Édition du
26 May 2017

La Basmala

Bismi Allâhi ar-Rahmâni er-Rahîmi

De par le nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

Par Tahar Gaïd

La Basmala ouvre le Livre de Dieu et se place à la tête de chaque sourate, exception faite de la vingtième intitulée « an-Naml = les Fourmis » où elle figure à l’intérieur du texte. Les ‘uléma ne partage pas le même point de vue quant à la position de la basmala par rapport aux sourates : y constitue-t-elle un des versets au même titre que les autres ou bien sert-elle seulement de séparation entre elles ?

Il est admis que le Prophète (s) ne connaissait la fin  d’une sourate et l’inauguration d’une autre que lorsque la révélation commençait par Bismi Llâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi.  Ceci fit dire à Mâlik et à Abû Hanifa que la basmala ne s’inclut ni dans la Fatiha ni dans aucune autre sourate. Quant ash-Shâfi’i, il émit deux opinions divergentes : à un moment, il prétendit qu’elle entrait en ligne de compte dans les versets de « l’Ouverture » et ne l’ »taitv pas pour le reste des sourates, tandis qu’à une autre période de sa vie, il affirma qu’elle représentait le premier verset de chacune d’elles. De son côté, Dâwud dit que ; bien qu’elle se plaçait au début de la sourate, elle n’en faisait pas, pour autant, partie.

Une autre question a été soulevée par les fuqaha au sujet de la formulation de la basmala à haute voix ou non au moment de la récitation du Coran. Quant à la Fâtiha, aussi bien ceux qui ne l’y incorporent pas que ceux qui l’y incluent, ils sont unanimes à dire qu’elle se prononce sans élever la voix. Il en est autrement des autres sourates. Le désaccord existe également y compris au sein de ceux qui  la considèrent comme le premier verset  constitutif de chacune des sourates. Pour ash-Ashâfi’î, il convient de se faire entendre en énonçant la basmala que ce soit avec la Fâtiha ou les autres sourates. C’était ce que faisaient, parmi les Compagnons du Prophète (s), Abû Hurayra, Ibn ‘Umar et autres Ibn ‘Abbâs lequel, selon Abû Dâwud et at-Tirmidhî, a dit que le Messager de Dieu (s) inaugurait la prière en prononçant à haute voix la basmala.

Pourtant, des fuqaha se prononcent, lors de l’Office, contre l’élévation de la voix en récitant la basmala. Cet avis est certainement le pus valable, étant confirmé par les quatre premiers califes. Aussi l’école d’Abû Hanifa et d’Ibn Hanbal en font leur doctrine. Quant à Mâlik Ibn Anâs, il adopte une attitude tout à fait différente : la lecture de la basmala ne se fait ni à haute voix ni à basse voix. Il se conforme à l’affirmation de son parent Anâs Ibn Mâlik qui déclara : « J’ai prié derrière le Prophète (s), Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân ; ils ouvraient  l’Office avec la Fâtiha sans mentionner la basmala ni au début de la lecture ni à la fin. »

Le litige persiste encore aujourd’hui : des musulmans récitent la basmala à haute voix et au début de chaque salât, au moment où d’autres n’en font cas. Quelle que soit l’attitude adoptée, celle-ci ne remet pas en cause la validité de la prière.

Lorsque ‘Utmân Ibn ‘Affân, le futur troisième calife de l’islâm, interrogea le Prophète (s) sur la signification de la basmala, il lui fut répondu : « C’est un des noms de Dieu. La séparation, qui existe entre celui-ci et le nom d’Allâh al-Akbar, est si proche qu’elle ne dépasse pas ce qui sépare le noir du blanc de l’œil. »

Selon une chaîne de transmission qui remonte à Abû Sa’îd, le Prophète (s), le Prophète (s) dit : « ‘Isâ (Jésus), fils de Marie, fut prédisposé par sa mère à étudier le Livre. Lorsque son maître lui dit : « Ecrit ! », il répondit : « Que dois-je écrire ? » Il lui répondit : « Bismi Llâhi ». A la question de connaître le sens de cette formule, le maître avoua son ignorance. Alors, Jésus lui donna cette explication : « Le Ba exprime la Splendeur de Dieu, le Sîn Sa Grandeur, le Mîm, c’est Son Royaume où il n’y a pas de divinité en dehors de Lui. Ar-Rahmân veut dire qu’Il est Tout Miséricordieux en ce monde et dans l’Autre. Ar-Rahîm.

Cette narration est toutefois contestée par certains car elle s’inscrirait, selon eux, dans le cadre de ces histoires relatées par des juifs convertis à l’Islâm et connues sous le nom al-isr$aïliyât. Pourtant, ces propos de Jésus ne contredisent la portée spirituelle de la basmala. Ce qui est certain, c’est que le Prophète a bien dit : « Il m’a été révélé un verset qui n’est descendu que aucun envoyé, à l’exception de Salomon (Sulaymân), fils de David (Dâwud) : Bismi Llâhi ar-Rahmâni er-Rahîmi ». Ainsi, selon Tabarî, traduit par Pierre Godé :

« Dieu, en tant que Rahmân englobe toutes les créatures dans Sa miséricorde universelle dans ce monde et dans l’Autre, et en tant que Rahîm, il exerce une miséricorde particulière à l’égard de certaines créatures dans tous leurs      états ou de toutes les créatures dans certains de leurs états (c’est-à-dire dans cette vie ou dans l’Autre).

« Ainsi Dieu est Rahîm dans ce monde à l’égard des croyants afin qu’ils respectent Ses Ordres et évitent de Lui désobéir ; en effet, ce sont là des bienfaits qui n’ont pas été accordés aux associationnistes et aux incroyants, ni à ceux qui s’écartent de Son obéissance. Dans l’Autre monde, Dieu est également Rahîm à l’égard des croyants pat les délices perpétuels et le succès éclatant qu’Il leur a préparés dans Ses Paradis … 

« Par contre, eu est Rahmân dans ce monde, à l’égard des croyants et des incroyants, car Il les englobe tous dans Sa miséricorde universelle par les innombrables bienfaits qu’Il leur accorde : la subsistance, la pluie, la santé physique et morale ; Il est encore Rahmân dans l’Autre monde à l’égard des uns et des autres par Son équité et Sa rigueur « car Il ne lèsera personne fût-ce pour une chose infime et si c’est une bonne action, Il la multipliera et en Il donnera une immense récompense. » (S.45, 40)

La basmala a cet avantage d’assurer le salut de celui qui la prononce. Ahmad Ibn Hanbal rapporte dans son Musnad cet événement : Au moment où le cheval du Prophète (s) trébucha, l’un de ses Compagnons dit : « Que le Diable trébuche et tombe ». Alors le Messager de Dieu (s)  lui déconseilla l’usage de cette formule car elle accroît l’infatuation de Satan qui, partant, s’enfle davantage d’orgueil. Par contre, pour le rabaisser, il convient de dire : « Bismi Llâhi », ce qui l’humiliera ; il s’estimera alors aussi petit que les mouches.  

Il en résulte que si d’aucuns font de la basmala une obligation lors du dhikr, en général, son énoncé est fortement recommandé avant de procéder à l’accomplissement d’un acte, avant de prononcer un discours ou d’entamer une quelconque écriture. Il va des soi qu’elle se prononce d’effectuer les petites ablutions. « Tout acte dit le Prophète (s), qui ne commence pas Bismi Llâhi, subit une mutilation ». Il dit aussi : « Les ablution (al-wudhû » n’ont aucune valeur sans bismi Llâhi ». D’ailleurs, le mot bismi se compose de la particule Bi, qui veut dire « par », ce qui suppose qu’un acte va suivre, et ism, c’est-à-dire le nom. Il en résulte que l’ensemble signifie « Je commence par le nom de Dieu ». Il est ainsi fait mention du nom de Dieu avant de s’acquitter d’une action écrite ou verbale afin de la sacraliser. Ce fut ainsi que lorsque l’ange Gabriel transmettait la révélation à un prophète, il lui été ordonné de dire : « Par le nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». Et nous concluons par la formule de l’Unicité.

Lâ Ilâha Illâ Llâh= Il n’y a de divinité que  Dieu

L’imâm Fakhru-d-Dîn Ar-Râzî a énuméré 24 appellations relatives à la formule

« Lâ ilâha illa Llâh » dans son ouvrage « Lawâmi’ Al Bayyinât ».

1 – At-Tawhîd : la reconnaissance de l’Unicité DivineCar Allâh a dit : « Nous avons été généreux envers le Fils d’Âdam » [S .17, 70]. Une grande part de Sa Générosité consiste dans l’acquisition par l’être humain de la pureté à travers la croyance en un Dieu Unique, car la reconnaissance de l’Unicité Divine fait disparaître l’impureté causée par la mécréance.

2 – Al-Ikhlâs : la sincérité dans l’adoration. Car Allâh a dit : « Dis : Il est Allâh, L’Unique, Allâh Le Soutien Universel Impénétrable, Il n’engendre point et n’est pas engendré, Et nul ne Lui est semblable» [S. 112]. Et cette Sourate n’est ni plus ni moins que l’expression de la reconnaissance de l’Unité Divine et de l’expression de la sincérité dans la croyance en un Dieu Unique : Allâh.

3 – Al-Ihsân : le bel-agir. Car Allâh a dit : « A ceux qui auront bien agi est réservée la meilleure récompense et plus encore » [S.10, 26]. A l’unanimité des commentateurs du Coran, ce verset traite de ceux qui se conforment à la parole « Lâ ilâha illa Llâh ».

4 – Da’watu-l-Haqq : le prêche de la vérité, du Vrai. Car Allâh a dit : « A Lui le prêche de la vérité » [S.13, 14]. Ibn ‘Abbâs a dit : « Il s’agit de la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». »

5 – Al-‘Adl : la justice. Car Allâh a dit : « En vérité Allâh ordonne la justice et le bien » [S.16, 90]. ‘Ibn Abbâs a dit « La justice est d’attester qu’il n’y a de divinité qu’Allâh […] ».

6 – AtTayyib mina-l-Qawl : le bien provenant de la parole. Car Allâh a dit : « Ils ont été guidés vers le bien provenant de la parole et vers la voie du Digne de louanges. » [S.22, 24]. Fakhru-d-Dîn Ar Râzî a dit : « Aucune parole n’est plus pure et de meilleure goût que : Lâ ilâha illa Llâh ». ‘Abd Allâh Ibn ‘Umar a dit : « C’est la parole de piété. »

7 – Al-Kalimatu-tTayyibah : la parole agréable. Car Allâh (a dit : « N’as-tu pas médité comment Allâh compare la parole agréable à un bel arbre fermement enraciné et dont les branches s’élèvent vers le ciel ? » [S.14, 24]. Et Sayyidunâ Muhammad (s) a dit : « En vérité, Allâh est bon est n’accepte que ce qui est bon. ».

8 – Al-Kalimatu-th-Thâbita : la parole ferme. Car Allâh a dit : « Allâh renforce ceux qui ont la foi par une parole ferme en ce monde et dans l’ultime demeure » [S.14, 27]. Ainsi, cette parole est éternelle et ne cessera jamais d’être réelle. Aucun créature ne pourra y contrevenir.

9 – Kalimatu-l-Taqwâ : la parole de la crainte pieuse. Car Allâh a dit : « Allâh faisait descendre la paix sur Son Envoyé et sur les croyants en les contraignants à répéter une parole de crainte révérencielle » [S.48,26]. Elle est la parole qui engendre la crainte d’être parmi ceux qui ne Le reconnaisse comme étant Unique dans Son Essence et Son nombre.

10 – Al-Kalimatu-l-Bâqiyah : la parole permanente. Car Allâh a dit : « Cette parole, Il l’établit comme une parole permanente au sein de sa descendance afin qu’ils reviennent [à Allâh]. » [S.43, 28]. Les commentateurs du Coran affirment que cette parole est « Lâ ilâha illa Llâh » et qu’Allâh la plaça au sein de la descendance de Sayyiduna Ibrâhîm. Cette parole ne cessera jamais d’être malgré les péchés et la perversité des créatures d’Allâh tandis que les mauvaises œuvres cesseront dès le Jour de la Résurrection. En effet les pécheurs iront en Enfer, ils ne pourront plus désobéir et seront châtiés pour leurs œuvres, tandis que les bons iront au Paradis et ne cesseront de proclamer l’Unicité d’Allâh pour l’éternité. Et Allâh a dit : « Toute chose est périssable sauf Sa face » [S.28, 88], c’est-à dire son Être, qui est Unique dans Son Essence et Son nombre.

11 – Kalimatu Llâh Al-‘Ulia : la sublime parole d’Allâh. Car Allâh a dit : « Il a mis la parole des mécréants au plus bas alors que la Parole d’Allâh est sublime. » [S.9, 40]. Les Commentateurs du Coran ont dit que la Parole d’Allâh dont il s’agit dans ce verset est « Lâ ilâha illa Llâh ». Quelles que soient les entorses que commettent les créatures à l’égard du Message Divin et les revendications des mécréants parmi les Gens du Livre, les polythéistes ou les athées, la Parole d’Allâh est sublime et rien ne pourra jamais la supplanter.

12 – Al-Mathalu-l-A’lâ : le symbole suprême. Car Allâh a dit : « Allâh représente le symbole suprême (mathal ul a’lâ). » [S ;16, 60]. L’imâm Qatâdaha dit : « Cette expression signifie « Lâ ilâha illa Llâh ». ».

13 – Kalimatu-s-Sawâ° : la parole de l’équivalence. Car Allâh a dit : « Dis : « Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allâh, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allâh ». » [S.3, 64]. L’Imâm Abul ‘Âliyah Ar Rammâhî a dit : « Il s’agit de la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». » La parole de l’équivalence a été nommée comme telle car elle est l’expression de la Voie Droite située entre les deux voies de l’exagération, celle de l’excès et celle du manquement. Elle aussi été nommée ainsi car tout être doué d’intelligence, qu’il soit Musulman ou non, reconnaît la supériorité de cette parole sur toute autre. Ainsi tout le monde s’accorde sur sa supériorité.

14  –Kalimatu-n-Najât : la parole du Salut. Toute la réussite est contenue dans la reconnaissance et l’application de cette parole. Allâh a dit : « En vérité Allâh ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés tandis qu’Il pardonne à qui Il veut tout autre péché que celui-ci. Quiconque donne un associé à Allâh commet là un énorme péché. » [S.4, 48]. Et Sayyidunâ Muhammad (s) a dit : « Celui qui rencontre Allâh sans rien Lui associer entre au Paradis, et celui qui rencontre Allâh en Lui ayant donné des associés entre dans le Feu. ».

 

15 – Al-‘Ahd : le pacte, l’engagement. Car Allâh a dit : « Ils ne seront pas en possession de l’intercession à l’exception de celui qui aura pris un engagement (‘ahd) auprès de Ar Rahmân. » [S.19, 87]. Ibn Al ‘Abbâs a dit : « Al-‘Ahd (l’engagement) est « Lâ ilâha illa Llâh ». ».

16 – Al-Istiqâmah : la rectitude. Car Allâh a dit : « Les Anges descendent auprès de ceux qui ont dit : « Notre Seigneur est Allâh ! », et qui ont fait preuve de rectitude […] » [S.41, 30]. ‘Abd Allâh Ibn Mas’ûd a dit : « Dans ce verset : « et qui ont fait preuve de rectitude », il s’agit de la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». »

17 – Maqâlidu-s-Samâwât wa al-Ard : les clés de déploiement des cieux et de la terre. Car Allâh a dit : « C’est à Lui qu’appartiennent les clefs des cieux et de la terre et Il dispense largement ou avec mesure Sa subsistance à qui Il veut, car Il est Omniscient. » [S.42, 12]. Ibn ‘Abbâs a dit qu’il s’agissait de la parole : « Lâ ilâha illa Llâh » et cela pour plusieurs raisons : la première est qu’Allâh expose que « s’il y avait (dans le ciel et sur la terre) d’autres dieux qu’Allâ. » [S.21, 22]. L’association étant une cause de la ruine du monde, Allâh a dit : « Vous avancez certes là vers une chose abominable ! * Peu s’en faut que les cieux ne s’entrouvrent à ces mots, que la terre ne se fende et que les montagnes ne s’écroulent. » [Sûrah 19 – Âyât 89 & 90]. C’est pour cette raison que la reconnaissance de l’Unicité Divine provoque la prospérité du monde. La seconde est que les portes du ciel ne s’ouvrent, au moment de l’invocation, que par la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». C’est par cette parole aussi que s’ouvre les portes du Paradis pour les croyants et ce n’est également que par cette parole si sage que s’ouvrent les cœurs. C’est aussi par cette parole que tout doute et tout trouble spirituel est écarté, elle est donc le moyen le plus excellent de déploiement des cieux et de la terre.

18 – Al-Qawlu-s-Sadîd : la parole qui comble parfaitement. Sufyân Ibn ‘Uyaynah a dit : « Il n’y a pas meilleur bienfait qu’Allâh a octroyé à Son serviteur que de lui enseigner la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». Certes cette parole est pour les gens du paradis ce que l’eau fraîche est pour les gens d’ici-bas. ». « Lâ ilâha illa Llâh » est la parole qui comble les vertueux, par elle ils se rassasient et se satisfont de leur sort, par elle ils voient leurs cœurs s’illuminer et par elle ils se rapprochent de leur Seigneur.

19 – Al-Birr : la disposition adéquate, la bonté. Car Allâh a dit : « La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allâh, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux Prophètes, de donner de son bien, quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la Prière et d’acquitter la Zakât. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! » [S.2, 177]. Fakhru-d-Dîn Ar Râzî (qu’Allâh a dit : « L’homme étant dans la disposition adéquate s’oriente vers la Kâ’ba du tawhîd. Le début de ce verset « se réfère aux supputations des associateurs. Ensuite, cette partie «  fait allusion au tawhîd. Il faut donc comprendre que le sens de ce verset concerne la shahâdah : « Lâ ilâha illa Llâh ». » [Lawâmi’ Ul Bayyinât].

20 –Dînu-l-Khâliq : la religion pure. Car Allâh a dit : « La religion sincère n’appartient-elle pas à Allâh » [S.29j 3], et le Prophète (s) avait coutume de dire après ce verset : « Ô Celui en faveur de Qui les nuques se sont humiliées ». Fakhu-d-Dîn Ar Râzî a dit : « L’humilité et le recueillement sont pratiquées pour Allâh, non pour un autre, car Il est Unique dans Sa Fonction Divine et, s’Il devait avoir un associé, l’humilité parfaite ne pourrait jamais se réaliser. »

21 – AsSirâtu-l-Mustaqîm : le droit chemin. Car Allâh a dit : « Ceci est Mon Droit Chemin, suivez-le ! » [S.6, 153]. Fakhri-d-Dîn Ar Râzî a dit : « Ce Droit Chemin est la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». »

22 – Kalimau-l-Haqq : la parole de vérité. Car Allâh a dit : « Et ceux qu’ils invoquent en dehors de Lui n’ont aucun pouvoir d’intercession, à l’exception de ceux qui auront témoigné de la vérité en pleine connaissance de cause. » [S.43, 86]. Fakhr-d-Dîn Ar Râzî a dit : « Cette attestation est « Lâ ilâha illa Llâh ». » .

23 – Al-‘Urwati-l-Wuthqâ : l’anse la plus solide. Car Allâh a dit Allâh se saisit de l’anse la plus solide qui ne peut se briser. Et Allâh est Audient et Omniscient. : « […] Désormais la Vérité est distincte de l’égarement. Quiconque renie les faux dieux (tâghût) et ajoute foi en Allah…» [S.2, 256]. Fakhru-d-Dîn Ar Râzî a dit : « Il s’agit de la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». »

24 – Kalimatu-sSidq : la parole véridique. Car Allâh a dit : « Tandis que celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux. » [S.39, 33]. Fakhru-d-Dîn Ar Râzî a dit : « C’est-à-dire « Lâ ilâha illa Llâh ». » [Lawâmi’ Ul Bayyinât].


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