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8 December 2016

«L’armée n’acceptera jamais un rôle secondaire au sein de l’Etat»

Armée5Luis Martinez. Chercheur à Sciences-Po Paris

«L’armée n’acceptera jamais un rôle secondaire au sein de l’Etat»

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El Watan le 01.10.15 

Deux semaines après le limogeage du général de corps d’armée Mohamed Mediène dit Toufik, ancien patron du DRS, le chercheur français Luis Martinez analyse, dans cet entretien, la situation politique dans notre pays. Fin connaisseur de l’Algérie sur les plans économique et politique, Martinez n’exclut pas la possibilité que le général Toufik soit sacrifié par sa propre structure au profit d’une nouvelle stratégie de l’armée algérienne. Il ne pense pas néanmoins que les changements qui ont touché les hautes sphères de l’Etat, y compris l’institution militaire, soient des indicateurs d’une volonté du président Bouteflika d’aller vers un Etat civil. Pour lui, l’armée détient toujours le pouvoir en Algérie. A le croire, le changement démocratique est encore une illusion dans notre pays.

– Quelle a été la première idée qui vous est venue à l’esprit en apprenant la mise à la retraite du général Toufik, fondateur du DRS et son patron depuis 25 ans ?

Que le président Bouteflika et l’institution militaire sont parvenus à écarter le dernier acteur capable de les contrarier. C’est une page qui se tourne, elle a commencé au début des années 1990 dans le drame d’une guerre civile, elle se termine par la mise à la retraite du patron du DRS. L’un des personnages les plus importants de l’Algérie des dernières décennies.

– Peut-on dire que Abdelaziz Bouteflika a eu besoin du quatrième mandat pour tenir sa promesse de ne pas être un trois quarts de Président ?

Le quatrième mandat a permis de consolider les groupes d’intérêt qui le soutiennent. Sans ce quatrième mandat, le risque était de voir l’Algérie déstabilisée par le vide politique. La présidence de Bouteflika a littéralement asséché la vie politique en Algérie en empêchant l’émergence d’une alternative ou d’une opposition susceptible d’accéder au pouvoir. Et son quatrième mandat permet surtout à l’institution militaire et à son chef d’état-major de renforcer ses prérogatives face au DRS, qui est sans doute le grand perdant sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika.

– A votre avis, cette décision est-elle venue d’une quelconque volonté d’asseoir le projet d’un Etat civil ?

Un projet d’Etat civil sans une société civile mobilisée pour le défendre reste une illusion. La décision de mise à la retraite du patron du DRS s’inscrit davantage dans le cadre d’une victoire politique contre un adversaire politique mais en aucun cas comme les prémices de l’instauration d’un Etat de droit. On réduit les prérogatives du DRS pour transférer certaines de ses compétences vers l’état-major ! Or, le projet d’Etat civil suppose un engagement de l’ensemble des acteurs de la société civile (partis, syndicats, médias, ONG, etc.) afin de contraindre légalement les responsables de l’Etat à rendre des comptes aux civils…

– Les spéculations ont battu leur plein à Alger suite au limogeage du général Toufik. Certains parlaient même d’une mise en scène que le DRS aurait lui-même orchestrée. Cette hypothèse est-elle plausible ?

C’est tout à fait plausible. Sacrifier l’un des membres les plus importants pour sauver le groupe est une stratégie réaliste. Il reste que sur le plan politique et symbolique c’est un aveu de faiblesse. L’obligation de cette mise en scène résulte d’une contrainte nouvelle dans les rapports de force…

– Parlons de ces rapports de force justement. Vous avez affirmé précédemment qu’un rapprochement a eu lieu entre les Services français et l’état-major de l’armée algérienne au détriment du DRS, particulièrement dans la lutte antiterroriste. La France a-t-elle la moindre implication, comme le prétendent certains médias, dans les choix stratégiques du président Bouteflika, diminué physiquement par la maladie ?

La fonction du DRS a été très utile durant la guerre civile et au cours de la lutte contre le terrorisme international après le 11 Septembre 2001. La menace principale aujourd’hui, c’est la guerre et non plus le terrorisme comme le montre les situations dramatiques en Syrie, en Irak, au Yémen et, dans une moindre mesure, en Libye.

Face à une telle menace, l’institution militaire est fondamentale. La France de Hollande fait le choix de soutenir les armées égyptienne et saoudienne en raison des risques majeurs dans la région. L’armée algérienne est aujourd’hui dans une constellation diplomatique qui lui est très favorable. On a besoin d’elle au Sahel, en Libye, en Tunisie. Beaucoup de pays européens la considère comme très professionnelle. Il y a seulement 20 ans, elle était infréquentable sur le plan diplomatique en raison des accusations de violations des droits humains.

Pour la France, l’armée algérienne est aujourd’hui un partenaire de choix en raison de la convergence des intérêts communs. Le DRS avait gardé une certaine rancœur contre la France en raison de son non soutien à la guerre contre le terrorisme durant la décennie 1990 et à la gestion du détournement du vol d’Air France en décembre 1994. De là à penser qu’il y a une implication de la France me semble exagérer. Le DRS n’est tout simplement plus un élément incontournable ; en revanche, l’armée algérienne est devenue indispensable.

– Comment voyez-vous la suite des événements sur le double plan politique et économique, au vu des changements dans les plus hautes sphères de l’Etat, y compris l’institution militaire, qui coïncident avec la chute des prix des hydrocarbures ?

L’armée algérienne a besoin de partenaires politiques pour administrer la société ; or pour l’armée, les partis politiques sont incompétents et les acteurs de la société civile inquiétants en raison des changements radicaux qu’ils exigent. L’armée algérienne n’a pas la même histoire que l’armée tunisienne par exemple. Elle n’acceptera jamais un rôle secondaire au sein de l’Etat. Sur le plan politique l’inquiétude que «les révoltes arabes» avaient suscitée est dissipée. Il reste que l’armée ne dispose pas de partis politiques populaires capables de mobiliser la population autour d’un projet.

Elle dispose de partis politiques qui sélectionnent et placent leurs militants dans l’administration. Sur le plan économique, certes l’effondrement du prix du baril de pétrole constitue un problème majeur. Mais il y a 20 ans, l’Algérie était en faillite financière. Et on l’a vu, aucune politique de diversification de l’économie n’a été développée sous Bouteflika. La dépendance aux hydrocarbures se maintient avec tous les risques qui l’accompagnent.

– Pensez-vous, dans la situation actuelle que vous décrivez, qu’une élection présidentielle anticipée et démocratique puisse être organisée prochainement ?

Quel intérêt le président Bouteflika aurait-il à organiser une élection présidentielle anticipée ? Il faudrait le contraindre pacifiquement à un tel recours. Pour cela, seule l’union de toutes les forces politiques et syndicales pourrait éventuellement le contraindre à une telle décision. Et même dans ce cas de figure, l’institution militaire saisirait l’opportunité de le remplacer en favorisant un candidat envers lequel elle n’a aucune dette politique. 

Ghezlaoui Samir

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19 Commentaires sur cet article

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  • Brahimi Khaled
    1 octobre 2015 at 12 h 27 min - Reply

    dixit Luis Martinez :

     » …Quel intérêt le président Bouteflika aurait-il à organiser une élection présidentielle anticipée ? Il faudrait le contraindre pacifiquement à un tel recours. Pour cela, seule l’union de toutes les forces politiques et syndicales pourrait éventuellement le contraindre à une telle décision. »

    ….seule l’union de toutes les forces politiques ….. çà c’est une phrase à méditer par ceux qui sont pour le vrai changement. Il faut construire sur le terrain jour après jour cette union et non pas se laisser aller à la critique de toute autre initiative qui n’est pas la sienne !

    NB : ce chercheur français explique beaucoup mieux que nos « experts» algériens la situation politique actuelle en haut lieu après la mise à l’écart de Toufik et même avant ! C’est un point de vue clair comme de l’eau de roche alors que la plupart de nos «experts » … en analyse politique font dans des circonvolutions et des méandres à n’en plus finir !

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  • Dria
    1 octobre 2015 at 12 h 34 min - Reply

    Une analyse que je partage , je reprends le dernier passage
    « Il faudrait le contraindre pacifiquement à un tel recours. Pour cela, seule l’union de toutes les forces politiques et syndicales pourrait éventuellement le contraindre à une telle décision. »
    Je réitére ma proposition pour l’organisation d’une UNE JOURNEE DE PROTESTATION PACIFIQUE que l’on doit reussir avant le chaos prémidité.
    une GREVE GENERALE PACIFIQUE est plus que souhaitable qui fera office d’une réponse pacifique de tout un peuple:
    – aux militaires qui ne veulent pas lacher prise
    – aux civils qui leur servent de couverture et qui remplissent les siéges d’institutions caduques.
    – aux puissances étrangéres qui profitent de la situation et qui s’opposent a tout changement.

    Sachez que s’il n’ y aura pas de passage a l’acte pour cette action pacifique ou une autre et bien tout le reste ne sera quae LITTERATURE. alors ch

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  • nouari019
    1 octobre 2015 at 12 h 55 min - Reply

    tout d’abord je tiens à remercier le journal le quotidien d’Algérie, de nous tenir informé de ce qui se passe dans notre beau pays, qui malheureusement est géré par des voyous en tenue militaire et costume cravate des mafieux qui agissent en toute impunité des hommes qui méprisent le peuple qui n’ont aucun respect pour mon pays qui à mon avis ne sont que des restants de fausse couche que dieu les maudisse in challa.

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  • Bettache Riad
    1 octobre 2015 at 15 h 38 min - Reply

    @Brahimi Khaled,@Dria

    Chers amis internautes, je suis entièrement d’accord avec ce que vous dîtes et ce sont des points importants que vous soulevez ici! Mais, excusez-moi de vous le dire franchement, je suis certain qu’il n’y aura pas beaucoup qui vont vous écoutez, HELAS, MILLE FOIS HELAS !!!

    Déjà, Il n’y a qu’à voir les « conflits » et les mésententes entre nous les opposants au système pour prendre la décision, cette sacrée décision d’union car chacun se méfie de l’autre! J’ai l’impression qu’on ne prend pas assez la profondeur de la situation tragique du pays sur le plan politique et institutionnel.

    Ensuite, ce n’est pas demain ou après demain, que les bonnes volontés et les prises de conscience vont se manifester sur le terrain pour faire naître un jour cette union de TOUTES LES FORCES qui souhaitent le changement car chacun campe sur ces propres thèses, sa propre méthode et sa propre approche.

    Enfin, la société civile existante dans notre pays est inopérante car elle n’existe que par la « magie » du pouvoir et du système politique ! En principe, la société civile organisée par le biais d’associations à caractère non gouvernemental et à but non lucratif (comme on les appelle) doit être indépendante de l’Etat et du pouvoir, mais hélas ce n’est pas le cas chez nous car la majorité des organisations existantes jouent le jeu du pouvoir et sont financées par le pouvoir lui-même! Or ces organisations devrait jouer un rôle fondamental en s’occupant des questions de société, en aidant, en informant et en formant les citoyens à la citoyenneté, à sa prise de conscience et à sa particpation à la vie sociale et politique du pays et non un rôle de prolongement du bras du pouvoir au sein de la société!

    C’est un peu trop pour transformer nos souhaits en réalité, hélas !

    Bon courage à vous !

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  • ExAlgerien
    1 octobre 2015 at 22 h 28 min - Reply

    Paradoxalement en algérie, l’ennemi de mon ennemi n’est pas forcément mon ami, intérêts obligent. Beaucoup de partis politiques s’opposent à d’autre partis politiques car leurs idéologies ne convergent pas et par conséquent ils préférent la pérénité du pouvoir en place et ne peuvent supporter que leurs concurents politiques y accèdent quite à soutenir un régime mafieux et criminel en place, et rien n’a changé depuis les années 90, donc l’union fait la force est valable ailleurs, pas en algérie. La culture politique nationale n’est pas pour demain, la démocratie a été trahie par ceux qui la pronent à haute voix et à tout bout de champ, dés lors qu’elle ne leur a pas ouvert le chemin du trone.
    J’espère de tout mon coeur pour notre Algérie qu’on puisse s’unir contre ce mal avant qu’il ne soit trop tard.

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    • Kamel Ferhani
      2 octobre 2015 at 16 h 36 min - Reply

      @ExAlgerien

      Il n’y a aucun problème à ce que chaque parti ait sa propre idéologie ou son propre programme ou sa propre vision de gouverner le pays, au contraire car c’est çà la démocratie. Le problème c’est du moment que le pouvoir ne veut pas de système démocratique et tout autre forme de gouvernance, il faut que tous les partis dits d’oppositions se regroupent dans une même entité, pas pour fonder un autre parti politique, mais pour faire pression sur le pouvoir pour que les choses changent , … surtout que tout le monde souhaite un changement pacifique du système politique actuel.

      Il y a plusieurs internautes qui tentent et s’époumonent ici sur LQA pour expliquer cette démarche mais on reste sourds et aveugles à cette vison, stratégie ou démarche! Tant pis, car de toute façon on ne mérite que ce pouvoir abjecte de 1962 et pour longtemps encore, c’est sûr !

      Réveillons-nous ya el khaoua !

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  • Fred
    2 octobre 2015 at 6 h 03 min - Reply

    Le seul probleme en Algerie est l’absence d’un representant en chair et en os, ceci dit je m’en fous que ce representant soit du genre humain ou animal, pourvu qu’on puisse le mettre en evidence, soit il un berger alemand, doberman ou meme un hamster et pourquoi pas un chipmunk, mais ne vous attendez surtout pas a un changement! toute la societe est pourrie jusqu’a l’os, que ce soit les barbus veterans du fis, ou de mokri ou bien encore les hommes aux cravates, tous megalomanes egocentriques, hypocrites et aussi nuisibles qu’un coleoptere, ne vous faites surtout pas d’illusions, on l’a vu avec les syriens qui sont de tres loin mieux que nous, plus cultives, plus instruits et une ancienne civilisation, regardez les maintenant !, vous savez pourquoi ? tres simple les arabo-musulmans veulent tout tout de suite ! cet analyste ne sait pas que la composant socio-culturelle modifie la donne dans ce type d’analyse ! exemple : ezzalte oua tfar3ine n’existe nulle part ailleurs que dans notre societe arabomusulmane que ce soit au moyen orient ou en afrique du nord c’est pareil,
    mais pas en occident ! les arabo-musulmans n’irront pas boycoter la courgette a 200DA pour la faire avaler au marchand de légumes, ni les sardines a 700DA, des algeriens chiatine qui adorent General Toufik et en parlent fierement, c’es malheureusement çà notre atmosphere sociale, que vous le vouliez ou non !

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    • Cortex
      11 octobre 2015 at 8 h 52 min - Reply

      Alors je suis desolé de vous contredire mr fred mais il y a netement pire que les pays arabomusulmans comme vous le soulignez avec zele et qui sont laics chretiens hindouiste etc.je prefere vivre mille fois mieu en algerie qu en inde ou a cuba.

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      • Cortex
        11 octobre 2015 at 8 h 54 min - Reply

        Cela dit les pays arabes et musulmans que de nom sont loin d etre des exemples

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  • MAJORORO
    2 octobre 2015 at 9 h 26 min - Reply

    En réponse à cette affirmation de l’auteur de cet article, je voudrais avec tout le respect dire :
    Et pourtant il faut dorénavant que cette armée se soumette aux directives des grands de ce monde, ou du moins se mettre au diapason pour des raisons pas toujours les plus honorables.
    Cela avait commencé un certain soir quand Napoléon, Empereur des Français avait été requis de descendre de cheval avant d’être démissionné et exilé à jamais ; 15 ans seulement avant Sidi Ferruch.
    Les missions donc de cette armée algérienne lui recommandent dorénavant un certain profil et toutes tergiversations ne seraient pas tolérées. Les balades gratuites et improvisées de la Grande Armée dans le désert glacial de Russie ne sont plus acceptables.

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  • DJAMILA BOUBACHA
    2 octobre 2015 at 15 h 05 min - Reply

    « L’ARMEE N’ACCEPTERA JAMAIS UN ROLE SECONDAIRE AU SEIN DE L’ETAT »

    C’est simple, net, clair et précis… Ça a au moins ce mérite.

    Et puis, « Les choses bien dites s’énoncent… clairement » (La ROCHE FOUCAULD).

    C’est le contraire qui m’aurait le plus étonné… forcément.

    Vraiment, yal khaoua, on n’est pas sorti de l’auberge… Le cauchemar continue.

    Echah fellana! Echah! Echah! Echah!

    Nest’hal el kiya ana li bghit, ana li bghit…

    Nesthal el djemra tenhat aâla l’qlib…

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  • bouzid
    3 octobre 2015 at 9 h 47 min - Reply

    On a besoin des explications voire des analyses des chercheurs pour comprendre que la loi du plut fort est reine dans les pays africains où partout dans le monde???!!!!!!!!!!! quand le délire n’a pas de limite…

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  • still
    4 octobre 2015 at 15 h 18 min - Reply

    On n’est pas sorti de l’auberge…tant qu’on attend que quelqu’un le fasse pour nous.Il faut casser la baraque-l’auberge- et se libérer soi-même.
    Qu’est-ce qu’on attend? Eh bien, le peuple attend que « l’élite » se prenne au sérieux et fasse LES premiers pas et « l’élite » attend que le peuple sorte dans rue.
    Aujourd’hui personne ne prend le risque de « sortir » pour les autres.Les « sorties » qu’on observe d’un jour a l’autre ne sont que des réactions personnelles a des affronts qu’on a personnellement subis.Le sacrifice pour la Cause commune n’a presque plus de preneur depuis que les révolutionnaires ont constaté que le fruit de leurs sacrifices ne beneficie qu’aux parasites.
    Dans ce monde sophistiqué ou la conscience des masses et leur comportement sont étudiés dans des laboratoires, modélisés et manipules pour un output donné à long terme, il est désormais illusoire de compter sur des mouvements spontanés. Rien ne vaut un mouvement structuré, planifié, suivi et constamment corrigé. Ce qui n’est toléré qu’au sein d’un Etat de Droit: premier obstacle à contourner, premier objectif à réaliser.

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  • wahid
    4 octobre 2015 at 23 h 11 min - Reply

    1
    Le commencement

    Depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, en avril 1999, l’influence de l’armée s’est considérablement atténuée et aucun conclave ne s’est tenu depuis.

    Plus encore depuis sa réélection en avril 2004, les premières mises à la retraite ont touchés les généraux: Mohamed Lamari, Mohamed Touati et Fodil Cherif.

    « Le grand chambellan », « le cardinal de Frenda », « le parrain » ou « l’imam caché… », le général Larbi Belkheir dans les hautes sphères du pouvoir de plus d’un quart de siècle, décède en 2010.

    et le décès du général Smaïn Lamari, chef du contre-espionnage,

    Et récemment, le général Mohamed Mdienne, alias Tewfik, ex patron du Département recherche et sécurité (DRS),

    Enfin le Seul« janviériste » encore en poste, le générale Gaïd Salah, qui semble en sursis.

    2
    Le crépuscule des généraux

    http://www.jeuneafrique.com/111990/archives-thematique/le-cr-puscule-des-g-n-raux/

    3

    3-1
    L’armée est la colonne vertébrale du régime depuis près de dix ans

    3-2
    Cinq généraux au cœur du pouvoir

    3-3
    Rachid Benyellès, un général intègre et respecté

    source:
    http://scholar.lib.vt.edu/Chronicles_Ingest/InterNews_bag/data/InterNews/LeMonde/issues/2001/monde.20010706.pdf

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  • wahid
    6 octobre 2015 at 3 h 19 min - Reply
  • amar
    12 octobre 2015 at 20 h 41 min - Reply

    CETTE ARMEE A BIEN UN DUREE DE VIE ? UN AGE ? ELLE DOIT BIEN MOURRIR UN JOUR! elle se convertira un jour ou l autre en une armee republicaine! la preuve la frequence avec laquelle on remplace les officiers superieurs denote de l affollement chez les decideurs de l ombre…et ca renvoi forcement a une sensation d inquietude chez nos jeunes qui n accepteront pas dans l avenir les basses besognes!!!qui se souvient de « L OPTION SOCIALISTE DE LA RADP EST UN CHOIX IRRRREVERSIBLE…..QUICONQUE…… »

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  • Dria
    12 octobre 2015 at 21 h 29 min - Reply

    oui une DURÉE DE VIE qui dépend de:
    – l’obéissance et l’exemplarité de ces djounouds bêtes et discipliné
    – l’entente des généraux et l’équité dans le partage du butin de guerre le « pétrole »
    – du silence peuple et de la société civile , qui ne se rend pas compte qu’ailleurs le plus haut grade d’un militaire c’est quand il redevient « civile ».

    pour l’AGE c’est l’age moyen de nos généraux ,disons 75 ans.
    elle doit bien MOURIR évidement et ça arrivera le jour où:
    – il y aura une CASSURE entre ces dirigeants(est ce les prémices qu’on voit ??)
    – elle sera battu par une ARMÉE étrangère ( géo politiquement arrivera bientôt.
    – elle ser

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  • Dria
    12 octobre 2015 at 21 h 41 min - Reply

    Suite

    désolé c’est parti plutôt , j’ai la  » gâchette facile » tant mieux pour vous que je ne sois pas un militaire …
    – le jour ou ses enfants la déserte des désertion de masse

    se transformer en une Armée REPUBLICAINE se sera l’idéale mais avant cela il faut:
    – creer la REPUBLIQUE d’abords
    – se débarrassez de tous les DAF qui la composent.

    en somme on n’est pas sorti de l’auberge et continuons de disserter entre civile en toute quiétude, la parole des militaires de leur KALASCHNIKOV rodent dans les parages ce jour la sera TAG ALA MEN TAG ….

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  • amawajou
    17 octobre 2015 at 0 h 42 min - Reply

    Les partis politiques algériens sont des coquilles vides, ne représentent qu’eux-mêmes. Ils n’ont aucune crédibilité dans la société , aucun leadership, pas de personne charismatique, ils ne sont que des vautours qui ne souhaitent que siphonner le reste des rentes et placer leurs amis et proches au pouvoir. Nous sommes pas un peuple, nous sommes un ghaachi, c’est pour cela que les gens qui sont au pouvoir présentement doivent rester, au moins ils assurent un équilibre régional, faute de quoi l’algèrie sera réduite en miettes comme la syrie , la lybie..etc
    Nous serons toujours les esclaves du monde occidental……oulache irgazen dhi-thmourthana.

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