Édition du
22 October 2017

POUR QUELQUES DINARS EN PLUS !

 

« Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça. »
Coluche
                    Les marchés agencent, reculent ou stagnent tels sont les principes canoniques de l’économie. Ils devraient perdre beaucoup plus encore en période de crise (déséquilibre entre l’offre et la demande) .
Bien sûr, les marchés en savent plus long que nous (politique mercuriale). Peut-être savent-ils une chose qui justifie ces prix élevés.
 Il ya une question qui tarabiscote en ce qui  concerne les entreprises de distribution et de commercialisation qui essaient de voir surtout les raisons de bien  vendre, et non pas  des raisons d’acheter. Cette formule s’applique aussi pour le salarié ou autre détenteur de revenu.
               D’un salaire à l’autre ainsi va le monde !
                    Selon  les statistiques officielles ( www.ons.dz) pour vous annoncer que toutes les familles algériennes détentrice d’un salaire   vivent « d’un salaire à l’autre », d’un mois en attendant le suivant  ,d’un  crédit( avance) de salaire avant le service fait  .
Une bonne partie ou  grand pourcentage de salariés  seraient incapables de réunir (épargne) pendant ce temps dit « d’ajustement structurel »  quelques dinars  sans emprunter, en cas d’urgence (fêtes de l’aïd, maladies…) la faute revient en partie à l’inflation galopante, à la perte de la valeur de la monnaie d’échange qui agit sur la diminution du pouvoir d’achat et donc d’un salaire incapable de subvenir aux besoins essentiels du ménage.
C’est au moins en partie pour cela que les ventes au détail ont chuté et les prix ont rehaussé  pendant  ces temps de vaches maigres (chute du pétrole). Malgré les belles  promesses pour ces  années de « reprise » économique, des millions d’algériens  n’ont pas assez  d’argent et commencent à déménager de la classe moyenne à la classe de la  précarité.
Selon les chiffres des medias non officiel, des centaines de milliers d’algériens  touchent des allocations  liées aux niveaux de leurs  bas revenus –  filet social, la DAS, couffin de ramadhan, handicap, vieillards démunis  etc.
Le Bureau des statistiques de l’emploi( ONS), environ  10.594.000 d’Algériens ont un emploi à plein temps (tandis que 1.337.000 d’autres sont sans emploi).
Ce qui signifie qu’il n’y a que 10 millions de travailleurs à temps plein pour financer l’intégralité de l’économie algérienne et sa population totale de 40,4 millions. (  ONS du 01/01/2016).
A ce taux, chaque travailleur à temps plein soutient 3,8 personnes… dont une ou presque touche de l’argent  public.
Le budget de l’état  finance aussi une dette gouvernementale et une dette privée supplémentaire assez conséquente. Ce qui met le ratio dette/travailleur à temps plein un chiffre à interprétation et lecture défaitiste.
Le salaire moyen pour un travailleur à plein temps n’est que de 36.800DA selon l’ONS. Avec un modeste taux d’intérêt (augmentation des salaires), sa part de la dette lui coûterait  cher par  an devant une fiscalité ( dépense obligatoire ) toujours en hausse.
La part nette du salaire  restant pour s’occuper de  sa propre famille… et  tous compères, les tire-au-flanc, et zombies qui reçoivent de l’argent de l’Etat sans  contrepartie ne font que ruiner l’économie.
De toute évidence, ces chiffres avancés et  non dits  ne fonctionnent pas bien philosophiquement, économiquement et même culturellement. Mais ils expliquent une bonne partie de la faiblesse de l’économie algérienne
Le crédit bon marché dans le marché financier fait circuler l’argent vers les plus riches  qui ne savent pas fructifier l’argent dans la production, la spéculation étant leur champ d’action préféré… tandis que le budget du citoyen lambda se  compresse par des coupes  ou même la bouffe posera problème quand la sardine n’est plus servie dans les plats de la classe moyenne.
                     La spéculation : cause de la  crise économique
                        Les magasins de détail voient leurs chiffre d’affaire diminué par manque de clientèle, le taux du crédit à la consommation refait surface  et fait apparaitre des pancartes Le  « crédit est mort » mais il est accompagné par des petits carnets ou sont mis les prix  dont le total  dépasse souvent  le salaire du mois,  voila la  tempête qui  s’annonce  et la crise  qui se prononce.
C’est peut-être bien le cas…
La dette des ménages des algériens  est bien trop importante  c’est pourquoi  les consommateurs ont du mal à dépenser.
L’économie  continue à se développer en Algérie  à un rythme modéré allant dans le sens de l’occidentalisation mouillée dans l’orientalisme religieux( commerce à outrance) et écartant la modernisation qui  devrait se cristalliser par la force du travail productif de classe juvénile .Ces temps ci, le  marché de l’emploi  trop étroit  ne contribue point à élargir les augmentations de salaires, même si les dépenses de consommation ont été mitigées, lorsqu’on constate  les chiffres donnés par l’ONS   portant  sur l’emploi par secteur d’activité ou 61,6 % vont au commerce et aux services, l’agriculture est  sous alimentée  ne dispose que de 8,7% tandis que l’industrie avec  10,8% ne risque pas de booster la croissance alors le   BTP et la crise de logement ne trouve pas assez de main d’œuvre car  13% ne démarreront point la machine productive
                              Facile disiez vous !
              Voyons voir…La gueule de bois sera aussi amusante que de s’enivrer devant une situation ou le blocage est plutôt politique qu’économique, et le divorce sera aussi exaltant que l’adultère qui l’a causé.
Enfin, la morale  politique, économique culturelle et autre…..
« Etre crucifier  pour meurtre sera tout aussi satisfaisant que tirer une balle dans la tête de son ennemi »
BENALLAL MOHAMED

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