Édition du
5 December 2016

LES PAUVRES HÉRITERONT LA DETTE ET LES RICHES DE L’ARGENT DE LA DETTE

Algérie en voie de sous-développement.« Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette. »Confucius –

Il est  trop injuste de signifier ce que sait la dette sans jamais  examiner les avoirs dans le pourquoi ?le ou ?le comment ?le quand ?…,. La dette n’est pas une calamité, ni une catastrophe, être endetter ne veut pas dire qu’en est en faillite, mais seulement quand on a plus de dettes que d’avoirs.  Par contre si la valeur ajoutée financières ou autres s’il s’agit d’un agent économique y compris l’état  ;  on serait bien obliger de  brader tous les  biens( patrimoine), que l’on possède  pour  continuer à rembourser normalement  sa dette si  Dame rente et valeurs ajoutées sont inexistants, cet état de fait  vous met dans une situation bien particulière  sinon difficile et le FMI y est spécialiste dans ce domaine .

La dette de l’Algérie était de 31 milliards de $  après la chute de pétrole en 1988(période de cessation de paiement et rééchelonnement) ce qui représentait approximativement une dette par habitant de 1000$, l’Algérie était dans une situation très délicate, pas de valeur ajoutée, ni surplus pouvant générer une plus value produite (valorisation du capital), seule la bénédiction de la  rente pétrolière dont le prix avoisine 140$ après 2002.  Bien avant la bouffée d’oxygène polluée (rééchelonnement de la dette)  était venue du FMI avec sa recette  d’ultralibéralisme ou l’économie irréelle chassait l’économie réelle en phase de décollage  par liquidation à outrance  des entreprises, l’Algérie possédait un capital immobilier et mobilier très très importants, il ya des terrains, des gisements  il ya aussi des actifs à l’étranger.
La dette est organisée tacitement via le FMI, une destruction extraordinaire était  programmée de la valeur de notre patrimoine culturel et même touristique.

Ajouté à la dette externe, la dette publique interne  non quantifiée en valeur , cette situation était bien intéressante pour mieux avoir le prétexte pour mieux  justifier les privatisations des entreprises sans pour autant avoir l’avis,  l’ opinion ou le feu vert du peuple ou  de nos éminences pour mieux et bien avancer en avant et non en arrière comme ils se sont aventurés nos politicards de l’époque.
Un pouvoir ou régime  qui instaure un gouvernement qui fait alliance avec les nouveaux faux riches préfabriqués, ne peut s’étonner de la hausse du déficit du budget de  l’État paix sociale oblige !. De l’argent public en centaines  ou milliers de milliards de DA qui transitent chaque année des finances publiques vers les caisses des oligarchies ou des individus qui détiennent de l’argent cash et sale  ( ch’kara maamra be draham). Et c’est souvent ces mêmes individus oligarques et son périphérique qui ensuite fraudent le fisc  via l’informel! L’illicite, l’interdit et illégal !

La dette publique ne vient pas forcement  d’une hausse des dépenses, mais d’une baisse de recettes. L’État dispose d’un moyen dont les particuliers sont dépourvus  comme par exemple
*l’état fixe lui-même ses propres recettes via la fiscalité et la parafiscalité
*L’état décide aussi de fixer les salaires à sa guise !sans aucune norme.
*L’état fixe les prix réglementés pour la paix sociale.
*L’état fixe aussi la parité du dinar, la dévaluation  touche le niveau de vie du citoyen  via une forte inflation.
Par conséquent quand ces recettes ne suffisent pas face à des besoins de plus en plus importants.
*c’est aussi l’etat qui limite ses propres recettes et quand ces recettes sont insuffisantes par le système établis dans sa fiscalité, sa  parafiscalité et aussi la rente pétrolières. La seule et unique issue de sortie de secours comme source de financement  ne peut être que l’emprunt qui est source de soumission ne dit on pas « que celui qui donne ordonne » cette situation d’endettement  est très attendue après avoir dessécher  le fond de régulation des recettes (horizon 2017). :
. Et à qui emprunte-t-on,
*Aux oligarchies  représentées par la banque mondiale et ses tentacules, le FMI.
* Alors, pour rembourser, il faut vendre le patrimoine algérien, la loi sur la cession du foncier est pour bientôt et Hollande n’attend que ca pour sa nouvelle colonnisation.
*Ouvrages d’art, patrimoine administratif, industriel, gisements, etc.
* Il faut vendre  même nos services publics aux services privés formes de concessions.
*Réduire les effectifs de la fonction publique
*Réduire les dépenses sociales donc moins de recettes pour les retraités……
*fermer, les hôpitaux et autres institutions budgétivores.
*revenir aux prix réels via l’OMC…….

–Il faut ouvrir le secteur public au secteur marchand. Il faut précariser les salariés du privé comme du public ! Voila ce que c’est l’ultralibéralisme  et on nous raconte que se sont des reformes !alors que se n’est que le refrain  du FMI et la banque mondiale.

Devant ce fait accompli, l’État redevient une machine de cession ou plutôt de bradage du patrimoine public qui sert plus  à enrichir les riches et appauvrir les pauvres, ce que Marx avait dit sur cette sacrée alliance avec la bourgeoisie compradore.

Par conséquent, la dette d’aujourd’hui est un fardeau pour la génération à venir tant pis pour eux, c’est les dires des médiocres et des incompétents d’aujourd’hui qui tiennent  très mal les leviers de commandes parce qu’ils ne savent ni voir ni écouter donc  ne savent par réfléchir !!. La dette enrichis certains et appauvri  beaucoup d’autres  c’est  donc un transfert en couche sociale moyenne vers une couche sociale misérable et de la  richesse vers une autre couche plus opulente.

Une autre fin  de conséquence, tant pis pour la répétition !, les uns hériterons du malheur  de la dette et d’autres du bonheur  de l’argent de la dette:
*Les malheureux sont ceux qui supportent la dette : un lourd héritage pour un temps d’agonie.
* Les autres bénéficieront de l’argent de la dette : se sont les ploutocrates et les synarchies du système rentier pour un temps de survie.
Il y a quand même  des solutions heureusement, seulement  elles ne peuvent provenir que du peuple c’est-à-dire  un peuple libre et responsable qui choisi librement ses représentants  dans des institutions légitimes alors la on peut parler de solution de sortie de crise via :
*L’annulation de la dette,
* de la création de richesse, du savoir
* et out l’incompétence, la médiocrité et le laxisme.
Pour conclure, il est clair que la dette, aux pays des nantis comme ceux du Sud,  la dette  au cœur  même du modèle économique ultra libéral actuel. La dette est devenue   un nouvel outil financier, monétaire et économique, elle   permet de transférer et prélever, via les intérêts, la richesse du travail vers le patrimoine des plus riches, ceux qui peuvent prêter.
  Et enfin pour  réduire le paiement surtout  des intérêts de la dette, les oligarchies  mettent en place pour leur propre intérêt  des politiques de rigueur au Nord cas de la Grèce, de l’Espagne de l’Italie et de l’Irlande  et d’ajustement structurel au Sud argentine, chili, Algérie ….. Toujours plus, encore plus pour le  plus grand bénéfice d’une minorité telle est la messe des oligarchies de cette planète..
 
L‘idée est d’actualité, elle  reste de mise à ce jour,
– la rente pétrolière s’amenuise de jour en jour
– la grandeur de l’offre détrône la demande par un prix qui se rapproche de son cout d’exploitation,
– les fonds de régulation des recettes  se fondent comme une boule de neige au soleil,
– les ressources se font très  rares( le système économique actuel de « bazardisation »  ne parvient plus à valoriser le capital   et donc à se reproduire de manière élargie ce qui signifie l’agonie économique),
– les valeurs ajoutées sont négatives et puis l’endettement  serait la solution de facilité.
.La classe moyenne des algériens  vont dépenser toutes leurs épargnes devant la dégradation de la valeur du DA et vont vivre tous à crédit avec de l’argent qui ne leurs appartient pas, une valeur non encore produite et qui ne le  sera peut être jamais avec le train FMI,
Le crédit du petit épicier qui n’est pas effacé en fin de mois, au crédit de la consommation , l’épargne disparait et l’austérité touche même la partie consommable  une nouvelle situation  qui va vers un grand  désarroi ….. Un remake de la politique aventuriste de 1988 est très probable juste  après 2016, le projet de la loi de finances 2016 annonce déjà les couleurs « Daechiennes ».
Quand  la simplicité des actes, attitudes et agissements  ou la logique, les valeurs, les mesures, le crédit, l’évaluation et  la balance.
Cette simplicité est  illustré par un petit exemple ridicule mais significatif ou  le prix du marché des trois bouquets d’herbes réunis (  persil-Kosbar, coriandre-krafess et céleris-ma aanouss)  est de 280DA, ses herbes sont   arrosées par des eaux usées par-dessus le marché !! ;  alors que  le poids de ces  trois bouquets réunis  ne dépasse guère les 500g    par contre, le prix du Kg de la pomme de terre( 40DA) …no comment ?
Par conséquent   il ne faut pas s’attendre au miracle mais à une agonie sociale par sénescence morale  qui nous tient !!! .
 
BENALLAL MOHAMED

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3 Commentaires sur cet article

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  • mohand
    20 septembre 2015 at 12 h 56 min - Reply

    L’ avenir noir décrit avec conviction , c’est en effet un mal multiforme qui attend la société algérienne principalement la classe moyenne et les plus démunis. Dans cette situation ou les perspectives ne sont pas bonnes, bien évidemment les investissements ne se feront pas. Le chomage grandissant et la misère avec , les personnes vont se morfondre encore davantage. Beaucoup continueront à vouloir des avantages et des faveurs. tous ceux la ne connaissent pas leurs droits et oublient souvent leurs devoirs.
    Nous sommes dans un train dont les freins sont sabotés, et nous nous achemenons vers un ravin d’où il sera difficile de remonter indemne.
    La majeur partie de la population est psychologiquement atteinte . La population est démoralisée.Ils se tournent et écoutent les illunimés leur prescrire qu’il vaut mieux mourir et aller au paradis que de vivre dans la misère et le déshonneur.
    Bien sur la population ne fera pas attention que ces mêmes illuminés vivent eux comme des nababs dans des palais , utilisant tous les biens modernes tout comme les emirs du golfe dont ils sont les modeles.
    J’ai vu des cheikhs fréquentaient des hotels 5 étoiles, j’ai aussi vu des dirigeants s’accoquiner avec les plus inhumains des hommes … ils se rejoignent en un sens sur une chose : seul leur privilège et leur vie de nouveau riche importent. Prenez n’importe qui de ces deux catégories de gens, faites un diagnostic de sa vie et une analyse de son mode de vie , vous seriez vite édifié. Je dis modestement qu’il faut se remettre en question, simplement et envisager une autre façon d’être, l’argent est le problème, ce n’est pas lui qui règle tout. Une autre façon de voir la vie et l’avenir n’est elle pas envisageable ?
    Ces politiques qui toutes tournent autour du pétrole et du gaz sont elles uniques ? Il y a pourtant des pays à l’aise économiquement alors qu’ils n’ont ni petrole ni gaz ni autres richesses du sous sol. D’ailleurs je pense bien que notre société n’a jamais aussi été dépravée et désorientée que depuis la que l’on ne parle que de cette richesse . Même pour ce petrole et ce gaz en 50 ans on n’a , en fait, pas évolué dans son exploitation par nos moyens propres, ce sont toujours les Occidentaux qui le font , exactement comme au Moyen Orient …
    On met tout dans un seul panier, dès que l’on tribuche c’est la catastrophe .
    Diriger c’est prévoir , mais nos dirigeants ne le font pas. La seule chose qu’ils font c’est de penser à leur avenir et celui de leurs enfants et à la vie qu’ils auront sous d’autres cieux …. quand on saura tout sur eux et qu’ils ne pourront plus cacher leurs tirpétudes. Le procédé est banal tous l’appliquent de la même manière , Saadani et des centaines d’autres du même accabit.

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  • rachid dahmani
    21 septembre 2015 at 7 h 58 min - Reply

    Bonjour,

    Depuis le temps que j’attend le changement dans mon pays. Moi pour ma part, je sais que je n’y assisterais jamais. Je ne verrais jamais ce changement tant attendu et souhaité par bon nombre d’algériens. Je dis bon bon nombre d’algériens, car il y en a une belle masse qui ne voudraient pas de ce changement et pour cause…l’argent coule à flots, on se fait ramener tous les petits désirs de l’étranger, on ne manque pas d’eau ni d’électricité, aucune coupure, on a les plus beaux mobiliers du monde oui du monde, on part en vacances quand on le désire à n’importe quel moment de l’année, et surtout on ne paye presque rien de nos poches…oui..oui tout au frais de l’état ou presque. Donc, il y en a qui ne voudraient certainement pas de ce changement . Mais changement il y aura forcément. La question est quand? Moi j’ai la réponse (sans aucune prétention). Le texte de Mr Benallal Mohamed permet aisément de connaitre la réponse. La marabounta qui nous gouverne, le système crapule qui s’est mis en place depuis l’indépendance et qui a assassiné abane ramdane, la mafia au pouvoir qui règne comme la pègre sur toutes les richesses du pays, les incompétents qui sont tous sur les noeuds de la toile tissée sur le pays et monopolise la rente pétrolière et le pouvoir totale, ces crapules d’incompétents qui ont fait sombrer le pays Algérie dans les abysses eh bien ils ne lâcheront rien de ce qu’ils ont acquis malhonnêtement pour rien au monde. Ils brûleront tout le pays s’il le fallait pour rester au pouvoir. Que reste t’il alors pour que les Algériens recouvre leur vraie indépendance? eh bien un nouvel affrontement…oui. Cependant, l’initiative viendra d’elle même. Il n y aura point de leaders ou de meneurs pour initier un tel mouvement conduisant à la destitution de ces vautours toujours affamés. ça se fera tout seul. Et la marche est déjà enclenchée…comment? eh bien, comme ces crapules sont aussi des ignares, ils ne savent que bouffer, compter et faire du mal, ils ne connaissent rien à la prévoyance, ils se battent même entre eux comme des fauves à qui arracher le meilleur morceau, eh bien ils sont en train eux même de conduire le peuple naturellement vers le sursaut, vers l’explosion, vers le soulèvement. Car même s’ils disent que la paix sociale n’a pas de prix (sir ouyahia le blaireau) et qu’ils font tout pour apaiser le peuple…eh bien chasse le naturel et il revient au galop…ils reviennent à leur nature, ils bouffent tout, ils ne savent rien faire et donc conduiront nécessairement le pays à la faillite. Ce qui semble se vérifier d’année en année. Alors, bientôt on aura des inflations à 4 chiffres voire à 5, plus d’argent, la famine partout…etc, scénario catastrophe vous me direz, et que je suis en train de délirer…relisez alors le texte de Mr Benallal…on comprendra alors que le cauchemar a déjà commencé. Bonne journée à tous.

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  • rachid dahmani
    21 septembre 2015 at 12 h 19 min - Reply

    Bonjour,

    je ne pouvais m’empêcher de rapporter la chronique de Mustapha Hammouche d’aujourd’hui sur Liberté..

    « “Le bon citoyen ne gaspille pas l’eau, ne gaspille pas le pain, ne gaspille pas l’énergie.”
    C’est ce genre de leçons de morale citoyenne que le Premier ministre a délivré en inaugurant une rencontre d’experts réunis par le Conseil national économique et social à la résidence d’État de Djenane El-Mithak, un complexe hôtelier et résidentiel de haut standing plus indiqué pour les activités diplomatiques que la contrainte matérielle ne doit pas encombrer que pour une réflexion sur la manière d’économiser les moyens publics.
    Après avoir longtemps déserté sa mission d’analyse et de critique des politiques publiques et de propositions des politiques alternatives, le Cnes est appelé à organiser un conclave d’experts dont on espère qu’ils contribueront à légitimer les décisions nécessairement impopulaires que le gouvernement devra prendre dans les jours à venir. Ces mêmes experts qui, peut-être, depuis quinze ans, s’égosillent à prêcher dans le désert pour un gouvernement qui leur répondait par la suffisance et la superbe de celui qui sait qu’il peut dépenser sans compter.
    Et c’est pour maintenir le huis clos sur sa gestion au “coup de tête”, sur ses errements stratégiques indéfendables, sur son gaspillage débridé que dès le début, le régime, n’ayant pu faire du Cnes une institution “indépendante” alibi, comme dans le cas du Conseil constitutionnel ou de la Banque d’Algérie, a préféré casser le thermomètre de sa gestion socioéconomique en poussant le Pr Mentouri à la démission. Plutôt que de souffrir la publication de rapports de conjoncture étalant les vérités sur sa gestion socioéconomique désastreuse.
    Il suffirait de les relire pour retrouver une grande partie de l’origine de la déliquescence économique du pays ; cela vaut mille conclaves d’experts. En démissionnant, Mentouri déclarait percevoir que “le gouvernement ne veut plus avoir affaire à des rapports objectifs publiés dans la presse. Il veut que tout soit confidentiel”.
    Maintenant que la gestion autoritaire et opaque a eu raison de notre potentiel économique providentiel, l’on convoque des expertises tous azimuts pour leur faire partager la responsabilité de l’austérité. Et le citoyen, auquel on explique depuis quinze ans que les moyens de l’État sont infinis et qu’il pourrait en jouir à satiété s’il se tient tranquille, est sommé de ne plus gaspiller le pain, l’eau et l’énergie ! Mais depuis le temps que leurs tarifs ne changent plus, il a fini par croire que c’est leur prix !
    Ce n’est que le résultat comportemental d’une pédagogie de la subvention fondée sur une arrière-pensée strictement politicienne. Car, enfin, un bon gouvernant serait-il celui qui préconise aux jeunes chômeurs-investisseurs de se marier avec l’argent des crédits Ansej ? Difficile de sortir d’une politique de gaspillage de consensus ! »

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