Édition du
22 September 2017

Il y a 22 ans, l’effroyable carnage de SERKADJI

Salah-Eddine SIDHOUM

Un rappel pour l’Histoire, afin que nul n’oublie les crimes du régime illégitime.

Il y a 22 ans, le 21 février 1995, 21e jour du Ramadhan, a été commis un effroyable carnage à la prison de Serkadji d’Alger.

Une centaine de personnes dont 4 gardiens furent tués ce jour-là. Cette machination orchestrée, comme celle de Berrouaghia en novembre 1994 (49 morts), par les officines de l’éradication, sous couvert d’une « tentative d’évasion » restera une tâche noire, indélébile, dans l’histoire de l’Algérie contemporaine.  

 Liste non exhaustive des victimes

1 – Condamnés à mort

– Ait Bellouk Mohamed

– Ahlouche Tewfik

– Benbelaïd Abdelhafid

– Benrabah Abdelkader

– Bouakaz Mourad

– Bouazza Azzeddine

– Bouhroud Abdelhamid

– Bouraïne Seddik

– Cherifi Omar

– Dada Tahar

– Djebbar Nabil

– Djillali Belkacem

– Dridi Nacereddine

– El Oued Mohamed

– Hadjouti Mustapha

– Harik Noureddine

– Kestali Rédha

– Mouici Boualem

– Moutadjer Hocine

– Salmi Rabah

– Saïdi Abdelkrim

– Saïdi Lamri

– Saïdi Mouloud

– Saïdi Moussa

– Tebbi Mohamed

– Touami Rabah

2 – Condamnés à perpétuité

– Arrouche Aïssa

– Benallal Mohamed

– Boualem Kada

– Boubbbbd-Alacha Sid-Ali

– Bouchafa Zakaria

– Bouzenoun Boualem

– Chanoun Saddek

– Cherif Brahim

– Cherrati Ykhlef

– Kaci Seddik

– Mechrouk Mohamed

– Negliz Abderrahmane

– Saadallah Nacer

– Saadoun Miloud

– Sadoun Mohamed

– Touhami Abdelkrim

– Tounsi Bouzid

3 – Condamnés à terme et prévenus

– Belkacem Mohamed

– Bellili Rédouane

– Bouazza Abdelaziz

– Bouguerroumi Smaïl

– Boumezrag Djamal

– Cheriar Fodil

– Daoudi Samir

– Djaafari Fayçal

– Hanifi Rafik

– Hocini Smaïl

– Kaouane Hacène

– Karabadji Benacer Mohamed

– Ketmouni Ahmed

– Kouider Ammi

– Kritous Mourad

– Lamara Kamal

– Ouahid Guebli

– Rahmouni Boudjemaa

– Remit Rabah

– Sifi Samir

– Si Mozrag Mohamed Yacine

– Tadjouri Kacem

– Taouche Rédha

– Zoubiri Krimo

4 – Détenus de droit commun

– Achour Sofiane

– Akrour Rachid

– Benafta Mourad

– Benarbaoui Mohand

– Benchadallah Mohand

– Benhamid Abdelkrim

– Bouina Abdelghani

– Boulefrakh Djamal

– Bouzemouche Mohamed

– Djaber Amar

– Hedroug Ouahid

– Kritouche Amar

– Souilal Belkacem

 


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6 Commentaires sur cet article

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    22 février 2017 at 18 h 19 min - Reply
    • Ali ibn chahid
      27 août 2017 at 17 h 27 min - Reply

      A tous ceux qui ne connaissent pas le visage caché et affreux de ce régime pourri,je leur conseille de lire et relire ce livre blanc,plein d’enseignements terribles sur ce que s’est passé en Algérie il y a à peine deux décennies de cela,afin que personne n’oublie.
      Âmes sensibles prenez vos précautions!
      Je tiens à remercier le Dr Salah Eddine Sidhoum et ses coll.pour ce travail d’investigation minutieux pour l’histoire.Que Dieu vous Bénisses!




      3
  • lyes laribi
    22 février 2017 at 22 h 34 min - Reply

    Aussi pour l’histoire, une bonne partie de ces hommes étaient avec moi à Blida. Je n’oublierai jamais cette nuit, la veille de l’Aid el kebir, où le fils de Belkacem djillali a demandé à un gardien de le laisser rendre visite à son père dans sa cellule. Pour rappel, il y avait cinq membre de la famille djillali à Blida, Belkacem et ses frères kadour, mahi ainsi son fils et un de ses neveu. Le malheur de cette requête de ce gamin de 15 ans a été transmis par le gardien au pervers capitaine Djamel. La suite, ce que je vais raconter, je pense même les soldats israélien n’auraient pas osé un tel scénario la nuit d’une fête religieuse: le capitaine Djamel accompagné de militaire et du pervers prévôt Magharia simule une fouille. En arrivant dans la cellule de Belkacem, ils l’ont déshabillé et l’ont fouetté. Ils lui confisquèrent ses vêtements ainsi ses couvertures. Après, ils se sont dirigé dans la cellule du fils et ils le déshabillèrent et ils le sortirent de sa cellule sous les coups de fouet en lui disant qu’ils allèrent exaucé son vœux. Devant la porte de la cellule de son père, le garçon a voulu résister pour ne pas rentrer en s’accrochant aux barreaux mais en vain devant la furie des militaires ainsi celle du prévôt. Après les avoir enfermés, une fois le capitaine parti, les militaires se sont bagarrés entre eux pour savoir qui aurait le privilège de venir devant la trappe déguster le spectacle de l’humiliation. Ils les ont laissé ainsi toute la nuit. Le père se cacha derrière le mur des toilettes et le fils a passé la nuit à l’intérieur des toilettes. Lors de l’une de ses déclarations, Nezzar disait que les militaires qu’il ait dirigé n’étaient pas des sauvages. Je laisse le lecteur de LQA de faire sa propre opinion.
    Allah yarhamhoum.




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    • Ahcèn Habib
      26 août 2017 at 11 h 37 min - Reply

      Et dire qu’ils voulaient sauver l’Algérie par l’intermédiaire de leur comité de sauvegarde!Ces sauvages et leurs supporters vont le payer très très cher dans le monde d’ici-bas ou dans l’au-delà! Qu’ils se préparent et fissa!Tout est documenté.
      Sadjil ya tarikh!




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  • Nordine
    11 mars 2017 at 14 h 12 min - Reply

    Qu’Allah les accepte en martyrs
    emprisonnés dans des conditions effroyables ils les ont délibérément et volontairement massacrés ça prouve la barbarie du régime sécuritaire.
    leurs slogans étaient oust dégage, c’est des méchants terroristes y a rien à voir et à comprendre, on est les sauveurs de l’Algérie !!!
    la complicité de l’europe sur les carnages commis par les forces de sécurités passés sous silence ne font qu’accélérer un processus que nul ne pourra prévenir et encore moins contenir ………..




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    • Ali ibn chahid
      26 août 2017 at 12 h 55 min - Reply

      Les terroristes ces des délinquants sans foi ni loi.
      Mais les tortionnaires militaires d’en face sont des criminels issus d’un régime pourri et tous ceux qui l’applaudissent 25 ans après n’ont rien compris à la marche de l’histoire car la pourriture de leur système arrive à grands pas.




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    Congrès du Changement Démocratique