée. Celle-ci ne manquera pas de venir manifester son courroux dans les différentes structures de santé, en accroissant davantage le niveau de violence physique et verbale qu’elles connaissent déjà, sans pour autant ne rien régler aux problèmes de fond qui gangrènent le système dans son ensemble.

En effet, vos interventions médiatisées à desseins pour flatter l’aigreur de certains et conforter l’ignorance de certains autres tout en dédouanant vos services de toute responsabilité et faisant du seul Médecin le promoteur désigné de tous les manquements et de toutes les défaillances, sont une manœuvre politicienne de piètre acabit. Elle ne réussira certainement pas à faire diversion quant à l’état de déliquescence avancée que connait ce secteur important ni à dissimuler la compromission des véritables responsables. Elle ne parviendra pas également à masquer l’inefficience et l’inanité criardes des mesures avancées qui relèvent davantage de l’effet d’annonce et de la gestion de l’image que d’une réelle volonté d’organiser et de moderniser l’accès au soin du citoyen algérien.

Vous avez livré, Monsieur le Ministre, l’honneur d’une corporation entière, sans distinction aucune entre le « bon grain et l’ivraie » et sans la modération de ton ni la justesse et la précision du propos que l’on est en droit d’attendre d’un haut responsable de l’Etat, à la vindicte d’une population légitimement excédée par les conditions désastreuses que connaissent les hôpitaux dont vous avez la charge, préférant ainsi user de la menace, de l’invective et de l’insulte plutôt que de mettre en place les leviers performants d’une politique de santé volontariste.

Nous avons de tout temps dénoncé avec force et sens du devoir la formation obsolète que nous recevons, les conditions d’exercice indignes dans lesquelles nous pratiquons, les dépassements et l’incurie de nombreux responsables médicaux et administratifs, la complicité criminelle des uns et des autres dans l’organisation des pénuries, dans la perpétuation du manque de matériels et de moyens, dans l’entretien des pannes répétées, le népotisme dans la passation des marchés, le recrutement familial, la désorganisations des services, l’insalubrité érigée en norme, le manque de lits d’hospitalisation, l’insécurité généralisée, l’anarchie mortifère régnant dans les pavillons des urgences. Nous avons, sans ménagement aucun, voué à l’opprobre et à l’indignité, ces médecins qui poussés par la désespérance, le manque de considération, de reconnaissance sociale et économique, ou par simple et honteuse avidité du gain, ont sali la réputation du plus grand nombre et bafoué toutes les exigences de l’éthique, en détourant des patients vers le privé, en délaissant leurs responsabilités de soins et de formation dans le service public, en bénéficiant de complicités au sein des structures de santé pour profiter des moyens et du personnel de l’hôpital dans leur activité privée. Tout cela et davantage, nous le voyons, nous le vivons, nous en souffrons quotidiennement aux cotés de nos patients et nous le rejetons avec intransigeance et fermeté.

Mais si nous soutenons toute mesure visant à éradiquer les dépassements, les archaïsmes et ce fléau de la médiocrité couvée et sacralisée à tous les niveaux, nous n’accepterons jamais que l’honneur et l’intégrité du plus grand nombre, -ceux qui font face à la demande de soins de leurs concitoyens au quotidien, nuit et jour, dans des conditions difficiles, servent de « cache misère » et de « bouc émissaire » à la défaillance et à l’échec de ceux qui ont la charge d’organiser et de gérer le système de santé.

Ces Médecins que vous méprisez, que vous escomptez livrer aux coups du tout-venant dans l’exercice de leurs fonctions, que vous souhaitez mener à la « baguette » et dont vous faites croire à grand renfort de liturgie populiste qu’ils sont bien rémunérés alors qu’ils se situent au plus bas de l’échelle maghrébine, sont la cheville ouvrière du système de santé et continuent malgré tous les écueils et toutes les violences qui leur sont faites au quotidien à le porter à bras-le-corps avec courage, conscience et abnégation. Ceux que vous offensez sans ménagement à longueur de reportages, empruntant des élans sémantiques imagés dont se délectent goulûment certains médias de caniveau au projet de société identifiable et identifié, sont ceux qui n’ont pas rejoint pour l’heure du moins la cohorte des milliers de médecins et de praticiens spécialistes qui font le bonheur des hôpitaux de l’Occident et chez qui les membres de la nomenklatura et leurs familles vont se soigner à la moindre rage de dent.

La désinformation et l’agitation médiatique font certes de belles images destinées à duper le quidam mais ne suffisent pas à réformer le secteur de la santé et encore moins à draper ceux qui en usent de crédibilité. Car pourquoi alors ne pas vous en prendre au personnel para-médical, aux chefs de services, aux directeurs, aux gestionnaires et aux administrateurs ? Peut-être simplement parce que -contrairement aux pauvres médecins « du front », des « premières lignes », qui ne font jamais grève même lorsqu’ils font grève parce qu’ils assurent la continuité des soins-, les premiers disposent d’un syndicat puissant capable de véritablement paralyser les hôpitaux, les seconds ont des relais politiques et des réseaux d’influence qui dépassent le cadre de votre autorité. Quant aux derniers, depuis la pléthore de directions aux bureaux feutrés de votre ministère en passant par les directions émérites de la santé publique et jusqu’aux intendances climatisées des plus petites structures de santé, ils sont vos subordonnés, serviteurs zélés de vos recommandations et directives, miroir fidèle des différentes politiques de structuration, de déstructuration puis de restructuration que connait le secteur depuis des décades, et ne peuvent à ce titre être mis en cause sans que la culpabilité ne soit directement imputée à leur premier responsable.

Monsieur le Ministre, si l’Etat n’a pas réussi durant ces années d’embellie financière à édifier de nouveaux hôpitaux ni à moderniser ou du moins à seulement rendre salubres- les anciennes structures ce n’est certainement pas de la faute des médecins. Si vous n’avez pas réussi à organiser l’accueil, le tri et la sécurité au sein des pavillons des urgences du pays ce n’est pas de la faute des médecins. Si des milliers de malades n’ont pas accès à la chimiothérapie ni à la radiothérapie et continuent à mourir dans l’indifférence générale ce n’est pas de la faute des médecins. Si les pénuries répétées de médicaments et de consommables viennent rogner chaque fois un peu plus l’espérance de vie des patients ce n’est pas de la faute des médecins. Si les plateaux techniques et les équipements sont vétustes et mal entretenus ce n’est pas de la faute des médecins. Si des chirurgiens sont contraints de modifier leurs indications opératoires par défaut de matériel adéquat ce n’est pas de la faute des médecins. Si les lits d’hospitalisation ne suffisent pas à répondre à la demande sans cesse croissante ce n’est pas de la faute des médecins. Si le service civil échoue à garantir un accès aux soins équitable aux quatre coins de l’Algérie et contraint les patients à être constamment évacués d’un centre vers un autre ce n’est pas de la faute des médecins. Si la carte sanitaire demeure inadaptée aux besoins de santé de la population ce n’est pas de la faute des médecins. Si les médecins sont économiquement fragilisés, socialement dépréciés, administrativement opprimés, officiellement dénigrés et poussés à l’exil, ce n’est pas de la faute des médecins.

Si vous étiez réellement dans un langage de vérité avec le citoyen algérien, vous ne vous serviriez pas, Monsieur le Ministre, du praticien comme paravent pour éluder les vrais défis qui se posent à notre système de santé notamment avec les exigences colossales en termes de besoins médicaux qu’impose la transition épidémiologique. Vous lui diriez qu’il ne suffit pas de repeindre un hôpital ou de refaire le carrelage en dévalorisant et fragilisant matériellement et moralement la ressource humaine pour améliorer la qualité de prise en charge d’une population en expansion permanente. Vous seriez réellement réformateur en mettant en place les conditions d’une décentralisation de la gestion sanitaire et de son financement permettant aux administrateurs et aux soignants d’avoir les coudées franches afin de répondre précisément et efficacement aux besoins réels de leurs activités.

Vous seriez révolutionnaire, Monsieur le Ministre, en évoquant ce tabou dogmatique et démagogique de la gratuité des soins qui n’étant financée que du bout de l’intention politique n’est en réalité ni véritablement réalisée ni économiquement viable et assurément loin d’être médicalement efficiente. Osez avouer le désengagement progressif de l’Etat, déjà en marche puisque bon nombre d’examens et de gestes médicaux et chirurgicaux sont réalisés dans le privé- et débattez avec sérieux et responsabilité avec tous les acteurs du secteur des nouveaux modes de financement possibles autour de la pierre angulaire que doit demeurer la sécurité sociale. Faites participer financièrement les uns, mutualisez les autres et protégez les plus démunis pour garantir un investissement financé et toujours renouvelé dans les équipements et les infrastructures publiques afin d’éviter l’effondrement du système par épuisement des ressources ou par sa marchandisation libérale. Et puis enfin, Monsieur le Ministre, demandez à ceux qui à longueur de discours paternalistes et de déclarations moralisatrices ainsi qu’à ceux qui nous demandent de craindre Dieu et de mériter notre salaire lorsque nous réalisons plus de 40 heures hebdomadaires sans compter les gardes et astreintes, demandez-leur de grâce de venir partager notre pain rassis, notre quotidien accablant et de demeurer parmi nous pour se soigner. C’est précisément parce que le plus grand nombre des praticiens ont une haute idée de la morale et un sens aiguisé des responsabilités et du patriotisme qu’ils continuent en dépit de toutes les difficultés qui les minent à soigner, à opérer, à soulager, à se tenir debout aux côtés de leurs patients et qu’ils continueront à le faire, fiers d’être ce qu’ils sont après tant d’années d’études et de labeur.

La réforme de la santé en Algérie, Monsieur le Ministre, si réellement une volonté de réforme sérieuse existe, ne passera certainement pas en piétinant l’honneur et la dignité des soignants. C’est là l’engagement que prennent de simples médecins en formation, bien décidés à ne pas céder à l’anomie et à redonner à travers leur mobilisation et leur abnégation ses lettres de noblesse à ce métier sacerdotal qui est le nôtre. Un métier que nous avons choisis, que nous aimons et que nous ne déserterons pas, ni sous les coups, ni sous l’insulte.

Syndicat National des Médecins Résidents


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13 Commentaires sur cet article

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    15 août 2015 at 16 h 21 min - Reply

    Bravo mes jeunes confrères pour votre courage et votre lucidité. Vous venez de toucher du doigt les vrais problèmes qui gangrènent notre santé, à commencer par les tares de notre propre corporation et de ses brebis galeuses qui ont sali notre noble profession. Vous venez de donner à vos aînés ou du moins à une grande partie d’entre eux, une leçon d’Ethique et de lucidité. Quand vous, vous pensez à l’avenir de la santé de notre peuple, d’autres (une partie de ceux qui sont sensés vous former) pensent à leur portefeuille et à l’éventuelle suppression du temps complémentaire dans les cliniques privées. Le beurre et l’argent du beurre !! C’est leur seul souci, au détriment du patient à soigner et de l’étudiant à former.
    De tout cœur avec mes jeunes confrères dignes et probes.
    Profond respect et salutations confraternelles.
    Dr Salah-Eddine SIDHOUM

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  • hiachm
    15 août 2015 at 17 h 37 min - Reply

    Permettez :le niveau de la médecine où tout simplement des médecins en Algérie à l’époque des années 70 80 fut très élevé, depuis la décennie noir s’est vu abaisser, a mon point de vu les causes principales sont : 1èr : el Maârifa, le Piston, la seconde cause : l’incompétence des enseignants mal formé élève formé , la 3ème cause réside dans le régionalisme bon je m’arrête la c’est un grand échec.

    ============================
    Désolé, cher compatriote, la « décennie noire » n’a absolument rien à voir avec la dégradation de l’enseignement médical et des hôpitaux. Cette situation, tout comme dans tous les secteurs sans exception est le fruit d’une politique criminelle de la voyoucratie en place qui a clochardisé le pays.
    Amicalement.
    Salah-Eddine.

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    • yacine
      20 août 2015 at 22 h 04 min - Reply

      dans un pays ou tout dégringole il n’est pas possible de trouver un seul secteur qui fonctionne normalement, sauf la crime bien entendu.
      si la médecine en algerie connais ses plus mauvais moments, ce n’est pas que la faute aux personnels médical , mais c’est la faute de toutes les politiques sciemment menées depuis les années 70 sur le système éducatif en général, à commencer par la politique de l’arabisation massive, prônée avec un zèle sans égal par une poignée de faux illuminés, sans prendre en considération les retombées désastreuses qui en découlerai, mais sans omettre au passage d’envoyer leur rejetons dans les plus grandes facs américaines et europeennes.
      l’autre fléau qui range notre système de santé, est bien l’hypocrisie farouche qui le caractérise, qui ne permet pas l’épanouissement du personnel en général et des médecins en particulier, en mettant tout le monde au piédestal, malgré les différences qui caractérises chaque branche et chaque spécialité. car il n’est pas concevable d’aligner le salaire d’un chirurgien qui enchaines les interventions toute la nuit sous les menaces et le stress à celui d’un biologiste par exemple tout en respectant le métier de chacun évidemment.
      un troisième point est à soulever aussi, c’est la question de la gratuité des soins, cette mesure purement populiste, ne se fond sur aucune base logique, car cette soit disant gratuité engendre un effet pervers qui est l’appauvrissement et la paupérisation des structures sanitaires, entraînant un manque cruel en moyens qui finit par orienter les patients vers les structures privées dont les prix
      sont souvent exagérés. alors qu’il est plus judicieux que les hopitaux deviennent des structures payantes mais à caractère non lucratif, sans prétendre à faire des bénéfices, mais juste assurer un équilibre financier. je vous donne un exemple, un scanner chez le privé coute en moyenne 15000DA, alors que si un malade paye à l’hopital juste 3000 DA ( 05 fois moins), cela couvrira les frais du produit de contraste et des films, et cela permettra d’économiser de l’argent pour des opérations de maintenances préventives ou des réparations si nécéssaire. au lieu de cela chez nous on paye rien, puis quand un hopital n’a plus les moyens de réparer un appareil tout le monde est dérouté vers le privé. même chose pour les analyses médicales, si le malade participe financièrement au moins pour l’achat des réactifs il ne sera plus obligé de débourser les yeux de la tête pour faire ses analyses. donc cette fausse gratuité est plutôt une malédiction que autre chose.
      un dernier point que j’aimerai soulever, c’est celui de la centralisation des décisions au niveau du ministère de la sante, au point ou un directeur d’hopital n’a pas la possibilité de recruter même une femme de ménage, alors là un médecin c’est du domaine de l’impossible, ce qui engendre la fuite des compétences vers le secteur privé à défaut de pouvoir travailler dans la ville ou dans l’hopital de leur choix.

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  • Mouloud
    15 août 2015 at 17 h 56 min - Reply

    votre mise au point est autant violente que certains propos du ministre et on se rend compte tout de suite en vous lisant que comme le ministre vous essayer de vous dédouaner en rejetant la faute sur les autres .
    J’ai eus la fâcheuse expérience de visiter des amis malade dans différents services hospitalier et il très facile de confirmer que la majorité du corps médical ne fait pas son travail et pire que ça dépourvu de toute empathie envers les malades.Si vous ne voulez pas voir cette réalité c’est votre problème mais ne venez pas nous dire Aujourdhui aprés vos silences et vos complicités que vous n’y êtes pour rien…..je ne connais pas un algérien Aujourdhui qui a confiance dans le corps médical sauf ceux qui n’ont pas le choix .Ouvrez vos yeux les Algériens partent en Tunisie et au Maroc pour soigner leur petits bobos et sur ce point le Ministre et dérangeant pour votre quiétude et il a raison.Jamais vous ne vous êtes offusqués des erreurs médicales dûes a vos collègues incompétents jamais vous n’avez dénoncer le laisser aller de vos infirmières qui ont rendu des structures hospitalière en souk ,jamais vous n’avez dénoncer les sorcelleries et les Rokyas pratiqués à l intérieur de vos services et souvent avec vos bénédictions .
    Parlez en votre nom si vous êtes un médecin compétent ,mais arrêtez de défendre des charlatans au nom de cette profession.
    Nous souhaitons que ce ministre continuera à dénoncer ces structures de santé honteuses et permettras à nos hôpitaux de retrouver un peu d’humanité.

    ========================================
    Je me permettrais d’intervenir en tant que praticien pour vous dire que les auteurs de cette lettre sont des médecins-Résidents, c’est-à-dire des étudiants en spécialités (post-graduation). ils n’ont aucune responsabilité dans le marasme actuel de la santé. Bien au contraire, ils sont parfois de véritables esclaves, abandonnés à eux-mêmes dans les services et aux urgences, sans aucun encadrement, alors qu’ils sont sensés être en formation. Ils sont aussi des victimes de ce système sanitaire. Pour ce qui est des pratiques malsaines et du laxisme qui règnent dans les hôpitaux, je suis entièrement d’accord avec vous.
    Amicalement.
    Salah-Eddine SIDHOUM

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    • Radia
      15 août 2015 at 20 h 54 min - Reply

      tout cet article vous explique justement les tenants et les aboutissants du marasme. Vous citez des exceptions pour en faire des généralités. En plus de 10 ans d’exercice de ma spécialité , je n’ai jamais vu un raki dans un service!
      c’est l’histoire du chien qui se mort la queue, le ministre dénonce un secteur dont il est lui même le premier responsable. Les médecins ne sont pas des magiciens, ils ne peuvent pas soigner dans le système de santé actuel, ce ne sont pas des faiseurs de miracle. Ils rêvent aussi de pouvoir exercer sans ce soucier de savoir si tel produit ou tel examen est disponible ou non dans leur établissement.Nous rêvons des conditions du Maroc et de la Tunisie, surtout en matière de gestion et de valorisation des médecins. Quant à l’incompétence touche tous les secteurs mais celui de la santé est sans doute celui qui en compte le moins.
      C’est vous qui généralisez en insultant l’ensemble d’une profession dont les acteurs doivent chaque matin trouver le courage de se replonger dans le cauchemar pour essayer , essayer seulement de faire de son mieux.
      Nous cherchons l’humanité en nos responsables avant tout, loin des caméras et des journaux torchons à sensation.

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    • GN
      16 août 2015 at 0 h 56 min - Reply

      Mr mouloud les algériens qui se font soigner en Tunisie se font surtout des lifting et implanter des prothèses mammaires ou toute autre chirurgie esthétique .ne généralisez pas ce qui est exceptionnel pensez vous que tous les algériens ont assez d’argents pour se faire soigner en Tunisie .bien sur que non , les algériens y partent pour trouver des structures d’accueil propre et des moyens matériels mais surtout hôtellerie draps propre repas convenable et c’est exactement ce que nous déplorons.Ce que les algériens trouvent en Tunisie ce sont les administrateur algériens qui les en privent « les belles structures d’accueil  » ni plus ni moins et ça ça se paye d’ailleurs VOUS PAYEZ LE PRIX et en partant vous dites merci
      ce qui se fait dans leur bloc opératoire en TUNISIE, LES MÉDECINS ALGÉRIENS en font beaucoup mieux ,
      les médecins algériens n’ont rien à envier aux médecins tunisiens sauf bien sur les moyens
      En TUNISIE vous faites du tourisme médical
      Quant aux erreurs médicales ne parlez pas de ce qui vous dépasse ,vous n’êtes pas en mesure de juger ce qui est erreur médicale ou complication de ce qui ne l’est pas , c’est devenus une mode chez les algériens de diagnostiquer les erreurs .
      vérifiez l’identité de ces médecins ,il y’en a peut être des algériens
      si vous avez un parent travaillant à l’hôpital vous ne vous gênerez pas à lui demander de vous pistonner pour rapprocher un RDV au risque de prendre la place d’un concitoyen .vous ne l’avez jamais fait?
      s’il y’a des médecins qui encaissent en opérant à l’hôpital c’est parce qu’il y’a des malades qui payent pour passer avant les autres et contribuent au pourrissement de la médecine en Algérie . je ne justifie pas par là les médecins qui encaissent ,ils me dégouttent.
      les algériens qui crachent dans les couloirs de l’hôpital qui jettent la CHEMMA dans les escaliers vous en pensez quoi ?Mr MOULOUD

      donnez nous vos chars et avions nous vous donnerons nos couffins avait dit un jour LARBI BEN M’HIDI , n’est ce pas mr MOULOUD?

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  • Dria
    15 août 2015 at 20 h 56 min - Reply

    @Mouloud
    Si les algériens vont se soigner en Tunisie et au Maroc, c’est qu’il prennent exemple sur leur dérigeant qui se font soigner ailleurs en discréditant » la médecine algérienne » a l’instar du président Bouteflika qui opte pour le val de grâce et sans citer la destination de nos ministres l’une d’elle pour chirurgie esthétique.

    Mais ce que vous occulter dans votre post c’est que beaucoup de médecins algériens exercent dans ces hôpitaux en Tunisie au Maroc en France et ailleurs…

    Comparer nos dérigeants à Fidéle Castro qui se fait soigner a la havane a ce jour malgré les années de blocus la médecine cubaine a acquis une notoriéte mondiale, des ophtalmologistes cubains exercent même en Algérie. Comme quoi le probléme est politique et ce ministre veut endosser la responsabilité a nos jeunes résidents , ce ne sont pas eux a ma connaissance qui ont décidé de ne pas construire un grand hôpital a Alger en préférant une grande mosquée á défaut de soins ont leur assurera une salate el djanaza grandiose.

    La mort de tout un peuple est programmé par nos politiques alors soyons solidaire avec cette corporation et sachez que ces jeune
    s médecins qu’on accable aujourd’hui . Nos médecins ont leur place ailleurs s’ils décident de fuir le bateau algérie un jour.. je connais beaucoup qui l’on déja fait et le seul perdant une fois de plus c’est le peuple.

    PS : Mr le ministre savez vous que le nombre de voiture dans l’enceinte de l’hôpital mustapha dépasse le nombre de malades et de médecins reuni comme quoi votre politique du chaos se voit à l’oeil nu

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  • Dr Izemrane.A
    15 août 2015 at 21 h 20 min - Reply

    Par cet écrit vous honorer toute une corporation, on sent la véracité, la pugnacité, et de la lucidité dans vos propos. La noblesse de la blouse blanche ne doit pas céder face à la roublardise des politiques et des cols blancs.

    Chers confrères vous avez fait le bon diagnostic, la thérapie n’est plus qu’une question de temps.

    la vérité finira par triompher on sent un véritable vent de changement

    Bravo bonne continuation et bon vent.

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  • djelloul habib
    15 août 2015 at 22 h 35 min - Reply

    Bravo, Monsieur pour votre article plein de courage et de vérité!Les médecins résidents ont en moyenne Bac +11,et on les oblige à se farcir 04 années de service civil sans compter le service militaire (les seuls universitaires dans ce cas). ils se retrouvent donc à trente quatre ans une main devant et une main derrière,sans avoir fondé une famille ,sans logement à eux pendant que d’autres ,avec des diplômes infiniment moins astreignants finissent, grâce aux relations de papa,à des postes mirifiques et de « bon rapport ».au terme de leur résidanat (un véritable enfer, croyez moi), ils découvrent qu’ils n’ont rien appris ; les mandarins en place voulant à tout prix monopoliser leurs postes et la « clientèle ». Un neveu à moi ,ayant terminé sa spécialité, avoua (le soir de la fête donnée en son honneur) à ses parents interloqués qu’il n’était « spécialiste de rien du tout »‘ les quatre années’il les a passé à faire l’employé de service.

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  • DZiri45
    16 août 2015 at 18 h 20 min - Reply

    Sallamou Allaykum
    @Médecins Résidents Algériens
    Je ne crois pas qu’il faut écrire seulement une « lettre » à ce ministre !
    Fallait pas vous abaisser !!!
    Sans vous, pas de ministère. C vous le ministère de la santé. Nettoyez le svp !
    C la méthode du système : construire, regler, solutionner avec la TV et les visites médiatics.
    Il faut lui notifier son licencement, lui et autres sbires qui usent de la fonction publique
    Laisser les hopitaux crouler sous les problèmes chronics de tout genres.
    Regler les problèmes de santé également chronic avec la TV et la phraseologie est pathétic.
    C lui et son staff qui doivent etre mis à la porte !
    Qu’on instaure « un système de reaction », (petition à la « Cours des Comptes », contre les abus de tous les nervis qui se servent dans l’Etat, sans aucune contrepartie.
    Qu’on nous rapportent ce qu’a fait de bien dans ce pays un ministre depuis 1962 ?
    On peut pas tout énumérer, il a trop de problèmes.
    DZiri45

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  • Un docteur en médecine
    16 août 2015 at 19 h 15 min - Reply

    @DZiri45

    Azul

    Je ne suis souvent pas d’accord avec vous, mais là je suis entièrement d’accord avec vous qu’une faire une lettre est une forme de faiblesse !

    Aussi, de mon côté, j’aurai aimé que ces Médecins Résidents Algériens ou même les chirurgiens et personnels de santé des hôpitaux publics sortent à l’extérieur de l’hôpital à chaque fois que ce Ministre, qui se prend pour je ne sais qui, vient dans un hôpital en « inspection » ! Ce n’est pas un Ministre à jouer au « colombo » dans un hôpital mais d’écouter les médecins et les chirurgiens qui malgré les problèmes de gestion administratives des hôpitaux font de leur mieux ! Les chirurgiens et les médecins d’hôpitaux s’ils avaient à leur disposition les moyens matériels en bon fonctionnement (scanner, équipement de radiologie, de cardiologie etc..), des laboratoires d’analyse bien équipés, des médicaments disponibles et une bonne gestion administratives du personnel annexe (femme de ménage, approvisionnement de l’hôpital, gestion de la cantine des malades etc… etc)., ils peuvent se montrer à la hauteur sans problème!

    Pour la gestion des hôpitaux il faut surtout regarder du côté de l’administration et de la gestion des moyens matériels et humains et non du côté des médecins, des chirurgiens ou des infirmiers même s’il y a des insuffisances liés à la situation du pays dans sa globalité !

    Les directeurs d’hôpitaux sont des personnes nommés par le pouvoir et c’est là où le mât blesse !

    Donc chers amis Médecins Résidents Algériens, faîte appel auprès de vos congénères pour qu’à chaque fois que le Ministre vient en inspection dans une structure sanitaire, il faut vite sortir dehors comme signe de protestation envers ces alligators sans cerveau qui voient toujours la responsabilité chez les autres mais jamais de leur côté !

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  • A.SENA
    26 août 2015 at 18 h 32 min - Reply

    Bonjour à vous amis ou frères algeriens,

    Cette situation est exclusivement liée au fait que pour les gens qui dirigent ce pays, la vie des individus et l avenir du pays ont peu de valeur.
    Tout ce qui les intéresse, c’est de piller le pays et de se remplir les poches pour assurer l avenir de leur descendance.

    Il manque le patrotisme dans le coeur des dirigeants de ce pays.

    J ai beaucoup de mal à revenir en vacances dans ce pays pour lequel est mort mon grand père, parce qu on ne cesse de le piller, au détriment de l avenir de nos jeunes et de la mémoire de nos martyres.

    Bon courage à vous.

    Merci pour cette lettre ouverte à ce ministre irresponsable. Il ferait mieux de laisser sa place à plus compétent, comme bien d autres.

    Salutations.

    Salutations

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  • Adriano
    3 septembre 2015 at 17 h 13 min - Reply

    I really wish there were more arctlies like this on the web.

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  • Congrès du Changement National

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