Édition du
5 December 2016

Les méthodes peu orthodoxes des « hommes d’Etat » d’Oujda et Ghardimaou !

Liberté et criminelshttp://www.huffpostmaghreb.com  

L’état d’esprit d’Ahmed Medeghri quelques jours avant sa mort
Publication: Mis à jour:

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En mettant un peu d’ordre dans une partie de mes archives, je suis tombé sur ce factuel que j’avais publié dans le Quotidien d’Oran en avril 2007 à la faveur d’une réédition de « L’Affaire Mécili » (La Découverte, Paris).

L’article avait trait à l’état d’esprit du ministre de l’Intérieur Ahmed Medeghri (sous Ben Bella et Boumediène) quelques jours avant sa « mort » !!! Voici le factuel tel que publié :

« L’ancien ministre de l’Intérieur de Houari Boumédiène, Ahmed Medeghri, se sentait menacé et en aurait fait part à l’une de ses connaissances. C’est Hocine Aït-Ahmed qui le dit dans un de ses derniers textes.

Invité à rédiger une nouvelle préface pour la réédition de « L’Affaire Mécili » (La Découverte), le chef du FFS y rapporte la teneur d’une discussion qu’il a eue avec Claude Julien, l’ancien directeur du « Monde Diplomatique ».

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Quelques jours avant sa disparition tragique, le 10 décembre 1974, le ministre de l’Intérieur et membre du Conseil de la Révolution avait appelé Claude Julien au téléphone. Motif de la communication : annuler un rendez-vous déjà convenu entre les deux hommes.

A en croire le témoignage d’Aït-Ahmed, Claude Julien – patron du mensuel parisien de 1973 à 1990 – devait se déplacer à Alger à l’invitation du ministre de l’Intérieur. Les deux hommes « étaient en contact étroit », selon le leader du FFS.

« Une semaine avant ce voyage, Medeghri l’appela au téléphone pour annuler » le rendez-vous, selon Claude Julien, cité par Aït-Ahmed. Le ministre aurait précisé à son interlocuteur au bout du fil qu’il se sentait « vraiment menacé ».

« Opposé à la charte nationale »?

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Medeghri avec le président Houari Boumedienne

Selon le leader du FFS, le directeur du « Monde Diplomatique » lui a également « confirmé » que Medeghri était « opposé à la première charte nationale des années 1970 et préconisait l’élaboration démocratique d’une constitution ».

Officiellement, les projets de charte nationale, de constitution et d’un échéancier électoral avaient été évoqués pour la première fois en juin 1975.

Dans un discours à l’occasion du 10e anniversaire du « redressement révolutionnaire » – intitulé officiel de l’éviction de Ben-Bella-, Boumediene s’était engagé à lancer un chantier institutionnel pour fermer la parenthèse du Conseil de la Révolution.

Ministre de l’Intérieur de Ben-Bella avec lequel il a eu maille à partir – son limogeage était prévu à l’été 1965-, Ahmed Medeghri avait fait partie du Conseil de la Révolution de sa proclamation jusqu’à sa mort.

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Avec le président Ahmed Ben Bella et Boumedienne (Ministre de la défense)

Ministre jouissant de toutes ses prérogatives préfectorales il avait été, entre autres missions, l’artisan des premiers découpages territoriaux de l’après-indépendance.

Plusieurs programmes spéciaux en faveur des wilayas – entre autres Tizi-Ouzou, Saïda, le Titteri (Médéa)- avaient été lancés durant cette période. Ahmed Medeghri est mort à son domicile à Hydra.

Le communiqué officiel diffusé sur les téléscripteurs de l’agence APS avait parlé d’un « décès accidentel ». La crédibilité de cette version avait été remise en cause par de nombreuses sources algériennes, y compris dans les allées du pouvoir ».


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2 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    27 septembre 2015 at 18 h 04 min - Reply

    Je comprend mon allergie à l’histoire de la révolution et la politique algérienne. Quoi de plus naturel, un crime de plus, qu’on a passer sous silence, avec un palmarès morbide aussi riche on comprend aisément le pourquoi des choses dans l’état algérien depuis sa création, savez vous que le mot  » MAFIA » est d’origine algérien il provient de l’arabe algérien « MEKHFIA », c’est prouvée linguistiquement et bien moi je confirme qu’historiquement nous avons a faire à une MAFIA au sens propre du terme , si ailleurs, la MAFIA agit en noire et fait profiter le reste de la population …

    En Algérie nous avons une MAFIA officielle avec un état , un drapeau , des institutions et qui tient le peuple en otage, à défaut de parrain et de cartels il y a des clans qui se partagent les richesses qu’ils squattent au vu et au su de tout le monde, avec un peuple séquestré depuis l’indépendance.

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  • Nordine
    28 septembre 2015 at 18 h 09 min - Reply

    Du pur orwell !
    Et ça continu !!!

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  • Congrès du Changement National

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