Édition du
10 December 2016

La nature de l’homme

Tahar GaïdPar Tahar Gaïd

L’homme aspire à la perfection : Le monde bouge, avance, progresse. L’homme, sans aucune considération de sa race, de sa langue, de sa condition sociale, de son ethnie … suit le même mouvement et cherche à se parfaire parce que sa nature veut ces transformations. Il en est de même de sa raison et de son intelligence qui l’incitent continuellement à cette perfection, sans laquelle il ne suivrait pas la marche du temps. Il est vrai que l’être humain ne se contente jamais d’une situation sociale constante, non réversible. Il aspire plutôt à un changement qualitatif et quantitatif de sa vie sociale. Chaque état social du présent recèle en lui des éléments du changement et appellent chaque fois à l’avènement d’un autre état social qui se projette dans un futur florissant, c’est-à-dire dans un monde meilleur, celui de l’avenir. A cet effet, il dépense toutes ses forces pour parvenir à cet objectif orné de bons et de beaux.

L’homme n’est pas seul à rechercher le bon et le convenable tant il est vrai que le monde humain n’est pas le seul habitant de la terre. Il partage l’univers avec les animaux et les végétaux. Ces deux mondes aussi s’efforcent d’éliminer les obstacles qui se dressent sur leur chemin et les empêche de les faire abandonner l’ancien pour s’intégrer dans le nouveau. Nous observons chez eux ce besoin du changement dans le sens du bien et du beau chez les végétaux et de toutes les autres vies naturelles. Cette tendance spontanée vers la perfection se vérifie, bien que d’une façon imperceptible, dans la partie la plus minuscule de la nature, comme l’atome, jusqu’aux phénomènes de dimensions exceptionnelles comme les voies lactées qui embellissent le ciel le plus proche de la terre. La volonté d’atteindre un nouvel objectif chaque fois que le précédent a été réalisé démontre que l’homme envisage de renouveler aussi chaque fois sa pensée en l’améliorant et en la corrigeant au contact des changements de son environnement. C’est grâce à la volonté de deux facteurs de sa personnalité, à savoir sa raison et son intelligence que son esprit épouse de nouvelles formes adaptées aux conditions et à l’évolution de son environnement social et intellectuel.

Il existe des variations constantes d’idées et de faits entre l’homme et les objectifs qu’il veut atteindre. Aussi pour parvenir à ses fins, il lui est demandé de corriger et de rectifier chaque fois sa façon de percevoir l’avenir en fonction des impératifs qu’il s’est imposé, adaptés aux accélérations sociale de la vie moderne. En réfléchissant aux changements observés dans l’univers, nous comprenons que l’homme ne représente qu’un élément tout à fait infime par rapport à l’immensité de son immense environnement universel. Il saisit, par la même occasion, que la vie quotidienne n’est pas façonnée d’instabilités, de précarités, d’inconstances et d’incertitudes. C’est au contraire un monde et une vie animés de mobilités mais aussi de crises, de dérangements et de déstabilisations. Il y a toujours d’un côté un monde moral et spirituel et de l’autre côté un monde immoral et de perversion.Quoi qu’il en soit, le monde bouge et notre environnement subit les bonnes et les mauvaises répercussions. L’homme n’ignore pas que la vie n’est pas conçue uniquement de belles choses. Il doit pourtant se préparer à s’adapter harmonieusement avec cette âme corrompue ou saine. Il lui est impossible d’échapper à cet ajustement. Au contraire, il est tenu de comprendre ces altérations de la vie sans quoi, il porterait forcément de graves préjudices à son être et à son milieu dans lequel il vit.

Il y a deux modes de  perfection ; celui qui revêt un caractère matériel et un autre qui dépend de la volonté de l’homme. En effet, la première nécessite des moyens et des matériaux adéquats. L’homme doit s’attaquer à l’exploitation de la nature. La richesse du sol et du sous-sol alimente l’industrie qui transforme cette matière première en biens de consommations Et ainsi le niveau de la vie sociale s’améliore et se perfectionne. C’est le produit d’un travail collectif, c’est-à-dire de tous les hommes d’une même société. Quant au changement de soi, il relève de la volonté humaine. Il est évident que la perfection de l’âme est une chose immatérielle. L’homme ne peut pas accéder à son désir en ayant recours à des moyens matériels. C’est donc un effort sur soi-même pour purifier l’âme.

Les hommes, qui projettent la transformation matérielle de la vie sociale en vue d’accéder au niveau de la perfection, doivent s’équiper d’un matériel lourd d’exploitation du sol et d’industrialisation.  Dans ce contexte, les êtres humains recherchent un perfectionnement matériel, soit la satisfaction de besoins matériels auquel profiteront tous les individus de la société. C’est ainsi que ces laborieux entretiennent l’harmonie des membres d’une même nation. Il n’en est pas de même de ceux qui aspirent à purifier leur âme ou à améliorer leur comportement social Ils n’ont nullement besoin de faire appel à des moyens en dehors de leur corps, de leur volonté et de leur intelligence car c’est un besoin de satisfaction d’une rénovation spirituelle. Leurs efforts constants tendent à annihiler les germes de l’immoralité qui souillent leurs âmes. Cette activité relève d’une responsabilité individuelle et morale.

Il est un fait certain que les inclinations de l’homme sont multiples. Ils participent à la perfection de cet être humain si elles sont bien maîtrisées, contenues dans des limites raisonnables, agencées et orientées dans le sens de la rectitude et de la droiture. Mais si cet homme ne met pas de frein à certains de ses penchants, il libérera des forces qui porteront préjudice à son comportement moral et érigeront des barrières à sa volonté et à son désir de parfaire son mode de vie social. Dans son esprit, le chaos se substituera à l’ordre des idées. Dans son comportement, la dispersion des efforts aura le dessus sur la discipline de sa raison, le jugement de son intelligence et l’altération de sa foi religieuse. De plus si ce sont des inclinations licencieuses, elles porteront atteintes à ses potentialités morales et saperont sa tendance naturelle à se réaliser pleinement. D’une manière générale, il se constituera des freins à sa marche vers le changement dans le sens du bien être moral et social.

La purification de l’âme : L’homme ne s’engage pas dans la vie aveuglément et sans planification de ses efforts et de ses démarches. Il se fixe des buts et chaque but atteint, d’autres les suivront. C’est une loi naturelle et même instinctive. La réalisation de chacun de ces objectifs immédiats ou lointains implique une ligne de conduite, composée parfois d’étapes et de haltes. L’homme doit s’y conformer s’il veut atteindre ce qu’il recherche de mieux. Certes, il lui arrivera de trébucher voire même de tomber. Pour arriver à ses fins, il doit cependant persévérer dans le cheminement de sa pensée et dans la continuité de son activité. Cette ténacité est encore plus nécessaire quand il s’agit de purifier et de perfectionner son âme. D’ailleurs, toute perfection réelle ne peut se concevoir sans la perfection de l’âme car l’être humain est assailli par des instincts pernicieux. Cependant, Dieu l’a pourvu d’une intelligence, s’il sait l’employer dans le sens de la réalisation du bien, il pourra maîtriser et vaincre toute pulsation nocive.

La perfection ne se conçoit pas seulement dans la réalisation d’avantages matériels. La belle et utile création n’est pas nécessairement le produit de travaux scientifiques. Ni les uns ni les autres ne s’accompagnent d’une profonde satisfaction. En fait, le premier et préalable contentement se constitue par la maîtrise des passions car l’action quelle exerce sur la volonté de l’homme est plus despotique que la tyrannie des hommes. Celui qui ne s’en délivre pas, se condamne à des actions qu’il pourra regretter. D’ailleurs, l’homme passionné ne réalise pas toujours ses désirs sociaux.

L’homme cherche à se purifier pour accomplir son perfectionnement qui est inné en lui. L’enfant, en bas âge, la recherche sans en avoir conscience. C’est dire que cette volonté de s’améliorer et de se parfaire est tellement ancrée en chacun de nous qu’elle revêt une force plus grande que celle des instincts et des passions quand l’âme est purifiée. .En effet, la force de l’âme purifiée est illimitée et peut faire aboutir, avec succès, des projets initialement voués à l’échec. L’histoire abonde d’exemples de ces hommes qui se sont surpassés par leur esprit de sacrifice et leur dévouement parce que leur âme a réussi à endurer toutes les peines et toutes les souffrances.

L’âme humaine est ouverte à l’éducation et au perfectionnement. C’est par elle que l’homme est capable de s’élever dans les sphères spirituelles et acquérir des qualités morales exemplaires et des vertus humaines sublimes. Elle renforce le caractère de l’homme et raffermit son esprit qui lui assigne des comportements moraux. A ce sujet, le Docteur Carrel écrit avec juste raison :

« Nous devons nous habituer à distinguer le bien et le mal comme nous savons distinguer l’obscurité de la clarté, le bruit du silence, puis nous engager à faire le bien et à renoncer au mal. Mais l’abandon du mal requiert une discipline du corps et de l’âme. Et la perfection n’est possible pour le corps et l’âme que par l’exercice de purification, et aucun excès dans la satisfaction des besoins de l’^me ne doit être permis pour celui qui entreprend de se purifier. »

« Cet état psychologique constitue la clé de voûte de la personnalité humaine ; il est comme une base ou un aéroport duquel l’âme prend son essor. La voie de la perfection est toujours orientée vers le haut. C’est la raison pour laquelle beaucoup de ceux qui l’empruntent finissent par en chuter.

« Parfois, ils tombent dans les fossés, dans les abîmes, parfois il se retrouvent sur les rives des fleuves, ou dans les lisières des champs, ou ils s’endorment pou l’éternité dans la loi ou la peine, la richesse ou la misère, la santé ou la maladie. Mais malgré cela, ils devront poursuivre leurs efforts et se relever après chaque chute, et tenter de gagner la foi, le désir, la volonté, l’esprit de solidarité , l ‘altruisme, et enfin la modestie et la franchise. »

Le monde matériel de notre époque traverse de multiples crises. Cet état ne lui suffit pas. Aussi déclenche-t-il des conflits voire même des guerres locales ou régionales. La vie de l’homme n’a plus de valeur à notre époque. Dans ce tourbillon d’événements sanglants où les pertes humaines n’ont plus d’importance, l’homme ordinaire ne sait plus de quel côté il doit tourner sa tête. Qu’il agisse dans sa vie individuelle ou sociale, il n’a plus la notion de la mesure, de l’ordre et de la juste appréciation des problèmes de la vie. Le fort exploite sans merci le faible. La justice des hommes pervers l’emporte sur la justice divine au point qu’il semble que l’être humain réprime les qualités émotives de son être. Il semble même qu’il n’a plus le moindre des sentiments pour son prochain.

C’est le monde de l’individualisme et de l’égoïsme. Dans la sphère de cet univers du chacun pour soi, où la solidarité, l’amour du prochain, l’assistance à apporter au faible… ont perdu leur sens. Les valeurs que Dieu a assignées à la fonction de califat sur terre ont égaré leurs repères de dignité humaine. Pire encore, l’ordre matériel et l’absence du spirituel ont annihilé la nature originelle de l’homme. On dirait que l’oubli de la morale a généré une vie dirigée par des facultés bestiales.

Le progrès industriel, l’augmentation du niveau social, la facilité de la vie, l’apparente coopération entre les nations cachent mal le désarroi de l’individu. L’homme collectif a cédé sa place à l’homme individuel. Aussi, l’humanité fait-elle payer aux démunis, aux dépouillés de leur terre et de leurs richesses les conséquences de ces « crimes » sociaux. Le nanti fait de l’ombre au bonheur et à la sérénité du damné de la terre. Il exploite à son avantage les perturbations sociales. Peu lui importe ses déviations morales. Ce qui aggrave la situation, c’est l’insouciance du riche devant le dénuement du pauvre ; c’est encore son désintéressement, gagné par son insensibilité face aux graves questions sociales de la planète d’où un regain de la désintégration de la cohésion sociale. Il ne faut plus s’étonner d’observer l’expansion des manifestations ouvrières en Europe où se mêle la violence et la perte des consciences de la responsabilité humaine dans les sociétés avantagées par l’avancement de la technologie. Que dire alors de la gravité des questions sociales du monde des dépourvus ?

L’éducation de l’homme : L’homme a plus que jamais besoin d’une éducation générale et en particulier d’une éducation religieuse. L’importance de l’éducation commence, dès l’enfance, à l’école maternelle. Avec de faibles moyens, l’homme a imposé l’instruction avant même l’invention de l’imprimerie par Gütemberg. C’est de cette instruction féconde et rentable que dépendent les diverses formes de développement des peuples et des nations. Car c’est à partir de cette formation intellectuelle qu’émerge la santé de l’esprit. Le besoin de se doter d’une bonne médecine est un autre souci majeur car c’est la base de la santé du corps. Santé de l’esprit et santé du corps sont les deux branches du développement social d’une nation. Ces deux objectifs louables s’inscrivent parmi les préoccupations capitales de l’homme ; ils relèvent de sa responsabilité dans la vie d’autant qu’en plus de leur avantage économique, ils interviennent dans la formation morale de l’individu et sa participation sociale dans la société.

Nous n’ignorons pas que les mentalités de l’être humain se transforment au fur et à mesure à travers l’histoire de l’humanité. Il en ressort que l’homme est bon par nature. L’effort éducatif renforce cette bonté. Elle est encore plus efficiente et plus fructueuse lorsqu’elle est renforcée par les enseignements moraux et spirituels des prophètes. Je pense, à juste titre, que si la méchanceté primait la bonté dans la gêne de l’individu, et si la dureté du cœur l’emportait sur sa tendresse, le Prophète de l’Islâm (p.p) n’aurait jamais pu transformer les mentalités des hommes et des femmes de son époque. Ainsi, les facultés mentales de l’homme se développent au fur et à mesure que se développent son corps et son esprit. Cette réalité nous en dévoile une autre, celle de l’existence de telles facultés dès sa naissance. C’est ce qui explique pourquoi, il apprend vite à écrire, à construire des phrases et d’abord à parler et à se représenter les choses de son environnement immédiat. Il grandit et ensuite quel que soit son avenir, il retournera auprès de son Créateur. Le Coran rappelle à Sa créature humaine qu’elle déploie d’énormes d’efforts au cours de sa vie. Ensuite, au bout de son parcours, court ou long, dur ou facile, il retournera certainement vers son Seigneur et Le rencontrera.

Dans cette perspective, l’homme a intérêt à s’’instruire des messages prophétiques car ils représentent, sans conteste, l’authentique doctrine d’éducation. C’est la condition s’il veut s’assurer une heureuse vie dernière. Or, celle-ci s’obtient par la perfection du salut. A ce sujet, Gustave Lebon écrit : « Après plusieurs péripéties, la philosophie a reconnu que la voie du monde métaphysique lui était fermée. Pour cette raison, nous sommes obligés de nous conformer aux ordres des médecins  psychologues qui connaissent l’âme humaine, et se préoccupent de sa perfection spirituelle et mentale. Ces médecins de l’âme et de l’esprit, ce sont les prophètes divins et les envoyés de Dieu. Ce sont eux qui transmettent à l’humanité le savoir nécessaire à son amendement, savoir qu’ils puisent à la source de la révélation et de l’intuition et consistant dans l’art d’atteindre le bonheur pour parvenir à la perfection. »

Ce n’est pas sans raison que le Coran tient compte, dans la formulation de ses règles, des deux dimensions physique et psychologique de la nature humaine. Il insiste sur cet aspect de l’homme, à savoir si l’homme ne reçoit pas une éducation de base morale, il sera forcément prisonnier de ses instincts naturels qui affaiblissent sa conscience et entravent le développement de son intelligence. C’est la double nature qui le rend apte à recevoir des influences les plus diverses, voire même contradictoires. Dans ce contexte, le quatrième calife de l’islâm ‘Ali a déclaré : « Les hommes doués d’intelligence ont une soif d’éducation semblable à la soif de pluie qu’éprouve un champ de culture. 

L’éducation fait subir un conditionnement aux potentiels et aux énergies des hommes car si ces facultés humaines demeuraient à l’état brut, elles deviendraient dangereuses et les condamneraient à l’état animal primaire. C’est par rapport à ces états que les actes humains seront jugés bon ou mauvais. A partir de là, l’homme sera récompensé ou blâmé. La bonne mention comble celui qui a su distinguer entre le bien et le mal. Tout dépend de son milieu. Le Prophète (p.p ) dit que l’homme naît musulman ; tel est sa fitra, sa religion originelle. C’est son milieu religieux dans lequel il a évolué depuis son enfance qui rend juif, chrétien, athée ou agnostique. Il en est de même de la moralité de l’être humain. Il devient bon ou criminel en fonction du milieu qu’il fréquente.

Il a de soi que l’éducation et les orientations morales et spirituelles jouent un rôle de premier plan dans la vie sociale de l’individu. Cependant le monde a, à travers les temps, déréglé l’esprit des hommes primitivement sains. C’est ainsi que les civilisations ont été construites sur le sang et la sueur des hommes qui ont été asservis par d’autres hommes. Les Etats-Unis doivent leur renommées et leur situation politico-économique à l’extermination des indiens d’amérique. En Australie, ce sont les aborigènes qui ont été les victimes des « blancs ». Partout c’est le crime qui a été l’instrument de l’évolution. Ces développements sociaux sont passés par des cadavres.

Aujourd’hui, il semble que de la mémoire humaine il a été effacé toute l’histoire des massacres d’hommes opérés par d’autres hommes. L’histoire continue à avancer comme si rien de criminel ne n‘était produit dans la vie des hommes. Elle draine pourtant des hécatombes d’humains, des génocides, du sang noirci par le temps … au vu et au su des individus du XXI ième siècle. Il existe comme un commun accord : imposons le silence à tous et laissons le crime odieux impuni.

Il n’est pas étonnant d’être témoin de cette règle puisque à notre époque encore les crimes sur une grande échelle ne sont pas réprimés. C’est le cas du plus grand des assassins, à savoir Bush qui circule librement. Mieux des associations et des organisations l’honorent. Sous le faux prétexte qu’il existe des armes chimiques en Irak de Saddam, il a fait massacré les populations et anéanti une culture et une civilisation Et le sang coule toujours dans cette zone géographique sans que personne ne puisse arrêter des tueries presque quotidiennes qui endeuillent des familles innocentes.

Le crime a gagné de prétendus musulmans. Ce sont les dirigeants de cet Etat qui se dit islamique qui sème la terreur et le crime, fait verser le sang d’innocents dans certains territoires musulmans don celui de l’Algérie. C’est comme s’ils n’avaient aucune sensibilité puisqu’ils éventrent facilement, sans que leurs mains ne tremblent, le ventre d’une femme enceinte ou tranche le cou d’un bébé. Si ces hommes ou plutôt ces sauvages étaient des musulmans – mais ils ne le sont que de noms – ils sauraient que le Coran les avertit que tuer un homme innocent, c’est tuer l’humanité entière. Il faut que les criminels soient condamnés à la peine capitale puisqu’en Islam c’est dans ce seul cas où la peine de mort est requise. Elle semble malheureusement nécessaire dans cette société de folie meurtrière. C’est le moyen de préserver la justice dans nos sociétés qui aspirent à vivre en paix.

Le Docteur Carrel écrivait au sujet des criminels d’un autre genre : « Il n’existe pas dans l’humanité de criminel par nature. La réalité est que beaucoup de criminels sont des hommes normaux et ordinaires. Certains d’entre eux sont même des gens d’une intelligence au-dessus de la normale. Les sociologues sont incapables  de les rencontrer et de les maîtriser dans les prisons. Beaucoup de brigands au sujet desquels les journaux publient tous les jours de nouvelles informations sont des êtres intelligents ayant des sentiments humains et une beauté naturelle, mais ils sont dépourvus de qualités morales. Beaucoup d’entre eux souffrent aussi d’insuffisances psychologiques.

« Cette angoisse et cette perte d’équilibre dans le monde de la pensée et de la conscience sont l’un des assaillants de notre époque. Bien qu’ont ait pu assurer une certaine sécurité dans les corps et les biens des grandes villes, il n’est pas possible de développer les activités intellectuelles et morales, malgré toutes les dépenses qui sont engagées dans l’éducation et l’enseignement. Les déséquilibres dans la conscience  s’observent même chez des personnalités sociales de premier plan. Les actes élémentaires manquent chez ces dernières  de cohérence ou de l’énergie nécessaire er même de finalité voire de tout cela.

« Les hommes les plus utiles et les plus heureux sont ceux dont les activités intellectuelles et morales sont équilibrées, cohérentes et complémentaires. Le facteur de la supériorité chez ces gens-là réside dans la qualité de leurs activités et leur équilibre. Nous devons fixer pour but à notre enseignement et à notre éducation de former des individus aux pensées équilibrées. C’est sur pareils hommes équilibré que nous serons à même de fonder la grande civilisation. »

Un psychologue contemporain écrit pour  sa part : « Il est établi de façon irréfutable et indubitable qu’il n‘existe pas dans l’humanité d’être méchant par soi. Il existe cependant  des psychopathes. La compréhension de cette réalité nous permet de dire sans exagération qu’il n’est pas de découverte et d’invention plus importantes depuis l’apparition de l’homme à nos jours que la connaissance de cette réalité. Quand les hommes s’en imprégneront, et que les sociétés d’édifieront sur cette connaissance, tous les déséquilibres sociaux, les conflits et malheurs se dissiperont. En effet, lorsque chacun  saura que l’avarice, l’envie, la couardise, le mensonge, la dissimulation, l’hypocrisie et les centaines d’autres défauts du genre sont les conséquences logiques des souffrances psychologiques, et qu’elles sont susceptibles comme on traite la toux ou l’indigestion, alors :

1) Tous les malades psychiques qui sont qualifiés de mauvais individus accepteront de se soigner avec un réel espoir de guérison, et deviendront des gens utiles à leur société.

2) Ces malades psychiques ne se sont plus regardés comme des individus dangereux, à éviter. Au contraire, en tant que malades, ils recevront l’affection des autres hommes.

« Il y a une différence énorme entre les deux conceptions.

« Dans la plupart des pays développés, ces principes sont mis en application progressivement, et l’on atteint grâce à eux des résultats encourageants. Il incombe aux écrivains qui souhaitent le bien à l’humanité d’œuvrer à la propagation  de ces idées de plus en plus utiles, afin d’en faire profiter toutes les sociétés du monde d’aujourd’hui. »

Cette théorie scientifique et philosophique, qui est aujourd’hui mise au compte de la science moderne est tout à fait compatible avec les préceptes religieux islamiques. Le Coran décrit le groupe des hypocrites comme des malades : Il y a une maladie dans leurs coeurs. »

Devons-nous penser que les dirigeants occidentaux sont des malades puisqu’ils mènent une politique hypocrite. En effet, ils se proclament haut et fort les défenseurs des droits de l’homme mais ils entretiennent de fructueuses relations commerciales ave les pays despotiques pour lesquels les droits de l’homme sont bafoués à longueur de journée au vu et au su de tout le monde. Mieux encore, ils leur vendent des armes de guerre. En effet, c’est un monde occidental qui n’a de regards que vers  ses intérêts matériels. Que dire alors d’Israël qui bafouent, avec arrogance, les résolutions de l’ONU et narguent, avec insolence, les puissances occidentales,

La civilisation que l’Occident construit s’échafaude sur l’écrasement de la dignité humaine du plus faible et l’écrabouillement de son honneur. C’est une civilisation d’une minorité qui se bâtit sur la pauvreté et la misère de la majorité. Celle-ci semble être excommuniée du circuit de la marche sociale du temps. Elle est seulement spectatrice.

John Dewey dit : « Un proverbe dit : « Qui veut noyez son chien, il l’accuse de rage » Les moralistes professionnels continuent de dépeindre la nature humaine comme un chien enragé. Ils l’exposent à toutes sortes de blâmes, sans que personne n’ose les contredire. Si l’on considère l’histoire de la morale, on s’aperçoit qu’elle a de tout temps  eu une attitude  sceptique envers la nature humaine, la décrivant toujours comme mauvaise et vile. Le seul souci des moralistes était de débattre des voies et moyens de dominer cette nature, au point que certains vinrent à penser que si la nature humaine n’était pas à ce degré d’infériorité, de faiblesse et de dégénérescence, la morale n’aurait eu aucune raison d’être.

« Certains écrivains tentèrent d’attribuer l’origine de cette idée d’une nature foncièrement mauvaise aux adeptes des différente religions, en disant que pour mieux glorifier le Créateur, ils ont décrit l’homme comme un être au plus bas de la bassesse. Honnêtement, il faut reconnaître que cela est vrai dans un certains sens ; en effet, les croyants voient sans aucun doute que l’âme humaine est quelque chose de corrompue à l’extrême. En fait, ce regard négatif est très déplacé, car si l’^me humaine est point mauvaise, où vient-ils que les hommes arrivent à s’amender et à purifier leur âme, et entreprennent même de guider les autres ? »

La pureté de la nature originelle : Le Prophète (p.p) de l’Islam a dit : « Tout nouveau né vient au monde avec une nature vierge (al-fitra) jusqu’à ce que ses parents en fassent un juif ou un chrétien. »

Le quatrième calife de l’Islâm ‘Ali a dit dans ses recommandations à l’un e ses enfants : « Le cœur du nouveau né est comme une terre non semée ; elle accepte tout c qu’on y jette. J’ai donc commencé à t’inculquer la bonne conduite avant que ton coeur ne durcisse, et que ton for intérieur soit occupé par d’autres pensées. »

L’homme naît généralement sain physiquement et mentalement. Mieux encore, il existe chez tout être humain une force imperceptible qui le pousse dans le sens du bien et de l’utile. Chaque fois qu’il s’écarte du parcours tracé, cette force le ramène dans le droit chemin. Les philosophes assurent que toute nature soumise à une force dominante, éprouve, en contrepartie, un puissant désir de retourner à son état originel. Depuis l’Antiquité, ces philosophes répètent que la raison spéculative est la faculté humaine la plus sublime, alors que la capacité de perception du réel au moyen de cette faculté est très limitée, et ne présente pas toutes les garanties d’efficacité.

Dans maints endroits, la raison se montre sans effet, comme dans le cas du jugement équitable des condamnations des criminels et des délinquants, ou dans le fait de donner des ordres en vue de faire le bonheur d’autrui. C’est que les juges sont des êtres humains. Leur jugement ne peut pas toujours être juste et équitable.

Il existe d’ailleurs de nombreuses erreurs judiciaires. C’est le cas de ce jeune juge en France qui a décidé la mise sous mandat de dépôt de nombreuses notabilités, hommes et femmes, d’une petite vile à la suite d’une dénonciation arbitraire d’une femme. Le magistrat n’a pas poussé plus loin ses investigations, se contentant du faux témoignage de la femme laquelle a fini par se rétracter. En conséquence, il est nécessaire que dans la conscience de l’homme, il y ait une autre faculté indépendante de la raison, qui serait la source de la plupart des sentiments de bien, de l’altruisme, de la quête de la perfection, afin, afin que par elle on puisse interpréter les actions morales.

Le Coran nous enseigne que Dieu a déposé chez tous les nouveaux nés de bonnes qualités et de bonnes manières. La moralité, faite de droiture et de rectitude, est donc quelque chose d’inné chez l’individu. Certes, le premier homme a été façonné de terre argileuse. Il lui a été aussi insufflé un esprit. Au cours de ses passages d’un âge à un autre, Dieu, par l’intermédiaire de l’enseignement coranique, le dote de l’amour de la foi, de la haine de l’impiété, de la dépravation et de la désobéissance. Il a renforcé son éducation morale de sorte que son comportement quotidien soit animé de diverses vertus. Nous lisons dans le Coran ce qui suit : « Dieu vous a fait aimer la foi, et l’a embellie dans vos cœurs, et Il vous a fait détester l’impiété, la dépravation et la désobéissance. Il appartient à l’homme d’entretenir la pureté de son âme car comme l’indique le Coran : « Par l’âme et Celui qui l’a équilibrée * et lui a inspiré son libertinage et sa piété ! * En vérité, l’homme qui purifie son âme sera sauvé* et celui qui la corrompt sera réprouvé. » (S.91, 7 à 10).Les poètes ont également ont également chanté la pureté de la nature originelle. Il en est ansi de Hâfiz qui a vécu au treizième siècle et a clamé ces vers dont la traduction fait perdre le charme :`

Toute cette bonté, cette fidélité qui se trouve en nous,`

Je ne me les suis pas imposées ; je suis né avec !


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