Édition du
7 December 2016

LA SOCIALITE DANS LA CITE DESORDONNEE

39356_135816623117261_133674969998093_101267_7844283_n«  Le consentement des hommes réunis en société est le fondement du pouvoir. Celui qui ne s’est établi que par la force ne peut subsister que par la force. » Denis Diderot

Les circonstances de la portée du cadre  socio-économique et environnemental  de la cité ou la ville se jauge  par la santé (tempérament-prospérité-équilibre-forces-complexion..)    De  l’école,  de la famille, des groupes professionnels, de la politique, de l’administration, des moyens de communication de masse, de la mosquée, qui  agissent à l’échelle  de  la  cité. A cet effet, pour mesurer, quantifier, analyser, justifier  et expliquer  les habitudes  et les  conduites collectives, l’opinion, et les processus de socialisation de la cité et leur transformation à commencer par la relation inter- personnelle à travers l’espace géographique et le temps.

Ce phénomène social se base en général sur la relation  entre deux ou plusieurs  personnes qui se manifestent par diverses actions : de  disputes, de ventes, d’achats, de mariages, de conversations, de diverses sortes de jeux de divertissements, de circulation …. . C’est ce que l’on  ’appellent « des faits sociaux » qui font partie de la vie et de la socialité  de la cité en générale.

Ces faits sociaux  sont régit par des règles qui corrèlent les diverses relations (socialité)   et  commandent l’organisation de la société d’une cité donnée. Cette organisation secondée par des institutions républicaines   à assurer un ordre social par le biais  du respect  strict de règles codifiées contenues dans  le : – code de  commerce- code pénal- code électoral-  code de l’information- code civil- code de la route- code de l’urbanisme –code de l’environnement, code de la famille- code de la douane- code des investissements- code des marchés- code de la commune …….

Cependant, lorsque ces relations ou plus exactement rapports sociaux présentent un caractère  de permanence et d’habitude sinon de coutume, elles sont agencées  selon une structure c’est-à-dire des groupes se constituent et  les relations se cristallisent (associations-organisations-structures nouvelles…..)-. Ces interactions se forment selon des normes de conduites que l’on appelle des comportements sociétales. La façon de se comporter est une action d’agir et de parler d’une certaine façon   c’est-à-dire adopter ou accepter  sinon les deux à la fois.

La société  dans une cité donnée  en générale impose des modèles de conduite auxquelles on se conforme, se sont les « habitudes collectives » c’est-à-dire des idées que l’on se fait et on se fixe collectivement, l’individu porte la marque de son environnement social, la famille lui impose selon ses moyens un mode de vie, des habitudes, des traditions et un niveau de vie. C’est tout un processus de recomposition de la société, prenant une forme par des mouvements de transformations sociales ou l’autorité, l’éducation, la communication, l’art produisent une nouvelle conscience sociale qu’elle soit positive ou négative.

La recherche de nouvelles valeurs telles les valeurs hédonistes ( recherche du plaisir), les valeurs qui  affichent les nouvelles altérités( marquer les différences), et  les virtualités amenées par la T.I.C (technologie de l’information et de la communication)  s’imposent  devant la négation, l’incompétence et le laxisme  de l’autorité de la cité. L’absence de dialogue social, du savoir, de l’art, de la culture et de la pensée qui force  la société contenue dans  la cité  sous diverses  contraintes à un nouveau modèle sociétal négatif auquel il s’adaptera ( habitudes collectives) ce que nous constatons dans nos villes ou la corruption, le non droit , la saleté , le mensonge, le laxisme, « el hogra » ,le passe-droit, le clientélisme,  la médiocrité, « el kafza t’rabah ! »,  les nuisances, le mal….. .

La cité devient à force de circonstances nouvelles négatives et irrégulières ou des dépassements se font ressentir  au niveau de toutes les normes régissant les relations contenues dans les dispositions des codes su-cités sans aucune manifestation de remise à l’ordre par sanctions interposées.

cet état de fait social  provoque manifestement  ce que R. Descartes appelle le « cogito » un raisonnement philosophique par lequel «R. Descartes » déduit l’être et l’existence à partir de la pensée du lambda : « je pense, donc je suis »).Ce dont « je suis » avant même de penser, c’est bien notre habitude sociale qui existe au niveau des nos cités. Le « je suis »du lambda    emporte le mauvais usage de la raison (ne dit-on pas que chaque citadin algérien a son propre  Etat  dans sa tête !) et  rend les choses de la cité  anormales  c’est-à-dire on devient incapable pour diverses raisons  d’ordonner les choses de la cité selon des règles sociales bien établies.

Le désordre dans une cité  est un phénomène humain temporaire, c’est aussi  un dysfonctionnement de la raison sociale   que les algériens trouvent  que  c’est tout à fait  normal  on le dit souvent que « c’est normal » .

La raison ordonne méthodiquement les choses pour quelle deviennent normale au sens juste du mot en Algérie l’irraisonnable est devenu « normal ».

Par ailleurs, Il est donc question de méthode de travail pour résoudre les confusions, les erreurs, les anomalies, les incohérences et les irrégularités constatées dans la vie sociétale. Ceci nous amène à la nature de la raison dont le rôle (autorité-société civile-politique..) est de leur donner un arrangement  pour rendre à la cité sa « propre identité » et sa « propre entité » sans aucune confusion ; c’est une évidence qui devient mesurable et calculable permettant de sanctionner tout écart positif ( formel) par le mérite (valeurs morales-sens du devoir…) et négative( informelle) par une punition selon des normes préétablies dans les dispositions des codes précités ; en quelque sorte chasser le mal sociétal pour établir le bien être .

La cité devrait être encadrée par  des statuts fonctionnels et des contrats opérationnels dont le suivit soit juteux et permanents pour que  la société vivant dans la cité  se consolide en communauté et la solidarité mécanique surpasse la solidarité organique pour enfin lutter contre la désorganisation sociale.

Pour une illustration sommaire ,La cité Benisafienne présente comme toutes les autres cités algériennes un constat écœurant à force de situations arbitraires  ou la maffia urbaine naissante  fait sa propre loi de spoliation des lieux publics ( trottoirs-kiosques et tablettes p/commerce  illicites-….) , de violation flagrante  de lois urbanistiques (constructions illicites et illégales ,aménagements de façades au gré du vent   … ), circulation  et stationnement anarchique( violation du plan de circulation), grande délinquance par la constitution de réseaux divers( prostitution-trafic de drogue- et de psychotrope….),utilisation de la  voie routière pour les activités   commerciales…..

Cette désorganisation de la cité faite par la  société de façon destructive empêchant toute instauration d’état ou la vie publique ajouter un travail communal mal fait , un immobilier et mobilier  public mal entretenus montre que l’incompétence , la médiocrité font le paysage des décideurs de la cité et nous amène forcement   vers un calvaire indéfinissable.

La paix sociale s’instaure en principe en collaboration avec la société civile qui s’harmonise au rythme de la réglementation avec  le pouvoir politique  et agissent ensemble  efficacement dans le cadre bien défini du contrat social pour mieux harmoniser la société et chasser le mal par le bien et non par le laisser faire !

La négation de tous  ces actes précités entraine un climat bizarre ou l’anormal est devenu « normal » pour le lambda algérien qui a bien appris la théorie de « machiavel » qui dit :  « il ne  suffit pas d’être fort comme un lion mais rusée comme le renard » et on voit  que  la cité est envahis par des renards.

BENALLAL MOHAMED


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6 Commentaires sur cet article

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  • djamel
    11 juillet 2016 at 20 h 20 min - Reply

    La force ainsi que la disponibilité de l’état dans la gestion du pays et de la société se mesure du plus petit détail aux grandes questions posées par la population dans la vie de tous les jours et aux affaires exceptionnelles. En Algérie l’état est piétiné du petit détail et parfois sur les grandes questions sociales, politiques et économiques. Quand un trottoir ou une partie de voie publique est squatté, lorsque un citoyen ne respecte pas le lieu ou l’horaire de dépôt des ordures, lorsqu’un un sens interdit n’est pas respecté sous les yeux des agents de police, lorsqu’un motard passe et repasse sans casque devant des policiers sans être interpellé c’est une partie de la dignité d’un état qui est remise en cause. C’est par des éléments élémentaires que la force d’un état marque sa présence. C’est un peu comme pour les études on commence par le primaire pour accéder au moyen puis au secondaire et enfin au supérieur.

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    • Dadache
      11 juillet 2016 at 23 h 26 min - Reply

      Quand des policiers conduisent sans ceinture de sécurité; quand le camion des ordures laisse couler son jus et son contenu un peu partout; quand on apprend a cracher et a fumer a l’école ; quand on est universitaire et qu’on ne sait pas écrire une phrase ni en arabe ni en français ….quand il n’y plus de norme ni de civisme . il n’ y aura ni société ni socialité est le cas de l’Algérie aujourd’hui un pays Brouillon …

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  • rachid dahmani
    12 juillet 2016 at 7 h 58 min - Reply

    Bonjour à tous,

    C’est ce que l’on appelle dans le langage commun du scientifique, et qui résume parfaitement la situation, « LE CHAOS ». Un désordre qui s’accroît sans cesse, sans interruption au fil du temps. Dans le langage scientifique l’accroissement de l’entropie est synonyme d’accroissement du désordre et elle est sans cesse croissante dans l’univers dans l’absolu. L’Algérie est à l’image de cette univers, une entropie sans cesse croissante car aucune création d’une quelconque complexité et l’utilisabilité de toute énergie est en constante décroissance. Résultat des courses un chaos sans commune mesure. Bonne journée à tous.

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  • Le che
    12 juillet 2016 at 16 h 44 min - Reply

    La force et le maître mot …ce qui a prris par force ne peut être repris que la force ….cela on le vit aujourd’hui …L .Algérie est un très beau pays …excellente nourriture bio …climat unique …peuple unique …alors chercher l ‘errur…formant l e voeux pour une m meilleure sortie de crise ..et le bonheur pour tout le peuple À mlgerien …

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  • Le che
    12 juillet 2016 at 16 h 46 min - Reply

    Article Che ,..bonheur pour tout l e pour peuple Algérien

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  • culture de poireaux
    18 août 2016 at 18 h 18 min - Reply

    ………… comment culpabiliser une personne qui ignore les regles qui regissent la société..se brosser les dents, etre simplement propre….politesse, respect, valeurs, tellement de choses essentielles que l ‘algerien ignore, car personne ne lui a transmis ……… comment qualifier une personne qui excelle que par la fourberie , la mechanceté , la saleté mentale, la ruse et le mensonge……….. les bons exemples a suivre car cela te permet d etre envié grace a ton argent sale et du coup tout est permis meme une maison a neuilly

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