Édition du
5 December 2016

Nous ne détestons pas Saïd Bouteflika, nous le condamnons

Boutef et SaidUn article très intéressant d’Ismail Zanoune, paru dans le Quotidien d’Oran, développe le fantasme collectif portant sur le frère du  Président. J’exècre les lynchages populaires d’une foule qui n’a comme arguments que les rumeurs et le besoin du bouc émissaire. Tout cela est bien vrai et j’adhère au propos dans son absolu. L’auteur a cependant oublié de répondre à la vraie question qu’il pose.

Le titre de l’article est : »Pourquoi nous aimons détester Said ». Sur le fond, l’argumentaire d’Ismail Zanoune est bon dans l’approche qu’il utilise. Mais, paradoxalement, elle est en retour le point critiquable de l’analyse. A trop vouloir utiliser le ressort de la propre image du peuple renvoyée à lui-même à travers la haine envers le personnage, l’article donne le sentiment d’une exemption de
responsabilité de Saïd Bouteflika. Il ne serait que le reflet des lâchetés et des imperfections de la société algérienne. Le point de vue est recevable mais par la répétition de l’argument, l’article
finit par nous faire perdre le sens de la conclusion générale de l’auteur. Saïd Bouteflika est-il injustement détesté par la population ?

Au contraire de l’article concerné, j’incrimine directement et sans détour Saïd Bouteflika sans qu’il soit utile de hurler avec la meute. Je vais essayer de prouver que tout démocrate peut accuser
Saïd Bouteflika sans connaître l’homme ou avoir les éléments à charge habituellement requis dans une plaidoirie normale. Et d’ailleurs, souvent en reprenant les arguments d’Ismail Zanoune car
ils ne sont pas faux en eux-mêmes mais parce qu’on peut facilement les retourner dans un réquisitoire inversé.

Commençons par dédouaner l’être humain qui n’est pas responsable de sa naissance et de ses liens familiaux avec ceux qui briment la liberté. Mais immédiatement après, rappelons que ces liens,
l’individu en question les as assumés et en est, par conséquent, coupable et condamnable.

L’irresponsabilité du fait familial

On n’est jamais responsable de ses proches, dit le dicton populaire ainsi que le droit. Saïd Bouteflika n’est pas responsable si son frère a participé, puis dirigé, l’une des dictatures les plus
féroces que l’être humain puisse supporter. On dira toujours que j’exagère et que ce n’est pas Idi Amine Dada ou Bokassa. Allez dire aux morts, aux torturés et aux veuves, mères d’orphelins que la
perte de leurs enfants ou de leurs maris n’est tout de même pas le fait d’un régime aussi insupportable que celui de ceux cités en exemple. Eux, ils n’ont connu que Bouteflika et se moquent d’Hitler ou de Kim Jong-un.

A priori, par le seul lien de sang, Saïd Bouteflika n’est pas non plus responsable de la mise à genoux d’un peuple bridé par son frère, réduit au silence et pillé à milliards. Il n’est pas plus
responsable lorsque son frère a acheté le silence des intellectuels et des industriels du pays, à cent dollars le baril. Pas plus qu’il n’est redevable de la mainmise de l’armée algérienne sur les
consciences et le pillage sans nom de sa vitalité financière.

Il était trop jeune lorsque son frère était le grand baron d’un parti unique qui a préféré jeter les Algériens dans les bras d’une hystérie mystique dès lors qu’ils ne s’occupaient pas de politique
et de vouloir contrôler les finances publiques.

La police politique, les assassinats politiques, les disparitions inexpliquées et les arrestations arbitraires avec torture physique et morale, rien de tout cela n’est porté au crédit du jeune frère,
tranquille étudiant à l’étranger lorsque ses compatriotes étaient sous le joug d’une chape de plomb insupportable. On ne va pas lui reprocher un parcours équivalent à certains d’entre nous.
Saïd Bouteflika aurait été le fils ou le frère de n’importe quel criminel dans le monde, rien ne nous permet de porter une quelconque accusation envers l’homme, un individu qui ne peut être responsable que de lui-même selon les lois humaines normales. A ce stade du raisonnement, rien à objecter à Ismail Zanoune mais continuons notre analyse.

L’opacité et la dictature créent les fantasmes

L’Algérie est une dictature militaire, le lecteur ne m’a pas attendu pour le découvrir. Dans ces conditions, comment veut-on que les choses soient clairement exposées à la réflexion des Algériens ?
Partir des faits réels, non dissimulés ou tronqués, c’est impossible puisque la dictature se nourrit de l’opacité. Les journalistes font ce qu’ils peuvent, ils sont très courageux et honnêtes mais ne peuvent briser aussi facilement les murs épais.

Quel journaliste peut nous révéler la vie et les actes réels du frère tout puissant ? Il y en a assez qui ont payé de l’exil ou de l’intimidation violente pour ne plus s’y risquer. Les journalistes le
racontent pourtant à demi-mot, les citoyens en sont convaincus et tout le monde le chuchote en public. Certes, mais moi, je vois le visage d’un gros poupon à la télévision, je n’en sais pas plus que
les autres qui n’apportent pas la plus petite des preuves.

Le grand responsable est donc le régime de l’opacité qui crée rumeurs et affabulations dont on ne peut plus démêler le vrai du faux. Là aussi, Ismail Zanoune a raison. Dans ces conditions, la
question qui suit logiquement est : le frère du puissant est-il devenu un acteur de cette dictature ?

Un bouc émissaire très peu discret

L’embêtant est que Saïd a pris une autre voie que celle de dénoncer la politique du frère, ce qui aurait été honorable, ou tout au moins se taire et s’en écarter, ce qui aurait été tout autant
compréhensible. Il est partout sur les photos, rencontre tout le monde. Sa présence est omnipotente dans la vie publique de son frère, il s’inscrit donc naturellement dans la responsabilité du
fait népotique par ce seul comportement.

Dans cette constitution dont j’ai dénoncé la supercherie dans ces mêmes colonnes, rien n’est prévu pour une fonction publique accordée à la fratrie de l’élu. En cela, Saïd Bouteflika fait tout
pour que l’accusation soit crédible. Il porte à bout de bras son frère, grabataire et impotent qu’il fait scandaleusement jouer le rôle du vieux chef alors qu’il n’en a plus la moindre force.
Nous avons donc là une image de népotisme renvoyée aux Algériens, c’est le risque qu’a pris Saïd. Comment veut-on que ces images ne soient pas interprétées autrement que par la suspicion et les
rumeurs ? Le frère d’un élu, s’il en a la dignité, ne doit jamais s’exposer en tant que membre exécutif du pouvoir délégué.

De plus, dans les dictatures, le chef historique est rarement attaqué de front et l’autocensure n’est pas seulement dictée par la crainte.
Ce grand père « innocent » dans son fauteuil, incapable de faire du mal à une mouche, n’est jamais le responsable aux yeux du peuple. Le méchant, c’est forcément l’ambitieux obscur qui pousse le fauteuil, fait bouger les lèvres et les mains. Il est coupable sans même que l’on ait à en produire une preuve. Saïd Bouteflika a tout fait pour être le bouc émissaire des haines et des frustrations dans un paysage politique verrouillé, il doit donc en assumer les conséquences.

Ainsi, si Ismail Zanoune a raison de dénoncer l’opacité du régime comme le coupable dans cette affaire, c’est pourtant à ce moment que nos positions divergent. Selon notre auteur, Saïd ne s’est jamais exprimé, ne s’est jamais expliqué et n’a jamais été traîné devant les tribunaux pour quoi que ce soit.

Je n’ai jamais vu un homme aussi discret, sourd et muet, être aussi présent dans un pouvoir politique et sur les photographies officielles. Les milliers de personnes qui sont passées par son
intermédiation sont probablement des affabulateurs. Ceux qui ont essuyé sa colère monstre ou son blocage dans différents dossiers sont décidément atteints d’une très forte myopie ou d’une amnésie.

L’Algérie est donc prise d’une hystérie coupable envers un invisible innocent. Quant au fait qu’il n’ait jamais été traîné devant les tribunaux, j’espère qu’il n’y a pas un seul magistrat suicidaire en
Algérie, surtout s’il est père de famille.

Ismail Zanoune dit une vérité en proclamant que l’Algérie a besoin de cacher ses propres défauts de népotisme et de malversations à travers la légendaire puissance de Saïd Bouteflika. Mais il oublie que cela renforce l’argument de sa culpabilité car les Algériens voient en lui tout ce qu’ils ne veulent pas voir en eux-mêmes. Et une personne qui focalise ainsi tous les défauts du monde a tout fait pour en être le symbole parfait du mal. L’Algérie voit en Saïd Bouteflika tout ce qu’elle déteste et craint de sa propre image qu’elle veut exorciser par la haine du frère. Certes, mais il ne faut pas inverser les rôles, c’est que Saïd Bouteflika a tout fait pour être l’incarnation du mal.

Avec Ismail Zanoune, soit nous ne parlons pas du même homme, soit nous n’avons pas la même lecture de ce que doit être un frère discret, qui n’a pas été élu. Il reste que la thèse d’Ismail
Zanoune est la responsabilité détournée d’un peuple. Saïd Bouteflika représenterait le népotisme des pratiques sociales algériennes. L’analyse n’est pas fausse mais les familles algériennes ne sont pas élues, n’ont pas accès à la Banque centrale, à la terreur de l’armée ou au pouvoir législatif et policier.
Ou alors à être convaincu que toutes les familles algériennes ont pillé l’économie, ont torturé et assassiné ainsi que réduit à l’esclavage les autres êtres humains. La parabole de l’image renvoyée par le miroir permet effectivement une excellente analyse, je l’en félicite. Mais pour autant, elle a ses limites et je ne suivrai pas Ismail Zanoune au-delà d’une frontière qui dédouane
Saïd Bouteflika.

Le titre d’Ismail Zanoune est malvenu car nous ne détestons jamais un homme car quelle que soit sa bestialité, nous arrivons toujours à le juger en allant rechercher au plus profond de lui-même sa part d’humanité. Nous condamnons son action détestable, un point c’est tout.
En attendant, nous la cherchons, cette part d’humanité, et nous finirons bien par la trouver un jour. Les condamnés sur un banc du tribunal, c’est toujours émouvant d’humanité.

Sid Lakhdar Boumédiene
Enseignant

 
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20 Commentaires sur cet article

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  • rachid dahmani
    25 février 2016 at 12 h 42 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Voila qu’on focalise encore sur une personne en portant à croire qu’il est responsable de tous les maux de l’Algérie. Il ne peut être lavé de tout soupçon certes, mais notre malheur a débuté au crépuscule de l’indépendance. Si le peuple devrait combattre pour mettre hors d’état de nuire son adversaire c’est au système qu’il doit s’attaquer. Said Bouteflika s’il se trouve en être un nœud en prendra plein la figure au passage.
    Le récit me donne la sensation d’un déroulement du film le fugitif..le Dr Richard Kimble, accusé à tort pour le meurtre de sa femme. Sauvé in extremis par un accident de train qui lui permit de fuir à la veille d’être exécuté, Richard Kimble se mît à la recherche du véritable assassin de sa femme qu’est le manchot. Il sera poursuivi sans relâche par la police au travers du lieutenant Gerard. Bonne journée à tous.

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    • SID LAKHDAR
      25 février 2016 at 14 h 59 min - Reply

      Bonjour,

      En droit, la responsabilité collective n’existe pas. C’est celui qui tient le pouvoir (c’est le cas) qui est responsable.
      Autrement, ce serait facile. Toutes les dictatures du monde seraient exonérées.
      Votre raisonnement ne tient pas.

      En revanche, vous avez raison de vous inquiéter des mouvements populaires qui s’excitent sur un bouc émissaire. J’espère que vous m’avez bien lu car j’ai longuement expliqué mon exécration envers cela.
      Mais défendre un frère qui prend un pouvoir non constitutionnel et qui a le pouvoir, on aura du mal à le défendre.

      Merci pour votre réaction et lisez le prochain, pour le général Nezzar. Encore un pauvre bougre qu’on accable pour éviter d’accabler tout le monde.

      La responsabilité collective existe en histoire, pas en droit.

      Amicalement

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      • rachid dahmani
        26 février 2016 at 12 h 35 min - Reply

        Bonjour Sid Lakhdar,

        Merci pour le complément qui, vous vous doutez bien, n’est inconnu de personne. Sauf que, la logique des choses n’a jamais primé chez nous dans notre pays et pour cause, on figure parmi les singularités de tout environnement. On excelle dans l’art de faire autrement que les autres, dans le désordre d’abord car on n’a jamais été ordonné sauf du temps de la révolution grâce à Abane Ramdane et puis après ce fût le chaos, ensuite dans l’illogique qui a amené le pays là où il est en ce moment. Mais me diriez vous tout cela a été bien tracé dans l’esprit d’une bande de voyous qui ont oeuvre à des desseins mal intentionnés. Aussi, si la responsabilité incombait chez nous à une personne (celui qui a le pouvoir) le problème aurait vite été résolu bien avant la venue du dernier en cours. D’autant plus que les casquettes exerce depuis plus de cinquante ans maintenant une contrainte à tout va sur un pouvoir fictif, dilué, malléable et changeant au gré des humeurs et de la vitrine à présenter au peuple ainsi qu’au reste du monde. Il va sans dire qu’en l’état des choses les équilibres se créent d’eux mêmes entre ceux qui ont une grande influence de part les postes qu’ils occupent. Cependant, le dénominateur commun entre les différents intervenants à cet équilibre est très clairement défini même s’il n’est jamais mis en avant…s’enrichir, s’approprier des biens, renflouer ses comptes à l’étranger…etc ont toujours été sous entendu et pour lesquels une entente parfaite et tacite est convenue (excusez les répétitions…c’est mon âme). A partir de là, se défini un système assimilable à une toile où chaque noeud a ses prérogatives sans pour autant que la personne ne soit indispensable. le fonctionnement a pris son essor à l’indépendance naturellement guidé par cet esprit et envie de maintenir le pouvoir à des fins d’enrichissement illicites. La suite tout le monde la connait et l’épilogue se fera connaitre au tarissement des puits et des richesses que l’on a. Le droit dès lors est patraque et mis au placard tous les raisonnement que l’on puisse tenir issus de la vérité constaté en bas. Bonne journée cher ami.

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    • yac
      25 février 2016 at 16 h 08 min - Reply

      Vous permettez! le sujet c’est bien Said Bouteflika et non Richard kimble, on se souvient bien de ce film « le Fugitif sa fait un bon moment quand même, et croyez moi j’ai pas raté la dernière épisode…

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      • rachid dahmani
        26 février 2016 at 12 h 40 min - Reply

        Bonjour yac

        Tu as raison c’est said bouteflika le sujet et non Richard Kimble, on aurait pu rajouter le Dr David Banner, Médecin et homme de science cherchant à canaliser les forces occultes a vu la chimie de son organisme modifiée par une émission trop forte de rayons gamma…ou bien rajouter aussi David vincent et les envahisseurs, ces êtres étranges venus d’une autre planète, leur destination la terre, leur but en faire leur univers. David vincent lui les a vus…bonne journée cher ami.

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  • SID LAKHDAR
    25 février 2016 at 15 h 22 min - Reply

    Ceci dit, c’est une posture de droit et de justice que je prends. Si je devais dire le fond de ma pensée, c’est bien quarante millions (nombre à corriger) qui sont responsables. Oh que oui, vous avez raison.

    Mais je le répète, le droit de la responsabilité ne raisonne pas du tout comme celà. Sinon tous les dictateurs se défileraient en rejetant la responsabilité sur les peuples qui les ont effectivement soutenus par grosse acclamation. Ils en sont les miroirs.

    Pour ma part, au plus profond,tous sont responsables, effectivement. Mais ce n’est pas du droit.

    Cordialement

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    • rachid dahmani
      26 février 2016 at 14 h 13 min - Reply

      Re bonjour Sid lakhdar,

      Je pense bien qu’on soit sur la même longueur d’onde. Les 40 millions ont tort en ce moment. Mais ce n’est que partie remise, car tôt ou tard ils finiront par avoir raison, ils seront beaucoup plus que 40 millions à ce moment là et le régime pourri aura beaucoup moins fière allure qu’il ne l’est actuellement. Ce n’est qu’une question de temps, c’est ce qu’on se destine à priori, l’égoïsme nous tue tous à petit feu. Bonne journée cher ami.

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  • Si Tchad
    25 février 2016 at 17 h 00 min - Reply

    Moi je suis pour un procès équitable pour Saïd, son frère et tous les autres: Saïdani, Ouyahia, Saïd essindika, etc. On peut imaginer un tribunal populaire place des martyrs composé d’un panel représentatif de citoyens (jeunes chômeurs diplômés, smicards, harraga, etc) et qui devra répondre à une seule question: « cet individu est-il coupable de haute trahison contre la patrie, grand banditisme, et usurpation de fonction, oui ou non? », et un verdict tout aussi binaire: la liberté ou la corde.

    Une fois la justice accomplie, qu’on aime Saïd ou qu’on le déteste, c’est chacun son gout…

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  • djamel
    25 février 2016 at 19 h 51 min - Reply

    Je crois que c’est une erreur de focaliser toutes les erreurs de ce pays, l’Algérie sur un seul homme en l’occurrence Said Bouteflika parce qu’il est le frère du président. Sans tous ces larbins, les hypocrites, les piques-assiettes qui tournent autour, celui a qui on veut a tous prix mettre un costume qui ne lui sied guère ne serait tout compte fait que le petit frère du président sans rien de plus. Mais l’algerien ayant quitté le monde des humbles de ses aînés cherche désespérément a monté sur un piédestal virtuel. A défaut d’être président Said Bouteflika joue son rôle celui d’un président non élu, au fait son frère a-t-il été élu. C’est un cercle vicieux, le premier n’étant légitime, le deuxième pourquoi chercherai-t-il la légitimité pour jouer au président. Nous sommes en Algérie et tout est possible vous allez me dire.

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  • KHOUFACHE Lahcène
    26 février 2016 at 14 h 05 min - Reply

    Ya el khaoua, le responsable de ce qui se passe en Algérie, c’est qui ?? :

    1/- d’abord, c’est les hauts gradés de l’armée qui nous ont imposé Bouteflika à la candidature présidentielle en 1999, car ce sont eux qui décident de tout sur cette question.

    2/- ce sont ensuite les députés et sénateurs que FLN,du RND, du MPA, du MSP, du PT et de l’UGTA qui ont toujours été complices avec Bouteflika et son soi-diant « programme », programme que moi personnelement je ne connais pas et que je n’ai jamais lu ou identifié dans un quelconque document

    3/- et enfin les laudateurs (hauts fonctionnaires et autres) ainsi les 10 ou 12 % des citoyens algériens qui sont allés aux urnes pour voter à chaque fois que le « Brizidène » se présente et se reprensente !

    Voilà les vrais responsables ! Maintenant que Said se mette à jouer au « chikour » ou « au rab edzaier » comme son frère, c’est grave mais c’est vraiment secondaire. De toute façon, juridiquement il est impossible de prouver que Said Bouteflika est responsable de quoi que se soit!

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  • KHOUFACHE
    26 février 2016 at 14 h 08 min - Reply

    …suite et fin …

    Et comme l’a dit l’internaute @rachid dahmani, les maux du pays remontent à 1962 , ….d’autres ajouteront 1949 !

    Bon courage les amis

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  • Ali SBIH
    26 février 2016 at 19 h 10 min - Reply

    Salam alikoum

    Conjectures, spéculation, rumeurs, actualité brutale soit dit le vrai terreau sur lequel prospère la théorie du complot dont la vocation est d’abord d’exonérer les faits de l’indispensable vérité et manipuler voire faire naviguer le citoyen Lambda dans les brumes de la désinformation sans compas ni étoile polaire.

    Une lecture dégagée de l’article rappelle et suggère étrangement une nouvelle version du Dr Jekill et Mr Hyde ou mieux encore l’ile du Docteur Moreau.

    Loin ,très loin encore du journalisme d’investigation.

    Pittoresque que de voir le 4e Pouvoir puiser son inspiration de guéguerres de palais, de courtisans en disgrâce ,de bribes d’informations semées à tout vent et puis à la limite c’est de la brocante médiatique.

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    • rachid dahmani
      26 février 2016 at 20 h 29 min - Reply

      Bonsoir ali,

      En oeil avisé, je te suis volontiers…bonne fin de soirée.

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  • Kamel Bouras
    26 février 2016 at 21 h 02 min - Reply

    Je me rappelle le mot d’un insurgé libyen après l’élimination de Kadhafi. Au journaliste qui lui faisait remarquer que les droits de Kadhafi avaient été bafoués, il répondit: il a bafoué nos droits pendant 42 ans, nous lui avons bafoué ses droits pendant juste 5 secondes…à bien y penser, il s’en sort pas mal (ici-bas s’entend). Il faut se rappeller que Kadhafi disait qu’il n’avait aucune fonction officielle. En « droit » donc, il ne serait responsable de rien et serait….inattaquable!

    Je crois qu’une bonne partie des algériens penseraient la même choses que cet insurgé à propos de leurs bourreaux de 54 ans. Quand les peuples se dressent devant leurs despotes, en général ils n’ont pas le temps de philosopher. La neutralisation des bourreaux n’est alors même plus un droit, mais un devoir.

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  • HOUARI
    27 février 2016 at 16 h 32 min - Reply

    Mais c est incroyable ca ne se passe qu’ en Algérie. parqueur il est frère du président il se permet tous???? parcequ il est frère du président qu’ il veut a tout pris succéder a la présidence mais on en veut pas il le sait et ils le savent ils ont ruine le pays ils ont détruit le pays ils ont clochardise la société que veulent ils encore ???
    On veut du nouveau de la compétence de l intégrité on veut du changement TOTAL ET RADICAL on veut réussir on veut développer l Algérie on veut concurrencer les pays on veut regagner nos valeurs d antan on veut hisser le drapeau algérien dans le podium des meilleurs on veut être a la hauteur de nos chouravas. C est fini LES MEDIOCRES c est fini LES OPPORTUNISTES LES NULS et surtout LES CORROMPUS. THAT’S IT

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  • MAJORORO
    28 février 2016 at 16 h 00 min - Reply

    X, Y ou Z, quelle différence cela ferait-il. Ils sont obligatoirement tous les mêmes car X, Y ou Z appartiennent réellement au même parti. Au même clan comme tout le monde dit, chose aussi naturelle que toutes les différentes eaux provenant de différentes sources et se déversant dans une même mer ne peuvent faire qu’une seule même mer. Mais pour contre carrer cela, la démocratie a été inventée afin de pouvoir changer de parti ou de clan au pouvoir. Le cas particulier qui nous préoccupe ici est flagrant, ils sont frères et est apparent sans lunettes grossissantes.
    Tous les remaniements ministériels sont et seront voués à l’échec parce que fondamentalement, ils ne sont que des variations sur le même thème. En fait, c’est ce qui a été fait depuis 62.
    Ce parti ne peut plus prétendre faire avancer les choses car il n’a pas réussi à faire décoller l’Algérie, au contraire, ce pays sous la direction de ce parti, a manifestement régressé et est classé à la dernière place partout.
    Classée à la dernière place partout.

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  • soso 34
    29 février 2016 at 23 h 25 min - Reply

    salem a tous article serieux, nous devons nous posez les questions sur notre pays ou des milliers de martyr mort pour la liberter de nos père .la democratie n est pas un long fleuve tranquille mais quand tout cela va changer il faud une guerre (civilCE QUE PERSONNE NE VEUX SURTOUT PAS MOI ) comme nous l avons vecu avec les islamistes qui on fait couler beaucoup de sang d innocent .la corruption continue au vue de la terre entière et sa fait mal nos politique veule rester indefiniment au pouvoir vivement du changement l espoir fait vivre voir nos frere tunisien qui on reussie et beaucoup n y croyait pas moi entre autre .vive l ALGERE LIBRE ET VRAIMENT DEMOCRATIQUE PAS UN ETAT MILITAIRE

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  • soso 34
    29 février 2016 at 23 h 32 min - Reply

    PS SITE A SUIVRE CELA ME FAIT PLAISIR DE LIRE CE GENRE D ARTICLE VENANT DU PEUPLE ILL BE BACK

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  • zoulikha
    4 mars 2016 at 20 h 08 min - Reply

    Sur LQO, l’article publié en « version papier » était signé Said Radjef, ancien recteur de Béjaia.
    Pourquoi ils ont voulu lui porter atteinte? Qui sont-ils les gens de LQO tel M.A Benabbou, the editor in chief?

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  • MASNES
    9 mars 2016 at 11 h 23 min - Reply

    je n,ai jamais vu un president europeen avec sa famille ou ses freres .ca se passe seulement chez les arabes , les musulamns et en afrique noire . . l,amante de francois hollande n,avait pas le droit de vivre aux champs elysees .avec lui , car ils etaient pas marie´.

    TINIMERT

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