Édition du
28 June 2017

L’abdication de l’Etat face aux délinquants  de tous acabits ?

 

Je tenais à remercier mon Ami, Mr le Professeur ROUADJIA  pour nous avoir accordé cette interview marquée par un courage et une franchise qui ont toujours caractérisé cet enseignant. Nous avons jugé utile et nécessaire de tirer la sonnette d’alarme sur ces dérives que vit depuis un certain temps notre Université où l’incompétence inavouée et provocatrice de certains fonctionnaires universitaires parachutés, la lâcheté de certains enseignants khobzistes et l’insolence de certains étudiants affiliés à des organisations fantoches se donnent la main  pour désintégrer ce  qui reste de ce haut lieu du Savoir.
Salah-Eddine SIDHOUM

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Entretien avec le professeur Ahmed ROUADJIA

LE QUOTIDIEN D’ALGERIE- Comment expliquez-vous la violence qui se banalise à l’université ?

ROUADJIA Ahmed.-L’origine de cette violence n’est pas unique, mais multiple. Elle tient à une foule de facteurs dont le plus important est la déliquescence de la société politique et civile algériennes. La violence observée au sein de l’université et qui se traduit par voie de fait sur le campus et dans les amphi se ressent justement de cette double déliquescence dont l’Algérie est affligée. Par ce nom de déliquescence, j’entends la faillite flagrante du système éducatif national en matière d’éducation civique et civile, de transmission des valeurs éthique et morale aux écoliers qui n’ont droit qu’à un enseignement logomachique, dépourvu complètement de sens et de visée cognitive. Des valeurs traditionnelles, comme le respect d’autrui et des voisins, la retenue et la pudeur, la révérence éprouvée naguère envers les aînés, la crainte quasi révérencielle à l’égard de la hiérarchie, des Anciens, de l’ordre social et politique, ont complètement disparues pour céder la place à l’insolence, à l’arrogance, au bravade, et à la valorisation de la vulgarité et à l’usage sans frein de la violence verbale et physique dans la société. L’autre cause de cette violence qui n’épargne aucun secteur de la vie sociale, tient essentiellement aux pouvoirs publics qui ne semblent pas avoir trouvé la formule magique pour gérer, refouler ou canaliser le flux de ces violences multiformes (sociale, conjugale, politique et économique…).

 

La seule panacée trouvée par les pouvoirs publics pour endiguer les violences qui se font jour, n’est pas la répression ou la sanction contre les fautifs et les délinquants de tous bords, mais le dialogue. Le dialogue est un leitmotiv dans le discours officiel, et qui suppose, dans sa logique conciliante, laxiste, à mettre au même plan agressé et agresseur, victime et bourreau !

C’est ce laxisme doublé d’expectative, qui témoigne du recul de l’Etat, pour ne pas dire son abdication, et qui donne du poil de la bête à tous les tenants de la loi du talion tant au sein de l’université qu’en dehors de celle-ci. En sachant parfaitement que l’Etat plaide pour « le dialogue » là même où se déclarent des « foyers d’incendie », les groupuscules d’étudiants versés dans l’art de l’agitation à des fins partisanes, se sentent les mains déliées pour agir à leur guise et récidiver…dans la violence…

LE QUOTIDIEN D’ALGERIEPourquoi certains étudiants affiliés aux organisations estudiantines se retrouvent-ils à la pointe de ces agressions contre les professeurs ?

 

ROUADJIA A.-Nous avons à l’université de M’sila plusieurs organisations estudiantines, les unes agrées et les autres informelles. Mais toutes appartiennent ou se recommandent des partis politiques( FLN, RND, MSP, Ennahda…) et d’autres nébuleuses difficilement identifiables. Le « militantisme » de ces groupuscules cornaqués par des petits leaders imbus de leur petites personnes, et s’imaginant déjà projetés au sommet de l’Etat, se réduit essentiellement à de basses revendications :obtenir des faveurs auprès des enseignants et de l’administration (notes élevées lors des examens, dérogation d’absence, levée des sanctions et des exclusions touchant leurs camarades ou proches…). Ces leaders et leurs troupes sont souvent de mèche avec certains vices- Recteurs et Doyens et se rendent mutuellement service. Lorsque un recteur par exemple se montre peu commode ou sévère, il suscite une sorte de sainte alliance contre lui de manière à le faire rentrer dans « les rangs ». S’il ne cède pas aux pressions et aux demandes indues, on s’arrange pour déclencher sous n’importe quel prétexte une grève, un sit-in qui peut se muer en un blocus quasi militaire du rectorat. Inversement, un recteur qui se montre faible ou très paternaliste( « vous êtes nos enfants » en s’adressant aux étudiants …), il est vite phagocyté.

Ces étudiants deviennent violents et passent à l’acte lorsque leurs demandes, même illégitimes, sont insatisfaites, comme cela s’est passé lors des agressions physiques subies par le Dr Zouhair Ammari, chef du département des sciences économiques, le 17 mai par trois étudiants pour une histoire de notes, le 21 mai par le professeur Mohamed Mili du GTU par un groupe d’étudiants au motif d’exclusion ; les mêmes agresseurs reviennent à la charge le 30 mai 2017 et prennent d’assaut le GTU avec un renfort d’étudiants estimé entre 40 et 60. Deux d’entre les exclus pour indiscipline montent avec des bouteilles d’essence sur les toits et menacent de s’immoler si les sanctions les frappant n’étaient pas levées. Le 5 juin 2017, deux enseignants, Salim Achour et Omar Hatatache, de la faculté de droit sont victimes d’une agression en plein surveillance d’examen lorsque un étudiant lance de toutes ses forces une chaise sur eux. Le seul « tort » de ces enseignants aura été seulement de faire leur travail comme l’exigent le règlement et la vigilance en demandant à l’étudiant de décliner son identité. Ne supportant pas l’insistance de ces surveillants, l’étudiant devient tout à coup fou furieux…

Aujourd’hui encore ( 12 juin), un petit groupe d’étudiants meneurs pénètrent de force avec un véhicule dans la cour du rectorat pour marquer qu’ils ne vont pas se taire sur le sort réservé à leurs pairs menacés d’exclusion. Intervenant pour les faire sortir de la cour réservée aux seuls fonctionnaires, les agents de sécurité, et à leur tête leur chef, M. Radouane Ben Ahmeida, sont accueillis par une avalanche d’insultes grossières et de propos obscènes en ce mois sacré de ramadan…

 

LE QUOTIDIEN D’ALGERIE – Vous avez été à puiseurs reprises témoin d’agressions, comme en témoignent vos écrits, à l’intérieur de l’université. Y at-il eu des sanctions contre les fautifs ?

ROUADJIA A.-Oui j’ai été témoin et je continue à témoigner pour que l’irréparable ne se reproduise et pour que l’Etat impose sa loi en lieu et place des clans, des partis, des coteries et des manipulateurs de toutes sortes. Que s’est-il passé, me dites vous, après ces agressions ? eh bien, il s’est passé beaucoup de choses, et notamment de nouvelles agressions et des tentatives de les camoufler, et de les caviarder de manière à disculper les agresseurs, de les blanchir au nom d’un certain paternalisme de mauvais aloi, mais aussi au nom de « la paix civile » à l’intérieur de l’Université. Mais ceux qui ne veulent pas entendre parler de conseil de discipline, de sanction ou de punition, sont ceux-là même qui ont l’habitude d’utiliser justement certains étudiants délinquants pour exercer des pressions et des chantages sur le recteur passé, présent et à venir aux fins de le faire plier à leur volonté. Je soupçonne certains vice-recteurs malintentionnés de tirer les ficelles et de rouler beaucoup plus pour leur propre « bosse » que pour l’intérêt et la stabilité de l’université….

 

LE QUOTIDIEN D’ALGERIE.- Comment réagissent les responsables de l’Université face à ces défis ? Le recteurs, les vices- recteurs, comment gèrent-ils ces graves dérives ?

ROUADJIA A.-Je viens de répondre en partie à cette question. Mais il est bon parfois de répéter pour mieux se faire comprendre :Je ne peux pas me prononcer sur le nouveau recteur, qui vient à peine d’être installé. Il l’a été  seulement depuis le 4 juin 2017.  Tout ce que je puis dire est que ce nouveau recteur hérite de ses prédécesseurs ( Slimane Berhoumi, de Liazid Abaoui, de Mohamed Tahar Halilat, et d’Ahmed Boutarfaia…) un cadeau empoisonné : l’Université de M’sila. Celle-ci l’est bel et bien en effet, car elle est le réceptacle de tous les envers négatifs de l’Algérie. Elle constitue un « paquet » de problèmes quasi insolubles, le lieu d’intrigues et de petits complots inextricables, le laboratoire dans lequel se brassent le meilleur et le pire…Puisque ce recteur est nouveau, parlons-en des vices- recteurs de M’sila. A dire à la vérité, ils se signalent en majorité par une incompétence époustouflante et par un vice rédhibitoire : les intrigues, les coups de Jarnac, la soif absolue du pouvoir et la volonté de le conserver vaille que vaille… Ce que font l’administration et les vice-recteurs de M’sila ou pour mieux dire, leur rôle dans ces affaires plus précisément, c’est de temporiser, de camoufler ces « incidents », et d’éviter de faire des « vagues » afin de ne pas s’attirer les blâmes ou l’accusation de « mauvaise gestion » de la part de la tutelle et de subir du même coup le courroux des auteurs de ces actes inqualifiables.

 

LE QUOTIDIEN D’ALGERIEComment voyez-vous les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Intérieur et de la Justice ?

ROUADJIA A.-Il est très difficile de porter un jugement tranché, à l’emporte-pièce sur les trois institutions citées. Ce qui est certain en revanche, c’est que ces institutions renferment des femmes et des hommes qui, en dépit de toutes les vicissitudes politique et sociales, sont d’honnêtes citoyens, qui aiment leurs pays et qui veulent le servir. Mais entre vouloir et pouvoir, il y a un abîme. C’est que la volonté de celles et de ceux qui veulent que les choses changent dans le sens du meilleur n’ont pas toujours les moyens ni les coudées franches pour le faire. Comme le fonctionnaire dont il est le chef, le patron, le Ministre d’un département ministériel quelconque, est lui-même « lié » par des contraintes, il est pris comme dans une nasse dans les structures administrative, culturelle et politique de son environnement…Comme quoi, le système politique d’ensemble est un réseau très complexe, ramifié à l’infini, et qui transcende les volontés individuelles…

Mais aucune des trois institutions que vous venez de citer ne se trouve cependant à l’abri de  certains imperfections et vices, telles les incompétences, l’incurie et la corruption, trois maladies qui touchent des pans entiers de ces instances. Prenons pour exemple l’Enseignement supérieur que je connais le mieux : il est incontestable qu’on rencontre des femmes et des hommes honnêtes, intègres et compétents qui côtoient d’autres qui le sont beaucoup moins, et cette nuance mérite d’être soulignée afin d’éviter la globalisation et les amalgames dont beaucoup aiment à se gargariser…

 

LE QUOTIDIEN D’ALGERIE Selon vous, cette impunité et ce laisser-aller des responsables n’encouragent-t-ils pas la récidive ?

ROUADJIA A.-Oui , absolument. Je l’ai dit et je l’ai répété dans tous mes articles précédents. Faire preuve de tolérance, de laxisme et de longanimité à l’égard des délinquants, c’est se dessaisir de ses prérogatives régaliennes au profit des groupes maffieux. C’est accorder une prime d’encouragement à tous les hors-la-loi. On vient de le voir : c’est parce que le recteur précédent et les vices- recteurs n’ont rien fait pour sanctionner les coupables qu’ils ont récidivé…Le 10 juin 2016, j’ai été moi-même l’objet d’une agression physique gravissime de la part du chef des œuvres sociales, qui est un enseignant,  et de trois de ses acolytes, mais le recteur de l’époque et les vices- recteurs auxquels j’ai apporté la preuve matérielle ont étouffé délibérément l’affaire. Le secrétaire général actuel de l’université, le vice-recteur chargé de la pédagogie et celui de la coopération internationale ont crée une commission fantoche pour établir soi-disant les faits avant de classer l’affaire au motif fallacieux qu’ils n’ont pas trouvé de preuves matérielles confondantes au cours de leur enquête mensongère…Mais mon cas n’est rien, en fait, sinon une vétille, par rapport aux violences incommensurables qui traversent l’université et le corps social entier. L’impunité n’est pas seulement une mauvaise solution, mais pis : un danger de décomposition de l’Etat et de la société, puisque en l’absence des règles et des contraintes, les individus se trouvent livrés à la loi du talion inspirée de la législation hébraïque et traduite par la formule lapidaire : « Œil pour œil, dent pour dent ».

 

LE QUOTIDIEN D’ALGERIE.- Comment expliquez vous la passivité du corps enseignant devant de tels actes de violence ? Ce corps est-il organisé pour y faire face ?

ROUADJIA A.-La culture de l’organisation pour la défense des valeurs civique, civile et éthique , et pour la préservation de la dignité de l’enseignant et du citoyen, fait cruellement défaut à l’université de M’sila. Même les « indigènes » de la ville ( les gens du cru) ne se sentent guère concernés par ces questions de dénonciation de la violence dont ils sont pourtant les victimes ou qui pourraient être un jour les victimes. Les mille enseignants environ que compte cette université sont invisibles et se confondent généralement avec la masse des gens ordinaires. On aurait dit que rien ne les différencie culturellement du petit peuple tant leur vision étriquée limite les perspectives de leur regard sur le monde qui les entoure .Passifs, couards, indifférents et strictement préoccupés par les fins du mois, ces enseignants ne savent pas se défendre, ils attendent d’être défendus ! telle est l’amère réalité vécue à M’sila…

Mais ce n’est pas fini : la lâcheté, les volte-face, les palinodies inutiles, les revirements inattendus, la trahison de la parole donnée, et la vénalité, tels sont les traits constitutifs du comportement de beaucoup de ces enseignants …

 

LE QUOTIDIEN D’ALGERIE.-Justement à propos de la lâcheté : pourquoi l’un des enseignants que vous avez défendu, en l’occurrence M. Mohamed MILI, a-t-il abdiqué sa fierté en accordant  « la repentance » à ses agresseurs et en renonçant même à les poursuivre ni au pénal ni au niveau du conseil de discipline ? Ne pensez-vous pas que son comportement équivaut à une insulte suprême contre ceux qui l’ont défendu ?

ROUADJIA A.- C’est ce que je pense en effet. Il est fort regrettable qu’un enseignant rompe la solidarité avec les collègues qui l’ont défendu becs et ongles, fût-il soumis à de fortes pressions de la part des proches, des responsables et des agresseurs feignant le « repentir ». Comme l’a écrit un collègue, Chérif Dris, « La pseudo culture du pardon vantée par certains fait le lit de l’impunité ». C’est justement au nom de je ne sais quel principe sacro-saint de l’islam que notre collègue MILI de M’Sila a fini, du fait de son geste inconsidéré et anti-citoyen, par ratifier l’impunité tacitement accordée aux voyous et aux délinquantes, petits et grands, de notre société politique et civile, à faire la loi… Et la question que je me pose en guise de conclusion est celle-ci : Comment peut-on construire une université intelligente, autonome, productrice du savoir avec des individus asservis, serviles, couards et castrés ? Comment ose-t-on imaginer construire un Etat de droit, fort mais juste, avec des hommes lâches, pusillanimes, dépourvus de moralité, d’éthique et de principes élevés ? Comment peu-t-on oser se fier à des individus viles, versatiles et peureux ? Comment notre tutelle dont je connais personnellement quelques femmes et hommes très brillants puisse abdiquer devant des voyous, et jouent même les bons offices entre ceux-ci et leurs victimes ?! Comment ose-t-on parler de l’autorité de l’Etat quand celui-ci cède de larges parcelles de sa souveraineté à des délinquants  et à des corrompus notoires ? Je demeure perplexe et comme assommé par de telles monstruosités…


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16 Commentaires sur cet article

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  • Abdellah Chebbah
    17 juin 2017 at 1 h 08 min - Reply

    Je tiens, monsieur Rouadjia, à vous remercier pour avoir dressé le portrait réel de l’université de Msila à travers cet article. J’ai été moi-même enseignant comme vous à l’USTO d’Oran il y a une trentaine d’années 84-98. Je tenais à signaler cela pour montrer que le mal n’est pas nouveau, mais qu’il date depuis que Monsieur CHADLI a pris les rênes du pays. Monsieur le président Chadli de tempérament indulgent, gentil s’est fait entouré de loups. La corruption a grande échelle commença à faire son apparition. Une mafia commençait à apparaître à tous les niveaux des institutions de l’état. Les universités se sont battues avec un syndicat (CNES) qui n’a jamais été reconnu par l’état. Quand on a à faire à un étudiant qui a défié le recteur et tous les enseignants parce qu’il avait une ligne directe avec Messadia (Ex. ministre FLN, c’était fini. L’avènement du terrorisme a amplifié la situation. Pour faire cours il fallait et il faut encore détruire toute personne ou lieu de savoir. La mafia qui se cache derrière l’état veut se pérennisée dans ce système et ainsi se reproduire, malheureusement dans la clochardisation. On a commencé à éliminer les vrais politiciens, ceux mêmes qui ont libérés le pays, on a éliminé des journalistes, des écrivains, des penseurs, des enseignants, des psychologues, des chanteurs… enfin toute personne qui réfléchit et qui raisonne. On a fermé des salles de cinémas, des salles de théâtre, des bibliothèques,…tout ce qui peut laisser rêver, imaginer et s’évader. Même l’école doit être détruite. Regardez un peu comment madame la ministre se bat, aujourd’hui, contre l’intolérance, l’obscurantisme pour mettre en place une école digne de nom.
    Le plus gros problème dans notre pays est que l’état, au sens propre du mot, n’existe pas. On fonctionne suivant des sentiments fraternels, suivant la religion, suivants les anciens et les vieux, suivant tout sauf une justice faites de lois qui doit être au dessus de tout le monde. Il nous faut un état de rigueur. Malheureusement, c’est vraiment mesquin de ma part de dire cela mais je crois que c’est foutu. Il n’y a pas d’espoir, pour la simple raison que ce peuple se trouve bien dans ce système. Tout l’arrange. Pour les autres, faites comme certains. Si le monde dans lequel vous vivez ne vous plait pas alors quittez ce monde. Le passif de l’Algérie est trop lourd pour espérer avoir un pays tel que l’ont imaginé nos parents et tel qu’on l’aurait voulu. Ils ont confisqué la révolution et ils ont confisqué nos rêves. ALLAH IDJIB ELKHEIR.




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  • segueni
    17 juin 2017 at 1 h 08 min - Reply

    L Université ne reflète malheureusement que l état général de la déliquescence de la société par l entrisme des partis politiques dans ce lieu de savoir. La persimitivite des responsables découle de leur impuissance due à un pouvoir faible car illégitime




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  • djamel
    17 juin 2017 at 11 h 05 min - Reply

    Il reste comme même des hommes avec un véritable H dans ce pays. L’analyse lucide et sans complaisance faite par cet enseignant sur l’université et qui est aussi celle du pays donne froid dans le dos. Déjà que les algériens, dans une bonne majorité, pensent que nous sommes dirigés par une mafia qu’en sera-t-il demain quand ces petits parrains seront aux commandes de la nation ?




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  • fatma
    17 juin 2017 at 13 h 47 min - Reply

    Omar Khayyâm disait déjà ceci au 11ième siècle : «Nous sommes les victimes d’un âge où les hommes de science sont discrédités, et, très peu d’entre eux ont la possibilité de s’adonner à une véritable recherche… Le peu de connaissance qu’ont les savants d’aujourd’hui est consacré à la poursuite de fins matérielles… ». 10 siècles plus tard, nous nous retrouvons au même point, est-ce une fatalité ? Je ne le crois pas, il est bien clair que le sort de chaque nation est entre les mains de ses enfants. Mais la question pour nous est de savoir que voulons nous réellement faire de notre pays. Allons-nous continuer à croiser les bras et observer de loin la décrépitude de notre pays en disant Tekhty Rassi, ou allons agir pour le sauver d’un naufrage fatal et irrémédiable ?
    Dans l’histoire et dans un passé récent plusieurs pays ont sombré dans le déclin à cause de leurs dirigeants, mais ils sont revenus au devant de la scène et sont même devenus aujourd’hui les locomotives des nations modernes et ce grâce à la seule volonté de leurs citoyens. Nous n’avons qu’à prendre exemple sur ces nations comme l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, l’Afrique du sud et la liste est longue. Si on se sent encore les dignes fils de Abane, Benmhidi, Benboulaid et tous les vrais patriotes qui ont donné leur vie pour ce pays, alors nous n’avons qu’à nous organiser pour prendre notre destin en main en chassant tous ces flibustiers et tous ces mercenaires qui détruisent notre pays devant nos yeux.
    Je crois qu’il y a un vent d’espoir qui souffle ces derniers jours, il y a lieu de l’amplifier pour sensibiliser le plus grand nombre de concitoyens, beaucoup sont en effet découragés par nos luttes intestines sciemment et savamment encouragées.




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  • Messaoudene
    17 juin 2017 at 23 h 00 min - Reply

    Monsieur le professeur en t’en de guerre en fait appel à l’armée,et je crois que la société civile est prête à rentrer en guerre si on n’agit pas vite pour garrotté cette hémorragie qui risque de s’amplifié.la seule solution qui nous reste c’est de faire participé le ministère de La Défense le temps que les choses se calment.
    Même si l’idée peut paraître indélicate,je ne vois pas une autre issus pour le moment. Il y a le feu il faut faire tous pour tenté de le juguler.Bonsoir Mr courage




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  • water water
    17 juin 2017 at 23 h 37 min - Reply

    Monsieur, on parait intelligent quand on est pas responsable.
    On est avant tout des musulmans, le monde musulman a un seul point faible qu’aucune pensée humaine ne peut venir à bout, l’histoire en témoigne.

    « L’argent divise les musulmans »
    Le reste est détail.




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  • Sebaa
    19 juin 2017 at 0 h 32 min - Reply

    Je déplace le débat en disant que la loi permet l’impunité en matière d’affaires civiles,la modification introduite dans ce Code et la suppression de la contrainte au corps soit-disant suite aux pressions des instances internationales ouvre les portes grandes ouvertes à l’escroquerie,les malversations!En 2008,le Code de procédures civiles a été modifié faisant des victimes nombreuses ne trouvant pas les moyens légaux saut un jugement qui ne dit pas son nom pourtant prononcé au nom du peuple par l’autorité judiciaire,le parquet a depuis les mains ligotées et l’action publique sans effet!Quant à la violence,nous venons de sortir d’une décennie qui a laissé des stigmates profondes dans notre société,parlons de la cellule familiale,des cycles primaires,moyens et secondaires avant d’arriver à l’Université.La réforme tant réclamée devait commencer par la base. L’indiscipline mène à l’anarchie aggravée à son tour par la complaisance et l’impunité!La démocratie de façade née au fort ceps a engendré cette situation dangereuse. Un état fort,devrait disposer des moyens de sa politique et faire de la loi et des règlements l’unique arbitre des conflits!Quand tout justiciable encourt les sanctions justes mais sévères abstraction faite de son pouvoir,son rang ou sa condition;on pourra parler d’un état de droit!Je pourrais aussi abonder dans le sens de l’analyse de mes confrères en conformant que les voyous profitent bien de cette honteuse impunité et de ce laxisme criard!La première valeur d’une société libre,démocratique,sereine demeure dans une justice pour tous!




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  • ozzie
    19 juin 2017 at 21 h 25 min - Reply

    Bravo Ami Ahmed. Encore une fois tu arrives à la rescousse pour enseigner et ouvrir les esprits…. Partager au max… ce qui se passe à l’université de M’sila peut devenir monnaie courante demain à votre université où les étudiants sont devenus des mafiosis réglant leurs conflits avec leurs poings. Où sont les autorités qui sont sensés rétablir l’ordre? Aux USA on aurait érigé une station de police sur les lieux. Le brave sociologue qu’il est, « vocal, who speaks his mind, » Dr. Ahmed Rouadjia, un leader universitaire de grand calibre, ne mâche pas ses mots, analysant la dynamique des forces en place dans toute sa complexité, quel genre de leçon enseigne t-on aux générations futures, étudiants et profs, concernant la meilleure façon de régler nos problèmes au sein d’un milieu de savoir? On est la risée de l’occident où ils ont recours aux mots bien placés, l’empathie, et le dialogue, pour résoudre leurs différences et non la force?




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  • Rédaction LQA
    19 juin 2017 at 22 h 22 min - Reply

    Un professeur de l’université de Miliana tué par ses étudiants

    Par Djamil Mesrer | 19 Juin 2017 | 21:33 Algerie1.com
    Un jeune enseignant à l’université de Miliana a été mortellement agressé par deux de ses étudiants cet après midi avons nous appris de source concordantes. Il s’agit de M. Karoui Serhan (Photo) qui a reçu plusieurs coups de marteau dans la tête par les deux individus.

    Nos sources précisent que ces étudiants assassins se sont acharnés sur leur propre professeur qui les a empêché de tricher durant l’examen. Avec cet acte sauvage, la violence à l’université atteint un pic sans précédent.

    Il y a deux semaines c’est un enseignant à l’université de Msila qui avait miraculeusement échappé à une tentative de meurtre par des étudiants. Il s’en est sorti après un séjour dans le coma.




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  • Abdelguerfi
    20 juin 2017 at 17 h 49 min - Reply

    Par le présent commentaire, je tiens à vous féliciter très vivement pour vos réponse et pour description, très précise, que vit l’université. Merci et saha Ramdhanek.

    Signé: Pr. Abdelguerfi Aïssa licencié, après 40 (de septembre 1976 à Octobre 2016) ans d’enseignement et de recherche à l’ENSA (ex. INA), pour avoir dénoncé les dérrogations en année préparatoire et en doctorat!




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  • malik
    21 juin 2017 at 1 h 30 min - Reply

    bonjour Allah yarrahmou we ssabbar â’ilatouhou. Dans une université logique ce ministre dégage. je vais au rassemblement de jeudi à la condition qu’on aille pour le faire partir de chez nous. je suis horrrrrrifié ! l’article de monsieur rouadjia a dénoncé la violence et résultat : meurtre d’un professeur. comme quoi il n’y a que la violence qui peut lutter contre la violence. bouh alal djamiâ bouh




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  • Professeur Chems Chitour
    23 juin 2017 at 19 h 10 min - Reply

    Le jour où la politique est rentrée à l’université, le savoir et l’éthique en sont sortis. Le professeur Rouadjia ne parle pas d’un autre fléau qui a bonifié la clochardisation de l’université , à savoir la complicité des chefs d’établisemment plus inquiets de l’appréciation du ministre, qui leur permet d’émarger à une certaine considération sociale que des remontrances qui voient se déliter l’acte pédagogique par compromission successive

    Tant que la science et la pédagogie ne sont pas déconnectées de l’aduministration nous aurons des chefs d’établissement qui se croiront autoriser à interférer dans le domaine pédagogique notamment en tripatouillant les jurys les notes et les délibérations en fonction des injonctions locales,ëtre bien vue par le wali, le commissaire, bref gérer sa carrière au détriment de l’acte pédagogique qui se détériore irréversiblement; Il faut le dire ! nos diplômés ne valent pas grand chose. L’Etat l’a bien compris, il s’en passe !!
    Bravo professeur continuez à vous battre vote combat reste toujours le mien

    Pr.C.E. Chitour




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  • selma
    24 juin 2017 at 16 h 03 min - Reply

    Merci Pr Rouadjia et merci LQA, vous avez résumé la situation et les nombreux fléaux qui minent l’université algérienne. Sauf qu’aucune action ne viendra endiguer la lèpre qui défigure les lieux de savoirs, transformés en écuries d’Augias. Et ce n’est certainement pas l’actuel ministre qui arrangera les choses.




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  • HASNAOUI
    25 juin 2017 at 15 h 34 min - Reply

    Allah yarrahmou. Nous avons prononcé cette prière combien de fois ! L’Université algérienne comme toutes les universités du monde, est régie par des lois. Si les lois existent, c’est pour qu’elles soient appliquées. Tous les commentaires insistent sur un point : l’impunité. Des précédents ont eu lieu, j’ai observé les vidéos de ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=45EwS_DYvTU
    l’UGTA compte recourir au premier ministère si son subalterne, M. Hadjar retenu pour des raisons que nul n’ignore, ne fait pas son travail en application de la loi, alors Hadjar et son équipe quitteront les lieux ou bien prouver et dès aujourd’hui, leur compétences à appliquer la loi concernant tous les dossiers de fessed, de triche, de vol de science, de plagiat, de faux jurys, de violences physiques et morale. Il leur reste plusieurs mois avant les présidentielles et si durant ces vacances, ils ne montrent pas publiquement le résultat de leur application de la loi concernant tous les dossiers de sabotages de notre université, alors à nous d’occuper chaque bureau du ministère pour les dégager et mettre à leur place ceux qui ont le profil du poste : CV honnête depuis le bacc. productions scientifiques propreté morale, pas de détournements de deniers publics, pas de problèmes de moeurs, …




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  • Professeur Nacira ZELLAL aux Professeurs CHITOUR et ROUADJIA
    26 juin 2017 at 18 h 42 min - Reply

    En complément de la réponse du Professeur Chems Eddine Chitour à cet article du Professeur Ahmed Rouadjia ou : de l’explication de la violence sociale à l’Université,
    Professeur Nacira Zellal – http://www.urnop-alger2.com
    Comment l’élève peut-il donc tuer le Maître?? Deux étudiants ont tué le Docteur Karoui, Allah yarrahmou, ce sont des étudiants et lui un Professeur !!
    Il faut, en effet, expliquer la cause réelle du fléau qui ronge les valeurs de notre Université, celle que ces universitaires authentiques des années 70-là, ont construite, celles où l’élève respectait le Maître et savait ce que signifie le vocable « Professeur ». En Sciences Humaines et Sociales, on parle d’explication du mal social, laquelle est l’étiologie en médecine.
    Pour prendre en charge le mal social ou symptôme, il faut s’attaquer à sa CAUSE. Les symptômes observables (trouble social, violence,..) seront alors, si ce n’est éradiqués (car, en Algérie, les compétences ne sont malheureusement pas associées à la décision, alors qu’inversement, en pays producteur, l’incompétence n’a pas droit de cité dans la décision), auront au moins l’avantage d’être compris et expliqués : la prise de conscience est un pas inestimable vers la connaissance et constitue les 50% de la solution. Inversement, c’est l’ignorance qui génère la violence.
    Ainsi, vous avez raison, Professeur Chitour, de souligner qu’au sein de notre Université, c’est l’administratif qui phagocyte le pédagogique, fruit du scientifique. Cependant, il s’agit là, d’un constat et un constat ou symptôme, on ne peut que le décrire. C’est pourquoi, nous devons aller vers le « Pourquoi » de cette destruction de la science par l’administratif. Comment expliquer le fonctionnement interne de l’administratif ? Comment l’administratif en est-il arrivé à commander, en toute incompétence, les Projets des compétences? Il faut donc déjà sortir les CV de ceux-là qui prennent nos Projets en otage. Chaque pas universitaire repose sur la notion de Projet et le Projet c’est la pensée (en philosophie, en biologie, en physique, en lettres, en chimie, en électronique, en informatique,…) : cette pensée-là, qui fait la modernité d’un pays et qui devient généralisable, exportable, qui fait donc l’économie d’un pays. Dans la vie, tout est CONSOMMATION-PRODUCTION. Les Neurosciences cognitives étudient la genèse et les « malformations » de la pensée (l’acquisition et ses troubles) parce que c’est le cerveau qui loge la pensée exportable en économie.
    Si l’on intègre ce postulat de base, alors on saura pourquoi les sciences dont l’objet est la pensée, ont été attaquées en profondeur dès les années 70 : en fait, l’Algérie n’était pas programmée pour devenir un pays développé, un pays indépendant, puissant, un pays exportateur et moderne. Tout simplement.
    C’est pourquoi, pour compenser leur CV, la plupart des administrateurs luttent contre nos Projets constructifs et exportables, émanation d’un CV.
    Et comme en réflexion, il faut argumenter, sachant que principal trait de l’argumentation c’est l’exemple étayeur, l’administratif dans notre Université est tel que le Professeur-Fondateur que je suis depuis 28 ans (normes UNESCO) et enseignante depuis 43 ans, travaille, elle, sous la coupe de ses élèves devenus il y a 2 ou 3 ans d’un rang « suffisamment magistral » (normes copinage), pour leur permettre, à partir du poste coopté, de pratiquer la politique de la terre brûlée. Tous mes grands Projets sont systématiquement détruits, plagiés, volés, détournés au nom de mes propres élèves, qui, souvent, par simple manque d’intelligence, se disent : « il vaut mieux qu’on choisisse le camp « fort », même si nous lui devons notre poste, nous sommes dans un pays de nombre et elle est seule ». Ils tombent alors dans la somatisation et les remords, dès lors qu’ils sont surpris par l’une de mes réussites, à laquelle ils ne croyaient pas. « Il vaut mieux nous rabattre sur ce faux doctorat LMD, du fait que son doctorat, lui, ne sera jamais habilité », ai-je ouï dire plusieurs fois de 2012 à 2016, lors des 04 ans de blocages indécents du programme doctoral (en ligne et non caché).
    Une stratégie de tentative d’humiliation, voire d’intimidation est donc administrativement instaurée, au grand jour. Par exemple, un trafic inédit a eu lieu pour m’exclure du CSD du Département que j’ai créé, appel fait à des externes au Département, des non spécialistes en Orthophonie donc, afin que je sois, comme c’est le cas depuis septembre 2015, « évaluée » dans tous mes Projets, par mes élèves Assistants et des externes à l’Orthophonie, ne comprennent-ils pas les Neurosciences cognitives, prolongements scientifiques modernes de l’Orthophonie, puisque ce terme, dont je suis à l’origine est tout récent et ils ne l’ont pas étudié. Oui, Professeurs Chitour et Rouadjia, c’est comme si vos Assistants et des biologistes vous « évaluaient », chez vous.
    Résultats : je suis amenée à mêler ma parole, lorsque cela m’arrive, à celle d’un personnel-décideur, qui n’a (mis à part ceux-là, qui, si peu nombreux, bien éduqués, se reconnaîtront), rien à voir avec l’Université, quitte à me faire insulter comme en plein CSF, par ma propre élève, alors qu’elle me doit son poste administratif.
    Choisis pour leur échec scolaire et donc pour leur violence et leur capacité de nuire, le tableau est celui du vol, du plagiat et du détournement de tous mes Projets, au nom de mes propres élèves instrumentalisés et inconscients ; le tout, au grand jour et en toute impunité. Mes programmes sont trafiqués en toute liberté, par pure ignorance de concepts dont ils entendent parler pour la première fois. Des concepts comme la neurolinguistique, la neuropsychologie, la thèse thérapeutique, le « MTA », l’adaptation des tests, la e-therapy, la phonétique clinique, la phoniatrie, les neurosciences cognitives, … provoquent l’onde de choc, suscitant la gourmandise de l’affamé, les sans projets, qui en ont besoin pour passer « professeur ». De graves fraudes et des dérives sans nom ont lieu en série, au vu et au su de tous, en toute impunité.
    Rang magistral, bon salaire, primes de rendement et heures supplémentaires, dont je suis privée, ainsi que mes collègues du Master Orthophonie Spécialité Neurosciences cognitives, ce Master-là, qui répond si bien au principe de l’Harmonisation puisqu’il regroupe, à l’heure du taqachouf et de l’économie du savoir, l’ensemble des thématiques des Masters en Orthophonie, mais dont le dossier d’Offre de reconduction 2017-2018-Harmonisation des Masters, a été, comme mon Offre doctorale de 2012 à 2016, frauduleusement subtilisé et remplacé par un faux, un tragi-comique programme truffé de bêtises, car pur plagiat en copier-coller de mes Projets (tous en ligne et, suite à leurs détournements, tous brevetés à l’ONDA, voir numéro 11 de la RSH électronique).
    Et comme chez moi, comme faute professionnelle du 4ème degré institutionnalisée, on me cache toutes les informations (est-ce votre cas de la part de vos élèves ?), j’ai alors fortuitement découvert semaine passée, la toute dernière grandiloquente escroquerie pédagogique des Annales de l’Université algérienne : un faux master du nom bizarrement identique à celui que je dirige depuis 2010, a été offert à mon élève, tristement instrumentalisée par ses camarades-décideurs, à mon insu, après avoir caché dans un carton l’Offre que je dirige brillamment depuis 2010, validée en CSF.
    Le faux programme d’un Master portant vulgairement le même nom afin de tromper l’œil et l’opinion, un programme-magmas informe de modules de la licence, sans fondement ni objectif ni Laboratoire de rattachement ni Projets de soutien, a été envoyé dans ma boîte mails, par ceux-là qui, éduqués, se soucient pour l’avenir de l’Algérie, pour dénoncer le crime du Master de Neurosciences cognitives, qui est le seul, à être exporté vers des Facultés de Médecine étrangères, première UNE en Algérie depuis l’indépendance, le seul Master, qui fait l’objet de candidatures internationales, en témoignent le ministère, le vice-rectorat et les collègues de l’Unité, que j’informe au rythme de leur réception. C’est donc de la matière exportable, que mes élèves pommés détruisent par du faux, auto-expertisé, à l’heure de l’Assurance Qualité.
    En revanche, les thèmes de tous les projets en psychologie, qui sont encouragés et habilités comme une lettre à la poste, sont alors soit les faux projets dits bizarrement d’ »d’Orthophonie » en mon nom (Historique en ligne) !, soit les projets embourbés depuis l’indépendance et à l’échelle nationale, dans le critère social, alors que le social humain ou comportement observable, on ne peut que le décrire. La cause du comportement déviant, suicidaire ou autre, en est abstraite, elle est invisible : il faut la rechercher par la Science et le Travail, dans le cognitif. Pourquoi? Tout simplement, parce que, ce sont nos perceptions, qui déterminent nos comportements! Et nos perceptions sont éduquées depuis l’école, censée devoir donner le sens du Projet à nos enfants. Qui donc a théorisé l’école en Algérie et pourquoi le MEN a renoncé à sa « daridja scolaire » ?
    L’Orthophonie est combattue dans ses prolongements neuroscientifiques cognitivistes de façon inconsciente (car, pour comprendre le harcèlement du savoir en Algérie, il faut une formation en Acquisition-Apprentissage, double instance à la base de l’intelligence exportable), parce qu’elle comprend la psychologie et que la psychologie ne la comprend pas : l’acquisition, la psycholinguistique, la phoniatrie, l’audiophonologie, la neurolinguistique, … qui sont autant de spécialités orthophoniques expliquées dans l’article (n’en jugez que par son intitulé) : ttp://lequotidienalgerie.org/2015/04/15/linternationalisation-de-lenseignement-superieur-algerien-a-travers-les-neurosciences/, sont des concepts, qui échappent à la psychologie sociale : le psychologue en Algérie ne peut donc pas commander l’Orthophonie ! Or, dans le fait, c’est lui qui la commande, à la place des spécialistes et Dieu sait combien j’en ai produits ! Mon exclusion de mon domaine d’Expertise ne relève donc pas d’un hasard.
    Cette jeune discipline si attrayante est combattue car son objet est difficile à saisir car il est construit à partir, justement, de l’explication du comportement le plus spécifiquement HUMAIN-SOCIAL ou genèse du langage et son support la voix et la phonation. Ce sont nos mots qui portent notre intelligence, la psychologie du mot est un domaine neuf, difficile d’accès et donc redoutable en Algérie.
    Insécables de ceux de Sciences physiques, médicales et technologiques, les Projets en SHS, emprisonnées dans le symptôme social, descriptifs donc, bloquent la recherche de ce qui est explicatif, l’invisible cause du symptôme, champ de recherche, qui, pluridisciplinaire est difficile d’accès certes, mais condamné à être développé, pour que l’Algérie devienne autonome. Les Neurosciences cognitives, modernité en Sciences de l’Homme ne sont pas tombées du ciel, par poste administratif : cette compétence est le fruit d’un vrai Parcours et de vrais Diplômes. La thèse thérapeutique (en ligne), basée sur le soin de la dépendance cognitive et partie de l’approche de l’aphasique, est généralisable à l’ensemble des comportements pathologiques, déviants, voire violents, elle développe le sens du Projet, restructure l’espace-temps du souffrant du comportement social : un adolescent qui a un Projet, enseignée par le Maître, n’aura pas le temps ni l’envie d’aller le tuer. Au contraire, il cherchera à lui ressembler. Tuer le Maître ou ses Projets, c’est donc se suicider. Tous les administrateurs, qui font le Monkor, ont une mine verdâtre et ils vivent effarés dans leur regard-même. Aucune sérénité. J’ai même parfois, de la peine pour eux, mais je ne suis pas responsable de leur incompétence. Ils n’avaient qu’à travailler, comme nous l’avons fait depuis l’adolescence, pour réussir.
    L’administrateur qui ne sait pas ce qu’est un Laboratoire ni un Projet, bien que porteur d’un grade sensé avoir été construit par la Recherche et la réflexion porteuse d’un Apport, finit par se culpabiliser, il devient « naturellement » violent, il veut alors enterrer vif son Maître, lui dévore tel un canibale, ses Projets, lui pique ses sous, ….
    La non recherche scientifique fait alors stagner ; celui qui ne produit pas n’a rien à enseigner si ce n’est du copier-coller et du réchauffé barbant, ce qui exacerbe l’ennui, la routine, la peur de perdre le poste administratif et rend alors violent.
    Voilà pourquoi ce sont les esprits bloqués, qui, majoritairement, font l’administratif dans notre Université, cet administratif qui rejette l’expertise compétente nationale.
    Professeur Chitour, lorsque vous étiez SG du ministère, je vous sensibilisai à ce sujet, sollicitant même votre intervention, face aux sabotages de tous mes Projets d’avant-garde et novateurs pour le pays : une très belle PG novatrice a été détruite en 2009, engendrant un crime scientifique mémorable, en 2011 et aujourd’hui le LMD d’Orthophonie est clochardisé à l’échelle nationale, placé entre les mains de psycho-sociologues, qui ne maîtrisent pas le cognitivisme, car situés à ses antipodes (la cause cognitive n’est pas le symptôme social!), qui craignent la référence et son expertise. Cooptés administrateurs et organisés militairement en un réseau de malfaiteurs, ils sont triés sur le volet : ceux qui stagnent depuis 15 ans, mais qui sont devenus MCA et professeurs par d’indignes moyens. Ils recrutent et transfèrent qui ils veulent, sans critères, pour autant qu’il s’agisse d’enseignants à leur solde ; des Kacemi Salah dont le fruit du Doctorat a été honoré lors du Salon National du Produit de la Recherche (DGRSDT, 18-21 mai 2017, SAFEX) et des médecins neurolinguistes comme Izemrane, eux, reçoivent un avis négatif à leur demande de transfert…
    Mais comme il y a plus fort que celui qui se croit à tout permis, comme si ma propriété intellectuelle était sa propriété privée, cette justice immanente-là, qui me protège pour pouvoir encore donner dans le qualitatif, de l’idée et de la pensée en progrès, que nul n’éteindra, il se trouve qu’à présent, je travaille, avec de magnifiques équipes et une vingtaine de doctorants cognitivistes, développant la recherche en Orthophonie : Neurosciences cognitives, ce dont le site de l’URNOP fait état, Unité dont l’habilitation a été bloquée durant 02 ans par les mêmes égarés. Non sanctionnés pour sabotage du pays, ces criminels du savoir n’ont pas pu, fort heureusement et sachant que l’incompétence dans la nuisance a, quand même ses limites, porter atteinte à nos progrès grandissants, en atteste note site, dont l’alimentation, malgré l’intense travail effectué à ce niveau, n’arrive même pas à en suivre le rythme !
    L’ingratitude! Ils subsistent de mon produit, mais tout en luttant pour me faire partir ! L’élève en Algérie veut, en effet, phagocyter le Maître, fantasmant pouvoir s’y substituer et lui dérober la paternité de l’œuvre « par décret » ! Mais ce site est un legs, un document que ces gens-là ne peuvent pas laisser à la relève, ils n’ont pas cette force de stockage de la matière pour demain, de la matière exportable ; auquel titre, je fais savoir que le LMD d’Orthophonie du Pr Zellal, s’il est clochardisé en Algérie, est, jugé moderne, porteur, international, puisqu’il est exporté vers 02 Facultés de Médecine étrangères, première UNE en Algérie depuis l’indépendance !
    Malgré les burlesques et formidables harcèlements connus de tous, l’Orthophonie n’est pas morte, grâce justement, à cette justice immanente-là, véhiculée par de miraculeux rarissimes Hommes de Décision conscients, qui, des fois, surgissent sur mon chemin, de façon inattendue.
    L’Algérie est un pays jeune, il faut avoir de la vision : le simple fait qu’on y parle Neurosciences cognitives, aussi précocement, prouve le progrès, fut-il source de craintes destructrices.
    SAHHA AIDKOUM CHERS COLLEGUES.




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    • Dr IZEMRANE.A
      27 juin 2017 at 14 h 42 min - Reply

      Pr Zellal
      Une phrase clé qui résume tous ce texte « De graves fraudes et des dérives sans nom ont lieu en série, au vu et au su de tous, en toute impunité ».

      Pr Zellal , Pr Rouaddjia , Pr Chitour
      Je ne pense pas que ce soit le statut de Professeur ou d’élève, de maître ou de disciple, qui soit à l’origine de la violence, c’est l’ IMPUNITÉ qui génère et alimente cette violence. Rien que d’y songer à ce sentiment d’impunité, au fond de nous même on est révolté alors que dire quand on la subit et qu’on la vit dans son quotidien. On ne naît pas violent on le devient, on ne l’acquiert pas on l’apprend à notre insu.

      Je ne cautionne pas la violence, je comprends ceux qu’on pousse à la pratiquer, il faut remonter en amont pour comprendre ce phénomène, je pense que nous sommes tous responsables en tant qu’enseignants, étudiants et administrateurs. Je m’explique :

      Quand tous les acteurs de l’Université acceptent d’entamer l’année universitaire en fin novembre et exigent des vacances en décembre, en comptabilisant les grèves, les jours fériés et Ramadhan, comment peut on assurer les volumes horaires requis, dire que dans le système LMD, un crédit vaut 24 heures.

      Quand des professeurs et des enseignants acceptent les tentatives de fraude et de copiage, en organisant des examens dans des amphithéâtres et des salles d’examens dont les murs, les tables, et les chaises regorgent de plagiat de cours, de réponses écrites au vu et au su de tous.

      Quand des étudiants et le pire en master et en doctorat usent de ce subterfuge pour ériger ce mode de copiage et autres (le plagiat des imbéciles dans les thèses et mémoires) en tant que pratique courante, et quand les étudiants qui travaillent sérieusement et qui fournissent des efforts se voient dépassés par ceux qui usent du copiage et du copinage, les échelles de valeurs ne sont plus représentatives, alors la violence ne fera que croître inévitablement. Le comble ce sont ceux usent du copiage, et du copinage qui deviennent violent une fois qu’ils sont sevrés de ces pratiques, il faut reconnaître que c’est la faute a certains enseignants et professeurs qui ferment les yeux devant ce genre de pratique dans tous nos campus hélas , phénomènes qu’on doit combattre et éradiquer comme l’a fait le défunt Karaoui Serhan Allah Yerahmu au détriment de sa vie.

      Quand des professeurs d’universités deviennent de simples coureurs de jupons, quand d’autres font du tourisme scientifique a longueur d’année, comment ne pas récolté la violence en aval, la violence n’est pas l’apanage des seuls étudiants.

      Quand l’état de droit devient un slogan creux qu’utilisent des politiques ripoux pour faire passer les dessins de leur partis, et quand des ministres utilisent les étudiants et leurs associations ou des enseignants et leurs syndicats pour ce maintenir en poste. Si il n’ y a aucune action pour changer la donne, alors il faut reconnaître que nous autres acteurs de l’Université sommes entrain de légitimer ce système avec au bout de la chaîne, une planche à diplôme, qui favorise le quantitative sur le qualitative, et qui relègue l’éthique et le déontologique au second plan.

      Quand tous ce beau monde subit les affres du politique au détriment du pédagogique et du scientifique en toute impunité alors il faut s’attendre à des formes de violences plus violentes.

      L’Université doit retrouver sa vocation d’origine en tant que lieu de dispense de la science et du savoir. La balle est dans le camp de nous autres acteurs de l’Université en tant qu’ Enseignants, Etudiants et Administrateurs nous devrons nous mobiliser et se prendre en charge devant l’absence de la tutelle, pour ne pas dire de l’état.




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    Congrès du Changement Démocratique