Édition du
30 September 2016

Le retour de Khelil ou l’agonie du système?

 

Chakib 2Indubitablement, les derniers rebondissements de l’affaire Khelil ont révélé la complexité du puzzle algérien.

Au moment où tout le monde s’interroge où se dirigeait le pays et comment pouvoir s’en sortir suite à la chute libre des prix du pétrole et le plan d’austérité subséquent proposé par le Premier ministre A. Sellal via sa célèbre formule « serrez la ceinture », le seuil de l’absurde aurait été franchi en ce 17 mars. Le retour «triomphal» de l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines a pris de court plus d’un. Personne ne s’est attendu à ce virage à 180° dans l’agenda de la nomenclature d’Alger. Pourquoi? Comment? Pour quels motifs? Provocation «populiste» ou réelle volonté d’appliquer les règles de justice dans un Etat de droit qui se respecte, en jetant la lumière sur les soi-disant graves «anomalies» d’un règlement de comptes maquillé en procès équitable à l’encontre d’un allié de taille du président Bouteflika? Voilà la foultitude d’interrogations faisant désormais partie de l’engrenage des premières préoccupations du citoyen lambda, que ce soit en plein cœur du quartier de Bab El Oued, à Relizane, Biskra, Annaba ou d’autres villes de l’Algérie profonde. S’y ajoute aussi une question, autrement plus inquiétante : les autorités savent-elles l’ampleur du mal qu’elles causaient à la société, en agissant de la sorte? Le pourrissement de la situation, s’il était le but recherché, ne servirait à vrai dire personne. Or à l’histoire sordide du quatrième mandat entériné en avril 2014 sans véritable consensus national par des clans aux appétits voraces et aux desseins obscurs vient s’agréger cette fois-ci ce lourd dossier de corruption aux implications mondiales (rappelons à ce titre que c’est par le biais du parquet de Milan en Italie que le scandale de la Sonatrach aura été dévoilé et pu prendre la dimension internationale qu’on lui connaît aujourd’hui). Mais rebelote : à qui profite le « come-back » de Khelil et pourquoi celui-ci a-t-il eu lieu dans les circonstances si particulières que vit l’économie nationale ?
Il est à remarquer que chaque fois que Amar Saâdani monte au créneau pour confirmer une rumeur, celle-ci ne tarde pas à se concrétiser sur le terrain. Ce que l’on aurait d’ailleurs constaté dans le cas Khelil. S’agit-il vraiment là d’un « recentrage définitif du pouvoir » au profit des civils dont le patron du F.L.N se réclamait déjà depuis longtemps? Ce qui accrédite la thèse de la mort définitive du D.R.S. Autrement dit, la fin de mission pour ce «monstre», organe principal s’il en est par lequel passent les grandes décisions concernant les petits Rois choisis au palais d’Al-Mouradia. Qui plus est, diligente les enquêtes sur les affaires de corruption, et celles d’habilitation des hauts cadres d’Etat ainsi que les investigations dans la presse, les consulats et les ministères? A proprement parler, si l’on cherche bien dans l’historique du D.R.S, on trouvera que derrière cette descente aux enfers ou ce «déboulonnage» systématique se profile l’ombre des grandes puissances les U.S.A et la France en particulier. Mais pourquoi? En effet, depuis l’attaque terroriste ayant ciblé la base pétrolière de Tiguentourine à In Amenas en janvier 2013 et l’intervention «fort» critiquée par les occidentaux de l’armée pour libérer les otages, le D.R.S n’a cessé d’être indirectement épinglée. Sous pression, son chef aurait d’abord cédé aux restructurations émanant de la présidence avant d’être, au final, évincé courant 2015. Il paraît qu’à la lumière de ce qui s’est passé, le plan global de la lutte antiterroriste au Sahel aura été remodelé pour plus d’efficacité et de rigueur. Mais cela justifie-t-il le transfert de pouvoir aux «civils» en Algérie et la mise sous la tutelle de l’Etat Major du D.R.S alors qu’au regard des conjonctures géostratégiques régionales, cette dernière a bien su gérer les impondérables sécuritaires régionaux, surtout durant la crise de la Libye et celle du Mali? Un point d’interrogation! Et puis, l’Algérie est un allié important qui «hypermilitarisée», peut peser fort dans l’équation du djihadisme islamiste au Sahel et dans l’endiguement des flux migratoires vers le Nord. Or la relégation du D.R.S au second plan plaide pour le contraire. Toutes ces données-là nous poussent plutôt à admettre une deuxième piste d’analyse, celle des multinationales et du grand compradore. Ces derniers exercent, il est vrai, une influence capitale sur les compagnies pétrolières et les pouvoirs politiques. Ils peuvent nous fournir une explication convaincante au «cas Khelil». L’antécédent argentin et l’imbroglio brésilien actuel sont des leçons riches en enseignements. Quoique impliqués dans les scandales financiers qui touchent «Petrobras» (l’équivalent de la Sonatrach au Brésil), la présidente Dilma Rousseff et le leader de gauche Luiz Inacio Lula délaissés par une large frange de la classe politique et montrés du doigt par l’opinion publique ont pu gardé leurs positions au pouvoir. Le secret : sans doute le lobbies pétroliers reliés au compradore international. Or malgré une décennie de croissance favorisée par la montée en flèche des prix du pétrole, le dragon latino-américain bat de l’aile. La pauvreté augmente, les inégalités se creusent et tout n’est paraît-t-il qu’un écran de fumée pour ce géant du BRICS. Cet unique exemple est à même de donner le tournis aux belles âmes qui croient encore au sursaut salutaire des pays du Sud sans une démocratie véritable.
De toute façon, la plaie de la corruption qui gangrène l’Algérie ne date pas d’aujourd’hui. De même que, faute d’une opposition structurée, une conscience citoyenne mûre, un quatrième pouvoir aux assises bien solides et euphorie rentière oblige, celle-ci s’est fortement exacerbé ces dernières décennies. Côté opposition par exemple, le F.F.S peine à se repositionner et à mobiliser les forces démocratiques disséminés en puissant pôle démocratique dans le nouvel échiquier politique sécrété durant ces 15 ans de règne bouteflikien sans partage. Ballotté entre son opposition frontale au régime et sa forte implication dans le projet d’Etat Civil dont la teneur est, rappelons-le bien, «faussement» récupérée par le clan présidentiel, le parti d’Aït-Ahmed aurait relativement modéré son discours, en jouant à fond la carte du consensus et de l’apaisement social. Quant au P.T qui accuse à tort et à travers des cercles du pouvoir d’être derrière tas de scandales de corruption, il est déstabilisé par une fronde intérieure d’une rare violence. Et on ne sait pas encore si le mouvement de redressement qui le vise ne finirait pas par avoir la peau de son leader. Le reste des partis qu’ils soient radicaux ou «entristes» tournent dans l’orbite du système sans jamais pouvoir franchir la ligne des 18m. La réalité est là, amère et triste à la fois. Y-a-t-il alors une opposition en Algérie? Pas sûr, du moins sur le plan de la forme. Côté médias, les autorités serrent les vis, tout en prétendant tendre la perche aux journalistes. La politique du bâton et de la carotte aura porté un coup de grâce à ce secteur déjà noyé par la médiocrité et la pléthore de chaînes ainsi que de titres de presse qui ne valent pratiquement rien. Parler dans ce contexte de débats d’idées, d’enquêtes de terrain et de dossiers sérieux n’est malheureusement pas à l’ordre du jour.
Tous ces facteurs ont fait en sorte que ce feuilleton marathonien des pots-de-vin et de la corruption ayant tenu en haleine et la population et la blogosphère perdure. Preuve en est que, déclaré persona non grata à Alger depuis quelques années et inculpé dans le scandale de la Sonatrach, Khelil parvient à revenir au bercail par le salon d’honneur comme si de rien n’était. Et il ne reste que les parades de la garde républicaine pour agrémenter le protocole. Parodie ou réalité! Les algériens n’en reviennent pas : c’est un spectacle des plus banalisés. Du jamais vu dans l’histoire et les annales nationales. Que s’est-il passé pour qu’un tel scénario soit possible et avec une telle célérité? Si par ce geste nos officiels veulent insinuer qu’une loi d’amnistie générale est en passe d’être légiférée, n’en serait-on pas donc dans la phase cruciale du «triomphe de l’impunité»? Et puis, cela ne fera qu’aggraver le délitement des institutions étatiques, déjà paralysées des suites de la longue maladie de Bouteflika, la bureaucratie administrative rampante et la méfiance des masses vis-à-vis des politiques? L’obsolescence du système est telle que cette nouvelle situation exige des révisions déchirantes et des prises de position courageuses de la part de nos élites afin de faciliter le travail de la justice. D’autant que ce climat délétère n’incitera jamais les investisseurs étrangers à venir chez nous et laissera les opérateurs économiques dubitatifs sur le degré de transparence de notre administration et surtout de notre capacité à gérer. En plus et c’est dramatique de le constater en ce papier, la mise au ban des compétences binationales par l’article 51 dans la dernière constitution nous sera plus que fatal en ces temps durs de «la médiocratie managériale» et des vaches maigres. D’une part, cela s’apparente à une forme sournoise d’Apartheid à l’égard des nôtres. D’autre part, cela nous poussera, à coup sûr, à la sollicitation de l’expertise étrangère vu la baisse du niveau d’enseignement local dans nos écoles et nos universités. Or d’après Abdelouahab Aitouche, un haut fonctionnaire scientifique au département américain de la santé, un expert algérien coûte à l’Etat environ 1000 dollars par mois, toutes charges comprises et son homologue étranger environ 2000 dollars par jour! Sachant que 1000 dollars est équivalent au 1/10 tout au plus du salaire actuel d’un expert algérien moyen vivant à l’étranger (voir Mohamed Staifi, « La fuite des cerveaux algériens est un bon placement à recouvrer », El-Watan n°7719 du 17 février 2016). Au milieu de cet entrelacs, un dilemme kafkaïen en fait, l’Algérie demeure la grande perdante.

Kamal Guerroua


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10 Commentaires sur cet article

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  • AIT MOHAND
    1 avril 2016 at 18 h 44 min - Reply

    V’la que le feuilleton Khelil débute. Est-ce de bon ou de mauvaise augure pour le peuple Algérien ? Qui lo sa…! Une chose est sûre et certaine: nous avons là: le futur président de l’Algérie!!! Cela peut paraître simplet mais c’est la stricte vérité. Pourquoi? Pour les simples et bonnes raisons suivantes:

    -1- Chakib est l’homme des ricains et du fameux lobby et complexe militaro-industriel américain et des Texans surtout… auquel il est lié
    à la famille Bush, Cheney et autres…

    -2- Chakib est né au Maroc (Oujda) au même titre que Bouteflika. Il aura pour première tâche de « régler » en premier lieu le pb. du
    Sahara Occidental… et du coup régler le contentieux Algéro-marocain. Au grand dam des Sahraouis.

    -3- Chakib président est un gage sérieux pour Bouteflika et tout le clan de celui-ci mais surtout une garantie sans faille que Bouteflika
    et sa Z’mala ne feront pas l’objet de poursuites judiciaires pour vols et détournements abusifs à titre personnel de toute la rente. Sur
    ce plan, Boutef pourra dormir, enfin… finir ses jours tranquilles… surtout pour son frangin petit Saïd . MAIS
    SAIT-ON JAMAIS…??? Les VRAIS DÉCIDEURS peuvent virer dans le sens contraire… Allah yestour!

    -4- Chakib en acceptant de jouer ce rôle de prête-nom aux Bouteflika, a-t-il vraiment pensé aux VRAIS CONSÉQUENCES de son acte
    de futur président…??? Je m’explique:

    -a- Boutef en acceptant la proposition des VRAIS DÉCIDEURS (l’Armée) a terminé sur une chaise roulante….

    -b- Dans ce cas, Chakib terminera « sa présidence » comment? A défaut de chaise roulante… que lui concocteront les VRAIS
    DÉCIDEURS…??? Très certainement pas… une chaise roulante ! Mais sept pruneaux dans la tête!!! Et on entendra plus parler de
    Chakib KHELIL…

    -c- Ya Si Chakib ! Allah yahdik…! C’est un cadeau empoisonné que te proposent ton « ami » Boutef et les VRAIS DÉCIDEURS… car
    tu finiras, à n’en point douter : LE CORPS DANS LA BIÈRE…!!!

    Personnellement, je préfère avoir : LA BIÈRE DANS LE CORPS…!!! Plutôt que LE CORPS DANS LA BIÈRE…!!!

    DJABOUK BACH YEKHADMOU BIK… OU FAQAT !!! WESSALAM BAHRI !!!

    Dernier conseil : MIYEZ Q’BAL MAT NAGUEZ… YAL GHALET…!!!

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  • Nordine
    1 avril 2016 at 23 h 24 min - Reply

    A hollywood « l’histoire de Khalil » même dans les films elle n’existe pas.
    par contre chez nous, elle est vrai et authentique sans effets spéciaux, si vous racontez « l’histoire de Khalil » à un non-algerien il va vous soupçonnez de mythomane …….

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  • AIT MOHAND
    2 avril 2016 at 16 h 04 min - Reply

    Le RETOUR de Khelil ou « l’agonie » du système ? Non, Messieurs c’est : Le RETOUR de Khalil ou la… PÉRÉNITÉ du système !

    Pour preuve, l’affirmation suivante du Sieur Abdellatif BENACHENHOU qui affirme :

    « Je dis qu’au vu de l’évolution internationale du marché de l’énergie, maintenant, nous avons un sérieux problème, je ne dis pas que le Président a eu tort, mais maintenant nous avons un problème de réserves. Eh oui ! Il faut une nouvelle loi sur les hydrocarbures.”

    Rien que ça ! Il faut une NOUVELLE LOI sur les hydrocarbures. Suivez mon regard… Serait-il revenu – EN MISSION – pour ça, justement ? Et missionné par qui, pardi ? Mais cette fois-ci, il n’y aura pas le brave Hugo TCHAVEZ pour l’en empêcher… dommage !

    Et puis, ce BENACHENHOU qui continue de pérorer, toute honte bue :

    “Ce n’est pas un problème de l’actuel Président ou de celui d’avant, nous sommes tous responsables, c’est l’ensemble de la société qui est responsable, etc… etc… » Une façon comme une autre de DÉRESPONSABILISER bouteflika et ses propres maîtres qui nous ramené ou plutôt QUI NOUS L’ONT IMPOSÉ…

    Ya bourab !!! Quand les « pseudo-intellectuels » font dans la lêche-frite…

    Une honte, ya Si Abdelatif !

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  • rachid dahmani
    3 avril 2016 at 7 h 48 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Et dire que des scénarios se dessinaient ci et là. des scenarii à tout va ou tout le monde donnait son point de vue et commentait la sphère politique Algérienne. On imaginait tout sauf ce qui est objectif et visible. Le retour de khelil où l’agonie du système? Voyons donc, le retour de khelil lekhla où khlet fel bled voila belle lurette. On n’a jamais voulu comprendre que notre sphère politique c’est une arène de jeu où laab hmida et rachem hmida. C’est ce qui s’est dessiné voila des lustres. Mais non, on continue à écrire des scénarios ci et là et chacun y va de sa plume Alors que les choses sont très claires. IL y a un système pourri qui a pris en otage le pays pour s’accaparer de ses richesses, la rente pétrolière. Il faut savoir qu’il ne la lâchera jamais quoi qu’il advienne jusqu’à ce qu’elle se tarisse. Il fera tout quitte à brûler tout le pays pour récupérer tout jusqu’à la dernière goutte. Il usera de toutes les ruses pour rester au pouvoir en cherchant au maximum à éviter la confrontation avec le peuple et pour cela tous les coups sont permis. Sa seule crainte c’est le peuple justement, il ne faudrait pas pour lui qu’il se soulève d’un coup. Sinon, on pourra aboyer comme on voudra, sa caravane passera comme il le voudra. bonne journée à tous.

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  • rachid dahmani
    4 avril 2016 at 7 h 52 min - Reply

    Bonjour à tous,

    je voulais juste rapporter ceci qui est sur TSA: scandale mondial d’évasion fiscal. Le ministre Bouchouareb impliqué.

    Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, figure parmi les personnalités citées dans la nouvelle affaire des paradis fiscaux « Panama Papers ». Le ministre algérien est le seul détenteur, depuis juillet 2015, d’une compagnie domiciliée au Panama, du nom de Royal Arrival Corp.

    Menée durant une année par le International consortium of investigative journalists (ICIJ) en partenariat avec 107 médias, 378 journalistes dans 77 pays du monde, l’enquête expose au grand jour un pan entier des méandres de la finance mondiale et des paradis fiscaux, en particulier au Panama.

    À travers cette société écran, Bouchouareb détient un compte en banque en Suisse, à la NBAD Private Bank SA. Cette société est gérée par le biais d’une autre compagnie détenue par le ministre algérien, du nom de Compagnie d’étude et de conseil (CEC), celle-ci basée au Luxembourg.

    Dans les emails envoyés au cabinet panaméen au centre du scandale international, Mossack Fonseca, la CEC informe que la Royal Arrival Corp. active dans la représentation commerciale et la négociation des contrats commerciaux, les travaux publics et le transport maritime et ferroviaire en Turquie, au Royaume-Uni et en Algérie.

    Contactée par l’ICIJ, la société financière luxembourgeoise qui a créé la compagnie de Bouchouareb affirme que cette société a été « constituée en toute transparence ». Elle sert a gérer une propriété héritée, selon la même source. Cela dit, l’ouverture du compte à la banque NBAD de Genève n’aurait jamais été finalisée, car le ministre aurait demandé de geler cette société pendant ces mandats publics, précise la même source.

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  • Bencheikh
    4 avril 2016 at 22 h 39 min - Reply

    Via Reuters:
    « In oil industry circles, there is already speculation about what a position for Khelil could mean to negotiations over future contracts.

    Khelil helped bring in a 2005 hydrocarbons law to open up Algeria’s oil sector, only to have some of the more liberal terms reversed in 2006 by the presidency, in what Khelil himself described as a political decision at the time ».

    Une nouvelle loi sur les hydroocarbures telle est mon opinion quand au futur président il devrait en vertu de la constitution ne pas dépasser les 65 ans donc Khelil est élimimé.
    En allant plus loin dans la reflexion, un flash back de ces fameux « reformateurs »
    Le 24 août 1995, selon un décret émis par le président Boris Eltsine, l’entreprise Sibneft est créée, destinée à devenir un acteur majeur dans le secteur des hydrocarbures en Russie. Le 11 octobre de la même année, les actifs de quatre entreprises étatiques dans ce secteur d’activité sont transmis à Sibneft. C’est alors qu’Abramovitch et Berezovski profitent de la politique de privatisation d’entreprises publiques conduite sous la présidence de Boris Eltsine, notamment le programme public « prêts contre actions ». Celui-ci permettait à de grands banquiers d’acquérir de grandes entreprises à privatiser en échange du financement du budget de l’État.
    Nemtsov disait de Yeltsin que c’était:
    « un bon Tsar ». « Naturellement toutes sortes d’intrigues l’entourent et beaucoup de gens essaient parce qu’ils sont dans son entourage proche de servir leurs intérêts »

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  • Dria
    4 avril 2016 at 23 h 08 min - Reply

    @Dahmani

    En France cette affaire va faire tomber des têtes et la justice française se mettra en marche , mais le pouvoir français qui a introniser 3AKILLA (d’ou l’effet KILLA)fera tous pour blanchir nos dirigeants algériens impliqués. Pour preuve il poursuivent un Gerard De pardieu ou le ministre Cahuzuac ,mais les fermes pour notre drabki…
    Au fond on les comprends ils défendent leur intérêts et aiment leur pays , mais que dire des nôtres.

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    • rachid dahmani
      5 avril 2016 at 9 h 11 min - Reply

      Bonjour Dria,

      Oui tout le monde sait d’ou provient la mouche KILLA dans notre pays et comment… on le comprend d’autant plus que ça dure de l’indépendance à aujourd’hui et ce n’est pas demain la veille qu’on verra cette mouche partir faire des petits ailleurs. j’y suis j’y reste semble t’elle nous dire cette Mouche Killa qui s’acoquine nécessairement avec les khelil lekhla et autre endiablés du régime de bananes que l’on a. Bonne journée quand même.

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  • rachid dahmani
    5 avril 2016 at 10 h 58 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Je n’ai rien à dire, rien à raconter sauf mettre ici un écrit de quelqu’un que je lis souvent sur Liberté.

    Deux jours avant, il était question d’un scandale en cours d’éclosion et qui sera probablement plus retentissant que celui qui a engagé le tandem Saïpem-Sonatrach. Il y est question d’une nouvelle affaire de pots-de-vin dont le chiffre qui dépasse largement le montant du bakchich servi par Saïpem à des serviteurs de l’Algérie.
    Mais avec ce que les “Panama papers” commencent à dévoiler, il y en a assurément pour tout le monde. Au sens littéral. Il s’agit d’un récapitulatif planétaire d’une partie de la finance occulte.
    Et nous y sommes bien représentés ! Sans surprise, par les membres du premier cercle du pouvoir et par leurs proches. Et ce n’est que le début.
    À peine revenu de Djelfa, bardé de la baraka de la zaouïa lessiveuse, Chakib Khelil trouve les opérations boursières de ses proches étalées par une presse que l’on ne peut taxer, et encore moins soupçonner de légèreté : ce sont des mois d’investigations sur onze millions et demi de fichiers ! Internet seul aurait pu rendre possible l’éclatement d’un scandale d’une telle ampleur. Avec tous les détails et les précisions sur les circuits suivis par l’argent de Sonatrach 2 dans le “Panama papers”, on peut se demander comment nos autorités ont fait pour ne se douter de rien. Ou pour faire semblant de ne se douter de rien.
    Le pouvoir n’est pas encore arrivé à imposer le silence autour de l’affaire Chakib Khelil que survient, en plus de nouveaux détails sur les mouvements de comptes de l’entourage de l’ancien ministre, la nouvelle d’une société dont un ministre en exercice a confié le montage à un sulfureux bureau Mossack Fonseca. D’ailleurs, l’improbable cabinet a lui-même trouvé “l’investissement” du ministre de l’Industrie et des Mines de l’Algérie douteux ! Et a demandé des éclaircissements à l’entremetteur luxembourgeois, la Compagnie d’études et de Conseil, parce que le concerné “apparaît dans l’affaire Khalifa”.
    Avec l’irruption de la bien nommée “Royal Arrival Corporation”, l’on ne peut s’empêcher de se demander comment nos dirigeants affairistes, ainsi préoccupés par le suivi de leurs magots à travers les méandres intercontinentaux de la finance occulte et par la sécurité de leurs comptes secrets, font-ils pour “servir le pays” en même temps et avec… l’efficacité qu’on leur connaît.
    Les paradis fiscaux sont le pendant des systèmes politiques prévaricateurs. Ils existent parce que des hommes politiques et des affairistes véreux pillent les ressources de leurs pays pour les y transférer. Dire que notre gouvernement ose reprocher au vendeur informel de camelots de manquer de “patriotisme fiscal” !
    En attendant d’autres nouvelles des “paradis” terrestres, observons qu’Internet et un réseau de journalistes engagés ont fait, pour l’intérêt de l’humanité, bien mieux que la zaouïa de Sidi-Ben-Merzoug.

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  • bencheikh
    7 avril 2016 at 23 h 01 min - Reply

    The International Consortium of Investigative Journalism (ICIJ) et the Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP).
    ont utilise les fonds de la Open Society Institute propriete de George Soros and USAID, une agence officielle des USA.
    The Center for Public Integrity. ou Projet Special de l’ICIJ est finance par :
    The Goldman-Sonnenfeldt Foundation qui n’a pas de site web, Sonnenfeldt : https://en.wikipedia.org/wiki/Michael_W._Sonnenfeldt et “Goldman” de la non moins fameuse “Goldman Sachs”.
    La Fondation Ford, d’Henry Ford. magnat des affaires
    Open Society Foundation la OSF est une NGO créée par le milliardaire George Soros.
    The Rockefeller Brothers Fund et Rockefeller Family Fund, ces deux entites existent et toutes deux financent le Centerfor Public Integrity CfPI.
    The Carnegie Corporation of New York de Andrew Carnegie, le milliardaire.
    George Soros, David Rockefeller, the Carnegie Corporation, the Ford Foundation, Goldman-Sachs sont tous sans exeption rabibly anti-corruption, payent leurs taxes rubis sur l’ongle et financent l’International Consortium of Investigative Journalists pour enquêter sur les pratiques financières internationales douteuses des banques offshore
    .
    Selon The Guardian la majeure partie des infos ne sera jamais publiee
    All they offer us here is a brief distraction and a small meal.

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