Édition du
11 December 2016

« DAR EL BALADYA » : PAR LE PEUPLE ET POUR  LE PEUPLE

DairaDe même que je refuse d’être un esclave, je refuse d’être un maître. Telle est mon idée de la démocratie. »
Abraham Lincoln
La commune algérienne « Dar El Baladya »  est en passe de rechercher vainement  les formules, les approches, les concepts, les processus, les forces et les instruments… pour enfin  mettre en œuvre  une gestion saine par un mode d’organisation des pouvoirs publics locaux : mode de désignation, compétences, définition des rapports entre les différents pouvoirs selon la formule symbolique « par le peuple et pour le peuple » , la constitution algérienne  souligne bien que L’Etat algérien puise sa légitimité et sa raison d’être dans la volonté du peuple et  sa devise est « Par le Peuple et pour le Peuple ». Il est au service exclusif du peuple. Et le peuple est la source de tout pouvoir. Le pouvoir constituant appartient au peuple. » Le peuple exerce sa souveraineté par l’intermédiaire des institutions qu’il se donne.
Le peuple l’exerce par voie de référendum et par l’intermédiaire de ses représentants élus ».

Cette formule « par le peuple et pour le peuple » donne à entendre l’instauration d’un système  ou la  démocratie est reine ; la démocratie est aussi  dit on  le gouvernement du peuple. La démocratie avec ses divers concepts dont celle qui concerne  la direction, la gérance et la gouvernance du cadre institutionnel  local est dite en premier « responsable » ensuite vient  de « proximité » et enfin « participative ».
Ces notions de démocratie, n’ont  jamais été  mise en œuvre selon les normes requises  malgré leurs transcriptions dans les parchemins de l’état. Tous les systèmes ne sont pas démocratiques. Les démocraties se distinguent par l’existence d’une pluralité de véritables partis politiques, par la liberté de choix laissée aux citoyens et par la séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire. Par ailleurs, on peut classer les différents types de régimes démocratiques selon qu’ils privilégient la collaboration des différents pouvoirs (régime d’assemblée, régime parlementaire ou régime présidentiel) cette approche se situe à haut  niveau (central) et dont la commune représente la base.
L’objectif de la commune  comme base de l’état, jusqu’à  a ce jour n’a pas encore  été mise en sacerdoce pour savoir ou va la commune ? Et pourquoi la commune est négligée par ceux qui font et refont  le jeu  semblable à celui de la bourse financière
« La démocratie est d’abord un état d’esprit. »
Pierre Mendès
La démocratie est à chaque fois ranimée  quand il s’agit pour parler de  la saleté de la ville, elle est réitérée de nouveau  pour  ce qui se rapporte  sur les constructions illicites, elle est substituée pour quelques dinars de plus  à « blanche Algérie », elle est transformée par nécessité  pour l’occupation des sols, elle est répété par cœur pour le « couffin de ramadhan » toujours en croissance misérable, elle est rénovée  par tout moyen pour préparer  la saison estivale, elle est  refaite pour un intérêt mesquin   à une localisation d’un projet économique,  elle est commutée pour  des intérêts de « lobby locaux »… toutes ces chansonnettes se font pour un soit disant progrès économique  sans croissance véritable, dame rente oblige !! Suivie  avec beaucoup de chômeurs et de misère et  de plus en plus de bisness- men, un faux progrès social qui nous fait  distinguer la belle et superbe voiture de luxe  roulant dans  un contexte de désordre et d’indiscipline social et environnemental.
Les initiatives réglementaires (décrets, circulaires et arrêtés  expédiés  par fax  via des passerelles charpentées par  beaucoup de nids de poules, elles  n’arrivent même pas a être lu par ceux qui se cachent dans un cassis, ont et font le  pouvoir de la commune.  Chez ces gens la Monsieur ! Ils ne connaissent pas ce qu’est une coopération économique locale, un emploi créateur de richesse et de valeur ajoutée tant que la rente  sert à faire de nouveaux monopolistes spécialistes et   savent  bien satisfaire l’œsophage de la plèbe pour une paix sociale garantie par la rente petroliere.
Par des denrées venues d’ailleurs, ceux d’ici  ne sont pas bien, les habits confectionnés en chine, les transports venus des quatre coins du monde, l’information  nous vient du ciel, gadgets et autres produits sont importés par les faux  patrons de l’import ……
La production de la richesse ne fait plus partie de notre culture, ni de notre pensée encore moins de notre esprit, c’est les distributeurs de la rente qui ont voulu ainsi , les activités durables se confectionnent par de modèles préconçus par des stratégies  utiles et gagnantes, par une mise sur pied d’un projet de société,  par une nouvelle culture et pensée ou la morale, les valeurs, les normes font un appel incessant pour le  bien  et un SOS pour  l’ interdit du mal  si l’on veut bien  enjoindre le convenable.
Tout cela devrait être mis à l’avant et c’est le citoyen qui devrait reprendre sa parole, ses actes et ses multifonctions et que le fonctionnement de nos institutions permet  à chaque échelon de la représentation politique, civile un contrôle efficace par le peuple dont elle émane pour le bien du peuple dont il en a tant besoin.
Par conséquent la démarche, la pensée et l’action devrait faire apparaitre cette conviction du citoyen ambitieux pour s’écarter de cette catégorie citoyen passive amorphe et inconsistant.
La tâche historique qui incombe au prolétariat, une fois au pouvoir, c’est de créer, à la place de la démocratie bourgeoise, la démocratie socialiste, et non pas de supprimer toute démocratie. »
Rosa Luxemburg
Des comités de quartiers permettant de mettre en action positive la parole citoyenne, une démarche qui s’inscrit dans une charte communale, car le constat amer de la représentation de la population communale  n’est  pas du tout  beau à voir, ni convenable à faire. Certes, un fonctionnement  sain  du système « par le peuple et pour le peuple » , ou des citoyens persuadés ou des  personnes décidés ou bien encore une  élite infaillible peuvent permettre d’ incarner la commune proprement dit. Le constat   réel de beaucoup de faits et événements témoignent  d’une crise  qui s’aggrave de jour en jour face à notre faiblesse  constitué d’un laxisme ( khtini fi rassi ! je m’en fou !tag ala men tag !!….) suivi d’un ALLAH GHALEB !!.
Les pratiques politiques se sont structurées dans un espace très loin de la citoyenneté et les partis  absent du terrain sont déjà partis ailleurs, ils  s’accaparent  la une des journaux pour nous dire coucou on est la en virtuel.  Le pouvoir et l’expression politique   donnent cette ‘illusion d’être à l’écoute des faux  militants ou des citoyens fantômes dont les bonnes paroles sortent des terrasses de cafés.
On assiste à une toute puissance de l’exécutif communal, sur lequel la populace  a perdu tout  contrôle. Le cadre de vie et l’amélioration des conditions de vie  que la commune s’était donné pour objectif d’apporter à tous les citoyens de la ville, viennent compléter la longue liste des causes d’une véritable crise de gouvernance et de régence.
L’économie locale y compris l’artisanat est devenue de moins en moins créative de valeurs  en bien et services  et l’accumulation de capital, elle se désintègre à tel point que le recours à l’endettement se fait sentir pour reconstituer ce capital sinon ou es- tu belle rente !!.
Les oligarchies économiques et financières, se font bousculer devant le marché communal pour créer tout un système fondé sur la concussion.
Le pouvoir politique se trouve condamné par les oligarchies, afin de  modifier les règles du jeu en leur faveur, à suivre sans répit  les injonctions du pouvoir économique et financier.
Dès lors, les lois, les textes, les règlements, les traités économiques, n’ont plus pour objectif  principale de rechercher et servir l’intérêt général, mais de prendre  toutes les  dispositions  favorables utiles et nécessaires  à la poursuite du phénomène d’accumulation de capital des  nouveaux oligarchies locaux  que « panama papers » nous fait découvrir la saveur amère.
Devant cet état de fait , nous « citoyen » nous devons nous unir si c’est possible  pour  multiplier les initiatives qui nous permettent de  tenir bien et  bon et relever la tête( arfaa rassak ya ba ! citation de Abednassar Allah yar hmah) et de reprendre part à la construction d’un nouveau  destin commun  en passant par  la commune . C’est une nouvelle reconstruction qui va du petit échelon (quartier)  au niveau de la ville pour une utilité commune, pour bien  vivre dans un cadre de vie utile, nécessaire et pourquoi pas agréable.
Une prise de conscience devrait naitre  parmi les élus locaux pour mieux dynamiser leurs territoires et affronter tous  problèmes et savoir s’unir  dans le meilleurs et dans le pire autour d’une table  ou les bonnes volontés seront les nouvelles normes de vie d’à venir.
Nous devons par contre  apprendre  à travailler le contenu des projets et à créer les dynamiques qui permettent de les incarner. Nous pourront éventuellement  participer à réinventer ce  « commun » locale pour le peuple et par le peuple. Une méthode positive pour une action positive commune  devrait être mise en avant,  savoir  bâtir des projets locaux nouveaux qui associent les citoyens positifs. Ainsi, la démocratie locale quelle soit responsable, de proximité, participative, libérale ou socialiste  se réveillera  et se construira t dans la petite  commune, et petit a petit l’oiseau fera son nid pour la participation, dans sa proximité, avec la responsabilité requise en toute liberté particulière et générale
Parallèlement aux initiatives positives et  concrètes que se soient économiques, sociales, culturelles, sportives  locales, il est important  que le citoyen reprenne la parole « d’homme » et que le fonctionnement de nos institutions permette à chaque échelon de la représentation politique  et civile un contrôle efficace par le peuple dont elle émane et pour le peuple dont il a besoin.
Il s’agit d’emblée de retrouver les nouveaux rapports de force contenus dans des nouveaux cercles de représentativité citoyenne, permettant de les rassembler dans un but afin  que vive la citoyenneté  dans un contexte nouveau et positif  et un espace lucide, transparent, équitable  et juste   ou le bien social prédomine par   la construction de projets matériels et immatériels. La finalité : un nouvel esprit  amical et créateur  naitra pour l’exécution de la pensée positive  « par le peuple et pour le peuple »  qui ferait son entrée dans la cité nouvelle ouverte aux citoyens convaincus.
Pour terminer, la constitution algérienne pour ce point seulement, attire l’attention sur les institutions républicaines et démocratiques  qui  ont pour finalité d’assurer l’égalité en droits et devoirs de tous les citoyens et citoyennes tout  en supprimant les obstacles, contraintes et difficultés qui entravent l’épanouissement de la personne humaine et empêchent la participation effective de tous, à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Alors citoyens unissez vous pour le bien de ce pays, ordonner le convenable pour le bien du pays, empêcher le mal pour que le pays retrouve sa stature de véritables algériens.

BENALLAL MOHAMED


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5 Commentaires sur cet article

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  • MAJORORO
    31 mai 2016 at 17 h 36 min - Reply

    En réaction à votre excellent article, je voudrais avec tout le respect que je vous dois, commenter comme suit :
    En 1962, j’imagine vous n’étiez pas encore né, quand on avait hérité d’un pays riche et formidablement bien structuré . Je suis entièrement convaincu que la moindre des choses c’était de continuer sur les mêmes structures et dans le même esprit. On aurait pu éviter toutes ces ridicules tergiversations plus désagréables qu’inutiles qui font qu’après plus de 50 ans, on est toujours en train de se chercher tout en permettant à certains leaders et / ou leurs progénitures de s’installer confortablement dans la métropole de l’ancienne puissance coloniale. Je me souviens comme si c’était hier à l’indépendance, j’avais certainement un peu moins que votre âge de maintenant, et SVP, croyez-moi, les niveaux que cela soit dans l’éducation, la santé, etc. étaient relativement les mêmes qu’en France. La plupart de tous les ignares qui se sont succédés à la barre sont responsables de tout cela et ne sont plus là pour rendre des comptes mais l’histoire ne les oubliera pas.
    On est rendu aujourd’hui a presque au niveau ou on avait reçu le pays mais avec beaucoup plus de populations à nourrir, éduquer et à servir et à en prendre soin, etc. Les mairies laissées par les français n’étaient pas parfaites mais, mais elles faisaient du bon travail et il fallait en prendre soin et éventuellement les améliorer ; certainement pas en détruisant tout sur notre passage et maintenant qu’on a fait le tour complet du cercle, on fait des mains et pieds pour retrouver ce qu’on avait reçu en payant un prix très fort.
    Vous préconisez une amélioration de la situation en recherchant de nouveau des méthodes et en adoptant certains changements. Moi je dis qu’on est pas capable de faire ce que vous proposez et que les solutions s’il y en a ce stade seraient plutôt de ne plus s’aventurer et d’enterrer a jamais ces attitudes de révolutionnaires. Cela se passe dans l’éducation mais dans les standards et valeurs universels . Merci .

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  • djamel
    31 mai 2016 at 21 h 48 min - Reply

    Au niveau de la commune il faut d’abord supprimer les subventions qui sont distribuées à des pseudo associations qui ne sont rentables qu’en tant que budgetivors. En 1964 les scouts avaient programmé un camp d’été alors les responsables se sont adressés au «maire» pour une éventuelle aide. Celui-ci donna son accord pour une aide en nature ( pâtes, haricot blanc, lentilles, lait en poudre) d’ailleurs il n’y avait pas d’argent. Mais le «maire» exigea une contrepartie, les scouts avait réalisé le nettoyage d’un oued qui traverse la ville de Bejaia et l’aménagement du stade. Aujourd’hui il y a lieu de mesurer la rentabilité ( sur le plan social, culturel, économique et environnementale ) des associations bénéficiaires de subventions de l’état.

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  • amar
    1 juin 2016 at 19 h 05 min - Reply

    Oui en effet en 1962 le pays etait vierge il y avait ce que le colon a laisse mais il y avait surtout cette sacralisation de la chose publique et ce soucis de ne pas perdre le peu qu il y a !! Aujourd’hui c est a dire en 2016 le developpement local n est apprehende que comme UNE DEPENSE PUBLIQUE dans le sens le moins rigoureux du monde! tous les programmes de developpement se font sur contribution du budgets de l etat et des collectivites c est a dire a partir du tresor c est a dire a partir de la mamelle nationale le petrole! Non seulement on depense tres mal mais on ne connait pas du tout d ou vient cet argent ! les programmes de developpemnts sont quantifies selon ce qu il y a comme recette budgettaire et on a bien vu des equipements d envergure annules parce qu il ne reste pas de fonds Dans ce contexte parler de fiscalite locale …de montage financier…c est pratiquement jouer au POKER! OU SONT LES RESSOURCES HUMAINES ET LES CADRES competents pour semer des ambitions modernistes et faire du developpement local une VERITABLE PLATEFORME DES SOLUTIONS des problemes de la cite? A LA fac des sciences economiques de l universite MENTOURI QUELQUES PROFESSEURS ont eu l idee d organiser des PGS en gestion ds collectivites locale et developpement..Bien que l idee soit vraiment tres opportune, les resultats sont tres maigres et il y a lieu d intensifier ce genre d initiatives..pour VULGARISER la culture de la gestion des collectivites locales qui demeurent encore le centre ou se dispute la rente… car malheureusement la chose publique est encore orpheline et NOS « POLITIQUES » proviennent en majorite des organisations de masse ou de ce qui en ai herite ….
    la commune ce n est pas seulement l endroit de la depense publique…elle peut etre un catalyseur des economies et de la rationalisation de la depense par exemple en matiere d eco energie…l eclairage publique a lui seul est un budget immense……..MAIS LA ENCORE OU SONT LES HOMMES?

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    • rachid dahmani
      5 juin 2016 at 7 h 21 min - Reply

      Bonjour amar,

      Chez nous dans tout le pays, on ne fait et on ne sait que faire « tourner » des épiceries…et encore, on ne sait même pas les rentabiliser. Alors parler de gestion, de politiques, de ressources, de cadres, de dépenses publiques, de budget…etc c’est du charabia pour tout le monde. En fait on en sait faire que des additions et des soustractions de…Dollars, Euros, Dinars…etc. Et pour certains, on sait compter par centaines de millions voire de milliards. Bonne journée l’ami.

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  • rachid dahmani
    5 juin 2016 at 7 h 27 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Par Chawki amari,

    C’est le Craag qui le dit : 1400 secousses sismiques sont enregistrées par semaine et ni Toufik ni Rebrab n’en sont responsables. En cause, une activité particulière et ni Saïd Bouteflika ni le général Tartag n’en sont les moteurs. La raison, le Nord est au bord de deux plaques tectoniques et ni les femmes ni leurs jupes n’en sont l’explication. Selon donc l’axiomatique de Kolmogorov, la probabilité d’un séisme majeur touchant une ville comme Alger est haute.

    Avec destructions, morts, colères et lynchage possible des femmes qui ont oublié leur hidjab antisismique de rigueur. Avec ce scénario, après 15 ans de retard dans la livraison des logements AADL, ils s’effondrent, laissant les souscripteurs attendre 15 années de plus. Ce qui repose la question, au lieu de relancer le bâtiment sur des ressorts internes, le gouvernement avait opté pour les Chinois avec deux arguments, ils ne craignent pas le travail et construisent vite.

    Pour le premier oui, difficile de trouver des ouvriers algériens, encore que s’ils étaient bien payés, peut-être auraient-ils participé à cette grande œuvre. Mais pour le deuxième, on peut se demander à quoi sert de construire vite une cité s’il faut ensuite attendre 15 ans pour la livrer ? C’est le principe du temps gagné sur le retard, aller vite pour pouvoir avancer lentement.

    Entre le moment où Sellal a fait la promesse de réformes en jurant sur la tête de sa fille que tout va s’arranger et aujourd’hui, deux ans sont passés et le dinar a perdu 40% de sa valeur. Résultat, le gouverneur Laksaci est limogé. Est-il responsable ? «La Banque d’Algérie n’a jamais été gérée par Laksaci, mais par un général à la retraite», avait révélé Saadani. Et avant-hier, un projet de loi a été validé par le Président, interdisant aux officiers à la retraite de s’exprimer. Conclusion tectonique, un séisme majeur est comme un général-major. Il peut être puissant, causer des dégâts, mais ce n’est jamais lui qui répare.

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