Édition du
5 December 2016

L’injustice dans le partage, l’inégalité dans la répartition et Al Hogra dans l’échange

dab« Nous n’avons point d’Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d’Etat, c’est la raison des bureaux. On nous dit qu’elle est auguste. En fait, elle permet à l’administration de cacher ses fautes et de les aggraver. »Anatole France

Les algériens  ont une contrainte  consolidée en un gène qui compose leur instinct dans ce contexte  trop déséquilibré. Ce gène leurs permet de créer de fausses interrogations, courir sans cesse  après les ennuis erronés, de vivre avec de faux problèmes ou supposés risques, d’avoir trop d’illusions, de se croire les plus forts, toujours les premiers, toujours les meilleurs….et d’omettre de s’attaquer aux vraies difficultés du présent et d’avenir. C’est très difficile pour eux  de ne plus croire à la rente pétrolière qui actionne peu dans  le bien et  beaucoup dans le mal. Pour bientôt, cette ressource  va tarir, et le manque du savoir  de faire de la substitution positive  en cas ou le pétrole et le gaz ne nous permettent plus de subvenir à nos propres besoins. les algériens sont en effet encore nombreux à croire que  a la vache providentiel (Bakarat al haloub) .

Pendant la période du socialisme algériendes solutions viables et utiles pour bien vivredans l’à  venir dans une société postindustrielle(les industries industrialisantes = géni algérien gâché), pour  une Algérie pouvant faire vivre plus de 100 millions d’habitants, si l’optimisation et la rationalisation  des ressources humaines et technologiques qui sont quasi-illimitées (à la différence des ressources naturelles) pouvait créer toujours plus, une valeur ajoutée, donc un capital qui enfante de l’accumulation du capitalcréatif .

Le positivisme se fait par la construction d’un Etat  de droit. Cet état de droit    est plus important que la démocratie( responsable-populaire….), car il permet à travers ses propres institutions d’animer les bonnes idées,serait encore capable et utile pour mieux  guider le pays,  de faire de ses  institutions qui ressemblent à une mère capable d’accompagner  et  prendre soin et en charge  ses propres habitants, éducationdes enfants , des élèves, des lycéens des étudiants pour  enfin arriver de  développer un écosystème environnemental et institutionnel de qualité  ou chaque citoyen positif trouvera sa place et sa force selon la norme de l’état et non du « bniaamiste »( clientélisme).

Dans un état de droit, la plus belle chose  que le lambda Algérien  espère( le rêve algérien)est que devant la « LOI » on est tous « EGAUX », le socialisme voulait nous faire valoir l’égalitématérielle au détriment de la liberté de conscience, faisant que la liberté l’emporte sur l’égalité, la société se retrouve altérée dans un sens comme dans l’autre.Comment  peut-onconcilier le droit de l’esprit par une foi véritable, il faudrait mettre en place un système ou se joue la foi, la compétence, l’émulation et un système de mérite….

Actuellement, la société algérienne  est en dehors de l’état de droit, elle se doit de lutter encore et toujours contre les  injustices sociales et les inégalités sociales qui se dessinent dans le cadre d’absence de création de richesse et  la mauvaise distribution de revenus. Ladémocratie ne peut garantir ni  la justice, ni l’égalité…..Les « quatre poids quatre mesures »( injustices)ont été  fabriqués dans les pays les plus démocratiques.

Quand on parle de liberté, il y a celle se rapportant à la création de richesse c’est-à-dire d’entreprendre, plusieurs systèmes existes depuis les  classiques en passant par les marxistes (socialisme et communisme), dulibéralisme  à l’ultralibéralisme..)Mais il ya aussi  la liberté politique (voter librement, élire des représentants)qu’il ne faudrait pas oublier, ni mettre de côté.

La liberté était aussi  de ne plus être ponctionné par la  fausse noblesse  la « loi de la force » mais bien par la citoyenneté c’est-à-dire celui qui est à jour avec ses paiements d’impôts (droits et obligations).

Nous ne sollicitons pas l’instauration del’égalitarisme tel qu’il a été mis en œuvre en partiedurant la période du  socialismealgérien car l’égalitarisme contraint  à une perte invariable de chance pour toute la société. Ce socialisme  a engendré  des conséquences asphyxiants sur toute la société et son état d’esprit d’assistanat(les biens appartiennent à tout le monde et à personne à la fois mettaient le patrimoine du pays en danger avec l’expression « Hadataa bak ! »).Cette situation  qui date depuis 70 à nos jours s’est caractérisé  encore par :

Le système (socialiste « années 80 » et l’économie de  Bazard  « années 90à nos jours ») a rendu le travail  médiocre etcouteux ettrès conflictuel (trop de règlementations non respectées sauf pour les lambadas, des contraintes formant des goulots d’étranglements, de rigidités d’esprit et d’entreprise, trop d’impunité, trop de laxisme…..et de bureaucratie alarmante  nuisent évidemment à l’efficacitééconomique, sociale et culturelle).Il tue l’envie et le besoin de réussir et même celui de travailler. Il détruit l’école etl’instruction publique.il répand le mal dans le contexte et compresse le bien pour l’éliminer.

*En prétendant que tout le monde ( legros %) devait avoir un bac (alors qu’on aurait dû favoriser l’éducation tout au long de la vie.

* on a massacré  le goût et l’envie  d’apprendre, de lire, d’étudier, de se cultiver, de créer la richesse… de passer du temps et de l’énergie pour progresser.

*certains  pensent (« pédagogues ») que  les jeunes élèves sont très influençables : non seulement ils constatent que ceux qui ne travaillent pas restent dans les classes (peur de la déperdition scolaire), ces vauriens continuent leur travail de sabotage de classe. Comme ceux qui ne réussissent pas dans leurs cursus scolaire se trouvent bien placé et les autres en mauvaise posture.

*d’autres enfants issus de familles humbles, connaisseuses et concernées sont souvent tournés en dérision, stipendiés ou même harcelés  par les cancres et voyous, m’harga( baltajya) qui ont désormais tous les droits et les instituteurs et  profs pratiquant plus  la paix scolaire comme en entreprise on pratique la paix sociale.

*l’Internet  est l’unique outil informationnel, il  est un lieu de débat où notre anonymat nous permet de nous exprimer librementTant les médias institutionnels (publics et privés : médias dits alternatifs) nous enfument.Comprenons enfin qu’il y a certes une  pléthore de médias presses écrites  et audiovisuelles, mais une binarité( Pouvoir-argent) dans la réflexion, la morale et la science étant quasiment absentes dans ce contexte.

Le résultat final  est le suivant c’est la destructionpréméditée de la société :

-*les pauvres (povricos=lambadas) sont balisés  dans un circuit  inextricable d’aidessocialeset un assistanat qui leur retire à la fois dignité et capacité de se prendre en main.

-*la classe moyenne est tiraillée vers la pauvreté : le chômage, la crise économique, la rente insuffisante,l’inflation….

-*les  faux richesou « KhanzinebeDrahem » ne savent du tout pas jouer le rôle de locomotive financière et sociale dans l’économie.

-*Les « beznassas »( spéculateurs) ,on les encourage à thésauriserde la rente par le gain très facile pour pérenniser l’économie spéculative. Savoir gagner de l’argent sans travailler est un modèle très répandu chez nous qui relève du négativisme sociétale…

La lutte contre les inégalités

Le libéralisme  confondu avec le « bazardisme »actuel a fait tomber le taux d’extrême pauvreté des algériens à un pourcentage conséquent (voir les chômeurs, les mendiants, les « hittistes »et les laissés pour compte…).Il y a mille manières de justifier ces inégalitésqu’une politique égalitaire est nécessairement liberticide. La délinquance financière qui se manifeste au niveau de notre environnement politique et économique  n’est pas seulement un scandale moral : c’est un  grand préjudice pour la nation. Les milliards qui sont détournés par les grands responsables cités par la presse sont autant de Dinars qui n’iront pas renflouer les caisses de la sécurité sociale et des contributions diverses. Cette délinquance financière contribue forcement au renforcement de l’insécurité sociale, politique et économique. Les plus riches dans ce pays  se croient déjà  au-dessus des lois. Ils  transgressent les lois et ils pensent avoir intérêt à le faire. Par conséquent, pour que la société algérienne  puisse tenir dans la justesse, il faut obligatoirement  faire marcher les gens à la carotte et au bâton dans le cadre de la règle de droit: réprimer sévèrement les criminels et les délinquants, et récompenser ceux qui travaillent  bien et dur ou ceux qui contribuent à l’enrichissement global de la société.

. Les responsables qui dirigent une institution qu’il soit état ou autre, et  qui a le monopole de la violence légitime ainsi qu’une gestion purement étatique de l’économie aboutit non seulement à des abus de pouvoir mais  aussi à une répartition inégale des richesses  . Enfin, on peut constater qu’un accroissement démesuré des inégalités engendre nécessairement une diminution de la liberté. Quand les pouvoirs politiques ou économiques sont concentrés entre un groupe très restreint,  il en résulte toujours une forme de tyrannie sous diverses formes.

                              La prison est l’école du crime

La lutte contre les inégalités est un concept que bientôt plus aucune tête pensante et entreprenante ne devrait ignorer: les jeunes « HARRAGAS » partent à l’étranger pour faire des  affaires et avoir une situation( les exemples de ceux qui ont réussi sont patent ), les « enfants » de la  classe technocratique   rêvent d’un travail peinard dans les institutions d’état et les laissés pour compte les lambadas tergiversent au gré du vent et  des rencontres entre la désespérance sociale, les multi- trafics en tout genre ou le djhiad chez DAECH…….

Ce pays d’aujourd’hui n’a rien d’autre à proposer aux algériens lambadas que des incantations contre les riches ou les inégalités provoquant la désintégration de la société.Ce pays négatif est condamnée dans la médiocrité car il refuse de comprendre et d’accepter que la réalité amère résiste à ses dogmes injustes et inégales et que les  bons hommes  ceux qui aiment progresser ont besoin de rêver, de s’élever, de se développer, de se distinguer par leurs qualités humaines, scientifiques,  culturelles et créatives

Quant aux mauvaises  solutions sinon  débiles (retouches sans modèle, ni stratégie de développement, ni projet de société, ni espoir de bien faire) qui consisterait à ne réserver la rente qu’aux « Beznassas » et la responsabilité de  toutes leserreurs de l’esprit qui fait prendre des apparences pour des réalitéssociales  c’est en fin de compte une assurance de la ruine, de la déliquescence  de l’Algérie   à moyen terme. La loi, la morale, la justice, l’égalité et le respect qui devront édifiés l’état de droit ne trouve pas de place dans ce pays.

les électeurs sont complices de tous les actes idiots, frauduleux et criminels accomplis par le gouvernement ; ils sont responsables de choses qu’ils n’ont aucun moyen de comprendre ou de contrôler.

… La démocratie corrompt aussi bien les votants que les bénéficiaires du vote. Des études montrent que les électeurs sont incapables d’isoler leur vote de leurs intérêts personnels. Ils ne votent pas en conscience ; ils votent pour leur portefeuille. Les retraités votent pour davantage de Sécurité sociale et d’assurance-maladie. Les riches votent pour payer moins d’impôts. Les pauvres votent pour avoir davantage d’aides sociales. Et les initiés manipulent les deux candidats et les électeurs afin d’obtenir ce qu’ils veulent.

« les gens ne sont ni toujours bons ni toujours mauvais, mais toujours sous influence ».

L’influence exercée par la politique est comme une énorme pleine lune : les plantes germent, les femmes accouchent… et les fous hurlent dans les asiles.

Le tiraillement de cette attraction lunaire est même source de dépravation et de dégénérescence chez des gens sympathiques et normaux. Peu d’électeurs peuvent y résister. Et pratiquement aucun politicien.

Même s’ils ne sont pas lâches avant de prendre leurs fonctions, une fois que les nouveaux élus entrent dans la porcherie, ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne dérapent et ne se vautrent dans la fange avec les porcs.

BENALLAL MOHAMED


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2 Commentaires sur cet article

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  • rachid dahmani
    22 novembre 2016 at 15 h 33 min - Reply

    Bonjour,

    En somme et en résumé, dans ce contexte précis on peut définir l’être humain dans une seule qualité qu’est l’égoïsme. Ce n’est que le pan naturel de la chose. Cela est certainement évident pour tout le monde. Ce n’est que par la suite, une fois bien rassasié, que l’être humain se mettra à penser aux autres et sera bon altruiste. Ceci bien sur dans la règle générale et effectivement c’est ce qui est constaté partout dans le monde. Il y a simplement que les équilibres sont mieux régis en occident et aussi dans d’autres pays que dans les dictatures comme chez nous. L’égoïsme poussant fait les sociétés en occident arrive à trouver un « compromis relatif » pour évoluer à l’intérieur et cela donne effectivement l’impression que c’est du tous pour un et un pour tous… ce qui est loin d’être notre cas. Bonne journée à tous.

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  • amini
    27 novembre 2016 at 13 h 48 min - Reply

    L’article relate une vérité absolue
    Quand sortirons nous de cet enfer et de cet engrenage qui perdure?
    Il est temps de se réveiller de notre léthargie et de passer à l’action et demander des comptes à ces voyous

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  • Congrès du Changement National

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