Édition du
10 December 2016

Contre l’impunité et l’amnésie ! Bentalha aujourd’hui nous interpelle !

bentalhaSalah-Eddine SIDHOUM

A l’occasion du 18e anniversaire de l’odieux massacre de Bentalha, nous avons jugé utile de rappeler, plus particulièrement à nos jeunes compatriotes, une période douloureuse vécue par la population, marquée par des massacres collectifs perpétrés par des hordes criminelles qui à ce jour n’ont pu être identifiées formellement, faute d’enquêtes sérieuses.

Les massacres collectifs apparurent avec une fréquence régulière à partir de novembre 1996, prenant une proportion alarmante durant le Ramadhan (février 97) et augmentant progressivement au fil des mois jusqu’à atteindre le sommet de l’horreur lors de l’horrible massacre du quartier Errais de Sidi Moussa (août 1997) avec ses plus de trois cent morts.

Durant le Ramadhan 97, les quartiers populaires de la capitale (Belouizdad, Bab El Oued, Hussein-Dey), connus pour leurs sympathies avec le FIS furent marqués par d’odieux attentats à la voiture piégée provoquant la mort de plus d’une centaine d’innocentes victimes.

Qui sont ces criminels qui, sous couvert du « GIA », ce monstre hideux, iront semer la terreur dans les villages et quartiers populaires connus pour leurs sympathies islamistes ? Des psychopathes drogués vont commettre des crimes horribles, indescriptibles qui dépassent tout entendement. Des femmes kidnappées et violées, des enfants éventrés, des hommes décapités et désarticulés. Des récits et des témoignages insoutenables ébranleront les consciences les plus solides. S’attaquant dans un premier temps aux familles des jeunes ayant rejoint les maquis, ils étendront par la suite leurs crimes à des villages entiers.

Avec des déguisements hideux (fausses barbes, tenues afghanes, rasage du crâne et des sourcils et bandeaux aux inscriptions blasphématoires pour certains (Ghadhibounes ‘Ala Allah), ces criminels sèmeront la terreur et le désarroi dans les villages de la Mitidja, de Médéa, de Relizane, de Tlemcen, de Chlef et de Djelfa avant d’arriver aux portes de la capitale.

De nombreuses questions et interrogations tarauderont l’esprit de tout observateur digne et honnête.

Comment expliquer que la majorité des massacres se soient déroulés dans des secteurs connus pour l’implantation des principales garnisons militaires (Beni Messous, Blida….) et quadrillés par d’imposants dispositifs de sécurité (80% du dispositif de guerre) ? Des massacres ont eu lieu à quelques centaines de mètres de certaines casernes et brigades de gendarmerie sans aucune inquiétude pour les agresseurs. Ces derniers se déplaçant par dizaines et en camions en toute quiétude se permettant même d’emporter des « butins de guerre » que sont les femmes, le bétail et des objets domestiques. Les tirs d’armes, les explosions de bombes, les flammes des maisons brûlées et les cris désespérés des victimes ne troubleront pas le sommeil de ceux qui étaient censés assurer la sécurité des citoyens.

Qui sont ces bandes criminelles qui se déplacent avec aisance, armées de couteaux et de haches,  commettant des crimes des plus horribles de cette fin de siècle, coupant en tranches des bébés, décapitant des vieillards et éventrant des femmes ? De véritables crimes contre l’humanité. Il est clair qu’un être humain normal, quel que soit son degré de haine ne peut se permettre de commettre de tels actes horribles. Il ne peut s’agir que de personnes ayant perdu la raison par l’effet de drogues.

Comment se fait-il qu’une oligarchie qui consacre 17% des dépenses publiques à la lutte « anti-terroriste » et qui a armé des dizaines de milliers de miliciens et mobilisé tous ses services de répression dans cette lutte de survie se laisse-t-elle facilement surprendre par des groupes armés qui massacrent impunément des villages entiers ?

Comment se fait-il que les bunkers de la nomenklatura du littoral algérois et les zones d’exclusion du Sahara de ce que certains analystes appellent « l’Algérie utile », n’ont jamais reçu les visites nocturnes de ces étranges groupes armés ?

Comment se fait-il qu’après les massacres, des ordres formels sont donnés aux services de sécurité pour isoler les villages et interdire aux survivants de témoigner devant la presse internationale. Aucune personne étrangère au village n’est autorisée à se rendre sur les lieux des massacres. Seuls certains plumitifs auront loisir à désinformer et à donner la version des officines spéciales, dans des articles commandés à distance ?

A aucun moment l’un des « auteurs » de ces crimes abominables n’a été arrêté et présenté à la justice, en dehors, bien sûr, des manipulations télévisées de « repentis » qui ne trompent personne.

Qui sont les commanditaires, tout aussi criminels, de telles machinations diaboliques ? Les citoyens algériens connaîtront-ils un jour la vérité sur les auteurs de ces crimes contre l’Humanité ?

 

 Liste non exhaustive des massacres perpétrés contre la population.

1996

Dimanche 3 novembre 1996 : Dix femmes et trois enfants sont assassinés à Douaouda (Tipaza).

Mardi 5 novembre 1996 : Massacre au village de Sidi Kebir (Blida). Près de cinq familles sont décimées par un groupe armé : 33 personnes sont ainsi assassinées dont la famille Bellamine (9 personnes dont 7 femmes).

Quatre personnes d’une même famille sont égorgées à Bouinan (Blida).

Lundi 11 novembre 1996 : 11 citoyens sont assassinés à Berrouaghia (Médéa) et 6 autres à Tissemsilt.

Mardi 12 novembre 1996 : Quatorze personnes, dont cinq femmes et trois enfants de la famille Abdelli sont assassinées au village Bensalah, dans la commune de Ouled El Alleug (Blida). Une vingtaine de miliciens du village n’ont pas réagi au massacre (?!!!)

Mercredi 13 novembre 1996 : Massacre au village de Ain Derna (Médéa) où 11 habitants ont été assassinés par des hommes cagoulés.

Sept habitants du village de Zeghla sont assassinés dans la même nuit.

Mercredi 4 décembre 1996 : Dix citoyens sont assassinés au village Trab, à Chebli (Blida). Selon les témoignages des habitants de ce village l’un des fils de cette famille serait un maquisard islamiste.

Jeudi 5 décembre 1996 :Dix-neuf autres citoyens sont tués à Benachour (Blida) : la famille Mokhtafi  a perdu à elle seule onze membres dont cinq femmes et un enfant.

Lundi 9 décembre 1996 : une famille de huit personnes (5 hommes et 3 femmes) sont massacrés à Amroussa près de Bouinan (Blida) par un groupe armé.

Mercredi 11 décembre 1996 : Douze citoyens sont assassinés au village Moulay Larbi à Saïda.

1997

Samedi 4 janvier 1997 : 16 citoyens sont assassinés au village Ben Achour (Blida) à quelques centaines de mètres d’un campement militaire, par des hommes cagoulés. Il est à noter que les citoyens de ce village avaient refusé de se constituer en milices armées.

Dimanche 5 janvier 1997 : Massacre de 18 citoyens à la cité des Oliviers à Douaouda (Tipaza). Parmi les victimes figurent 3 enfants et 6 femmes. Cette région avait refusé comme tant d’autres à constituer des milices armées.

Lundi 6 janvier 1997 : 23 citoyens sont horriblement mutilés puis tués par des groupes armés.

Dimanche 12 janvier 1997 : Quatorze citoyens du village de Bouinan sont assassinés par un important groupe armé. Les victimes de ce massacre avaient de nombreux membres qui avaient rejoint les maquis islamistes.

14 citoyens sont assassinés à Tabaïnant (Bouinan, Blida) par un groupe armé.

Vendredi 17 janvier 1997 : 43 citoyens sont assassinés à Sidi Abdelaziz dans la région de Béni Slimane (Médéa) et 6 autres au village Bouchrahil,  dans la même région.

Dimanche 19 janvier 1997 : Explosion d’une voiture piégée à la rue Belouizdad (Alger), une heure après la rupture du jeun, dans un quartier populaire bondé de monde. Un véritable carnage se produit : 54 citoyens sont tués et 89 autres sont blessés selon un décompte des différents hôpitaux d’Alger.

Mercredi 22 janvier 1997 : Quatorze personnes sont assassinées au village Benramdane à Saoula (Tipaza).

Jeudi 23 janvier 1997 : Les familles Sifouane, Benmahdi et Loukal, demeurant à Haouch El Hadj de Baba Ali (environs d’Alger) sont décimées par un groupe armé. Au total 15 personnes dont 9 femmes sont assassinées.

Vendredi 24 janvier 1997 : 35 citoyens demeurant au douar Ouled Ali (Berrouaghia) sont assassinées par un important groupe armé.

Mercredi 29 janvier 1997 : Huit citoyens dont un bébé, sont assassinés dans une ferme de Sidi Kaddour située à Sidi Moussa (Blida).

Vendredi 31 janvier 1997 : Le quartier de Ktiten situé dans la ville de Médéa est attaqué par des dizaines d’hommes cagoulés et armés.  Trente-cinq personnes dont des femmes et des enfants ont été assassinés et certains horriblement mutilés. Les citoyens de cette région avaient refusé de constituer des milices armées et basculer dans la guerre civile. Selon de nombreux témoignages, il s’agirait de représailles contre ce refus.

Les citoyens de la ville de Médéa, sont terrorisés. Des comités de citoyens, armés de couteaux et de pioches montent des gardes nocturnes pour se protéger. D’autres fuient la ville.

Samedi 1er février : Sept citoyens d’un domaine agricole (Haouch Louz) situé à l’Arbaa (Blida) sont tués par un groupe armé.

Lundi 3 février 1997 : Neuf personnes d’une même famille sont assassinées dans des conditions horribles à Benchikao (Médéa)

Dimanche 16 février 1997 : Massacre de deux familles du douar El Karrech (Blida) qui avaient refusé de se constituer en milices. L’une des familles a été brûlée vive dans sa chaumière suite à l’incendie provoqué par le groupe armé : 33 personnes périssent dans ce massacre.

Samedi 22 février 1997 : Six membres d’une famille demeurant à Tablat (Médéa) sont assassinés par un groupe armé.

Dimanche 23 mars 1997 : 32 personnes dont 14 femmes sont sauvagement mutilées puis tuées à Ouled Antar (Ksar Boukhari).

Lundi 24 mars 1997 : cinq jeunes filles sont tuées à Berrouaghia par un groupe armé.

Jeudi 3 avril 1997 : 13 personnes sont tuées par un groupe armé au village de Aïn El Hadid (Tiaret).

Au village Thalit (Ksar Boukhari), un groupe de criminels massacrent plus de cinquante citoyens dont des femmes et des enfants.

Vendredi 4 avril 1997 : A Amroussa (Chebli. Blida) deux familles composées de quinze membres dont sept femmes et trois enfants sont exterminées par un groupe armé.

Samedi 5 avril 1997 : 12 citoyens dont 7 femmes sont tués par un groupe armé à Bouinan.

Vendredi 11 avril 1997 : 23 citoyens sont tués sauvagement dont 12 femmes et 6 enfants au village Menaa, (Boufarik). Ce massacre se déroulera quelques heures seulement après la mort de 5 miliciens lors de l’explosion d’une bombe à Haouch Gros (Boufarik).

Dimanche 13 avril 1997 : Trente-deux citoyens sont massacrés par un groupe armé à la ferme Chaïb de Chebli (Blida).

Lundi 21 avril 1997 : un groupe armé et à cheval investit une ferme située à l’entrée de Bougara (Haouch Boughelaf) et procède à l’horrible massacre de 120 personnes (dont des dizaines de femmes et d’enfants). Il est à noter qu’à quelques cent mètres de cette ferme, se trouvent un campement de militaires, le local de la milice et la brigade de gendarmerie. Malgré  cela, la bande criminelle occupe la ferme durant toute la nuit jusqu’à l’aube, perpétrant en toute impunité  ses crimes .

Mercredi 14 mai 1997 : Vingt-neuf personnes dont une dizaine d’enfants et de femmes sont tuées après avoir été atrocement mutilées dans la ferme Faner (Chebli. Blida) par une bande armée. Il s’agirait du même groupe qui sévit depuis octobre 1996 dans la région de la Mitidja et qui a son actif depuis, plus de 800 innocentes victimes.

Lundi 26 mai 1997 : une famille de huit personnes est assassinée par un groupe armé au village Djebabra (Médéa).

Treize citoyens sont assassinés à Douaouda (Tipaza) par un groupe armé.

Lundi 16 juin 1997 :  Une cinquantaine de citoyens tués au village de Daïat Labguer (M’sila) par un groupe armé.

Mardi 24 juin 1997 : Assassinat de 15 citoyens à Saïda par un groupe armé.

Vendredi 27 juin 1997 : 22 personnes sont tuées au douar Zmala, village Seghouane (Médéa) par un groupe armé.

Mercredi 2 juillet 1997 : quatre personnes sont tuées et six filles d’une même famille kidnappées à l’Arbaa (Blida) par un groupe d’une trentaine d’hommes armés.

Mardi 3 juillet 1997 : Dix-huit citoyens sont assassinés à Ouzera, village proche de Médéa par un groupe armé.

Dimanche 6 juillet 1997 : Vingt-sept personnes sont tuées par un groupe armé  à Aïn Boucif (Médéa).

Vendredi 11 juillet 1997 : Quatorze personnes sont tuées au douar Balili (Bou Ismaïl-Tipaza) par un groupe armé.

Samedi 12 juillet 1997 :  Trente-trois citoyens sont tués par un groupe armé  au douar Fetha près de Ksar Boukhari (Médéa)

Lundi 14 juillet 1997 : Un groupe armé se présentant comme étant des « moudjahidine » se s’introduit au village de Tafraout (Ain Boucif. Médéa) pour réclamer de la nourriture. Après avoir été bien reçus et nourris, ils se retournent contre les villageois et en tuent douze. Il s’agirait selon les témoignages de faux maquisards qui repéraient les citoyens aidant les islamistes.

Lundi 21 juillet 1997 : Massacre de 21 citoyens au douar M’ghita, à Chréa (Blida) par un groupe armé.

Jeudi 24 juillet 1997 : Plus de trente citoyens des douars de Sidi Ghiat et Oued Bouhradoun (Hadjout – Tipaza) dont des enfants et des femmes sont assassinés par un groupe armé.

Vendredi 25 juillet 1997 : Treize citoyens du douar de Sidi Salem près de Omaria (Médéa) sont sauvagement assassinés par un groupe armé.

Dimanche 27 juillet 1997 : Trente-six citoyens sont sauvagement assassinés dans le  quartier Si Zerrouk à l’entrée sud de la ville de l’Arbaa (Blida), situé à moins de cent mètres d’une caserne militaire et d’une brigade de gendarmerie. Le courant électrique avait été coupé dès l’après-midi de dimanche. Le groupe armé a utilisé des bombes pour dynamiter les maisons.

Vingt deux citoyens sont tués à Omaria (Médéa) par un groupe armé.

Mardi 29 juillet 1997 : Massacre de 39 citoyens dont des femmes et des enfants au douar Matmata (Aïn Defla) par un groupe armé.

Mercredi 30 juillet 1997 : Massacre de 38 citoyens au village de Sidi Madani (Blida) par un groupe armé.

Massacre de 22 citoyens à l’Arbaa (Blida) par un groupe armé.

Dimanche 3 août 1997 : Massacre de 19 jeunes citoyens à Amroussa (Blida) par un groupe armé. Il s’avérera que ces citoyens étaient des islamistes ayant appartenu au FIS.

Vingt cinq citoyens sont massacrés par un étrange groupe armé dans les villages  de Mzaourou et Oued El Had (Aïn Defla). En effet ces criminels, déguisés en islamistes avaient le crâne, les sourcils et la moustache rasés selon de nombreux témoins rescapés de la tuerie. Ils arboraient des bandeaux portant l’inscription : »El Ghadhidoun aâla Allah » (les fâchés contre Dieu) et se comportaient comme des drogués.

Jeudi 7 août 1997 : vingt et une personnes sont massacrées au village Zeboudja (Médéa).

Mardi 12 août 1997: massacre de 29 citoyens au douar Hraouat à Ain Defla par un groupe armé.

Mercredi 13 août 1997 : Massacre au douar Ouled  Djillali, près de Douéra (Alger) perpétré par un groupe armé  contre des familles ayant fui les massacres de Djidjel et de Médéa. Bilan : quinze morts dont des femmes et des enfants.

Mardi 19 août 1997 :  Vingt citoyens sont massacrés à Faïd El Batma (Djelfa) par un groupe armé.

Mercredi 20 août 1997 : Plus de soixante citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés au douar Souhane près de Tablat (Médéa) selon des informations recueillies auprès de survivants blessés par balles et hospitalisés à l’hôpital Zmirli d’El Harrach. Les témoins racontent qu’un groupe étrange rôdait dans la région depuis près d’un mois et visitait plusieurs douars de la région de Tablat. Ils se faisaient passer pour des maquisards islamistes et demandaient argent et aliments aux villageois. Ces témoins sont formels : ces éléments étaient étrangers à la région, portaient d’étranges déguisements et n’appartenaient pas à la région.

Samedi 23 août 1997 :  24 citoyens de la commune de Béthia (Ain Defla) sont massacrés par un groupe armé.

Dimanche 24 août 1997 : 29 citoyens sont massacrés au douar Omaria (Médéa) par un groupe armé.

Mardi 26 août 1997 :  massacre de 64 citoyens dont une trentaine de femmes au douar Beni Ali près de Chréa (Blida) par un groupe armé.

Jeudi 28 août 1997 : Effroyable massacre au quartier Errais situé de Sidi Moussa (Alger). Des hommes puissamment armés débarquent à 23 heures 45 d’un convoi de camions à quelques centaines de mètres d’un campement militaire et procèdent à une boucherie. Plus de trois cent citoyens sont tués et deux cent autres blessés. Les groupes armés portaient pour certains des cagoules et d’autres de fausses barbes, selon de nombreux témoignages concordants. Ils étaient munis de kalachnikovs sur lesquelles étaient fixées des torches électriques, de poignards de « commandos » et de haches.

Massacre de plus de trente personnes au village de Maâlba près de Djelfa.

Dimanche 31 août 1997 : 19 citoyens, membres de deux familles sont massacrées à Bologhine, en pleine capitale, par des hommes armés.

32 citoyens sont massacrés dans la région de Tissemsilt par un important groupe armé.

Mardi 2 septembre 1997 : Vingt-deux citoyens dont dix enfants sont massacrés au village Ouled Larbi près de Médéa par un groupe armé.

Vendredi 5 septembre 1997 : Massacre de plus de 70 citoyens du quartier populaire de Sidi Youcef à Beni Messous (Alger) par un groupe armé venu dans des camions. De nombreux enfants et femmes sont effroyablement mutilés avant d’être assassinés.

Lundi 15 septembre 1997 : massacre de 22 citoyens dans les régions de Beni Slimane (Médéa) et de Saïda durant le week-end..

Samedi 20 septembre 1997 : Plus de cinquante citoyens sont massacrés à Beni Slimane, près de Tablat (Médéa) par un groupe armé.

Lundi 22 septembre 1997 : Effroyable massacre au quartier Bentalha, dans la banlieue est d’Alger : 85 citoyens sont tués selon la version officielle et plus de 253 selon des sources hospitalières et 120 blessés .

Vendredi 26 septembre 1997 : Plus d’une vingtaine de citoyens sont massacrés au village de Aïn El Hadj près de  Djelfa par un groupe armé.

Dimanche 28 septembre 1997 : La famille Ferhah de Tabaïnet (Chebli) constituée de 47 membres, dont quatre fils avaient rejoint les maquis, est massacrée par une bande armée. Femmes, enfants et vieillards sont décimés à coups de haches et de poignards. Les cinq sœurs  sont enlevées.

Jeudi 2 octobre 1997 : Quatorze personnes sont massacrées au village  de Kharouba   près d’Oran.

Trente sept personnes sont massacrées au village de Melaha (Blida)

Trente deux citoyens sont assassinés au village de Ouled Sidi Aïssa (Médéa)

Treize membres d’une même famille dont des femmes et des enfants sont massacrés à Seghouane (Médéa)

Samedi 11 octobre 1997 : Quatorze personnes appartenant aux familles Boutazalt et Kerdacha demeurant à Haouch Souidani Boudjemaa (Boufarik) sont massacrées par un groupe armé.

Samedi 25 octobre 1997 : Seize membres d’une même famille, dont des femmes et des enfants du village Bir El Djir (Médéa) sont tués par un groupe armé.

Vendredi 7 novembre 1997 : Plus de 22 personnes sont massacrées à Tajmout (Tlemcen) par des groupes armés  à des faux barrages.

Samedi 8 novembre 1997: 26 citoyens sont massacrés au village H’Malit sur les monts de Chréa  (Blida) par un groupe armé.

Jeudi 13 novembre 1997 : Massacre d’une famille de 12 personnes au village Hammama (Miliana) par un groupe armé.

Samedi 29 novembre 1997 : Près d’une trentaine de citoyens dont des femmes et des enfants du village de Hassi Labed (Saïda) sont massacrés par un groupe armé.

Jeudi 18 décembre 1997 : 31 citoyens de l’Arbaa (Blida), dont des femmes et des enfants sont massacrés et 20 autres blessés par un groupe armé.

Mardi 23 décembre 1997 : Carnage dans deux villages situés entre les wilayas de Tiaret et Tissemsilt (Sidi Antri et Shari) : 84 citoyens dont des femmes, enfants et vieillards sont massacrés à l’arme blanche par des hommes armés.

Mercredi 24 décembre 1997 : Massacre de 26 citoyens dont des femmes et des enfants au village de Zouabria (Tiaret) par des hommes armés.

Vendredi 26 décembre 1997 : Massacre de trois familles au village de Ouled Moussa (Médéa) : 21 morts dont trois femmes et sept enfants.

Samedi 27 décembre 1997 : 25 citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés au douar Safsaf, près de Mascara par des hommes armés.

Lundi 29 décembre 1997 : Trente-quatre citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés au douar Faoudj (Médéa) par un groupe armé.

Mardi 30 décembre 1997 : Horrible carnage en ce premier jour de Ramadhan dans trois villages situés à quelques kilomètres de Relizane (Kherarba, Ouled Sahnine et Ouled Tayeb) : 386 citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés par des hommes armés, selon des estimations hospitalières. La presse privée parle de 412 morts. Plus de 120 autres ont été blessés. Des témoins auraient reconnu des miliciens parmi les assaillants. Un climat de terreur règne dans la région.

1998

Dimanche 4 janvier 1998 : Plus de 150 citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés dans trois villages (Meknessa, Souk El Had et Had Chekala) de la région de Relizane, selon des sources hospitalières. La presse privée annonce des chiffres plus importants.

Lundi 5 janvier 1998 : Massacre de 62 citoyens dans la région de Sidi Maamar (Relizane).

Mardi 6 janvier 1998 : Des hommes armés non identifiés attaquent les villages de Djidiouia et de Zouaïmia, près de Oued Rhiou (Ouest) : une dizaine de citoyens auraient été tués. Des témoins survivants de la tuerie auraient reconnu formellement des miliciens parmi le groupe armé.

Jeudi 8 janvier 1998 : Vingt-six personnes dont des femmes et des enfants sont massacrés à Sour El Ghozlane (Bouira) par un groupe armé.

Samedi 10 janvier 1998 : Onze citoyens appartenant à deux familles sont massacrées par un groupe armé  à Ouled Lakhel (Bouira).

Dimanche 11 janvier 1998 : Carnage au village de Sidi Hamed, situé entre Bougara et Meftah, aux portes d’Alger. Un important groupe armé s’attaque au village après la rupture du jeun. L’agence Associated Press parle de cent morts et de plus de quarante blessés. L’AFP parle de 120 morts. Le bilan officiel donné par le pouvoir est de 103 morts.

Un groupe armé mitraille des croyants à l’intérieur de la mosquée de Haouch Sahraoui (Meftah) lors des prières de taraouih : plus de 15 morts.

Jeudi 22 janvier 1998 : Treize citoyens sont massacrés au douar Ouled Zitoun (Tlemcen) par des hommes armés.

Vendredi 23 janvier 1998 : Massacre de onze personnes au village Kaïd Ben Larbi, près de Sidi Bel Abbés.

Samedi 24 janvier  :  20 citoyens dont des femmes et des enfants du douar Haouch Mecharef, près de Frenda (Tiaret) sont massacrés par des hommes armés.

Mardi 27 janvier : Douze personnes sont massacrées dans un hameau de Blida par des hommes armés.

Quatorze personnes dont des femmes et des enfants sont massacrés puis mutilés à Aflou, près de Laghouat par des hommes armés.

Vendredi 30 janvier : Massacre de 12 personnes au village de Sabra (Tlemcen).

Mardi 17 février 1998 : Vingt-trois citoyens sont massacrés au village de Sidi Djillali (Tlemcen) par un groupe armé  alors qu’une importante opération de ratissage se déroulait au même moment dans la région (?).

Dimanche 8 mars : Onze personnes sont massacrées par des hommes armés à Boumedfaa (Ain Defla).

Dimanche 15 mars : sept personnes d’une même famille dont des femmes et des enfants sont massacrés par  un groupe armé  au douar Bourras (Tipaza).

Vendredi 27 Mars : Horribles carnages à Bab Essekrane (Saïda) et Bouiret Lahdad (Djelfa) perpétrés par des hommes armés : 65 morts dont des femmes et des enfants.

Dimanche 5 avril : 27 personnes sont massacrées au douar Boukrina (Arzew) par des hommes armés alors qu’au même moment toute la région est le siège d’une vaste opération de ratissage et de bombardement par l’armée.

Huit personnes sont tuées au douar de Sidi Hadjeres ( M’sila) par un groupe armé.

Mardi 7 avril : Douze personnes sont massacrées au douar de Ouled Saïd, dans la commune de Bir Ben Abed (Médéa) par un groupe armé.

Lundi 27 avril : 43 citoyens du douar Chouadria, de la commune de Sidi Naâmane (Médéa) sont massacrés à l’arme blanche par des hommes armés. Le village, situé à 1 km d’une brigade de gendarmerie et à 5 km d’un campement de parachutistes était privé depuis 5 jours d’électricité.

Lundi 11 mai : 22 citoyens sont égorgés à Ras El Aïne , près d’Arzew

Mercredi 10 juin : 19 citoyens sont massacrés à Timzirine (Boumerdés).

Mercredi 24 juin : 17 citoyens sont massacrés à Hassasna (Saïda) par des hommes armés.

Vendredi 26 juin : 15 citoyens sont massacrés à Ouled Sidi Daoud (Boumerdés) par des hommes armés.

Mardi 14 juillet : Découverte d’un charnier de 31 cadavres à la forêt de Baïnem (Alger).

Mercredi 15 juillet : Vingt et un citoyens sont massacrés  à Sidi Ouadah (Tiaret).

Samedi 18 juillet : 11 citoyens sont massacrés à Rébaïa, près de Médéa par des hommes armés.

Lundi 20 juillet : Onze citoyens dont des enfants et des femmes sont massacrés à Theniet Soumam (Médéa) par un groupe armé.

Samedi 25 juillet : Douze personnes dont des femmes et des enfants sont massacrées au douar Sidi Khellil, près de Bouihil (Tlemcen).

Huit personnes sont massacrées à Saïda, dans la commune de Sidi Abdelmoumène.

Mardi 4 août : Dix citoyens sont massacrés par des hommes armés  à Tagempt (Tiaret).

Sept citoyens sont massacrés à Beni Mester (Tlemcen).

Samedi 29 août : 10 citoyens sont tués au douar Ferket Targhourt près de Aïn Defla par un groupe armé.

Dimanche 13 septembre : Trente sept citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés au douar Sidi Sbaa, à 4 km de la ville de Miliana (Aïn Defla).

Lundi 5 octobre : Sept personnes sont massacrées au village de Tizi (Mascara) par une bande armée.

Mercredi 11  novembre : 17 citoyens auraient été massacrés par un groupe armé  au douar Moussa Abderrahmane près de  Boumedfaâ (Ain Defla).

Lundi 16 novembre : Huit citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés par un  groupe armé  à la cité Soulay à Khemis Miliana.

Mardi 1er décembre : 12 citoyens du village de Sidi Rached (Tipaza) sont massacrés par des hommes armés.

Mardi 8 décembre : Effroyable massacre dans les douars de Bouamed et Ayachiche, dans la commune de Tadjena (Chlef) : 55 personnes dont des femmes et des enfants sont tués par des hommes armés.

Dimanche 27 décembre : Horrible massacre au douar Zmala, dans la commune de Aïn Soltane (Aïn Defla) : 19 citoyens dont une dizaine d’enfants sont massacrés par un groupe armé, au moment du f’tour du Ramadhan. Il est à noter que les habitants de ce douar avaient refusé auparavant de se constituer en milices et qu’une semaine avant ce massacre, une embuscade meurtrière avait coûté 8 morts et 15 blessés à un convoi militaire dans la même commune.

1999

Vendredi 1er janvier 1999 : 22 citoyens sont des femmes et des enfants sont horriblement massacrés à Oued Laâtache, près d’El Bayadh, par un groupe armé.

Dimanche 31 janvier : 20 bergers égorgés dans la commune de Sidi Abderrahmane près de Ténès. Sept autres kidnappés.

Jeudi 25 février : Neuf citoyens dont des femmes et des enfants sont massacrés au douar Zitouni, dans la commune de Birbouche (Aïn Defla) par des hommes armés.

Mardi 23 mars : Neuf personnes dont des enfants et des femmes sont tuées à Haouch Bou Amrous (Boufarik) par un groupe armé.

Vendredi 30 avril : Neuf personnes dont six enfants sont massacrés au douar Ghasmi, dans la commune de Nadora (Tiaret). Quatre femmes de la même famille sont kidnappées.

Mercredi 19 mai : Sept citoyens  dont six enfants sont massacrés au douar Dekkar, dans la région des Deux-Bassins (Tablat – Médéa) par un groupe armé.

Vendredi 21 mai : Dix citoyens dont des enfants sont massacrés au douar Moulab, près de Tablat par un groupe armé.

Vendredi 4 juin : Massacre au douar Sidi M’Hamed Drouni, près de Bouhanifia  (Mascara) : 19 morts et 4 blessés. Ils appartenaient tous à la famille Hadj Mokhtar.

Jeudi 10 juin : Quatorze citoyens dont des enfants sont tués par un groupe armé au douar des Nechachda (Sidi Naâmane. Médéa).

Samedi 14 août :  30 citoyens massacrés à un barrage dressé par un groupe armé près de Béni Ounif  (Béchar), une zone militaire située à la frontière algéro-marocaine. L’agence AP, citant des sources hospitalières, parle d’une quarantaine de morts.

28 octobre : Douze personnes appartenant à une même famille massacrées par un groupe armé à Tadjemout (Laghouat).

Lundi 15 novembre : 19 personnes dont 8 enfants et 6 femmes sont massacrés au douar Ouled Djillali Benyahia (Chlef) par un groupe armé.

Samedi 20 novembre : 19 personnes circulant à bord d’un bus et de véhicules particuliers massacrées et 10 autres blessées à un barrage dressé par des hommes armés en tenue de combat et gilets pare-balles dans les gorges de la Chiffa (Blida).

Samedi 27 novembre : Dix citoyens dont des femmes et des enfants circulant à bord de voitures sont mitraillés à un barrage dressé par des hommes armés sur la route Boufarik-Chebli.

Dimanche 28 novembre : 18 citoyens massacrés et 10 autres blessés lors du mitraillage d’un bus et de véhicules particuliers  à un barrage dressé par des hommes armés au lieu dit Messissa, près de Boumedfâa (Aïn Defla).

Samedi 11 décembre : 15 personnes massacrées à un barrage dressé par des hommes armés en tenue militaire dans les gorges de la Chiffa, sur l’axe routier Blida-Médéa, au 3e jour du Ramadhan.

Jeudi 16 décembre : 12 citoyens sont massacrés à leur sortie de la mosquée après les prières des taraouih, sur les hauteurs de Bou Ismail (Tipaza) par des hommes armés.

Vendredi 24 décembre : 30 personnes tuées et 10 autres blessées à un barrage dressé par des hommes armés en tenue militaire sur la route à la sortie de Khemis Miliana (Aïn Defla).

وسيعلم الذين ظلموا أي منقلب ينقلبون‎

 

 


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4 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    23 septembre 2015 at 11 h 42 min - Reply

    je dédie cet article à HAFIDH DERRADJI, et s’il peut nous dénicher des éclaircissements de la part de son idole sauveur de l’Algérie le général Toufik qui était en poste durant cette période sanglante qu’il le fasse , sinon qu’il nous donne des pistes sur les commanditaires de tous ces carnages, si pas de réponses , on peut se dire alors à quoi servent ses services de sécurité dont le DRS, s’ils n’arrivent pas à trouver les vrais coupable que le peuple connait.

    ya si Hafidh alors d’après toi c’est grâce à des hommes comme Toufik que l’Algérie est debout, se hisser sur des cadavres est le sport favoris de ceux qui se maintienne au pouvoir , commenter cette nouvelle discipline ne te vas guère bien, une repentance s’impose cher Derradji en mémoires des victimes.

    Allah yarham toutes ces victimes, et que leurs bourreaux payent ici bas avant de rendre compte dans l’au delà

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  • Nordine
    23 septembre 2015 at 17 h 25 min - Reply

    Mr Sidhoum
    ce n’est pas un hasard si Allah Azawajal a ramener les deux pires ennemis de Sa religion aux commandes de la sécurité du pays.
    vous avez énuméré cette liste de massacres sur des populations totalement démunis sans aucunes défenses à ce jours encore impunis.
    Pour beaucoup s’agissait de crimes absurde gratuit et stupide.
    Il s’agit en réalité de programmes satanique utilisant l’extrême violence avec les pires brutalités commis par des assassins paraissant « musulmans ».
    Subliminalement Allah sa religion et son prophète (SWS) était mis en « accusations »
    Ces actes avaient pour but de faire repulser de faire refouler dans le cœur et dans l’esprit des gens, l’islam comme religion.
    Oui ils ont fait la guerre à celui dont le soleil ce prosterne devant Lui et lui demande Sa permission avant son levé !!!!!!!.
    Ils sont là pour assurer leurs propres pertes de leurs propres mains …..
    Mais ils ne le savent pas ……

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  • KADIR
    23 septembre 2015 at 21 h 21 min - Reply

    Ce que je n’arrive toujours pas à comprendre c’est comment et pourquoi ces gens là ont fait subir tout cela contre leur propre peuple et contre leur propre pays? C’est inouï et incroyable ce qui nous est arrivé… QUI les a poussé à faire cela? Qu’on nous le dise…

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  • ExAlgerien
    29 septembre 2015 at 22 h 32 min - Reply

    Je remercie beaucoup la chaine Almargharibia TV de donner la parole aux gens pour témoigner sur les années rouges dont beaucoup de morts étaient du coté islamistes. Ces crimes commis par  »les brigades de la mort » doivent être dénoncés constament jusqu’à l’arrestation et jugement de ces sanguinaires. Des émissions d’appel à témoin doivent être lancées de temps à autre pour les acculer et les torturer avant leur dernier jugement. Il s’agit de crimes commis sur les personnes connues ou les populations à savoir : Kasdi Merbah, Maatoub Lounas, Boudiaf, Said Mokbel, Smail Ifsah, Hachani Abdelkader, les commanditaires des attentats de Guemmar, l’aéroport d’Alger, Serkadji, le consulat français de Telemely, les moines de tibherine, l’archevèque d’Oran, l’attentat du commissariat central d’Alger, l’attentat du cimetière de Mostaganem, Rais, BENTALHA, Relizane, Larabaa, Ain defla etc. La liste est très longue, il faut transmettre les témoignages sur ces crimes aux organisations humanitaires pour faciliter les enquètes en cours. Que Dieu fasse découvrir tous les criminels ici bas avant l’au delà. Amiiiiiine

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