Édition du
22 September 2017

LA RÉPUBLIQUE DES « GUEZZANAT » !

La Voix d’Algérie

dans A la Une/Actualité/Chroniques/Le mot d’Azwaw O

« Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu’on peut se moquer de la politique, alors que, dans l’ensemble, c’est surtout la politique qui se moque de nous. »
Coluche.

C’est la course à la spéculation morbide ! Alors, est-il mort ? Non ! Il ne l’est pas !! Si, si…, il est mort cliniquement. Mais non ! Il respire. Mais si ! Sa respiration n’est qu’artificielle. Non, non et non !! Il n’est pas mort ! Tant qu’il respire, il continue à être notre président. En ce cas, ne serait-il pas devenu un légume ? Il n’est ni légume, ni Sidi Zekri, c’est le président du premier, du deuxième, du troisième, du quatrième, du…De la chaise vide !

Depuis l’annonce du report de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, en Algérie, le 20 février dernier, le pays est maintenu sous la perfusion agitée de la rumeur sur une dégradation brutale de l’état de santé du président Bouteflika.

De « la bronchite aiguë » à un autre épisode « AVCéique », la vie publique en Algérie est ainsi prise en otage. Tant que le « consortium » médical franco-suisse autorisé n’a pas livré son verdict, personne ne semble savoir comment va le président ! Pis encore ! De ce silence imposé, les plus hauts placés du château de cartes institutionnel ne tiennent que le rôle du ridicule qui fait vivre la bêtise au-delà de l’absurde. A commencer par le gouvernement de la rumeur !

Quand le premier des sinistres, Abdelmalek Sellal, dit que Bouteflika va tellement  » bien » qu’« il (nous) passe le bonjour », il ne reste au petit peuple qu’à le croire ! Et comment ! C’est Sellal qui le dit ! A partir de Tunis en plus !! Il faut tellement le croire que le médecin feleneux à la cravate rose et au « Bellaâ Femok » nationaliste le dit aussi.

Djamel Ould Abbas, assure même qu’il a été le voir « récemment ».

Parole du SG du FLN ! Le président « exerce ses fonctions normalement ». Alors, petit peuple, « Il ne peut pas se reposer ? Laissez le Président tranquille ! ». Voyons !

Ecoutez Ould Abbas le père sans voir son nez. Pinocchio est-il algérien ? Non ! Alors…

Ould Abbas le fils, quant à lui, ne parle pas. Il agit et laisse la baraka du saint esprit feneleux faire le reste pour la mascarade des législatives.

Décidément, le système clanocratique est une ferme où les animaux ne chôment pas !

Cela dit, à la clanocratie comme à « La ferme des animaux » de Georges Orwell. Quand leurs « yeux » vont du cochon à l’homme et de l’homme au cochon, et de nouveau du cochon à l’homme », il est fort possible qu’il leur soit « impossible de distinguer l’un de l’autre ».

QUAND LES « APPRENTIS HOZZI » FONT LA LOI !

Le guezzanisme politicien a atteint des proportions telles que le bellahmarisme est devenu la version la plus aboutie de la « post-vérité » à la sauce algérienne officieusement officielle.

Dans cette mascarade, les Schtroumpfs et les Schtrumpfèttes politiciennes se plaisent au jeu de « je mange, tu manges, il…ce n’est pas la peine ! », concocté par les Gargamel de la clanocratie du crime et de l’argent sale. Ils s’y plaisent tellement qu’ils font « les apprentis hozzi » nationaux, régionaux et locaux, à l’approche du rendez-vous de mai prochain autour de la mangeoire.

Des listes « familiales » où les frères, les sœurs, les cousins, les proches par alliance, les copines, les copains, les « ayant droit », les militantes et les militants du « premier collège » partisan, les clients à sous et les sans identité politique tiennent les places de promotion à la mangeoire sont concoctées au mépris des militants du « deuxième collège ».

Qu’il y ait des mécontents, des déçus, des rabatteurs pris la main dans la ch’kara, des bagarres rangées, des blessés et même des morts, les esclaves de la mangeoire s’en foutent éperdument !

Pour eux, c’est le bide avant et après tout !

De plus, certains d’entre eux, organisés en bandes de voleurs d’instruments populaires du combat pour la réhabilitation du politique en Algérie, poussent l’infamie jusqu’à faire porter la responsabilité de leurs coups de boutoir portés à la légitimité militante à l’Algérie du peuple ! Cette ingrate Algérie qui refuse de porter le système institutionnel que « Le Conseil des Elus » lui a confectionné .

Enfin, « dans sa grande sagesse », « Le Conseil » ne voit en cette attitude que l’un des « caprices d’un peuple fragile » auquel il est naturellement hors de question  » de confier la lourde responsabilité de choisir ceux qui allaient le conduire vers des lendemains chantants », comme l’écrivait Mouloud Mammeri dans « La cité du soleil ».

Concernant le parlement, les « Elus » célestes ont depuis longtemps trouvé la formule de le remplir de « représentants du peuple », sans lui, voire contre sa volonté : les quotas !

LA FLAMME DU RÊVE ALGÉRIEN.

L’utopie politique raisonnable et réalisable n’est pas une chimère.

Et pour cause ! L’utopie dont le mot a été inventé en 1516 par le philosophe, théologien et homme politique anglais, Thomas More, n’est plus que le nom d’une île orpheline de lieu.

Au sens humainement politique, il s’agit de se renouveler en réapprenant à rêver, à participer au renouvellement de l’idéal de liberté d’un peuple, le sien, et à travers lui, de tous les peuples qui aspirent à vivre pleinement leurs êtres respectifs. Aussi, il s’agit de construire l’avenir.

Pour reprendre ce que le généticien  français, Albert Jacquard écrivait dans « Mon utopie »,  » Notre parcours n’est pas déjà écrit, demain n’existe pas. À chacun de le faire advenir. Laissons la prédestination à quelques théologiens, soyons conscients et aidons les autres à devenir conscients qu’en face de nous la page est blanche ».

Lorsque l’histoire met la conscience devant des choix difficiles, il ne suffit pas d’avoir peur de se tromper. Il faut avoir le courage de ne pas céder à la facilité, le souci de traduire dans les faits le discours qui porte les valeurs que l’on défend, l’humilité de ne pas prétendre être l’oracle du temps politique, la dignité de respecter la mémoire de ses aînés parmi les enfants les plus sincères de son pays et un sens de l’honneur qui place son être au-delà des honneurs éphémères qui font courir courtisans et courtisanes.

Novembre de la Révolution était hier une utopie. Aujourd’hui, il fait partie des événements majeurs de l’histoire humaine récente. Novembre de la démocratie qui, aujourd’hui est une utopie, peut écrire la plus belle épopée d’un peuple qui se bat pour sa liberté sur la feuille blanche de demain.

Un peuple qui a enfanté Abane Ramdane, Larbi Ben M’Hidi, Ferhat Abbas, Mostefa Ben Boulaid, Hassiba Ben Bouali, Djamila Bouhired, Louisette Ighilahriz, Benyoucef Benkhedda, Mohamed Belouizdad, Hocine Aït-Ahmed, Ali Mécili, Mohamed Boudiaf, Mohamed Khider, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, Mohammed Dib, Mohand Tahar Tazerout, Mohammed Arkoun, Mahfoud Kaddache, Mohammed Harbi,Tahar Djaout, Said Mekbel, Djamila Djahnine, Abdelkader Alloula et bien d’autres parmi ses illustres enfants, ne peut pas renoncer à son amour de la vie, à son combat pour la liberté.

Le combat des étudiants, des détenus d’opinion, des syndicats autonomes, des associations, des organisations des Droits de la personne humaine, des journalistes épris de la liberté d’expression, des chômeurs, des femmes qui brisent les chaînes du conservatisme, des citoyens qui aiment voir leurs quartiers et leurs villages propres, et celui de tous les enfants du peuple qui, au quotidien, donnent aux donneurs de leçons de tout acabit des leçons magistrales d’amour désintéressé de la patrie.

Alors, que « Les Conseillers » et leur serviteurs zélés se rassurent : ils peuvent, certes, corrompre ceux qui ont renoncé au rêve d’une République Algérienne Démocratique et Sociale. Mais, ils n’éteindront jamais la flamme du rêve algérien !
Az.O.


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9 Commentaires sur cet article

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  • zemouli
    13 mars 2017 at 20 h 42 min - Reply

    j ai récemment lu un post qui m a plu tant il touche du doigt le mal qui ronge ce pays. Je vous le fais partager

    « amel (non vérifié)
    11 Mar 2017 – 16:06
    la fraude est un vrai poison, responsable de regains de tension dans la société. Personne ne peut rester zen devant un tel phénomène et il est vrai que c’est lors de fraudes que le sort des jeunes qui rejoignent les groupes terroristes s’en trouve jeté. Elle est pire que la drogue pour une société, puisque la drogue l aut d’abord l’acheter pour la consommer. La fraude nous est imposée. Si j’avais eu un quelconque pouvoir, je mettrais les fraudeurs au moins au même niveau que les trafiquants de drogue. À la poubelle et vite fait! »

    Elle ne croit pas si bien dire.On fraude quand on est en bonne sante et qu on se fait passer pour un malade.On fraude également quand on est malade et qu on se prétend en bonne sante.Que dire enfin des lieutenants qui par leurs actes et paroles legitiment la fraude.




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  • Si Tchad
    14 mars 2017 at 9 h 31 min - Reply

    D’apres les journaux le fils de Ould Abbas, c-a-d Ould Ould Abbas, s’est fait poisser entrain de marchander des investitures FLN contre un peu d’argent de poche (qlq milliards).

    Je propose ce probleme de bac 2017, Probabilités:

    Sachant que Ould Abbas a 84 ans, que Ould Ould Abbas en a 60, quelle est la probabilité de voir Ould Ould Ould Ould Abbas au marché de la3qiba entrain de hurler: « yaw tlata b3ashriiiiiiiiin ! »




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    • Dria
      14 mars 2017 at 14 h 59 min - Reply

      @si tchad
      Réponse tant que nous acceptons ce systéme de Ouled Lahram c’est a dire que quand le reste du ghachi comprendra que si on ne fait pas parti de Ouled-Echouhada ni de Ouled- Elmoudjahidine ni de Ouled-Elharka , on ne peut faire parti que de Ouled Echa3b avec tous mes respect c’est synonyme de Ouled n’importe qui ou un peu plus vulgairement des Batards..
      Et comme nous acceptons d’être gouverné par Ouled Lahram on ne peut être que des Wlad Lahram c’est le seul statut qui reste pour nous…

      Mais alors ou sont Wlad Lahlal dans ce carnaval c’est la question qui mérite d’vraiment d’être posé….pour le Bac




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      • rachid dahmani
        20 mars 2017 at 8 h 17 min - Reply

        Bonjour Dria,

        Ravi de te lire encore une fois. Mais voyons mon ami, Wlad Lahlal sont tous au paradis mon ami et tu le sais bien. Ne reste plus que les Wlad que tu as cité, dirigés par Lewlad que tu as également cités. Maintenant au bac je ne pense pas que la question va être posé, car ceux qui devront la mettre dans le sujet sont également des wlad que tu as cité et qui ne sont pas au paradis car ils sont ici avec nous et donc ne sont pas des wlad lahlal. Je sais que tu as compris ce que je veux dire. Bonne journée l’ami.




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  • said
    19 mars 2017 at 18 h 18 min - Reply

    ce qui est supefiant c’ est de constater le nombre d ‘algeriens qui s’ accomode et participe regulierement à la mega imposture qui se renouvelle sans cesse depuis 1962, c’est cela qui est alarmant, c’ est du degrès de stupidité et de cupidité atteint par un bon nombre d’ algerien (plusieurs millions) qui est inquietant.




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    • rachid dahmani
      20 mars 2017 at 8 h 26 min - Reply

      Bonjour Said,

      Rien d’inquiétant l’ami, c’est dans la nature même de l’être humain. L’égoïsme est une nature irréductible chez l’homme. Il est, cependant, à des degrés différents selon les sociétés. Donc, et statistiquement parlant le nombre est une fonction croissante du temps puisque la démographie est vraiment galopante sur la planète. Donc tout va dans les mêmes proportions en général. Et donc en particulier chez nous en Algérie, où le système qui gère le pays par la distribution de la rente sans aucune création de richesse contribue au renforcement de l’égoïsme chez l’Algérien. Et puis d’un autre côté, pourquoi voulez vous que l’Algérien Lambda d’en bas, qui voit que l’Algérien d’en haut qui le dirige s’enrichir sans travailler, se mettre au travail comme un acharné? mieux encore, l’Algérien d’en bas se dit, à juste raison d’ailleurs, qu’il est tout autant capable de faire la même chose que l’Algérien d’en haut qui le dirige. Alors pourquoi la discrimination sur la distribution de la rente? Vous voyez ce que je veux dire? La fin n’est pas pour demain très certainement cher ami. Bonne journée.




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      • said
        20 mars 2017 at 16 h 10 min - Reply

        Bonjour Rachid: c’est vrai que chacun de nous veut sa part du gateau, c ‘est tout a fait legitime, mais pourquoi se compromettre jusqu a devenir complice? Qu’est ce qui l’oblige ? Mangez, mais sans faire de mal a vos semblables, a vos concitoyens, mangez sans faire du mal aux plus faibles , mangez mais sans faire dans l’ exces de zele.En mot jouez votre role tout en preservant ce qui subsiste de bien en vous, ne faites pas de mal aux petites gens juste pour attirer l attention des gros predateurs.Amitiés et bonne journée egalement Rachid.




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  • water water
    27 mars 2017 at 19 h 01 min - Reply

    Celui qui est expert dans la prédestination est plutot le salafisme grec, qu’on veut nous imposer par la force des armes, de toutes les armes de la planète.

    Ce salafisme grec déforme l’Islam, au nom d’une civilisation matérielle qui a atteint son apogée.

    Les nationalistes doivent savoir que l’Islam fait la différence entre nation et patrie.

    La nation est dictée par l »au dela, cette notion dérange la déesse république.
    La Patrie est dictée par la vie d’ici bas.

    Quand la nation et la patrie s’affrontent en soi, on est plus en paix




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  • Ameghnas
    4 avril 2017 at 18 h 36 min - Reply

    Arfaâ rass-k ya bba et va faire la chaîne pour le sachet de lait.Au pays de « la fierté et de dignité » usurpées,le ridicule ne tue pas.
    Je ne suis pas un nostalgique de l’ère coloniale,mais durant cette époque,j’étais enfant et il n y a jamais eu de pénurie de lait et l’eau coulait 24h/24.Et qu’on ne vienne pas me parler de démographie.La France des années 1950 n’est pas celle de 2017,sa population a aussi augmenté,et pourtant il n y a aucune pénurie.Un pays qui dépend à 98 % de la rente pétrolière ne fait que retarder sa ruine et sa faillite!




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  • Congrès du Changement Démocratique