Édition du
28 June 2017

Université Alger III : Un étudiant radié admis à un examen de rattrapage

http://mail.reporters-dz.com

Écrit par Lyes Sakhi

Une nouvelle crise se profile à nouveau à l’université d’Alger III. Son origine est un ex-étudiant de la faculté des sciences politiques. Ghoul Takieddine, c’est son nom, a été impliqué dans l’agression dont ont été victimes des enseignants de la faculté des sciences économiques et politiques.

Reconnu coupable des faits qui lui ont été reprochés, il a été traduit en conseil de discipline de l’université d’Alger et radié à vie de tous les centres universitaires du pays. Fait surprenant et non moins troublant, cet ex-étudiant a fait son retour, hier, à la faculté des sciences politiques et a été admis à un examen de rattrapage malgré les vives contestations des surveillants.
D’après des sources concordantes, c’est le doyen de l’université qui l’aurait fait entrer en séance de rattrapage, obligeant les surveillants à faire un rapport.
Car l’étudiant radié a été admis en salle 40 minutes après le début de l’épreuve qui dure une heure, ce qui est interdit et illégal nous a expliqué une bonne source. Notre source a précisé que le délai de retard accepté en pareille situation est de 30 minutes. Le doyen, affirme une autre source, a usé de son autorité pour imposer Ghoul Takieddine, une nouvelle qui a alarmé hier la corporation des enseignants qui déclarent ne pas en rester là et affirment réfléchir aux actions de protestations à entreprendre. Ce nouvel épisode, pour le moins surréaliste, confirme l’impunité non déclarée mais réelle dont bénéficient les auteurs de la scandaleuse agression dont ont été victimes les enseignants de la faculté des sciences économiques et politiques. Un mauvais signal pour ceux qui cherchent à lutter contre la violence en milieu universitaire.


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3 Commentaires sur cet article

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    14 juin 2017 at 12 h 47 min - Reply

    Les comportements lâches, indignes et ignobles que j’observe chez certains universitaires larbins me révulsent. L’université, tout particulièrement vit un véritable drame. Le clanisme fait des ravages. C’est le règne de la médiocrité et du larbinage sans hachma dont font les frais les compétences sincères qui sont poussées à l’exil interne et nos étudiants sacrifiés sur l’autel du clientélisme et du favoritisme. Les scandales publiés quotidiennement par des enseignants dignes ne semblent pas inquiéter les autorités concernées. A quand le réveil des compétences probes pour donner un coup de balai et redonner à l’université son lustre des années 70 ?




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  • Ali DERBALA
    14 juin 2017 at 15 h 01 min - Reply

    C’est la situation du dicton: la « caravane passe et les chiens aboient ».
    Malgré mes 88 articles parus dans la presse, aucun responsable de responsable n’a osé se réunir avec les enseignants et discuter des problèmes pédagogique,scientifique et de la vie estudiantine des étudiants.Ahmed Rouadjia s’étonne de voir des étudiants récidivistes dans l’enceinte de son université. C’est avec un profond regret que je lui rappelle qu’en 2008 et durant aussi le Ramadhan, que le chef de département informatique de l’université de Mostaganem a été poignardé mortellement de 32 coups de couteau. Qu’est-il advenu de cette affaire? Le premier concerné est absent,à savoir le MESRS. A partir de cette tribune, on l’interpelle pour sauver ce qui reste d’universitaire, sinon c’est un cauchemar.




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  • Nordine
    14 juin 2017 at 18 h 34 min - Reply

    Il ne faut pas s’étonner de la médiocrité de nos cadres , EUX qui sont appelés à faire appliquer les textes des institutions (justice, economie habitat santé etc etc) ou celles ci ont sombré dans les pires magouilles que l’ont subit tous les jours avec la plus grande injustice




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  • Congrès du Changement Démocratique