Édition du
27 September 2016

Face à la crise, la résurrection!

bennabi patrieSalim METREF

La crise est là. Elle s’incruste insidieusement dans le corps social. Les mines sont défaites et  la résignation assombrit les visages. Le temps des mythes s’estompe et nous est révélée l’ampleur des défis qui nous attendent et qu’il nous faudra relever. Nul besoin d’avis d’experts. Le constat peut être dressé par monsieur tout le monde. La réalité est implacable et la crainte de l’avenir commence  à habiter les cœurs. Mais le désenchantement doit malgré tout laisser place à l’optimisme. Mais comment remettre en marche une machine qui se grippe de toutes parts ? Les problèmes s’accumulent et se pose avec acuité la question fatale. Comment faire pour partager équitablement le poids du fardeau de la crise et de ses conséquences ?

L’été algérien a été plutôt paisible et la rentrée sociale le sera probablement aussi. Si la quête du changement est intense, la tentation de l’aventure est elle récusée par le plus grand nombre. Il faut aller de l’avant mais sans casse. Et comprendre aussi qu’il ne faut plus attendre. L’audace doit nourrir l’initiative y compris politique. Et l’effort doit être collectif et partagé.

Les questions qui ont tenu l’opinion en haleine durant l’été restent toujours en suspend. La question économique a été posée et disséquée sous tous ses angles. Réduire drastiquement la facture des importations, relancer l’outil de production national notamment industriel, assurer l’autosuffisance alimentaire, seront s’ils sont construits avec conviction et persévérance, les premiers jalons d’une sortie en douce de la dépendance pétrolière. Cette performance s’obtiendra à l’issue d’une véritable course marathon. Et qu’importe après le cours de l’or noir quand l’alternative aura été mise en place.

La question de l’application de la peine de mort a été aussi une exigence de l’été tragique que nous venons de vivre. Tragique par ces affaires d’enlèvements d’enfants qui ont défrayé la chronique. Si le débat du pour et du contre fait office dans certains pays de mondanité, quelques rappels sont aussi nécessaires.

La peine de mort est dissuasive. Elle l’est comme peut l’être le port légal d’armes aux Etats-Unis où la détention légale d’une arme à feu par des centaines de millions d’américains ne favorise pas pour autant le chaos. Certains états continuent d’ailleurs d’appliquer scrupuleusement la peine capitale.

L’application résolue et sans états d’âme de la peine de mort doit être effective et portée à la connaissance de l’opinion publique notamment pour les cas liés aux crimes de sang et autres sévices inqualifiables infligés aux enfants. Et s’il ya moratoire, il doit non pas concerner l’exécution de la peine de mort mais plutôt la réflexion en gestation depuis quelques années et qui prétend que l’Algérie se dirigerait vers l’adoption d’une loi abolissant la peine de mort. La contrainte serait selon certains le fait que l’Algérie serait confrontée au problème des extraditions de certaines personnes que les pays hôtes refuseraient de lui remettre justement en raison de l’existence de la peine capitale.

Les cas d’application de la peine de mort sont connus dans le droit musulman et inutile de solliciter d’autres sources d’inspiration. L’opinion publique algérienne découvre chaque jour et avec stupéfaction que dans notre pays le ventre de la bête immonde est toujours fécond. Non pas celui qu’évoquait Brecht mais celui qui fait que parmi nous naissent des monstres en puissance capables de commettre les crimes les plus abjects et qui ne reculent même pas devant le viol et l’assassisant d’enfants. Innocents.

Autre sujet de discussion de cet été, la réforme de l’école. Que dire à ce propos sinon que notre école a plus que jamais besoin de sérénité pour que nos enfants puissent s’y épanouir convenablement. Et nul ne peut nier qu’il faut désormais tirer le niveau des enseignements vers le haut tant la qualité doit être incontestable et conforme aux standards internationaux.

La planète est turbulente. La pauvreté s’invite même dans les endroits les plus reculés de la terre et dans ces lieux réputés pour leur prospérité. La souffrance n’a plus désormais de couleur, ni d’adresse. Sa cartographie évolue et s’étend.  Parions quant à nous, ici et maintenant, sur le génie de notre peuple et sur son intelligence. Construire une prospérité dans une société paisible et solidaire. Le défi n’est pas du tout insurmontable.


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2 Commentaires sur cet article

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  • Amar MOKHNACHE
    4 septembre 2016 at 23 h 28 min - Reply

    LES VRAIS DEBATS NOUS LES AVONS SOIGNEUSEMENTS EVITES PANTOUFLARDS QUE NOUS SOMMES! DEPUIS DES LIUSTRES QUE LA QUESTION DE LA GOUVERNANCE DU PAYS S EST POSEE …NOUS AVONS L IMPRESSION QUE C EST UNE FATALITES LE PAYS EST VERROUILLEE A DOUBLE TOURS , apres une agitation de quelques mois les partis d oppositition sont partis en vacance..en attendant c est la rentree seche tres seches…les sociologues se taisent peut etre qu ils observent encore ce grand peuple qui s est retrouve brusquement dans un grand vide…..OUI nous avons soigneusement evites les vrais themes…BENGHEBRIT CUISINE PEUT ETRE QUELQUES CHOSE POUR LA RENTREE MAIS IL Y A QUAND MEME DU PALPABLE DANS CE QUEL FAIT ! BEAUCOUPS DE JEUNES ONT ETE ADMIS AU CONCOURS DE RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS SANS PISTON ET C EST UN GRAND ACQUIS QUE L ON N A PAS VU DEPUIS LONGTEMPS!SOYONS HONNETE ET ADMETTONS QU ELLE A LIBEREE UN ESPACE QUE L ON CROYAIT COMPLETEMENT PERDU! il y a un autre probleme qui passe auusi inapercu! celui de la justice !!! maitre BRAHIMI A DCLARE QUE LES MAGISTRATS ONT PEUR! ET IL SAIT DE QUOI IL PARLE!!!! enfin nos collectivites locales excellent dans la corruption a SKIKDA QUELQUES FLIBUSTIERS se PREPARENT et VEULENT LEVER LES VOILES VERS D AUTRES CIEUX ILS ONT PREPARES UN GRAND VAISCEAUX ET N ATTENDENT QUE LE MOMENT OPPORTUN…L IMPUNITE ET LES VENTS DU LITTORAL Y SONT TRES FAVORABLES…SURTOUT QUE LA PLEBE N ATTEND QUE LA DISTRIBUTION DES LOGEMENTS CE QUI N EST PAS DU TOUT UNE SIMPLE AFFAIRE…

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  • rachid dahmani
    5 septembre 2016 at 8 h 00 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Face à toutes les crises on a le droit d’agir comme bon nous semble à la seule condition de ne pas déranger le système dans sa gestion politique du pays. On pourra danser la sirtaki et chanter le rock’nroll si cela nous amuse pour soulager nos malheurs. On en doit juste pas s’immiscer dans les affaires dites primordiales du pays, c’est à dire tout ce qui pourrait toucher à la rente et aux fonctions liées au pouvoir. Le reste, vous pouvez être certains, nos gouvernants s’en tapent le coquillard jusqu’au plus petit détail, leurs vies à eux elles s’érigent sous d’autres cieux alimentées par les richesses du pays. Bonne journée à tous.

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