Édition du
10 December 2016

Faible intelligentsia et lâche abrutigentsia, pour quel changement ?

Salah-Eddine SIDHOUMPeuple-et-élites

Il existe quelques individualités politiques de valeur, mais il n’existe pas de classe politique à proprement dite. Tout comme nous avons de brillantes individualités intellectuelles mais point de classe intellectuelle. À cela, il existe des raisons objectives et historiques. Nos élites ont toujours brillé par leur trahison, du moins en grande partie. Regardez un peu ce qui s’est passé durant la guerre de libération : seule une minorité avait rejoint d’emblée le combat libérateur et beaucoup ont été tués par leurs propres frères – le malheureux Abane Ramdane en est un exemple frappant. Quant aux autres, ils avaient campé au carrefour des vents pour rejoindre tardivement Tunis ou les intrigants des frontières. C’est cette lâche « désertion » qui a permis à des bravaches et autres aventuriers de prendre en main la révolution puis les rênes du pouvoir après l’indépendance confisquée, avec les dérives que nous connaissons.

Après 1962, le pouvoir a su phagocyter très tôt la majeure partie de notre « élite », tant intellectuelle que politique. Cette dernière a bradé el mebda (le principe) pour la khobza [baguette de pain]. C’est ce que certains historiens ont appelé la « socialisation des élites ». Il faut avoir l’honnêteté de dire que l’Algérie n’est pas seulement malade de ses dirigeants corrompus et ignares, mais aussi et surtout de ses élites lâches !

Le constat est déplorable. Les valeurs et les idéaux qui avaient fait la force de notre Nation durant la nuit coloniale ont pratiquement disparu, laissant place à la kfaza (aptitude à magouiller), à l’opportunisme, au « rokh’s», à la médiocrité affligeante et au trabendo politico-intellectuel.

Le régime ne veut pas de classe politique réelle. Il a totalement perverti l’action politique en façonnant des partis et des pantins politiques de service (et contrôlés par les « services »). De véritables troubadours politiques qu’on agite à l’occasion des mascarades électorales et référendaires. Malek Bennabi disait à ce sujet : « La politique est une réflexion sur la manière de servir le peuple. La boulitique est une somme de hurlements et de gesticulations pour se servir du peuple. » C’est ce à quoi nous assistons depuis la supercherie démocratique de 1988.

Ce que certains appellent le « verrouillage des champs politique et médiatique » ne suffit pas pour expliquer l’inertie pour ne pas dire le coma des « élites » politiques et intellectuelles. C’est de bonne guerre de la part d’un régime illégitime et immoral dont on connaît la nature totalitaire et qui s’agrippe par tous les moyens au pouvoir. À quoi devons-nous nous attendre d’un système aussi véreux ? Mais à nos yeux, la lâcheté de nos « élites » intellectuelles et politiques est en grande partie, responsable de cette anesthésie politique. C’est ce vide sidéral qui permet à ce pouvoir de se mouvoir avec une aisance déconcertante. En réalité, la force du régime réside en notre faiblesse criarde à nous entendre sur des principes démocratiques communs et à nous organiser. Et le dernier drame national l’a éloquemment montré. Nous avons été sidérés par le comportement de nombreux « intellectuels » et « politiques » devant la tragédie de notre peuple. Beaucoup se sont trompés de cible et certains…de société !

Je cite souvent le cas de la résistance des intellectuels tchécoslovaques, avec à leur tête Vaclav Havel, qui avaient à affronter non seulement la redoutable police politique de leur pays, mais aussi la tristement célèbre machine répressive communiste soviétique. Ces consciences libres et incorruptibles n’ont pas eu peur de faire de la prison et de perdre leurs privilèges sociaux pour défendre leurs idéaux et servir leur peuple. Elles ont été ces minces lueurs qui ont éclairé leur société plongée dans les ténèbres du totalitarisme communiste et qui se sont transformées en une lumière éblouissante au lendemain de la chute du mur de Berlin, pour la guider sur la voie de la « révolution de velours ». J’entends déjà des « intellectuels » me dire : «Oui, mais la conjoncture internationale était différente ».  Tous les prétextes sont bons pour se débiner et se soustraire à la lutte politique !

Avons-nous une élite de cette trempe pour sortir la Nation algérienne des ténèbres de l’imposture politique ? La question reste posée !

Il est triste de voir une grande partie de cette « élite » s’inscrire dans la stratégie du pouvoir. Au lieu de présenter une alternative sérieuse et crédible en vue d’un véritable changement du système et afin d’instaurer un Etat de Droit et des Libertés démocratiques, on la voit pinailler sur le successeur éventuel du président du pouvoir apparent, ayant l’embarras du choix entre un mercenaire politique chargé des sales besognes et un clown boulitique chargé d’amuser «el ghachi » ! Grandeur et décadence d’une nation qui avait enfanté des Abane, Ben M’Hidi, Ben Boulaïd, Lotfi, Debaghine, Malek Benabi, Mameri, Moufdi Zakaria…… et qui est devenue stérile au point de ne pouvoir choisir qu’entre des larbins sans dignité ni honneur !!!

La crise politique qui a provoqué le drame sanglant de la décennie écoulée persiste et s’aggrave, n’en déplaise aux propagandistes du pouvoir, à leurs thuriféraires et aux services de l’action psychologique qui essaient de faire croire à l’opinion publique internationale que la crise est derrière nous et que le pays a retrouvé sa quiétude. Elle est annonciatrice, à Dieu ne plaise, d’autres séismes beaucoup plus destructeurs que ce que nous avons vécu durant les années 1990. Et la crise qui pointe du nez suite à la chute du prix du pétrole permet déjà de mettre à nu la faillite politique et économique du régime.

Il est plus que certain qu’il n’y a plus rien à attendre de ce régime, atteint d’une malformation politique congénitale incurable et qui, malgré son état de déliquescence avancé et la faillite sanglante qu’il a provoqué, refuse obstinément de partir. La situation peu reluisante du pays – qui n’a rien à voir avec la vitrine présentée par le régime – doit susciter en nous un véritable examen de conscience. Devons-nous rester impassibles devant la dramatique dégradation de la situation politique, économique et sociale et la pérennisation de la violence ?

Il est impératif de mettre un terme à cette logique d’autodestruction dans laquelle le régime a claustré la société, en imposant la paix des cœurs et de la raison qui doit être la priorité des priorités. Tout comme il est impératif de sortir du champ politique artificiel, fécondé in vitro, pour entrer dans le champ politique authentique, qui reflète les réalités nationales et qui tienne compte des forces politiques véritables ancrées dans la société et imprégnées de ses valeurs culturelles.

Il faudrait avoir le courage de briser la stratégie du pouvoir qui consiste à imposer les termes et les limites du débat et se projeter vers un changement radical et pacifique de système. S’inscrire dans sa stratégie, c’est être complice de cette faillite sanglante.

Il est, enfin, plus que nécessaire de briser le cercle vicieux dans lequel est enfermée l’Algérie depuis 1962, à savoir celui d’un peuple sans souveraineté et d’un pouvoir sans légitimité. L’ère des tuteurs en col blanc ou en képi a provoqué assez de dégâts. Il est temps de mettre fin à l’usurpation du pouvoir qui dure maintenant depuis plus de cinquante ans et de rendre la parole aux citoyennes et citoyens pour qu’ils puissent choisir souverainement et librement les institutions qui reflètent leurs réalités socioculturelles.

C’est à ces conditions fondamentales et seulement à ces conditions qu’on pourra espérer un véritable changement. Pour cela, il faudra œuvrer à ce que les volontés intellectuelles et politiques sincères se rassemblent et s’organisent dans un cadre autonome, en Front ou Congrès de réflexion et d’action, en vue d’une construction démocratique réelle.

Nous devons prendre l’initiative de réunir autour d’une table, dans le cadre de cette moussaraha [dialogue franc], toutes ces volontés sans exclusion aucune, pour mettre à plat sans complaisance et dans un climat empreint de paix et de sérénité, tous les problèmes qui nous ont divisé, le plus souvent artificiellement, pour ouvrir la voie à la construction d’un État de droit. Nous devons cesser de subir dans notre propre pays pour devenir les acteurs de notre propre histoire et les maîtres de notre destin. Cela demandera le temps qu’il faudra, mais il est impératif de réhabiliter la pratique politique et d’aboutir au compromis politique historique, que nous évoquions avec insistance depuis près d’une décennie, et à une alternative politique crédible à présenter à notre peuple en vue de ce changement radical et pacifique de régime. Nous avons une immense responsabilité historique dans cette phase cruciale de rétablissement du dialogue entre Algériens.

Avec beaucoup d’exigence morale et intellectuelle et une bonne dose de courage politique, faisons tous ensemble que le drame de ces années de sang et de larmes se transforme en une véritable résurrection d’une Algérie de dignité, de justice et de libertés démocratiques et que le sacrifice des dizaines de milliers de victimes ne soit pas vain.

وقل اعملوا فسيرى الله عملكم ورسوله والمؤمنون

 


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109 Commentaires sur cet article

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  • Salima Medani
    9 septembre 2015 at 13 h 05 min - Reply

    Un diagnostic précis et des propositions de changement claires et réalistes. Mais ce n’est pas pour vous décourager, cher Docteur, mais ce discours ne correspond pas à la feuille de route tracée par Rboubs edjzair aux « opposants » du Mazafran, du club des pins , d’Ouled Fayet et d’Al Magharibiya.
    Rak kharedj madjal taghtiyathum.
    Sincères amitiés.

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  • Salima Medani
    9 septembre 2015 at 14 h 24 min - Reply

    Je disais il y a quelques instants que l’article de Mr Sidhoum ne s’inscrivait pas dans la feuille de route des rboubs edjzair. Cette feuille de route commence à devenir lisible pour la populace que nous sommes. Ali Benflis vient d’obtenir son agrément. Donc il y a eu accord au sein de la Coupole sur sa personne. Il sera le futur président parachuté, d’autant plus qu’il avait par le passé certains soutiens de galonnés (2004 et 2014). Les jeux sont pratiquement faits. Ouyahia étant vomi par la population risque de devenir un danger pour le régime. Ne parlons pas de Sellal qui d’après les dernières infos, sera recruté à son départ par Cirque Amar.
    Benflis président, les « opposants » du Mazafran constitueront dans le nouveau paysage politique l’opposition décorative. Ainsi se déroulera en douce,ce qu’appelle Hocine Aït Ahmed l’alternance clanique. Et oubliés les conflits entre DRS et Présidence, cet écran de fumée créé pour ne pas nous faire voir ce qu’ils mijotaient.
    Nous pouvons commencer dès maintenant à chanter : tala’a al badrou alayna, ya Benflis.

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  • Ali.B
    9 septembre 2015 at 16 h 27 min - Reply

    Académie des sciences Algérienne : ASTA .

    La future Académie des sciences boudée par les chercheurs algériens de renom …

    Sur les 46 membres, 4 sont issus de la communauté algérienne établie à l’étranger !!!!

    http://www.elwatan.com/hebdo/etudiant/la-future-academie-des-sciences-boudee-par-les-chercheurs-algeriens-de-renom-10-06-2015-296942_264.php

    ——————————————–
    BRICOLAGE, BLUFF, MENSONGES, DIRGISME, CENTRALISATION, PASS-DROIT, TRAFIC, CORRUPTION, DILAPIDATION, FAUSSE-PUBLISCITÉ, BANALISATION, DESTRUCTION ET MANIPULATION DE LA SCIENCE, DES SCIENTIFIQUES, DE LA RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT…

    Tant que la justice est absente, tant que la démocratie est absente, tant qu’il n’y pas justice sociale…et tant que la police et la gendarmerie ne sont pas libre d’appliquer et faire respecter les lois Algérienne….rien ne va marcher.

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  • K Seddiki
    9 septembre 2015 at 17 h 33 min - Reply

    Bonsoir,chers amis et merci au docteur Sidhoum pour ce brillant « brûlot ». Il faut simplement préciser que cette situation est due au passage désastreux de Moustache,alias Houari Boumediene,alias Boukharouba Mohamed Ben Brahim!!! Il a en effet détruit l’Algérie pour une longue période,voire à jamais,à Dieu ne Plaise .

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    • BENYOUCEF BADREDDINE
      10 septembre 2015 at 6 h 06 min - Reply

      Le raccourci est tendancieux et ne reflète pas du tout, à mon sens,, la déliquescence de la classe intellectuelle algérienne.

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      • k Seddiki
        27 octobre 2015 at 17 h 34 min - Reply

        La réponse est dans la question, cher Mr Badreddine . (Désolé pour le retard,ma santé déplorable me joue souvent des tours !)
        KS

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  • Dria
    9 septembre 2015 at 21 h 20 min - Reply

    Fait rare sur LQA, dans le même article je lis une très bonne description , suivi d’une proposition concrète et réalisable . Merci au Dr Sidhoum pour l’initiative.

    Je récapitule et relance l’appel aux bonnes volontés intellectuelles et politiques à défaut de s’organiser en congrès, en association ou en parti politique , manifestez vous sur ce forum, faites des propositions concrètes à votre tour , discutant sans tabous de ce qu’on peut faire et de ce qu’on doit faire …

    Faisant de LQA une table en attendant de se mettre réellement autour d’une table, la situation est grave et nous sommes tous conscient de cela , saisissons cette occasion qui dans son essence oeuvre pour le bien, et ne fait aucune allusion à la violence, au contraire implicitement elle dénonce l’extrémisme d’ou qu’il vient et dénigre le racisme de tous bords.

    Aux réticents je dirais, vous n’avez plus rien à perdre, aux badauds et aux passant s je dirais qu’ils s’agit aussi de votre avenir comme du notre, tous les ages tous les paysages sont le bienvenus , vous avez une idée, un idéale , un rêve, un blocage, une solution, un espoir à partager faites le ….c’est facile à faire , passez à l’acte partager.

    Ces flammes et ces lueurs qu’on entrevoit dans ce pays meurtris, si on ne veut pas les voir s’teindre c’est à nous de les raviver, le silence est d’or sauf dans des moments pareils.

    je souhaite de tous mon cœur une longue vie à ce projet réalisable.

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  • djelloul habib
    9 septembre 2015 at 21 h 20 min - Reply

    Cher docteur Sidhoum,
    vous soulevez dans cet article dense par le constat et la complexité des interrogations la question principale ; QUE FAIRE ? rendue célèbre par Lénine. Une plate forme de réflexion que vous n’avez cessé d’appeler de vos voeux ? .En réponse à votre initiative, une longue litanie de dénonciations de contributeurs (dont je fais partie).L’exercice est louable en soi pour éveiller les consciences mais il a ses limites.Le pays a presque atteint le point de non retour dans sa descente vers l’abîme.La lâcheté des élites? lesquelles?Celle de la « gauche bobo » francophile? celle des « démocrates » et néanmoins « éradicateurs »Reste quelque uns ayant échappé par miracle aux purges assassines des années 90. Et le peuple dans tout cela?Il en existe différentes catégories : celle qui trime pour des prunes ,celle qui « travaille » dans l’administration,les corps de sécurité, dans l’armée,celle qui s’adonne au commerce licite ou illicite et trafics en tous genres, enfin la masse qui attend un logement ,un crédit pour retourner sa veste et voter dans le bon sens etc..etc..Je regrette de devoir jeter un regard aussi négatif sur notre société mais l une bonne partie de ma vie est derrière et je l’ai passé au milieu du petit peuple dont je fais partie; que j’aime et à propos duquel j’ai constaté qu’ il avait beaucoup plus d’ esprit que les soi-disants intellectuels adoubés par ceux ci ou par ceux là.
    Pour entamer des actions novatrices ,Il faut d’abord faire une estimation exacte de ses forces et des moyens mobilisables, et pouvoir y compter. Surtout ne pas tomber dans la routine de l’ Opposition en place dont les Algériens n’ attendent rien parce qu’empruntant les mêmes discours creux et les slogans qui ne veulent rien dire..je m’arrête là pour l’ instant. j’aurai si Dieu le veut l’occasion de revenir sur le sujet et de présenter des idées qui pourraient retenir votre attention.

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  • HASSEN
    10 septembre 2015 at 0 h 17 min - Reply

    il faut souligner, en plus de ces bonnes analyses, que sans une école universelle, il n’y aura jamais d’indépendance économique de ce pays adoré.
    Madame la ministre de l’éducation continue de nous prendre pour des andouilles : elle a trouvé dans ses élucubrations d’El Watan d’aujourd’hui (qui n’a pas le droit de nous interdire nos commentaires), la bonne solution à la bonne pédagogie : elle préconise la propreté et de la verdure dans les écoles primaires surtout car ce sont de longues études et grâce à la propreté, l’élève en gardera le bon souvenir. C’est comme si elle disait : »il fait froid, la solution c’est d’éplucher des patates » et on n’aura plus froid… ekhkhkhkh… quant à la farce de l’Académie ; il y aura de l’argent jeté par les fenêtres et il n’en sortira que du hwa werrih… on a l’habitude des commissions des pots de vin.

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  • BENYOUCEF BADREDDINE
    10 septembre 2015 at 6 h 03 min - Reply

    Ya Docteur Sidhoum, votre fidèle rétrospective sur la rétrospective du comportement de l’intelligentsia algérienne est à l’image du pays depuis 1962.
    La sphère politique a été phagocytée par le FLN qui aurait dû être dissous non pas le 5 juillet 1962 comme j’ai l’habitude de le claironner mais plutôt le 20 mars 1962 au lendemain des accords d’Evian.

    A la place on a vécu avec un parti unique mené par des analphabètes quadrilingues qui ont enfermé la sphère politique à leurs profits exclusifs. Et même lorsque les universités algériennes ont commencé à offrir au pays une classe intellectuelle qui aurait dû prendre la relève, on a assisté à l’avènement du félon article 120 du même FLN qui a exclu de facto tout débat politique. Pour prétendre occuper un poste de responsabilité quelconque il fallait se faire parrainer par une ponte du système et c’est ainsi que l’échelle des valeurs a été mise à mal par ceux-là qui ont pérennisé le FLN comme seule alternative,

    Les autres qui se sont rebellés et se sont retrouvés par la force des choses marginalisés. Ils n’ont été que des spectateurs de la gabegie qui a bouffé le pays. Ils ont fini, pour la plupart, à se résigner à un exil qui a vidé le pays de toute substance intellectuelle et qui fait qu’aujourd’hui un drabki, ancien pompiste à EL OUED se retrouve secrétaire général du même FLN et qui brigue la présidence du Sénat et qu’on risque de retrouver président de la république si les choses perdurent.

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  • ca21dz
    10 septembre 2015 at 10 h 07 min - Reply

    Bonjour Monsieur Sidhoum,

    La politique de l’opportunisme et le zaimismes qui a été pratiqué par l’algérien a travers son histoire récente nous a met dans cette situation, un peuple qui regarde d’avant son né et ce limite a la révolution de novembre ne peu pas produire des classes ni intellectuelle ni politique. votre constat est édifiante

    Le travail qui devrait être fait a été confissqué par le zaimisme et la gloire personnel en plus l’ignorance ont fait que le travail a ete retardé, avec mes respects a certains intellectuelle
    retournant nous au principe de novembre et particulièrement a la soumame que beucoup conteste ( ben bella a leur tête ) et mettenat nous autour d’une table qui regroupe les dignitaires de toutes l’algerie ( cette héritage chère a tous les Algeriens)
    Reprenons les principes qui nous ont permi de survivre a travers le temps et arretons avec la gloire personnel que certains evoque a tors et a travers
    et ma conviction personnel le seul desastres de l’algerie depuis 62 s’ appel boukharoubi et boutef ces deux serpont que beaucoup d’algeriens intellectuelle ou pas glorifiés surtout le premier.

    A bon entendeur

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  • badro
    10 septembre 2015 at 13 h 39 min - Reply

    Wallah barak allah fike ya si Salah , dans vos écrits vous avez cité Malek Benabi, et vous avez raison de le prendre pour un exemple car l’indonisie un pays musulman qui réussi bien son plan économique et satbilité, le régime politque où la gestion politque de ce pays est inspiré des écrits de Malk benabi, ce fut un choix de l’ex premier Ministre indonisien, un formidable choix qui fait de l’indonisie un pays qui ne court jamais aux emprunts de Madame Lagarde et ce FMI comme le font nos femmelette « excusez du mot ils mérite qu’on les traitent de plusque ca », figurez vous nos réserves qui étaient a 1000milliards amortit avec la corruption a 200miliiards dollars encore amorti avec mensonge etc..a 159milliards dollards, Monsieur SELLAL pense déjà emprunter du FMI au lieu d’assumer son choix et se suicider ou minimum démissionner vu qu’il a plongé ce peuple dans l’inconnu et éventuellemnt vers un exode des population, incroyable mais cependant qui vivra verra.

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  • kad
    10 septembre 2015 at 14 h 59 min - Reply

    Le texte du Dr SIDHOUM fait , entre autres, le constat amer de l’absence, de la démission et de la lâcheté d’une bonne partie de l’élite Algérienne qui a choisi de servir les tenants d’un pouvoir dictatorial et illégitime au détriment des intérêts suprêmes du Pays. Mais, encore faut-il chercher à savoir pourquoi une telle attitude de la part de ces élites. Les motivations des uns et des autres ne peuvent être que diverses et variées et peut-être même (loin de défendre qui que ce soit) justifiées pour certains. En l’absence de réflexion et d’étude approfondies et objectives sur le sujet, il est pour le moins hasardeux de s’y prononcer sans risque de botter en touche ou d’incriminer injustement qui que ce soit. Compte tenu du contexte et des régimes en place, les élites Algériennes, toutes tendances idéologiques confondues ont défendu, chacune en ce qui la concerne, ce qu’elles croyaient être conforme à leurs dogmes et leurs valeurs. En Algérie, il existe autant d’élites que de valeurs qui sont aux antipodes les unes par rapport aux autres. D’où les diverses crises actuelles qui ont pour origine une crise existentialiste. Aussi, si on admet que tout ou presque est faux dans ce pays, alors il faudra réfléchir à tout reconstruire sur des socles solides ayant comme substrat les véritables valeurs fondamentales d’une Algérie authentique tout aussi ouverte sur d’autres valeurs universelles. Cet objectif ne peut être matérialisé que par un projet de société clair, net et consensuel. L’inexistence d’un tel projet fait que l’élite et tout le monde avec naviguent à vue et au gré des vents. Et la nature a horreur du vide. Salutations.

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    • adamo
      14 septembre 2015 at 2 h 26 min - Reply

      Tout d’abord j’aimerais exprimer ma grande satisfaction quand au niveau des debats, entretenu dans un esprit civilise et propre et j’espere qu’il en sera toujours ainsi. Je remercie le Dr. Sidhoum pour avoir eu le courage de mettre le pieds dans la fourmilliere. Mais je suis autant impressionne par la reponse de Kadi, qui,sans vouloir defendre X ou Y, donne une certaine rationalite realiste au debat sur la question, dans la mesure ou, face a un systeme huile, et combien meme on aurait les meilleures intentions, il est tres difficile de se debarrasser de cette mentalite carcerale du systeme, adoubee a une bureaucratie paralysante. Combien meme la situation serait vraiment regrettable, les gens doivent vivre et nourrir leur famille. Donc je prefere canaliser cette partie d’Algeriens de lachete, ceux qui , de leur propre chef, iraient quemander des miettes politiques ou economiques sans qu’ils soient obliges de le faire. Ca serait peut etre une definition realiste. Mais il y’a une chose a laquelle j’y crois tres fortement, c’est que malgre ce constat affligeant, et si l’Algerie est toujours debout, c’est grace a ces gens qu’on ne voit pas et qu’on n’enends pas et qui luttent sans publicite et sans tambours battant. et dont la reference n’est que l’honnetete personnelle. C’est grace a ces gens que l’Algerie est toujours debout. et il y’en a beaucoup de ces gens. Je pense honnetement que malgre le fait que le systeme soit paralysant, si tout un chacun faisait sien de faire son travail comme il le fallait, (excusez ma naivete) dans la mesure du possible, cela s’entend, non seulement l’Algerie se porterait mieux, mais les tenants de ce systeme machiavelique, s’en trouveraient demasques. C’est a mon avis, une maniere elegante, pour lutter contre ce systeme, d’une maniere civilisee et responsable. Ces gens la c’est des bricoleurs et le grand danger que je percois c’est qu’il y ‘a eu un accord tacite, voire plus, entre les tenants de ce systeme politique et la nouvelle soit disant inteligentsia sortie de nos universites, tout autant mediocres, dans la plus part des cas, faisant une barriere a la vrai inteligentsia, la preuve en est, les declarations de certains, disant ne pas reconnaitre les diplomes d’Algeriens d’Universites prestigieuses, meme d’Harvard, just pour ne pas a faire la competition avec eux. C’est vraiment grave. C’est la perrenisation de la mediocrite guarantie, quand on sait que meme ces pays hautement developpes, attirent les cadres d’autres pays et leur facilitent la tache. Et ici je reviens aux propos du Dr. Sidhoum. Le plus grand crime de Boutef, ca n’est pas d’avoir encourage la corruption de deputes et autres mais d’avoir corrompu tout un peuple en promettant et donnant des logements gratuits qu’aucun autre pays au monde n’a fait. Comment voulez vous que le peuple ne vote pas pour lui?les gens sont fatigues de la politique, ils veulent vivre. Ils ont ete brules par la decennie noire, ils s’en foutent de la politique ou du developpment, tout ce qu’ils veulent c’est ahyini elyoum ou ktalni khadwou, pour une bonne majorite, pas pour tout le monde. J’ai note une tres grave degradation du niveau de reflexion, du niveau intellectuel des jeunes. C’est une degradation, qui , peut etre, sans etre sciemment voulue, est incontestablement la resultante d’une etucation populiste, ou l’Universite algerienne est devenu une creche pour adultes plutot qu’un cadre scientifique. des Phd qui ne peuvent meme pas ecrire une lettre et qui veulent barrer le passage a des gens plus competents. Des Phd d’universites prestigieuses ont du s’inscrire dans une universite algerienne pour refiare leur Phd just pour pouvoir travailler dans une unuversite algerienne. C’est trop grave.

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  • Ait Medour Tahar
    11 septembre 2015 at 14 h 41 min - Reply

    Salah-Eddine SIDHOUM

    Je suis d’accord avec votre analyse, mais il y a aussi une autre vérité à dire aux algériens pour bien situer le débat !

    Vous parlez de « brillantes individualités intellectuelles » qui existaient à l’époque de la formation et du développement du mouvement national, à l’époque de la révolution et au début de notre indépendance , mais vous oubliez de rappeler que ces intellectuels, dans leur écrasante majorité, ont été à l’école et à l’université coloniale et donc se sont de parfaits francophones (c’est à dire des élèves de …. Madame la France) pour une bonne majorité d’entre eux !

    Donc, c’est le contenu des programmes pédagogiques à l’école et à l’université française de l’époque qui a fait qu’on a pu avoir des Malek Bennabi (parfait bilingue) des Abane Ramdane, des Ben M’hidi, des Benyoucef BenKheda etc… etc….

    Donc si on ne trouve plus aujourd’hui beaucoup de cette trempe d’intellectuels souvent parfait bilingues (comme vous) même pour ceux qui sortent de nos Medersa de l’époque, c’est à cause , dans une certaines mesure, de la politique de l’éducation nationale du type « Taleb Ibrahimi and Co » (lui-même pourtant parfait bilingue) qui a été adoptée à la hâte et d’une manière « chauvine » au tout début des années 70. La France voulait certes faire de nous algériens des moutons mais le contenu des programmes scolaires et universitaires français (saurait pu être aussi celle anglaise ou allemande ou américaines), ainsi que la pédagogie et la compétence dans l’apprentissage des langues et des connaissance ont permis à certains algériens (qui avaient la chance d’accéder à l’école française) d’utiliser la connaissance et la « force » de langue française comme butins de guerre ou comme arme de défense pour conduire le pays vers l’indépendance (hélas gâchée par le clan d’Oujda) .

    Aujourd’hui le résultat c’est que le terme « intellectuel » a perdu tout son sens ! Avec une arabisation totale « bête et méchante » , appliquée sans réflexion, nos enfants ne raisonnent plus, ne sont pas confrontés à la connaissance universelle, à la philosophie universelle, à la rationalité universelle. Or on peut accéder à cette forme de connaissance rationnelle et à l’universalité sans perdre son âme, sa culture ou sa religion !

    Donc la pédagogie et le contenu des programmes scolaires et universitaires sont primordiaux pour faire de nos enfants des intellectuels au sens noble du terme ! Un intellectuel c’est celui qui a des connaissance générales, des connaissances universelles, qui arrive à raisonner , qui arrive à critiquer , qui arrive à se remettre en question, qui arrive à se situer dans sa propre société par rapport aux autres sociétés de cultures et de religions différentes, qui arrive à connaître les enjeux économiques et politiques d’aujourd’hui de son pays par rapport au reste du monde , c’est celui qui prend conscience de sa situation par rapport aux autres pays etc… etc…

    Avant , dans les temps par trop, trop lointains, les enseignants étaient des « normaliens » ou des « agrégés »de l’enseignement, mais aujourd’hui même un Imam peut enseigner dans une école primaire (j’en ai connu des cas personnellement ya si Sidhoum) ! Le secteur de l’éducation National et de l’Université sont sinistrés ya Docteur et je sais que vous le savez . Je suis persuadé que même vous , vous vous rendez compte par exemple de la « chute de niveau » dans le secteur de la médecine par rapport au début des premières années de notre indépendance ! Je me souviens que dans les années 60 et les années 70 , nos médecins (et nos universités de médecines) n’avaient rien à envier aux médecins (ou à celles) des pays occident développés ! Vous connaissez certainement les raisons que je n’ai pas besoin de développer ici.

    C’est très grave ya Monsieur Sidhoum cette situation. Et avec tout le respect que l’on doit avoir à notre religion, notre langue et à notre culture, il faut le reconnaître ! Tout cela est une réalité qu’on ne peut cacher et qu’on se doit de reconnaître en tant …. qu’intellectuels digne de ce nom !

    Amicalement !

    ===========================================
    Je partage entièrement votre analyse, mon cher compatriote, quant à la désastreuse situation que vous décrivez et que nous ne cessons de dénoncer. Mais ce n’est ni notre religion, ni notre langue ni notre culture qui sont responsables de ce marasme. La faute incombe aux imposteurs et voyous qui ont pris le pouvoir en 62 et qui ont instrumentalisé religion, langue et culture pour les besoins de pouvoir. Tout le drame est là. Et c’est cette situation qu’il faut changer en tant « qu’intellectuels » et non pas s’attaquer à nos valeurs civilisationnelles comme le font certains, hélas!
    Amicalement.
    Salah-Eddine.

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  • Dria
    11 septembre 2015 at 17 h 25 min - Reply

    @Mr AitMeddour.

    En tant que rescapé du systéme et du moment qu’il existe encore des élements de cette diaspora bilingue qui arrive a discerner avec lucidité le vrai de l’ivraie, comment se fait il qu’on soit dans une situation pareil.

    Mr Ait Meddour est ce qu’on peut y remedier a cette situation , la réponse est évidemment oui, mais nécéssite des efforts et des sacrifices. Alors qu’est ce que vous proposez concrétement pour amorcer une sortie de crise sachant que nous n’avons plus des Abane Ramdane ou des Malek Bennabi …. ou faut-il se résigner a faire ce constat amer de la différence de niveau entres les générations post-indépendance et de la décadence de la situation en générale.

    Je ne pense pas que ce soit une affaire de bilingue, d’arabisant ou de francophone la crise étant plus profonde nous avons besoin d’homme avec un grand H peut importe leur culture leur langue ou leur niveau d’instruction… nous avons besoin d’hommes de principes. ces principes qui pousse un Tchavez bien que non musulmans a soutenir la cause palestinienne ouvertement . un Nasrallah bien que chiites defie l’armée et l’état israelien malgré le peu de moyens humains et matériels contrairement aux sunnites plus nombreux et plus riches des pays du golf et pays arabes .

    Tout ceci pour dire ce qui nous manque ce sont des Hommes de principes, des leaders justes qu’on craint et qu’on respecte qui nous rappellent que nous avons encore une digbité. Et que la colonosabilité n’est pas une fatalité.

    Maintenant il faut qu’on déniche un homme de consenssus , un homme qui représente et qui rassenble l’ensemble des algériens. personnellement je ne vois pas qui ?? mais ca ne veut pas dire qu il n ‘existe pas et malheureusement on ne peut point en importer.. Le cas de Barnerousse nous le rappel amérement.

    =====================================
    Il ne faut pas tomber là aussi, mon cher compatriote, dans le zaïmisme, cette plaie qui a causé tant de malheurs aux pays sous-développés. Des adeptes du « nif ou lakhssara » (Boukharouba, Kaddafi, Nasser, Hafed Al Assad et autres….). L’Algérie a besoin de tous ses enfants sincères et engagés, prêts au sacrifice pour sortir notre patrie de ces ténèbres.
    Amicalement.
    Salah-Eddine.

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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    11 septembre 2015 at 19 h 07 min - Reply

    J’allais commenter l’intervention de M. Tahar Ait Medour quant aux critiques de l’Ecole sinistrée (surtout sur le volet langue) mais M. Salah-Eddine m’a précédé et a « corrigé le tir ».
    Je le remercie.
    La cause principale de l’état de l’Ecole est l’instrumentalisation politique. Il suffit de se rappeler les noms des ministres qui ont pris les commandes du MEN depuis 1962 et de jeter un coup d’œil sur leur parcours…

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  • Ait Medour Tahar
    11 septembre 2015 at 20 h 39 min - Reply

    @Boubaker-Khaled Sadallah

    Qu’est-ce tu dois corriger ????! Monsieur Sidhoum est d’accord avec moi dans le fond et dans la forme ! Même moi je suis en accord dans le fond et dans la forme avec lui ! D’ailleurs le Docteur Sidhoum a dit suite à mon commentaire : « Je partage entièrement votre analyse, mon cher compatriote, quant à la désastreuse situation que vous décrivez et que nous ne cessons de dénoncer. »

    Alors je ne vois vraiment pas à quel endroit tu souhaites « corriger le tir » ????

    @Dria

    Monsieur @Dria tout pays a besoin de maitriser au minimum une autre langue que la sienne (le français, l’anglais ou l’allemand) pour communiquer avec l’extérieur c’est à dire la planète ! D’ailleurs, sans la maitrise de la langue du colon, nos cadres du FLN d’avant 1962 n’auraient pas été en mesure de bien de bien défendre notre cause sur le plan international ! Si les Abane, les Bennabi, les Ben M’hidi , les Benkheda, les Benyahia et beaucoup d’autres encore ne connaissaient que la langue arabe, la défense de la cause algérienne aurait été limitée et plus difficile à faire valoir à l’ONU et ailleurs !

    Il est mortel de n’apprendre à nos enfants que l’arabe même si la civilisation arabe a marqué de son emprunte l’histoire,de l’humanité …… dans le passé !

    Grand salut fraternel à vous !

    =====================================
    Et j’ai ajouté, cher Tahar : « Mais ce n’est ni notre religion, ni notre langue ni notre culture qui sont responsables de ce marasme. La faute incombe aux imposteurs et voyous qui ont pris le pouvoir en 62 et qui ont instrumentalisé religion, langue et culture pour les besoins de pouvoir. ». Et je pense que c’est à cela que fait allusion notre frère et Ami Boubaker-Khaled Saadallah.
    Cordialement.
    Salah-Eddine

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    • batni
      12 septembre 2015 at 15 h 23 min - Reply

      Moi j’aurais dit « Mais ce n’est ni notre religion, ni nos 2 langues nationales, ni notre culture….

      Mes respects,

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      • Cortex
        17 septembre 2015 at 15 h 27 min - Reply

        Mais quelle est la langue nationale de l algerie cher batni?allez droit au but.

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        • batni
          18 septembre 2015 at 23 h 09 min - Reply

          Cher Cortex,
          Je reprend la constitution Algérienne pour définir LES 2 LANGUES NATIONALES de l’Algérie.
          Art. 3 – L’Arabe est la langue nationale et officielle.
          Art. 3 bis – Tamazight est également langue nationale.

          Mes respects,

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          • Cortex
            24 septembre 2015 at 0 h 03 min -

            Je suis d accord

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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    11 septembre 2015 at 22 h 32 min - Reply

    M. Tahar Ait Medour : Prière d’oublier ce que j’ai dit. Relisez, si votre temps le permet, le texte INTEGRAL du commentaire de l’auteur de l’article. Merci.

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    • Cortex
      24 septembre 2015 at 0 h 02 min - Reply

      Parfaitement d accord avec vous.

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  • HOUARI
    12 septembre 2015 at 16 h 23 min - Reply

    quand on dit un peuple a la hauteur cherche élite cela veut dire que le peuple est conscient mature et responsable . Cela veut dire que ce peuple est conscient de la gravite de la situation il réfléchit donc pour améliorer la situation et cherche des solutions et des dirigeants compétents honnêtes et intègres pour atteindre son objectif a savoir le développement la prospérité et la croissance. A ma connaissance c est ce que veut dire UN PEUPLE DE QUALITE QUI CHERCHE ELITE A SA HAUTEUR.

    pensez vous mes chers amis que c est notre cas Algériens . Non et loin de ca. Bien au contraire cessons cette démagogie hypocrite notre malheur c est nous autres on ne sait pas ce qu’ on veut d un cote on pleurniche et de l autre on applaudis et on cautionne les corrompus les voyous et les médiocres . la preuve en est regardez ce qu’ est devenu notre éducation nationale notre sport national notre culture nationale notre économie nationale, Qui en est derrière cette échec cette déchéance cette faillite c est bien nous Algériennes et Algériens on a ce qu’ on mérite comme dirigeants , et gouvernement en général et comme résultats en particulier. THAT’S IT ET SOYONS SINCERE EN VERS SOI MEME.

    QUI SEME LE VENT RECOLTE LA TEMPETE

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  • titiche
    12 septembre 2015 at 18 h 26 min - Reply

    J’ai lu l’article et puis les commentaires. J’allais fermer mon ordinateur, puis le titre « Algérie peuple de qualité, …….. » a subitement surgit dans mon champ de vision. Le peuple dont vous parlez, mon cher Monsieur, n’existe plus. Ces Hommes et Femmes ont engendres la race qui se sacrifie pour autrui, mais cette dernière a été massacrée par les hordes sous les ordres des barons du système actuel. Ceux qui restent en Algérie (plus de 800.000 cadres sont partis vers d’autre cieux) veulent finir leur jours en voulant sauvegarder leur enfants (ce qui est une pure illusion). De nos jours, pour vivre en Algérie il ne faut pas être un enfant de bonne famille, bien éduqué et respectueux des autres. Il faut être autre chose (pour ne pas utiliser un qualificatif non adéquat). Quand on a vécu la frustration pendant son enfance, sa jeunesse alors le jour ou on se retrouve avec des moyens matériaux a sa portée, je ne pense pas qu’on pensera aux autres ou a comment faire pour remettre le pays sur la voie du développement, de la justice et de l’ordre. Le système le sait, le système nous a compris. Le système nous guide et nous contrôle. L’élite dont vous parler ne pense plus qu’a s’accaparer terrain, villa et voiture. De plus je ne sais plus si on a le droit de parler d’élite. Une « élite » devenue maître dans le plagiat. De plus ce peuple d’Algérie est un peuple qui n’arrive même pas a respecter le code de la route,pour son bien et surtout pour le bien des autres, qui ne respecte pas son environnement IMMÉDIAT, qui ne respecte pas son voisinage, bref qui ne respecte rien (sauf sous l’effet de la matraque). Un tel peuple ne peut avoir que des gouvernants comme lui. Mon cher Monsieur, la lumière n’est pas au bout du tunnel. Ce dernier est encore lent et plein d’obscurité et d’embauches. Allah seul, peut nous illuminer, mais sommes nous a la hauteur ?.
    Avec tous mes respects.

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  • Mostefaoui
    12 septembre 2015 at 22 h 29 min - Reply

    @Boubaker-Khaled Sadallah,@Dria , @Sidhoum, @Ait Medour Tahar , @kad , @badro, @ca21dz ,@BENYOUCEF BADREDDINE , @djelloul habib , @HASSEN ,@Salima Medani , @Ali.B, @K Seddiki

    Vous avez tous raison comme vous êtes et chacun à son niveau ! Mais, car il y a un mais, je crois qu’on tourne tous en rond ou autour du pot sans dire ce qu’il faut dire clairement sur ce qu’on appelle …. un « intellectuel musulman » .

    En effet, la langue arabe (comme tamazigh d’ailleurs car elle est elle-même très en retard déjà par rapport à l’arabe) ) est une langue qui :

    1- n’a pas su ou n’a pas pu encore évoluer et se développer de manière à se hisser au niveau des autres langues dominantes et plus évoluées comme l’anglais, français, russes, chinois, espagnol, italien etc… etc.. . Donc déjà à ce niveau un intellectuel arabe, s’il s’est cultivé dans par propre langue exclusivement, est donc nécessairement en dessous (d’un point de vue niveau culturel et des connaissances) par rapport à un intellectuel qui a étudié dans une autre langue autre que l’arabe. Cela ne veut pas dire que l’intellectuel strictement arabo-musulman est plus bête ou moins intelligent que l’autre intellectuel , mais parce que tout simplement la langue avec laquelle il a étudié est moins évoluée que les autres !

    2- Les enseignants strictement arabisants sont (et je parle ici en général ),pour la majorité d’entre eux , en deçà de leurs homologues anglais, américains, français, russes, chinois , italiens, espagnols etc… car sur le plan des compétences pédagogiques, des connaissances culturelles et scientifiques en général etc… etc.. ils sont en retard encore !

    Et pourquoi tout çà ? Eh bien parce que nous sommes, nous les pays arabo-musulmans,encore sous développés sur le plan technique, technologique, scientifique, culturel, économique, etc… etc……tout simplement !

    Et voilà le vrai problème, surtout si j’ajoute que chez nous les pays arabo-musulmans,pour un « intellectuel » la réflexion et la liberté de pensée ont des lignes rouges qu’il ne peut jamais dépasser dans son pays sous peine d’être « puni » déjà sur terre avant l’au-delà . Un intellectuel arabo-musulman s’impose des limites dans sa liberté de pensée contrairement à un autre intellectuel non musulman ! C’est ainsi ! Et en plus, n’oublions pas que nos pays arabo-musulmans sont soit des dictatures, soit des monarchies,soit des régimes religieux , n’est-ce pas, et çà complique la donne tout çà ! Heureusement que l’intellectuel arabo-musulman a la possibilité d’évoluer dans un milieu autre que celui d’une culture strictement arabe et musulmane !

    J’espère que je me suis bien fait comprendre !

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  • ca21dz
    13 septembre 2015 at 8 h 48 min - Reply

    Merci Monsieur Mostafaoui, Merci .

    Vous avez dit : » Un intellectuel arabo-musulman s’impose des limites dans sa liberté de pensée contrairement à un autre intellectuel non musulman »
    Sur cette phrasevous avez resumé tous les maux du monde arabo-musulman.

    Je rajoute aussi c’est nous avons pas ou on a perdu la culture de faire naitre des mouvements autour des idées de l’intellectuel, dans les pays developpés un intelectuel créer autour de lui des groupes de refelxions, des mouvement naisse et change et deviennent des pensées pour ldes génération
    chez nous on glorifier les personnes maisrien d’autre deriere
    pourtaant les exemple dans notre algerie ne manque pas
    prenons exemple du mouvement nationale des années 30 et des oulemas de ben badis

    d’ici personnelement je lance un appel a tous les forumistes de lancer un club de reflexion autour de Monsieur Sidhoum et les autres qui participent activement dans ce forum et ne pas exclur ou laisser mourir des idées aussi brillante au moins penssons a l’avenir de nos enfants

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  • MAJORORO
    13 septembre 2015 at 16 h 38 min - Reply

    Oui tout à fait. Vous avez tout dit.
    Mais en attendant, et après plus de 50 ans, le pays n’ayant pas avancé d’un pas pour ne pas dire autre chose et pire encore, perdra possiblement plus de temps à se déconstruire de cet état des lieux actuels et à éventuellement se reconstruire dans l’honneur et la dignité.
    Je voudrais intervenir avec tous le respect que je vous dois à vous, à tous et à toutes et notamment à ce journal que je suis fidèlement depuis sa création. Je n’en veux à personne encore moins à cette bande d’écervelés qui prenant avantage de leur armes et de leur retour de villégiatures à l’étranger, s’emparèrent du pouvoir à l’aube de cette indépendance tant désirée. Depuis ce temps-là, ils ont fait Ecole et les résultats sont assez probants et on ne peut rien y changer.
    Mais en attendant, je voudrais cependant et malgré tout que d’abord l’on en termine avec et ce pour toujours ce reflexe quasi unanime en Algérie de regarder en arrière et d’en vouloir à tout le monde pour raison de faillite certaine et du pays et de ses élites.
    Elites qui ont fait ce qu’elles pouvaient vu les circonstances et le contexte du moment. A mon humble avis, elles ont de tout temps essayé d’intégrer un système de république bananière mis en place par les tristement célèbres pères fondateurs de la nation et de changer les choses de l’intérieur. Il n’y avait aucune autre alternative et cela était dangereux même d’y en penser. La séquestration, disparition et torture physique étaient de rigueur et pratiques courantes. Pire encore, les chefs des forces armées et d’autres services dirigeaient tout et se taillaient la part du lion dans les affaires notamment en arrivant aisément à dépasser les dictats brouillons et autres dispositions médiocres du parti unique. Plus de 50 ans ont passé; on a fait nos preuves, les uns poussant dans cette direction et les autres en laissant faire. Est-ce là le génie du peuple algérien ou est-ce là ses limites ? Je suis entièrement convaincu que les algériens ne pouvaient donner que cela. N’est-ce là trop leur demander aujourd’hui ; de se relever et de se donner un autre type d’élite. Les voisins, chanceux peut-être font très sereinement et laborieusement des pas de géants bien sûrs qu’ils sont de leur infrastructure politique, économique, etc. notamment dans tous les domaines de la vie de tous les jours.

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  • MOURAD
    15 septembre 2015 at 16 h 14 min - Reply

    sur le principe de l’analyse, je pourrai être d’accord,
    quoi que l’Algérie comparée aux pays de même calibre, il y a débat ;
    je pense d’abord a cette sentence  » peuple de qualité » n’est pas là le pire du populisme la pire des tricherie
    une élite productive de modelés sociaux , économiques etc. est sous tendue par un état national et des institutions enracinés, une citoyenneté d’abord responsable
    il faut nous poser les vraies questions a nous mêmes, chacun au fond de soi
    je rejoint Lacheraf sur son point de vue ‘la démocratie plébéienne »
    l’ennui avec notre dite élite, qui en fait n’est qu’une assemble de « dissertateurs, » c’est une sempiternelle description des échecs
    seules les pensées libres et surtout désintéressées et cela c’est aussi un parcours jamais une fin , ou un point final d’une process
    faire un pays, asseoir un état national c’est d’abord un parcours
    ==============================================
    La pire des populismes et de la tricherie, cher compatriote, est de traiter le peuple dont on est issu de « ghachi » et de gueux. C’est mépriser le peuple dont on est issu. Le drame dans notre pays est que la société est en avance sur ses « élites » déconnectées, déracinées et hautaines.
    Effectivement, comparé aux pays de même calibre, notre malheureux pays otage de la voyoucratie, il n’y a pas photo, à commencer par nos voisins les plus proches. Le pays est devenu la risée du monde….sous-développé.
    Oui, peut-être que nous sommes une assemblée de « dissertateurs » qui osons dire des vérités à notre peuple et dénoncer la voyoucratie criminelle, à visage découvert et non sous des pseudo. Et ce qui est certain c’est que nous n’avons nullement la prétention de donner des leçons à ceux qui essaient modestement de lutter, sous couvert de l’anonymat.
    Amicalement.
    Salah-Eddine SIDHOUM

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  • rachida
    15 septembre 2015 at 21 h 41 min - Reply

    Bonsoir Docteur,
    Le fédéralisme ou la régionalisation, c’est ça le changement radical.
    Quant à l’ »élite », elle a été massacrée déjà avant l’indépendance, et par la suite nos « intellos » obéissaient aux ordres, avaient-ils le choix ?
    Gardez vos lunettes d’humaniste pour retrouver ce « peuple dequalité » et continuez à militer, il y a une chaîne de solidarité invisible qu’il ne faut pas rompre.
    Aujourd’hui, il y a une permutation clanique, pas de changement et le larbinisme est maintenu avec les mêmes. Sauf qu’ils se sont multipliés et sur ce terrain, la lutte sera rude.
    Cordialement.

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  • Igher Smail
    16 septembre 2015 at 12 h 22 min - Reply

    @rachida

    Bonjour Madame

    Je suis d’accord avec vous pour dire que la mise en oeuvre ou l’application du régionalisme ou du fédéralisme ou toute forme de gestion publique décentralisée sur le plan politique et économique est une urgence pour le pays!

    On en a marre de la gestion bureaucratique, économique et politique centralisée à partir d’Alger par la horde sauvage et mafieuse avec sa cohorte de cadres et d’intellectuels bureaucrates carpettes et aux ordres ! Il y en marre d’une gestion du pays hyper centralisée à « la russe » ou à « la Chine » de l’époque de la guerre froide !

    Et comme vous vous adressez à Monsieur Sidhoum , je sais de part ses différentes interventions et ses réactions envers certains internautes de LQA , je peux vous dire sans me tromper que le Docteur ne veut pas entendre parler de régionalisme ou de fédéralisme ound’autonomie régionale car pour lui c’est un danger pour l’unité nationale ! Il préfère apparemment la gestion centralisée à la régionalisation alors que les citoyens algériens peuvent comprendre, si on leur explique, ce que veut dire gestion décentralisée ou régionaliasée ou l’autonomie ! Leur région y gagnerait certainement sur le plan économique et sociale ! Mis bon , c’est ainsi !

    Je peux même me risquer pour dire par extension que, pour Monsieur Sidhoum, la régionlisation ou l’autonomie ou tout autre forme de gestion décentralisée est un danger à la « oumma islamia » ou à la « oumma el 3’arabia », ces « oumma » qui n’ont elles-mêmes plus aucun sens aujourd’hui et on le constate chaque jour !

    L’Algérie est certes UNE et INDIVISIBLE mais la gestion politico-économique décentralisée ou régionale du pays est incontournalbe si on veut mieux avancer! En tout cas, il faut en finir avec le « centralisme démocratique » et même ce que j’appelle « le centralisme oummiste » !

    NB : si un intellectuel au sein du pouvoir ou un leader politique parle de régionalisation ou d’autonomie régionale ou autre, il est attaqué de partout non seulement de l’intérieur du pouvoir mais aussi de la part de certaines mouvances qui se disent de l’opposition ! On n’a même pas le droit d’évoquer cette forme de gestion en tant que réfléxion ou contribution ou proposition tout simplement !

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    16 septembre 2015 at 15 h 41 min - Reply

    A Mr Igher Smaïl,
    Ne me faites pas dire, cher compatriote, ce que je n’ai jamais dit, dans aucun de mes écrits. Ne confondons pas la régionalisation dans le cadre d’un Etat de Droit avec de très larges prérogatives aux pouvoirs locaux et le séparatisme avec drapeau spécifique, carte d’identité spécifique et …ambassade d’Israel dans la « capitale » du douar !!
    Il n’y a pas 36 peuples en Algérie. Il y a un seul Peuple avec ses valeurs civilisationnelles berbéro-arabo-musulmanes. Personnellement je n’ai jamais rougi de mon islamité ou de ma berbérité et arabité pour faire plaisir aux réseaux néo-coloniaux Outre-Méditerranée. Et ce n’est pas une poignée d’extrémistes illuminés du centre, du nord ou du Sud qui changeront notre identité forgée par l’Histoire.
    Oui à une régionalisation comme je l’ai dit plus haut avec de larges prérogatives aux pouvoirs locaux issus d’élections libres. Oui il faut rompre définitivement avec ce pouvoir centralisé hérité de l’Etat jacobin colonial. Seules les décisions de souveraineté nationale seront décidées par le pouvoir central. Où est le problème ?
    Que vient faire la « oumma islamique » mythique et la « oumma arabe » utopique dans tout cela ?
    La régionalisation est un facteur de développement et d’épanouissement de toutes nos régions et à travers cela de notre Algérie. Le séparatisme est un danger pour l’unité nationale. Amirouche, Ben M’Hidi, Ben Boulaïd et Cheikh Bayodh ont lutté pour libérer un SEUL PEUPLE qu’est le peuple Algérien et une seule terre qu’est l’Algérie dans toute sa diversité.
    Amicalement.

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  • rachida
    16 septembre 2015 at 22 h 25 min - Reply

    @ Smail

    Je n’ai pas interprété le propos du Docteur Sidhoum, c’est une réponse au « changement dans la continuité de l’état-drs ». Nous sommes d’accord, régionalisation veut dire répartition des richesses.
    Bonne soirée.

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  • Saïda B
    16 septembre 2015 at 22 h 51 min - Reply

    Bonsoir,

    Je découvre LQA et ce forum et me permets d’y ajouter mon grain de sel.
    Cela fait 30 ans que je réside en France, et 30 ans que je fouille périodiquement Internet à la recherche d’informations sur mon pays d’origine. Cela fait 30 ans que je constate le même état d’esprit chez les algériens qui s’expriment : insatisfaction, regrets, reproches, analyses complexes, souvent accompagnées de propositions sur « ce qu’il faudrait faire ». On ne fait pas mieux en France où, depuis 30 ans, tout se dégrade, en particulier l’enseignement. Ce qui me fait penser que ce ne sont pas les sociétés qui ont des problèmes, mais la conception même du pouvoir qui est un problème.
    J’espère que les participants à ce forum ne me renverront pas à mon exil pour m’inviter à ne pas m’occuper des affaires internes des algériens (c’est déjà arrivé une fois il y a quelques années). A quoi je dirais ceci : je me sens aussi légitimement algérienne ici, ailleurs ou là-bas. Peut-être même plus ici du fait de la nostalgie et de la frustration de ne pas pouvoir communiquer directement avec vous là-bas. Je vous demande de ne voir dans ma façon de m’exprimer ni prétention moralisatrice ni présomption de précision.
    Je m’appuie sur quelques extraits pour m’exprimer sur un ensemble.
    Ait Medour Tahar : 11 septembre 2015 : « la pédagogie et le contenu des programmes scolaires et universitaires sont primordiaux pour faire de nos enfants des intellectuels au sens noble du terme ! » Je suis un peu embêtée par l’usage du terme ‘intellectuel’ : des personnes sans instruction sont capables de raisonner, de comprendre la logique des faits et la nécessité de s’adapter, de travailler avec cœur et loyauté, et d’exprimer des idées très ‘modernes’ si je peux utiliser ce mot pour parler d’un ancrage solide à une réalité insaisissable, même pour les intellectuels confirmés, puisqu’il ne s’en trouve pas de suffisamment ‘acteurs de changement’ pour rendre possible une appropriation légitime de leur histoire passée et présente par les algériens.

    Salah-Eddine Sidhoum  : « La faute incombe aux imposteurs et voyous qui ont pris le pouvoir en 62 et qui ont instrumentalisé religion, langue et culture pour les besoins de pouvoir. » C’est ce que nous pensons dans notre majorité. Cependant, 1962 c’est hier. Aujourd’hui, si les ‘intellectuels’ étaient plus conséquents (je me permets de me compter parmi vous chers camarades), ils trouveraient un moyen pour créer un mouvement populaire dans le sens inverse : se réapproprier les fondements de la société algérienne dans la multiplicité et l’originalité des particularités régionales. Il me semble que ce qui nous manque, c’est un lieu-lien : une ‘table’ qui devrait s’installer dans les quartiers populaires afin de construire une démocratie à l’image des populations avec la population ; pour inverser le sens de la circulation des idées qui partent en général ‘d’en haut’ et ne parviennent ‘en bas’ que sous forme d’injonctions, contraintes ou interdits.

    Dria dit : 11 septembre 2015 : « Je ne pense pas que ce soit une affaire de bilingue, d’arabisant ou de francophone la crise étant plus profonde nous avons besoin … d’hommes de principes. » Cette formule ma parle et m’interpelle : des hommes de principes existent (les femmes sont aussi des hommes dans ce sens !!) sans aucun doute, mais ils sont isolés. Il leur manque un point de rencontre … pour créer du lien. LQA ?

    MAJORORO dit : 13 septembre 2015 : « Mais en attendant, je voudrais cependant et malgré tout que d’abord l’on en termine avec et ce pour toujours ce reflexe quasi unanime en Algérie de regarder en arrière et d’en vouloir à tout le monde pour raison de faillite certaine et du pays et de ses élites. » C’est une idée géniale. Mettons-nous-y.

    Igher Smail dit : 16 septembre 2015 : « En tout cas, il faut en finir avec le « centralisme démocratique » et même ce que j’appelle « le centralisme oummiste ! » Evidemment. Il faut juste commencer par le commencement : changer les mentalités. A une grande échelle, cela demande que les jeunes, dès un âge précoce, soient mis en contact avec des adultes qui leur donne envie de devenir des adultes à l’identique : droits dans leurs propos et leurs actes, disponibles, non discriminants … Et la boucle est (peut-être) bouclée. Sans une École accueillante, libératrice, nous continuerons encore longtemps à produire des adultes à l’esprit étriqué, à la morale individualiste, aux pratiques sectaires.

    Quel que soit le contenu des programme, ce qui fera la différence sera une pédagogie mobilisatrice des ressources individuelles et collectives.

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  • BENYOUCEF BADREDDINE
    17 septembre 2015 at 4 h 05 min - Reply

    @ Saïda B, bonjour,

    Je peux vous dire Madame que vous êtes la bienvenue sur le site de LQA qui regroupe toutes les sensibilités fédérées de main de maître par le Docteur Salah Eddine SIDHOUM. Vous pouvez vous exprimer librement et vous ne serez jamais renvoyée à votre exil comme vous semblez l’appréhender. Marhabane bike.

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    • Saïda B
      17 septembre 2015 at 17 h 17 min - Reply

      Merci Badreddine. lJe me permets une familiarité qui me rapproche de ma culture d’origine où, de mon temps (!!), on s’adressait à ses interlocuteurs familiers par leur prénom. ‘Monsieur’, ‘Madame’, entre des personnes qui souhaitent communiquer sur des bases franches et cordiales résonne pour moi comme une grille de protection. Une marque de distance. Mais si vous n’êtes pas d’accord, je m’inclinerai, car je connais la valeur essentielle de la subjectivité de chacun. Merci donc et, je l’espère, pour longtemps.

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      • BENYOUCEF BADREDDINE
        17 septembre 2015 at 20 h 13 min - Reply

        @ Saïda, et pourquoi chère sœur et compatriote parlez-vous de subjectivité ? On est entre frères et sœurs dans ce site. Il n’y a aucun tabou et toutes les idées sont les bienvenues. C’est de la confrontation d’idées quelque fois très éloignées que rejaillit la lumière. Figurez-vous que j’ai eu quelque fois des frictions avec des membres de ce site et même avec Docteur Sidhoum et à chaque fois je sors renforcé dans mes idées qu’il existe des hommes et des femmes de bonne volonté qui veulent briser le carcan qui nous étouffe depuis plus de 50 ans. Et enfin dites-vous bien que votre temps (!!) est aussi le temps et on trouvera certainement des atomes crochus pour vous pérenniser votre présence parmi nous. Encore une fois Marhabane bike chez vous.

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        • Saïda B
          18 septembre 2015 at 11 h 39 min - Reply

          Bonjour frère, et frères et soeurs

          Ma formule est « la valeur ESSENTIELLE de la subjectivité ». Cette fonction de l’être humain (et peut-être aussi animal et végétal) ne doit pas être considérée ‘inférieure’ ou négligeable. La subjectivité de chacun, et des groupes, détermine notre rapport au monde. Elle est donc, de mon point de vue, l’essence de notre compréhension des choses et de notre comportement ; à notre insu en général. J’illustre : dans une situation donnée, je me conduirai différemment selon qu’elle m’inspire un sentiment, une impression, de sécurité ou d’insécurité ; selon que je porte un œillet blanc ou un pistolet, qui ne sont fondamentalement qu’une matérialisation de ma subjectivité. Or, ce sentiment dépend plus de MA perception des choses, de mon état au moment des faits, sans doute d’un à priori ou d’une indécision chez moi, que de la situation elle-même. Et la charge émotionnelle qui me fera adopter une attitude plutôt qu’une autre, déterminera les réactions selon que l’on soit ‘avec’ ou ‘contre’ moi …

          L’importance de la subjectivité dans notre relation à notre cadre de vie devrait faire l’objet d’une attention particulière, en particulier dans le rapport aux jeunes. Je pense notamment aux rapports enseignants-élèves. Les enseignants ne se rendent pas compte de l’effet décisif du regard, de la voix, des mots les plus simples, sur le moral des enfants et adolescents donc sur la qualité de leur scolarité. Car une fois grands et en poste, s’ils n’ont pas mis de l’ordre dans les sentiments forts qu’ils aurons éprouvés et qui auront conditionné leur devenir, ils resteront fragiles et développeront des comportements fuyants ou agressifs, éventuellement pour devenir des tyrans ; sous des formes très diverses : on peut être tyran de mille façons chez soi et bienfaiteur hors de chez soi ! Là où certains qualifieront cette attitude d’hypocrite, j’y vois de la fragilité. Car une personne paisible, équilibrée en elle-même, n’éprouve pas le besoin d’être plus forte que …, posséder encore plus, ou commander. Un parent, un enseignant, un politique, peut être un tyran sans le savoir. Pas plus qu’un alcoolique, un tyran ne peut pas admettre son état pathologique parce qu’on le lui signifie, qu’on l’en informe, sanctionne ou menace … Pas plus qu’un enfant ne peut apprendre quand il est en état de peur.

          Voilà pourquoi je crois que la première pierre à poser pour libérer un peuple de la tyrannie d’un système (je dis bien ‘système’ car les personnes du système ne sont plus que des pièces dans un rouage sans début ni fin, comme le capitalisme !!) est l’introduction d’une pédagogie nouvelle ; c’est la base qu’il faut consolider. Je ne parviens pas à imaginer une autre façon de faire que de sensibiliser les enseignants et futurs enseignants à une qualité de langage à l’adresse des jeunes ; et les aider dans leur tâche tout au long de leur carrière. J’ai le sentiment (subjectif !) qu’il n’y aura pas de changement de mentalités autrement. Dernier argument : aucun texte, aucune loi sur les droits de l’homme ne garantit une application rigoureuse du principe indépendamment des situations ; le plus fort est celui qui détient les moyens du pouvoir. A supposer que l’on parvienne à ‘arracher’ le pouvoir à un moment donné, quelqu’un cherchera à nous l’arracher à son tour … C’est cela qui fait un système : employer les mêmes méthodes au nom de principes opposés. Il se trouve que celui qui détient le pouvoir a été un enfant. Imaginons maintenant qu’une majorité d’enfants soient sensibilisés aux principes de justice, équité, éthique, droits ET devoirs, préservation de l’environnement …dès un âge précoce. Pas de façon littéraire, scolaire (terriblement dogmatique parce que subjective) mais concrète ; en situation pédagogique …

          Une précisions: ‘de mon temps » ne comportait pas un jugement sévère du temps actuel mais une information irrévocable sur mon âge actuel !!!
          Puis une interrogation : Que dois-je comprendre par ‘Encore une fois Marhabane bike chez VOUS’ ? Je pense à une erreur de frappe …

          Cordialement

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          • Saïda B
            18 septembre 2015 at 12 h 08 min -

            JE ME CORRIGE !!! Et retire mon interrogation : je viens juste de comprendre que votre expression « Marhabane bike chez VOUS » ne m’excluait pas mais m’incluait bel et bien. De quoi vous confirmer l’impact puissant de la subjectivité : ‘chez vous’ m’a semblé être une … barrière, quand c’était une porte ouverte …

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          • BENYOUCEF BADREDDINE
            19 septembre 2015 at 4 h 25 min -

            @ Saida

            Ouffffffffffffffffffffffffff…. J’ai lu le premier post et je me suis régalé de votre explication de la subjectivité dont vous aviez si bien parlée. Sauf que j’ai été interloquée par le dernier paragraphe où vous aviez relevé le marhabane bike et vous aviez même mis le VOUS en majuscule.

            Je me suis dit : BOUDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII. On est pas sortis de l’auberge. Voilà que l’on est tombés sur une personne susceptible et je suis resté à ma chaise.

            Et puis…. J’ai relu le second envoi et là je me suis senti revivre. Vous aviez compris ce que je voulais dire. El Hamdoulilah. Donc, Marhabane bike ches VOUS une seconde fois et merci pour votre subjectivité qui me semble parfaitement compatible avec notre ligne éditoriale.

            Mon petit doigt me dit que nous aurons des discussions épiques et intéressantes avec vous sur d’autres sujets inch’Allah.

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          • BENYOUCEF BADREDDINE
            19 septembre 2015 at 4 h 30 min -

            @ Saida B

            1/ Une correction d’ordre grammaticale. Je ne sais pas ce qu’est venu faire ce « e » à la fin de interloqué.

            2/ Dans la même phrase j’ai oublié de mettre « collé » à ma chaise mais je suis sûr que vous l’aviez lu ainsi.

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        • Saïda B
          22 septembre 2015 at 11 h 27 min - Reply

          Bonjour Badreddine, frère, camarade …

          Je vous livre un secret : je sais d’expérience que l’erreur, quelle qu’en soit la nature, nous apprend à mieux communiquer. A condition qu’elle fasse l’objet non d’un jugement ou d’une sanction, mais d’une interrogation.
          Je suis bien contente que ma réflexion sur la subjectivité fasse du sens pour vous. J’espère qu’elle en fera pour d’autres, et qu’elle puisse apaiser les tyrans comme ceux qui subissent la tyrannie, et leur faire admettre que leurs problèmes ou difficultés ne viennent pas seulement des autres, mais d’eux-mêmes aussi.

          Pour les ‘fautes’ d’accord, franchement, elles ne m’impressionnent absolument pas. Je suis moi-même en grande … difficulté par rapport à ce sujet et je ne m’en préoccupe plus. Bonne journée à tous

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  • rachid dahmani
    17 septembre 2015 at 8 h 47 min - Reply

    Bonjour,

    L’être humain est un animal plus évolué. Dans tout ce qu’il entreprend il essaie de faire dans sa sécurité à lui et à celle de de sa famille. Comme les animaux qui se regroupent en troupeaux pour mieux se défendre, se cacher pour éviter d’être vu par le prédateur, se camoufler pour échapper aussi aux prédateurs..etc. Lorsqu’on ne sent pas la sécurité on évite de s’avancer dans quoi que ce soit. Il y en a qui osent et prennent des risques et en général ce sont ceux qui réfléchissent le moins ou ceux qui ne se préoccupent pas de glaner les informations qu’il faut avant de se jeter à l’eau…les plus hardis, les aventuriers. Abane Ramdane savait réfléchir. Mais il y avait aussi ceux qui ne réfléchissaient pas. Reste que ceux qui savaient réfléchir n’ont pas eu le réflexe de se consolider en troupeau pour mieux appréhender les circonstances du moment. Le résultat est une jungle en folie…moi personnellement j’admire toute cette faune.

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  • Belkacem
    17 septembre 2015 at 12 h 01 min - Reply

    J’essaie humblement d’apporter ma contribution à tout ce qui vient d’être dit.
    Je pense que notre pays à chaque moment décisif de son histoire, il se trouve détourner de son vrai parcours. Premier tournant, c’est celui d’après indépendance. Vite, on est rentré dans la Zaama  » O peuple ne fait rien, ne pense à rien c’est nous qui nous en chargerons  » et c’est la dérive, la dérive totale vers un avenir incertain. Ensuite vint le deuxième tournant, après 1979, la suffisance et la satisfaction, satisfaction des désirs de tout un peuple sans aucune norme économique intelligente (d’ailleurs nous sommes un pays sans économie). Puis la descente infernale vers l’abîme où il a fallu de peu la désintégration de l’état, Enfin, redressement avec une soumission totale au soit disant sauveteurs. Paternalisme envers un peuple qu’on lui a fait perdre toutes ses capacités de penser, de réfléchir, d’agir et c’est la démission totale de tout un peuple à l’expectative.

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  • MAJORORO
    18 septembre 2015 at 13 h 02 min - Reply

    Messieurs et Mesdames,

    Je suis honoré de voir que je suis cité dans un des commentaires.
    Oui au vu du dispersement des opinions et autres vue d’esprit, je suis convaincu que 2 choses ou 2 principes de base doivent avoir la priorité, pour des raisons d’efficacité et de forte probabilité d’un aboutissement certain. C’est adopter la stratégie suivante au niveau national, régional, villes et villages. Que cela soit au sein des administrations, services, industrie et agricultures de revendiquer que cela. Palpables et réalistes et réalisable aisément avec des retombées profondes.
    Les constituantes et autres revendications peuvent attendre.
    Donc voila
    1. Ne plus regarder derrière, et laisser le rétroviseur aux historiens
    2. Regarder devant et se concentrer sur ce qui est primordial
    Avoir la volonté de polariser sur un élément de la démocratie à la fois. Je propose de favoriser ce qui suit :
    Demander au pouvoir d’accepter en premier l’institutionnalisation d’une instance indépendante pour la gestion des élections. C’est simple et même bucolique mais très primordial pour le cheminement du CDD, car l’État de droit ne tombera pas du ciel et personne d’autre que nous-même ne nous l’installera.
    Donc je préconise de commencer d’abord par des élections libres qui veulent dire le retour de la souveraineté du peuple a un genre de contrat social qui doit être signé entre gouvernants et gouvernés.
    On doit arriver à focaliser chacun de son côté les populations du pays et se concentrer sur cette question seulement ; cela devrait être relativement facile d’obtenir l’accord et le soutien de tous et de toutes. Cela prendra le temps qu’il faut mais n’abandonnons pas le terrain sur cette question d’élections libres car rien ne progressera sans cela. Les temps ou les forces de l’ombre pouvaient faire les trouble-fêtes sont bien révolus. Donc soyons attentifs et ne perdons pas davantage de temps et faisons le futur des petits calmement en commençant au plus vite.
    La 2eme étape devrait être la Constitution. Celle-ci doit être écrite par un groupe d’érudits élus, sélectionnés suivant des critères précis, selon les règles de jeux bien précis et découlant de ce qui a été énoncé ci-dessus dans la transparence et la cordialité les plus absolus. On pourrait considérer cette étape comme le socle de base de la formation de cette Elite.
    Arrêtons le dispersement et fonçons droit devant jusqu’à la réalisation de cette Constitution. Si chacun jouait le jeu avec adresse et fairplay, on y arrivera et tant mieux pour chacun et pour tous et toutes.
    Cordialement.

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  • A.D
    19 septembre 2015 at 22 h 25 min - Reply

    En s’inspirant de l’histoire des pays « développés », il est temps de clôturer momentanément le débat sur la « daridja », les dialectes et les patois.

    En effet, durant la Révolution française, un pays comme la France et un pédagogue chevronné, laïc, comme Jules Ferry ont tranché sur l’utilisation des dialectes de France.

    Ils les ont interdit, les ont déclaré illicites, arriérés et ils ont décidé qu’ils n’offraient pas d’épanouissement pour le peuple français.

    En 1881-1882, il est écrit que l’action de Jules Ferry [1] à une époque où la langue française prend définitivement place dans les programmes de l’école primaire était : « Qu’il importe donc prioritairement, si on souhaite promouvoir l’enseignement du français de chasser de l’école ces dialectes « barbares », en ordonnant aux maîtres d’enseigner en français, et en interdisant aux enfants l’usage de dialectes, qui les enferment dans un univers linguistique étriqué et disparate, leur coupant tout accès à la culture nationale ».

    Le plan Talleyrand, prévoit de n’enseigner que la langue nationale française, afin de chasser « cette foule de dialectes corrompus, derniers vestiges de la féodalité ».

    La lutte contre le patois emplit tout le XIXe siècle, atteignant même des sommets à partir des années 1850, où l’usage du patois à l’école est formellement interdit, aussi bien par le règlement impérial de 1853, que par celui républicain de 1880 [1].

    Ces textes réglementaires s’accompagnent de sanctions à l’encontre des maîtres récalcitrants, tandis que les élèves surpris à parler patois sont l’objet de brimades humiliantes, comme en Bretagne, où « la marque d’infamie » est représentée par un sabot accroché au cou.

    Rares sont alors ceux qui, au nom de la pédagogie et du respect de l’enfant, se permettent de critiquer l’entreprise d’unification linguistique conduite par le pouvoir. Entreprise que certains n’hésiteront pas à qualifier de « génocide culturel ».

    Les quelques voix d’humanité et de sagesse qui s’élèvent alors n’étant guère entendues, l’offensive de déculturation entreprise par la révolution française se poursuit jusqu’à ce que, le bon sens l’emportant enfin, on y mette un terme et que, même notre époque, soucieuse de retrouver ses racines, en vienne à considérer les langues régionales comme partie intégrante de notre patrimoine national, et entreprenne d’en promouvoir l’enseignement.

    Extirpé de l’école, le patois cède progressivement la place à un enseignement de la langue française qui, parallèlement, s’étoffe et se diversifie [1].

    L’Algérie est une nation qui est soucieuse de cultiver sa propre langue officielle, l’arabe. Moralité, « Qu’il importe donc prioritairement, si on souhaite promouvoir l’enseignement de l’arabe de chasser de l’école ces dialectes « barbares », en ordonnant aux maîtres d’enseigner en arabe, et en interdisant aux enfants l’usage de dialectes, qui les enferment dans un univers linguistique étriqué et
    disparate, leur coupant tout accès à la culture nationale », c’est du Jules Ferry. A bon entendeur !

    Référence
    1. Pierre Giolitto. Le bon français entre à l’école. Dossier Histoire de langue française. Historia, Juillet 2005, pp.66-69.

    PS: Une langue est définie comme un idiome propre à une nation.
    Elle est définie dans Le Petit Larousse Illustré 2007 comme étant un système de signes verbaux propre à une communauté qui l’utilisent pour s’exprimer et communiquer entre eux.

    Un langage est une faculté propre à l’homme d’exprimer et de communiquer sa pensée au moyen d’un système de signes vocaux ou graphiques.

    Une langue est vivante si elle est actuellement parlée, elle est dite morte si elle
    n’est plus parlée.

    Un dialecte est une forme régionale d’une langue considérée comme un
    système linguistique en soi.

    Quant au Patois, il est le parler local employé par une population peu nombreuse et plutôt rurale.

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  • Da Chaabane
    20 septembre 2015 at 12 h 16 min - Reply

    @A.D

    Votre article est horrible ! C’est le mot car il n’y a aucune nunace dans vos propos !

    Mais je vois que vous vouez un culte aveugle à Jules Ferry ! Lisez d’un peu plus près « le CV  » de ce personnage , çà vous permettra de nuancer votre argumentation ! Et merci pour les « langues et dialectes » barbares algériens qu’il faut chasser de votred école …arabe !!!

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  • M’hand Saadaoui
    20 septembre 2015 at 12 h 38 min - Reply

    @A.D

    Je ne comprends plus rien aux Algériens ! Une fois, on nous somme de s’écarter du colonilianisme français qui a fait tant de mal au pays et d’un autre on nous demande de le prendre en exemple dans çà nous arrange ! Il faut s’entendre une bonne fois pour toute sur ces questions ou c’est la France ou c’est l’Algérie !

    Cher compatriote @A.D

    Qui te dis que l’Algérie est d’abord et avant tout arabe ? L’Algérie a t-elle la même frise historique que la France ??? Et si moi , en tant que kabyle amazigh, je te disais ceci : « qu’il importe donc prioritairement, si on souhaite promouvoir l’enseignement de Tamazight , ma langue nationale, de chasser de l’école l’arabe ( cette langue ramenée par les colons venus du moyen Orient), en ordonnant aux maîtres d’enseigner Tamazight , et en interdisant aux enfants l’usage de l’arabe  » , hein alors qu’est-ce que tu dirais de ma sentence ??? Hein !!

    NB : Pour ta gouverne , çà ne coute politiquement et économiquement rien à notre pays de faire un effort pour rehabiliter, encourager et dévelloper la langue berbère (tamazight) puisqu’il s’agit surtout de çà dans tes propos, car il y va de la paix sociale, de la cohésion et de la démocratie dans notre pays.

    La guerre civile ou le désordre politique gratuit çà peut coûter cher à notre pays et ce n’est pas Jules Ferry qui parle mais un kabyle berbère amazigh … authentique ALGERIEN comme toi !

    Que Dieu te protège !

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  • Ait Said
    20 septembre 2015 at 12 h 58 min - Reply

    Bonjour @A.D

    Je ne vais pas polémiquer avec toi, mais j’ai l’impression que tu coules de beaux jours en France mais tu ne connais même pas la législation de ce pays qui est régi désormais par la constitution et les lois européennes qui s’imposent à tous les pays de l’Union !

    Voici ce que dit la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (Strasbourg, 5.XI.1992) – Jules Ferry l’impérialiste c’est du passé, ya kho ! Le nouveau vrai citoyen du monde c’est celui qui essaye de regarder devant lui et qui souhaite construire la paix et l’humanité et non vivre dans la haine et le discrédit! Donc, pour te cultiver un peu plus , car je constate que tu es cultivé, prend le temps de lirel’article qui suit extrait de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires à laquelle la France doit se soumettre progressivement :

    Article 7 – Objectifs et principes
    1. En matière de langues régionales ou minoritaires, dans les territoires dans lesquels ces langues sont pratiquées et selon la situation de chaque langue, les Parties fondent leur politique, leur législation et leur pratique sur les objectifs et principes suivants:
    a. la reconnaissance des langues régionales ou minoritaires en tant qu’expression de la richesse culturelle;
    b. le respect de l’aire géographique de chaque langue régionale ou minoritaire, en faisant en sorte que les divisions administratives existant déjà ou nouvelles ne constituent pas un obstacle à la promotion de cette langue régionale ou minoritaire;
    c. la nécessité d’une action résolue de promotion des langues régionales ou minoritaires, afin de les sauvegarder;
    d. la facilitation et/ou l’encouragement de l’usage oral et écrit des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique et dans la vie privée;
    e. le maintien et le développement de relations, dans les domaines couverts par la présente Charte, entre les groupes pratiquant une langue régionale ou minoritaire et d’autres groupes du même Etat parlant une langue pratiquée sous une forme identique ou proche, ainsi que l’établissement de relations culturelles avec d’autres groupes de l’Etat pratiquant des langues différentes;
    f. la mise à disposition de formes et de moyens adéquats d’enseignement et d’étude des langues régionales ou minoritaires à tous les stades appropriés;
    g. la mise à disposition de moyens permettant aux non-locuteurs d’une langue régionale ou minoritaire habitant l’aire où cette langue est pratiquée de l’apprendre s’ils le souhaitent;
    h. la promotion des études et de la recherche sur les langues régionales ou minoritaires dans les universités ou les établissements équivalents;
    i. la promotion des formes appropriées d’échanges transnationaux, dans les domaines couverts par la présente Charte, pour les langues régionales ou minoritaires pratiquées sous une forme identique ou proche dans deux ou plusieurs Etats.
    2. Les Parties s’engagent à éliminer, si elles ne l’ont pas encore fait, toute distinction, exclusion, restriction ou préférence injustifiées portant sur la pratique d’une langue régionale ou minoritaire et ayant pour but de décourager ou de mettre en danger le maintien ou le développement de celle-ci. L’adoption de mesures spéciales en faveur des langues régionales ou minoritaires, destinées à promouvoir une égalité entre les locuteurs de ces langues et le reste de la population ou visant à tenir compte de leurs situations particulières, n’est pas considérée comme un acte de discrimination envers les locuteurs des langues plus répandues.
    3. Les Parties s’engagent à promouvoir, au moyen de mesures appropriées, la compréhension mutuelle entre tous les groupes linguistiques du pays, en faisant notamment en sorte que le respect, la compréhension et la tolérance à l’égard des langues régionales ou minoritaires figurent parmi les objectifs de l’éducation et de la formation dispensées dans le pays, et à encourager les moyens de communication de masse à poursuivre le même objectif.
    4. En définissant leur politique à l’égard des langues régionales ou minoritaires, les Parties s’engagent à prendre en considération les besoins et les vœux exprimés par les groupes pratiquant ces langues. Elles sont encouragées à créer, si nécessaire, des organes chargés de conseiller les autorités sur toutes les questions ayant trait aux langues régionales ou minoritaires.
    5. Les Parties s’engagent à appliquer, mutatis mutandis, les principes énumérés aux paragraphes 1 à 4 ci-dessus aux langues dépourvues de territoire. Cependant, dans le cas de ces langues, la nature et la portée des mesures à prendre pour donner effet à la présente Charte seront déterminées de manière souple, en tenant compte des besoins et des vœux, et en respectant les traditions et les caractéristiques des groupes qui pratiquent les langues en question.

    Prend note , mon frère @A.D . Tu vis en France mais tu as gardé la mentalité du FLN de 1962 (mais dommage pas celui d’avant 1962 , du 1er novembre ou du Congrès de la Soumam !)

    Cordialement !

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  • Dria
    21 septembre 2015 at 9 h 59 min - Reply

    bonjour cher AD

    Je pense que vous faite dans la provocation comme le KD, sinon comment ignorer la réalité du terrain et faire dans l’exclusion pure et totale , cette vision éradicatrice si elle peut être salvatrice dans la médecine , l’économie …on ne peut jamais l’appliquer dans le contexte linguistique et culturelle, pour le patois , le breton , le provençal les français sont revenu et reconnaissent leurs erreurs.

    Savez vous qu’avant jules ferry régnait une langue dans le bassin méditerranéenne qu’on appeler la » lingua franca « (une langue véhiculaire comme l’anglais d’aujourd’hui).

    Pour la définir un peu , je vous cite un passage de Cervantès,auteur de Don Quichotte de la mancha qui fut captif à Alger pendant 5 ans 1575 à 1580, sa grotte existe à ce jour à Belouizdad (Alger ).

    « J’ entrai à Alger et la première personne que je rencontrai s’adressa à moi dans cette langue qu’en parle entre captifs et mores, sur toutes les cotes de berbérie, et même à Constantinople ,,,,cette langue qui n’est ni l’arabe , ni le castillan , ni la langue d’aucune nation , mais un mélange de toutes les langues , avec lequel nous arrivons à nous entendre tous, ».

    Cette mosaïque qui se retrouve dans notre daridja qui nous permet de communiquer entre arabophone , amazighophone et francophone et on utilise encore des emprunts de l’italien de l’espagnol du portugais , de l’anglais, punique , latin , grecque dans notre quotidien , enseignant ces langues sans complexes et étudiant LA DARIDJA (j’ai pas dis enseignant ) qui recèle une bonne partie de notre histoire, notre identité on n’ en ressortira que plus fort et ne faisant pas du modèle français et de jules ferry un modèle pour notre société.

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    • Amokrane Tala
      21 septembre 2015 at 20 h 08 min - Reply

      Cher compatriote @Dria

      Merci pour cette réponse claire, intelligente, succinte et responsable en direction de l’inconscience politique de l’internaute @AD , qui ,je pense, ne connais pas bien notre pays l’Algérie !

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  • Zoubir Arkoun
    21 septembre 2015 at 12 h 55 min - Reply

    Monsieur Sidhoum

    Bonne analyse , vraiment, sur nos élites et de nos intellectuels d’avant et d’après indépendance, mais je ne vais pas m’empêcher de vous faire une remarque importante.

    Vous dîtes : « la force du régime réside en notre faiblesse criarde à nous entendre sur des principes démocratiques communs et à nous organiser. »

    Je peux vous répondre Docteur que vous même, vrai intellectuel, vous n’avez fais aucun effort pour approcher, à sa création, la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), ce regroupement de certaines forces politiques partisanes de toutes tendances et de certaines personnalités qui avaient pour volonté de fédérer diverses tendances pas pour créer un parti politique mais pour SIMPLEMENT réfléchir sur la manière d’affronter politiquement le pouvoir véreux que vous combattez ! Mais comme le pouvoir lui-même , vous avez-vous-même rejoint (mais à votre manière) ceux qui ont accusé d’emblée ce regroupement de suppôt du pouvoir, de fausse opposition manipulée par le DRS ou de création d’Israël ou de la France etc… etc.. etc ..

    Vous n’avez même pas fait vous et vos amis (et vous vous refuser de le faire) l’effort pour au moins aller discuter avec eux, pour voir ce qu’ils ont dans le ventre comme on dit , pour connaître de l’intérieur leurs propositions (et ce sans nécessairement y adhérer) pour ensuite les critiquer. Au début, lors de la conférence de l’opposition de Mazafran vous auriez du ,vous l’intellectuel et vos amis de combat, chercher a au moins assister le premier jour pour voir de quoi çà retourne avant de critiquer ! Vous-même, les intellectuels qui sont derrière l’appel du 1er novembre 2010 pour un compromis historique par la création d’un Front du Changement National, et même le groupe d’intellectuels défenseurs des droits de l’homme du Congrès pour le Changement Démocratique (CDD ), auraient du aller discuter avec la CNLTD (ou même y adhérer pourquoi pas) pour contribuer aux discutions et aux propositions et pour rendre, par votre présence, plus crédible cette Coordination Nationale et pour qu’elle ne dérape pas et pour la dénoncer si elle est , par hasard, en «intelligence » avec le pouvoir ! Mais même cette occasion unique dans l’histoire de l’opposition depuis 1962 , vous l’avez raté Monsieur Sidhoum ! Franchement , de mon côté je n’ai jamais compris qui vous voulez regrouper et comment ???

    PS : je crois que nous avons TOUS , NOUS LES INTELLECTUELS, une fâcheuse tendance à voir le mal partout et à toujours montrer du doigt les initiatives des autres et à se prendre pour « la seule bonne opposition » ! Quand une occasion fiable et viable pour organiser l’opposition se présente , le minimum c’est de ne pas la discréditer ou la déconsidérer, de ne pas décourager des initiatives surtout quand on est à l’origine d’un appel pour la recherche d’un « compromis historique » ou pour la « création d’un front du changement » . C’est paradoxal !

    NB : je ne veux pas jusqu’à dire que la CNLTD est la seule solution idoine et la seule crédible , mais au moins elle existe et elle aurait pu s’agrandir et si elle a une existence officielle c’est mieux que rien !

    Avec tout mon respect et ma considération pour vos idées et vos combats et merci de me publier !

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  • Kadour Ben Kadour
    21 septembre 2015 at 13 h 06 min - Reply

    Cher compatriote internaute @A.D

    Moi si j’étais à la place et que je raisonnais comme toi , j’ajouterai à tes commentaires :

    …. »et à partir d’aujourd’hui il ne faut plus aussi utiliser la langue française dans des blogs algériens, et il faut aussi interdire la langue française dans l’école algérienne »..

    Et oui cher ami, je ne comprends pas pourquoi tu parles d’interdire le berbère à l’école algérienne mais pas la langue française ! Bizarre comme contradiction !

    Donne nous au moins toi-même l’exemple en intervenant UNIQUEMENT en arabe sur LQA !

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    • Saïda B
      22 septembre 2015 at 11 h 19 min - Reply

      Bonjour,

      J’ai le sentiment que le problème est d’éternité : on débat sur des idées, des concepts, des histoires qui mélangent le passé et le présent, la France et l’Algérie ; et beaucoup de … subjectivité intellectuelle. Que nous importe Jules ferry ou ses prédécesseurs ? Que nous importe l’histoire des pays pseudo démocratiques. De mon expérience vigilante de 30ans en France, je n’ai pas l’impression que la démocratie soit plus acquise ou juste respectée en France qu’en Algérie. Illustration : la France se réclame de la laïcité. Et plutôt que de fiche la paix aux citoyens et résidents sur leurs pratiques, les autorités interviennent jusque dans la composition des repas de cantine !! Au nom de cette sacrément théorique laïcité, en septembre 2015, des maires décident de supprimer les repas sans porc, alors que cette option existe depuis plus de 30 ans, sans aucune référence à la laïcité. C’était une question de bon sens : respecter les habitudes alimentaires des enfants. Il n’y a pourtant pas que les musulmans qui ne consomment pas de porc. Et parmi les musulmans, il y a des français de souche européenne. Par contre, dans ces mêmes écoles laïques, on célèbre Pâques et Noël, et les musulmans ne s’en affligent nullement ; c’est juste une fête de plus pour les enfants. Laïcité ? Exemplarité ? Qu’est-ce que les algériens attendent pour s’affranchir d’une dépendance idéologiques (intellectuelle ??) à des faits qui leur sont totalement étrangers et qui, introduits sous le couvert d’une modernité technique, modifient le rapport des algériens à leur nature. A leur sensibilité.

      Autre sujet de préoccupation futile (ce n’est pas un jugement moral, juste une qualification) pour les algériens : l’apprentissage du français !! Toute langue apprise tôt est une ressource. Pourquoi pas le français ? Nous l’avions au bout des doigts, et voilà que des Personnages Importants en font un argument politique. Si certains ne sont pas encore convaincus de l’impact de la subjectivité, voilà de quoi vous y intéresser (je pense) : le brillant romancier arabophone Tahar Ouattar (Ezzilzal) n’est-il pas allé à son époque jusqu’à proposer/ réclamer que la nationalité algérienne soit conditionnée par la connaissance parfaite de la arabe, ou quelque chose d’approximatif. Une façon de mettre à la porte les berbérophones ? Un beau projet de division nationale. Son intelligence, son intellectualité n’était donc pas (à cette époque-là) un gage de qualité nationale. D’où ma défiance envers ce qui se caractérise par l’intellect. Cher Monsieur Sidhoum, ceci pour vous dire que ce n’est pas une élite qui sauvera l’Algérie ; trop d’attaches, d’idées déracinées du réel des populations.

      Un nombre important d’algériens sont bilingues de naissance. Pourquoi pas trilingue par vocation, et plus encore ? Pourquoi nous priver d’une ressource aussi universelle ? La suppression du français dès le primaire a-t-elle soudé la conscience nationale ? Si oui, supprimons toutes les langues étrangères, y compris l’arabe classique …
      Quant au berbère au programme scolaire, quel intérêt ? Que l’émotion ne vous étrangle pas : je suis berbère mais objective : ce qui m’intéresse est la cohérence des actes. A la limite, des associations peuvent prendre le volet ‘langues régionales’ en charge et l’introduire dans toutes les écoles d’Algérie (qui le peuvent) sous forme d’options auxquelles tous les élèves, berbères ou pas, peuvent prendre part. Comment peut-on construire une identité nationale avec un tel projet discriminant ? La politique, ça n’est pas bon pour le moral du pays, déjà ébranlé.

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  • Zenguadi Habib
    22 septembre 2015 at 15 h 07 min - Reply

    @Zoubir Arkoun

    Je suis entièrement et profondément d’accord avec vous pour votre réponse à Monsieur Sidhoum. J’ajoute que si le FFS et d’autres partis ou autres tendances politiques ou autres personnalités historiques ou politiques de l’opposition avaient franchement adhérer à de cette instance qu’est le CNLTD (qui ne se voulait effectivement pas comme un parti politique, au contraire), cette dernière aurait été un véritable piédestal pour l’opposition qui veut le changement sans violence et aurait été aussi un outil de renforcement et de l’élargissement organisée de la vraie opposition pour mieux faire pression sur nos autocrates et nos dictateurs !

    Mais hélas les égos psychosomatiques de chacun, les méfiances de chacun, les égoïsmes politiques de chacun et les idéologies sectaires de chacun ont fait que cette instance politique de réflexion et de rassemblement de l’opposition créée pour faire pression sur le pouvoir et pour imposer le changement, a pas pu avoir, hélas, le destin et l’importance qu’elle aurait pu méritée! D’ailleurs, si c’était une autre instance que le CNLTD qui aurait pris l’initiative, j’en suis convaincu que le résultat aurait été le même! Donc, ce que dit le Docteur Sidhoum sur l’incapacité des élites et de l’opposition à se rassembler est une vérité mais cette prise de conscience n’a pas l’air de changer grand-chose !

    Dommage, car c’est encore des années de perdu pour les forces du changement et le même nombre d’année de gagner pour le pouvoir !

    NB : Merci à tous pour la qualité et la diversité des contributions !

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  • Halim
    22 septembre 2015 at 17 h 19 min - Reply

    @Zoubir Arkoun
    @Zenguadi Habib

    Vos interventions très juste montrent la complexité réelle de la mobilisation des opposants qui sont pour le vrai changement sans violence !

    Cette opposition (toute catégorie confondue )veut le changement mais elle n’exploite jamais les bonnes opportunités pour faire bouger les choses! Chacun voit les choses par sa propre lucarne étroite et pense détenir la meilleure solution pour le changement. Au final, c’est le pouvoir le vrai gagnant qui nous regarde de sa fenêtre avec son gros cigare et qui « rit sous cape » à se tordre les boyaux !

    A quand la libération de notre pays ??? Je n’en sais rien car aucune perspective politique concertée et concrète ne se dessine de la part de toutes les forces du vrai changement ! C’est désespérant et décourageant à la longue ! Et pour la notion d’élites et d’intellectuels, je ne sais même plus si çà existe vraiment chez nous, en Algérie !

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  • Dria
    22 septembre 2015 at 19 h 05 min - Reply

    @Zoubir Arkoun @Zenguadi Habib @ Halim et à tous les algériens et algériennes avide de changement.

    je ne vais pas répondre au nom du Dr Sidhoum il sait se défendre et a les moyens de sa politique , je réponds en tant que simple algérien j’ai trouvé dans se site LQA un espace d’expression et de communication que je n’ai pas trouvé dans les autres sites ni dans celui du CNLTD, je ne fais le procès de personne, la confiance le bien être se partage sans calcul politicien.

    vous avez tous raison c’est des vérités qu’on ne peut occulter tirons les enseignements qu’il faut , vous êtes des politiciens aguerris, vous reconnaissez de part et d’autres qu’il y avait de l’égoïsme , de la méfiance en l’air …

    je ne veux pas m’ériger en donneur de leçons, je me permet de faire des propositions en toutes liberté, je ne suis affilé à aucun parti politique,j’aime mon pays et j’ai mal de vivre dans de telles conditions ,alors qu’on peut vivre beaucoup mieux.

    le CNLTD fut une opportunité pour une sorti de crise alors qu’est ce qui nous empêche de refaire l’expérience une nouvelle fois sous l’égide du CCD CNLTD FFS , donnez lui une nouvelle appellation Front du Changement Algérien, appeler le comme vous voulez, ou gardez le même CNLTD préparer la rencontre en n’excluant personne, ne faite pas dans l’exclusion, réunissez les algériens et algériennes et passez à l’acte pacifiquement , c’est tous ce qu’on demande , médiatisez cette rencontre prenez le temps de la bien préparer le temps presse , laissons les lamentations et les divergences de cotés.

    saha aidkum

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  • WAHID
    22 septembre 2015 at 20 h 33 min - Reply
  • Liesse SI-CHAIB
    23 septembre 2015 at 11 h 28 min - Reply

    @Zoubir Arkoun
    Non seulement le CCD ne prétend pas être la seule alternative pour le changement ni se considère comme la seule opposition mais appelle régulièrement les algériens , et notamment la jeune génération et les élites, à se prendre en charge , s’organiser pour se mobiliser (même hors CCD) et s’engager concrètement pour que l’on fasse ensemble , face au régime en place et imposer le changement que nous voulons tous.
    Les volontés sincères finiront forcément par se rencontrer.
    Le CCD considère que son combat est UNIQUEMENT contre ce régime qui a complètement détruit l’État Algérien , et dont beaucoup de personnalités du CNLTD ont fait partie un moment ou l’autre de l’histoire de notre pays.
    Pour nous (CCD) le pouvoir n’est pas UN et homogène , (voir les luttes intestines entre les différents clans) et nous ne voulons absolument pas être avec l’un contre l’autre , NOUS SOMMES CONTRE TOUT LE POUVOIR .
    Nous n’avons jamais , contrairement à ce que vous insinuez , « discréditer , déconsidérer ou décourager » aucune alternative citoyenne et crédible d’où qu’elle vienne.
    Le CCD considère que les hommes qui ont servi fidèlement ce régime et qui sont , pour certains, très impliqués dans la mauvaise gestion des affaires publiques , et qui demeurent d’une manière ou d’une autre liés à des cercles du pouvoir , ne peuvent être une alternative crédible et rassembleuse , et c’est pour cela , entre autres , que nous considérons que « l’alternative » CNLTD n’est ni « fiable , ni viable » et est loin d’être l’alternative historique que l’on veut nous faire croire.
    Certains de leurs membres ont même déclaré effrontément , assumer leur soutien et leur collaboration avec les janvièristes dans leur coup d’État de 92 , avec les conséquences que l’on sait et qui sont à l’origine de la crise que nous vivons aujourd’hui. Nous comprenons mal que ceux qui ont toujours soutenu le « programme politique de Rais El Djoumhouriya » , ceux qui ont été directeur de campagne de ce Rais El Djoumhouriya se réveillent subitement aujourd’hui pour rendre compte que Bouteflika a été une calamité pour l’Algérie . Nous comprenons encore mal comment un parti comme le RCD impliqué jusqu’au cou dans les événements des années 90 puisse être « une alternative historique » .
    Conscient de sa responsabilité et assumant entièrement ses positions politiques , le CCD (dont les membres n’ont aucune prétention politique et ne sont mus que par leur amour pour leur patrie ) a donné son avis argumenté sur le CNLTD , en son âme et conscience , sans jamais verser dans l’invective ni s’attaquer aux personnes , combien même nous avons été régulièrement ciblé notamment par des « sympathisants » du CNLTD .
    Nos positions courageuses nous ont fait beaucoup « d’ennemis » , nous avons été poignardé dans le dos par certains « amis » , nous avons été marginalisé médiatiquement , nous avons été la cible d’attaques de beaucoup de « militants » , et pourtant nous continuons a déranger .
    Le CCD ne fera jamais dans la compromission .
    Bien sur vous avez le droit , Monsieur Arkoun, d’avoir l’avis que vous avez sur le CNLTD , et vous avez le droit de nous considérer comme vous le faite , sachez juste que les membres du CCD continueront , sans prétention aucune , insensible au forcing médiatique voulons imposer aux algériens le CNLTD , mais avec immense détermination à défendre leurs idées , en n’oubliant jamais que notre UNIQUE PROBLÈME C’EST CE RÉGIME , C’EST LE POUVOIR , TOUT LE POUVOIR.

    Liesse SI-CHAIB , membre fondateur du CCD

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    • ZIANI Kamel
      23 septembre 2015 at 13 h 27 min - Reply

      @Liesse SI-CHAIB, cher ami algérien

      Votre réaction est, pour moi,une preuve définitive pour les vrais opposants aux régimes algériens qu’ils ne pourront jamais s’entendre pour affronter la hordes sanguinaires qui est au pouvoir depuis 1962 ! Pourquoi ? Parce qu’on revient toujours à 1991 et au FIS et au Janviéristes etc… etc… !

      Cher Monsieur @Liesse SI-CHAIB, le CNLTD est comme vous le CCD contre le régime même si parmi eux il existe des mouvances ou des personnalités qui ont été pour l’arrêt du processus électoral ! Il Faut quand même vous rendre à l’évidence que le projet du FIS, ce n’est quand même pas le paradis pour le pays ! Au contraire, il était en lui-même porteur de la fitna , de la division entre les citoyens et d’une forme de totalitarisme, celle-là religieuse, une « posture » à imposer de force à tout le peuple sans exception et sans discernement . Que vous le vouliez ou non, le projet de FIS c’était cela même si il y avait une partie économique et sociale !Mais le corpus idéologique, c’est le CORAN et le CORAN seulement ! Je comprends que ce livre révélé ait une grande importance religieuse et spirituelle pour notre peuple , mais il y faut ,avoir de la mesure , comme on dit, quand on se veut un parti politique!

      Je comprends bien que notre pays ait une identité culturelle arabo-islamique, mais il y a des limites et des lignes qu’il ne faut pas franchir qui mèneraient vers l’absolutisme ! L’ALGERIEN a le droit de vivre en liberté religieuse, culturelle et philosophique , en liberté de conscience etc… etc… sans qu’on lui impose d’en haut une manière de vivre et de se comporter ! On n’a pas le droit d’imposer un mode de vie et un mode vestimentaire à tous les citoyens d’une manière UNIFORME au motif que c’est Dieu et le Coran qui en a décidé ainsi ! Un homme doué de raison et de foi devrait s’interdire de penser de la sorte !

      C’est votre droit de condamner l’arrêt du processus électoral et penser que parce que le programme du FIS s’inspire du Coran et de la Sunna et des recommandation de Dieu qu’il est la solution idoine pour le pays ! Mais à mon avis pour bien avancer ensemble, Il faut arrêter le délire de la « légitimité révolutionnaire » et celle de la « légitimité divine » !

      Je suis d’accord avec vous que le pouvoir militaire a dépassé les bornes et qu’il a commis des crimes, des déportations, des disparitions, des emprisonnement condamnables et passibles de tribunaux nationaux et international, mais certains cadres dirigeants du FIS ainsi que sa milice et son armée ont eux-aussi commis chacun à son niveau d’atroces et horribles crimes !

      Donc, pour avancer, ou on ne rassemble vraiment, nous les opposants, quelque que soit notre tendances politiques ou on continue à rester sur nos positions et c’est le pouvoir qui est le vrai gagnant et il ne faut plus s’en plaindre et qu’on n’en parle plus définitivement de « l’appel au peuple algérien » !

      Je pense que l’internaute @Zoubir Arkoun a raison de dire « que nous avons TOUS , NOUS LES INTELLECTUELS, une fâcheuse tendance à voir le mal partout et à toujours montrer du doigt les initiatives des autres et à se prendre pour la seule bonne opposition. »

      Mon conseil à moi : il est urgent pour la vraie opposition , qu’elle soit d’obédience islamiste, laïque, fondamentaliste, démocrate ou autre, de remettre tout à plat et d’avoir l’intelligence de se regrouper pour construire une nouvelle ALGERIE LIBRE, DEMOCRATIQUE et SOCIALE parce qu’en face on n’a pas des enfants de chœurs ! En face on a des requins du FLN de 1962, des « malgaches », des képis, des chars, des hyènes, des charognards, des mafieux, des voyous etc… etc… et ce n’est pas du gâteaux pour nettoyer tout çà !

      Bon courage à tous les ALGERIENS patriotes et jaloux de leur pays l’ALGERIE ALGERIENNE ! Je vous aime !

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      • Sam
        23 septembre 2015 at 14 h 34 min - Reply

        Si vous me le permettez chers compatriotes.

        C’est de la légitimité des urnes dont il s’agit ici. On ne peut à la fois défendre la légitimité du peuple exprimée via des urnes démocratiques, et la condamner en même temps avec une gymnastique qui ne convainc personne en réalité et surtout pas ceux d’en bas qui n’ont que leur bon sens pour discerner entre ce qui est honnête et ce qui est délirant.

        Merci à vous pour ces contributions qui permettent de bien saisir les véritables problématiques auxquelles nous sommes confrontés.

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      • Liesse Si CHAIB
        23 septembre 2015 at 15 h 45 min - Reply

        @Ziani Kamel très cher ami,
        Je rappelle la position de certains du CNLTD lors de l’arrêt du processus électoral , parce que d’abord , même si le résultat des urnes vous déplait , il se trouve qu’il s’agissait bien de l’expression et de la volonté populaire , et que personne , personne , personne n’avait le droit de l’arrêter sous prétexte que le projet politique du FIS , que je ne défends pas du reste, ne lui plait pas.
        Le FIS a certainement une responsabilité dans la situation de l’époque , mais je ne suis naïf au point de partager la diabolisation qui en était faite (et continue) par une certaine presse éradicatrice , très proche des généraux , les janviéristes.
        La démocratie c’est accepter le choix populaire et ne pas considérer le peuple comme mineur et donc inapte de réfléchir par lui même, comme continuent vraisemblablement de penser certains.
        Je rappelle cette date , ne vous en déplaise, aussi parce que c’est à partir de cette date que les dérives ont commencé à s’abattre sur notre pays avec leur cortège de sang et de larmes . On ne peut pas , par un certain terrorisme intellectuel et un constant tapage médiatique faire comme si de rien n’était , ou de rejeter la faute sur ce diable du FIS.
        C’est trop gros.
        Monsieur Ziani , nous ne sommes plus dans les années 90 , aujourd’hui nous savons beaucoup de choses et notamment que les prétendus milices armées du FIS avaient des relations cordiales et amicales avec les services (je vous renvoie à la dernière déclaration du général Benhadid).
        Je rappelle aussi , que ceux qui nous disaient hier que Bouteflika est le grand président qui va sauver l’Algérie et qui disaient appliquer le « barnamadj de fakhamat rais » sont ceux là au CNLTD qui nous disent aujourd’hui que Bouteflika est un danger pour l’Algérie!!!!!!
        Monsieur Ziani , quelle crédibilité voulez vous que certains veulent avoir quand quelques mois seulement avant de rejoindre le CNLTD ils défendait le « barnamadj » du président et la personne du président qui devient subitement une calamité?
        Vous avez le droit de tirer toutes les conclusions que vous voulez sur inefficacité et l’impuissance de ce que vous appeler « les intellectuels » , pour notre part , nous restons persuadés au CCD que les algériens sauront trouver les ressources qu’il faut pour sortir de ce marasme et que de nouvelles figures émergeront forcément pour prendre en main leur destin et construire un vrai État de droit où finalement c’est le peuple et UNIQUEMENT LE PEUPLE qui choisira ce qui est bien pour lui, sans qu’on lui impose ni le FIS ni le CNLTD.
        Cela prendra peut être du temps , cela prendra surement du temps , mais on y arrivera.
        Salam.

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  • BENYOUCEF BADREDDINE
    23 septembre 2015 at 12 h 08 min - Reply

    @ Saïda B,

    En réponse à votre poste d’hier à 1H19 comme j’aurais voulu vous dire qu’on aurait dû l’écrire à 4 mains… Vraiment, en le parcourant je n’ai pu m’empêcher de penser à ce grand poète qui a dit de ne pas abandonner le français et qu’il fallait le considérer comme un butin de guerre.Et quel mal y a t-il de parler français ? Dans quel cerveau malade a muri la question d’éliminer le français de la vie sociale du pays. On aurait aimer détruire le pays qu’on aurait pas mieux fait… Bien au contraire, je roule ma bosse depuis qq années en France et je n’ai jamais mieux senti un regard respectueux à mon enseigne que lorsque je suis dans une position de montrer, dans la foulée de l’événement aussi quelconque soit-il, que je dominais très bien le français !…

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    • Saïda B
      23 septembre 2015 at 21 h 08 min - Reply

      Voilà qui est fait : nous avons écrit à quatre mains. Ce qui nous manque, je crois, est d’écrire pour l’Algérie à des millions de mains. Des mains qui diraient « assez de débat ! PARLONS-NOUS. » ça n’est pas tout à fait pareil. Les esprits cultivés sur qui beaucoup de monde compte pour sortir le pays d’une ornière dans laquelle il s’embourbe jusqu’à la poitrine, doivent tenter de parvenir à trouver un facteur commun (pas un consensus car ça implique des demi mesures et des calculs rarement francs) qui réunirait non seulement toutes les sensibilités, mais aussi tous les niveaux d’instruction. Autrement, aucun projet ne sera viable, comme le prouve la situation actuelle. Or, le seul fait de parler des personnes au pouvoir en des termes accusateurs ou réducteurs me fait craindre une grande difficulté à surmonter le dépit que produit une gestion absurde du pays depuis l’indépendance. Le dépit est mauvais conseillé, ce qui me fait imaginer que le dépit anime tous les dirigeants algériens depuis toujours. Je me permets de suggérer de tenter une autre approche : mettre un peu moins d’énergie à se préoccuper des obstacles aussi insupportables soient-ils, et un peu plus à construire quelque chose au présent. Il me semble plus urgent (bis) d’inculquer aux jeunes des principes et des comportements patriotes que de critiquer les détenteurs du pouvoir. Pour une raison objective : la critique de la classe politique, la dénonciation des crimes, s’ils sont légitimes et nécessaires pour mettre de l’ordre dans notre histoire, n’apaiseront pas, au contraire. Il est urgent d’envisager l’après tourmente, un moyen de reprendre confiance, puis si nous parvenons à mettre notre intellectualité au diapason des ressources réelles du pays, de faire pousser cette liberté que tout le monde appelle de ses voeux et qu’il semble tellement difficile à pratique. Si on commence par exclure tous ceux qui ont ou occupent encore le pouvoir, nous ne faisons que nourrir des rancunes partagées. Je crois que nous avons mieux à partager que ça. Mais je suis consciente qu’il est facile d’exprimer de belles idées …

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    23 septembre 2015 at 15 h 52 min - Reply

    @ Mr Zoubir Arkoun,
    Mon cher compatriote,
    Toutes mes excuses avant tout pour ce retard à vous répondre.
    L’action politique que nous menons humblement depuis des années est basée sur une Ethique et un profond respect de notre Peuple auquel nous appartenons, avec ses qualités et ses défauts, comme tous les autres peuples du monde. Notre peuple (« el ghachi » pour une certaine nokhba ou wakhda, c’est selon) n’est pas « spécifique » pour reprendre un Pantin de la Chambre Nationale d’Enregistrement, pompeusement appelée Assemblée nationale. La gesticulation, la vocifération et l’intrigue n’ont jamais fait partie de nos méthodes.
    Notre souhait et notre but ne sont pas d’accéder au pouvoir pour partager des privilèges, mais de voir toutes les volontés sincères et engagées se rassembler autour d’un compromis politique historique en vue d’un véritable changement du système politique et ce, afin d’instaurer un Etat de Droit et des Libertés Démocratiques où tous les Algériens sans exclusion se retrouveront. C’est la différence profonde entre un dji’anne (affamé) boulitique qui veut se servir et un homme politique qui veut servir sa Patrie et son Peuple.
    Nous n’avons jamais fréquenté les râteliers du régime ni le Club des Larbins. Nous avons toujours été guidés par notre conscience et non par les consignes des officines et des laboratoires de la police politique.
    La démocratie à laquelle nous croyons est celle qui respecte la volonté de notre Peuple, sa souveraineté et ses valeurs. Ce n’est pas la démocratie sélective d’une certaine «élite» qui n’y croit que si elle gagne les élections ou que si elle est cooptée par les officines de Ben Aknoun et de Ghermoul.
    Nous nous sommes jamais cachés derrière les blindés ou nous nous sommes réfugiés au Club des Larbins, de peur des « gueux » qui sont avant tout nos enfants à qui, la voyoucratie a fait perdre leurs repères, faisant d’eux des êtres sans présent ni avenir.
    Les droits de l’Homme auxquels nous croyons sont ceux de tous nos compatriotes, sans exclusion ni exclusive. La Dignité Humaine est une, indivisible. Elle n’est pas fonction de l’appartenance ethnique, idéologique ou partisane. Nous n’avons jamais applaudit quand des centaines d’Algériens se faisait torturer dans les commissariats et casernes ou se faisaient enlever par les services répressifs. Nous avons défendu nos compatriotes du courant berbériste arrêtés suite au mouvement de revendication de la culture berbère et des libertés en avril 80, comme nous avons défendu nos compatriotes du courant islamique lors de la répression qui a suivi leur sit-in de la Fac centrale en 82, tout comme nous avons également défendu nos compatriotes benbellistes du MDA quand une sauvage répression s’est abattue sur eux en 85.
    Nous avons aussi défendu nos compatriotes communistes en octobre 88, lorsqu’une vaste répression s’est abattue sur eux, au lendemain de la machination sanglante concoctée par un clan de la Présidence. Tout comme nous nous sommes élevés contre le coup d’Etat de janvier 92, déclenché par l’oligarchie avec la complicité criminelle d’une minorité élitiste lui ayant servi de vitrine civile et politique, non pas pour sauver la « démocratie » (qui n’a jamais existé) et l’Algérie, mais pour sauver leurs propres privilèges menacés par les « gueux ». Et nous avons dénoncé, sans hésitation et au péril de notre vie, les crimes contre l’Humanité qui ont suivi cet acte réfléchi qui a plongé le pays dans les abysses de l’horreur.
    Nous n’avons jamais été « ministres » du régime illégitime alors que le sang algérien coulait à flot et que les atteintes aux droits humains avaient dépassé le seuil de tout entendement..
    Nous n’avons pas été le « premier ministre » qui braillait en 96, en pleine guerre, à la tribune de la chambre d’enregistrement : « Lakad nadjahna !! », alors, que là aussi l’Algérie baignait dans un océan de sang et de larmes. Et ce même individu, toute honte bue, vient aujourd’hui nous parler de droits de l’homme, de liberté et de transition démocratique.
    Nous ne sommes pas de ces pantins désignés par l’oligarchie militaro-financière en 93 pour « représenter » le peuple dans une assemblée croupion, en remplacement d’élus légitimes déclarés « hors-la-loi ». Et là aussi, ces individus aujourd’hui nous donnent des leçons de démocratie et appellent, sous couvert de clans qui les téléguident, à une transition démocratique, (sous-entendre par-là l’élimination d’un clan au profit d’un autre, dans le cadre de l’alternance clanique où ces mêmes pantins auront droit à des strapontins afin d’avoir accès à la mangeoire du pouvoir.)

    Nous ne sommes de ceux qui ont dirigé la campagne du « candidat du consensus » imposé par l’oligarchie et avalisé par des élections truquées. Tout comme nous ne sommes pas celui qui a accepté d’être le « chef de gouvernement » d’un Président imposé par la fraude et qui aujourd’hui s’autoproclame à « l’avant-garde des libertés » et de la démocratie !
    Nous n’avons jamais été un des membres fondateurs d’un parti fraudeur, ce « bébé né avec des moustaches », devenu grâce aux prestidigitateurs de Ben Aknoun et en moins de 3 mois, le premier parti d’Algérie !! Et ce membre aujourd’hui revendique des élections libres et une transition démocratique.
    Nous ne sommes pas ce « diplomate » du douar du sinistre bachagha Boualem, membre fondateur du parti fraudeur et qui avait honteusement refusé un passeport au regretté Si Abdelhamid Mehri pour aller soigner son épouse gravement malade ! Le crime de Si Abdelhamid était d’avoir participé à la réunion de Sant Egidio. Une vengeance mesquine, pour plaire à ses Maitres. Et voici que cet individu vient s’autoproclamer à « l’avant-garde des Libertés », de la démocratie et de la transition démocratique !
    Nous ne parlerons pas de ces « intellectuels » aigris, qui faute d’obtenir un strapontin ou quelques miettes de privilèges, se sont autoproclamés « opposants » pour se venger du Président du pouvoir apparent qui les avait écartés.
    J’arrête là l’énumération des faits, car la liste est encore longue.
    Voilà en quelques lignes, ce qui sépare les hommes qui défendent valeurs et principes et qui servent la Patrie et ces individus qui ont vendu dignité et honneur pour servir un clan ou un gang de l’oligarchie.
    Notre vision à nous est globale et elle est guidée par notre conscience et seulement par notre conscience : changer radicalement ce régime mafieux et instaurer un Etat de Droit et des Libertés démocratiques où tous les Algériens et toutes les Algériennes sans exclusion ni exclusive se sentiront chez eux et où une jeunesse épanouie ne rêvera que de construire et non de s’enfuir.
    La vision des ex-pensionnaires de la mangeoire, guidée par les consignes de leurs Maîtres, est de servir un clan contre l’autre clan, dans le cadre de cette fumisterie appelée le « changement dans la continuité », si cher au régime.
    Nous n’avons jamais été contre toute initiative populaire autonome de rassemblement sur des bases politiques claires. Et c’est par l’union de toutes ces initiatives débarrassées des carcans idéologiques et partisans étroits que nous arriverons à reconstruire une véritable opposition à ancrage populaire qui arrivera à inverser les rapports de force, seul moyen qui poussera les éléments sains du régime à négocier une transition démocratique.
    L’opposition populaire réelle est en construction. Et ce n’est pas la propagande des services de l’action psychologique et de ses plumitifs attitrés qui nous fera croire que la véritable opposition est celle de la CNLTD.
    Il est cependant de notre devoir de dénoncer toute supercherie sortie des officines et amplifiée par des médias aux ordres, qui sert des clans et qui voudrait utiliser notre jeunesse comme chair à canon et la pousser vers d’autres aventures sanglantes.
    L’Algérie a besoin d’une véritable élite, probe et engagée (et elle existe mais dispersée et méfiante), prête à se sacrifier pour servir Peuple et Nation. Elle a besoin d’une véritable opposition à ancrage populaire et non reliée par un fil à Ben Aknoun, Ghermoul ou El Mouradia. Elle a besoin de sang neuf, de visages nouveaux et de mains propres.
    Le Peuple n’est pas dupe. Il a été vacciné par la tragédie des années 90. Et aujourd’hui, il sait séparer le bon grain de l’ivraie.
    Quant à nous avec nos idées et nos modestes moyens, nous ne sommes pas nés de la dernière pluie pour suivre, tels des moutons de Panurge n’importe quelle « initiative » cuisinée dans les officines des hauteurs d’Alger, pour servir un gang et tromper notre peuple.
    Nous l’avons dit en février 2011, concernant la défunte CNCD. Nous le disons aujourd’hui pour cette coordination d’anciens « hauts-fonctionnaires », partis-maison et intellectuels organiques. Les rééquilibrages au sein de l’oligarchie de ces derniers temps rendent d’ailleurs obsolète cette coordination qui connaîtra le même sort que celle de 2011. Elle avait servi de moyen de pression à un clan. Aujourd’hui, elle n’a plus raison d’être. «On ne s’appuie que sur ce qui résiste».
    Notre peuple et l’Histoire demain, jugeront.
    Excusez mon cher compatriote, ma franchise. Il n’est pas de mes habitudes de tenir la canne par son milieu. Et je n’ai jamais utilisé la question des droits humains et les questions politiques, comme tremplins, pour accéder à une quelconque fonction aléatoire et éphémère. Dire certaines vérités, aussi amères soient-elles, est un devoir pour tout intellectuel ou homme politique intègre. Nous ne sommes pas là pour caresser dans le sens des poils, pour plaire aux uns et aux autres. El Mebda a toujours primé sur El khobza.
    La reconstruction du pays doit se faire sur des bases saines et avec des hommes et femmes intègres, loin de tout opportunisme et aventurisme clanique. On doit changer le système et non sa façade..
    Et pour terminer je dirais que ce ne sont pas ceux qui ont participé directement ou indirectement, consciemment ou inconsciemment à la destruction du pays qui sont aujourd’hui les plus aptes à le reconstruire.
    Avec mes fraternelles et respectueuses salutations.

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  • Mokrani Nabil
    23 septembre 2015 at 17 h 16 min - Reply

    Cher Docteur Salah-Eddine SIDHOUM

    Je vous apprends que moi aussi je ne suis pas sur la liste que vous énumérez ! Vous avez ,cher Docteur, vos raisons de ne pas suivre, tel un mouton de Panurge, n’importe quelle « initiative cuisinée dans les officines des hauteurs d’Alger ». C’est tout a fait votre droit et c’est légitime et compréhensible.

    Mais ce que je ne comprends pas c’est que vous prétendez ne pas avoir fait parti d’un parti politique, ne pas avoir la prétention de faire de la politique ou de créer ou d’entrer dans un parti politique ou de chercher le pouvoir, alors que vous faite quotidiennement de la politique puisque que vous avez fait un appel politique au peuple algérien pour se rassembler et pour construire un compromis politique historique sur la base d’un certains nombres de principes ….. politiques et institutionnels ! Ce n’est pas faire de la politique tout çà ??? Je ne comprends plus rien !

    Vous voulez vous montrer exclusivement militant des droits (c’est très honorable) et pas plus ni moins, alors que dans plusieurs de vos déclarations vous êtes authentiquement un vrai politique, un vrai politicien ! Moi je le dis sincèrement, c’est tant mieux comme çà car le pays a besoin de personne comme vous pour avancer!

    Ce que je vous reproche, moi personnelemnt,c’est que vous vous prenez pour le seul exemple à suivre, le seul expert en analyse, que vous êtes le seul à être dans la vérité et que tous les autres opposants ou pas sont des « agents du DRS », des « moukhabarate » etc… etc… ! Non, mais c’est de l’obsession Docteur, ma parole!

    Beaucoup de militants et de citoyens algériens sont dans des partis politiques (islamique, laïc, républicain , etc…) sans être nécessairement et obligatoirment des agents du DRS ou des serviteurs du pouvoir ! Ils font ce qu’ils peuvent pour dénoncer le pouvoir et souvent sur le terrain même. Il faudrait au moins un peu plus de respect envers ces militants et ces partis qui n’ont pas les mêmes visions que vous pour que vous soyez vous même respecter ! Je ne parle pas du FLN, du RND, du MSP, du MPA , du PT ou de l’UGTA évidemment qui eux ne sont pas dans la CNLTD, j’espère que vous le savez ! D’ailleurs, vous nous parler de bébé né avec moustache, alors que ce parti ne fait pas partie du CNLTD.Enfin, bref !

    Maintenant si vous pouvez mobiliser le peuple et les « hommes et femmes intègres » tout seul et sans l’aide des …. »autres »…. qui sont tous suspects à vos yeux, et bien bon courage docteur!

    En tout cas, on continue à constater que finalement chacun est dans son délire et çà continue ! Dommage, pour l’Algérie qui n’arrive plus à trouver le chemin idoine d’un consensus pour se reconstruire sur le plan politique et institutionnel ! Dort bien Bouteflika, dort bien Salah Gaid, dort bien Saidani, dort bien Ouyahia, il n’y aucun danger à l’horizon !

    PS : il faut que vous nous expliquiez Docteur comment vous allez vous y prendre concrètement pour toucher le peuple algérien et comment vous allez faire pour mobiliser ce peuple (qui n’est pas dupe, c’est vrai), combien même vos idées et vos propositions contenues dans votre appel sont propices à la mobilisation et sont intéressantes ???? Expliquez-nous car à mon avis si on adopte votre stratégie le résultat ce n’est ni pour demain ni pour après demain , ni pour dans 10 ans !

    Merci de m’avoir lu

    Et avec toutes mes respectueuses salutations !

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  • k Seddiki
    23 septembre 2015 at 18 h 04 min - Reply

    Bonsoir,Si Salah Eddine,
    La réponse à votre interrogation se trouve,hélas,dans votre texte ! L’intelligentsia nationale a été pourchassée,embastillée puis assassinée au lendemain de l’indépendance de notre pays .Il suffit de se rappeler comment ont été assassinés feux Khemisti,Khider,Chaabani,Karim,Terbouche et avant eux Abane .Le régime de terreur instauré par Boussouf a été poursuivi et perfectionné par Boumediene. Le résultat est là,implacable ! L’Algérie ne sait plus où donner de la tête et pour cause,elle n’a plus de tête!
    KS

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  • MEZIANE Tahar
    23 septembre 2015 at 18 h 26 min - Reply

    Messieurs @Liesse Si CHAIB et @Salah-Eddine SIDHOUM

    Il faut que vous mettiez définitivement dans vos tête que ce n’est pas parce que moi par exemple, j’étais pour l’arrêt du processus électoral que je suis avec le pouvoir et au service du DRS ! Il faut vous le mettre définitivement dans la tête ! J’ai le droit de n’accepter aucune dictature même celle qui est inspirée d’une loi divine !

    Comme vous je combat le système et le régime algérien et bien avant 1991, je vous l’avoue. Mais je n’accepterai jamais qu’une autre dictature vienne me faire croire qu’elle va me libérer , même si, et je le répète même si cette mouvance que je qualifie de dictatoriale vient au pouvoir par les urnes !

    Je sais bien que beaucoup d’algériens sont pour une république islamique régie par la charia mais moi je la combattrai politiquement et cela ne veut pas dire que je suis du côté des autres crapules, voyous et autocrates. Pour moi, les tenants d’une « république de la charia » sont identiques aux tenants de « la légitimité historique » qui sont du même acabit, même si les « considérants » des uns et des autres ne sont pas du tout les mêmes!

    Et sur ce plan là, je rejoins beaucoup d’internautes qui l’on dit avant moi !

    Bon courage à nous tous, chacun à son niveau et les vaches seront bien gardées!

    PS : vous pouvez me traiter d’erradicateur ou de janviériste ou de je ne sais quoi, çà ne me derrange pas une fois que je vous ai expliqué qui je suis et qu’elle est ma pensée politique !

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    23 septembre 2015 at 20 h 25 min - Reply

    A Mr Mokrani Nabil

    Cher compatriote,
    Reprenons point par point votre commentaire.
    1. Oui, le CCD n’est pas un parti ou un mouvement politique. C’est une dynamique populaire telle que souligné dans le texte fondateur (http://ccdalgerie.org/%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B1%D8%B6%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9/).
    2. On peut faire de la politique sans adhérer à ce qu’on appelle pompeusement des partis. Et je fais de la politique (à ne pas confondre avec la boulitique) depuis plus de 30 ans. Je ne comprends pas pourquoi vous ne….comprenez pas.
    Juste une définition de notre Maître Malek Bennabi pour clarifier ce que je vous précisais plus haut :
    « La POLITIQUE est une réflexion sur la manière de servir le peuple. La BOULITIQUE est une somme de hurlements et de gesticulations pour se servir du peuple ».
    3. Je ne me suis jamais autoproclamé militant des droits de l’homme (une mode aujourd’hui en ces temps d’imposture). J’ai défendu ces droits à chaque fois qu’ils étaient bafoués et ce, depuis 1980, date à laquelle je me suis lancé dans ce combat frontal contre ce régime illégitime. La défense des droits humains ne se dissocie aucunement de la politique et elle est inscrite dans toute action d’un homme politique. Mes amis Abdenour Ali Yahia et Mahmoud Khelili, faisaient aussi de la politique.
    4. Vous me faites, là, cher compatriote un véritable procès d’intention en portant des jugements péremptoires contre ma modeste personne. Où avez-vous décelé cette ignominieuse prétention à être « le seul expert en analyse, le seul à être dans la vérité » pour reprendre vos « accusations » ? Etre autonome, n’appartenir à aucune chapelle de grenouillage boulitique et affirmer et réaffirmer ses constantes convictions profondes, vous parait être une aberration. Ce n’est pas une obsession que de dire que de nombreux éléments de notre crasse boulitique (à ne pas confondre avec de nombreux honorables hommes politiques qui eux ne roulent pas des mécaniques et ne versent pas dans les diarrhées verbales politiciennes pour tromper le peuple et se servir) émargent chez la police politique. C’est une triste réalité que le peuple connait et que seule une certaine « élite » fait semblant d’ignorer.
    Je ne voudrais pas m’étendre sur la Coordination dite des libertés et de la transition démocratique. Je peux vous dire sans hésiter que 4 membres fondateurs du « parti-bébé né avec des moustaches » siègent en son sein. Je n’avance jamais d’arguments sans les vérifier et la supercherie boulitique n’a jamais partie de mes pratiques politiques.
    5. Nous n’avons jamais prétendu mobiliser seuls le peuple. Voilà là encore une autre accusation gratuite. Je suis personnellement allergique au zaïmisme, cette tare qui a fait tant de mal dans nos contrées sous-développées. Nous avons toujours dit que la crise éminemment politique de légitimité du pouvoir que connait notre cher pays depuis 62 ne peut être résolue par une seule personne, un seul parti ou une seule mouvance. C’est le rassemblement de toutes les volontés sincères et engagées, toutes tendances idéologiques confondues, sans exclusion ni exclusive qui viendra à bout de la crise et du système qui l’a engendrée.
    Amicalement.

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  • Fatiha Strambouli
    23 septembre 2015 at 21 h 24 min - Reply

    @Saida B,
    A ma connaissance ce sont les personnes du pouvoir (les décideurs et leurs chaouchs diplomés) qui ont exclu le peuple algérien durant un demi-siècle. Ici, et à la lecture des commentaires aussi riches les uns que les autres, on parle de changer ce système corrompu et construire un Etat de Droit avec la participation de tous et de toutes, sans exclure des pans de la société. On ne construit pas un Etat de droit, chère Madame avec ceux qui se sont mis à plat-ventre pour servir ceux qui ont mené le pays à la déchéance. Cela ne s’appelle pas de l’exclusion. Permettre à ces potiches de remplacer leurs maitres d’hier a un nom : triomphe de la contre-révolution. Et les tunisiens vivent cette amère expérience.

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    • Saïda B
      26 septembre 2015 at 11 h 02 min - Reply

      Bonjour,
      Peut-être réagissez-vous en particulier à cette affirmation : « Si on commence par exclure tous ceux qui ont ou occupent encore le pouvoir, nous ne faisons que nourrir des rancunes partagées. »
      Je la confirme pourtant, car le problème me semble se situer au-delà de la désignation des coupables. C’est le mode de communication et de gestion qui doit changer radicalement. Je m’explique : si je m’annonce démocrate authentique, mon action, mon discours doit illustrer la caractère authentique de la démocratie que je propose. Je dois fonctionner différemment de ceux dont je juge l’action. Mon insistance sur le mal qu’ils font, l’insulte, me contredisent. Car la première qualité en termes de démocratie est le strict respect de la Personne. Exemple : ‘traiter’ une personne de ‘criminelle’ en parlant d’elle est une ‘nsulte à la Personne. De même que traiter de ‘faux intellectuel’ ou de sbire. Si X a commis un crime, lui reste une personne et doit bénéficier en tant que tel d’un jugement judiciaire, pas morale. Pas de la par des personnes publiques. Lui jeter à la figure qu’il est un criminel, rappeler à tout propos qu’il a commis un crime, exprime une incapacité au respect de la Personne. Ce sont des choses qui peuvent arriver à n’importe qui. Je suis persuadée que X aurait plus de chance de se repentir sincèrement et d’avoir envie de réparer s’il ne se sent pas atteint dans sa dignité. Ce qui implique un jugement juste et une peine adaptée. L’insulte me fait l’effet à la fois d’un jugement moral, donc subjectif, donc sans fin envisageable ; et d’une condamnation définitive. Qui parmi nous jugerait juste cette situation pour lui-même ou pour un proche ?
      D’autant plus que l’insulte est une attaque à la fois vaine : elle n’améliore ni la relation ni la situation ; révélatrice de mon impuissance : elle exprime une frustration que je ne contiens pas, donc une fragilité ; et contre productive : elle produit chez l’autre les mêmes réactions que ses actions produisent chez moi : la colère … Ainsi, l’emploi de termes dégradants dans ma communication réduit le caractère démocratique de mon programme : je renforce les divisions, confirme les oppositions, attise les haines. En quoi suis-je alors véritablement démocratique ? Qu’est(-ce que j’apporte de mieux, de différent, de plus juste, de plus pérenne, à mes alliés et au peuple si j’arrive au pouvoir ?
      Mon idée est de changer de répertoire. D’être attentif à ne pas employer avec celui que l’on désigne ‘l’oppresseur’ la même arme rhétorique que lui : la dénonciation, l’exclusion, la menace. Je ne doute pas de la sincérité des ‘opposants’, je doute de l’efficacité de leurs moyens. En même temps, je ne doute pas que parmi les ‘oppresseurs’ il y ait des personnes tout aussi sincères, mais qui se trompent de stratégie, peut-être par … peur ; ou par ignorance. L’insulter ne lui ouvrira pas les yeux ! Il me semble plus démocratique de lui donner une chance de réaliser qu’il est dans l’erreur et que la haine qu’il provoque n’est pas une haine de principe, juste parce qu’il est au pouvoir (je m’empresse de préciser que je ne fais pas de psychologie. Mais je sais comment fonctionne un humain, oùqu’il se trouve). Je reste persuadée que le changement n’est possible qu’avec un changement des règles de jeu en vigueur depuis l’indépendance, que je résume ainsi : je me sais/ me sens haï, je hais. L’insulte n’est pas un argument politique.
      Que l ‘on se demande comment on réagirait à cette insulte : « tu te mets à plat ventre » … Que l’on se demande quelle morale, quelle haine, on plante naturellement dans l’esprit des jeunes quand on n’est pas conscient de ce phénomène, et qu’on les insulte sans le savoir par notre attitude, notre regard, ou les reproches qu’on leur fait alors qu’ils sont en difficulté … Là est ma préoccupation. Exprimons-nous en toute liberté, et ce site a le mérite de rendre cela possible. Ajoutons une qualité : excluons les propos qui blessent. C’est du moins ce que je crois.

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  • Liesse SI-CHAIB
    23 septembre 2015 at 21 h 46 min - Reply

    @Méziane Tahar
    Monsieur Méziane on est démocrate ou on l’est pas , et annoncer fièrement avoir été pour l’arrêt du processus électoral avec les résultats que l’on sait n’est pas vraiment ce que l’on s’attend d’un démocrate, en plus avec tous les drames que nous avons vécu , un peu de décence et moins de fanfaronnade aurait été souhaité.
    Encore que ce que nous disons ne vous concerne ni vous ni les algériens qui ont été pour l’arrêt du processus électoral.
    Il se trouve qu’au CCD on est totalement et réellement démocrates , nous sommes pour le respect du choix des urnes même si le choix ne nous convient pas car au final le choix du peuple est plus important que celui de quelque uns qui ont d’autres projets pour ce pays et qui croient savoir mieux voter que les autres. Vous avez tout à fait le droit de ne pas aimer et de combattre le projet qui ne vous plait pas , nous disons juste au CCD que pour éviter les dérives et les drames (comme lors de l’arrêt du processus électoral que vous cautionner fièrement ) il est préférable de le faire dans un cadre démocratique et pas comme l’ont fait les généraux janviéristes.
    Ce que nous vivons aujourd’hui est justement le résultat direct du putch commis par ces généraux avec la complicité d’une certaine « société civile » et certains organes de presse éradicateurs pour qui un bon islamiste est un islamiste mort.
    Le sujet dont il s’agit ici est, pourquoi nous n’adhérons pas à « l’initiative » CNLTD ?
    Nous avons donné notre point de vue et nos arguments sur ce seul point , ne nous faites pas donc dire ce que nous n’avons pas dit.
    PS: Vous avez tout à fait le droit d’avoir la pensée politique que vous voulez ,défendez la DEMOCRATIQUEMENT, mais vous vous trompez si vous croyez que vous avez le droit d’interrompre un processus électoral juste parce que le résultat ne vous plait pas.
    Et mettez vous bien en tête , à votre tour , qu’au CCD, nous ne cesserons jamais d’appeler à la construction d’un État de droit dont la première pierre angulaire commence dans LE RESPECT DU CHOIX DES URNES.
    Toute autre solution ne peut etre qu’une forfaiture .

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  • Salah-Eddine Sidhoum
    23 septembre 2015 at 22 h 34 min - Reply

    A chaque fois que le débat s’anime au sujet de problèmes de fond, des donneurs de leçons et des « juges » tentent de perturber ou de dévier la discussion en s’attaquant à des personnes ou en essayant d’imposer leurs idées fascistes au nom de leur démocratie….frelatée. Un anonyme m’a même demandé de « garder mon calme » alors que nous débattons sereinement et fraternellement de questions intéressant l’avenir de notre cher pays. Un autre m’accuse de me contredire. Pour lui, citer mon Maître à penser, feu Malek Bennabi (qui n’est pas un homme politique) c’est faire l’apologie du zaïmisme, concept dont je suis allergique !!! Si j’avais cité BHL, Glucksmann ou Finkelcrôte, on aurait pas vu de contradiction.
    Un débat contradictoire mais riche, convergeant vers un seul but : la construction d’une Algérie de tous et de toutes, sans exclusion ni exclusive.
    Que ces messieurs sachent que leurs « conseils » mal éclairés n’ont pas de place sur ce modeste site des Algériens et des Algériennes qui excluent…..l’exclusion. Nous avons besoin d’idées et d’avis sages et non de jugements péremptoires et de clichés sortis des officines de l’action psychologique rabâchés et annonés depuis plus de deux décennies.
    A bon entendeur salut.

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  • Loucif REBAHI
    23 septembre 2015 at 23 h 59 min - Reply

    Monsieur Liesse Si CHAIB

    Dans votre réponse à Ziani Kamel vous lui dîtes : Je rappelle, ne vous en déplaise, aussi parce que c’est à partir de cette date (arrêt du processus électoral) que les dérives ont commencé à s’abattre sur notre pays avec leur cortège de sang et de larmes. »

    Cette affirmation n’est pas très exacte car la violence islamiste a commencé dans les années 1980 avec les Nahnah and Co donc bien avant l’arrêt du processus électoral (sabotage de lignes téléphoniques, agressions envers des étudiantes, attentats, violences ayant entrainer la mort chez des opposants au projet des fondamentalistes, menaces et intimidation envers des citoyens par les milices du FIS, détention d’armes de guerre, entrainement du type militaire etc… etc… etc..) Tous les ingrédients de la violence était d’abord chez les militants et la milice du FIS !

    On avait déjà bien avant 1991, une idée que ce qu’était le FIS, c’est çà la vérité!

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  • HAMANI dit bihmane
    24 septembre 2015 at 13 h 51 min - Reply

    Chers amis internautes ALGERIENS !

    Chers : Sidhoum, ca21dz, Ait Medour Tahar, Dria, Boubaker-Khaled Sadallah, HOUARI, titiche, Mostefaoui, MAJORORO, MOURAD , rachida , Igher Smail, Saïda B, BENYOUCEF BADREDDINE, rachid dahmani, Belkacem, A.D , Da Chaabane, M’hand Saadaoui , Ait Said , Amokrane Tala, Zoubir Arkoun, Kadour Ben Kadour, Zenguadi Habib, Halim, WAHID, Liesse SI-CHAIB, ZIANI Kamel, Sam , Mokrani Nabil, k Seddiki, MEZIANE Tahar, Loucif REBAHI etc…. etc…et pardon pour ceux que je ne cite pas ….

    D’abord je remercie beaucoup les gestionnaires du forum LQA qui permet aux algériens de se parler entre eux et d’échanger ! Le FLN de 1962 nous a cousu la bouche jusqu’au jour où, grâce à l’armée américaine, Internet à vu le jour dans notre pays ! On lui doit çà à ce pays , malgré le carnage et les atrocités qu’il a commis dans le monde et çà continue aujourd’hui au Moyen orient.

    On constate souvent sur ce blog des propos et des échanges acerbes , âpres , amers et vifs. Moi , je considère que ce n’est pas un mal. Ce n’est pas grave du tout car il faut qu’on apprenne à connaître la vraie pensée et le fond des idées que chaque algériens a dans le ventre ! Bref , ce qu’il y a dans le ventre de chaque algérien , ce n’est pas que de la nourriture importée et çà se voit. Chersamis, Il faut apprendre à accepter le débat , l’échange, la démocratie et la liberté de pensée ! çà c’est un bon point et LQA est devenu un vrai outil pédagogique pour l’apprentissage de la démocratie et de la liberté et nos société arabes et musulmanes ont un déficit chronique dans ce domaine ! Moi , je préfère lire LQA que de lire El Moudjahed ou El Watan. On en a marre de la langue de bois que nous a imposé le FLN de 1962. Donc, continuons à communiquer et si possible sans insultes. Il faut critiquer, débattre et éviter l’insulte . Là je constate de part et d’autre des propos parfois violent mais pas beaucoup d’insultes ! On relève des accusations certes , et çà de part et d’autres, mais je dirai qu’il faut les éviter et çà va s’arranger, je pense !

    A ce que je constate sur LQA ce sont … la question identitaire et la question de l’arrêt du processus électoral qui provoque les propos les plus véhéments et déchainés ! C’est normal parce que :

    – pour la question identitaire , le FLN de 1962 (et même) d’avant , a toujours voulu renier la question berbère et a voulu faire de la culture arabo-islamique la seule identité légitime du pays ! C’est après l’indépendance que cette question a été la plus aiguë ! Donc, si on règle ce problème politique d’une manière claire et responsable , çà ne peut faire que du bien à notre pays et à notre cohésion.

    – L’autre question concerne l’arrêt du processus électoral! C’est là où la division idéologico-politique entre algériens est la plus dramatique et la plus violente! Le parti islamiste fondamentaliste (FIS) et ses militants ont raison de considérer qu’il ont été victime d’une injustice et c’est une injustice, mais est-ce une raison de prendre le maquis et de choisir la guerre civile plutôt que la lutte politique. Le FFS a essayé de faire la même chose en 1963 pour se révolter contre la mafia des frontières mais cela n’a rien donner. Donc, si on règle ce problème de manière claire et responsable, çà ne peut faire que du bien à nous tous, à notre pays et à notre cohésion. En tout cas, il fut éviter d’affirmer que parce qu’on a été pour l’arrêt du processus électoral qu’on est avec les vautours qui nous gouverne ! C’est vrai qu’il y avait aussi des fautes commises par certains dirigeants du FIS, fautes d’ailleurs reconnues même par des pro FIS. C’est vrai qu’il y avait eu une injustice envers le FIS et le pouvoir a répondu d’une manière violente à ce moment là! C’est injuste et irresponsable comme réaction de la part de la junte militaire. Ceci étant, Il est pour moi impossible de faire croire qu’on peut gouverner un pays au nom de Dieu ou du prophète! Ils sont trop haut et trop au dessus de nous pour oser parler en leur nom.

    Ce sont ces deux groupes de questions qui provoquent le plus des réactions violentes entre nous et çà s’explique ! Point final.

    Remarque importante : Les militants islamistes fondamentalistes et leur parti ont le droit de défendre leur idéologie et leur vision politique , les militants laics et leur parti ont le droit de défendre leur idéologie et leur vision politique, les militants gauchistes et leur parti ont le droit de défendre leur idéologie et leur vision politique , les militants libéraux ont le droit de défendre leur idéologie et leur vision politique et leur parti, les berbères algériens ont le droit de défendre leur langue et leur culture, les arabes algériens ont le droit de défendre leur langue et leur culture, mais il faut que chacun comprenne, s’il arrivait au pouvoir un jour par la majorité des urnes (inchallal, un jour), il faudrait qu’ils comprennent qu’il est dangereux d’imposer à toute la population algérienne sans distinction et d’une manière uniforme leur idéologie et leur vision. Un islamiste fondamentaliste a le droit de porter le kamis, le hidjab, le djalbab et de vivre comme du temps du prophète c’est son problème mais il n’a pas à l’imposer à tous le monde! Un laïc a le droit de considérer que la religion et la politique doivent être séparé mais il ne faut pas qu’il considère que la religion musulmane doit s’effacer de la vie sociale. Un gauchiste a le droit de penser à une société égalitaire et collectiviste mais il ne doit pas interdire et empêcher les autres fonctionnement possibles de l’économie et c’est la même chose pour les adeptes du libéralisme , etc… etc…

    Ce que je veux dire par là c’est qu’on a le droit de penser, on a le droit d’avoir la liberté de pensée mais pour leur traduction politique sur le terrain, il existe des règles modernes de fonctionnement de l’Etat et de la société qui nous imposent le respect de la différence, le respect des minorités qui doivent s’imposer à tout un chacun de nous, même … et surtout en pays musulmans ! On n’est ni à l’époque des grecs ou des romains, ni à l’époque de Jésus, ni à l’époque de Mohamed, ni en l’an zéro de Jésus Christ, ni en 632, ni en 1954, ni en 1962 mais en 2015 !

    Il y a aussi le problème de la gouvernance et de l’instauration de la vraie démocratie mais c’est un autre gros sujet qui est encore difficile surtout s’il y a autant de divergence entre la vraie opposition. Il y a déjà de vraies questions techniques sur lesquelles on ne sait pas encore entendu : la constitution ou la constitante, le préalable d’une commission indépendante de contrôle et de surveillance des élections avant d’aller aux urnes, le fichier électoral,le vote des corps constitués, etc…. etc… Il y a les questions idéologiques, mais il y a aussi les questions d’ordre techniques et organisationels dont il faut parler. Est-ce que toutes les élections depuis 1962 sont légitimes ou pas, si oui ou non pourquoi ??? Ce sont des questions sur lesquelles il faut aussi s’attarder et qu’on doit régler, non???

    Bon courage à tous mes frères algériens ! Ce débat est formidable mais il montre toute la difficulté à rassembler les forces du changement.

    Bon courage à LQA. Je trouve le nouveau look de LQA très bien ! Très bon graphisme. Bon, il faut s’y habituer mais quand on aime le blog, on fait un effort pour s’y accommoder !

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    • Saïda B
      28 septembre 2015 at 18 h 28 min - Reply

      Je réagis à deux expressions de votre intervention.
      1/ « On lui doit çà à ce pays, malgré le carnage et les atrocités qu’il a commis dans le monde et çà continue aujourd’hui au Moyen orient. » Moi, je crois qu’il nous a bien eus, et qu’on ne lui doit rien, à ce pays. Il installe ses moyens là où il a ses intérêts : nous voilà tous branchés/ surveillés/ classés/ fichés à notre insu.
      Je vous demande pardon pour cette comparaison, mais cette affirmation me rappelle cette autre, émise par un Grand Politique français sur « les bienfaits de la colonisation en l’Algérie » !

      2/ « .. il existe des règles modernes de fonctionnement de l’Etat et de la société qui nous imposent le respect de la différence, le respect des minorités qui doivent s’imposer à tout un chacun de nous, … »
      Je réside dans l’un de ses pays ; ça ne fonctionne absolument pas comme ça !! Vous savez pourquoi ? Parce qu’on ne peut IMPOSER à personne ni de CROIRE ni d’AIMER. Et si le projet démocratique échoue aussi lamentablement dans la majorité des pays démocratiques où tout le monde se bat contre tout le monde pour ses convictions, c’est à mon avis parce qu’on a naïvement cru qu’il suffisait de promulguer des lois pour que le peuple acquiesce ; ou se soumette. Ce qui ne me semble pas être une façon très démocratique de garantir la liberté de pensée, d’expression ou d’entreprise. C’est encore et toujours de la tyrannie, même si le gant est de velours. Surtout que pendant ce temps, la santé, l’éducation et l’environnement se dégradent sous l’effet d’industries criminelles (qui produisent la mort), mais intouchables.
      Les peuples ont besoin de PARTICIPER, d’être consultés, respectés dans leurs sensibilités et leurs pratiques coutumières. Les CONTRAINDRE ne peut que les dresser contre le pouvoir ; et entre eux, ce qui se passe précisément en Algérie depuis l’indépendance. On n’avait pas besoin de pousser le FIS à la faute pour le savoir (je confirme à ce sujet que le président français Mittérand était non seulement au courant du projet de suspension du 2eme tour des législatives, mais qu’il y ait pour quelque chose ; documentaire sur la Chaîne Parlementaire (LCP : histoire des services secrets français)). Voilà pourquoi je reviens toujours au sujet de l’éducation, qui me semble incontournable dans un pays qui cherche encore à construire son unité nationale. Car, s’il semble impossible de parvenir à instaurer une communication mature entre les adultes publics, et les intellectuels ne donnent vraiment le bon exemple, alors il faut miser sur les jeunes, et vite. Comment ? En introduisant à l’école une pédagogie de l’exemplarité. Mais de quoi ? De ce à quoi tout le monde a droit et doit être tenu : le stricte respect de la personne. Pour illustration : contrairement à ce que vous croyez cher Monsieur, je ne crois pas que critiquer, invectiver, attribuer des sobriquets et insulter (traiter de chaouches, vautours, laquais …) soit un élément de compréhension mutuelle, de cohésion.
      Un « débat » avec des propos « acerbes, âpres, amers et vifs. » ne laisse aucune chance à aucune construction, qu’elle soit intellectuelle ou économique. Les musulmans doivent aujourd’hui réapprendre à se libérer du langage emprunté aux démocraties libérales et revenir à leurs sources : l’écoute réciproque, l’intérêt général. Et la satisfaction avec peu. Mais pas moins que d’autres ; pas trop …

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  • Mouloud
    24 septembre 2015 at 14 h 36 min - Reply

    Waaouh , çà chauffe sur LQA !

    C’est bien, c’est très bien ! çà nous fait du bien ! çà nous change d’El Moudjahed et des radios chaine 1, 2 et 3 , ces médias affiliés et asservis au pouvoir !

    L’ALGERIE, c’est çà , ce sont tous ces citoyens divers qui s’expriment librement sur LQA , cachun avec ses idées, sa vision , ses convictions.Merci à tous et il faut continuer à nous régaler par vos diverses interventions !

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  • Oulid el houma
    24 septembre 2015 at 17 h 49 min - Reply

    @HAMANI dit bihmane

    Pour moi ton intervention, c’est du gazouz, comme on dit dans mon quartier de Bouzaréah!

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  • Liesse SI-CHAIB
    25 septembre 2015 at 14 h 38 min - Reply

    @Loucif Rebahi
    Cher Monsieur Loucif , je voudrais d’abord préciser, pour lever toute équivoque ou fausse interprétation que notre position de principe au CCD contre l’arrêt du processus électoral ne signifie en aucune façon que nous défendons le programme politique du FIS comme le laissent supposer ou insinuer certains commentaires. Il faut rappeler d’ailleurs que nous ne sommes pas les seuls à avoir cette position de principe , beaucoup d’algériens se réclamant laïcs et démocrates, et tout en étant farouchement contre le projet du FIS , ont néanmoins condamné le coup de force des généraux car ayant tout de suite compris les conséquences désastreuses de cet acte sur l’avenir du pays . Ces algériens ont surtout compris que le fumeux prétexte « pour la sauvegarde de l’Algérie » justifiant cette première violence que fut l’interruption du processus électoral était en fait pour la sauvegarde de leurs propres intérêts.
    Si je persiste à considérer que c’est à partir de cette date que « les dérives ont commencé à s’abattre sur notre pays » , c’est parce que cette violence terroriste et son lot de massacres et de crimes de masse n’a aucune commune mesure avec les violences des années 80 malgré l’interprétation que vous en faites .
    D’ailleurs cette violence islamiste (des années 80) était une réponse (que nous ne justifions pas) à d’autres violence venant d’autres mouvances et qui finalement étaient toutes infiltrées , manipulées et contrôlées par le régime de l’époque.
    J’aurais compris que certains défendent l’arrêt du processus si aujourd’hui l’Algérie était un pays prospère , moderne et florissant , il se trouve que la situation actuelle donne raison à ceux qui l’ont condamné.
    Décréter comme ça qu’ « On avait déjà bien avant 1991, une idée que ce qu’était le FIS, c’est çà la vérité! » faisant de SA vérité LA VÉRITÉ qu’on ne doit pas contester , et donc justifier l’arrêt du processus et justifier les milliers de morts ( le prix à payer pour « la sauvegarde de l’Algérie) me parait , Monsieur Loucif , court, honnêtement parlant et méprisant pour les malheureuses victimes et leurs familles.
    SALAM

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    • Mohamed SEKFALI
      25 septembre 2015 at 17 h 38 min - Reply

      Cher compatriote @Liesse SI-CHAIB

      C’est bien beau de juger les choses à postériori ! Moi dans mon quartier j’ai subi des violences verbales constantes et des menaces avec passage à l’acte où j’ai échappé à la mort bien avant les élections de 1990 et je vous prie de croire que je l’ai échappé bel et c’est comme on dit, c’est Dieu qui n’a pas voulu que je meurs ce soir là en rentrant chez moi!

      C’est très sérieux ce que je vous dis ! Bon il est vrai que ce bonhomme qui est à l’origine de la tentative d’attentat a su que je suis un buveur d’alcool (j’aime la bière surtout, je l’avoue et je m’en excuse), mais je ne suis jamais rentré chez moi saoul ou en état d’ébriété. J’ai quand même une famille, j’ai le sens du vivre ensemble et du respect de nos traditions et culture ! Je bois chez moi et discrètement et de temps en temps modérément dans un bar d’Alger que je fréquentais ! Mais les radars renifleurs du FIS étaient performants à cette époque déjà (çà continue toujours, je pense). Même mon épouse a fait l’objet de remontrance et d’intimidation de certaines femmes en hidjab de notre propre quartier et même au travail pour l’inciter à mettre le hidjab ou au moins le foulard ce qu’elle a refusé et c’est son droit et je suis d’accord avec elle ! Ce n’est pas des histoires que je vous raconte, c’est du réel et du vécu !

      Irham babek ya si @Liesse SI-CHAIB, comment un individu comme moi, qui n’a rien à voir avec le DRS ou le FLN de 62, je vomis le pouvoir si vous voulez me croire, ne va pas accepter l’arrêt du processus électoral ! Et je connais plein d’ami de « mon espèce » comme on dit, qui ont vécu des histoires similaires et ce, bien avant les résultats des élections et qui, eux aussi, étaient très heureux que l’armée fasse cesser la « mascarade électorale ».

      Moi je parle de mascarade électorale, comme toutes les autres depuis 1962 d’ailleurs, car c’est le pouvoir d’en haut lui-même qui a accepté de s’aventurer dans le soi-disant processus démocratique en pensant que le FIS n’allait pas avoir la majorité relative dès le premier tour et pour faire croire à la communauté internationale que l’Algérie entre dans le giron des grandes nations démocratique ! Mon œil !!!

      Donc, même eux le DRS et les carpettes du FLN et d’autres partis politiques ne croyaient pas que le FIS aller sortir en tête ! Les vermines et les voyous n’ont pas admis que le FIS, qu’ils ne pouvaient pas manœuvrer aussi facilement que le FLN ou autres, allaient prendre un relatif pouvoir. Je parle de « pouvoir relatif » car on sait que l’Assemblée Nationale n’est pas le pouvoir dans notre pays, mais le pouvoir des Tagarins n’a même pas a savait que le FIS avait une base militante importante et qu’il ne plus manœuvrer comme avec le FLN ! D’où l’arrêt du processus électoral !

      Pour vous la violence du pouvoir n’a rien à voir avec la violence du FIS d’avant les élections, ok, je comprends votre argument, mais ce n’est pas aussi simple que çà !

      Avec tout mon respect et ma considération sincère .

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      • Mohamed SEKFALI
        25 septembre 2015 at 17 h 55 min - Reply

        Je corrige la dernière phrase pour plus de compréhension :

        … » mais le pouvoir des Tagarins n’a même pas prévu que le FIS allait sortir en tête, mais il savait bien que le FIS avait une base militante importante et qu’il y avait un risque qu’il ne puisse plus manœuvrer comme avec le FLN ! D’où l’arrêt du processus électoral ! »

        Pardon, cher ami de LQA , ma pensée était plus rapide que le rythme de l’écriture !

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  • Liesse SI-CHAIB
    25 septembre 2015 at 21 h 10 min - Reply

    @Mohammed Sekfali
    Très cher Monsieur Sekfali,
    Dans un précédent commentaire j’ai dit que notre position de principe (au CCD) ne voulait absolument pas dire que nous approuvions la politique du FIS , et j’ai même dit que le FIS avait une part de responsabilité dans la situation politique de l’époque.
    L’exemple que vous citez sur les violences verbales est juste , et c’est un exemple (entre autre) qui nous fait dire que oui , le FIS à une part de responsabilité .
    Maintenant , j’aimerais apporter ici une petite précision , Monsieur Sekfali , dans notre esprit il ne s’agit nullement de culpabiliser ou d’accuser tous ceux qui ont été pour l’arrêt du processus électoral d’être des agents du DRS , beaucoup l’ont fait de bonne foi , et par honnête conviction. Nous avons uniquement parlé de ceux qui ont coordonné leur contestation avec les « services » : certains partis politiques (aujourd’hui au CNLTD) , certaines personnalités politiques (aujourd’hui au CNLTD) , une certaine presse , des représentants d’une prétendue société civile , qui ont trompé le peuple en prétendant agir ainsi « pour la sauvegarde de l’Algérie » . Nous ne visons pas le simple citoyen qui avait ses raisons d’être pour l’arrêt du processus , nous visons ceux qui ont fait partie du complot , ont cautionné toute la politique sécuritaire et son lot de bavures et de morts , croyez moi monsieur Sekfali beaucoup de ces morts , pour un grand nombre d’entre eux, n’avaient rien à voir avec le FIS ni avec la politique .
    La meilleure manière qu’avaient ceux qui ont décidé l’arrêt du processus pour prouver qu’ils avaient raison, était de construire un État fort , moderne et développé qui puisse nous rendre fiers d’être Algériens et dont beaucoup auraient surement oublié leurs griefs du coup d’État de 92 , car au fond l’Algérie est plus grande que le FIS , l’Algérie est plus importante que le FIS.
    Or que voyons nous aujourd’hui , Monsieur Sekfali?
    Une Algérie complètement à genoux devenue la risée du monde entier, et là le FIS n’y est pour rien.
    Je terminerai par cet aveu de Sid Ahmed Ghozali l’un des opposants les plus farouche au FIS et qui a participé dans une très large mesure dans la décision d’interruption du processus électoral:
    « Si j’avais su que l’Algérie déboucherait sur la situation actuelle, je n’aurais jamais encouragé l’arrêt du processus électoral lorsque le FIS l’avait remporté. »
    Si Sid Ahmed Ghozali semble avoir aujourd’hui un certain remord (encore qu’il ne demande pas pardon au peuple pour son rôle ), d’autres par contre continuent de soutenir qu’ils avaient forcément raison malgré les 250 000 morts , les 20 000 disparus , les ….
    Merci pour votre touchant commentaire et croyez aussi en ma sincère considération et mon profond respect.

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  • BELADACI Cherif
    25 septembre 2015 at 22 h 05 min - Reply

    Dans le prolongement des réactions et commentaires fort enrichissants, suscités par la contribution de haute facture signée, Docteur Sidhoum et intitulée : ‘Faible intelligentsia et lâche abrutigentsia, pour quel changement ?’, je souhaite apporter mon modeste témoignage, en ma qualité d’ancien officier du drs.
    Mon propos sera axé sur l’infamante compromission dans laquelle, nos ‘intellectuels’ se sont fourvoyés, en s’acoquinant avec les Services, qui incarnent l’aspect le plus hideux du pouvoir.
    Ayant porté l’uniforme durant de longues années, j’eus l’opportunité de prendre connaissance de certains de ces ‘intellectuels’, qui eurent à fréquenter assidûment, les travées des Tagarins, en tressant des couronnes aux généraux, à qui ils s’adressaient avec vénération. Sur recommandations de mes amis, je tairai pour l’instant, le nom de cette ‘honorable’ élite.
    Mais le plus obséquieux parmi tous, est incontestablement un certain M. Ch, dont l’indécence le poussa jusqu’à offrir ses services au drs. J’appris en rédigeant un papier à celui qui fit office de directeur central, que le susnommé était disposé à accomplir tout ce dont le drs, pourrait avoir besoin. Il ne fallait pas être un clerc pour comprendre qu’il était près à dénoncer toute personne de sa connaissance, qui proférerait une ‘fausse note’. Au début de la décennie 90, il était ministre. Quelques temps après, il entama une longue carrière diplomatique, avant qu’il ne tombe, vraisemblablement, en disgrâce.
    Quant aux autres, ils ne sont pas en reste. Tous ont été ‘récompensés’ par des postes alléchants, tant à l’intérieur du pays, qu’à l’étranger.
    Il y a une autre catégorie d’individus. Elle consiste en les enseignants universitaires que les Services ont recrutés pour dispenser des cours au sein de ce qui est appelé, école supérieure des techniques de renseignement (beni messous) et l’institut supérieur pour les études de sécurité nationale, par abréviation I.S.E.S.N, sis à El -Biar, chapeautés les deux, par le drs. Dans ce personnel pléthorique qui se reconnaitra, on retrouve des enseignants en sciences de l’information, en sciences politiques, en sciences économiques, en droit diplomatique, en psycho-sociologie, en sciences de la communication, en droit international, en relations internationales, et même d’un vice recteur de l’université d’Alger. Il y en a même, un encadreur pour la thèse de doctorat, d’un général major, ex directeur d’une prestigieuse école de l’Armée. Notons que ce général major est supposé être un technicien, ce qui est tout-à-fait à l’opposé du profil de l’encadreur, qui lui, est enseignant en sciences politiques et consultant international.
    De par le monde, notamment industrialisé, il y a naturellement une interaction entre l’Etat et les universités, au nom de ce qui s’appelle, si je ne m’abuse, ‘recherche-développement’. En Algérie, par contre, il en est tout autrement, puisque les liens tissés entre ces deux sphères n’ont rien d’objectif ou de scientifique, mais sont basés sur des considérations strictement personnelles et cupides.
    Etant donné que le plus proche collaborateur et l’homme de confiance du ministre de l’enseignement supérieur, n’était autre qu’un colonel du drs, pendant deux décennies, pourquoi s’empêcherait-il de sévir, se servir et asservir cette structure supposée être le temple du savoir, de la science et de l’intelligence, mais défloré par des ignares et des rapaces.
    Dans l’Armée et au sein du drs, il ne faut surtout pas croire que les enseignants universitaires sont recrutés juste pour dispenser des cours dans les écoles militaires. Comme ils sont corvéables et manipulables à merci, ces derniers sont recrutés pour devenir des encadreurs ou membres de jurys, dans le cadre de la préparation de mémoire et de thèses de complaisance. C’est ainsi que bien des irresponsables et des ‘cadres’ des deux structures sus-citées, sont devenus doctorants voire, docteurs. D’autres, sont même devenus professeurs de médecine, sans qu’ils ne soient détenteurs du baccalauréat, à l’instar de certains officiers supérieurs, voire officiers généraux. exerçant dans la santé militaire
    Il est approprié de citer un exemple symptomatique de ce phénomène dévastateur. Il s’agit de celui d’un certain général, ayant à son actif, plus de 40 ans de service, hadj et harceleur sexuel patenté. Il est, depuis 10 ans, directeur d’une structure de prospective relevant du MDN. Mais il se trouve que la mission principale de cette structure, c’est incontestablement, le copier-coller et le plagiat. Ayant eu le vice recteur, en guise d’encadreur, ce général prépara, à l’ISESN (cité également plus haut), une thèse de magister, dont l’intitulé est « La réforme de l’ONU ». Pour préparer son mémoire, il ne se gêna pas, outre mesure, de recourir à un commandant exerçant sous ses ordres, qu’il poussa à la retraite, quand cet officier découvrit que le travail qu’il accomplit, était pour les propres besoins du général et pas pour la structure dans laquelle il exerce. Ne s’étant pas contenté d’obtenir ce diplôme dans des conditions très troublantes, ce général indélicat récidiva et soumit à nouveau, le même sujet auprès du CERIST, mais pour décrocher cette fois-ci, le diplôme de docteur, toujours avec le même encadreur. En contrepartie, cet universitaire indélicat, eut droit à des privilèges exorbitants. Il importe de surcroit, de mettre en exergue le fait que le diplôme de magister obtenu (volé), au sein de l’ISESN (cité plus haut), n’ouvrait aucunement droit à la préparation d’un diplôme de 3ème cycle.
    Pour le doctorat (3ème cycle), ce général se fit faire le travail, par un personnel civil assimilé qui lui est totalement soumis, mais qui toutefois, obtint en contrepartie, un logement et un doctorat, dont l’encadreur est celui du général major auquel il est fait allusion précédemment. Pour faire diversion, puisque s’agissant du même sujet, le doctorat est préparé en langue nationale, contrairement au magister, qui est préparé en français.
    Son mépris de la rectitude, son arrogance et le sentiment d’impunité dont il est imbu, le poussa jusqu’à instruire ses subordonnés pour envoyer un lieutenant remplacer son fils exerçant dans ladite structure de prospective et qui, en même temps, était en formation dans un institut bien connu, sis à Boumerdes (absence d’avril à juin 2013). Cela, afin que ce fils puisse rejoindre pour de longs mois, le père en soins en France, aux frais du contribuable.
    C’est fort de sa proximité et affinités avec les irresponsables des Services, que ce général de pacotille se crut tout permis.
    De façon générale, il est inconcevable que les hauts gradés ou leurs enfants, connaissances et proches, inscrits à l’université ou dans les écoles militaires, trouvent un quelconque écueil, à obtenir leurs mémoires de fin de cycle, quitte au pire, à mettre fin à la carrière des enseignants récalcitrants faisant partie des jurys, ou, au mieux, les ‘rappeler à l’ordre’.
    En définitive, en vertu de quoi, cette pègre va-t-elle se gêner, pour faire profiter, enfants, amis et maîtresses, de ces largesses et d’autres encore ? Après tout, l’Algérie n’est-elle pas son butin de guerre ?
    Plus j’écris et j’y pense, plus j’ai gros sur le cœur.
    Ce sobre témoignage, comme d’autres, déjà publiés ou qui suivront, est dicté par ma détermination à rendre public ce que j’eus à connaitre comme faits et actes contraires à la morale, à la légalité et au bon sens.
    Ce hold-up des diplômes est le pire crime commis à l’encontre de ceux qui, pour le décrocher, triment et se sacrifient au péril de leur santé et de leur vie, puisque certains deviennent dépressifs ou envisagent même le suicide.

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  • Dria
    26 septembre 2015 at 10 h 12 min - Reply

    @BELADACI

    Quel plaisir de vous lire, je vois en vous le « EDWARD SNOWDEN » algérien , si vous allez au fond de vos dires, mais pour cela il faut d’abord penser à votre sécurité et vous pouvez le faire car connaissant le mode de fonctionnement du DRS. Le peu d’informations que vous avez donner sur LQA sont d’une importance capitale ,car vous avez oser briser ce mur de silence, et ce tabou de ça va changer quoi si on en parle , ca sert à délier les langues , car il faut se dire qu’il y a encore et qu’il y aura des gens intègre au sein du DRS, mais ils ne seront intègres et honnêtes envers eux et envers la sociétés que s’ils dénonce le mal la ou il se trouve…

    Personnellement ce genre de révélation même partielle ravive cette espoir enfouis au fin fond de tous les algériens qui croient au changement et qui espèrent en des lendemains meilleurs,

    Alors Mr BELADACI continuait sur votre lancée, qui sait peut être d’autres langues conscientes et honnêtes se délieront au bonheur des générations futur …
    dites vous bien que Julien Assange ET Edword Snowden sont des héros en révéllant au mondes des vérités sur les pratiques honteuses de USA et ont permis la vie sauves à des millier de personnes , l’histoire s’en souviendra d’eux…..

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    • Hamid Soualili
      26 septembre 2015 at 12 h 14 min - Reply

      @Dria

      Comme vous dîtes cher internaute, on espère qu’il y aura encore beaucoup de « BELADACI Cherif » qu’on remercie d’être intervenu sur LQA et de dévoiler certaines pratiques de nos chouakers et de laudateurs !

      Mais cher amis @Dria , il faut quand dire que les courageux Julien Assange et Edword Snowden ont révélés des choses importantes mais ils sont protégés très sérieusement là où chacun a choisi de se réfugier!

      Ceci étant, BELADACI Cherif a certes porté l’uniforme durant de longues années et qu’il a donc de ce fait côtoyé certains officiers supérieur mais le fait d’avoir choisi de ne dénoncer que la compromission et l’absence de morale dans l’armée n’est pas vraiment un grand scoop. Pourquoi ??? Parce que tout le monde sait que ce qui se passe dans l’armée se passe aussi de la même manière dans le civil! C’est certaines méthodes pratiquées et acceptées par le pouvoir, l’armée et le DRS qui ont fait que le pays s’est pourri et décomposé progressivement. C’est tout le pays qui est souillé par le mensonge, la corruption, la tricherie, lekfaza, les passe-droits, le baise-main (et oui ce n’est pas chez le voisin seulement que cela se pratique), le copier-coller et plagiats des magisters et thèses de doctoral, la distribution de diplômes aux non méritants et aux laudateurs etc… etc…

      Je ne dis pas par là que la contribution de Monsieur BELADACI Chérif est inutile, bien au contraire ! Pourquoi ? Parce que quand la langue de la «muette» commence à se délier dans le bon sens en critiquant ce qui se passe de l’intérieur et en son sein et en se remettant en cause elle-même de l’intérieur par la denonciation de pratiques malsaines, cela ne fera que rapprocher le peuple de cette institution !

      Si l’armée reprend son vrai qualificatif de populaire c’est beaucoup de points de gagner ou d’engranger par le peuple ! Merci en tout cas à Monsieur BELADACI Chérif d’être parmi les quelques officiers qui ont eu déjà le courage de se manifester dans les médias et en s’adressant aux citoyens par forum interposé. Le fait de dénonçer quelques pratiques du pouvoir d’une manière officielle puisque ce sont des cas concrets qu’il a vécu qu’il cite, même s’il ne donne hélas pas de nom, et bien c’est très positif !

      Merci à BELADACI Chérif et
      VIVE L’ALGERIE ALGERIENNE LIBEREE DE SES VAUTOURS, DE SES DINOSAURES , DE SES TROGLODYTES ET DE SA MAFIA !

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  • BADACHE
    26 septembre 2015 at 17 h 35 min - Reply

    qui aura un jour le courage de prendre les décisions qui permettrons a notre PAYS de sortir de la situation désastreuse dans laquelle il se trouve depuis le premier jour de l’INDEPENDANCE
    1/ METTRE LE F.L.N. AU MUSEE
    2/ BANNIR A TOUS JAMAIS LE MINISTERE DES MOUDJAHIDINES
    3/ INSCRIRE DANS LA CONSTITUTION QUE TOUS LES ALGERIENS SONT EGAUX EN DROIT ET DEVOIR (le fils du plus grand révolutionnaire et du plus grand HARKI ont les mémes DROIT.
    4/ FAIRE UN TRIS TRES SERIEUX POUR DETERMINER L’ENSEMBLE DES MOUDJAHIDINES ENCORE VIVANTS LES METTRES A LA RETRAIRE ET LEURS INTERDIRES TOUTES ACTIVITES POLITIQUE OU ADMINISTRATIVE.
    PRES TOUS POURRA DEMERER POUR UN AVENIR RADIEUS DE NOTRE NATION

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  • WAHID
    27 septembre 2015 at 22 h 32 min - Reply

    http://fr.whatsupic.com/sp%C3%A9ciale-monde/le-professeur-mohamed-lakhdar-maougal540980.html

    Le Professeur Mohamed Lakhdar Maougal: « L’Algérie a Raté le Rendez-vous de Zeroual avec Mediène. »

    Prof. Mohamed Lakhdar Maougal : Départ logique parce qu’il est dans la tradition du système politique de notre pays depuis 1962, qui comme chacun le sait, est un continuum du système installé à coups de force, d’escroqueries diverses, d’assassinats, de liquidations, de crises et d’exclusion qu’avait connu le segment le plus indigent de notre mouvement national depuis les années ‘30, c’est à dire depuis sa prise en main par Messali Hadj sous la direction et l’orientation à partir de Genève du délégué du Congrès musulman de Jérusalem, Chekib Arslan, militant nationaliste arabe et musulman de grande facture et d’intelligence aiguë. La brutalité et l’intransigeance de Messali Hadj qui avait préféré se camper sous la tutelle orientale allant jusqu’à bouder le patriote maghrébin réfugié en Egypte jusqu’à sa mort en 1963, à savoir Abdelkrim El Khattabi le Rifain, et ce jusqu’à la veille de l’indépendance de notre pays, ont lourdement pesé sur la conduite de notre lutte d’émancipation qui avortera dès les premiers mois de l’été 1962, un été particulièrement sanglant mais entre des frères devenus des adversaires et même des ennemis. Ce style brutal et totalitaire, le style messalien, a pu être relativement contenu jusqu’à la nouvelle tragédie qui s’imposera dans les années ‘90 et qui débouchera sur le retour du messalisme comme style de gestion et de gouvernance. Or le messalisme est né en France dans l’émigration, et nul n’est aussi mieux placé aujourd’hui encore pour en connaître les tenants et les aboutissants que la France officielle avec ses diverses et multiples officines et services secrets. Les militants algériens qui ont combattu Messali n’ont réussi en fin de compte qu’à le tenir éloigné, et ce fut une chance pour l’Algérie, avec comme seul moyen et outil politique le fonctionnement démocratique et collégial qui a prévalu durant toute l’année 1954 pendant laquelle s’était préparée patiemment et secrètement l’insurrection populaire sous la conduite dévouée et maitrisée des cadres de l’OS (Organisation Spéciale) animés et coordonnés par deux militants exceptionnels, Mostefa Benboulaïd et Larbi Ben M’Hidi, les deux fondateurs du CRUA (Comité révolutionnaire d’unité et d’action), tombés au champ d’honneur et exécutés par les parachutistes coloniaux. Le départ ou la mise au placard de Mohamed Mediène, alias Toufik, participe de la même logique, mutatis mutandis. En un mot, c’est le dangereux triomphe de la Ruse contre l’Intelligence dénudée cette fois-ci de la traditionnelle démocratie concertative qui avait autrefois conduit à l’émancipation pour une prise de conscience volontariste et antibureaucratique. Il n’y a rien de machiavélique dans cette sinistre histoire. Il n’y aura eu qu’une implacable évolution d’un système usé par la gabegie, la corruption, l’impopularité, la violence d’une gouvernance néronienne. Mais dans cette confrontation sourde et maintenue comme telle, l’Intelligence a failli dès lors qu’elle s’était alliée à la Ruse adossée à des cabinets noirs extravertis de la sphère directe de l’exercice du pouvoir par l’État devenu un instrument clanique de mise à genoux d’un peuple impatient de s’en sortir et d’en finir avec ces épreuves qu’on lui a imposées depuis qu’il avait secoué le cocotier colonial. Le général Toufik, patron du DRS, était condamné à court ou à moyen terme pour n’avoir pas compris la mutation que l’ANP avait pu faire au milieu des années ‘90 quand elle ouvrit la voie démocratique avec la Constitution de 1996, laquelle avait été pensée dans un contexte extrêmement sensible dans une lutte sans merci entre, d’une part, les militaires démocrates et républicains et, d’autre part, les affairistes et compradores. Toufik, qu’on dit intègre et honnête, a cédé au camp compradore ayant fait appel à Bouteflika qui, pour avoir récupéré des dossiers top secrets de la lutte antiterroriste, s’est trouvé armé pour en découdre avec les boumédiennistes qui l’avaient humilié en 1980. Et Toufik compte au nombre des boumédiennistes comme Yahiaoui, Khaled Nezzar, Mohamed Lamari, Djouadi, Taghrit, Fodil Cherif, tous ces officiers mis à la retraite et éloignés de la radicale lutte antiterroriste. Mais l’état de santé déliquescent de Bouteflika montre de manière suffisamment claire qu’aujourd’hui le pouvoir en Algérie a muté et plutôt dangereusement. De nouveaux paramètres sont intervenus pour accélérer la disqualification voire l’usure de la souveraineté nationale et pour aggraver la perte de contrôle de l’État sur la société livrée au désespoir sur fond d’une folklorique fiesta appelée sans vergogne « ARS » (mariage) qui rappellerait à s’y méprendre les dérives orgiaques des empereurs de Rome. Toufik aura été rattrapé par ses erreurs hypothéquées par ses lourdeurs institutionnelles imposées par la logique du secret. Ainsi son benjamin de successeur balloté par El Mouradia puis rappelé peut-être à contrecœur sera phagocyté, et sera assurément lui aussi victime de la tactique qui a laissé la Ruse l’emporter sur l’Intelligence.

    Vous connaissez très bien l’histoire des services de renseignement algériens, quel est le bon concept pour qualifier ce qui se passe au DRS ? Est-ce une restructuration comme l’affirment certains ou est-ce tout simplement un démantèlement ?

    Vous me prêtez plus que j’en possède. C’est généreux de votre part, sauf que, honnêtement, je ne connais rien du DRS sinon quelques bribes récoltées au cours de discussions conviviales avec des collègues universitaires dont certains ne cachaient pas leurs liens avec l’École de formation des cadres de cette ténébreuse institution. Je n’affectionne pas les ténèbres, et encore moins les grottes, fussent-elles merveilleuses. Éduqué par feu mon père dans le culte des Lumières allant de Ibn El Mouqaffaa, Abou Bakr Errazi, El Djahidh, El Farabi, Ibn Sina, Ghazali (Abou Hamed, pas le mercenaire d’El Mouradia), Ibn Rochd et Ibn Khaldoun, je hais les ténèbres sauf le monde démoniaque des poètes maudits comme Chanfara, Abou Alaa de Maara, Dante, Villon, Rutebeuf, Baudelaire, Isidore Ducasse et Nerval ; Zakarïyā Tāmir et Ahmed Fouad Nedjm et bien entendu Kateb Yacine, à mes yeux le plus grand de tous et le plus généreux. Enseignant la sémiosociologie à l’ENSJSI de Ben Aknoun puis 2010 après avoir été écarté de mon département d’attache par des escrocs, des voyous et des enseignantes affairistes, j’ai pu découvrir une discipline passionnante parce que lumineuse à laquelle j’initie mes actuels post-graduants. Elle m’a intéressé par ce qu’elle puise ses sources dans la philosophie éthique d’El Djahidh que je connais un peu mieux. Cela consiste à rester toujours en état d’alerte intellectuelle et éthique. Cela permet de comprendre que derrière toute crise, et le DRS a été mis sciemment et de manière délibérée et ourdie en état de crise, on peut y aisément lire les strates des manœuvres de démantèlement tendant à occulter la crise sous l’effet narcotique de la restructuration institutionnelle. Bouteflika est marqué par son passé janusien d’homme de l’ombre mais que son narcissisme viscéral pousse malgré lui sur les devants de la scène, avançant à la manière des alligators en chasse de proie en eaux troubles. Mais diminué comme il l’est aujourd’hui, il ne sert que de garagouz (marionnette) dans un théâtre d’ombres et de lumières où s’affrontent des intérêts qui se calculent loin, à l’abri de l‘apparente turbulence algéroise. La décision politique et sécuritaire de notre patrie a cessé d’être nationale et devient de plus en plus antipatriotique. Le DRS ne sert plus à rien car il ne peut plus rien. La logique de compradorisation a placé notre patrie à la portée des fourches caudines du néocolonialisme. Mais nous sommes bien loin aujourd’hui de la conjoncture rendue favorable au début du siècle dernier par Woodrow Wilson et sa Charte du Droit des peuples et des nations à disposer d’eux-mêmes. Il ne reste plus qu’à retravailler à redonner vie au feu sacré de la résistance légendaire des Numides et restaurer dans l’urgence la figure emblématique de Jograne, l’éternel Jughurta.

    Dans tous les événements qui secouent la scène nationale algérienne, où est l’élite progressiste et éclairée ?

    Victime toute désignée de la vague fascisante du tsunami de la « Gandourie-Boudallahie » (sic Kateb Yacine), l’élite progressiste et éclairée de notre pays aura connu la même trajectoire que le général Toufik. De compromis en compromissions – politiciennes bien entendu -, une érosion méthodique aura été entreprise à son intention. Aujourd’hui, une bonne partie de cette élite progressiste, celle qui a baisé les bras, cherche à s’intégrer au programme de reconversion idéologico-politique commencé en Europe après la fin de l’ère du communisme militant et son remplacement par la déconfiture eltsinienne qui aura préparé la voie à la dictature implacable du KGB, dont le DRS de la version Toufik est un des derniers produits rescapé de la glasnost internationale.

    On évoque une crise multidimensionnelle en Algérie sur fond de faux débats, diversions multiples, cacophonie, comment en sommes-nous arrivés là ?

    Il faudrait sortir du magma de la conceptologie qui sévit dans les débats chez nous pour tenter de voir plus clair. Quand on parle de crise, il faut en préciser rigoureusement les tenants et les aboutissants, les causes et les conséquences, les matrices et les dérivés. On dit que l’Algérie est en crise. Soit. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Le limogeage ou le départ à la retraite d’un officier des services de sécurité aussi peu quelconque que Mohamed Mediène sont-ils au cœur d’une crise ? A-t-elle commencé avec cet événement ou le termine-t-elle ? On dit que Mediène est un homme secret, très secret. Mais les commentaires que suscite son départ semblent prouver le contraire. Tout le monde en parle, tout le monde suppute, tout le monde conjoncture. La scène politique s’anime et le ballet médiatique s’emballe. J’adore le No et le Garagouz, voire même Guignol le caustique. Un ami, que dire, un frère, sans doute bien informé ou, si l’on veut, bien désinformé, m’avait assuré sous le ton de la confidence, que Mediène était toujours l’homme fort du pays et que les rumeurs qui couraient sur lui étaient infondées. Moins d’une semaine après, « Mediène prenait sa valise comme Mohamed ». Avec Kateb Yacine au moins, c’était une tragicomédie au vitriol contre le néocolonialisme. Mais ça restait du spectacle de haute voltige. Un colonel du DRS, toujours en activité et rencontré par inadvertance, m’a rassuré me disant que ce n’était là qu’un fait banal de la gestion des carrières qui met sous les feux de la rampe une génération qui traîne les pieds pour ne pas partir. Il m’a assuré qu’il allait y avoir des élections anticipées dans le semestre qui suit et que la situation était bien maitrisée. Je ne lui avais rien demandé pourtant. Pourquoi m’a-t-il fait cette confidence? Il sait que je n’écris plus dans la presse. Mais il connaît bien mes affinités politiques qu’il n’a pas l’air d’apprécier beaucoup. Il doit sans doute se douter que je suis l’actualité au jour le jour et que je constate les conséquences du montage théâtral dans la résidence de Mhalma (Mahelma, commune voisine de Zéralda) et que j’apprends chaque jour les résultats du déchainement violent des réactions en cascades de la panique et de la terreur vécues par des mesures ubuesques. L’Algérie en crise économique ? Il y a encore moins d’un an, le gouvernement d’incapables qui nous dirige en parlait avec ironie et humour noir et promettait de loger et de marier tous les Algériens plusieurs fois plutôt qu’une et avec baroud et zorna, avec zerda outaam. Il n’a jamais coûté de promettre, surtout avec des sornettes et du mensonge sans vergogne. Mais la réalité est toujours là et elle finit par déchirer voile, hidjab et niqab. Même au sein du patronat, le néo patronat, se découvrent et se révèlent des « cicérones », hachakoum en langue populaire « darija », on appelle cela « qawadin laqhab », pour attirer des investisseurs. Que dire de la crise politique ? Oui, elle existe, celle-là, et celui qui l’a provoquée sans se donner les moyens – encore aurait-il fallu que cela l’intéressât – c’est le judicieux et astucieux général démocrate Liamine Zeroual, père de la première Constitution authentiquement citoyenne et républicaine, qui se révèle derrière sa bonhomie affectée, un redoutable stratège hors pair, d’une intelligence autrement supérieure à cette stupide ruse qui a subjugué tant d’abrutis à cervelle d’oiseaux qui ont cru pouvoir en venir à bout par quelques menaces et par des attentats plus ou moins manqués. Et l’intelligence du général démocrate n’est pas à mettre sur le compte ou au profit, hélas, du compradore qui lui servait de chef des services secrets. L’Algérie a raté le rendez-vous de Zeroual avec Mediène. C’est à ce niveau qu’il y a lieu de s’intéresser aux arcanes de la vie de la casquette et à ce qui détermine les amitiés et les alliances. Et qu’on cesse de nous rabâcher les oreilles avec ces « experts de la casquette » parce qu’ils sont les enfants du système, formule aussi creuse que banale. Pour ce qui est de la crise idéologique, celle-là est réelle et elle sévit depuis la non résolution de la crise de 1980, non résolue parce que celui qui en avait pressenti et l’importance et le danger avait été écarté ou mis sur voie de garage avant d’être liquidé physiquement une décennie plus tard. La mutation démocratique et républicaine avait été sciemment avortée par des faiseurs de bâtards et d’assassins.

    Peut-on dire qu’avec Bouteflika, l’Algérie a raté un tournant politico-économique majeur pour être un pays émergent ?

    L’Algérie avait émergé dans les années ‘60 quand elle surclassait certains pays du bassin nord de la Méditerranée (Espagne, Grèce) et commençait son ascension dans la décennie de la crise pétrolière sur fond de luttes populaires à travers le Monde dont Alger « était devenue la Mekke » (la Mecque). Quelle prémonition pour une catastrophe préméditée. Elle fut mise délibérément en crise juste après la chute du mur de Berlin au lendemain de l’automne de la dignité – 5 octobre 1988 – comme si elle était le second dispositif à nécessairement déverrouiller. Seules les premières générations de stagiaires des intelligences services des écoles du KGB soviétique avec Kasdi Merbah, le seul à avoir été assassiné, Mohamed Mediène, Lakehal Ayat, Mohamed Betchine, pouvaient alors mesurer à l’époque l’ampleur du tsunami qui se préparait à déferler sur les anciennes colonies libérées et si fragiles au nombre desquelles compte en premier lieu notre pays, l’ex-colonie, se trouvant dans la plus proche proximité avec l’ancienne puissance coloniale à laquelle elle continuait à tenir tête, et pour un temps. Depuis, l’économie algérienne a été la cible d’une stratégie d’usure, l’idée d’usure étant avancée pour la première fois par un éminent sociologue syrien, Borhane Ghalioun, qui officia au département de sociologie de l’université d’Alger mais qui fut écarté par les médiocres apparatchiks auxquels il faisait de l’ombre. L’Algérie a été mise en crise par le Fond monétaire et la Banque mondiale avec l’appui intérieur de prétendus économistes qui ont découvert les vertus dissolvantes du libéralisme sauvage, moteur principal de toute accumulation primitive sur fond de lois scélérates comme on en voit aujourd’hui à profusion.

    Pour le chercheur et le militant que vous êtes, est-ce qu’avec ce qui se passe en ce moment en Algérie, nous ne sommes pas amenés à regretter les débats très importants qui avaient lieu lors du Mouvement National dans les années 20, 30 et 40 et qui ont débouché vers la Révolution de Novembre qui a changé l’histoire de l’Algérie ? Comment expliquez-vous cette régression ?

    Permettez-moi d’infléchir un petit peu votre problématique enthousiaste vers plus d’objectivité. Les débats des années 20, 30 et 40, s’ils ont existé et j’en doute, mis à part les combats journalistiques de talentueux polémistes comme Ferhat Abbas et Aziz Kessous ou encore Tewfik El Madani, Lamoudi et Ahmed Rédha Houhou, voire Amar Ouzegane et même Albert Camus le tant décrié par d’imbéciles heureux suffisants, restèrent sans grand effet sur la lente évolution de notre mouvement national impétueux, volontariste mais indigent politiquement. Pour preuve, le travail militant aura été profond et porteur dans les zones rurales plutôt que dans le vacarme citadin. J’ai récolté un témoignage du moudjahid Boudiaf Said, alias Hamed de Téleghma, membre du groupe de choc de protection et de couverture de Mostefa Benboulaïd sous la direction de Si Lakhdar Belboti de Maghaïr. Le mouvement national algérien s’est construit et consolidé dans les campagnes où l’on parle si peu et où on agit consciencieusement. De ce fait, l’Algérie n’a pas régressé mais n’a pas été aidée ni encouragée à s’émanciper et à se faire par elle-même. Aujourd’hui, on tente de nous faire admettre et accroire que la Casbah d’Alger aura été depuis toujours le cœur névralgique du mouvement national algérien après avoir été le studio de tournage de Pépé le Moko. Même l’actuelle biographie allusive du respectable Si Mohamed Mediène veut asseoir cette contre- vérité. Il y a là tout juste matière à romance et à pièce théâtrale ou à un film pour des écrivains en panne d’inspiration ou pour des metteurs en scène en chômage.

    Pour informer notre lectorat qui nous suit à travers le monde, sur quelles thématiques travaillez-vous en ce moment ?

    Je suis toujours préoccupé de recherche sur les formations élitaires tous azimuts : culture et langues, militances et engagements, projets et perspectives qui concernent en particulier l’Algérie, mon souci majeur. Je contribue modestement à quelques réflexions conjoncturelles comme le problème linguistique, la refonte de la sémiologie sociale, la crise de la sociologie, particulièrement celles des médias. Je me suis retiré pour me donner à mes activités favorites : la lecture de la poésie arabe ancienne, la chanson amazigh, j’écoute à longueur de journée de la musique universelle et j’imagine avec délectation le ballet de la « Troupe villemorienne » (sic Denis Diderot, Le Neveu de Rameau) qui s’agite et agite la scène nationale comme une tempête dans une tasse de mauvais café frelaté.

    Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

    Qui est le Professeur Mohamed Lakhdar Maougal ?

    Né à Khenchela dans les Aurès en 1945, Mohamed Lakhdar Maougal est un penseur universitaire et écrivain algérien. Il a enseigné dans différentes universités françaises (Paris VII Jussieu et Paris III Censier) ainsi qu’à l’Institut des langues étrangères de l’Université d’Alger où il était en charge des cours de sociolinguistique et de littérature comparée. Dans les années ‘80, il a été très actif dans les collectifs d’enseignants, participant à la création des syndicats autonomes des enseignants et des étudiants. En 1980, il a créé à Paris la revue Nedjma, en hommage à Kateb Yacine et à l’Étoile nord-africaine. Spécialiste de la philosophie du langage et de la sociolinguistique, il est un conférencier réputé au niveau international, son intérêt portant sur la culture, la linguistique et la sociologie.

    Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont : Langages et langues entre tradition et modernité (Essai), Marinoor, Alger 2000 ; KATEB Yacine ou les harmonies poétiques (1945-1962) (Critique). Éditions Casbah, Alger, 2003 ;L’Algérie en français dans le texte, Édition ANEP, Alger 2003 sous la direction de Aicha Kassoul et en collaboration avec Simone Rezzoug ; Les élites algériennes, histoire et conscience de caste, livre 1(Essai), Éditions APIC, Alger, 2004 ; Langages et langues en partage et paroles données(Essai). Éditions Enag, Alger, 2004 ; Kateb Yacine, l’indomptable démocrate(Critique). Éditions APIC, Alger, 2004 ; Albert Camus, l’assassinat post mortem, en collaboration avec Aicha Kassoul, Malika Kebbas, Thanina Maougal, Éditions APIC, Alger 2004 ; Les élites algériennes, livre 2 (Essai), Éditions APIC, Alger, 2005 en co-écriture avec Saïd-Nacer Boudiaf ; Histoire du mouvement national algérien entre 1914 et 1954 ; Albert Camus et le destin algérien, édition Academica Press, Nevada, USA, 2006, en collaboration avec Aicha Kassoul ; Mammeri Mouloud le démocrate impénitent, en collaboration avec Aicha Kassoul et sous la direction de Mailka Kebbasm, Casbah éditions, Alger 2008 ; Albert Camus et le choc des cultures, Livre 1: A l’ombre de la patrie des morts, Éditions Mille Feuilles Alger 2009, en collaboration avec Aïcha Kassoul ; Les élites arabes et musulmanes, Éditions Mille Feuilles Alger, 2010.

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    • Saïda B
      1 octobre 2015 at 13 h 15 min - Reply

      Chers Messieurs,
      Le brillant exposé de Wahid et celui de l’ensemble des intervenants sur cette page me ramène fatalement à la même question depuis que je m’intéresse au débat politique : où cela nous mène-t-il ? En quoi nos échanges plus ou moins politiques, philosophiques, culturels, participent-ils au changement que nous recherchons ?

      Nous pourrons analyser, présenter, exposer, critiquer … Nous ne ferons pas bouger d’un quart de poil les méthodes de gouvernance qui se succèdent et perpétuent la confrontation des uns aux autres ; des puissants aux faibles ; des pouvoirs aux citoyens ; des riches aux pauvres ; des jeunes aux adultes ; des actifs aux sans emploi ; des instruits aux non instruits … Tant que les adultes référents (enseignants, éducateurs, policiers, gardiens de prison, travailleurs sociaux …) ne sont pas conscients de leur pouvoir sur les jeunes (malgré eux, j’insiste ; c’est juste une question d’habitude de fonctionnement), et qu’ils continuent à exercer une autorité abrupte sans que les jeunes ne trouvent de recours à leurs angoisses, à leur sentiment d’enfermement entre l’ensemble des adultes dont ils dépendent simultanément.
      Si j’insiste tant sur le sujet, c’est parce que je le connais bien : je n’oublie pas l’arbitraire que j’ai pu subir de la part de la majorité des adultes dont j’ai dépendu, avant de devenir enseignante et d’être vigilante à ne jamais reproduire l’arbitraire. Or, je constate que les enseignants aujourd’hui se conduisent comme les enseignants d’hier, comme si tout était resté figé. Alors que les conditions socioculturelles sont différentes, et que les jeunes sont de moins en moins obéissants, comme nous l’étions il y a 40 ou 50 ans. Comme en politique : les dirigeants exercent aujourd’hui le pouvoir comme ils l’ont subi en leur temps. Comme si les algériens d’aujourd’hui étaient un copié-collé d’eux-mêmes sous la domination étrangère.

      J’interpelle donc les penseurs de l’époque actuelle sur leur responsabilité (je n’ai pas dit : culpabilité) dans l’éternel recours à des modèles de pensées anachroniques ; quasi statiques. Voilà pourquoi il me semble que rien ne modifiera la situation générale dans le pays si le début de la vie en société, l’école, abîme les moral des enfants et adolescents. Car des jeunes qui développent un sentiment d’impuissance face à une autorité tyrannique développent malgré eux, malgré des qualités réelles contrariées, un esprit de revanche, de compétition à l’extrême ; donc possiblement de domination. Ou l’inverse, ce qui favorise la perpétuation de la domination … Les adultes qu’ils deviendront « marcheront » à côté de leurs qualités et potentialités réelles et, selon les circonstances de chacun, et une fois encore bien malgré eux, ils risquent de faire avec les autres ce qu’ils auront subi eux-mêmes quand ils ne pouvaient pas se préserver ; quand ils n’auront pas été encouragés très tôt dans leur vie à marcher sur les pieds de quiconque se trouve sur leur chemin … En pensées, en paroles, et en politiques.

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  • Salima Medani
    2 octobre 2015 at 9 h 35 min - Reply

    Une toute petite question si vous le permettez après cette dense et fructueuse discussion. Que devient la CNLTD après le départ de son parrain et le deal obtenu au sein des décideurs et après les quelques frictions de l’été?
    Subira-elle le même sort que la CNCD de Saïd Samedi et Bouchachi et Barakat de Bouraoui?

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    • Ait Mensour Said
      2 octobre 2015 at 12 h 03 min - Reply

      Chère internaute @Salima, je pense que la CNLTD hélas va mourir de sa belle mort car c’est au moment de sa création qu’il fallait y adhérer en masse ! Le travail de destruction et d’raffaiblissement par le pouvoir de cette entité, via la propagande, a eu le temps de faire son effet et en plus, malheureusment, une partie de l’opposition qui est pour le changement y a contribué aussi !

      En effet, certaines personnes ou groupe de personnes ou partis politiques font croire que toute initiative de l’opposition est une inspiration ou une création ou un complice du pouvoir, alors automatiquement cela n’encourage pas la société à adhérer massivement ! C’est aussi simple que çà !

      En fait, si on y réfléchi bien, c’est une partie de l’opposition elle-même qui fait le travail de sape de toute initiative citoyenne à la place du pouvoir ! C’est paradoxal mais c’est comme çà ! Le pouvoir n’a pas besoin de gros efforts pour combattre l’opposition puisqu’au sein de l’opposition elle-même, il y en a qui lui font le job gratuitement !

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  • Salima Medani
    2 octobre 2015 at 12 h 45 min - Reply

    Non, cher Mr Aït Mansour, la CNLD mourra de sa propre mort car elle n’est pas l’émanation du peuple et de ses élites authentiques. Tout comme la CNCD a été créée en 2011 pour contrer une véritable initiative populaire de changement, tout comme Barakat a été créée pour contrer le 4e mandat, la CNLTD a été créée pour faire barrage à ceux qui utilisent Bouteflika comme vitrine. Tewfik étant parti, un accord semblant avoir été trouvé entre les factions qui se disputent le gâteau Algérie, la CNLTD se trouve orpheline. Ses fonctionnaires attendront une nouvelle feuille de route pour s’investir dans d’autres initiatives-maison du nouveau remodelage du système.Nous avons dépassé l’âge du biberon pour avaler n’importe quoi.

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    • Salim Baba Aissa
      2 octobre 2015 at 15 h 09 min - Reply

      Madame Salima Medani

      Vous parlez « d’entité émanant du peuple et de ses élites », ok on est tous d’accord sur le fond !

      Mais Madame si vous connaissez bien l’histoire du monde et des peuples, on n’a rarement vu un peuple se mobiliser de lui-même au réveil, un beau matin sans l’existence de leaders, sans l’existence d’initiatives de personnes ou de personnalités intellectuelles et politiques éclairées! Il faut bien un début pour mobiliser un peuple ! Je ne vois pas comment certains algériens auraient pu se mobiliser autour du FIS du jour au lendemain sans le travail politique des cadres et des leaders du parti islamique du FIS. Sans eux, rien ne se serait passer durant les années 1980 et 1990. Ce n’est pas que je veuille réhabilité le FIS alors qu’il a fait des erreurs politiques graves, mais ce que je veux dire simplement pas là c’est que le peuple tout seul ne peut pas se mobiliser pour changer les choses avec une baguette magique. S’il n’existe pas d’entité politique ou de leaders ou d’intellectuels qui se fédèrent en une entité dîte « rassemblement de l’opposition » ou CNLTD ou autres ou je ne sais quoi, non pas pour créer un parti politique mais pour réfléchir ensemble sur le « comment faire », il ne faut pas s’attendre à ce que le réveil du peuple se fasse tout seul! Surtout que dans notre pays, il n’y pas de leaders ou de personnalités politiques au grand charisme qui émergent pour l’instant dans le champ politique.

      Et puis, in fine Madame, qui vous dit que la somme et l’addition d’intellectuels et d’élites de tout bords, la somme et d’addition de partis de l’opposition de tout bords dans une seule et même entité ne puissent pas faire émerger à force de travail, de propositions, d’informations et de pédagogie politique cet élan « d’émanation populaire » ????

      Aujourd’hui, dommage, on ne peut s’attendre qu’à des manifestations de colère éparses du peuple pour des raisons économiques et sociales (logement, travail, justice sociale, hogra etc…) mais pas à des manifestations de masses pour des raisons politiques claires pour le changement. Si ces colères et ses revendications ne sont pas encadrés politiquement, cela ne sert à rien de sortir dans la rue ! Exemple : octobre 88, qui a mené à pas grand-chose, car derrière ces grandes manifestations provoquées par un clan du pouvoir pour régler ses comptes avec un autre clan, il n’y avait pas de projet politique clair !

      Derrière le peu de leaders au CNLTD, je m’excuse mais il y a un projet politique clair : réfléchir et s’entendre ensemble, quelque soit son idéologie personnelle, sur un projet démocratique avec comme préalable la changement du régime et du système politique et institutionnel! Il n’y a rien d’autres que çà derrière la CNLTD et si vous faîtes un effort de les approcher (pas nécessairement pour y adhérer mais pour essayer de comprendre leur démarche), peut-être que vous ne parlerait plus de « d’émanation du peuple et des ses élites » de cette manière là !

      Madame, l’Algérie a besoin de changer d’abord et avant tout le système politique et l’exercice du pouvoir, donc notre rôle patriotique premier à tout un chacun, c’est de faire l’effort de chercher à y parvenir TOUS ENSEMBLES et EN GRAND NOMBRE sinon c’est comme si on pisser dans un océan.Là pour l’instant, il n’existe pas grand monde qui s’est regroupé dans une même organisation avec des entités diverses pour un projet politique clair ! On attend donc que d’autres nous suggère autres chose puisque que la CNLTD est suspecte et « illégitime » ! Il faut bien commencer par quelque chose au lieu de critiquer seulement.

      Avec tous mes respects, à vous et à tous les lecteurs de LQA.

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  • Nordine
    2 octobre 2015 at 14 h 57 min - Reply

    Dans l’antiquité déjà, on les nommés AUREA MEDIOCRITAS
    la Médiocrité Dorée ….

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  • Dria
    2 octobre 2015 at 17 h 53 min - Reply

    Un point d’ordre

    Pour une fois que çà bouge vraiment d’en haut, deux généraux d’incarcérer en moins d’un mois, un autre limogé … Est-ce une MISE EN SCÈNE ou c’est le début d’une CASSURE RÉELLE au sein de l’armée.

    Au lieu de saisir cette occasion et de la fructifier en se concentrant sur cette opportunité afin de RÉUNIR toutes les forces et mener une action commune, franchement ça me fait de la peine de voir qu’on fait encore dans la diversion, en cultivant de la suspicion, des rendements de comptes gratuit, sous l’emprise de l’égoïsme voir du narcissisme pour laisser à la fin des « nous avons fait dans une oppositions mieux que la votre » ….

    YALKHAWA rabi yahdina ou yahdikoum VOUS ETES TOUS D’AUTHENTIQUES OPPOSANTS mais je vous invite à ouvrir grand vos yeux également et voir le résultats de vos efforts fournis, certes ça n’a pas servi à rien , mais il n’y a pas le résultat escompté sur le terrain.

    Je vous fais une proposition honnêtes et sincères. Si vous aimez tant ce pays et si vous y tenez tant au changement et du moment qu’on ne peut trouver un minimum entre les différents courants politique , alors je vous demande au nom de ce peuple de vous débarrasser de vos étiquettes politiques sur ce site , intervenez en tant qu’algérien en oubliant que vous faite parti de formation politique , laisser parlez vos expériences, vos émotions, vos rêves en tant qu’algériens tous court, une fois ce cap passé que chacun rejoint sa formation politique et qu’il défends ses idéaux selon ses convictions , mais pour le moment pensez AU PEUPLE penser à l’Algérie.

    je ne suis ni membre de LQA ni du FCA ni du CNLTD ni d’aucun autre parti ou syndicat , je suis prêt à me débarrasser de ce pseudo de Dria, un algérien qui assistent impuissant devant une opposition qui se chamaillent , au bonheur des tenants du pouvoir qui commencent à vaciller pour ne pas dire qui s’agenouillent..

    Alors de grâce recentrons les débats, laissons de coté ces divergences,unissons nous contre ce système qui tire à sa fin. Que pouvons nous faire concrètement, je suis persuadé qu’une JOURNÉE PACIFIQUE sera le coup de grâce qui permettra l’affaissement des fossoyeurs du sommet de l’état.

    Que diriez vous du 02 novembre comme journée de GRÉVE NATIONALE se sera un lundi juste après un week-end vendredi , samedi et le dimanche étant férié c’est le 1er novembre , un 02 novembre c’est la réappropriation de toute la symbolique de novembre. Une journée PACIFIQUE qui fera penser les tenants du pouvoir et qu’on pourra reconduire jusqu’à l’obtention d’un changement réelle, en attendant ce jour l’OPPOSITION est condamner à CHANGER des maintenant si elle veut prendre le relais en cas de changement réel…

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  • amar
    3 octobre 2015 at 9 h 43 min - Reply

    EXCELLENT ARTICLE !C EST BON DE RAPPELER TOuT HAUT CE QUE TOUT LE MONDE OBSERVE TOUT BAS!oui et rappelons le encore! elite et peuple ont peur de la galére ils ont devant eux l image tres expressive de MR MELLOUKi qui a ose defie les magistrats faussaire il court la galere le povre et n a pas encore trouve un soutien des valeureux moudjahidines! MAIS DITES donc messieurs vous croyez que la politique des « tewsiaa el souffoufs ( elargissement des rangs) etait anodine? D ABORD ELARGISSEMENT DES RANGS CONTRE QUI? ILS ont reussit a neutraliser toutes idees d opposition….mais a quoi bon revenir au retroviseur? CA NE MENE NUL PART !nous sommes incapables d exprimer notre opinion et si on la fait c est en ordre dispercee et maladroitement! on tombe sur une anomalie PAR EXEMPLE SOMMES NOUS CAPABLES D ENVOYER 2 OU 3 MILLIONS DE LETTRES DE RECLAMATION? NOUS SOMMES LEURS SUJETS MAIS SURTOUT LES USAGERS DE LEURS POLITIQUES COMMENT NOUS NOUS COMPORTONS CONTRE LES DECISIONS QUI TOUCHENT A NOS LIBERTES DE CIRCULER DE NOUS SOIGNER DE NOUS EDUQUER DE TRAVAILLER….SI ON AGIT AU COUP PAR COUP..PAR DES LETTRE PAR DES SIT- IN…on doit leur faire savoir que nous rejetons telles ou telles decisions …comment devenir wali? PDG, juge notaire pilote…il faut elargir le champ des libertes et exiger surtout que les responsables des abus et des echecs soient punis! ne plus accepter ces « j assume en direct » une maniere grossiere de menacer la justice et les voies de la raison!!!il faut que l on devienne d abord humain comme le reste des peuples car on a l impression que chaque jour qui passe on nous soustrait de ces trucs qui s appellent conviction….

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  • Salima Medani
    3 octobre 2015 at 11 h 26 min - Reply

    Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. Je viens de voir qu’on m’accuse d’être le « rédacteur de LQA ». Cela me rappelle Bouteflika qui s’est dit être le rédacteur de l’APS.
    Quand j’essaie de poser un problème de fond qui est la manipulation de l’opinion par le pouvoir en créant des pseudo-oppositions conjoncturelles (CNCD, Barakat, CNLCD), entrant dans le cadre des luttes intestines, d’autres essaient de détourner la discussion en parlant de forme et en semant le doute. Ce stratagème est connu depuis fort longtemps et n’est plus porteur.
    Et ce n’est pas par ces pratiques qu’on me chassera de ce site dans lequel je me retrouve avec mes nombreux concitoyens. Et je continuerais à dénoncer ces entourloupettes du régime et de ses affidés pour que les jeunes ne tombent pas dans le panneau de la manip.

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    • Ferhat Belounis
      3 octobre 2015 at 18 h 01 min - Reply

      Salima Medani

      Vous accusez le CNCD, Barakat, CNLCD ou je ne sais qui ou quoi, et d’autres et d’autres encore, d’être des « pseudo-oppositions conjoncturelles » c’est votre droit évidemment. Mais , et vous, vous êtes qui ? Dans qu’elle opposition ou organisation, ou association concrète non affiliée au pouvoir vous militer ???

      Dans l’opposition du vent (e’rih) ou dans l’opposition concrète et visible?? Est-ce que vous n’êtes pas par hasard, seulement une pseudo-opposante du clavier, comme nous le sommes pour beaucoup d’entre nous ici sur LQA ???

      Chère Madame ces « pseudos » opposants comme vous les appeler sont au moins sortis dans la rue pour manifester, tentent de trouver des solutions pour sortir du piège du pouvoir, sont sur le terrain pour manifester quand ils arrivent à déjouer la police et la mafia du pouvoir, s’expriment dans la presse écrite (seulement hélas car le pouvoir leur interdit de passer à la télévision ou la radio), sont engagés dans des organisations civiles et citoyennes sur le terrain, donnent des conférences et des interviews , font l’effort de se regrouper pour réfléchir sur la changement, interviennent par le biais de leur parti politique respectifs par des déclarations , des condamnations, des dénonciations, etc… etc… et ce n’est pas facile du tout, croyez moi Madame, dans notre pays que vous connaissez bien, j’en suis persuadé !

      Maintenant qu’ils font bien ou mal ce travail d’organisation d’opposants, on peut en discuter mais ces opposants, Madame, on leur refuse l’autorisation d’organiser des réunions entre eux, on leur refuse de manifester dans la rue, ils affrontent les forces de l’ordre dans la rue quand ils le peuvent pendant que vous vous êtes derrière le clavier de votre ordinateur à implorer Dieu et les anges à réveiller la conscience politique des algériens. Est-ce que le pouvoir, le DRS et la police se comporteraient aussi brutalement comme ils le font envers les organisateurs de ses manifestations si, comme vous les soupçonnez, ils étaient en intelligence avec le pouvoir ???

      Maintenant si vous, vous êtes dans une organisation d’opposition, bien visible et claire avec un sigle, eh bien je serai le premier à vous encourager et à vous soutenir et même à vous rejoindre dans la rue !

      Alors vous êtes dans quelle structure sociale, Madame, dans quelle association, dans quel parti politique pour qu’on vienne manifester avec vous sur le terrain de …. la rue ????!!!

      Je demande humblement à Monsieur Sidhoum de me publier !

      Merci à tous les ALGERIENS qui combattent sur le terrain contre le régime, quelque soit leurs méthodes !

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  • Kaidi Salem
    4 octobre 2015 at 17 h 03 min - Reply

    @Ferhat Belounis

    Dans votre réponse à l’interanute @Salima Medani, vous avez raison de traiter certains d’entre nous de « pseudo-opposants » du clavier ! Moi, je l’accepte ! C’est tout à fait vrai ce que vous dîtes car moi-même je ne suis jamais sorti dans la rue pour manifester ou pour affronter ces chiens de «forces de l’ordre», comme le font ou l’ont fait certaines associations courageuses ou certains partis politiques !

    Je reconnais moi-même que je fais partie de ce que j’appelle la « secte des lâches » car je n’interviens que de temps en temps par internet interposé !

    Ceci étant, le fait d’échanger entre nous les algériens qui sommes contre ce système pourri et mafieux et quelque soit notre idéologie ou notre tendance, c’est déjà une très bonne chose, c’est çà de gagner et c’est la démocratie et la pédagogie politique qui engrange des points dans notre pays ! Car si déjà entre nous opposants divers, on se refuse de se parle entre nous, je me demande comment on pourrait faire bouger les choses un jour ou l’autre !

    Grand salut à tous les algériens patriotes et jaloux de leur pays !

    (Je termine comme çà, car je sais que la majorité des intervenants de ce blog sont au fond d’eux-mêmes jaloux de leur pays, aiment leur pays et sont des authentiques patriotes même avec sa vision propre, ses propres propositions pour aller vers le changement. Le point de convergent est là quoiqu’on dise ! En tout cas, je suis persuadé que même si plusieurs d’entre nous interviennent parfois maladroitement mais avec passion, c’est bien que la situation du pays les inquiète au plus haut point et qu’ils veulent que çà change au plus vite !)

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  • Cortex
    9 octobre 2015 at 14 h 28 min - Reply

    Je suis desolé de rajouter mon grain de sel mais à chaque fois que je me rend en algerie le peuple me donne l impression qu il ne veut pas changer et je n ais pas dit ne peut pas changer.la plupart des gens ici soufre mais se contente du statut quo.lorsque je leurs parle du changement,voici les reponses et les reqctions les plus frequentes:
    Ils sourient….de desespoire.
    Ah non on veut pas subir ce que subissent les syriens etc.
    On veut pas revivre les année 90
    Nous sommes bien comme ça meme si nous sommes sous dev.
    Je m en fiche de toute façon je vais ahrag en europe.
    Ah bon et qui va nous gouverner par la suite?
    Et j en passe des autres reponses plus desesperente et pathetique qui soit.
    J espere que je me suis trompé de personne.

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  • MAJORORO
    24 octobre 2015 at 12 h 48 min - Reply
  • Laghouati
    2 décembre 2015 at 15 h 51 min - Reply

    Salam,

    Cet article ne manque pas de sincérité ni de loyauté, et comme je lis les articles de M.Salah-Eddine SIDHOUM et ses appels pour sauver l’Algerie, je m’aperçois qu’ il n’y a aucun echo, et je vais vous dire pourquoi, en Algerie il ne manque ni d’intellectuelles ni d’hommes politique ni…..ni…le malheur de l’Algérie c’est que tout Algérien veut une Algérie à sa guise.le jour ou nous cessons d’être égoïstes,opportunistes, spéculateurs, alors nous saurons sauver l’Algérie…en attendant demandez aux enfants et aux vieillards de prier pour que Dieu préserve notre Algérie trahie

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