Édition du
7 December 2016

Peut-on aller vers un véritable changement avec des « élites » intellectuelles et politiques « affamées » (dji’ana) ?

intellectuel algérienSalah-Eddine SIDHOUM

Une interrogation provocatrice mais nécessaire au vu des tristes réalités que nous vivons.

Certes il existe quelques individualités politiques de valeur, des électrons libres, mais en aucun cas, on ne peut parler de classe politique à proprement dite. À cela, il existe des raisons objectives et historiques. Nos élites ont toujours brillé par leur trahison, du moins en grande partie. Regardons un peu ce qui s’est passé durant la guerre de libération : seule une minorité avait rejoint d’emblée le combat libérateur et beaucoup ont été tués par leurs propres frères – le malheureux Abane Ramdane en est un exemple frappant. Quant aux autres, ils avaient campé au carrefour des vents pour rejoindre tardivement Tunis ou les intrigants des frontières. C’est cette lâche « désertion » qui a permis à des bravaches et autres aventuriers de prendre en main la révolution, puis le pouvoir en 1962, avec les graves dérives que nous connaissons et dont le pays paie les conséquences aujourd’hui.

Après 1962, le pouvoir a su phagocyter très tôt la majeure partie de notre « élite », tant intellectuelle que politique. Cette dernière a bradé el mebda (le principe) pour la khobza. C’est ce que certains historiens ont appelé la « socialisation des élites ». Il faut avoir l’honnêteté de dire que l’Algérie n’est pas seulement malade de ses dirigeants corrompus et ignares, mais aussi et surtout de ses élites lâches !

Le constat est déplorable. Les valeurs et les idéaux qui avaient fait la force de notre Nation durant la nuit coloniale ont pratiquement disparu, laissant place à la kfaza (aptitude à magouiller), à l’opportunisme, à la médiocrité affligeante et au trabendo politico-intellectuel.

Le régime ne veut certes pas de classe politique réelle. Il a totalement perverti l’action politique en façonnant des partis et des pantins politiques de service (et contrôlés par les « services »). Et la servilité d’une certaine « élite » que nous qualifions « d’affamée » (dji’ana), l’a grandement aidé dans son « œuvre ». De véritables troubadours politiques qu’on agite à l’occasion des mascarades électorales et référendaires. Malek Bennabi disait à ce sujet : « La politique est une réflexion sur la manière de servir le peuple. La boulitique est une somme de hurlements et de gesticulations pour se servir du peuple. » C’est ce à quoi nous assistons depuis la supercherie démocratique de 1988.

Le verrouillage des champs politique et médiatique par le régime illégitime ne suffit pas à lui seul pour expliquer cette anesthésie générale dans laquelle baigne la société et ses supposées « élites ».

Le début de ce verrouillage remonte à l’indépendance et à la prise sanglante du pouvoir par les imposteurs d’Oujda et de Ghardimaou. Il ne date pas du coup d’État de janvier 1992. Il fait partie de la stratégie de gestion politique du pays pour empêcher toute velléité politique autonome de s’organiser et de s’exprimer. Cela est un fait indéniable. Il y a aussi ce laminage par la violence, l’intrigue et l’infiltration des très rares partis politiques représentatifs du début des années 90 et leur remplacement par des partis maison corvéables et malléables à merci.

Mais cela est de bonne guerre de la part du régime immoral dont on connaît la nature totalitaire et qui s’agrippe par tous les moyens au pouvoir. À quoi devons-nous nous attendre d’un système aussi délinquant ? Mais à nos yeux, la lâcheté de nos « élites » intellectuelles et politiques est en grande partie, responsable de cette anesthésie politique. C’est ce vide sidéral qui permet à ce pouvoir de se mouvoir avec une aisance déconcertante. En réalité, la force du régime réside en notre faiblesse criarde à nous entendre sur des principes démocratiques communs et à nous organiser. Et le dernier drame national l’a éloquemment montré. Nous avons été sidérés par le comportement de nombreux « intellectuels » et « politiques » devant la tragédie de notre peuple. Beaucoup se sont trompés de cible et certains…de société !

Nous citons souvent le cas de la résistance des intellectuels tchécoslovaques, avec à leur tête Vaclav Havel, qui avaient à affronter non seulement la redoutable police politique de leur pays, mais aussi la tristement célèbre machine répressive soviétique. Ces consciences libres et incorruptibles n’ont pas eu peur de faire de la prison et de perdre leurs privilèges sociaux pour défendre leurs idéaux et servir leur peuple. Ils ont été ces minces lueurs qui ont éclairé leur société plongée dans les ténèbres du totalitarisme communiste, qui se sont transformées en une lumière éblouissante au lendemain de la chute du mur de Berlin, pour la guider sur la voie de la « révolution de velours ». Nous entendons déjà des « intellectuels » nous dire : « Oui, mais la conjoncture internationale était différente ! » Tous les prétextes sont bons pour se débiner et se soustraire à la lutte politique !

Avons-nous une élite de cette trempe pour sortir la Nation algérienne des ténèbres de l’imposture politique ? Avons-nous une élite prête à se sacrifier pour son peuple et le rétablir dans ses droits usurpés un certain été 62 ?

La question reste posée…

 

Salah-Eddine SIDHOUM

Membre du CCD

(Congrès du Changement démocratique).

 

 


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19 Commentaires sur cet article

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  • djelloul habib
    24 mai 2016 at 22 h 38 min - Reply

    Salah Eddine Sidhoum,
    Vous évoquez une espèce depuis longtemps disparue.Le peu qui en reste est soit requrovillié dans un exil intérieur soit réfugié à l’étranger.Le niveau des débats actuels est révélateur de la tenue des protagonistes:hommes politiques ou faiseurs d’opinion.Une bagarre de chiffonniers,un crêpage de chignon dans les « journaux » et la « télévision ».Oligarques et journaleux scindés en clans et se lançant à la tête leurs frasques passées et présentes dans un déshabillage scandaleux et indécent.Plus question de laver leur linge sale entre « eux ».C’est le spectacle,TEKHIR EZAMAN,que nous offrent les timomiers qui tiennent le bateau ALGERIE qui file vers un échouage en douceur sur un banc de sable ou ira se fracasser sur des récifs. Que Dieu nous vienne en aide

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  • DRIA
    24 mai 2016 at 22 h 43 min - Reply

    Quand il y a des questions sur LQA, les réponses se font rares, moi même j’en ai posé plusieurs sans avoir de réponse hélas, la réponse en générale se résume a « comme il a dit lui  » sauf que dans ce cas précis « lui » ne donne aucune réponse, au final donc il n’ y a pas de réponse claire et nette.

    Si comprendre une question équivaut à la moitié de la réponse, dans votre interrogation Dr Sidhum vous nous donnez la réponse qui se résume ainsi « si élite il y a, elle n’est pas prête à se sacrifier » et c’est une vérité.

    Je ne vois qu’une explication , c’est que la plupart des questions posés demandent des réponses pratiques, qui se concrétisent sur le terrain et nécessitent un petit SACRIFICE, donc celui qui doit répondre devrait joindre la parole à l’acte pour que sa réponse soit complète et juste, or nos réponses ne recèlent que la première partie sous forme de PAROLES, ÉCRITS, SOUHAITS, IDÉES, PROPOSITIONS, SUGGESTIONS…aucune réponse opérationnelle, car celle ci demande un SACRIFICE.

    La plupart préfèrent jouer aux ignorants afin de ne pas répondre a ces questions qui nous mettent un peu à nu, et nous révèle notre égoïsme,et notre fuite devant le DEVOIR en somme nous avons tous la bonne réponse , on veut que ça change afin de récupérer le droit usurper , sans mettre la main dans la pâte, on préfère SUBIR au lieu d’AGIR .

    D’autres plus futés se cachent derrière d’autres questions en rapport avec la première question du genre  » je vais me SACRIFIER pour qui? »  » est-ce que ça vaut la peine de se SACRIFIER? ». Trouvant ainsi un échappatoire afin d’éviter le SACRIFICE et laisser faire et voir les autres subir .

    C’est dur de définir l’élite chez nous mais à mon humble avis ne sont pas considérer comme INTELLECTUELLE et n’appartient aucunement à l’ELITE:

    – les UNIVERSITAIRES et CHERCHEURS qui ne produisent rien ou qui ne mettent pas en pratique leur savoir au service du peuple.
    – Les MINISTRES, HAUTS FONCTIONNAIRES, les HOMMES POLITIQUES qui défendent et cautionnent se système.
    – les ÉCRIVAINS, JOURNALISTES,INTERNAUTES qui ont utiliser et aiguiser leur plumes pour le quatrième mandat
    – Celui ou celle qui a occupé un poste de DÉPUTE , de SÉNATEUR durant cette décennie quelque soit son niveau d’instruction.
    – Les opposants qui ont participé à la COALITION ou accepté des postes de RESPONSABILITÉ
    – les SYNDICALISTES de l’UGTA et ceux participent à la TRIPARTITE
    – les chefs de ZAOUIA qui ont reçu CK et sa CheKara
    – et enfin les gens comme moi qui écrivent sans rien changer à la donne

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    • rachid dahmani
      25 mai 2016 at 7 h 34 min - Reply

      Bonjour cher Dria et bonjour à tous,

      Cher ami tu vois juste, je suis en bonne partie en accord avec toi. J’aurais juste rajouté l’honnêteté et à un degré moindre l’appréhension de l’après engagement par des actes concrets. Le sacrifice comme tu l’appelles, je pense qu’il ne sera jamais de mise à court ou moyen terme chez nous. Résumons nous. On est sous l’emprise d’un régime de bananes depuis plus de cinquante ans. A chaque année qui passe on espère que l’année d’après sera meilleure et on se rend compte qu’elle est pire que la précédente. La majorité des Algériens crient au désespoir proférant toutes sortes d’insultes et d’injures envers la mafia qui nous gouverne et dès qu’ils ont l’opportunité de se servir et d’améliorer leur situations ils le font en applaudissant nos misérables dirigeants tout en souhaitant longue vie au système maléfique. Les bandes de thuriféraires se sont ainsi développées, créées, organisées un peu partout dans le bled. Le régime de bananes que l’on a l’a bien compris et depuis belle lurette pour ne pas dire depuis 62. Ils ont compris que l’argent fait tout et que pour cela il faut à tout prix monopoliser les richesses du pays. Car enfin, est il si difficile que cela que de développer le secteur de l’énergie par exemple avec toutes les richesses naturelles que recèlent le pays? est t’il si compliquée de promouvoir l’industrie chez nous avec toute la masse grise qu’a disposé le pays et les moyens à investir pendant de longues années? est il vraiment insurmontable de monter une véritable agriculture chez nous avec toutes les terres cultivables que l’on a et les moyens matériels et humains que disposent le pays pour accompagner tout cela par les techniques nouvelles? en résumé, le problème est typiquement de l’être humain, de l’Algérien, de sa mentalité et de son éducation. Le système maléfique le sait et il a totalement œuvré pour qu’il (l’algérien) soit ainsi. Bien sur toute chose a une fin (Vive Einstein) mais pour l’instant on peut s’avancer à dire que le régime pourri a encore de beaux jours devant lui. Bonne journée l’ami.

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  • rachid dahmani
    25 mai 2016 at 7 h 42 min - Reply

    Bonjour Salah Eddine Sidhoum,

    En lisant votre intervention je retrouve globalement toute ma façon de pensée quant à notre pays, notre état, nos dirigeants, nos martyrs, nos concitoyens et bien sur notre régime de bananes. C’est en fait ce qui me fait inlassablement dire que ça sera pas demain la veille. Le changement aura bien lieu (j’évoque toujours Einstein ce grand Monsieur de la physique), mais à mon humble avis il se fera dans la douleur et durera un bon moment. Il aura bien lieu mais ça ne sera surement pas pour demain pour toutes les raisons que vous avez invoquées et tous les arguments que vous avez exposés. Bien à vous.

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  • djelloul habib
    25 mai 2016 at 15 h 44 min - Reply

    @Dria
    Je comprends votre impatience,et ce sentiment d’impuissance nous le partageons tous,mais que voulez vous? A LQA,nous nous efforçons de nous tenir éveillés pour ne pas sombrer dans le coma général.Supposons que nous sortions dans la rue ,banderolles en tête, réclament le départ du pouvoir,qui va nous suivre? Cette majorité qui n’a pas encore mangé son pain noir et est encore accro aux gadjets et friandises de l’import -import? Ce sera certainement les plus vaillants ou les plus désespérés, les plus courageux en somme qui iront affronter l’armada du pouvoir et tomberont les premiers alors que ce sont précisemment ceux là dont le pays aura besoin pour se rebâtir!Je n’ai pas l’intention de vous éxaspérer plus mais continuons donc:
    Le miracle se produit!Le régime plie bagages,quelle serait l’alternative ?cette opposition mollassonne issue du système grossie par les rangs serrés de retournements de veste de la dernière minute? dans la confusion générale probable comment séparer le bob grain de l’ivraie ?
    le même processus:élections de toutes sortes:sénat, députations,présidentielles etc..thémes importés,auxquels on n’y comprend rien parce que issus d’un culture historique étrangère à nos traditions et à nos schémas mentaux. Et rebelote ,comme en 62,99…
    Si nous avons une quelconque mission, et c’est mon avis personnel,c’est de réfléchir à l’APRES,le COMMENT dépasse nos modestes possibilités, parce qu’il s’agira vraiment de repartir à ZERO. Et là, il nous incombe d’entamer une série de réflexions basées sur l’expérience passée,sur les leçons à retenir pour dresser une feuille de route à la disposition de toutes les vocations.
    Alors Dria,qui commence ?

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    • DRIA
      25 mai 2016 at 19 h 00 min - Reply

      @Djelloul Habib

      Qui commence ??
      – certainement pas moi, non pas par incompétence mais vu mon impatience…

      – ça a déja commencé en France donc ça ne tardera pas à se répercuté sur l’Algérie, on disait bien « la mode est à Paris une heure après elle est à Alger » , ceux qui pensent qu’ils ont reconquis leur ancienne colonie se trompent, cette terre et son peuple ne recèle pas que des Boutef , Sellal, Sidani et Khalil ….

      – ce n’est pas par le biais d’une plume, d’un poème, d’un livre ou d’un éditorial que çà prendra naissance , mais plutôt par le SACRIFICE d’un ou de plusieurs citoyens anonymes, victime de ce système injuste ,comme ce fut le cas en Tunisie avec le feu Bouazizi, certes des victimes il y en a chaque jour mais celle qui fera l’effet du détonateur arrivera bientôt.

      – Sachant que la révolution c’est comme « un incendie de foret », son déclenchement nécessite la réunion de plusieurs facteurs, 1-DU BOIS: des arbres verts,secs ou pourri (jeunesse célibataire, diplômés chômeur, retraité en désuétude…) , 2-DES VENTS FAVORABLES ( grogne sociale , flambées des prix, chute du pétrole…) injustice, et sec les vents qui soufflent (les mécontentements, des arbres secs,3-ABSENCE DE PRÉVENTION pas de couloir anti-feu, ni de système d’alerte à l’image du pays quoi , tous ces facteur sont réuni dans le cas Algérie ne manque que le 4- l’ÉTINCELLE ou facteur déclenchant

      Personnellement je me réjouira pas de ce jour, car si le FEU prend il sera difficile a maîtriser l’incendie, mais comme c’est un passage obligatoire vu les donnés alors positivons , qui sait possible que l’incendie sera plus bénéfique que la gestion catastrophique de cette foret livrés a elle-même, ce feu défrichera ces terres négligés depuis des années , les cendres feront office d’engrais et de nouveau arbustes verrons le jour …

      Rendons nous à l’évidence ça va mal et ça risque de péter d’un moment à l’autre on s’adresse à des SOURDS (qui ne veulent rien entendre ) on jouent aux AVEUGLES (comme si on voyait rien venir) nous sommes présider par un APHASIQUE (qui continue de faire des discours à l’étranger), pourquoi avoir peur du feu…

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      • rachid dahmani
        26 mai 2016 at 8 h 46 min - Reply

        Bonjour ami Dria,

        J’aime bien votre raisonnement…de l’incendie salvateur au pays. Néanmoins, je présume que vous devez connaitre « les pompiers » du pays. c’est une sorte de pyromane en fait dans le fond, mais qui éteignent les feux. Sauf que, et au vu de l’historique du pays, les feux ont toujours été sporadiques et c’est pour cette raison que nos pyromanes les maîtrisent. La répression sanglante et fulgurante a toujours fait office de canon à eaux pour vaincre les incendies ponctuels un peu partout dans le pays. Tout cela pour vous dire que l’incendie prenne totalement et que nos pyromanes n’y pourront rien contre et baisseront les bras devant l’ampleur des feux, il faut que cette incendie se déclare en tous points du pays et au même moment. C’est vrai que c’est un peu difficile à réaliser, mais je suis convaincu que dans le temps et par la force des choses (contraintes toujours grandissantes et toujours plus fortes qu’aura à subir le peuple un peu partout) l’incendie général finira par prendre. Et là, nos pyromanes seront sans armes, sans canons à eaux et sans pulvérisateurs de mousse ni de CO2. Cependant, les conséquences de cette incendie seront peut être incontrôlables. Néanmoins ils aura mis hors d’état de nuire les véritables pyromanes du pays. Bonne journée l’ami.

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        • DRIA
          26 mai 2016 at 17 h 50 min - Reply

          cher Dahmani

          Dans notre cas le risque d’embrassement est réel, maintenant c’est claire vu les divergences au sommet,le tarissement de la cagnotte , les guerres d’intérêts … bien vu pour les pyromanes, afin de les contrecarrer il faut juste faire des feux contrôlés. C’est mieux que d’être prit dans le brasier qu’ils nous prépare

          Aya chiche en dirouh à 100% djazayri le nouveau « RAZ LE BOL » (à l’image de à la publicité mensongère dernaha djazayriya la nouvelle « SYMBOLE »).

          Ce « RAZ LE BOL » on devrait l’exprimer pacifiquement par un débrayage collectif , pour leur signifier :
          – notre désaccord avec la politique qu’ils mènent à notre insu
          – notre refus de la gestion catastrophique et leur laisser aller flagrant ,
          – notre impatience de retrouver la liberté qu’ils nous ont confisqué
          pour leur dire
          – que nous voulons vivre mieux , dans un état juste , un gouvernement élu démocratiquement, avec un président qui nous représente réellement .
          – que nous voulons retrouver notre dignité à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
          – qu’on existe encore et qu’ils ne peuvent jamais nous réduire au silence.

          COMMENT et QUAND je vous remet l’antenne cher Dahmani , Djelloul Habib, Zemouli , Alilou, Ali Sbih …je ne peux vous citer tous cher lecteur de LQA , mais je vous interpelle tous et vos réponses sont le bienvenu, même si vous êtes contre, dites le nous et pourquoi…..

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          • rachid dahmani
            26 mai 2016 at 22 h 38 min -

            Bonsoir Cher Dria,

            C’est beaucoup plus compliqué que ça en a l’air cher ami. Tout d’abord, et ce juste pour le signifier en passant, j’ai déjà payé un lourd tribu pour mon esprit rebelle et mon caractère forgé pour la contradiction de ce qui n’est pas logique et honnête. Cependant, et c’est ce que j’ai toujours signifié ici et même partout ailleurs, le changement ou du moins juste un espoir de faire bouger les lignes n’est pas l’affaire d’un groupe, d’une troupe, d’un ensemble d’individus aussi doués puissent ils être dans la façon de mener à bien toute sorte de programme. La véritable question ou le véritable problème du pays, est ce que j’ai toujours dit, comment arriver à ce que tous les Algériens dans tous le pays sans exception se lèvent en une seule fois au même instant pour dire au pouvoir actuel « dégage »? Et ma conviction intime est que, tant que « la protestation » ou le « soulèvement » reste localisé ou cantonné, le pouvoir aura toujours un malin plaisir à venir foudroyé la manif ou la protesta. C’est ce qu’il a d’ailleurs toujours fait et de fort belle manière depuis toujours. Il se trouve même qu’il noient toutes les associations, regroupement, organisations…par précaution car sait on jamais pour lui, lui spécialiste des coups fourrés. Bref, ceci pour dire que je me prêterai volontiers au débat ou au « jeu » avec cependant à l’esprit que le résultat est connu d’avance. Mille autres arguments à relever dans notre société et chez nos individus plaisent aussi à cette conclusion malheureusement. Le comportement sociétal de l’Algérien à lui seul donne une bonne indication de l’issue de telles initiatives…pourtant, on a arraché notre indépendance et de quelle manière, mais aussi, et en parallèle, on fabriqué la traîtrise et la malhonnêteté qui malheureusement à prévalu sur le reste, sur l’essentiel, sur ce qui a fait le but des sacrifices par le don des âmes. Bonne soirée l’ami.

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  • Amar Ouerdane
    25 mai 2016 at 19 h 12 min - Reply

    La lâcheté des intellectuels algériens qui vivent en Occident frise la trahison, comparativement à la classe ouvrière algérienne qui vivait dans la misère en France dans les années 20 et qui avait semé l’idée de la Révolution algérienne.

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  • Djelloul Habib
    25 mai 2016 at 22 h 08 min - Reply

    @Dria, bonjour,
    IL faut prendre patience,dans le Coran c’est une vertu et non un fatalisme passif.Considérons ce qui s’set passé dans les années 90:250.000 morts,les disparus,les torturés.Et Sans transition, on est passé très vite à la « fête au village » sous une pluie de pétrodollars,sans même la période de deuil indispensable à une remise en question fondamentale.les vainqueurs ont décrété une amnistie générale à leur bénéfice .les auteurs des massacres et leurs commanditaires coulent une vie confortable.Vous voulez renouveller l’expérience ? Patience ,tout concorde à indiquer queLe fruit pourri est prés de tomber,et ce sont ses parrains étrangers qui les premiers sonneront l’hallali!

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    • DRIA
      26 mai 2016 at 18 h 10 min - Reply

      cher Djelloul

      vous me rappeler cette blague ou un américain demande à un algérien quels sont tes rêves et à l’algérien de répondre , un toit , un boulot , une femme … l’américain réponds je ne t’ai pas demandé tes droits mais tes rêves…

      Alors sachez que je ne suis pas du tout impatient et que je connais les bienfaits et les récompenses de cette vertu et j’use dans ma vie privée c’est l’une des armes les plus efficaces de nos jour…

      Mais ce qui me fait réagir c’est cet état de fait ou l’absence de droit , de parole de choix , l’injustice , la hogra , la médiocrité , semble devenir normale et on semble s’y faire NORMAL …en dehors de la situation politique c’est toute la société qui en bave oui ya le feu en la demeure pourquoi s’affoler NORMAL …..disons donc que c’est une impatience NORMALE.

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  • zemouli
    26 mai 2016 at 9 h 20 min - Reply

    Bjr a tous ;
    en repose aux questionnements d internautes le régime n accordant que mépris aux partis politiques et autres associations ne devrait mériter a son tour que mépris de notre part. Personnellement un parti qui se passe de l agrement du régime donc clandestin a plus de chance de peser.Car ce régime est sourd cas du FFS grand parti pacifique qui tend la main au régime mais qui ne récolte que dédain.
    Slts

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  • pmn
    26 mai 2016 at 17 h 49 min - Reply

    C’est une bonne intervention du M.LE Dr Sidhoum cependant elle est limité dans le développement, ce qui se passe dans notre et dans la politique interieur ci jours ci est un moment clé de notre histoire avec des preuves littorales nos hommes politique sont pratiquement tous corrompus, la plupart d’entre eux ont l’argent du pétrole notre richesse a nous peuple algériens et au même si on avaient le Rai et on a fait notre argent en devises, le stock pétrole or etc..fait monter le dinar mais comme que se soit Sellal ou autres continuer de danser avec la Chaba Zahwaniya la danse du ventre on est toujours dans la merde; allah yahdi ma khlak.

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  • amar
    26 mai 2016 at 19 h 10 min - Reply

    Personnellement je pense que ce sont la les effets pervers du mode de fonctionnement de notre societe qui tient en otage tout le peuple! Les commandes du pays sont entre les mains du systeme, ce systeme qui tient sa culture des « effets BOUSSOUFS » qui sait descendre ou faire descendre toutes voies discoordantes et qui sait faire taire moyennant des moyens sonnants et trbuchants ou la mise a l ecart de toutes les voix contraires….c est ce systemes qui est le plus grand employeurs …c est ce systeme qui allaite tout un peuple devenu par la force de l habitude de simples bebes sans defences qui pensent surtout a leurs besoins biologiques…cette elite est totalement tethanisee….quant on dit elite on doit penser focement aux nombreux universitaires que decelle le pays ils ne sont pas incapables ils sont simplement LACHES…QUEL EST ce CHERCHEUR QUI PEUT NOUS REGALER EN ENCADRANT DES DOCTORATS ET DES MAGISTERS SUR LES HOMMES ET LES EVENEMENTS QUI ONT SECOUE ET QUI SECOUENT LE PAYS? QUI OSE faire des recherches impartiales sur les hommes qui ont ruine le pays par leur gouvernance et par la culture qu ils ont seme… je pense qu un transfert des pouvoirs, politiques, economiques et meme culturel et religieux doit etre cede a la societe et ne pas laisser un groupouscule d individus dont la kabla n est autres que panama
    continuer de produire un si immense gachi…

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  • Ali SBIH
    27 mai 2016 at 17 h 40 min - Reply

    Salam 3alikoum

    Les grands changements ne proviennent pas obligatoirement de la partie «haute» de la société ,souvent de la périphérie mais fréquemment du « Bas ».

    A coté de l’élite ,il y a la « Société civile » qui est pratiquement la seule « corporation » à laquelle on peut accéder après avoir marqué et exprimé beaucoup d’ allégeance et des sympathies et en être éjecté pour les mêmes raisons.

    Élites-corporatistes et société civile ont cela de commun est qu’elles sont horizontales , « perméables » et malléables.La corporation qui s’agite sous nos yeux ,qui veut donner le change ne fait que fonctionner sur le mode binaire si ce n’est celui de la derbouka !……..Une sous espèce de ténias .

    Ce qu’on observe si on le fait attentivement est le recul de « cette élite-corporation » par rapport au recul /tarissement de la rente et le nombre de postulants , le phénomène de la rareté peut aussi toucher les courtisans….

    L’Élite se définit simplement par sa plus grande disponibilité pour les autres à soigner, défendre, éduquer, instruire, faire travailler, montrer le chemin et toujours s’inquiéter de ne pas faire assez.

    De l’autre coté parmi le « petit »peuple on constate l’apparition d’anti héros dont la mobilisation a permis de secouer la léthargie des autorités locales sur les modes de distribution des logements ,l’adduction au réseau gaz et eau ,dénonciation de faits de corruptions et beaucoup de revendications connues de tous et qui n’ont trouvé leur solution que grâce au bon vieux truc de barrages « non filtrants » ou de routes coupées pour cause de « Citoyens fâchés ».
    Il y a les matchs de foot qui rendent malades les Responsables de la sécurité publique.

    Demander à @ Dria de jouer au pompier pyromane est très loin de l’engagement patriotique qui doit animer le citoyen lambda et de la fraternité que se doivent tous les membres de la société .

    Car brûler son pays c’est comme brûler son âme ,certains l’ont fait ,ils ont le mérite de le regretter sincèrement comme ils regrettent d’avoir gâché et compromis cette inestimable chance de 1988.

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    • DRIA
      28 mai 2016 at 11 h 06 min - Reply

      @Sbih

      Wa 3aleikum essalem, ou sont les normes ou sont les échelles de valeur, rien, que peut-on attendre d’une Elite-défaitiste et d’une société servile, que dalle.
      Si l’élite se définit par sa disponibilité alors il faut se rendre à l’évidence qu’elle n’existe plus chez nous, alors autant orienter son regard vers ceux d’en bas car c’est de la que viendra le salut, oui ça mijote depuis pas mal de temps, à ceux qui en détourne le regard, ils seront rattrapés par l’odeur qui s’en échappe, il faut savoir que quand ça fera du bruit se sera trop tard pour intervenir, alors intervenir dès maintenant si on veut sauver les meubles.

      On se couvre la face, connaissant le pouvoir en place, et connaissant notre peuple, à mon humble avis il n’y a qu’une action pacifique qu’on peut réaliser celle du boycott, une grève nationale, une mobilisation générale qui devra se faire conjointement dans tout le pays. Si on n’arrivera pas à réaliser cette action, alors on arrivera à l’explosion et au grand feu de forêt, une révolution qui sera incontrôlable et qui fera plus de victimes qu’on s’imagine vu, la situation géopolitique et les nouvelles donnes du nouvel ordre mondial.

      Avec les moyens qu’on a les TIC et NTIC et qu’on arrive pas à proposer une date pour une mobilisation , si on arrive pas à drainer le peuple pour une cause que tout le monde connait, si on y croit pas à la justesse et à la réalisation d’une telle action , alors oui on mérite les flammes qui nous attendent ….dire que le 1 er novembre fut réussi et synchroniser avec des moyens rudimentaires, imaginer un Abane Benmhidi …avec l’internet à leur disposition.

      Je ne joue pas aux pyromanes (et Dahmani ne mel’a pas demander , mais qualifier le pouvoir de pyromane qui arrive à éteindre toutes les tentatives de soulèvement) , et je redis vaut mieux des feux contrôlés que le brasier vers lequel on avance les yeux fermés, ou est l’engagement patriotique quand on se laisse faire et qu’on laisse faire sachant qu’on va droit au mur. Qu’en est-il de cette fraternité que se doivent tous les membres de la société aujourd’hui, en ce jour J du citoyen lambda.

      On n’attend ni un anti héros, ni un messie mais juste des citoyens et citoyennes justes, qui revendiquent leurs droits haut et fort, c’est un pays brouillon ou rien ne fonctionne normalement, rétablir les normes et en premier la JUSTICE au sens large.

      Brûler son pays c’est comme bruler son âme, à voir les âmes bruler je me dis que le pays est déjà bruler, j’aime ce pays et j’y réside encore et je pense à mes enfants, mais si la cautérisation est le remède efficace, il ne faut pas avoir peur du feu si on veut guérir.

      Nous sommes encore à l’âge du silex , nos écrits ne représentent que des étincelles qui n’arrive pas à faire un feu de paille , mais j’espère qu’un autre algérien les fructifiera pour en faire la flamme qui alimentera le feu de la liberté …
      (Ce n’est pas anecdote mais un fait réelle ou moment où j’écris ces quelques ligne il 10h 57 à Alger en plein jour un feu d’artifice nourri que j’observe de ma fenêtre, drôle de pays …)

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  • Ali SBIH
    28 mai 2016 at 18 h 40 min - Reply

    Salam 3alikoum

    @Dria

    Comme le dit pertinemment @Rachid, le Pouvoir a toujours manœuvré et su éviter de faire l’unanimité autour de lui. Ce qui explique que les turbulences sociales ont toujours été réglés « à l’amiable » rarement avec violence, il a appris à bien faire son métier de démineur.

    Il n’y a pas un guide consacré de ’’ comment réussir la révolution’’ ,
    mais « plus bas » ,il y a des anti héros qui n’hésitent pas aller au feu, non pas pour défendre la Constitution, mais discriminés parce que leurs droits sociaux ont été malmenés. N’empêche , « cette position de deboutiste,se capitalise, est productive et les individualise pour ne pas dire les idéalise !.

    Ceux qui savent écrire ou parler ne sont pas forcément les mieux placés ou à privilégier pour faire conduire les changements fondamentaux devenus vitaux.

    Il est vrai que des hommes exceptionnels ont su déclencher la guerre de libération ,mais il est historiquement prouvé que le mouvement vient de loin ,que des actions individuelles ,des « Agitateurs politiques » ,des Cheikhs …..ont impacté , réveillé et dynamiser la conscience nationale la rendant prête/apte à y aller !.

    Aujourd’hui ,grugés, trompés et en permanence trahis les Citoyens sont très méfiants et réticents à accorder du crédit au premier venu.

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  • constitutionnellement
    9 août 2016 at 18 h 52 min - Reply

    il y a un debut a tout …le probleme c’est que la majorité des algeriens est occupée a rapiner par ci par la…c’est devenu le sport national….la haut, a la manoeuvre on veille au grain .pas question de remettre en cause quoi que ce soit…ce pays appartient a ceux qui ont reussi a se hisser au sommet…essayer de les faire descendre..n’y pensez surtout pas

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