Édition du
26 September 2016

L’Etat-DRS dénoncé sur les médias qui dépendaient étroitement du Centre de Communication de la Défense: cela suffira-t-il à faire prévaloir la vérité historique sur les vérités politiques?

Sadek SELLAM 25Saddek SELLAM

Après le limogeage du général Toufik, le 13 septembre 2015, et la condamnation de ses principaux lieutenants, qui furent commentées plutôt sobrement, voici qu’arrive l’heure des explications circonstanciées et des révélations dérangeantes sur les pratiques de l’ancien Etat-DRS. Et ce sont les télévisions qui dépendaient étroitement du CCD qui facilitent la diffusion de s ces explications. C’est ainsi que la chaîne privée du Khabar a diffusé près de deux heures d’entretiens avec l’ancien colonel Mohamed-Tahar Abdesselem. Cet officier était chargé des relations avec les réfugiés politiques accueillis en Algérie. Il suivait aussi la situation complexe du Moyen-Orient, ce qui en a fait un très bon connaisseur du Liban, et un ami d’Arafat. Il a fini conseiller du général Fodil Saïdi qui était chargé des opértions extérieures du DRS jusqu’à sa mort mystérieuse en 1996 sur une route rectiligne et sèche près de Ouargla. On a supposé qu’il s’agissait d’un assassinat déguisé en accident de la circulation…
Le colonel Mohamed-Tahar dit avoir entendu , avant les élections législatives de décembre 1991, un officier supérieur du DRS éradicateur déclarer: « On peut aller jusqu’à accepter l’arrivée au pouvoir de Ben Bella si les électeurs le choisissent. Mais nous n’accepterons jamais que le FIS gouverne, même s’il sort vainqueur des élections ! » Ce qui montre que la décision d’interrompre le processus démocratique était mise à l’étude dès la constitution du groupe d’officiers qui finira par s’emparer de tous les leviers du pouvoir. Visiblement au courant de ces préparatifs secrets , Abdesselem mit en garde Abassi Madani, quand ce dernier lui disait que si le pouvoir avait été pour lui une fin en soi, il saurait investi le palais de la présidence à la tête de 2 millions de manifestants qu’il était alors en mesure de rameuter : « Cela ne servirait à rien, car le pouvoir réel est déjà ailleurs… », révéla le colonel Mohamed-Tahar en se pensant sans doute aux grignoatages progressifs des prérogatives de Chadli par les futurs pustchistes, avec la complicité de Larbi Belkheir.
Mohamed-Tahar Abdesselem raconte comment il s’est trouvé mis à la retraite d’office, en 1992, avec une dizaine de ses collègues, tous issus, comme lui, de l’ALN. La direction du DRS voulait éloigner les anciens de l’ALN qui n’auraient pas été favorables à toutes les formes de coopération sécuritaire avec la France. Bernard Kouchner raisonnera de la même manière quand il fera de la disparition des anciens de l’ALN la principale condition de l’amélioration des relations de la France avec l’Algérie.
Le général Toufik reprochait aussi à ce colonel ses relations avec l’ancien président Ahmed Ben Bella et, surtout, avec Abassi Madani. Le chef du FIS avait été son codétenu dans les prisons françaises pendant la guerre de libération. Après son retour en Algérie , le parti de Ben Bella était affaibli par de sérieuses dissensions. Mais l’ancien président Ben Bella était encore craint à cause de ses relations dans le monde arabe et en Europe .
Malgré sa mise à la retraite, Abdesselem était sollicité pour intervenir en faveur des premières victimes des singulières mesures prises après le 11 janvier 1992. C’est ainsi que le doyen des opposants marocains était venu le voir quand les nouveaux maîtres du pays lui notifièrent l’ordre de quitter sa villa du quartier du Golf, sur les hauteurs d’Alger. Informé de la décision, Hassan II permit à son opposant de rentrer au Maroc, histoire de montrer sa mansuétude et son esprit de conciliation, au moment où les Algériens s’entretuaient. Les généraux refusèrent qu’El Basri rentre au Maroc par la frontière terrestre et l’obligèrent à passer par Paris. Ils s’empressèrent alors d’attribuer la villa au…général Touati.
Abdesselem a pu se rendre plus utile quand Le cheikh Rached Gannouchi s’est trouvé menacé d’expulsion en Tunisie. Le gouvernement Ghozali voulait accéder aux demandes d’extradition réitérées par le général Benali. Le colonel se rendit à Lausanne pour informer Ben Bella. L’ancien président prit son téléphone et appela Ghozali : « Vous avez rabaissé l’Algérie jusqu’à obéir à un petit flic comme Benali. Je vous dénoncerai en Suisse et dans d’autres pays européens, si vous extradez Ghannouchi… »
Ben Bella pensait aux précédents d’Ahmed Bensalah et de Mohamed M’zali qui furent bien accueillis en Algérie après leur évasion de Tunisie. Ghannouchi n’a pas été livré à Benali, mais a dû quitter l’Algérie pour l’Angleterre.
Les généraux « janviéristes » convoitèrent aussi la villa du général égyptien Saadeddine Chazli, le héros de la guerre d’octobre 1973 à qui l’Algérie avait accordé l’asile après son conflit avec Sadate. Cette somptueuse villa se trouvait en face de l’ambassade américaine dans le quartier chic de Poirson, à El Biar. Chazli s’est vu proposer de la quitter en échange de deux résidences au Club des Pins. On lui a fait croire que la villa allait être attribuée au président Zéroual. « Je ne suis pas venu en Algérie pour me baigner », ironisa-t-il avant de rentrer en Egypte avec l’autorisation de Hosni Moubarak.
servaient donc aux putschistes de 1992 à dissimuler de prosaïques calculs tendant à faire mettre au coeur de leurs objectifs stratégiques des intérêts…immobiliers. En dépit des discours des éradicateurs sur « la sauvegarde de la République », et le sauvetage des libertés de la femme algérienne, on savait qu’ils n’étaient pas idéologues pour un sou. Mais de là à mettre de prosaïques intérêts immobiliers au coeur de leur stratégie….
Le colonel Abdesselem révèle aussi que la déposition du président Chadli avait été programmée, pratiquement à partir d’octobre 1988. Ces troubles manipulés coûtèrent son poste au général Lakehal Ayat, un officier venu de l’Infanterie, et dont la nomination à la tête de la Sécurité Militaire avait déplus aux spécialistes du renseignement. Le service a été scindé en deux : la DCSA (Direction Centrale de la sécurité de l’Armée) et la DGPS (Direction Générale de la Protection et de la Sécurité). Le commandement de cette dernière direction a été confié au général Betchin qui était considéré comme le dauphin de Lakehal Ayat. Mais Betchin devait être contraint à la démission quand le général Larbi Belkheir, alors chef de cabinet à la Présidence, voulut rattacher son service au chef d’Etat-Major, le général Nezzar à qui il refusait d’obéir. Quand , après la première victoire spectaculaire du FIS aux municipales de juin 1990 , Nezzar a pu se faire nommer ministre de la Défense, le colonel Toufik, qui était chargé du renseignement à la Présidence, a été promu à la tête du DRS, Département du Renseignement et de la Sécurité, supervisant tous les services. Une des premières décisions de Toufik à la tête du DRS fut la réintégration, à la demande de Larbi Belkheir, du lieutenant-colonel Smaïn Lamari qui avait été limogé par Betchin et que l’on soupçonne d’avoir fait partie du groupe qui avait manipulé les manifestations d’octobre 1988 pour venger sa mise à l’écart avec une quarantaine d’autres officiers de renseignement.
C’est ainsi que fut constitué, après l’attribution du grade de général à Toufik et à Smaïn, le « quarteron de généraux » qui, craignant d’être mis à la retraite par un FIS triomphant, décidèrent l’opération du 11 janvier 1992 : « démission » de Chadli, proposition faite par Nezzar à Aït Ahmed de présider le HCE ; appel à Boudiaf après le refus d’Aït Ahmed, annulation des élections, état d’urgence, ouverture des camps dits de “sûreté” dans le Sud,…
Malgré la précision des révélations faites par Ali Haroun -le juriste de service des éradicateurs dont les garanties données au général Rondot suffirent à convaincre Mitterrand de ne pas s’opposer à l’interruption des élections- qui assista à l’entretien Nezzar-Aït Ahmed, l’artisan du coup de force de 1992 nie avoir proposé au fondateur du FFS la présidence du Haut Conseil d’Etat. C’est alors que Betchin décide de monter au créneau pour donner sa version à Nahar, qui dépendait étroitement du CCD du colonel Faouzi. En rappelant que Nezzar voulait rattacher la DGPS à l’état-major, Betchin met ce dernier face à ses contradictions et lui signifie la vanité de ses arguments, comme celui utilisé après le 13 septembre pour défendre Toufik qui, selon l’ex-ministre de la Défense, n’aurait pas de comptes à rendre à Gaïd Salah. Ce qui était valable quand Nezzar n’était que chef d’état-major devrait, selon lui, cesser de l’être quand il s’agit de voler au secours d’un Toufik qui s’est avéré incapable de bien se défendre.
Betchin parle aussi d’un rapport sur les agissements du clan des éradicateurs qu’il remit à Chadli, et dont il détient une copie, qu’il promet rendre publique. Il a fait également état des contacts qu’il a eus avec la direction politique du FIS, quand il est revenu au pouvoir aux côtés du président Zeroual. Selon lui ces pourparlers furent « sabotés par certaines parties… ». Betchin fait allusion aux négociations menées secrètement par Smaïn Lamari avec l’AIS de Madani Mezrag. Une chaîne privée a mis en ligne une vidéo montrant le numéro 2 du DRS en train de donner l’accolade à M. Mezrag quand il le rencontrait secrètement au milieu des années 90 dans les montagnes de Djidjelli…
Betchin laisse entendre qu’il sera amené à en dire plus dans de prochaines interventions …Il annonce la publication prochaine de ses mémoires. En raison des pièces d’archives qui seront mises avec les doccuments annexes, ces mémoires promettent des révélations dont la publication a pu jusqu’ici être empêchée par le clan des éradicateurs, grâce à sa main mise sur la plupart des médias.
Le nouvel accompagnement médiatique, sur des chaînes qui obéissaient au colonel Faouzi, des changements intervenus ces derniers mois au sein du DRS promet d’être dur pour ce qui reste des “janviéristes” . Cela ne pourra qu’aider à faire prévaloir la vérité historique sur les vérités politiques servies dans des livres comme ceux de Khaled Nezzar et de Ali Haroun, sans que des gens aussi bien renseignés que M. T. Abdesselem et Mohamed Betchin aient pu les contredire avant le 13 septembre 2015. On comprend que les limogeages au sein du DRS aient commencé par celui du colonel Faouzi, dont le service se chargeait de veiller à une information qui ressemblait beaucoup à celle qu’imposait moins discrètement le colonel Gardes, qui commandait le redoutable V° Bureau, spécialisé dans l’Action psychologique pendant la guerre d’Algérie.
Grâce aux révélations des acteurs importants qui observèrent le silence jusqu’au 13 septembre 2015, ceux qui auront le courage d’étudier l’histoire du quart de siècle d’Etat-DRS en Algérie auront la tâche moins difficile que leuts collègues tunisiens intéressés par l’historicisation des terribles années Benali.


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16 Commentaires sur cet article

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  • Larbi Anti-DRS
    22 janvier 2016 at 20 h 29 min - Reply

    @ Si Saddek,

    Tu oublie dans ton puzzel du DRS-Algerie un certain Bachir Tartag, ce qui indique que les irradicateurs et les assassins de masse sont toujours au commandes de l’Algerie. Peut-etre que certains criminels ayant commis des crimes contres l’humanite’, des crimes economiques et financiers sont partis en retraite, le systeme est toujours en place et il est en mutation. Tel un cameleon assassin!

    Les criminels a l’echelle internationale (par exemples: les services de securites francais, Americains et petroliers) qui commandent les criminels a l’echelle nationale tel les Mediene, Nezzar, Lamari’s, Touati, Taghit, Tartag, etc. ont remplace’ certains generaux par d’autres avec cette fois-ci une couverture civile incluant certain « hommes d’affaires » tel les Rabrab, Haddad (qui n’a peur de personne et a qui la Maudite Arabie Seoudite a mis a sa disposition 100 milliards de dollars! rien que ca!).

    PS: Nezzar n’a pas repondu a Betchine sur les accusations que c’etait lui qui a donner l’ordre de tirre’ sur le peuple en 1988. Mediene (ses sbires Smain Lamari qui a creve’ et l’autre Bachir Tartag ) n’ont pas repondu aux accusations que c’etaient eux qui etaient derriere les massacres de Rais, Bentalha, Relizane, etc. Accusations sans jugements c’est cela l’Algerie des miracles (Mou3’djizates).

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  • Kefrida
    22 janvier 2016 at 20 h 46 min - Reply

    Il n’y a rien de changé. La police politique est toujours présente partout (même dans le fin fond du désert comme disait Fellag) et est aussi nuisible hier comme aujourd’hui. Je vous le confirme en connaissance de cause. Le reste n’est que pure vent. Nota, FYI: le fameux article 51 de la nouvelle zerda vient du génie de la police politique justement, preuve à l’appui, et plus précisément de la police politique implantée au Canada.
    p.s.: à Mr Salah Eddine Sidhoum
    Pourriez-vous me dire pourquoi vous avez refusé la publication de ma lettre qui date de l’année passée. MERCI

    ========================================
    De quelle lettre, mon cher compatriote? Un an c’est loin. Sincérement je ne me rappelle pas.
    Amicalement.
    Salah-Eddine

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  • Kefrida
    22 janvier 2016 at 22 h 30 min - Reply

    Bonjour Mr Sidhoum,

    Donnez moi votre courriel et je vous l’enverrai avec plaisir.

    Yacine A.
    ======================
    Vous pouvez l’envoyer à l’adresse de LQA (que vous trouverez dans la rubrique  » contact ».
    Amicalement.
    SE

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  • Mohand Oukaci
    22 janvier 2016 at 22 h 33 min - Reply

    Les révélations du colonel Mohamed-Tahar Abdeslem que j’ai connu personnellement durant les années SM de Kasdi Merbah sont exactes.Je remercie notre éminent historien Sadek Sellem de les avoir transcrit fidèlement.C’est ça l’Algérie,un pays gouverné depuis plus d’un demi-siècle par des hors- la- loi comme les Dalton et qui ont pour seul souci de piller les richesses du pays et de museler le peuple par la généralisation de la corruption et tout en jouant sur la permanence du péril terroriste islamiste.A quand le démantèlement de ces hors-la-loi qui dirigent notre pays depuis 1962 et qui nous empoisonnent la vie?Dieu seul le sait.

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  • lyes laribi
    23 janvier 2016 at 8 h 45 min - Reply

    Pour comprendre cette structure et sa composition (apparemment le fichier récupérer par le nouveau patron de la DCSA contient 500000 délateurs BIYAA) il faut se référer aux écrits et témoignages venant de ceux qui ont collaboré avec ces énergumènes. Nart, par exemple parle d’eux avec un ton moqueur. Laver sa conscience ou se donner une nouvelle virginité alors qu’on a racolé toute sa vie dans les bois, pour moi il sera difficile de les croire. Mais ceci n’empêche pas c’est un titre d’un livre et c’est sa marque. Le DRS est une structure difficile de compréhension qui trouve sa source historique dans la création du MALG. Ce n’est qu’à partir de là et d’une étude sérieuse qu’on peut arriver à décortiquer ce monstre. Une correction à apporter à ce texte, Toufik était à la tête de la DCSA avant de prendre le DRS. Il avait remplacé Betchine au moment où celui là était nommé à la tête de la DGPS en remplacement de Lakhel Ayat qui a été limogé par Chadli. Le poste à la présidence a duré pas plus de deux mois si mes souvenirs sont encore bons.

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  • Mohand Oukaci
    23 janvier 2016 at 22 h 49 min - Reply

    A l’intention du frère Lyes Laribi.La carrière du général Mohamed Médiène dit Tewfik qui a régné pendant 25 ans en tant que patron du DRS se résume ainsi:durant les années 1960-1970,il était chef de bureau à la DSM puis directeur régional de la SM/2ème RM où il s’est lié d’amitié avec le colonel Chadli Bendjedid commandant de la 2ème RM et le commandant Larbi Belkhir chef d’Etat-major.Il a rejoint la Centrale à Alger en 1979.Le général Medjdoub Lakhal-Ayat nommé en 1981 à la tête de la DSM qui se transforma en DCSM entretiendra avec lui des relations difficiles et conflictuels jusqu’à l’année 1983,date à laquelle il le muta à Tripoli(Libye) en tant qu’attaché militaire.Il a regagné la centrale en 1986.Comme le général Lakhal-Ayat ne voulait pas de lui,il fut muté sur sa demande à la direction du génie militaire dont le directeur est son ami.A partir de cette direction,il a commencé à manoeuvrer en direction de la Présidence où se trouvent ses vieilles connaissances de l’oranie,Chadli Bendjedid et Larbi Belkheir.A la surprise générale,il fut nommé dans la même année,c’est à dire en 1986,au poste de secrétaire permanent au haut conseil de sécurité de la Présidence.Il a pris donc sa revanche sur son ancien patron,le général Lakhal-Ayat alors qu’il n’est à cette époque que lieutenant-colonel.Il gardera ce poste jusqu’aux événements d’octobre 1988 et le limogeage du général Lakhal-Ayat qui s’en est suivi.Entre-temps,durant l’été 1988,on avait crée au sein du MDN deux nouvelles directions centrales : la DRM(Direction du renseignement militaire) dirigée par le colonel Saidi Fodhil,homme lige du MDN Khaled Nezzar,et la DCSA dirigée par le général Mohamed Betchine ancien attaché militaire à Rome (Italie).A la suite du limogeage du général Lakhal-Ayat patron de la DGPS-ex-DCSM,le général Mohamed Betchine quitta la DCSA pour prendre la DGPS et le colonel Tewfik fut nommé à la tête de la DCSA.A partir de ce poste,il manoeuvra pendant deux longues années en direction de ses amis de la Présidence,Chadli et Larbi Belkheir,ainsi qu ‘envers le MDN Khaled Nezzar pour créer un département qui sera chargé du renseignement et de la sécurité.En septembre 1990,il obtient l’aval de ses amis pour créer le DRS et dissoudre l’éphémère DRM dont le chef,le colonel Saidi Fodhil prendra la tête de la DDSE/DRS(renseignement extérieur).Tout le monde connait les activités du DRS sous le règne du général Tewfik.

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  • Mohand Oukaci
    24 janvier 2016 at 0 h 32 min - Reply

    Comme on a la justice de nuit,on a aussi les nominations présidentielles de nuit.Selon El Djazair El Youm,le « Président » Abdelaziz Bouteflika vient de nommer par décret cette nuit le général-major en retraite Athmane Tartag dit Bachir ou le « bombardier »comme ministre-conseiller du renseignement et de la sécurité auprès du « Président » de la République et sous entendu la dissolution du DRS.Une éniéme diablerie des frères Bouteflika qui misent tout pour gagner du temps et durer au pouvoir.La Hachma Wala Dine.C’est du jusqu’au boutisme pur et dur chez les Bouteflika car ils ne craignent ni leur Dieu ni l’enfer qui leur a destiné pour l’éternité.

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  • lyes laribi
    24 janvier 2016 at 8 h 13 min - Reply

    @ mohand oukaci, c’est ce que je disais. Toufik avant de prendre le DRS, il était à la tête de la DCSA ou il avait remplacé Betchine. La décision sur Tartag a été prise jeudi ainsi que la dissolution du DRS. Ceci fait suite à l’attentat raté contre Gaid Salah.

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  • rachid dahmani
    24 janvier 2016 at 13 h 54 min - Reply

    Bonjour,

    En lisant les commentaires des un et des autres on a l’impression qu’on découvre notre pays dans sa façon d’être gouverné et dirigé par la bande mafieuse que l’on connait. On a l’impression que les Algériens n’étaient pas au courant du pillage organisé et orchestré de notre pays par le système en place depuis 62. J’ai la nette impression (vaille que vaille) qu’au fond de nous tous tout le monde s’en fout et tous ne regardent que le petit intérêt aussi petit soit il qui le concerne…rien à battre du reste. Désolé mais c’est mon impression. On ne fait que parler, commenter, rapporter, constater, dire des choses sans plus…le résultat est que les années passent et c’est toujours la même chose…qu’on ne vienne pas me dire que c’est comme cela que ça doit se faire…cela fait cinquante ans et plus que ça se fait comme cela…blabla…et puis le néant. ça sera ainsi jusqu’au réveil du peuple, il n y a que lui qui fera bouger les choses…mais ça risque de bien prendre du temps et il n’aura besoin d’aucun leader, ni de dirigeant ni de qui que ce soit…il mettra par terre ce système le moment voulu lorsqu’il rugira comme il se doit.

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  • AIT MOHAND
    1 février 2016 at 15 h 20 min - Reply

    Monsieur Sadeq SELLAM, Bonjour!

    Chapeau bas pour votre écrit plein de précision et de détails au premier degré. J’ai rarement vu et lu, surtout, un tel écrit comme le votre. J’ai appris beaucoup de choses qui m’échappaient jusque là, croyez-moi. Merci.

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  • Ahmed
    1 février 2016 at 19 h 30 min - Reply

    Il faudrait des articles comparables pour expliquer la boulimie déclarative d’un Nezzar. Le boucher d’octobre 88 devenu putschiste en janvier 92 avait enregistré une douzaine d’émissions sur Nahar TV(il y a 2-3 ans, du temps du colonel Fawzi)), avec un journaliste pratiquant le journalisme de « l’école hôtelière »(poser une question comme on pose un plat dans un palace..), selon la bonne formule de Guy Bedos.
    Or, les explications du bavard général, déjà peu convaincantes, furent sérieusement fragilisées par les révélations de Nacer Boudiaf, notamment sur la mort de son père. Nezzar est revenu à la charge pour essayer de faire oublier les accusations de Boudiaf-fils, mais aussi pour montrer qu’il peut répondre calmement à des journalistes devenus moins craintifs, après le limogeage-inculpation de Fawzi et, surtout, la mise à la retraite de Toufik, sur lequel Abdelhamid Brahimi vient de dire qu’il épluchait les pommes de terre à Garn-Halfaya…

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  • Mokrane
    1 février 2016 at 19 h 40 min - Reply

    Nezzar a étonné son monde quand il a proposé de débattre avec Betchin. C’est effectivement étonnant de la part cet éradicateur qui avait combattu les dialoguistes.
    Mais au lieu du général-major Betchin, le loquace DAF a eu droit à une réponse autrement plus argumentée apportée par un des fils du regretté général-major Beloucif, qui a été arrêté pour l’empêcher de rencontrer Boudiaf qui voulait en savoir plus sur la corruption.
    Le fils de l’ancien chef d’état-major, victime d’un règlement de comptes déguisé en jugement, nous apprend que Nezzar était venu pleurnicher auprès de son père quand Chadli l’a limogé brutalement, sans doute pour ses intrigues…

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  • AIT MOHAND
    1 février 2016 at 23 h 29 min - Reply

    La vérité Historique DOIT nécessairement PRÉVALOIR sur les « vérités politiques ». Mais… QUI écrit l’Histoire? Le peuple ou les vainqueurs du peuple qui lui ont confisqué la victoire en 62…? That’s the question!

    Pour l’heure, ce n’est pas le peuple Algérien qui écrit SA propre Histoire mais les imposteurs dafistes qui la lui écrive depuis 62 à leur façon et selon leurs propres intérêts. Jusqu’à quand…?

    May be Nezar is feeling the heath of the fire’s getting nearer and nearer to him… So, that’s why he’s opening his chatter box very often, now!

    THE FEAR OF THE FIRE…

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  • Ali
    2 février 2016 at 23 h 22 min - Reply

    Que devient l’ex-FIS dans tout cela? Pourquoi les principaux concernés par ces mensonges sur 2 décennies se taisent-ils?

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  • Kada
    2 février 2016 at 23 h 29 min - Reply

    Nezzar, fraîchement converti au dialogue veut débattre avec Betchin, un moudjahid de la première heure et un patriote resté attaché à ses engagements nationalistes. Quand Betchin voulait négocier avec les politiques du FIS, la clique de Nezzar manipulait l’AIS qu’aucun dirigeant de ce parti n’a ordonné de créer, et qui semble une création de Smaïn Lamari, par des moyens à peine moins grossiers que la manipulation des GIA.
    Betchin examinera la demande de débattre de Nezzar quand ce dernier répondra au fils de Béloucif, tout seul comme un grand, sans consulter Touati…

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  • Iris samy
    9 février 2016 at 22 h 21 min - Reply

    est être naïf de croire tout secteur théoriciens sorti tout fraîchement des laboratoires du DRS ! Tous les scénarios possibles et imaginaires par tous les clans qui ont servi dans les crimes la corruption et les massacres de masse la dissolution du DRS à été soldée par leur maître spirituel la France bien sûr avec son passé colonial génocidaire la lutte continue pour une Algérie libre et indépendante débarrasser de tous ces vautours qui es-tu de l’armée française

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