Édition du
8 December 2016

Il y a 51 ans était lâchement assassiné le colonel Mohamed Chabani par les imposteurs d’Oujda et Ghardimaou sous couvert du pouvoir civil illégitime de l’époque.

Chabani2In http://www.algeria.com/forums/history-histoire/24333-la-trouble-ex%E9cution-du-colonel-cha%E2bani.html

Dimanche 30 Novembre 2008 — Il avait à peine 30 ans lorsqu’il a été exécuté par ses frères d’armes. En cette matinée du 3 septembre 1964, le plus jeune colonel de la Révolution algérienne, Mohamed Chaâbani, chef de la Wilaya VI (Grand Sahara) n’est (déjà) plus. La «première» exécution de l’Algérie indépendante venait d’avoir lieu. Dans les bas-fonds de la prison militaire d’Oran. Condamné la veille au soir à la peine de mort par une cour martiale qui avait siégé dans l’enceinte même de cette prison, le « dissident » à Ben Bella est passé froidement par les armes. Le verdict était sans appel. Immédiatement exécutoire. 44 ans après, l’affaire Chaâbani hante toujours, tourmente protagonistes, acteurs actifs ou passifs et témoins, et interpelle bien des consciences. Accusé de tentative de sécession, de «traîtrise», le colonel Chaâbani a eu droit à un simulacre de procès. Il a été jugé, sans avocat, sans témoin et exécuté comme tant d’autres avant et après lui. Sommairement.

De sa ville natale, El Tarf, l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid, évoquait jeudi dernier le nom de ce révolutionnaire, disciple d’Ibn Badis, qui avait remplacé le colonel Si Haouès à la tête de la Wilaya VI, région pétrolifère et gazière, en 1958. Chadli Bendjedid faisait partie avec les colonels Bencherif (Gendarmerie), Saïd Abid, Bensalem Abderrahmane et Draïa Ahmed, du tribunal désigné par Ben Bella avec un magistrat civil (Zertal) pour rendre une seule sentence. Une sentence sans appel et immédiatement exécutoire contre Chaâbani. « Boumediène m’a informé que Ben Bella avait demandé de le condamner à la peine de mort », déclarait l’ancien Président. «Nous avons tout fait pour que le Président revienne sur sa décision. Saïd Abid s’est fait insulter comme un malpropre lorsqu’il y est retourné une seconde fois. Avant même que nous finissions de nous entendre, il y a eu des mouvements impressionnants de la gendarmerie. Nous avons compris l’acharnement et l’empressement pour le mettre à mort que par la nécessité de taire des révélations compromettantes», ajoutait-il. De la culpabilité du premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, dans l’exécution de Chaâbani, le commandant Amor Sakhri, un des plus fidèles collaborateurs du colonel Chaâbani, en est persuadé. Néanmoins, l’assassinat serait l’œuvre, selon lui, de la « troisième force », des transfuges de l’armée française qui ont forcé la main à Ben Bella et à Boumediène.

La main de Boumediène

Dans une interview accordée au journal Le Soir d’Algérie du 25 janvier 1993, Sakhri déclare : « Chaâbani était précisément contre ces éléments (DAF) qui n’ont rien à voir avec la Révolution et qui se sont empressés de prendre le pouvoir (…). Se sentant en position de force et avec la complicité des autres forces politiques opportunistes, ils (les éléments de cette troisième force) ont exercé une pression sur Ben Bella et Boumediène pour les convaincre de la nécessité de se débarrasser de Chaâbani. En 1962, Chaâbani, tout comme les autres cadres de la Wilaya VI, était benbelliste et j’ajouterai pour l’histoire qu’il l’était plus que nous autres. Profitant de cette situation, Boumediène avait mobilisé tous ses alliés militaires et politiques pour exercer une pression sur Ben Bella, à telle enseigne que ce dernier est arrivé jusqu’à douter de la loyauté de Chaâbani. Celui-ci était accusé de tentative de sécession. Une accusation grave et sans aucun fondement dans le seul but d’étiqueter Chaâbani pour justifier sa liquidation à l’égard de l’opinion publique. »

La déclaration du colonel Tahar Zbiri en 1990, colonel de la Wilaya I (les Aurès) conforte cette thèse : « Chaâbani, qui avait une vaste culture, refusait de voir des officiers de l’armée française à des postes de responsabilité autres que techniques. C’est l’une des raisons du différend qui l’opposa à Boumediène. En fait, Chaâbani, en prenant la parole au congrès du FLN en avril 1964, a déclaré qu’il fallait procéder au nettoyage de l’armée des éléments infiltrés connus pour leur appartenance à la France coloniale. » L’historien Gilbert Meynier disculpe Ben Bella et atteste, dans Histoire intérieure du FLN-1954-1962, que le colonel Chaâbani a été « arrêté, jugé et exécuté à la demande insistante de Boumediène, après que Ben Bella eut refusé sa grâce ». Le colonel Chaâbani, natif d’Oumache, un village de la région de Biskra, rejoindra après des études secondaires, l’institut Ben Badis à Constantine. Etudiant, il ne tarda pas à abandonner ses études pour rejoindre les rangs de l’ALN et devenir le compagnon et collaborateur du colonel Si El Haouès jusqu’à sa mort. Selon Gilbert Meynier, « il fut arrêté, jugé et exécuté à la demande insistante de Boumediène après que Ben Bella eut refusé sa grâce ».

Fethi Dib, patron des moukhabarate (services de renseignement égyptiens), révèle dans ses Mémoires une tout autre version. Une version aux couleurs de coup d’Etat. Le 20 août 1964, F. Dib a rencontré Ben Bella à Alger pour lui rendre compte des résultats de l’entretien qu’il avait eu avec Khider, dont la demande de grâce au profit des opposants emprisonnés. Ben Bella aurait dit à F. Dib : « Concernant les chefs emprisonnés, ils seront jugés par un tribunal et s’il sont condamnés à mort, ils seront exécutés car ils sont accusés d’avoir tenté un coup d’Etat dans lequel Khider lui-même est impliqué. » Dans un discours prononcé le 5 juillet 1964, Ben Bella avait qualifié le colonel Chaâbani « d’apprenti bachagha Bengana, de vice-roi des dunes et de réactionnaire ». Le colonel Bencherif accuse le colonel Chaâbani de « dissidence et de crimes de guerre ». Selon l’ex-patron de la Gendarmerie, ancien de l’armée française, Chaâbani était entré en dissidence dans la région de Bou Saâda jusqu’au cessez-le-feu. La Wilaya VI a été dissoute, d’après lui, juste après la mort de Si Haouès et rattachée à la Wilaya IV. Il accusera aussi Chaâbani d’avoir ordonné le massacre de 700 djounoud (soldats) messalistes à Charef (Djelfa).

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Dimanche 28 Décembre 2008 — Le juriste M. Mohammed Zertal, âgé de plus de 80 ans, exerce toujours sa profession d’avocat dans son cabinet où l’on sent l’odeur du vieux meuble et du vieux dossier. Me. Zertal qui était le président du tribunal de la Révolution algérienne qui a condamné le colonel Chaabani Mohammed à la peine de mort en 1964. Après avoir longuement insisté, l’ex magistrat a accepté de s’adresser à El Khabar en affirmant qu’il a agit dans le dossier de Chaabani en tant que magistrat et pas en tant qu’un homme politique, et qu’il ne ressent, de ce fait, aucun regret.

El Khabar : C’était vous Mohammed Zertal, le magistrat qui a condamné le colonel Chaabani, n’est-ce pas ?

Mohammed Zertal : Oui, c’était moi qui ai présidé le procès en 1964 en tant que président du tribunal de la révolution, et c’est à l’Histoire de juger cette affaire.

El Khabar : Est-ce que vous regrettez d’avoir été impliqué dans la condamnation du colonel Chaabani après qu’il s’est avéré que ce qui s’est passé était un crime politique commis au nom de la loi ?

Mohammed Zertal : Il ne faut pas voir cette affaire de cet angle, cependant, il est nécessaire de la classer dans son contexte Historique. Les circonstances étaient, alors, floues et le climat était révolutionnaire et exceptionnel. J’étais également président du tribunal de la Révolution algérienne, ce qui signifie que j’étais un haut fonctionnaire au sein de l’Etat algérien. De ce fait, j’ai agit dans le dossier de Chaabani, alors à quoi bon regretter cela aujourd’hui ?

El Khabar : Est-ce qu’à n’importe quel moment, vous avez senti que la condamnation à la peine de mort était préparée à l’avance ?

Mohammed Zertal : Vous êtes maintenant entrain de me drainer au fond d’un sujet sur lequel je ne veux pas me prononcer, toutefois, soyez certain que je n’aurais jamais accepté la présidence de ce tribunal si j’avais senti que les choses étaient préparées à l’avance.

El Khabar : Quelles sont les personnes qui ont composé le jury ?

Mohammed Zertal : Le jury dont j’ai été le président était composé de quatre colonels : Chadli Bendjedid, Abderrahmane Ben Salem, Said Abid et Ahmed Ben Chérif. Les quatre colonels étaient concernés par le procès de Chaabani. Il y avait également un procureur général, dont je ne citerai pas le nom, qui est actuellement décédé (Ahmed Draya).

El Khabar : Lors du procès, est-ce que vous aviez l’impression que vous aviez affaire à un dossier politique et que vous jouiez un rôle politique ?

Mohammed Zertal : Dans de telles circonstances, il est difficile de concevoir qu’il s’agit d’un procès politique en ma qualité de juriste et non pas un politique. Le procès était, selon moi, objectif et s’est passé dans le respect de la loi. Le colonel Chaabani a été accusé par le procureur général de rébellion et d’insoumission suite à la grande anarchie qui a eu lieu au sein d’une armée dans le Sud et dont il était responsable. Il a été mis en garde par le haut commandement du pays, qui l’a appelé à arrêter la rébellion. Après qu’il ait refusé d’obtempérer, il a été arrêté et poursuivi en justice. Je confirme une nouvelle fois que pour ce qui est de la forme de procès, elle était objective, quant à son fond, c’est une chose dans laquelle je ne veux pas m’aventurer.

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Photos d’archives du colonel Chabani, Rahimahou Allah, adressées par un membre de sa famille que nous remercions.

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18 Commentaires sur cet article

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  • lyes laribi
    3 septembre 2015 at 20 h 23 min - Reply

    Avant d’exécuter ce valeureux colonel, il a été procédé à l’exécution de son bras droit et de son émissaire un fidèle des fidèles de CHAABANI, maquillé sous forme d’un accident de voiture sur la route de TABLAT, le capitaine AKSA dont le fils unique a été exécuté en 96 par la horde à Nezzar. Quoi de plus terminer un travail.
    ALLAH MRHAM MOUTA MOUSLIMINE ALGHAIR MOUDBIRINE MIN AADAIK OUA AADA AL DJAZAIR.

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  • pecos
    3 septembre 2015 at 21 h 39 min - Reply

    el asr vient de passer un documentaire de benjamin stora sur la guerre d’algerie et les accord d evian il y avait boubnider azzedine et toute la clique qui portait des temoignages
    il faut dire, que la revolution etait faite par le peuple ses representant politique n’etait pas du tout de haut niveau selon mon appreciation peut etre elle n’est pas juste.
    chacun justifier selon ses emotions et non selon des principes
    beaucoup de choses qui ont ete dit et qui montraient que sans les hommes durs la revolutionpartait en fumée Bouhara a bien resume le but de la revolution algerienne les autres s’etaient plus des interets de zaim qui prevalaient..
    c’etaait un documentaire interessant qui ne peut reunir ces pseudos revolutionnaires pour dire enfin on va cracher ensemble nos 4 verités ils sont incapables de se reuinir ensemble pourquoi? that this the question?

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    • salim
      4 septembre 2015 at 12 h 02 min - Reply

      @pecos

      Cher Frère, il faut se garder de prendre pour argent comptant tout ce que raconte, ou écrit ce Stora auquel je ne fais pas confiance pour un sou.

      L’Histoire de la Révolution Algérienne DOIT être écrite par les Algériens eux-mêmes et non pas par Tel-Aviv… fût-il un pseudo « historien » docteur en je ne sais trop quoi…

      Gardons-nous des faux prédicateurs et des faux prophètes qui veulent formater nos esprits et notre personnalité.

      Tanmirth.

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    • farid
      13 septembre 2015 at 14 h 11 min - Reply

      le documentaire e question date de presque 13ans mon ami

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      • Meriem
        13 septembre 2015 at 18 h 32 min - Reply

        Que le documentaire date de presque 13 ans et plus ou moins, cela ne change absolument rien à la donne ni encore moins à la problématique qui est posée:

        JE NE FAIS ABSOLUMENT PAS CONFIANCE AUX ÉCRITS RÉDIGÉS PAR CET INDIVIDU…. point barre.

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  • HORR
    3 septembre 2015 at 22 h 15 min - Reply

    AOULED BARIS (Paris-càd. la France) YOUHINOUNA AOULED BEN BADIS…!!!

    Ce sont les paroles dites par le Chahid CHAÂBANI à la face du traitre et fils de bachagha et ex-officier de l’armée française le « général » Amed BENCHERIF de la gendarmerie algérienne quand ce dernier déversa sur le visage du suplicié CHAÂBANI qui était à terre et … LIGOTÉ …. sans défense tout en lui écrasant le visage de son pied droit chaussé de rangers!!!

    Un acte prémonitoire de ce qui se passe aujourd’hui en Algérie: les DAF qui écrasent le peuple Algérie et détruit l’Algérie avec la complicité de la France et de bien d’autres..

    « L’ALGÉRIE ON EN REPARLERA DANS TRENTE ANS! »

    Tel furent les paroles de DE GAULLE à la veille de l’indépendance de notre pays. Et comme par hasard, trente ans après, en 1992 l’Algérie était en pleine guerre…..

    Cela nous interpelle, non? Pas VOUS… cher lecteur?

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  • Si Salah
    3 septembre 2015 at 22 h 56 min - Reply

    Lors de son transfer vers la prison d’Oran, Chaabani demanda un café. Le fils de Caïd Bencherif prit la tasse et la versa sur la tête de Chaabani menotté. Celui-ci lança: Banou Baris youhinouna Banou Badis (Les fils de Paris humilient les fils de Badis)….Enfin, il est réconfortant de savoir que tout le monde rendra des comptes devant le Juge Suprême!

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    • ACHRAF
      6 septembre 2015 at 18 h 08 min - Reply

      Oui ce Bencherif a utilisé des gendarmes comme des bergers pour ses troupeaux de moutons à Djelfa, un adage etait utilisé « yla yesrah yeslah » pour lui comme pour les autres DAF le peuple ce sont des indigènes, regardez les autres comment ils ont crayé des camps de concentration au sud Algerien , regardez aussi les massacres collectifs commis contre de paisibles citoyens, CHAABANI n’admettait pas que ces traitres soient au pouvoir car ils savent qu’ils ont un passé de harkas et qu’ils chantaient la Marseillaise: heureusement il ne leur reste pas beaucoup de temps…..

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  • pecos
    4 septembre 2015 at 12 h 50 min - Reply

    certes stora est un agent de tel aviv je le reconnais mais il a oser regrouper azzedine, boubnider, bouhara, si salah, haroun… et bien d’autres ce que les algeriens( intellect-institutions-partis-organisations…) entre eux n ont pu le faire pour eclater la verité en face.
    alors cessons de salir les morts Allah Yarhamhoum
    la verité c’est la force, la morale, la science et la connaissance en dehors de touts cela ce n’est que baratin subjectif……

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    • Salima
      4 septembre 2015 at 17 h 33 min - Reply

      Ah bon! Vous trouvez que ce pseudo « historien » a su (pu) ou osé comme vous dites « regroupé » les personnes que vous avez citées tout en oubliant sciemment qu’il a DIVISÉ tous les Algériens sur la question de Messali… après son écrit sur celui-ci.

      Khadmet lihoud…

      Moi, je préfère les écrits faits PAR DES ALGÉRIENS!!!

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      • rachida
        7 septembre 2015 at 22 h 25 min - Reply

        c’est « la question de Messali » qui fait de Benjamin Stora un « pseudo » historien?c’est quoi « la question de Messali »?
        ce ne sont pas les écrits qui manquent aujourd’hui, bonne lecture.

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        • Anissa
          9 septembre 2015 at 12 h 13 min - Reply

          Mais tout dépend justement de quel(s) écrit(s) vous entendez. Ce n’est sûrement pas à des écrits mensongers et médisants sur mon Histoire, MA PROPRE HISTOIRE, que je vais lire et « croire » comme c’est le cas de ce Monsieur…

          Personnellement, je ne le lis pas et je ne le lirais JAMAIS!!!

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  • Rédaction LQA
    5 septembre 2015 at 15 h 36 min - Reply

    Mise au point d’Abderrahmane, frère du colonel Mohamed Chabani adressée à LQA :

    A ceux acteurs et témoins privilégies en général et messieurs Djeghaba Mohamed et Hocine Saci en particulier.

    Je ne manquerai pas de dire, chaque fois que l’occasion m’est offerte que Hocine Saci, le compagnon d’infortune du colonel Chaabani durant les moments les plus difficiles dans les geôles de Boumediene a été solidaire et d’un courage sans égal. Ce qui n’a pas été le cas de messieurs Djeghaba Mohamed et Tahar Laadjel. Mais l’on dira que Hocine Saci par son silence aura participé a faire le lit du mensonge, l’on dira aussi que par son silence il a permis au DAF Khaled Nezzar de calomnier le colonel Chaabani de la manière la plus vile. Feu le président Benyoucef Benkhedda dira : « N’avons nous pas le devoir de témoigner ? Si nous n’écrivons pas, toi, moi et si possible, tous les acteurs privilégiés de notre révolution, d’autres qui n’ont pas été directement mêlés à la lutte de libération le feraient à notre place. Ils diraient n’importe quoi, des mensonges surement et des approximations » (l’exemple du DAF, le général Khaled Nezzar est édifiant en la matière ignorant le conseil par Cicéron il y ‘a plus de 20 siècles à savoir : la 1ere loi de l’histoire est de ne rien dire de faux – la 2eme est d’oser dire ce qui est vrai » et d’ajouter « le plus extraordinaire est que leurs affabulations auraient toutes les chances de se muer dans quelques années, en vérités consacrées faute d’avoir été combattues en leur temps » .
    D’un risque pareil, les témoins et acteurs tel Hocine Saci sont comptables vis-à-vis des générations à venir.

    Abderrahmane frère du colonel Chaabani

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    • Tolga
      6 septembre 2015 at 22 h 53 min - Reply

      SI ABDERRAHMANE,

      Que le salut soit sur vous. Vous avez parfaitement raison de critiquer Mohamed DJEGHABA, car mon oncle, que vous connaissez parfaitement, et dont je tairai le nom a toujours été du même avis que vous concernant ce personnage devenu, après sa compromission d’avec le pouvoir, « ministre » des Anciens Moudjahidines…

      Or, un autre « compagnon » et « frère » d’arme de feu CHAÂBANI Mohamed votre frère, Allah yerham Echouhadas! est devenu lui aussi « ministre » et il doit très certainement connaître beaucoup de choses au sujet de la mort de votre valeureux frère, il s’agit en l’espèce de Saïd ABADOU…

      Que pouvez-vous nous dire sur ce personnage, très louche… lui aussi? Pour l’écriture de l’Histoire véritable de notre cher pays bien aimé. Merci infiniment.

      Rassouta legdima.

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  • K Seddiki
    5 septembre 2015 at 17 h 25 min - Reply

    Retenons d’abord pour l’histoire que c’est Boumediene qui a ordonné la mort de Chaabani pour lutter contre le wilayailisme ,en d’autres termes mettre au pas les vrais chefs de la Révolution qui ne voulaient pas de lui et encore moins depuis qu’il s’est entouré des officiers (de fraîche date) « déserteurs » de l’armée française.Il s’est simplement caché derrière Ben Bella qui,à l’époque et sous influence de Nasser avait horreur des frères musulmans .
    Quant au pauvre Chadli Bendjedid,il croyait tout ce que lui disait Boumediene, le prenant pour Dieu le père et trahissant même ses camarades (lors du putsch de 69) même quand il lui a dit que la succession devait lui revenir.
    Le capitaine Sais¨qui lui a tiré des balles dans la tête pour s’assurer qu’il était bien mort, est dans le midi de la France,sur une chaise roulante,ne sachant plus distinguer ses proches des voisins ou étrangers,pleurant à tout bout de champ.!
    KS

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  • Dria
    5 septembre 2015 at 18 h 27 min - Reply

    un demi siècle de mensonges, combien de braves ont-t-ils sacrifiés en les considérant comme des traîtres, combien de crimes ont-t-ils commis au nom de cette révolution qu’ils n’ont jamais fait, combien de temps va t-on encore tolérer le faux discours de la famille révolutionnaire, gouverné par de vrai Moudjahid de la trompe de Abdeka El Mali et sa smala de DAF , qui font semblant de se quereller avec Rab Edzair …

    Le mal ne date pas d’aujourd’hui , la culture du mensonge fut une constante national et enraciné chez nos politiques , Le peuple perdu au milieu de ces vérités et contre vérités, chaque jour avec son lot de bobards, comme le souligne le frère du défunt Chaabani le silence de ces compagnons est considérer comme une complicité qui ne dit pas son nom.

    Alors que dire notre silence devant toutes ces vérités , il faut se rendre à l’évidence que nous avons apprivoiser le « mensonge » à notre tour, pour ne pas dire nous l’avons élevé au rang de vertu , pour preuve on est prêt à avalé d’autres couleuvres (allant de la révision de la constitution au 5eme mandat…).

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  • meriem
    6 septembre 2015 at 10 h 17 min - Reply

    il na faut pas perdre de vue pendant l’indépendance étaient tous jeunes et délinquants voir a moitier analphabète, le plus agé est ben bella qui ne dépasse pas les 45ans, les vieux loups comme bouguiba et nacer ont profités de l’inéxpérience des décideurs de FLN de l’époque pour nous voler nos biens, encore aujourd’hui du gaz algérien gratuit a moubarek ce dernier le vend a israel et ses enfants dont gamel a fait fortune en suisse les revenus de sa fortune venu du gaz algérien, tous ca en dépit d’un un peuple algérien très pauvre et sans chemin, nos dirigeants que je qualifie d’el amala les traitres mérite la peine de mort pour avoir clochardisés leurs pays en dépit de faire avancer d’autre pays comme l’egypte et la tunisie le maroc pendant 50ans.

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  • Omar
    7 septembre 2015 at 20 h 17 min - Reply

    Seyyid Abderrahmane Chaabani
    Bien que les bouches se sont tues, des secrets gardés, il n’empêche qu’il suffit d’une parole, d’une phrase, d’un témoignage aussi petit soit-il pour confirmer tout haut ce que le peuple pensait tout bas.
    Ceux qui se sont acharnés sur Chaabani et ont exigés sa mort ont vécu plus longtemps que lui certes, mais comment ils ont vécu..? Et comment ils sont morts..? On peut cacher la vérité un certain temps, mais un jour la neige fond, et on voit ce qu’il y’a dessous.
    Ceux qui ont tué Chaabani ont été démasqués de leur vivant, et après leur mort, malgré toute leur hypocrisie, leur fausse promesse, ils ont été rattrapés par le temps et ont été déshabillés par le cours de l’histoire.
    Ces gens ont hai un homme intègre et propre de son vivant et après sa mort puisque son corps a été caché à sa famille, comme les corps de Amirouche et Si El Houès allah yarhamhoum et beaucoup d’autres, mais la volonté d’ALlah a fait remonter leur crime à la face du peuple Algérien qui en a tiré les conclusions.
    Aujourd’hui que retient le peuple de cette histoire..?? Que le colonel en homme proche de l’islam, et craignant Allah a prévenu nos parents du terrible danger qui nous guettait par la main de wled frança, et malheureusement ils ont eu le dessus…et les nombreuses vidéos du colonel affirmant sa servilité au peuple témoigne de sa sincérité.
    Finalement je pense que des gens comme lui, comme benboulaid, amirouche, zighoud, ben mhidi, hassiba, ali, ……sont aimés par Allah, puisque il les a pris innocents, jeunes, et les mains propres, par contre ceux qui les ont condamnés ils sont partis avec des tonnes d’injustice sur la conscience, et de nombreux crimes sur les bras….et tous sont devant la justice d’Allah.

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