Édition du
5 December 2016

LA « FABRIQUE DU PAUVRE » : DETTE –CHOMAGE –INFLATION –DECROISSANCE ET EROSION DU DINAR….

 

58a-le-hic« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiple; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit », Mahatma Gandhi.

 

              Depuis que les cours du pétrole commençaient à  péricliter  au courant de l’ année 2016 et suites aux  crises  de  récessions au niveau  international, l’Algérie pays, état, système, pouvoir  et régime  déjà en déclin économiquement , financièrement, culturellement devrait s’attendre prochainement à  la chute du système ,du pouvoir  et du régime  qui ne cesse de s’accélérer pour laisser place à la mise en place de l’état car la situation du pays , son image et  son rang dans le monde se dégrade sans cesse en l’absence de l’état et de ses institutions et l’absence de vision strategique.

Devant cette situation  qui ressemble plus au   syndrome hollandais « Dutch disease », ou plus exactement une malédiction des matières premières qui  est un phénomène économique qui relie exploitation de ressources  naturelles (pétrole-gaz –or-minerais…) et déclin du développement industriel. Ce phénomène est suscité par l’accroissement des recettes d’exportations (presque 98% de recettes des hydrocarbures), qui à son tour provoque l’appréciation de la  devise. Le résultat est que dans les autres secteurs, les exportations deviennent moins favorables et moins importantes  que les importations. Le syndrome est une maladie et le virus de cette maladie est bien la rente (entendre par la   l’esprit, politique et culture  rentière).

Devant  cet état de fait, le  pays pourrait ou plus précisément risquerait  de basculer  facilement dans un chaos social,   un désordre économique et une discorde  financière  sans précédant pire que celui que nous avions connu  et ceux qui ont vécu l’événement de  1988(chute des prix du pétrole et rareté des biens et services). Le bateau Algérie  tel qu’il est géré actuellement,  risque de nous mener vers la faillite  qui est bien proche car ses prémices sont  bien réelles, le prix du pétrole en baisse vous expliquerait mieux. Comment faire  pour tirer la sonnette d’alarme.

En tant que citoyen , considéré comme un  lambda algérien, j’espère et j’estime  par cette modeste contribution ,j’ai  peut être  ce privilège et peut être même ce  droit de savoir et de dire ce que j’en sais de  ce qui se passe  réellement dans mon pays … J’aimerai aussi  connaître les mesures effectives nécessaires et utiles qui pourraient éventuellement et peut être même de vous aider positivement afin de nous protéger. Je les avancerai quand même si nos gazettes quotidiennes prennent la peine de les véhiculer pour que les lambdas, les citoyens, les intellects, les responsables, les universitaires, les administrateurs, les élus, les ministres  enfin l’algérien grosso modo tâtent le bien fondé et le  mauvais fait de la situation actuelle. Sachant que l’activité financière du pays se déverse comme une boule de feu dans le psychique  algérien, dans l’étymologie de l’intellect DZ, dans la sociologie du lambda et enfin dans la religion modélisée de la plèbe à barbe.

L’utilité est qu’il ne faut jamais perdre de vue une chose aussi  importante : dans des périodes aussi désorbitées socialement, déroutées économiquement,   déstabilisées financièrement et  désaxées culturellement  que celles dont nous vivons « normalement » en cette période de la rente pétrolière, des fortunes se font anormalement et se  défont normalement ; car gagner de l’argent sans travailler  est considéré par l’homme sincère comme une activité malsaine. Tandis que les lambdas voient leurs misérables épargnes partir en fumée via l’inflation, la baisse de la valeur du dinar et l’improductivité,  par contre d’autres  affairistes, « khobzistes » parviennent  quand même pour un temps à protéger leur patrimoine  via le blanchiment d’argent et même à l’accroître pour un temps  propice à eux. Si vous me le permettez cher lecteur, j’aimerais bien  vous aider à en faire partie dans ma petite réflexion.

Avant d’enchainer sur le cour de mes idées, je m’arrêtera sur une histoire venant du pays du Mandarin ou  l’esprit « Confuciusien » avait devancé  la déchéance d’une société. Pour détruire  une société( peuple) dans un pays donné ,il suffirait de « médocriser »  son système éducative, de dévaloriser  le bien, de vénérer le mal et généraliser   la déliquescence, l’immoralité , la pestilence, la malhonnêteté et la corruption  et dans une ou deux  décennies cette société sera transformé en un peuple d’ignorants , qui ne sait ni comment moraliser la gouvernance, ni comment faire une économie de valeurs ajoutée. Ce peuple serait forcement régenté par des resquilleurs, malfaiteurs et truands   ou le sens du travail de l’effort et du mérite n’auront plus leur place ni de sens.

Je m’excuse  d’avance parce que je vais peut-être vous circonvenir, j’aimerais que vous sachiez  une chose très importante. Ce que vous allez savoir à partir de  cette petite   contribution  se ne sont pas de simples présages de détresses qui n’ont aucune facilité de se réaliser. Si vous estimer que nos dirigeants et responsables ont le pouvoir de tout régler d’un  seul coup, vous pouvez cesser de continuer de lire ce compte  rendu.

« Les travailleurs pauvres : Plusieurs causes expliquent ce phénomène (faiblesse des salaires,  décroissance, improductivité, chômage…..), mais un élément structurel majeur le met en perspective : la tertiarisation du prolétariat. En effet, ce nouveau prolétariat des services constitue une immense armée de réserve apparue avec la désindustrialisation de notre pays; ils sont devenus les soutiers de l’économie mondialisée ».  Gaël Brustier

 

Je n’ai pas de chiffres officiels  à vous révéler c’est ce fond qui me manque le moins, mais quelques constats  réels font bien l’affaire. Ce sont des données publiques, accessibles à tous via l’internet et les hommes à plumes. Il suffit de les prendre en considération au-delà de la langue de bois bien sur et du politiquement correct pour s’apercevoir que ces informations pointent tous vers une réalité implacable. Il est tout à fait normal et aussi acceptable par respect aux opinions  larges et diverses  que certains pourront éventuellement épousseter d’un revers de main cette réflexion cela est tout à fait « normale » comme disent les algériens.

Il est certain et même « normal » de vous avancer  certaines prévisions auxquels certains ne prendraient pas en  considération par manque  du train- train  qui se vulgarisent à travers la « une » de nos manchettes quotidiennes. Je suis un retraité ex. économiste de formation, mes travaux  n’ont jamais été motivés par des institutions (banques-ministères- entreprises-administration…)

J’ai ruminé mes idées longtemps, j’ai poussé mes idées jusqu’au bout, mes conseils sont déposés gratuitement  dans le creux de l’oreille des lambdas citoyens  et mon principal but et  de vous faire voire  la façon  de faire fructifier votre patrimoine et de transmettre à  qui de droit ce petit savoir. En examinant  l’impact des politiques économiques actuelles sur le quotidien des lambdas  et sur les patrimoines des algériens.

Beaucoup comme moi  réfléchissent  passivement  sur  l’incapacité du pouvoir, du système, du régime  et de l’Etat à se réformer pour laisser place a  un état de droit  ceci ne peut se faire que par un véritable  « Homme d’Etat ».Actuellement, le seul critère de mesure , la productivité  positive c’est celle de la  « Fabrique de Pauvres » puisque la situation sociale et économique  s’est dégradée à tel point que je me suis mis à dire ce qu’ il en ai visuellement. La rente pétrolière a forcé les transferts sociaux pour une paix sociale qui dépend du prix du marché pétrolier, la distribution de l’argent s’est faite gratuitement et au détriment de l’économie et du travail ce qui pousse le pouvoir à  grignoter son capital. A voir, la quantité d’argent budgétaire alloué aux transferts sociaux (produits alimentaires+ habitat+santé+ éducation+  eau-gaz-électricité –carburant), elle dépasse les 10puissance3 de milliards de DA elle risque de représenter presque le 1/4 du budget de l’état si je ne me trompe pas  pour cette année la loi de finance 2017 nous le dira. L’absence de la rationalisation des dépenses favorise le gaspillage, la médiocrité et toute forme d’atteinte aux richesses nationales en passant par la corruption.

Les révolutionnaires intelligents qui ont une antithèse philosophique, ils ont le cran  et le courage de remettre en question la situation du  statu- quo, par le « politiquement correct » et les médias impertinents pour mieux sensibiliser et mobiliser la masse « laborieuse ». Nous nous concentrons sur les idées. Notre objectif est de faire circuler et de promouvoir les idées qui peuvent, selon nous, rendre le pays bien  meilleur… mais aussi, à l’inverse, de révéler et exposer les idées dont nous pensons qu’elles sont dangereuses.

Le pire est à venir cela est certain la situation de la chute de la  rente pétrolière nous l’annoncera  douloureusement. Je suis convaincue que la crise que nous traversons aujourd’hui affectera profondément notre niveau de vie,  notre rang dans le monde serait de même. Quelles sont les critères qui nous annoncent la faillite annoncée.

En 1988, L’Algérie était dans le rouge, la dette intérieure  algérienne  était en juin 2008 de 814,4 milliards de dinars. Elle (dette intérieure) a donc augmenté de 64,4 milliards de dinars entre juin et décembre 2009 soit l’équivalent de 11 milliards de dollars à fin décembre 2009( selon maitre Google). Elle représente en grande partie l’ensemble des créances sociales (salaire des fonctionnaires, par exemple), commerciales et fiscales. La dette intérieure est insensible aux écarts de change, car elle est majoritairement libellée dans le dinar algérien. Elle représente 9,2% du PIB (source internet wikipedia). La dette intérieure publique connaît une tendance à la hausse.

Durant les années 80, l’économie algérienne a connu des difficultés sérieuses. En effet, la baisse du prix du pétrole de 1986 a porté un coup dur à une économie quasiment rentière, c’était la période des plans anti-pénuries et de stabilisation. En1990, l’Algérie a engagé des réformes structurelles pour accéder  à l’économie de marché, oh !pardon à l’économie de bazar.

                                    En 2016  la politique «  après le pétrole » reste toujours une chimère, l’économie algérienne demeure fortement dépendante de la rente pétrolière (la principale source de revenus du pays), sans être parvenue à se diversifier et à mettre en place une industrialisation compétitive au niveau international.

Évolution de la Dette publique intérieure Algérienne mesurée en pourcentage du PIB (PIB%) de l’Année 2004 à l’Année 20104.
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Montant de la dette(% PIB) 37,4 30,2 18,6 18 9,9 20 25,7
Source: CIA World Factbook – Version du 01 janvier 2011

 

 

Il est à noter que 2017 serait une année charnière pour le pays et  c’est peut être à ce moment-là que la dette publique risque  dépassé un seuil  inacceptable qui blesserait bien  le portefeuille du lambda algérien en plus de la suppression de certaines  subventions et de produire plus de taxes pénalisantes. Ce sont désormais des dizaines de milliards de dinars de dette que nous nous traînerions… soit près de  « y » dinars à rembourser pour chaque algériens. Et c’est terrible à dire, mais ce n’est pas le plus grave, la retraite serait versée à échéance lointaine, à commencer par des petits retards de versements, les budgets des collectivités locales, de wilayates , de ministères risquent de ne plus trouver la provision nécessaire pour l’alimentation des traitements et salaires car les recettes régressent et l’inflation augmente !.
Il faut que vous sachiez bien   à quoi servent vraiment vos impôts, pour du moins ceux qui payent l’impôt ?

La  logique  est bien simple, chaque fois que le déficit budgétaire s’aggrave (dépenses supérieures aux recettes soit les besoins plus importants que l’offre) devant cette situation  l’Etat doit obligatoirement  emprunter de l’argent (système d’endettement externe –devises-, interne –la planche à billet-). Et qui dit emprunt externe, dit intérêts (service de la dette). Plus la somme empruntée est conséquente, plus les emprunts sont élevés, nous connaissons déjà  la leçon, elle a été apprise durant les années de la fin  du siècle passé ou le service de la dette était plus important que celui du capital. Aujourd’hui  devant la situation économique du pays l’emprunt devient  colossal et évidant parce que c’est nécessaire… et les intérêts seront gigantesques que la rente ne risque pas de couvrir.

Par conséquent, la dette et le service de la dette c’est l’algérien qui la paye via les impôts qui passe par le simple remboursement des intérêts, le  principal  c’est autre chose, elle serait normale si cette dette  aurait été utilisé utilement pour la création de richesse, le bien être et la prospérité de l’algérien, elle est anormale dans le cas échéant ou la maffia s’en ai servi à sa guise pour se divertir ailleurs.

Désormais, les impôts ne serviront plus à assurer un service public déjà médiocre. L’ Education,  la défense, les  infrastructures, les  logements, la santé, l’administration, la justice… tous les services de l’Etat seront  financés à crédit par manque d’argent  , alors il s’agit par ailleurs  de taxer fortement  le produit de votre travail pour rembourser une dette qui s’alourdirait dans les années à venir si nous ne changeons pas de stratégie, de modèle et de projet de société pour  créer de la richesse par le travail ,unique issue de secours .

Si  nous voulions  sortir de ce  cercle vicieux il faut faire  d’immenses sacrifices. Voyez-vous, un pouvoir ne peut pas s’approprier toute la richesse (rente pétrolière) du pays. Il faut bien qu’il nous reste de quoi acheter du pain pour se nourrir, des habits pour se vêtir, des médicaments pour se soigner, des maisons pour se loger, des voitures pour se déplacer, des livres pour lire, des gadgets pour s’amuser…. Et ceci ne peut se faire qu’avec du travail utile à valeur ajoutée.

.                                   Ainsi pour payer ses dettes, l’Etat ne peut donc puiser que sur ses recettes : c’est à dire qu’il prélève comme impôt sur les entreprises et ses citoyens.. Rappelez-vous à combien se monte notre dette d’hier, elle était de 31Milliards de $ et elle nous a mis dans de sales draps, aujourd’hui on pense déjà a s’endetter sans  jamais penser à  bien travailler. Il faudrait donc à l’Etat plusieurs années de recettes pour rembourser la dette nationale, ceci en arrêtant tout service public : plus de justice, de police, d’école, d’armée,  d’hôpitaux, de médecins… ni même de fonctionnaires pour faire rentrer les impôts !

Le secteur public pèse trop dans la balance, il faut donc l’amoindrir mais  comment ? Il faut déjà se préparer à l’écrasement de la classe moyenne en passant par la « Fabrique des pauvres ».Pour trouver un peu d’argent, il n’y a qu’à taxer les plus riches ! Avec tous ces nouveaux riches qui ne payent pas d’impôts, on peut débusquer assez de milliards pour résoudre une partie de nos problèmes ! Tout en compressant  de 1à 6 l’éventail du système salarial.

Etre   riche dans une société respectable, devrait être régulé par une norme sociale à partir de laquelle est passible d’être imposable entre un revenu/ mois et un patrimoine.les taxes prélever sur les riches et les hauts salaires peuvent procurer une recette supplémentaire et faire diminuer un problème en moins. De cette manière, le pays  pourrait  avoir des statistiques  sur  les riches, donc taxables. Les pauvres, eux, auront disparu des statistiques puisqu’ils ne cotisent pas ils consomment à partir du social, de la même façon qu’on raye les chômeurs découragés des statistiques de l’emploi.

En pratique, ce serait tout simplement l’étouffement de la classe moyenne : elle deviendrait de fait la victime systématique des politiques d’austérité et de taxation, provoquant son appauvrissement via la « Fabrique des pauvres »… Tandis que les plus modestes, ployant eux aussi sous le fardeau fiscal, seraient bien en peine de grimper dans l’échelle sociale. Il est d’ailleurs dramatique de constater que la jeune génération actuelle est la première depuis le 20ème siècle à savoir que son niveau de vie ne sera pas supérieur à celui de ses aînés car l’investissement productif est absent, le logement, l’emploi, le mariage des barrières infranchissable la voiture est un capital décès !.

                                     En conclusion nous pourrons dire qu’un pays sans classe moyenne est un pays pauvre. Un pays dont la classe moyenne diminue est un pays qui s’appauvrit ! Et vous allez me dire  qu’est ce que vous en faite de la croissance alors ?

Parler de « croissance » dans le contexte actuel croissance économique, croissance financière, croissance monétaire, croissance de richesse, ou de valeur …… Il est vrai que, « normalement » parlant dans la mesure d’une certaine  logique que  la seule autre façon de rembourser les dettes seraient que l’Etat augmente ses recettes fiscales grâce à la croissance de la richesse (plein emploi-essor économique). Pour cela parler de croissance économique  veut dire un système économique créateur de valeur ajoutée supérieur au taux démographique, une richesse permettant de faire vivre toute la population et de dégager un surplus  servant à effacer la dette….par conséquent avoir un capital  dont sa productivité permet de faire le plein emploi et de faire de l’accumulation du capital un outil de création  de valeur et de richesse…

La population  a tendance à vieillir doucement à voir le nombre de retraités ; les gains de productivité deviendront  marginaux et la caisse de retraite risque de ne pouvoir répondre à la demande. Pour se tirer d’affaire, la croissance doit dépasser le déficit ! Dès que la croissance est inférieure au déficit, l’insolvabilité augmente  automatiquement. Une remarque pertinente, jamais un pays n’est devenu riche en augmentant les impôts. Mais comme l’absence de croissance ne permet pas d’augmenter les recettes, c’est la seule voie possible. Hélas, partant d’une pression fiscale record, elle deviendra vite insoutenable.

Le secteur public devient une charge de  trop dans la balance, par ses mauvais services bien rémunérés avec PRI en plus !! . Ceci est également mauvais pour la croissance : sachant que le secteur public a été complètement anéanti par une liquidation forcée par le FMI et une privatisation insensée  .Il faut en être conscient : l’Algérie est un zombie financier, tout juste capable de faire face aux remboursements des intérêts de sa dette via la rente pétrolière, mais incapable d’assumer le remboursement du principal par la sueur des travailleurs. Nous sommes déjà financièrement morts. d’autan plus que l’acte d’importer est plus aisé et mieux rémunérateur que celui de l’investissement qui est  embourbé dans une bureaucratie utile pour la maffia de import.

Nos autorités prennent un risque énorme…… en toute connaissance de cause en s’endettant, l’Etat risque de placé l’avenir de notre nation dans des mains externes : des fonds étrangers, des spéculateurs, des institutions bancaires. Creusons notre jugeote  un peu ! Nos créditeurs (oligarchies) eux-mêmes sont en piètre forme. Ils sont pourtant désormais le seul rempart qui nous protège d’un effondrement pur et simple de notre système. Dans la mesure où la croissance deviendrait négative, nos villes et nos cités se retrouveraient coupées de leurs lignes d’approvisionnement en eau, en électricité la réserve monétaire constitué d’un surplus  de la rente  assure juste  pour un temps les équilibres financiers. Cette réserve dépend à100% de la rente pétrolière, elle aurait pu être meilleure si c’était un surplus de la productivité du capital.
Les hôpitaux, les transports ne fonctionneraient plus au rythme qui permet de booster l’économie …
Les écoles  risquent même de fermer  car le budget ne supporterait pas le poids de l’éducation.
Les entreprises à input externes ne pourraient plus tourner… les salaires cesseraient d’être versés… ca ressemblerait à ce qui s’est passé  dernièrement en Grèce.

Le salaire minimal a baissé  en valeur et les autres  salaires ont été gelés, voire carrément réduits par l’inflation et l’érosion du Dinar, tandis que les impôts augmentaient via les prix. Avec l’augmentation du tarif de la vignette et du prix de l’essence et du prix de la voiture, les algériens n’auront plus les moyens d’avoir  la bagnole neuve et feront attention de rouler inutilement, les prix réels forceront les mauvaises habitudes et la bonne monnaie chassera la mauvaise (indexation des prix à l’Euro). Ils seront aussi de plus en plus nombreux à dépendre du système D, vivant au jour le jour d’échanges, de charité, de marché noir, de marché informel de marche illicite de marché « trabandou »… voire de vol et de business. Les services publics prennent un sacré coup : la collecte des déchets est désormais  un problème de plus pour une saleté  continue blessant l’environnement. Les hôpitaux  ne seront plus en mesure d’assurer la santé des algériens les : patients obligés d’apporter leurs propres draps, leur médicaments, voir même leur seringues, les  opérations risquent de se réalisées peut être même sans anesthésie, budgets  vont subir des coupes drastiques…….Au plus fort de la crise,  le taux de suicides, des accidents et des hypertendus augmentent avec le rythme de la misère qui se nourrie des couts supérieurs aux revenus.

Cette année 2017, l’annonce de nouvelles mesures d’austérité risquent de faire  basculer le pays dans le chaos : manifestations, émeutes, boutiques vandalisées, incendies…les medias ont tendance d’avoir une pensée pour l’état question d’argent et une pensée pour le peuple question de marché ?pour nous avancer une vérité qui n’est pas la leurs ! C’est déplaisant, je sais… Surtout dans la mesure où la plupart des Algériens, aujourd’hui, ne réalisent pas à quel point nous sommes proches d’un « black-out monétaire » total si la rente pétrolière tarie, la monnaie des singes ne permet pas de faire face aux importations car les inputs des produits algériens viennent de l’extérieur et le taux d’intégration de nos produits manufacturés est dépendant de l’import.

Se sont des  conseils et des informations  d’un lambda devant  autant de chocs financiers et économiques  

Lorsque les marchés de biens rationneront la nourriture,  lorsque nos retraites disparaîtront car la CNR(Caisse nationale de retraite) ne trouve plus de pourvoyeurs. Lorsque nos avantages sociaux seront supprimés y compris les subventions………alors qu’arrivera-t-il au pays en tant que nation ? Pouvez-vous imaginer ce même genre de scènes… dans toute l’Algérie de demain ? Alors que les jeunes peuvent utiliser les réseaux sociaux pour organiser une manifestation n’importe où en quelques minutes ?

Alors que  presque la moitié de la population ne paie pas d’impôts directs et dépend de l’aide du gouvernement ? Avec l’esprit de  l’assistanat «  nous attendons que l’état nous donne   un logement, un emploi, une retraite, un couffin de ramadhan, une part de notre gâteau  Algérie, un baril de mon  pétrole à moi !!….  »Alors que le chômage, chez les 18-30 ans, atteint une proportion intolérable, » blanche Algérie » , « ANSEJ »,  « ANEM » et autres dispositifs d’emplois  non évalués et dont l’argent est détourné vers une valeur négative produisant plus de charges que de produits. Combien de temps pensez-vous que les gens tiendront sans commettre des actions de vol ou avoir recours à la violence lorsqu’ils ne pourront plus manger ? Pas bien longtemps,  vous voulez mon avis alors.

Nous avons déjà vu ce genre de crises se dérouler partout dans le monde entier. Lorsqu’on imagine ou on observe les dégâts que de tels événements peuvent causer, il n’est pas étonnant que nos gouvernants soient prêts à tout pour les empêcher mais comment ? Le  pire  c’est bien  les dommages matériels, encore  pire que ca la violence et enfin  encore pire que cela même les pénuries alimentaires, de tels événements ont un pouvoir stupéfiant qui peuvent dépasser même l’ampleur d’une catastrophe naturelle.

Le pouvoir de non seulement faire disparaître votre patrimoine… et la stabilité à laquelle vous êtes habitué c’est pour cela qu’on nous montre souvent l’exemple de la Lybie, de l’Irak, de la Syrie … sans jamais nous dire il faut imiter le bon sens , les pays les plus avancés .Il faut penser a notre  mode de vie lui-même : les traditions, les valeurs  des choses transmises sur des générations et des générations qui ont disparue par l’effet de la mauvaise gestion  de la rente pétrolière..

Des familles se sont effondrées alors que les jeunes se retournaient contre les plus vieux… des femmes ont été forcées par l’état de fait  de se prostituer… des mères mendiaient pour nourrir leurs enfants… des nouveaux gangs politiques ( baltajya) s’entretuaient dans les rues…Imaginez cela dans notre  pays d’aujourd’hui… alors que notre culture elle-même est déjà fragile et tout opium ferait l’affaire… que les jeunes semblent être en guerre contre nos traditions…

Il serait  impossible d’obtenir de l’essence dans les stations-service…
Les rayonnages des magasins commenceraient à se vider, les boulangeries n’auront plus de farine…Les propriétaires ne peuvent obtenir de prêts immobiliers…
Les obligations perdent toute valeur devant une baguette de pain ou une boite de lait pour nourrisson. Les  marchés se ferment totalement…Les prix, incontrôlables, font des « montagnes russes »*1 Les gens descendent dans la rue, demandant à ce que le gouvernement agisse…Les grèves paralysent nos institutions…
Les émeutes détruisent des foyers, des boutiques, voire des quartiers entiers…Ce que dis, en revanche, c’est que quand ce genre de phénomène se déclenche… les choses tournent très mal, très rapidement. Et on ne pense jamais que ça nous arrivera. Personne. C’est la nature humaine : votre cerveau lui-même ne vous permet pas de croire qu’un désastre peut se produire. Même en présence de preuves limpides qu’un bouleversement majeur guette… Même lorsque le simple bon sens avertit que le danger est proche… La plupart des gens se convainquent que ça ne peut pas arriver.

Et pourtant !.. Pourtant !  ca  me fait rappeler C. Aznavour .Les gens même des intellects pensent que notre « Etat-Providence »  qui distribue des crédits non remboursables(+ effacement de la dette), ne  peut pas  continuer ainsi… que nous pouvons continuer à emprunter en l’absence de la rente pétrolière et dépenser de l’argent sans rendre compte et sans  qui n’est pas vraiment là… Mais peu de ces mêmes gens réalisent que nos gouvernants, au niveau le plus élevé, mènent dans une lutte désespérée pour maintenir ce système en place. Or le fait est qu’ils ont désormais utilisé tous les outils habituels à leur disposition.  Ils ont injecté des milliers de milliards de dinars dans le système. Quelle marge de manœuvre leur restera-t-il si le système cale ? . Une véritable arme de destruction massive. Elle permet à notre gouvernement de passer à une toute nouvelle forme de gestion de la dette publique. C’est très simple. Le pouvoir algérien joue le rôle de la « cigale  ayant chantée »… … Mais les algériens eux-mêmes ne savent pas jouer le rôle( travail) de la  « fourmis ». Des fourmis qui mettent de côté une épargne de leur revenu  si on fait un total de toute la population on arrive a un  qui  représente  tant de fois le PIB( produit intérieur brut ) reconduit en investissement productif. De l’argent épargné, mis de côté, pris sur vos dépenses quotidiennes… pour assurer votre avenir, protéger votre famille en cas de coup dur, rendre votre retraite plus confortable. Mais aussi… un gisement de richesse proprement irrésistible pour nos dirigeants.

Pris au piège de la dette, coincés par leurs engagements populistes et démagogiques, dans l’incapacité  par manque de courage ou simplement parce que c’est socialement et humainement impossible d’augmenter suffisamment les impôts pour combler les déficits…    Ailleurs, posséder de grosses sommes en cash est déjà considéré comme une « activité méfiante ». Si vous effectuez un gros retrait dans le pays, la banque est obligée, de par la loi, de remplir un rapport sur vous et de le transmettre aux autorités.. Terrorisme… Argent sale… Travail au noir… Trafics en tous genres… Les autorités devront en principe  associer désormais le cash à la criminalité et à l’insécurité. Elles tentent d’en faire une chose « sale », dangereuse… voire carrément dépassée. Ce sont là des manœuvres délibérées pour mettre en place un contrôle total sur l’argent sale et sur votre vie d’une manière générale.   Des cas  ont existé  aux pays comme l’Australie et l’Europe, où de tels chocs économiques durent des années, ici « Ech’kara » est devenu le mode de payement, on ne compte pas l’argent chez ces gens la Monsieur ! On pèse l’argent Monsieur !…

Où les prix font des « montagnes russes »*1- incontrôlées… Où des grèves paralysent les services de l’Etat et font fermer les services publique… Où les hôpitaux ne peuvent pas obtenir de médicaments… où les gouvernements deviennent de plus en plus désespérés et violents (état policier)… Est-ce que cela arrivera aujourd’hui… ou demain… ou dans un mois… Je n’en sais rien. Personne ne le sait quand ? mais cela se reproduira très certainement !!.

Ce que je sais est : qu’il est impossible de s’en tirer en créant de la fausse richesse.

Le crédit ne peut pas être gratuit. Il y a toujours un prix à payer. On échange toujours quelque chose contre autre chose et pas gratuitement comme le « contrat d’association » avec l’Europe pour son  unique profit. La promesse de payer un jour ne suffit plus lorsque celui qui promet ne rembourse jamais et creuse sa dette.  Je ne veux donc pas vous laisser sans vous offrir un moyen de rester au courant des développements de cette menace croissante. Une sorte de passeport pour notre pays, un pays qui n’est pas gouverné par le financièrement correct… ou la ligne officielle ( état de droit)… ou des médias partisans( liberté d’expression)… ou des idées dangereuses( dictature…despotisme…)). Voyez-vous, l’histoire… pour notre pays… pour l’économie… pour nos dirigeants… la vérité du peuple est ailleurs, et tout cela  est loin d’être terminée. Il reste beaucoup de choses à découvrir. . Et pour vous… c’est un « fauteuil au premier rang » pour anticiper et comprendre certains des changements économiques les plus importants de notre histoire  qui veulent s’isoler des idées fausses dont nous sommes constamment bombardés… et découvrir quelque chose de neuf ( véritable opposition).

Pour ceux qui savent que « la vérité est ailleurs »… et ont simplement besoin d’un moyen de la trouver. … Des conseils et des placements pour sécuriser votre argent face à l’inflation, à l’augmentation des impôts et à la baisse du pouvoir d’achat est une règle que tout le monde va gouter amèrement. La fabrique du pauvre pour ceux dont le pouvoir d’achat  ne permet pas de subvenir au minimum de ses besoins d’une part et d’autre part pour ceux qui ont amassé de l’argent par des moyens non conventionnels et ne savent pas l’investir pour la création de richesse. Nous avons  effacé nos instituts de formation et de technologies qui ont été développé durant les années 70, point d’observatoire de l’économie nationale pour la prévision et pour l’orientation stratégique.

La stratégie économique   qui devrait être pris en considération se situe entre  plusieurs modèles dont :

*pour un juif la pauvreté est intolérable.

*pour un chrétien c’est la richesse qui l’est.

*Pour  un musulman « Khayra el omor aou satou ha ». ? le juste milieu n’a pas encore été conceptualise !

BENALLAL MOHAMED- Ancien Cadre-

*1» Les montagnes russes :[ :: sont des attractions composées de véhicules parcourant rapidement des trajets sur des pentes sinueuses dans le but de créer des airtimes et propulsions comme dans toute attraction, amenant à des sensations de peur et d’amusement procurant de l’adrénaline chez les passagers…définition Wikipedia


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2 Commentaires sur cet article

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  • A.MOKHNACHE
    25 septembre 2016 at 13 h 47 min - Reply

    MERCI POUR CETTE CONTRIBUTION BIEN FOURNIE…OUI LA  » VERITE EST AILLEURS !!! chaque jour, chaque annee on decouvre un morceau! un morceau des nombreuses dechirures de notre histoire! LQA a bien voulu reproduire l histoire du CAPITAINE ZOUBIR QUE L ALGERIE des clans n’a pas pu , n ‘ a pas su, n’ a pas voulu narrer a ces enfants sous peine de soulever les residus nauseabonds d une histoire falsifiee!!! A LA VEILLE DE LEURS DEPARTS A L EAU DELA ILS N’OSENT PAS ENCORE SE METTRE A TABLE DEVANT CETTE HISTOIRE QUI LES JUGERA CERTAINEMENT ET QUI NE LEUR ACCORDERA AUCUNE CIRCONSTANCE!!! LE SANG DU CAPITAINE ZOUBIR PARLERA BIEN UN JOUR.
    ON A APPAUVRI LES CAPITAINES ZOUBIR DURANT LA GUERRE DE LIBERATION NATIONALE ET ON APPAUVRI ENCORE AVEC LES MEMES METHODES SES DIGNES DESCENDANT POST INDEPENDANCE…IL N Y A PAS DE PAUVRETE DANS L ABSOLU DIT ONT ! IL Y A DES REGIMES QUI APPAUVRISSENT LEURS PEUPLES!

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  • rachid dahmani
    28 septembre 2016 at 7 h 49 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Simplement il y a toujours un tribut à payer dans la transformation. Autant dans les lois de la thermodynamique, que dans celles qui régissent les états et le monde entier. Aussi, la notion de rendement est capitale dans ce contexte et la création de richesse lui est directement proportionnelle. Il se trouve que dans notre pays cette notion est complètement ignorée. La création (transformation) par les mains, par le génie des neurones, par le développement des savoirs faire n’a jamais existé pour être entretenue. Par conséquent, et inéluctablement toutes les lueurs s’éteindront comme les petites bougies au cours du temps. Bonne journée à tous.

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