Édition du
5 December 2016

Le syndrome anomique (2ème partie)

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L’analyse de l’ordre politique algérien indique qu’il s’est toujours situé en dehors du cadre constitutionnel. Photo : DR

Par Brahim Zeddour

L’aventure permanente

Mais comment en sommes-nous arrivés là?

L’échec de l’Etat dans la conduite des changements nécessaires est frappant dans les domaines essentiels de la Nation : l’exercice du pouvoir, la gestion de l’économie et l’émancipation de la société algérienne. Le discours sur les réformes n’a jamais été convaincant, tellement chargé d’ambiguïtés et de confusions. C’est ainsi que le pouvoir a lamentablement échoué d’abord dans l’édification d’un Etat moderne capable de mener le développement et de s’insérer dans le système des relations internationales, ensuite dans la construction d’une économie performante et enfin dans l’élaboration d’un dispositif d’éducation et de formation fondé sur l’excellence.

Le premier domaine de l’échec de l’Etat est remarquable dans l’édifice institutionnel. S’agissant de la notion d’Etat, nul besoin d’être un éminent politologue pour remarquer que cette notion a été vidée de sa substance ; les Algériens ne s’y reconnaissent plus et ne s’y sentent aucunement représentés. L’Etat apparaît de plus en plus comme un redoutable appareil d’embrigadement de la population, avec toute son armada de répression. En plus, dans son organisation et dans son fonctionnement, l’Etat n’arrive pas, aux yeux de la population, à incarner réellement la souveraineté nationale et qu’il ne semble pas non plus préoccupé par l’intérêt général. C’est par le recours combiné à la force et à la manipulation que les hommes du pouvoir entendent consolider leur autorité et conserver leur place. Pierre Rossi a bien exprimé le désir du peuple : «A la limite, mieux vaudrait une morale sans Etat qu’un Etat sans morale (…) Il faudrait commencer par ne plus se mentir à soi-même et à ne plus tenir pour un idéal à imposer à autrui une mentalité et des institutions dont nous reconnaissons désormais le caractère fictif et désespérant».

L’analyse de l’ordre politique algérien indique qu’il s’est toujours situé en dehors du cadre constitutionnel. Jamais un pays n’a autant joué avec la loi fondamentale que l’Algérie. Qu’on en juge par la prodigieuse production de constitutions en si peu de temps, sans jamais laisser à l’encre de chaque Constitution le temps de sécher :

  • Constitution de 1963
  • Constitution de 1976
  • Révision constitutionnelle de 1979
  • Révision constitutionnelle de 1980
  • Révision constitutionnelle de 1988
  • Constitution de 1989
  • Constitution de 1996
  • Révision constitutionnelle de 2002
  • Révision constitutionnelle de 2008

Il faut rappeler que le pays est resté sans constitution de 1963 à 1976, où le fonctionnement des instituions était régi par la proclamation du 19 juin 1965- que des juristes de service appelaient «la petite constitution»- et de 1992 à 1996, soit une bonne quinzaine d’années.

Les Algériens ne trouvent pas dans la Constitution de réponses valables aux grandes préoccupations relatives à la promotion des droits humains, aux fondements d’un Etat démocratique et social, à l’impérieuse séparation des pouvoirs, aux nécessités du contrôle du pouvoir. Dans tous les domaines essentiels, le pays ne cesse de reculer : démocratie, libertés, justice sociale, Etat de droit, alternance, souveraineté populaire, société civile, décentralisation, bonne gouvernance, préservation des ressources nationales, développement durable. Ainsi, la Constitution sert davantage à éloigner les citoyens de la sphère politique et à miner les fondements de l’ordre constitutionnel.

Dans ces conditions, à quoi peut donc servir la Constitution? Surtout qu’elle n’a jamais eu pour fonction de définir les règles de fonctionnement des institutions et les conditions d’accès, d’exercice et de contrôle des pouvoirs. Les tenants du système en ont usé et abusé pour créer un abcès de fixation, un os qu’ils ont jeté dans le débat idéologique sur les questions identitaires. Ce débat a rapidement pris la tournure d’un combat de pitbulls.

A une société spécifique un pouvoir spécifique

En constituant un véritable rideau de fer sur notre mémoire et notre patrimoine, sur nos origines et notre vocation, les débats sur les questions identitaires, aux lieu et place du discours politique, n’ont fait que diffuser des idées à charge émotionnelle, fondées sur des convictions claniques, corporatistes, sectaires, catégorielles et fanatiques, visant inconsciemment ou délibérément à occulter les situations réelles.

On a développé l’idée d’une spécificité mythique, somme toute faite d’ersatz et qui a servi davantage à trouver les justifications à la conception du pouvoir tel qu’il a été organisé et exercé sans discontinuité depuis l’indépendance. En un mot, à une société spécifique devait inéluctablement correspondre un pouvoir spécifique.

Cette spécificité repose sur des considérations puisées dans l’anthropologie coloniale qui a institué, selon la formule judicieuse de Pierre Rossi, un «partage ethnique tout aussi calculateur qu’artificiel» entre arabes et berbères. Bien malin, en effet, celui qui pourrait tracer une frontière entre l’élément berbère et l’élément arabe. Aujourd’hui, des courants fascistes poussent les uns et les autres à ne plus se regarder que sous le signe du ressentiment. On reste toujours à l’affut de savoir qui est berbère et qui ne l’est pas, qui est en droit d’exercer son droit d’antériorité sur cette terre. Comme si être Algérien ne leur suffisait pas. Ce qui constitue un grave déni d’existence et de reconnaissance aux autres composantes de la société algérienne, sub-saharienne (peule et bambara), andalouse (morisque et séfarade) et ottomane (kouloughli).

Mais en fait, qu’est-ce qu’être Algérien? Qu’est-ce l’Algérie? On ne peut résister à la présentation de Jean Grenier dédiée à Oran et qu’on pourrait aisément étendre à tout le pays : « Rien n’est plus beau, rien n’est plus significatif pour celui qui aime du même amour l’Afrique et la Méditerranée que de contempler leur union».

C’est bien là, en effet, notre identité et notre vocation, un pays afro-méditerranéen. Et toute notre histoire est liée aux peuples voisins et alliés, aux empires et dynasties qui se sont faits et défaits dans le cadre des conflits de souveraineté en Méditerranée de l’ouest. Il y a un grand intérêt à réhabiliter la recherche historique pour faire valoir notre passé punique et andalou,  l’intensité des échanges entre le Maghreb et le Machrek, le prolongement en Afrique sub-saharienne, l’intégration à l’empire ottoman et le dialogue maghrébo-européen. C’est dire qu’il est vain de construire une identité solitaire qui ne peut que devenir, selon la formule d’Amin Maalouf, «une identité meurtrière». C’est dire aussi que l’histoire n’est pas orientée par la fumée du tabagisme des salonnards ni par les effluves de leurs soliloques.

L’Algérie, telle qu’elle existe aujourd’hui, a été réalisée avec l’aide des frères Barberousse, qui sont venus d’abord secourir les Morisques à rejoindre les côtes maghrébines, fuyant les massacres des rois catholiques. Un génocide dont nous venons de fêter le 500e anniversaire et que les autorités espagnoles refusent toujours de reconnaitre. Aroudj et Ishak sont morts dans la défense du pays contre l’invasion espagnole. Avec Kheireddine, on mit fin aux convoitises sur les territoires, les Saadiens furent repoussés à Oujda et les Hafsides à Tabarka. Les Espagnols furent chassés de toutes les villes occupées et on mit fin à la dynastie moribonde des Zianides. Ainsi se trouve fondé un grand pays, riche par sa diversité, avec Alger comme capitale et ses trois provinces à l’est, au centre et à l’ouest. L’Algérie devient un Etat pivot intégré à la stratégie ottomane de briser l’hégémonie chrétienne en Méditerranée occidentale.

Après son voyage en Algérie en 1841, Alexis de Tocqueville recommande le renforcement de la colonisation française par des moyens accrus. Il préconise l’introduction de ruptures sociologiques et culturelles en Algérie, dans le but de briser la cohésion du peuple algérien pour mieux l’asservir. Ainsi, il propose d’extraire deux régions de la communauté nationale, la Kabylie et la vallée du M’zab, auxquelles il ne faudra plus appliquer le droit musulman ni le droit français mais le droit coutumier. Est-ce un hasard qu’on n’arrive pas à ce jour à vaincre la violence dans ces deux régions, le terrorisme en Kabylie et les heurts intercommunautaires dans le M’zab?

C’est l’occasion de rappeler qu’une Nation n’est pas une collection de spécificités locales ni une fédération de tribus. Une Nation se construit plutôt par des valeurs communes et partagées, qui transcendent les spécificités locales sans les effacer.

La grande question qui reste donc posée, pour revenir au problème essentiel, concerne non pas la révision de la Constitution, mais l’élaboration d’une nouvelle Constitution citoyenne et tournée vers l’avenir. De quel type d’institutions devra-t-on doter le pays pour inspirer les orientations souhaitables à donner aux interventions de l’Etat ? En effet, de la manière dont seront organisés, exercés et contrôlés les pouvoirs que dépendront dans une large mesure les solutions à venir. Comment réconcilier les Algériens avec leur Etat? En un mot, comment rétablir la confiance et l’espoir?

Dans son étude sur Le problème des idées, Malek Bennabi nous fait part d’un  dialogue édifiant entre Confucius et un de ses disciples.

  • «La politique doit assurer trois choses : le pain à suffisance à chacun, suffisamment d’équipement militaire et à tous suffisamment de confiance en leurs gouvernants» répond Confucius à son disciple qui l’interroge sur le pouvoir.
  • «Et s’il est nécessaire de nous dispenser de l’une de ces trois choses, laquelle sacrifions-nous?» interroge le disciple.
  • «L’équipement militaire», répond le Maître.
  • «S’il était nécessaire de nous passer encore de l’une des deux dernières, laquelle devrons-nous sacrifier?», interroge à nouveau le disciple.
  • «Dans ce cas, il faut se passer de nourriture, car de tout temps la mort a accompagné le destin des hommes. Mais s’ils perdent confiance, il ne reste plus aucune base à l’Etat».

Fuite des cerveaux et des capitaux

Le deuxième grand domaine de l’échec de l’Etat est la gestion de l’économie, qui se trouve dans un tel état d’étiolement et de dépérissement que tous ceux parmi les Algériens particulièrement avertis de ces questions s’attendent une fin très proche de l’économie nationale.

Avec sa main basse sur l’économie, le pouvoir a été particulièrement impuissant à gagner le pari d’une croissance saine et durable. Les politiques économiques n’ont jamais eu comme souci de mener l’économie nationale à la performance pour permettre la prospérité matérielle et le progrès social. L’économie a été plutôt livrée aux agents auxiliaires qui se sont acharnés à la cannibaliser et la vampiriser, aggravant sans cesse la fuite des cerveaux et des capitaux.

Surexploitation des ressources énergétiques et la dilapidation des revenus

Le modèle économique sur le quel repose le pouvoir est autant primaire que criminel. Il est fondé sur la surexploitation des ressources énergétiques et la dilapidation des revenus générés.

Qu’on en juge. Entre 2000 et 2013, les revenus de l’exportation des hydrocarbures se sont élevés à près de 700 milliards US$, et les transferts au reste du monde ont dépassé les 500 milliards US$. Ce modèle économique a pour fonction de maintenir l’ensemble du pays sous perfusion et il n’est pas d’activité qui ne dépende directement ou indirectement des revenus des hydrocarbures. Par conséquent, la baisse de ces revenus pose à l’Algérie deux séries de problèmes :

  • trouver de nouvelles sources d’énergie
  • trouver de nouvelles sources de revenu

C’est tout un défi pour l’Algérie de faire face simultanément à ces deux séries de problèmes qui ne font que s’aggraver mutuellement. Ces deux séries de problèmes donnent la mesure de la gravité de la situation, un pic généralisé, à la fois énergétique et financier où l’Algérie, qui n’est plus en mesure de faire vivre ses habitants, s’est mise complètement à l’écart de l’acquisition des technologies des énergies renouvelables et du recyclage des matériaux.

Le pouvoir joue à la roulette russe, il compte sur une hypothétique reprise de la hausse des prix du pétrole. Autant dire qu’il met le devenir du pays sur le fil d’un miracle.

Au bout du compte, ce qui est appelé communément et improprement l’économie nationale, n’est en réalité que la juxtaposition de situations malsaines où l’on retrouve l’économie officielle qui a enfanté la médiocrité et l’économie informelle qui a généré la criminalité et la pauvreté.

Il est généralement admis que l’évolution des aspirations va de pair avec l’augmentation du niveau de vie. Mais avec son personnel politico-administratif frappé d’obsolescence, le système a énormément nui à l’essor économique. Les mentalités régnantes dans les centres décisionnels ont suscité une culture anti-entreprises, bloquant les processus de construction d’un appareil de production national moderne et performant.

«Rien n’est plus dangereux que lorsque l’ignorance et l’intolérance sont armées de pouvoir». Cette pensée de Voltaire illustre parfaitement la mentalité imprimatur par laquelle le pouvoir intervient dans le champ des NTIC, en soumettant les opérateurs au dictat d’un imprimi potest, en guise de procédure d’agrément. Ce qui devait constituer la voie royale vers la société de l’information et l’économie numérique, est devenu un chemin de désolation, jonché des cadavres de tous les ISP agréés. Par opérateur historique interposé, une guerre des prix a été déclarée à tous des opérateurs en herbe, qui les a menés à la cessation de paiement et par voie de conséquence à la rupture des connexions. Pot de terre contre pot de fer, l’ouverture dont a fait l’objet l’Algérie en matière de télécommunications, n’a pas permis l’émergence d’opérateurs performants, en raison de la persistance de la culture monopolistique et anti économique dans laquelle s’est engouffré l’opérateur historique. Ainsi, la fracture numérique s’est aggravée en Algérie par l’acharnement des pouvoirs publics à maintenir un internet de bas débit, dont les applications sont réduites à la navigation ou l’envoi de courriers électroniques, faisant de la fourniture d’accès à l’internet le plus grand enjeu.

Or, l’enjeu d’internet réside dans le haut et le très haut débit, pour assurer justement à la fiabilité technique une viabilité économique. Aujourd’hui, un quart de la croissance mondiale provient du secteur numérique. Plus rien ne saurait compenser le déficit technologique dans les processus de production et de gestion. Malgré tous ces éléments, même la 3G n’a apporté aucune amélioration.

Le haut débit permet d’offrir aussi bien aux entreprises et aux administrations qu’aux particuliers des services à haute valeur ajoutée en termes de compétitivité et de croissance, de modernisation des procédures, de généralisation de l’accès à l’information, de création et de diffusion de nouveaux services dans les domaines de la culture, de l’éducation, de la formation, de la santé et du débat démocratique.

Destruction de pans entiers de la production nationale

Et que dire encore de la dégradation du milieu naturel, où l’on ne voit que pollution, gaspillage et destruction des ressources naturelles. Cette situation est encore amplifiée par une forte croissance démographique et l’exode rural, aggravant la misère, le chômage, l’insalubrité, la crise du logement, l’insécurité et la délinquance.

L’accord d’association avec l’Union européenne n’a pas tenu ses promesses. Il a révélé pour l’Algérie une logique économique erronée. D’abord, il ne procède d’aucune démarche d’intégration régionale. Ensuite,  il se solde lourdement et sans cesse par des pertes et des manques à gagner. Enfin, il prend de plus l’allure d’un dispositif qui aggrave la vulnérabilité des entreprises algériennes, provoquant ainsi la destruction de pans entiers de la production nationale.

De grands changements sont apparus dans les bases contractuelles, ce qui milite en faveur de l’urgence de renégocier l’accord d’association avec l’UE.

Ainsi, on a pu déceler les véritables intentions du pouvoir qui sont, non pas de rechercher la sortie de crise par l’émergence de nouvelles forces autrement plus ouvertes sur les perspectives de demain, mais bien plutôt de s’appuyer sur son autorité pour reconduire, à quelques nuances près, des modes de gestion incompatibles avec le strict respect des données sociologiques et démographiques de l’Algérie d’aujourd’hui. Le pouvoir a placé l’Algérie dans une inconfortable position que le spécialiste des sciences sociales, Roberto Unger, appelle «la dictature de l’absence d’alternatives». Ce qui rend bon nombre d’experts complètement démunis face à cet accablant constat.

Sous la pression du dérèglement climatique, on assiste un peu partout à une remise en cause des modèles économiques en vigueur, à la recherche de solutions alternatives dans une optique de développement durable. En Californie par exemple, la recherche est axée vers la convergence entre l’économie numérique et l’économie verte. Un autre exemple, Standard & Poor’s, la redoutable  agence de notation, a décidé d’intégrer désormais le changement climatique dans ses évaluations. Où en est l’Algérie par rapport à ce vaste mouvement? Si l’économie politique vise dans sa finalité une gestion au mieux de toutes les ressources nationales, la politique économique devient en définitive la donneuse du sens du monde : signification, direction, valeur.

Z.B.


L’accord d’association avec l’Union européenne n’a pas tenu ses promesses. Il a révélé pour l’Algérie une logique économique erronée. D’abord, il ne procède d’aucune démarche d’intégration régionale. Ensuite,  il se solde lourdement et sans cesse par des pertes et des manques à gagner. Enfin, il prend de plus l’allure d’un dispositif qui aggrave la vulnérabilité des entreprises algériennes, provoquant ainsi la destruction de pans entiers de la production nationale.


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3 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    5 décembre 2015 at 23 h 03 min - Reply

    @Mr Zeddour

    article très intéressant mais à la fin on reste sur notre faim , des analyses pertinentes , des descriptions authentiques, des explications logiques, des démonstrations nettes et précises , un point de vue hautement perspicace,ne manque que la ou les propositions concrètes à proposez, ou des idées qui permettent une sortie de crise et amorcer le CHANGEMENT , une nouvelle constitution comme le préconisez en est une piste théorique, mais vu la situation tel que décrite … ce n’est pas pour demain.

    donc vivement le N°3 du syndrome anomique, et si il n’y aura point de proposition , force est de constater alors que ce n’est pas un syndrome anomique pure mais c’est la sévérité d’une situation INNOMMABLE et de solution INTROUVABLE qui font le bonheur des tenant du pouvoir …

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  • rachid dahmani
    7 décembre 2015 at 8 h 17 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Je me permet de faire une réflexion sur les articles qu’on lit ici sur LQA et ailleurs ainsi que sur les commentaires des intervenants sur la question de « notre pays », « notre politique », « notre économie »…notre nation. On s’accorde tous à dire que rien ne va plus, ou rien n’a été comme il se doit, rien ne marche convenablement…etc. On parle de nos dirigeants qu’on assimile tout le temps à des incompétents, des mafieux…etc. Cependant, on dresse toujours des tableaux descriptifs, des analyses minutieuses, des raisonnements intelligents en utilisant un vocabulaire des plus explicites, des plus juste et des plus rationnels pour décrire tout ce tableau foireux de notre pays avec ses dirigeants à la noix. Mais tout compte fait, faut il de telles analyses pertinentes, de raisonnements scientifiques…etc pour imager un pouvoir maléfique aux commandes d’un pays à la dérive? Une khalouta comme le disait un intervenant ici (Nostalgie) n’a pas besoin d’une terminologie spécifique et scientifique pour être mise à la compréhension et à la portée de tous. On n’a nul besoin de décrire le secteur énergétique par exemple et dire qu’il va mal en faisant la démonstration par la science et par le calcul. Le secteur est malade par la faute d’une bande de truands et c’est tout. Ces bonhommes gèrent le pays comme une épicerie. IL faut « selaa » (les provisions, la matière) pour s’entretenir un point c’est tout. Ils ne savent que compter l’argent qui entre dans les comptes. Pour preuve, il aura suffit que les prix des hydrocarbures chutent et c’est la panique générale. On ne saura jamais être inventifs, créatifs, gestionnaires au sens propre du terme. Qui ne sait pas dépenser de l’argent quand celui ci vient à couler à flots? Ma grand mère (que dieu ait son âme) l’aurait fait beaucoup mieux que ce gouvernement qu’on a. Elle aurait même fait développer certains secteurs comme l’agriculture par exemple tiens. Notre gouvernement en face de la chute des rentrées d’argent n’a fait que ce qui est naturel. Un débit a diminué en entrée, alors pour la conservation (de la masse et de la quantité de mouvement, au plus naturel de la science pour rigoler) le débit va diminuer à la sortie, dans les dépenses. On fait dons des restrictions un peu partout. Alors que, la boite qui gère ce flux doit être un système expert (les automaticiens connaissent bien cela, trouver la bonne fonction de transfert du système pour ajuster l’entrée en fonction de l’état de sortie moyennant les perturbations). Nous on a un système expert en détournement et en gaspillage. résultats des augmentations en attente début 2016 partout. Il faut bien le déficit en débit d’argent. Bonne journée à tous.

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  • Gana
    16 décembre 2015 at 22 h 45 min - Reply

    « Est-ce un hasard qu’on n’arrive pas à ce jour à vaincre la violence dans ces deux régions, le terrorisme en Kabylie et les heurts inter-communautaires dans le M’zab? »
    Le joug ottoman, la violence coloniale et la furie meurtrière des généraux et des islamistes sont eux le fait du hasard!

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