Édition du
5 December 2016

À quand une démocratie apaisée en Algérie ?

 

Changement1L’adoption du texte constitutionnel par des parlementaires, qui font passer leurs intérêts privés avant ceux du peuple, corrobore, si besoin est, la thèse du déficit démocratique en Algérie. En effet, bien que les partisans du régime et sa clientèle affirment à longueur de journée que l’élaboration du la loi fondamentale a été mûrie pendant presque cinq ans, il n’en reste pas moins que l’inexistence de contre-pouvoirs exclut de fait le peuple algérien. Une tradition qui se perpétue depuis 1962.

De façon générale, le contrôle de tous les leviers de l’État par le régime inamovible ne peut conduire qu’à l’exclusion de ceux qui ne partagent pas sa conception du pouvoir. Résultat des courses : la confiance entre les gouvernés et les gouvernants est rompue depuis belle lurette. D’ailleurs, les discours développés par les uns et les autres divergent. Si pour le régime il n’existe aucune crise, il n’en est pas de même des citoyens qui subissent ses effets.

Et quand des partisans du régime admettent quelquefois des difficultés, ils rebondissent aussitôt en exhortant les Algériens à faire confiance au chef de l’État. Une façon de reprocher aux Algériens leur impatience. Pour eux, le régime que compte instaurer le chef de l’État nécessite du temps. En aucun cas, ils ne soutiennent que les institutions justes doivent être le fruit de l’adhésion populaire au projet républicain.

Or, dans l’état actuel des choses, malgré les moyens déployés par le régime, le débat consensuel reste au stade chimérique. En fait, entre un régime qui clame avoir respecté toutes les volontés et les opposants qui l’attaquent sur ses méthodes peu démocratiques, le gouffre –et c’est le moins que l’on puisse dire –est abyssal. Alors qu’il n’existe qu’une réalité démocratique, les tenants du pouvoir inventent la démocratie spécifique, comme ils ont inventé par le passé le socialisme spécifique à l’Algérie.

Pour autant, est-ce que la partie est perdue ? Si on croit au destin national, l’espoir n’est pas mort, pour reprendre l’expression de feu Hocine Ait Ahmed (allah irahmou). Pour cela, il n’existe qu’un moyen de lutte : le combat pacifique. Après avoir dormi sur leurs lauriers, les Algériens doivent se sentir concernés par la crise.

De toute façon, l’Algérie ne peut pas se permettre de rester dans l’expectative. Comme le soutient Abed Charef, dans son texte « quel prix payer pour sortir de la crise », deux scénarios sont possibles : une solution pacifique, consensuelle et inclusive ou le risque des affrontements violents. Il faut souhaiter que la seconde alternative ne soit pas le recours. Car, elle pénaliserait davantage le pays.

Mais, pire que la crise sous toutes ses formes, l’absence de débat et le refus de chaque camp de faire un pas vers l’autre ont des effets plus néfastes que la crise elle-même. À vrai dire, la crise sera résolue quand les Algériens, toutes catégories confondues, se donneront les moyens de la transcender.

Pour conclure, il va de soi que le cadre institutionnel actuel –bien qu’il soit par ailleurs porteur d’infimes avancées –verrouille la vie politique du pays. D’ailleurs, comment peut-on croire les promesses des dirigeants quand on sait que leurs intérêts se confondent avec ceux du pays ? Selon Mokrane Ait Larbi, « la liberté de réunion –même dans les salles –et de manifestation pacifique sur la voie publique ne peut s’exercer sans l’autorisation du wali. Même un parti politique agréé ne peut réunir ses cadres en dehors de son siège qu’avec une autorisation. »

Mais, là où le bât blesse, c’est que les personnes qui donnent ces autorisations ont pour seule vocation de garantir la pérennité du régime. Et c’est dans ce sens-là que l’État civil que nous promet le chef de l’État ne peut participer à l’instauration de la démocratie apaisée que lorsque les intérêts de groupes se dissocient de ceux du pays.

Aït Benali Boubekeur

 


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10 Commentaires sur cet article

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  • MAJORORO
    9 février 2016 at 15 h 07 min - Reply

    La Constitution,
    A été votée le plus naturellement mais par un parti seulement malgré les abstentions, refus et autres variations sur le même thème de ce parti et cela évidemment pour leurs intérêts directs et / ou indirects.
    La responsabilité de ces messieurs dames sera immense et les conséquences de ce vote vont porter loin.
    Tout s’oublie mais les écrits restent. Les photos et vidéos sur la toile aussi.
    Ce n’est donc pas et cela ne peut pas être la loi suprême de toute la nation algérienne, celle qui va faire marcher tous et toutes / chacun et chacune.
    Les peuples d’Algérie ne leur obéiront pas. Ils l’ont pas fait jusqu’à aujourd’hui et je suis convaincu qu’ils ne le feront pas de sitôt.
    Pour la nième fois, l’Algérie fait malgré elle, de bien mauvais choix.
    Cependant, voilà aujourd’hui le bilan des politiques des 50 précédentes années ( extrait de http://www.mena-forum.com/lalgerie-dans-le-monde/ )
    • Pour la taille du marché, l’Algérie a été classé 37ème,
    • Pour l’équilibre macro-économique, elle a été classée 38ème place,
    • Pour l’efficacité des institutions le classement est de 99ème,
    • Pour l’efficacité des infrastructures, son classement est de 105ème,
    • Pour l’enseignement supérieur/formation, le classement est de 99ème,
    • Pour l’efficacité du marché des biens, 134ème,
    • Pour l’efficacité de l’éducation/santé, 99ème,
    • Pour l’efficacité du marché financier, 135ème,
    • Pour l’efficacité du marché du travail, 135ème,
    • Pour l’efficacité de l’innovation technologique, 126ème.
    • Mais possiblement No. 1 en réécriture de sa Constitution ; donc l’honneur est sauf.
    Mais où sera-t-on dans les futurs 50 années car ce sont de tels bilans qui nous éclairciront sur les conséquences de tels choix. Fraternellement, et bonne chance.

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    • Salah-Eddine SIDHOUM
      9 février 2016 at 18 h 57 min - Reply

      Les peuples d’Algérie?????????

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  • Dria
    9 février 2016 at 22 h 16 min - Reply

    Ah si seulement tu nous donne le classement des PEUPLES ainsi on saura également la place qu’aura ce qui était dans un passé pas si lointain ECHA3B EL 3ADIM, qui enfanté ses propres dirigeants qui l’ont formaté,manipulé , travesti et pervertit au point de le rendre complice par son SILENCE et présent par son ABSENCE
    au fait le PEUPLE c’est MOI c’est TOI c’est VOUS, donc c’est NOUS quoi,enfin c’est EUX aussi ceux ont réussi a faire de nous des ASSISTES, la bouche grand ouverte pour avaler n’importe quoi, de grande gueules pour critiquer les autres nations sans jamais se remettre en question alors que nous sommes devenus LA RISÉE DES AUTRES NATION, alors pour le classement du PEUPLE ALGÉRIEN mieux ne pas le donner.

    KAMA TAKUNU YUWALA ALEIKUM. alors on mérite tous ces classements comme on mérite nos dirigeants, puisqu’on ne fait rien pour y remédier, même pas pour un coup de gueule contre EUX. on est tous CONSCIENT alors TAG 3LA MEN TAG et la vie continu…

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  • nouari019
    10 février 2016 at 8 h 50 min - Reply

    dans des années lumière peut être si DIEU le veut nous aurons réellement une démocratie digne de se nom, depuis 1962 nous sommes gouvernés par des ignares des hyènes puantes assoiffés de pouvoir d’argent qui méprise les petites gens en toute impunité,mais ils oublie une chose que chaque jour qui passe les rapproche de DIEU et là l’addition sera salé pour tout ses mécréants en ce qui me concerne qu’il pourrisse en enfer pour l’éternité in challa .

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  • MAJORORO
    10 février 2016 at 11 h 07 min - Reply

    Le politiquement correct veut que je me corrige mais je trouve qu’il est grand temps de transcender nos différences et chercher à nous connaitre un peu mieux. Peut-être que la solution est là. Voir plus bas.
    Peuples autochtones en Algérie
    Les Kabyles, Mozabites, Touaregs, Chaouias, Chambas, Coulouglis, Gbalas, Sahraouis, Andalous, Juifs et autres pied-noirs et plus récemment les émigrés et possiblement les immigrés sont les peuples autochtones de l’Algérie. Chacun de ces peuples est aussi fait de plusieurs clans et / ou tribus, etc.
    Savez-vous que certains peuples d’Algérie fuyant les différents envahisseurs se sont installés dans les pays voisins mais aussi dans des contrées assez lointaines. Leurs descendants ont droit à la nationalité, droits et devoirs comme chacun de nous tous. En plus de ceux décrits plus hauts, des minorités sont au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Syrie, en Turquie, en Afrique sub-saharienne, etc. Nous sommes de millions dans le monde entier.
    Les peuplades Amazighs également connu sous le nom « Berbère », qui dérive du terme romain de « barbares », nom donné à toute personne qui ne parlait pas Latin sont les « homme libres » et ont été présents dans les territoires d’Afrique du Nord depuis l’antiquité et nulle part ailleurs. Mais on retrouve des traces de mixage du Sénégal jusqu’au Pays de Galles et le sud de l’Irlande en passant par toute la façade atlantique de l’Europe du notamment au va et vient continuel et dans les 2 sens des populations le long des côtes.
    Nous sommes ici intéressés au melting-pot très spécifique à l’Afrique du Nord centrale. Mais il n’y a aucune reconnaissance des peuples autochtones en Algérie. S’inspirant fortement de la France républicaine, les gouvernements algériens successifs en voulant centraliser et homogénéiser, n’ont pas reconnu le statut d’indigène de l’Amazigh, du Chaoui, etc. Pour cette raison, il n’y a pas de statistiques officielles concernant le nombre de Amazigh en Algérie.
    Espaces de vie
    Les Amazigh de l’Algérie sont concentrés dans cinq grandes régions du pays : région de la Méditerranée de la Kabylie (Kabyles) dans le nord-est, Aurès dans l’est Chaouias, Chenoua, côte à l’ouest d’Alger (Chenwis), Mzab en Sud (Mozabites) et territoire de Touaregs dans le Sahara. Plusieurs milliers Amazigh vivent également dans l’Ouarsenis et le Dahra et le sud-ouest du pays (Tlemcen et Béchar) et dans le sud-est (Biskra et Touggourt, Adrar, Timimoun).
    En outre, les grandes villes comme Alger, Blida, Oran, Constantine, etc., abritent des populations rurales qui sont historiquement et culturellement Amazigh mais qui ont été en partie arabisé au cours des années, succombant à un processus graduel de l’acculturation.
    Votre Congres devrait aussi se baser sur la représentation de tous ces peuples. Personne ne le fera a notre place et ils (les Romains, Phéniciens, Vandales, Arabes, Turcs et autres Français, Espagnols, Italiens, Maltais, etc..) ne l’ont pas fait pendant tous ces siècles. Pourquoi le feraient-ils ; ce n’est certainement pas dans leurs intérêts.
    Comme je suis entièrement convaincu que la force de l’Algérie est là, je trouve cet arc-en-ciel d’une beauté exceptionnelle, et il est de notre intérêt de faire de sorte à respecter et plutôt à renforcer toutes ces peuples par une certaine éducation basée sur la moralité et l’honorabilité de chacun.
    Le monde file à grande vitesse et nous sommes toujours là avec des potentialités immenses mais inexploitées et / ou exploitées gauchement. Merci pour votre bienveillance et avec mes respects.

    ==========================================
    Désolé, mon cher compatriote. Il y a un SEUL PEUPLE qui est le PEUPLE ALGERIEN, dans toute sa diversité.
    Amicalement.
    Salah-Eddine

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    • rachid dahmani
      10 février 2016 at 12 h 25 min - Reply

      Bonjour Majororo,

      Il parait que sapiens est notre unique ancêtre. Sinon, à quelle époque faudra t’il arrêter la remontée du temps pour voir les origines de chaque tribu ou de chaque ethnie? Et puis sapiens est bien originaire de quelque part. On parle d’homoerectus et homo habilis, voire du pitécanthrope de java…enfin. Les origines c’est un vrai problème. Mais une chose est sure, l’humanité entière a été façonnée de la même pâte. Elle s’est diversifiée ensuite selon les régions de sédentarisation des individus en fonction des goûts et des envies de chacun d’eux. L’environnement les a alors remodelés chacun à as façon. Bonne journée cher ami.

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      • MAJORORO
        11 février 2016 at 14 h 25 min - Reply

        Je voudrais bien vous croire mais malheureusement les faits et actions diverses telles que décrites dans la presse online ou pas, indiqueraient tout sauf cela.
        Inquiétant ?
        Oui, hélas, oui. Voulu ou pas, là n’est pas la question mais c’est plutôt comment y remédier d’une façon définitive qui importe. Et, ce n’est certainement pas en réécrivant cette désolante Constitution qui va empêcher un possible effritement du pays mais plutôt la reconnaissance que chacun de nous de nous appartient à un peuple, groupe, tribu, région mais que nous avons tous et toutes un bien commun. Le bien commun ? C’est ce qu’on appelle ici le « Commonwealth » ; concept incompréhensible pour Napoléon et ses adeptes jusqu’à aujourd’hui.
        Donc, je propose qu’il faille en prendre conscience et œuvrer notamment dans l’éducation formelle et / ou non formelle afin de nourrir et propager l’Amour du prochain qu’est le ciment qui tient cette « diversité de peuplement » ensemble et uni pour toujours, au contraire des actions et / ou conséquences des actions du présent leadership.
        Monsieur RD, nous discutons ici, SVP, dans le contexte de l’histoire écrite qui comme chacun le sait ne va pas plus loin que 10,000 ans. En fait, si vous permettez, cette partie centrale de l’Afrique du Nord s’était fait connaitre, je voudrais rappeler par le fait que les commerçants Phéniciens (Libanais d’aujourd’hui) arrivèrent sur la côte nord-africaine vers 900 avant J.-C. et Carthage (en Tunisie actuelle) vers 800 av. J.-C. Par le sixième siècle avant J.-C., une présence phénicienne existait à Tipasa. De leur centre principal du pouvoir à Carthage, les Carthaginois élargirent et des petites localités ont été établies le long de la côte nord-africaine ; ces colonies ont finalement servi de bourgs comme ancrages. Hippone (Annaba aujourd’hui) et Rusicade (Skikda moderne) sont parmi les villes d’origine carthaginoise. Nous pouvons dire que l’effet chimique du ciment mentionné plus avait commencé en ce temps-là. Faisons de sorte donc à le conserver aussi vif et tenace que possible. Sinceres salutations.

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  • AMAR
    10 février 2016 at 17 h 31 min - Reply

    IL Y A EU LA PREMIERE CONSTITUTION « DEMOCRATIQUE » du PAYS EN 1989 ELLE PERMETAIT L ALTERNANCE ET CONSACRAIT BEAUCOUPS DE LIBERTE….LE POUVOIR S EST VITE RENDU COMPTE QU IL VENAIT DE PERDRE LE CONTROLE DU PAYS….C ETAIT CE QUI JUSTIFIAIT LE COUPS DE FORCE DE L ARRET DU PROCESSUS ELECTORAL…….CA RESTE DANS SA TETE ET ILS N OSERONT PLUS JAMAIS JOUER AVEC LE FEU….CA POUR LE DOUSTOUR ET L ALTERNANCE……..
    POUR LA PRATIQUE DEMOCRATIQUE SOMMES NOUS VRAIMENT PRETS ………PERSONNELLEMENT J EN DOUTE ENCORE….QUAND JE ME SOUVIENS DE LA HAUTE TRAHISON DES HOMMES ET FEMMES EN CHARGE DE LA MAJORITE DE NOTRE PRESSE LORS DE LA REUNION AVEC FEU BELKAID QUI LEUR A DEMANDE AU NOM DU SYSTEME EN PLACE A L EPOQUE QU ILS ONT DECIDE D ARRETER LES ELECTIONS ET QU IL VA Y AVOIR UN MINIMUM DE 60 000 MORTS ET TOUT CE BEAU MONDE A SOUTENU CE GENOCIDE ET A CE JOUR ON NE VEUT PAS DEBATTRE DE CETTE TRAHISON…C EST UNE AFFAIRE TROP GRAVE POUR QU ELLE PUISSE ETRE EVACUEE COMME CA ….COMMENT PEUT ONT PARLER DE LA CONSTRUCTION D UNE ALTERNATIVE AVEC UN MONDE PAREIL…………..MEME S ILS SONT MINORITAIRES ….ILS ONT SEMES UNE CERTAINE PERFIDITE …UNE CERTAINE LACHETE DANS LA PRATIQUE POLITIQUE..ET CECI EXPLIQUE UN PEU CELA……
    QUE L ON SE REGARDE BIEN EN FACE ET FESONS QUE DE TELS COMPORTEMENTS FASSENT AU MOINS ROUGIR LEURS AUTEURS….

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  • Bencheikh
    10 février 2016 at 22 h 19 min - Reply

    A myth from Classical Greece illustrates well the vulnerability of
    the supposedly invulnerable. Against the warrior Achilles, no blow
    would injure and no sword would penetrate his skin. When still a
    baby, Achilles’ mother had supposedly dipped him into the waters
    of the magical river Styx, resulting in the protection of his body from
    all dangers. There was, however, a problem. Since the baby was
    held by his heel so that he would not be washed away, the magical
    water had not covered that small part of his body. When Achilles
    was a grown man he appeared to all to be invulnerable to the enemies’
    weapons. However, in the battle against Troy, instructed by
    one who knew the weakness, an enemy soldier aimed his arrow at
    Achilles’ unprotected heel, the one spot where he could be injured.
    The strike proved fatal. Still today, the phrase “Achilles’ heel” refers
    to the vulnerable part of a person, a plan, or an institution at which
    if attacked there is no protection.
    The same principle applies to dictatorships. They, too,
    can be conquered, but most quickly and with least cost if their weaknesses
    can be identified and the attack concentrated on them.

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  • rachid dahmani
    11 février 2016 at 9 h 27 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Officiellement, et sur tous les écrits faisant guise de documents émanant des autorités de l’état, on est une démocratie, il y a une opposition, il y a une justice, il y a toutes les institutions nécessaires pour l’édification d’une véritable état…etc. Il y a tout, tout, tout et tout…sur le papier officiel; Et cela vous ne pouvez pas démontrer le contraire. Maintenant comment démontrer le contraire? vous devez utiliser les lois démocratiques de celui qui les a pondus. M…ça ne marche pas. En fait ça ne marchera jamais…Rrechem Hmida et laab hmida. Osez dire que ce n’est pas une démocratie. Ben voyons, la constitution qui vient d’être votée à 499 mains levées le crie haut et fort. Osez dire qu’on n’a pas une justice. La même constitution vous garantie tous vos droits dans ce pays et vous assure que la justice est totalement indépendante…etc…etc. Résumons nous. En fait si on n’est pas d’accord avec la terminologie usitée par le pouvoir pour ce qui est de notre pays, de sa politique, de son économie, de ses institutions..etc, il vous faudra démontrer qu’il se passe exactement le contraire des définitions de cette terminologie dans le pays avec les moyens que vous donne le pouvoir pour le démontrer. Ce n’est pas tâche facile, il faut le reconnaître. Le plus rigolo, c’est cela fait un bon bout de temps que ça continue. A chaque fois on fait une démonstration pour prouver toutes les accusations du régime dans des analyses magistrales et à la fin c’est le régime qui a raison. Et on recommence. C’est comme le malheureux Sisyphe condamné à rouler sa pierre à chaque fois vers le haut de la pyramide pour la voir dégringoler à nouveau et recommencer. Bonne journée à tous.

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