Édition du
5 December 2016

Hassan Bouras, journaliste et militant de la LADDH placé en détention provisoire à El Bayadh

Hassan Bouras, journaliste et membre du comité directeur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a été arrêté le 3 Octobre à El Bayadh et placé sous mandat de dépôt, indique un communiqué de la Ligue.

Un juge d’instruction a ordonné le 4 octobre sa mise en détention avec des charges « d’outrage à corps constitué et incitation des citoyens à s’armer contre l’autorité de l’Etat ». Des charges lourdes « dont la peine peut aller jusqu’à la peine de mort » précise la LADDH en soulignant que Hassan Bouras nie les faits qui lui sont attribués.

Le communiqué de la LADDH signé par son président Me Nourredine Benissad accuse des « sphères occultes » de faire « depuis longtemps » dans le « harcèlement » contre Hassan Bouras en raison de ses « activités de militant des droits de l’Homme. »

La LADDH souligne que Hassan Bouras présentait toutes les garanties prescrites par la loi et qu’un « contrôle judiciaire suffisait ». Elle rappelle que la Constitution et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie « garantissent la liberté d’expression, la liberté comme principe et la mise en détention comme exception » et protège les « défenseurs des droits de l’homme contre toutes entraves à leurs activités ».

La LADDH qui appelle à la « libération de Hassan Bouras et de tous les défenseurs des droits de l’homme » s’inquiète des « procédés et des conditions des interpellations dont a fait l’objet Hassan Bouras et d’autres citoyens dont les cas ont été rapportés par la presse.

Me Noureddine Ahmine a déclaré à Al-Arabiya.net qu’il ignorait les raisons des accusations émises contre Hassan Bouras, ni la partie qui l’accuse. L’avocat a indiqué avoir pu rendre visite au militant lorsqu’il était en garde à vue au niveau de la police.

« Je l’ai trouvé fermement décidé à se défendre et nie les faits qui lui sont imputés ». L’avocat a annoncé qu’il fera un recours contre la mise en détention provisoire, le juge pouvant, a-t-il indiqué, « le libérer ou le placer sous contrôle judiciaire en lui retirant son passeport »


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