Édition du
1 October 2016

L’Algérie pourrit par la tête

Publié par Saoudi Abdelaziz

http://www.algerieinfos-saoudi.com/

Vont-ils enfin se mettre d’accord sur des règles minimum pour « régler » un pays farci de constitution et de loi organiques indigestes?

Cet été, les gens de la classe politique poussent à un dégré inédit l’art de combiner la surenchère des positions de rejet mutuel avec ces petits signes d’accommodement, où excellent Makri, Belabbès et … Saadani. Tandis que le nouveau leader du FFS dénonce sans relâche le blocage, sur fond de petite musique du consensus.

Pendant ce temps, les Canaux historiques sont réactivés pour entretenir le déréglement civique jusqu’à ce paroxysme où devrait apparaître les sauveurs suprêmes du système capable de diriger la fameuse transition. Même Azzedine s’y met et crée sa nouvelle zone autonome. La première fois en 1962, c’était pour barrer la route au GPRA. Aujourd’hui, Il veut déloger les dirigeants souffrant, dit-il, de « syllogomanie »!

Pendant ce temps, les exécutants gouvernementaux continuent imperturbablement leur « action inlassable ». Nouvelle prouesse : El Hadjar est renationalisé encore une fois-mais cette fois-ci c’est sûr, on lui a enlevé l’étiquette Mittal. Pourtant, « l’efficace » Bouchouareb dit « ne pas pouvoir s’engager » sur une date de mise en service du haut fourneau.

Pendant ce temps la gendarmerie publie les chiffres -en hausse- des mouvements sociaux.

Le peuple algérien est excédé par l’incapacité des gens du pouvoir et de l’opposition de s’entendre sur un minimum de règles pour commencer à créer dans le pays cette culture des règles communes et de la parole donnée pour remettre le pays sur les rails.

Car c’est un constat très largement partagé : l’Algérie est déréglée. Non par les gardiens de parking autoproclamés mais par le haut, comme le poisson pourrit par la tête.


Nombre de lectures : 1970
PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Congrès du Changement National

Galeries photos