Édition du
4 December 2016

MANIFESTE PATRIOTIQUE POUR LA CITOYENNETÉ ALGÉRIENNE.

Indépendance4« L’indifférence est le poids mort de l’histoire.» Antonio Gramsci.

«Bedd ad twaliḍ
Ruḥ a d-tawiḍ
Qqim ulac »

Cheikh Mohand Ou Lhocine

A chaque célébration du déclenchement de la Révolution algérienne, la flamme de Novembre nous rappelle que l’unité de l’Algérie et l’intégrité de son territoire ne doivent rien aux accidents de l’histoire. Le combat du peuple algérien pour sa liberté est indissociable de la construction d’une citoyenneté algérienne capable de prendre en charge les questions identitaires, culturelles, historiques, cultuelles, économiques et politiques. Une citoyenneté offrant à notre pays les moyens de faire face aux bouleversements géopolitiques que connaissent l’Afrique du Nord, le Sahel et l’espace méditerranéen.

C’est au plus sombre de la nuit des ignorances que surgit l’aube d’une pensée subversive, libérant l’esprit de l’emprise du dogme, du poids des préjugés et des non-dits, de l’instrumentalisation idéologique de tout ce qui constitue l’individu, le groupe social et l’entité nationale.

Cette pensée agit comme un antidote à tous les modes de contrôle de la conscience détruisant jusqu’à l’idée de la construction humaine de la citoyenneté, chez l’individu et au sein du peuple auquel il appartient.

Elle déconstruit le discours ambiant qui, tout en nourrissant le statu quo d’illusions, se nourrit de tous les fondamentalismes et de toutes les dérives extrémistes qu’il sécrète : le fondamentalisme religieux, le fondamentalisme antireligieux, le fondamentalisme « ethniciste » et le séparatisme qui détourne à son profit le sens du droit des peuples à l’autodétermination. Un droit que notre peuple a arraché au prix le plus fort, il y a de cela 54 ans !

Depuis, des fleuves de sang ont coulé, séparant le peuple de ceux qui, aujourd’hui encore, lui dénient le droit d’exercer ses souverainetés politique et économique.

Que de combats menés ! Que de vies humaines arrachées ! Que de trahisons essuyées ! Que d’espoirs trahis ! Que de malheurs subis ! Que de rêves brisés ! Que de guerres menées contre ce peuple ! Que de stratégies élaborées pour l’aliéner ! Que de stratagèmes fomentés pour le détruire ! Que de machines de mort installées pour remplir les charnières, les fosses communes et les cimetières de ses enfants !

Pourtant, ce peuple est toujours debout. Oui, il est debout ! N’en déplaise aux «intellectuels négatifs », aux apôtres de l’enseignement de l’ignorance, aux larbins du système et aux goumiers de la plume, les enfants de ce peuple portent encore dans leurs cœurs la flamme de Novembre, dans leurs âmes la lumière de la Soummam, entre leurs mains les fleurs du Printemps Amazigh du 20 avril 1980, sur leurs lèvres le chant de l’Automne d’Alger d’octobre 1988. Un chant que la tentative d’ «arrouchisation» de la dissidence citoyenne de 2001, en Kabylie, n’a pas réussi à altérer.

Pourtant d’autres tentatives de destruction de toute conception du combat citoyen ont eu lieu dans des régions, comme le M’Zab, où la stratégie du chaos local a fait couler le sang des Algériens.

La mobilisation pacifique des Algériennes et des Algériens à In Salah et dans plusieurs régions du pays a montré que la flamme de Novembre et l’Appel de la Soummam continuent à garder intact et vivace l’amour qui nous lie viscéralement à notre pays.

Ceux qui pensent avoir eu raison de la mémoire de notre peuple, ne connaissent de son histoire que le produit de l’aliénation dont ils sont les auteurs.

La répression de l’insurrection du FFS en 1963, la guerre contre les civils qui a fait plus de 200 000 morts et de 20 000 disparus, «le terrorisme résiduel» programmé, les stratégies de chaos local pratiquées en Kabylie et à Ghardaïa, l’AQMisation et la daechisation sécuritaires, la corruption institutionnalisée, la dilapidation des richesses du pays, notamment le gaz de schiste, suivant des programmes antipatriotiques servant les intérêts d’une néo-colonisation décomplexée et la violence érigée en mode d’exercice du pouvoir n’ont pas empêché les Algériennes et les Algériens de donner des leçons magistrales de citoyenneté et de patriotisme à un régime rendu autiste par les luttes de clans pour les privilèges du pouvoir et l’argent sale de la rente des hydrocarbures.

Le cannibalisme des clans :

Aujourd’hui, nous assistons à une sorte de cannibalisme clanique, au sein d’un régime fait de clans mafieux où la confusion entre la fonction de haut responsable militaire, l’exercice des souverainetés politique et économique et les cercles informels de la distribution de la rente est maintenue. Ce cannibalisme est rendu possible par des luttes féroces permettant au système de se nourrir de la chair de ses enfants et, plus souvent, de celle des enfants du peuple. Aussi, ce cannibalisme se nourrit de velléités néocoloniales faisant de notre pays le théâtre d’une guerre géopolitique dont les raisons sécuritaires d’Etat continuent à taire le nom.

Ainsi, la police politique change de têtes, de visages. L’auteur de la terrible théorie du «terrorisme pédagogique» (l’ex-patron du DRS) semble pris au piège de ses machinations macabres. Comme un fusible, le système le fait sauter, puis, le remplace par l’un de ses anciens sbires les plus proches. Un sanguinaire ayant appliqué à la lettre la théorie du «maître» déchu.

Dans ce clair-obscur, les marionnettistes prennent d’autres visages et le banditisme clanique d’autres postures. A ce titre, la légende aliénante du passé révolutionnaire d’un président, pourtant, inapte à exercer sa fonction, et de sa victoire supposée sur «le diwan des généraux» se nourrit de celle de l’ancien patron du DRS qui, par un coup de baguette médiatique magique, devient «authentiquement » patriote. Le tout étant de vendre ce changement clanique sous le label d’un changement politique, sans toucher aux fondements et à la nature du système. Pour accréditer la thèse de ce «changement», les médias sont mis à contribution. Le mythe destructeur du vainqueur se nourrit ainsi de celui, tout aussi destructeur, du vaincu. Dans ce combat de coqs, l’imposture triomphe.

Il est temps que l’on arrête de se nourrir d’illusions. Le régime opaque du système antipolitique algérien est inapte à toute ouverture sur la société. Le mouvement de «structuration » clanique qu’il connaît actuellement est dicté, via un agenda régional, par des puissances étrangères, leurs officines et des multinationales ayant décidé de changer les règles du jeu après «l’épisode» de Tiguentourine.

C’est dire que ces puissances qui ont toujours soutenu le pouvoir algérien, savent lui dicter la marche à suivre. De son côté, derrière la façade populiste d’un nationalisme fanfaron, ce dernier sait se montrer docile. Seulement, le prix de cette docilité est fixé en termes d’abandon de pans entiers de la souveraineté nationale, quitte à hypothéquer l’intégrité territoriale de notre pays !

Ne l’oublions pas, les raisons d’Etat d’hier ont sécrété les raisons sécuritaires d’Etat d’aujourd’hui.

Hier, les raisons d’Etat ont rendu possibles les assassinats politiques, les massacres à grande échelle. Elles ont assuré l’impunité à leurs auteurs et à leurs commanditaires. Aujourd’hui, les raisons sécuritaires d’Etat veulent nous imposer des non-lieux de mémoire sur ces épisodes sombres de notre histoire.

Hier, les raisons d’Etat nous ont empêchés d’affirmer notre citoyenneté et de restaurer notre souveraineté. Aujourd’hui, les raisons sécuritaires d’Etat œuvrent à dépecer des pays anciennement colonisés et libérés au prix fort, comme le nôtre.

Hier les raisons d’Etat ont fait de nous des khemmas de notre quotidien. Aujourd’hui, les raisons sécuritaires d’Etat veulent nous expulser de notre histoire et nous débouter de l’avenir.

La propagande d’un régime qui connaît une mue dangereuse pour le pays substitue une agitation nourricière du statu quo à toute dynamique citoyenne porteuse d’une alternative démocratique au système clanique.

Devant une situation aussi périlleuse pour notre pays, avons-nous le droit d’être indifférents ?

Avons-nous le droit de tourner le dos à une histoire faite de combats et de sacrifices pour notre liberté ?

Avons-nous le droit de nous taire et de fermer les yeux sur ce qui se passe ?

Avons-nous le droit de capituler devant ces assaillants aux mains entachées de sang ?

Avons-nous le droit de laisser ces corrompus et corrupteurs, ces vendus, ces soldats de leurs mensonges nous voler jusqu’à nos rêves et briser les rêves de nos enfants ?

Avons-nous le droit de nous renier et de les laisser faire ?

Si nous ne sommes pas capables de répondre par un « NON » vigoureux et intransigeant, l’histoire se chargera de répondre à notre place. Elle le fera sans nous et contre nous !

Aujourd’hui, il est devenu de notoriété publique de remettre en question jusqu’à l’existence de la citoyenneté algérienne. Or, l’Algérien n’est pas un être abstrait. Comme tout autre être humain, il est fait de chair et d’os. Il a une âme pour chanter, un cœur pour aimer et un esprit pour rêver, penser et faire de ses rêves des réalités opposées à celles que l’on veut lui imposer comme une fatalité.

C’est par le sang que l’Algérien a abreuvé la terre de ses ancêtres pour la libérer de ses occupants successifs. La pluralité de son identité et la richesse de sa personnalité, il les a forgées, aussi bien, par son combat pour la libération de son peuple de toute forme de servitude que grâce à son ouverture sur les autres peuples, leurs mémoires collectives et leurs cultures.

Réduire l’Algérie à une création cartographique coloniale est une insulte à tous les sacrifices consentis par notre peuple pour arracher sa liberté. Une telle injure à notre histoire vise à détruire l’algérianité de chacun de nous, en compartimentant nos appartenances identitaires et en les opposant les unes aux autres. Ainsi, nous prépare-t-elle à combattre jusqu’à la notion de la citoyenneté en Algérie, en Afrique du Nord et sur la rive sud de l’espace méditerranéen.

Cela dit, le peuple algérien est capable de faire échec à de tels desseins.

Dans les moments les plus sombres de «la nuit coloniale», les enfants de ce peuple ont pris leur destin en main. La mobilisation des valeurs ancestrales de bravoure, de résistance à l’oppression et de solidarité leur a permis de mener une lutte politique ponctuée par l’effort révolutionnaire qui a mis fin à 132 ans de colonisation.

Aujourd’hui, il nous appartient de remobiliser ces valeurs en leur injectant du sens par une réflexion adaptée aux valeurs universelles des droits humains. A cet effort de réflexion, nous devons joindre celui de leur redonner de la substance par une mobilisation citoyenne et pacifique.

En ce sens, il est de notre devoir de faire de Tajmaat un espace de citoyenneté libéré de l’emprise de l’administration et adapté aux exigences de notre temps. Un espace garant de la séparation du rôle de l’imam des prérogatives de Tajmaat et de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Qu’est-ce qu’un patriote ?

La solidarité citoyenne n’a rien d’une «solidarité agnatique» animée et maintenue par «l’esprit du clan». Elle ne constitue pas, non plus, un espace d’extension des appartenances ethniques ou religieuses. Ainsi, elle s’inscrit en faux contre toute velléité de retour anachronique au système tribal ou à la âassabiyya. Un retour articulé autour d’un discours idéologique fait de récits mythiques hostiles au récit historique et négateur de l’idée même de la citoyenneté.

Cette solidarité participe de la construction mutuelle d’une citoyenneté à la substance socio-culturelle et au sens politique rénovés. En somme, elle prône une métamorphose qui prend en charge nos mémoires collectives afin de nous restituer le récit de notre histoire, de nous permettre de vivre réellement notre présent et de nous projeter sur l’avenir.

Cette solidarité construit le citoyen en chacun de nous. A ce titre, elle contribue efficacement à faire de chacun de nous une entité politique agissante au sein de la société. Seulement, elle ne peut être subordonnée au factuel ou réduite à un ensemble de manifestations caritatives. En d’autres termes, cette solidarité est éminemment politique. Elle l’est d’autant que dans un pays, comme le nôtre, en proie aux non-dits, aux préjugés, à l’impensé et à l’impensable, elle ne peut atteindre sa plénitude patriotique en étant privée de deux leviers : la vérité et la justice.

Par ailleurs, la solidarité citoyenne est une dynamique indissociable de l’éthique. Elle l’est dans le sens où la mobilisation qu’elle inclut repose sur un «traité d’éthique» indispensable pour l’élaboration d’un Contrat social permettant de rendre l’Etat à la Nation et la Nation au Citoyen.

L’exercice d’une souveraineté acquise au prix du sang ne peut se soustraire à la responsabilité à la fois morale, politique et historique de reconnaître au peuple le statut référentiel, unique et indiscutable de détenteur de la légitimité politique. Affranchi de cette responsabilité, l’exercice du pouvoir devient tyrannique au point de permettre l’effusion du sang, le politicide et la mise du pays en danger d’une partition sanglante.

La patrie a pour nom le pays et prénom, le peuple.

Etre patriote, ce n’est pas faire le garde champêtre des barons du régime.

Etre patriote, c’est mettre fin à la supercherie de «la famille révolutionnaire».

Etre patriote, c’est œuvrer à une définition de la nation algérienne consacrant irréversiblement les pluralités et les diversités culturelles, linguistiques, confessionnelles et identitaires.

Etre patriote, c’est mener un combat sans relâche pour que la vérité soit établie et la justice faite sur tous les crimes commis contre les enfants de notre pays, son économie et la mémoire de son peuple.

Etre patriote, c’est se battre pour arrêter l’effusion du sang des Algériennes et des Algériens.

Etre patriote, c’est préserver les richesses naturelles de son pays et l’avenir des générations futures.

Etre patriote, c’est faire le choix de servir le peuple au lieu de l’asservir en vendant son âme au système.

Etre patriote, c’est se construire culturellement, intellectuellement, politiquement et socialement en citoyen affranchi du système informel national de l’exercice du pouvoir et de ses ramifications locales.

Etre patriote, c’est participer à la construction de ce citoyen chez l’autre.

Etre patriote, c’est œuvrer à la réhabilitation de son peuple dans son droit d’exercer ses souverainetés politique et économique.

Etre patriote, c’est se battre pour la préservation des mémoires collectives de son pays.

Etre patriote, c’est nourrir toutes les diversités et les pluralités de son peuple.

Etre patriote, c’est se dresser contre les fondamentalismes religieux et antireligieux, les dérives du retour aux identités segmentaires (ethniques, religieuses…) au détriment de l’identité citoyenne transcendante.

Etre patriote, c’est veiller à la préservation de l’intégrité territoriale de son pays.

Etre patriote, c’est se battre pacifiquement pour extirper son pays des griffes des supplétifs d’une néo-colonisation menée au nom de l’ultralibéralisme mondialisé.

Etre patriote, c’est participer à une nouvelle construction, humaine, d’une citoyenneté algérienne, harmonieuse dans ses pluralités et diversités, ouverte sur tout ce qui constitue l’espace nord-africain et l’espace méditerranéen, une citoyenneté heureuse d’accueillir en son sein tout ce qui est humain.

L’indifférence est une forme de soumission à la fatalité. Or, la fatalité ne fait pas l’histoire. Les enfants de notre peuple qui ont allumé la flamme de Novembre nous l’ont enseigné. A nous de retenir la leçon.

VIVE L’ALGÉRIE DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE

GLOIRE A TOUS LES MARTYRS DE NOTRE PAYS

– Nous invitons l’ensemble des citoyennes et des citoyens algériens qui partagent les valeurs énoncées dans ce manifeste à joindre leurs signatures aux nôtres sur cette adresse mail :  manifestcitoyen@yahoo.fr.

Les signataires :

Omar Benderra, Ramdane Achab, Tahar Khalfoune, Amar Taleb, Boualem Hamadache, Ali Aït Djoudi, Tahar Si Serir, Essaid Aknine, Hacène Loucif.


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9 Commentaires sur cet article

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  • chouikhi
    31 octobre 2015 at 15 h 11 min - Reply

    Pas contre les langues maternelles.

    Les langues de la rue n’ont ni tête ni queue..comment les enseigner. ?les langues populaires du début du siècle ,oui…celle d’aujourd’hui…demandelah Il a rrasato t omobile ou coupa to mocoettes gouleh y repondelek. .

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  • Maya
    31 octobre 2015 at 17 h 37 min - Reply

    Que des paroles paroles paroles loiea hanoun déclaré et accusé benflus déclaré et accusé hamrouche déclaré et accusé entre temps le pays est vendu en douceurs aux multi nationales .pourquoi les journaux consacré leurs temps à écrire sur nos dirigeant en leurs donnant de m importance .donc pour moi vous êtes tous pareils

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    • still
      31 octobre 2015 at 22 h 33 min - Reply

      D’abord, cet appel n’est pas précisément contre tel ou tel. Il est contre le système qu’ils servent et entretiennent.
      Ensuite, ces personnes-alite(e)s que vous avez cite(e)s ne sont que de vieux vautours qui veulent soi se rapprocher davantage du charnier, soi reprendre du service dans le même abattoir de la Souveraineté nationale qu’ils avaient naguère fréquenté.
      Enfin, personne, parmi ces aspirants à la servitude du système, n’a fait preuve d’effacement et de négation de soi au profit de l’intérêt général dans son discours comme l’ont fait les signataires de cet appel.
      C’est vrai, il y a beaucoup de prétendants. Mais il faut savoir séparer le grain de l’ivraie.

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  • Dria
    1 novembre 2015 at 0 h 05 min - Reply

    je le redis une dernière fois avant de prendre ma retraite officiellement de LQA que j’aime bien et que je continuerais de lire bien sur …
    les ÉCRITS, SIGNATURES, PÉTITIONS c’est sous d’autres cieux et quand la CITOYENNETÉ le CIVISME auront leur vrai place dans cette SOCIÉTÉ sans tête ni queue.

    Aux initiateurs de cette louable initiative mais qui hélas n’aboutira jamais vu la réalité du terrain, vous savez pertinemment au fond de vous même qu’elle ne se réalisera jamais, soyez réaliste et rendez vous à l’évidence le peuple à besoin du CONCRET ne vous rendez vous pas compte que vous êtes entrain de tenir un BEAU et HONNÊTE DISCOURS certes contraire au discours HYPOCRITE de la famille révolutionnaire et des tenants du pouvoir, mais qui reste un DISCOURS même si vous récolterez DES MILLIERS de signatures.

    Personnellement en tant que citoyen je n’en ai que cuir des discours BEAUX ou MAUVAIS HYPOCRITES ou SINCÈRES c’est des PAROLES qui nous bercent ou nous blessent bien que nous soyons un pays ou la culture de l’orale prédomine , on a toujours joint l’ACTE à la PAROLE quand cela s’imposer, telle fut le cas pour effacer les 132 ans d’occupation que vous citer à la veille de cette commémoration d’une génération qui a pris sa destiné contrairement à NOUS.

    ECRIVEZ DÉCRIVEZ DIAGNOSTIQUEZ nous n’avons pas encore quitter le stade ORALE alors toutes ces actions sont conjugué sous forme de PAROLE et même le pouvoir s’en ait rendu compte et en a fait son nouveau stratagème , ils nous laisse tapotez sur nos claviers , dans les médias , dans les TV PARLEZ CRITIQUER DÉNONCER mais sans rien CHANGER et parfois je me demande si ce n’est pas mieux d’opter pour le SILENCE car dans les conditions actuelles on rend un grand service à la pérennité du système par ce comportement qui en fait de nous des SOUPAPES qui permettent d’atténuer la pression et d’évitez les explosions et les implosions par NOS PAROLES EN L’AIR.

    j’aurais aimé trouvé une proposition CONCRÈTE et ou tout le peuple sera sollicité et non pas ceux qui ont des claviers et qui peuvent faire des pétitions , réfléchissons à des actions pacifiques qui concerneront toutes les franges de la population , c’est ce qui fut un certain 1er Novembre Si on doit le refaire comment le refaire PACIFIQUEMENT …

    vu la situation, je ne vois pas le bout du tunnel, ce n’est plus de l’égoïsme mais du réalisme , c’est et se sera TAG 3LA MEN TAG en cette commémoration de 1er novembre , elah yarham ECHOUHADA eux au moins ils ont accompli leur missions à 100% et nous comment allons nous nous en sortir avec ces CHWADA qui nous gouvernent

    SAHA NOVEMBARKUM

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    • Youssef
      1 novembre 2015 at 17 h 04 min - Reply

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      UNE PROFESSION DE FOIE, UNE CONFESSION, MAIS PAS UN MANIFESTE POLITIQUE
      .
      Bien sûr, le texte est très intéressant, rare même, produit par de bons connaisseurs de la situation…..qui pouvaient dire plus ! Dommage, il y’y a comme un manque d’audace, de panache, surtout qu’il ne développe pas une radicalité face à cette situation radicale tant le délabrement de la situation du pays est criante, le Pouvoir régnant est barbare, le désespoir est maximal…..
      .
      La fameuse  » envolée lyrique ‘ à la Hollande sur le patriotisme peut amener certains à qualifier ses auteurs de donneurs de leçons, d’imams ou prêtres….
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      LE MANIFESTE : UN GENRE, SES FONCTIONS ET SES EXIGENCES.
      .
      Le manifeste est un genre d’écrit qui dresse le constat de la situation dans son intégralité, dresse le diagnostic complet, dit les symptômes, les raisons du mal qui ronge le corps en question. Et énonce les remèdes possibles….Le manifeste s’attaque (frontalement et directement) au mal (originel, l’origine du mal, l’ennemi principal). Le manifeste est destiné à provoquer un électrochoc, à secouer les consciences…..
      .
      Il faut se référer aux divers Manifestes produits à travers l’histoire : Le Manifeste des 121 (Sarte, Maspéro, Mascolo…), Le Manifeste de Max en 1848, etc. Le manifeste développe nécessairement une certaine  » radicalité « . Sinon, comment peut amener à saisir par le biais du  » discours doux et mou  » un Régime aussi prédateur, charognard, atroce, sauvage, dont l’usage de la torture, des assassinats politiques, des massacres et autres mise à morts sont ses mode d’action favoris….
      .
      LA NATURE DU POUVOIR EN PLACE N’Y EST PAS DITE :
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      Si ce manifeste est conçu comme une sorte de plate-forme politique, là aussi, on est sur notre faim, et le texte n’est pas satisfaisant, il y’a une omission de taille, celle relative à la nature du pouvoir en place. Les termes » mil »taire, mafieux, dictatorial « qui les caractérisent fondamentalement sont absents du texte….

      MANQUE D’AUDACE ET DE PANACHE.
      .
      La ‘ percée politique ‘ s’obtient par la crédibilité, la légitimité, l’opposition farouche et frontale contre Le Pouvoir dictatorial ‘ militaire et mafieux ‘ ( nature double) qui est ‘ l’ennemi commun / principal / originel ‘ , mais aussi dénoncer ses alliés, ainsi que ses valets et soumis les faux-opposants, les pseudo-démocrates et les extrémistes de tous bords (salafistes, baâssistes, militaristes, éradicationnistes, sécessionnistes, séparatistes, etc.), ce qui implique le refus de s’impliquer dans ‘ les stratégies trompeuses et manipulatrices du régime » (participation aux mascarades électorales et autres égarements, fourvoiements ,trahisons ….).
      .
      LE TEXTE MERITE D’ETRE AUGMENTE ET ENRICHI.
      .
      Il est fondamentalement bon, mais doit être enrichi et augmenté. Les lacunes soulignées ci-haut, si elles sont comblées, pourront contribuer à l’amélioration du texte dans ce sens…..
      .
      POUR UN POLE D’OPPOSITION VRAIMENT OPPOSITIONNELLE…..
      .
      Seul un Pôle d’opposition vraiment oppositionnelle, démocratique, unitaire, unioniste, populaire, pourra ‘ imposer la transition démocratique ‘ (au) Régime militaire (qui n’en veut pas), cette transition qui ne peut se faire qu’avec des ‘ vrais opposants ‘ , c’est à dire des opposants ‘ autonomes, libres, indépendants ‘ , qui n’ont donc pas de connivences ou liens avec les Officines, les Clans, Cercles, Franges et Factions du Pouvoir militaro-mafieux….

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      • Youssef
        4 novembre 2015 at 9 h 31 min - Reply

        .-suite-
        .
        Le grand ‘ oubli ‘ du Manifeste :
        LA SUPPRESSION DE LA POLICE POLITIQUE EST LE PRÉALABLE OBLIGÉ POUR UN CHANGEMENT RADICAL.
        .
        C’EST CONTRE LE SYSTÈME MILITARO-MAFIEUX TOUT ENTIER qu’il faut s’insuger, nous insurger, de manière pacifique, en déjouant les manipulations et les provocations des criminels et mafieux du DRS.
        .
        Dire ‘ A bas tout ‘ le système militaro-mafieux ‘ , globalement et dans le détail !

        A bas le Régime / Pouvoir militaro-mafieux tout entier, en général et en particulier !

        A bas tous les Clans / Cercles / Factions / Franges du Pouvoir militaro-mafieux !

        A bas les Maîtres du DRS , ces assassins et prédateurs, corrompus et corrupteurs/manipulateurs !

        A bas les Généraux criminels et prédateurs !

        Attention aux manipulations et provocations du DRS ! Ce DRS qui a des partis, des associations, organes de propagandes, des milliers de provo-casseurs / baltaguias, des milliers d’indicateurs et indicatrices, rabatteurs/trices, informateurs/trices…..
        .
        Pour la dissolution immédiate, effective et définitive de la Police politique, et de toutes ses ramifications et tentacules, tous ses prolongements et bras armés et politiques, ses partis-officines, ses associations-relais, ses journaux propagandistes, sites et blogues infestes, ses milices assassines, ses escadrons de la mort, ses troupes d’assaut, ses groupes dits (pudiquement) d’auto-défense, ses groupes armés (salafistes, terroristes, djihadistes, etc. GIA, GSPC, AQMI…crées dans ses Labos’)….
        .
        La SM-DRS est une ‘ organisation criminelle et mafieuse , formée sur le ‘ modèle gestapiste ‘ , la violence extrême étant sa matrice principale, son identité distinctive : le DRS n’est pas le DRS s’il ne sème pas la terreur ! La branche ‘ police politique ‘ du DRS , je désigne ! La Police politique a pour mission la surveillance généralisée et la répression permanente de la population civile et de l’institution militaire……au profit de la ‘ caste dirigeante ‘ qui ruine et asphyxie le pays….
        .
        POUR LA SUPPRESSION IMMÉDIATE et EFFECTIVE de la POLICE POLITIQUE….QUI EST LE  » POUVOIR RÉEL  »
        .
        Sans la suppression de la cette Police politique  » gestapiste  » , criminelle et mafieuse, il n’y’aura pas de ‘ transition politique ‘ , ni d’Etat de droit, ni dégel, ni paix, ni réconciliation….Car la Police politique a dévoré le pays (Cf. Mécili), gangrené la société, cassé toutes les résistances pacifiques, terrorisé les individus et régenté la société. Car le DRS est ‘ partout et nulle part ‘ ! Partout, du fait de son quadrillage systématique. Nulle part en raison de son organisation et sa structuration secrètes, invisibles, imperceptibles…. mais décelables !
        .
        ‘ Le DRS est le Pouvoir réel, le Sommet de la « Pyramide du pouvoir », c’est l’Enclave autoritaire principale, la Main de fer des Généraux, leur Bras politique, la Colonne vertébrale et l’Epine dorsale du Régime militaire, son Syndicat du crime, son Fer de lance, son Cœur et son Cerveau, son Centre névralgique, son Mur de soutènement, sa Digue de protection, sa Force d’interposition……contre tout ce qui peut menacer les intérêts de la « caste militaro-mafio-bureaucratique » qui détient le Pouvoir dictatorial, total, intégral, absolu, qui accapare et pille les richesses, réprime et embrigade la population, hypothèque l’avenir tout entier, et qui est donc l’Ennemi, principal, L’Ennemi commun, le Mal originel, l’Origine du mal, le Démiurge… »

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        • Salem
          4 novembre 2015 at 14 h 44 min - Reply

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          UN TRES BON TEXTE ….MAIS DES ‘ OUBLIS ‘ EFFECTIVEMENT !
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          Des oublis sur les question de l’impérative exigence de la suppression de la Police politique secrète, de ‘ l’extrémisation ‘ du champ politique et médiatique, de l’écartement des positions vers les extrêmes, du  » vide politique « , de ‘ l’espace politique ‘ occupé par les tendances et mouvances extrémistes, du comment isoler (politiquement) les extrémistes (de tous bords), de la neutralisation de l’oppositions (les partis sont tous foutus), de la nature du Pouvoir en place, du comment mettre fin à la situation catastrophique où le pays est mis par le Régime militaire….
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          NE PAS LAISSER LE ‘ MONOPOLE D’OPPOSITION ‘ AUX EXTREMISTES DE TOUS BORDS
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          Le texte a été initié par neuf protagonistes, dont on connait l’engagement, l’intégrité et la capacité ‘ d’expertise ‘ (l’appel en témoigne) qui auraient pu (?)aller plus loin dans le positionnement frontal contre le Pouvoir militaro-mafieux pour ne pas laisser un quelconque espace ou ‘ monopole d’opposition ‘ aux faux-opposants et agitateurs extrémistes qui sont là par la volonté du Pouvoir manipulateur qui les instrumentalise dans le but de barrer la route aux modéré s et réconciliateurs, lesquels sont théoriquement en mesure de fonder un Pôle ou Front oppositionnel….qui pourra ‘ imposer ‘ la transition vers la démocratie et l’Etat de droit social et solidaire.
          .
          SEUL UN FRONT OU POLE OPOSITIONNEL, UNITAIRE…
          .
          ….pourra renverser la donne. L

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  • AMA
    8 novembre 2015 at 13 h 06 min - Reply

    Trop de raccourci !

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  • larbi
    9 novembre 2015 at 18 h 50 min - Reply

    messieurs vous niez pour je ne sais quelles raisons? l’evidence même.

    DEMOCRATIE:INEXISTANTE

    LIBERTÉ DE LA PRESSE INEXISTANTE

    DROIT DE LHOMME INEXISTANT

    CORRUPTION L ALGERIE PLACÉ DANS LE PELETON DE TETE A L’ECHELLE MONDIALE

    ECONOMIE RENTIERE SANS CREATION D’UNITES INDUSTRIELLES ET DEPENDANT DE L’IMPORTATION

    PEUPLE SPOLIÉ ET MUSELÉ.MESSIEURS JE NE CROIS PAS QUE NOUS VIVONS VOUS ET MOI DANS LA MEME ALGERIE

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