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5 December 2016

« Panama papers » : comment l’élite algérienne a détourné l’argent du pétrole

BaouhaLE MONDE

Le diamantaire Laurent Bloch ne se doutait pas, en ce mois de décembre 2006, que ses retrouvailles avec le frère de son ami d’enfance allaient l’amener, huit ans plus tard, à témoigner devant la justice italienne. Dans les années 1970, l’actuel gérant du diamantaire parisien Raymond Bloch SA fréquentait la même école primaire à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) que Ryad, frère cadet de Farid Bedjaoui. C’était avant que la famille Bedjaoui n’émigre au Canada au début des années 1990, avant que les frères Bedjaoui ne fassent fortune et que l’aîné vienne lui acheter, pour son épouse, deux diamants pour près de 1 million de dollars (environ 900 000 euros).

Chekib Khelil (au centre ), alors ministre algérien de l’énergie, ici en 2007. Les juges italiens le soupçonnent d’avoir contraint ENI à utiliser Farid Bedjaoui comme intermédiaire, afin d’organiser la redistribution des commissions, notamment à son épouse.« Le prix payé par Farid correspondait à la valeur de ces diamants sur le marché », a affirmé Laurent Bloch devant le tribunal de Milan, pour justifier deux virements effectués par Farid Bedjaoui sur le compte à Genève (à l’Union bancaire privée) d’une compagnie offshore, Bexhill International Inc., dont la famille Bloch était bénéficiaire économique.

En l’occurrence, ce n’est pas la structure offshore des Bloch qui intéressait la justice, mais le train de vie de Farid Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre algérien des affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui. Farid, personnage flamboyant aujourd’hui âgé de 47 ans, est poursuivi pour corruption et blanchiment d’argent dans l’affaire Sonatrach-Saipem.

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L’affaire éclate en 2009. L’ancien PDG de la Sonatrach, Mohamed Meziane, ses deux fils, ainsi que de nombreux hauts responsables de la compagnie nationale algérienne de pétrole ont été condamnés en février 2016 au terme du procès algérien dit « Sonatrach 1 ». La filiale algérienne de Saipem, elle-même filiale d’ENI, le grand groupe pétrolier italien, a également été jugée coupable de corruption et de blanchiment d’argent.

« Schéma corruptif »

Une deuxième procédure a été ouverte en Italie, dans le sillage des commissions rogatoires envoyées par l’Algérie. Cette fois, les pistes mènent à Farid Bedjaoui, en fuite et aperçu pour la dernière fois à Dubaï, et à l’entourage du ministre de l’énergie de l’époque, Chakib Khelil. Les magistrats italiens accusent Bedjaoui d’avoir touché de la Saipem l’équivalent de 205 millions de dollars par l’intermédiaire de la compagnie Pearl Partners Ltd, domiciliée à Hongkong. Et le soupçonnent d’avoir arrosé de nombreux responsables algériens afin de faciliter l’obtention, par la Saipem, de huit contrats entre 2006 et 2009, pour 10 milliards de dollars : des centaines de kilomètres de pipelines et plusieurs usines de traitement.

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« Le rôle d’intermédiaire joué par Farid Bedjaoui dans le schéma corruptif (…) aurait été imposé à Saipem par le ministre Khelil. (…) Les magistrats algériens ont identifié des versements qui ont profité à Najat Arafat, épouse de Chakib Khelil », indique le Tribunal pénal fédéral suisse, le 14 janvier 2015, sollicité par une demande algérienne d’entraide judiciaire.

En 2013, « Docteur Chakib », comme aimaient l’appeler ses collaborateurs au ministère de l’énergie et à la Sonatrach, a été brièvement placé par Interpol sur la liste des personnes recherchées avant que le mandat d’arrêt émis à son encontre par le parquet d’Alger ne soit frappé de nullité. Réfugié aux Etats-Unis, il est revenu triomphalement en Algérie en 2016. Joint par téléphone, Chakib Khelil a indiqué qu’il n’avait pas le temps de parler de ce sujet.

La quasi-totalité des montages offshore ayant servi de lessiveuse à ces commissions et rétrocommissions ont été lancés par la fiduciaire suisse Multi Group Finance, à Lausanne, pour le compte de Farid Bedjaoui et exécutés entre 2007 et 2010 par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Les documents obtenus par le biais du Consortium international des journalistes d’investigation et le journal allemand Süddeutsche Zeitung révèlent les ramifications de ce réseau que les magistrats italiens et algériens tentent d’élucider.

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Farid Bedjaoui, surnommé « M. 3 % », avait ainsi un mandat de gestion sur Girnwood International Engineering Ltd. et Cardell Capital S.A., qui disposent de comptes domiciliés à la banque Edmond de Rothschild à Nassau (Bahamas). Il a fait constituer Sorung Associates Inc. pour gérer des portefeuilles placés à la banque Mirabaud, en Suisse et à Dubaï. Justin Invest Developments SA gère pour lui un portefeuille placé en 2008 à la banque genevoise BLOM Bank. Il a aussi hérité des pouvoirs de Pietro Varone, ancien directeur des opérations de Saipem, également cité dans l’affaire Sonatrach, sur la société Farnworth Consultants Inc., laquelle a servi à l’achat d’un bateau.

Myriade de sociétés offshore

Farid Bedjaoui nie les faits qui lui sont reprochés. Ses avocats affirment qu’il n’a jamais exercé une quelconque influence sur les élites politiques en Algérie pour organiser une entreprise de corruption d’une telle ampleur. Tout comme Saipem, qui dément tout versement de pots-de-vin à des responsables algériens. « L’expertise externe que l’entreprise a commandée pour examiner les livres comptables de l’entreprise n’a trouvé aucune trace prouvant les présumés paiements effectués au profit de responsables algériens à travers des contrats d’intermédiation ou de sous-traitance », a-t-elle fait savoir.

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Si ENI a toujours entretenu de bons rapports avec l’Etat algérien depuis que son fondateur, Enrico Mattei, a fourni dès 1959 au FLN l’assistance technique nécessaire à ses négociations avec la France coloniale, c’est lorsqu’elle a engagé Farid Bedjaoui comme consultant, en 2003, qu’elle a réussi une ascension fulgurante, décrochant quantité de contrats en quelques années. Les magistrats italiens sont convaincus que les prix de ces contrats entre Sonatrach et Saipem ont été majorés d’un commun accord afin de pouvoir dégager des « marges » au profit des responsables des deux compagnies.

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Diplômé de HEC Montréal et jouissant des nationalités algérienne, française et canadienne, Farid Bedjaoui gagnait sa vie dans le négoce alimentaire avant de se lancer dans les affaires au début des années 2000 avec ses beaux-frères libanais du groupe Ouais. En 2002, à Beyrouth, l’homme d’affaires franco-algérien Omar Habour lui présente Chakib Khelil, alors ministre algérien de l’énergie et des mines. Ce dernier n’allait pas tarder à le traiter « comme un fils », a déclaré un témoin au procès de Milan.

Cette même année, Farid Bedjaoui recourt pour la première fois aux services du cabinet Mossack Fonseca. Il s’agissait d’ouvrir un compte suisse pour sa société de courtage Rayan Asset Management. Une tâche qu’il a confiée à son gestionnaire de fortune, Ludovic Guignet, de la fiduciaire suisse Multi Group Finance, basée à Lausanne. C’est ce même homme qui aura à gérer la frénésie d’achats de compagnies offshore préexistantes qui s’empare de Farid Bedjaoui à partir de 2006. Une myriade de sociétés domiciliées au Panama et aux Iles vierges britanniques.

Désormais, Farid Bedjaoui et son mode de vie princier sont devenus emblématiques d’une élite algérienne corrompue, et cela alors que l’Algérie, qui souffre aujourd’hui de la chute des cours du pétrole, aurait perdu chaque année entre 2004 et 2013, selon l’ONG Global Financial Integrity, près d’1,5 milliard de dollars de recettes en raison de l’évasion fiscale, de la corruption et du vol de ressources publiques.

Et pourtant, les vérifications diligentées en interne par le cabinet Mossack Fonseca n’ont rien détecté de suspect. Bedjaoui ayant utilisé son passeport canadien pour ouvrir certains comptes et sa carte d’identité algérienne pour d’autres. Des montages qui permettent une redistribution des actifs à près d’une dizaine de membres de sa famille, d’amis et associés de ce réseau offshore : son épouse libanaise Rania Dalloul, son beau-frère Ziad Dalloul, l’épouse du ministre de l’énergie Chakib Khelil, Najat Arafat, et son fils, Khaldoun, la fille de l’actuel premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, Rym, l’homme d’affaires franco-algérien Omar Habour, et le directeur des opérations de Saipem, l’Italien Pietro Varone, ainsi que son épouse.

Des tableaux de Warhol, Miro et Dali saisis

Selon les magistrats italiens, les pistes sont brouillées par des comptes éparpillés dans plusieurs pays, à Dubaï, Singapour, Londres, Hongkong, en Suisse et au Liban. Minkle Consultants SA, par exemple, qualifiée de « carrefour des flux financiers illicites » par les enquêteurs italiens, a servi pour l’acheminement de près de 15 millions de dollars de pots-de-vin. Elle a bénéficié à un éventail de destinataires qui ne sont toujours pas identifiés par l’enquête judiciaire. Le capital social des sociétés créées par Mossack Fonseca est constitué d’actions au porteur (anonymes), ce qui rend difficile la remontée de la chaîne des bénéficiaires finaux.

Les soupçons au sujet de Farid Bedjaoui pour son rôle dans les transactions entre Sonatrach et Saipem ont fait les gros titres de la presse d’Algérie et d’ailleurs dès février 2013. Quelques mois plus tard, la police canadienne a saisi ses actifs à Montréal ; les autorités françaises ont perquisitionné son appartement parisien et saisi de nombreux tableaux signés Andy Warhol, Joan Miro et Salvador Dali. Son yacht de 43 mètres a également été saisi.

Ce n’est pourtant qu’en septembre 2013 que Mossack Fonseca semble prendre conscience qu’il y a un problème avec Farid Bedjaoui. Et cela un peu par hasard : ce mois-là, les autorités des îles Vierges britanniques exigent du cabinet panaméen les documents de la compagnie Abode Finance Services Corporation dont le bénéficiaire économique, Omar Habour, lié à Farid Bedjaoui, est activement recherché par les justices italienne et algérienne dans le cadre de l’affaire Sonatrach-Saipem.

« Embarrassant », dit une employée de Mossack Fonseca

Or, cela fait des années que Mossack Fonseca n’a pas eu de contact avec M. Habour. Dans l’un de ses courriels, la directrice de Mossack Fonseca aux îles Vierges britanniques, Rosemarie Flax, estime que cela est « embarrassant » et expose le cabinet à une amende. Par ailleurs, Mossack Fonseca a continué de s’occuper de Rayan Asset Management, la société de Farid Bedjaoui, jusqu’au moins en novembre 2015.

M. Habour, qui n’a pas répondu à nos appels, tout comme ses avocats du cabinet suisse Chabrier, est accusé, lui aussi, de corruption et de blanchiment d’argent. Il disposait de mandats sur six compagnies offshore créées par Mossack Fonseca à travers Ludovic Guignet, dont certaines ont changé de main entre-temps pour bénéficier notamment à l’épouse de Chakib Khelil, Najat Arafat, à la fille d’Abdelmalek Sellal, Rym. Cette dernière apparaît comme l’ayant droit de la société Teampart Capital Holdings Limited (TCH). Elle en est devenue la bénéficiaire quatre mois après sa constitution, le 26 octobre 2004, par Multi Group Finance et son inscription aux îles Vierges britanniques par Mossack Fonseca en faveur d’Omar Habour.

Najat Arafat, elle, a disposé en 2005 de deux sociétés offshore au Panama dans le cadre de ce montage. Deux sociétés servant de paravent à des comptes bancaires en Suisse : Carnelian Group Inc., créée en mai 2005, et Parkford Consulting Inc., en octobre de la même année. Les pouvoirs de Mme Khelil ont été transmis deux ans plus tard, les 26 et 27 novembre 2007 à Omar Habour.

« Tu veux 10 millions de dollars ? »

Collingdale Consultants Inc. a bénéficié respectivement à Khaldoun, fils cadet de Chakib Khelil, et à Regina Picano, épouse de Pietro Varone. Cette compagnie gérait un « patrimoine » de près de 15 millions de dollars.

Quant aux biens immobiliers acquis durant cette période par Farid Bedjaoui, les autorités américaines ont diligenté une enquête au sujet de trois appartements à New York dont deux à Manhattan, d’une valeur totale de plus de 50 millions de dollars. L’un de ces appartements est un condominium situé au 5, Central Park Avenue, acheté pour 28,5 millions de dollars. Selon les documents fournis aux enquêteurs italiens par le département américain de la Justice, le paiement a surtout été effectué, par le biais d’une compagnie domiciliée au Delaware.

En Italie, le tribunal de Milan a prononcé des peines de prison à l’encontre d’anciens dirigeants d’ENI, à l’image de Tullio Orsi, ancien directeur de la filiale algérienne de Saipem, qui a plaidé coupable en échange d’une remise de peine. Orsi, qui a désormais purgé deux ans et dix mois en prison, a raconté aux enquêteurs ses rencontres avec Farid Bedjaoui à l’Hôtel Bulgari de Milan, où la facture du neveu de l’ancien ministre algérien des affaires étrangères s’est élevée à plus de 100 000 euros en cinq ans. Il a indiqué que Bedjaoui l’avait aussi invité à une soirée organisée sur son yacht amarré au large des côtes espagnoles et qu’il lui a offert 10 millions de dollars. « Il l’a fait avec d’autres qu’il a aidés financièrement et il l’a fait avec plaisir », a témoigné Orsi, ajoutant avoir refusé cette somme.

Cette enquête de Lyas Hallas, Will Fitzgibbon et Leo Sisti a été coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde est partenaire, sur la base des documents « Panama papers » obtenus par la Sueddeutsche Zeitung.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/07/26/panama-papers-comment-l-elite-algerienne-a-detourne-l-argent-du-petrole_4974778_3212.html#5jhdLJuLjfSjXYOD.99


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6 Commentaires sur cet article

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  • septa
    26 juillet 2016 at 16 h 36 min - Reply

    incroyable! nos rue sont pleins des ressortissants des pays Africains cités dans votre article? ils mendient et dorment a la belle étoile avec leurs enfants et caravanes alors que leurs dirigeants s’offrent ailleurs une vie luxueuse incroyable! idem pour nos dirigeants! je vous cite pas le nombres d’algériens qui fuient les poubelles la nuit au où notre cher président en collaboration avec les autres conseilleurs se permettent avec l’argent u contribuable et du recette du pétrol d’effacer les dettes de ses pays dans un seul but celui de la reconnaissance du Polzario et dieu sait le reste, idem pour les sommes colossale offerte à l’egypte et la Tunisie, voilà on est un pays du tiers monde et on le restera longtemps.

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  • rachid dahmani
    27 juillet 2016 at 8 h 46 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Je ne sais pas si notre peuple est maudit. Mais à force, on est obligé d’y croire et de voir en le bon dieu qu’il ne veut absolument pas de bien aux algériens. A force aussi, on est obligé de croire en la malédiction de ce peuple. car enfin, comment expliquer qu’un pays doté d’autant de richesses que le notre, bardé d’intellectuels et de cerveaux de haute facture et envié par beaucoup d’autres pays puisse se retrouver dans cet état de larve aux abords de tous les précipices de la planète? Il faut vraiment le vouloir et y tenir dur comme fer pour y arriver. certains disent que même si en le voulant on aurait du avoir du mal à le réaliser et à y arriver. Faut croire à cette prouesse de nos dirigeants depuis 62 à jours qui ont réussi là où tous les autres auraient échoué, et qui ont mis le pays dans un état de délabrement impossible et qui est voué certainement à des cataclysmes de tous genres à l’avenir. Bonne journée à tous.

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    • Dadache
      27 juillet 2016 at 23 h 24 min - Reply

      Cher Dahmani
      Maudit dites vous ? Je ne le pense pas les algériens ne meurent pas de faim‚ ils ne sont pas victimes de calamités ou de catastrophes naturelles annuelle voir mensuelle comme chez certain. Certes ils ne croient plus a la fin du pouvoir et oublient leur devoir‚ cepandant ils sont tous conscient de la situation bien qu’ils soient paradoxalement tous inconsciement irresponsable.

      Maudit sont les dirigeants qui ont trahi la mémoires des valeureux chouhadas qui ont sacrifié leurs vies pour notre indépendances

      Maudite est l’élite qui n’a pas assumer son rôle et continue de négocier son bien être au détriment du peuple …

      Maudit sont ces professeurs docteurs ingénieurs qui n’ont de leur fonction
      que leur titres

      Maudit sont les responsables qui ont occupé des postes clés et qui se sont servi eux et leur proches au détriment de leur administré

      Maudit sont les juges qui ont emprisonné des opposants qui clamer la vérité et qui ont inoncenter de gros bonnet …

      Maudit sont les chikhs de zwis qui s’immisce en politique et accueil des Chakib au lieu de prôner les enseignements et préceptes de notre noble religion

      Maudits sont ceux qui ont trancher des têtes d’autre algérien‚ peu importe de quel côté ils se trouvé

      Maudit sont ceux qui pouvaient faire quelque chose pour que ça change et qui n’ont rien fait a ce jour

      Maudit sont ces militaires gendarmes policiers qui continuent de protéger une minorité qui a spolié les richesses du pays

      Je fait parti de ce peuple‚ je reprends a marcher Dadache Dadache je me sens un peu complice par mon silence‚ par mon inaction‚ je ne suis pas parfait ‚ peut être un peu poltron ‚ un peu con‚ mais pas du tout MAUDIT et dieu ne nous a point léser …

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      • rachid dahmani
        28 juillet 2016 at 8 h 20 min - Reply

        Bonjour Dadache,

        On est tous d’une manière ou d’une autre complice à ce qui arrive au pays et peu importe les raisons. Il y a cependant une réalité à reconnaître et que beaucoup ne veulent pas reconnaître. C’est le peuple qui paiera la facture de toutes les dérives accomplies jusque là et de toutes les complicités par notre inaction ou notre silence comme vous dites à avoir laissé faire la bande à khnitchou qui a mené le pays là ou il est et qu’elle va mener là ou ce qui me fait dire que le peuple a été maudit. car enfin, puisque celui qui subira les conséquences dramatiques des faits, celui qui héritera de toutes las catastrophes à l’avenir, celui qui endossera tous les malheurs par la faute de ses dirigeants c’est bien le peuple. Il n’a pas faim en ce moment certes…mais l’ère Mad Max n’est plus très éloignée, car pensez vous, un pays qui ne produit aucune richesse, un pays qui vit des seules ressources de son sous sol, un pays qui n’a jamais rien innové dans le développement de ses secteurs productifs, un pays ou le peuple est muselé, un pays ou l’autoritarisme est ancré dans les mœurs de tous et de tous les jours, un pays ou on a totalement déculturé ses individus…un pays où tout le peuple a laissé faire et qu’à l’avenir il s’entre tuera pour bouffer… Alors si ce peuple n’est pas maudit….bonne journée cher ami.

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        • Dria
          29 juillet 2016 at 20 h 07 min - Reply

          Cher Dahmani

          Je vous préfère visionnaire a un siècle et demi‚ que Mage a deux années prés.

          Tous nous prédisent le Grand Chaos a partir de 2017 … Mais le Chaos on n y est en plein dedans et le vivre ne veut nullement dire qu’on est maudit‚ on ne récolte que ce que l’on a semer « qui sème le vent récolte la tempête »…

          Si ça pète une nouvelle fois‚ certes le peuple payera un lourd tribu mais pas tous le peuple si dans la devenue noir‚ 200000 âmes ont péri 40 millions ont survécu et je ne pense pas que ces derniers n’ont pas tirer les leçons qu’il faut …

          Ça va péter c’est inéluctable ‚ car toute les conditions sont reuni ‚ mais cette fois il y aura plus de dégâts en haut que chez le peuple‚l’effet de récidive et d’expérience sera en faveur de ceux qui ont appris a subir‚ dieu est juste et chacun de nous récoltera ce qu’il mérite dans toutes les situations imaginables et scénario qui puissent se réaliser …du moment que chacun trouvera son compte. Alors pourquoi donner l’alerte ou déclencher l’alarme alors que tous le monde est sur pieds de guerre …

          Tant qu’on tolère ces « maudits » qui nous gouverne et qu’on continu de subir en tirant nos épingles du jeu et en profitant du système chacun a sa manière et a son niveau ‚ je ne vois pas pourquoi paniquer de ce qui pourrai arriver‚ pourquoi s’en faire pour ceux qui continuent d’applaudire‚ pour ceux qui savent et qui disent mais ne font rien pour que ça change‚

          On peut espérer a des lendemains meilleurs mais pour cela il faut donné le meilleur de sois-même et non pas seulement espérer… Voir un horizon complètement sombre avec un statut de maudit‚ce ne sont des « mots » « dits » dans l’espoir de voir les choses bouger dans le bon sens …

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  • bouzegane15dz
    29 juillet 2016 at 17 h 22 min - Reply

    « Elite » algérienne…!? Plutôt mafieuse et sans attaches avec les pop. de la société algérienne.

    Une VRAIE élite c’est celle qui pense intellectuellement et qui fait travailler ses neurones pour développer notre pays dans tous les domaines pas celle qui ne pense qu’à se remplir les poches et procéder à la destruction totale de notre pays. C’est une « élite » de mercenaires qui acte selon les ordres de l’Empire profond et donc du lobby financier mondial. Ils n’ont aucune dignité ! Tant il est vrai que :

    DERRIERE CHAQUE GRANDE FORTUNE, IL Y A UN GRAND CRIME…!!! (Balzac)

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