Édition du
9 December 2016

Le Contrat Social de Jean Jacques Rousseau

 

union2Dans son monumentale œuvre, Histoire de la Civilisation, l’historien américain William Durant consacre son dixième volume à la vie et pensée de Jean Jacques Rousseau dont il dit de lui en guise d’introduction dans l’ouvrage qui lui consacre:

‘’ Comment se fait-il qu’un homme né pauvre, ayant perdu sa mère à la naissance et abandonné par son père par la suite, atteint d’une maladie douloureuse et humiliante, condamné à errer pendant des années entre des villes étrangères et de confessions contradictoires.

Lui qui fut répudié par la société et la civilisation, répudiant Voltaire et Diderot ; fut soupçonné de crime et de folie, et fut humilié de voir, dans ses derniers mois, l’apothéose et la consécration de ses plus grands ennemis.

Comment se fait-il que cet homme, en passant à la postérité, a triomphé de Voltaire, redéfini la religion, transformé l’éducation, élevé les mœurs de la France, inspiré le mouvement romantique et surtout la Révolution française, grandement influencé la philosophie de Kant et Schopenhauer, les pièces de théâtre de Schiller, les romans de Goethe, les poèmes de Wordsworth, Byron, et Shelly, le socialisme de Marx, et l’éthique de Tolstoï.

Et, qui au total, avait plus d’effet sur la postérité que tout autre écrivain ou penseur du dix-huitième siècle.’’

La réponse, William Durant l’étala sur les 1200 pages du volume cité ci-dessus. Et dont la conclusion éminemment équivoque reste que certains philosophes frôlent la Prophétie Divine. Jean Jacques Rousseau en fut en.

Un rappel de l’apport décisif dans le domaine de la pensée politique de Rousseau s’impose. Il s’agit de Son Contrat Social (1).

Le contrat social est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la pensée politique, un hymne et une célébration à la démocratie et à l’égalité.

Rousseau commence par décrire l’état prévalent des êtres humains, qu’il assimile à de l’esclavage. Sachant pertinemment que tous les êtres humains sont nés libres.

Bien que son fonctionnement soit avérée problématique, la raison humaine est capable de construire des idéaux qui dépassent la réalité présente, et le contrat social permets une telle construction.

Selon Rousseau, à l’état naturel la vie est intenable. C’est une condition dans laquelle il n’y a aucun gouvernement et aucun droit. Ceci est une menace à la vie en générale. De ce fait la survie (réaction instinctive) impose aux humains la nécessité de trouver un mécanisme pour préserver et continuer leur existence.

Incapable de créer de nouveaux pouvoirs, mais seulement combinant ceux qui existent déjà, les êtres humains sont dans l’obligation d’inventer un mécanisme qui les unissent dans une société civile et leur procure une puissance qui leur permets de défendre la vie et les biens de chaque individu.

Mais, pour Rousseau, ceci soulève un problème ; à savoir comment arriver à cette construction tout en préservant la liberté de chacun. Autrement dit, vivre en collectivité ne doit pas signifier l’étouffement des libertés individuelles.
La solution à ce dilemme est le contrat social.

En entrant dans un contrat social, les humains échangent leur liberté naturelle innée par une liberté morale, et ceci en vertu de la volonté générale.

De ce fait chaque individu se ‘’défait’’ de sa personne, ses possessions, et de ses droits à l’ensemble de la communauté, de sorte que la dépendance mutuelle des personnes est remplacée par la dépendance de chacun sur tous.

Chaque individu et ses biens sont placés sous le contrôle de la volonté générale ; elle-même habilitée à diriger l’activité législative de la communauté vers le bien commun.

Toute loi est une déclaration démocratique de la volonté générale, et l’essence de la liberté humaine se trouve dans l’exercice législatif de la souveraineté populaire et à son obéissance.

En conclusion, à la base de toute société, il y a un contrat. C’est un contrat social mais éminemment moral qui régit les individus mais qui garantie aussi leur liberté individuelle.

En tant qu’Algérienne et Algérien, notre salut viendra une fois que notre contrat social est définit et respecté par l’ensemble de la société.

Démontrant ainsi que la connaissance est universelle et que la raison (la faculté commune entre tous les humains) sans d’autre médiums peut éclairer l’individu quand les avis divergent.

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_contrat_social

Khaled Boulaziz


Nombre de lectures : 1830
2 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • MAJORORO
    13 novembre 2015 at 15 h 02 min - Reply

    Je ne sais si cela pourrait servir mais voilà :
    John Locke 29 août 1632 – 28 octobre 1704 est un philosophe anglais et médecin, considéré comme l’un des plus influents penseurs du siècle des lumières et connu comme le « père du libéralisme classique ». Son travail a beaucoup contribué au développement de l’épistémologie et à la philosophie politique. Ses écrits sont avoir fortement influencé votre Voltaire et Rousseau, et de nombreux autres penseurs européens, ainsi que les révolutionnaires indépendantistes américains de l’époque. Ses contributions à la théorie libérale et du républicanisme classique n’étaient évidemment pas très appréciées au Royaume-Uni et sont malgré tout consignées dans la déclaration d’indépendance des États-Unis et un peu plus tard dans leur Constitution. Celle-ci qui est restée inchangée jusqu’à aujourd’hui, après plus de 220 années a cependant donné naissance à la plus grande nation de l’histoire de l’humanite.
    Donc par déduction, pourrons-nous dire que l’Algérie sur le plan intellectuel est loin derrière, sachant que votre France traine aussi et a trainée derrière. La guerre civile anglaise animée par les écrits de J. Locke a devancé tout le monde et la révolution qu’on appelle communément Guerre d’indépendance des Etats-Unis avait commencé bien avant la Révolution Française de quelques années seulement. Amicalement.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 1

  • souhila
    15 décembre 2015 at 23 h 15 min - Reply

    excellent article qui résume ce que doit être un Etat civil dans lequel la justice, la liberté et le respect doivent prévaloir mais les algériens sont-ils capables d’adhérer à un tel concept. La réalité est toute autre quand on voit le niveau intellectuel de la majorité dominante du peuple. En somme, nous devons nous élever spirituellement de notre nature animale et de nos instincts pour atteindre ce niveau. Le travail doit se faire d’abord par un changement de mentalité. Se libérer du poids des traditions et des conventions sociales et religieuses éculées et adopter une nouvelle vision pragmatique et moderne de ce que nous devons être. Le choix qui s’offre à nous est le suivant: soit nous restons figés dans le passé soit nous faisons le saut vers l’avenir.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 2

  • Congrès du Changement National

    Galeries photos