Édition du
27 September 2016

Rallonge de l’âge de départ à la retraite des hospitalo-universitaires: Colère dans les hôpitaux

sbitar dzairAlgerie360.com

30 Aug 2016

Le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu) ne compte pas rester les bras croisés face à la dernière instruction du premier ministre de repousser jusqu’à 67 ans la fin de la fonction de chef de service et d’autoriser l’exercice des activités de soins et de formation au-delà de 70 ans. Le syndicat qui prépare des assemblées générales pour la deuxième semaine du mois de septembre prochain n’exclut pas le recours à la grève.

 Menace sur les hôpitaux. Les services hospitaliers risquent de connaître un large mouvement de protestation à la rentrée. Et la perturbation risque de toucher également les universités du pays suite à la colère des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires. Ces derniers se soulèvent contre ce qu’ils appellent «un revirement de situation» de la part du Premier ministre.

Le 14 mars dernier, Sellal, dans une deuxième instruction, après une première en janvier, annonçait qu’à partir du 23 septembre prochain, tout professeur chef de service âgé de 65 ans doit quitter son poste de chefferie de service et ceux ayant atteint l’âge de 70 ans doivent faire valoir leur droit à la retraite, quel que soit le grade d’un hospitalo-universitaire.

A partir de là, une commission regroupant le syndicat du Snechu et des cadres des ministères de l’enseignement supérieur et de la santé a été installée pour préparer le déroulement du concours de chefferie de service pour assurer la relève. Changement de situation.

En juillet dernier, le premier ministre donnait une troisième instruction sur la base de laquelle la limite d’âge de fin de fonction de chef de service fut rallongée à 67 ans et annulait la mise en retraite des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires ayant l’âge de 70 ans qui peuvent désormais poursuivre leurs activités de formation et de santé à vie. «C’est un coup de poignard dans le dos», s’exclame la professeure Ouahioune, présidente du Snechu.
Le syndicat, dit-elle, a demandé à deux reprises audience au Premier ministre.

Un courrier lui a été adressé lui demandant «pourquoi toute cette campagne anti-jeunes médecins». Le Premier ministre, regrette-t-elle, n’a pas répondu au syndicat, préférant recevoir un collectif de professeurs. «Le plus choquant», poursuit-elle, c’est le fait que ce collectif demande une évaluation des professeurs. «Nous ne sommes pas contre, nous sommes partants, mais l’on se demande pourquoi ils n’ont jamais demandé à ce qu’ils soient évalués eux pendant toutes ces années», s’interroge l’intervenante.

Le syndicat se prépare à organiser des assemblées générales d’ici la deuxième semaine du mois de septembre au sein des facultés au niveau national pour décider de sa riposte. «Si nous devons aller vers une grève nous irons vers une grève», affirme la professeure Ouahioune. Le problème, souligne-t-elle, ce n’est pas la chefferie de service mais c’est de rester dans les services au-delà de 70 ans. Le syndicat, dit-elle, revendique un âge fixe et définitif pour le départ à la retraite.

Des services bis au niveau des hôpitaux
Ne pas fixer un âge de départ à la retraite pour les professeurs a créé une anarchie dans certains services hospitaliers, affirme le Snechu. «Laisser des gens sur place et installer de nouveaux chefs de service a fait que certains anciens chefs de service n’ont pas hésité à créer des services bis en toute impunité et au désarroi du nouveau chef de service qui ne peut rien dire, par respect, et la situation risque de s’aggraver en laissant les gens de plus de 70 ans dans les services», affirme-t-on.

Flou sur le concours de chefferie de service
Le concours de chefferie de service, qui devait se dérouler avant la fin de l’année en cours et qui devrait accueillir près de 1 200 postulants, risque d’être reporté. Le syndicat des hospitalo-universitaires, qui était associé pour préparer le déroulement du concours, se dit être dans le flou actuellement sur la date du déroulement du concours. Initialement, 202 postes de chefferies de service devaient être libérés d’ici le 23 septembre prochain. Cependant, le syndicat estime à moins d’une centaine les postes qui vont être libérés avec les nouvelles mesures portant l’âge de mise en fin de fonction de la chefferie de service à 67 ans. Le comble, dit-on, c’est que certains chefs de service qui vont rester vont atteindre les 67 ans à quelques mois après la mise en application de cette nouvelle instruction.

Jusqu’à quel âge peut-on continuer de travailler au bloc opératoire ?
Peut-on continuer à travailler dans un bloc opératoire à l’âge de 70 ans ? En principe, c’est le ministère de la santé qui doit donner son feu vert et fixer l’âge auquel un professeur peut encore exercer l’activité de soins. Sans avoir encore fixé un âge, le département de la santé estime que tant que quelqu’un est encore en mesure de prodiguer des soins, il est le bienvenu. Dans le cas contraire, ils doivent assurer uniquement les missions pédagogiques.
Le snechu, qui qualifie l’activité de l’enseignant-chercheur hospitalo-universitaire de métier pénible en assurant l’enseignement, la recherche et les soins, est catégorique : «A cet âge, il est impossible d’assurer une activité de soins.»

Soumettre les chefs de service à un audit, la solution
Le départ à la retraite des professeurs chefs de service ne cesse de soulever la polémique et la colère de l’ancienne et de la nouvelle génération. Des professionnels du secteur estiment, cependant, qu’il est facile de trancher cette problématique en fixant, dès le départ, des critères d’évaluation. Le gouvernement n’a qu’à fixer une période d’évaluation allant de 3 à 5 ans. A la fin de cette période, le chef de service sera soumis à un audit sur trois volets. Il doit défendre son poste sur le volet formation, soit le nombre de thèses de professeurs, de maîtres-assistants et assistants encadrées et le nombre de publications parues dans les revues nationales et internationales.

Sur le volet soins, il s’agit de noter sur le nombre de patients hospitalisés, le nombre de patients suivis en consultation externe, la qualité des soins, la qualité d’accueil des malades aux urgences et en consultation et la qualité de la prise en charge des hospitalisés et, enfin, répondre sur le volet de gestion et l’optimisation de la ressource humaine sur le plan de l’évolution et de la productivité.

 


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2 Commentaires sur cet article

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  • AMAR MOKHNACHE
    1 septembre 2016 at 17 h 43 min - Reply

    Ce feuilleton n a pas l air de s achever !!! apres ce que nous avons lu de la part de nombreux citoyens des histoires dignes de la precarite du moyen age …ou des monstres a visage humain exploitent la detresse humaine comme ils veulent … ILS VEULENT TOUT SIMPLEMENT PRENDRE EN OTAGE LA MEDECINE ET LA FORMATION …ILS SONT TOUS CONNBECTES AVEC LES CLINIQUES ET ILS VEULENT ACHEVER CE QUI RESTE DE PUBLIQUE….AYEZ LES A L OEIL…..CE NEST PAS POSSIBLE QUE DES VIEILLARDS TREMBLOTANTS PUISSENT TENIR TETE A NOTRE JEUNESSE….PUISQUE ILS ONT OSE…..

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  • Houria
    20 septembre 2016 at 15 h 20 min - Reply

    On est dans un bled ou la hogra est la loi du plus fort ‘ qu,ils restent jusqu,à decomposition de leur corps ils devraient partir par la grande porte au lieu de rester comme des miserables , ils parlent de sciences ce sont des suceurs de sang dieu nous en garde in chaalah

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