Édition du
5 December 2016

Guerre et Paix (Suite et fin)

 

guerre et paix

 

‘’On ne trouve pas la solution d’un problème dans la solution d’un autre problème posé à une autre époque par des gens différents.‘’ Michel Foucault (Philosophe Français: 1926 – 1984)

Cet article est la suite d’un écrit publié sur LQA ayant pour thème la société dans sa dimension de guerre : (http://lequotidienalgerie.org/2016/05/06/guerre-et-paix/), où il fut conclu que: le pouvoir doit être vu au sens large à la fois comme des relations et des rapports de force.

Dans la dialectique historique, le couple guerre et paix est vu comme le moteur de l’Histoire humaine. Etat de guerre ou situation de paix, le pouvoir existe toujours séparément et indépendamment des deux.

Le pouvoir ne se voit pas, il est pourtant ce qui gronde souterrainement au quotidien dans tous les échanges et les rapports des êtres humains. Il peut autant les mettre en position de passivité qu’utiliser leur activité en leur incitant à faire ou ne pas faire certaines choses qui sont valorisées, utiles ou non. Dans cet état de choses, il faut conclure que la liberté est permise mais elle est régulée et restreinte.

Dans cette approche, il faut penser alors l’Histoire comme une suite de conflits d’ordres et d’intensités différents, dont la grande manifestation est la guerre; conflit ouvert entre Etats ou à l’intérieur de l’Etat lui-même.

Ce canevas, permet une plus grande lisibilité et surtout de paver le chemin pour une réflexion sur le structuralisme de la violence humaine et son avatar l’inégalité sociale.

Mais doit-on pour ainsi dire et conclure que : le rapport de force dans l’ordre de la politique est uniquement une relation de guerre ; guerre au sens large ? Il est certainement une relation conflictuelle dont la conclusion est une paix illusoire et conjoncturelle.

La question qui hante et lancine alors est: Dans toute cette violence érigée comme mode de progrès : où se situe la place de la révélation et du message divin?

Si par axiome la Révélation est en essence un message de Paix Célestielle, dans les faits historiques, sa genèse ne s’est pas dérogée au paradigme de la violence structurelle et universelle.

Un corollaire à cet énoncé édifie une autre équivoque en essayant de déterminer la constitution de cette violence. A première vue, elle est humaine et s’exerce sur l’être humain.

Peut-on ainsi conclure que tout ce que l’humain manipule, fait surgir la violence innée en lui?

Le corollaire à cette interrogation terrible est une autre question encore plus terrible:

‘’La guerre doit-elle être considérée comme un état de choses premier et fondamental par rapport auquel tous les phénomènes de domination, de différenciation, de hiérarchisation sociales doivent être considérés comme dérivés?‘’

Si tels est le cas, il faut alors conclure que la vocation première de l’homme n’est pas de comprendre l’ordre cosmique, mais d’accomplir son édification sur Terre, qui passe nécessairement par l’établissement d’une paix durable.

Et sous son costume cosmo-théologique, le message divin n’a d’autre fin que d’aider les hommes à devenir conscients d’eux-mêmes, d’assumer la responsabilité pour leur propre destin et de surpasser l’irrationalité du tandem Guerre et Paix.

Khaled Boulaziz


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