Édition du
18 October 2017

Un professeur de l’université de Khémis Miliana tué par ses étudiants

Par Djamil Mesrer| 19 Juin 2017 | 21:33

Un jeune enseignant à l’université de Khémis Miliana a été mortellement agressé par deux de ses étudiants cet après midi avons nous appris de source concordantes. Il s’agit de M. Karoui Serhan (Photo) qui a reçu plusieurs coups de marteau  sur la tête par les deux individus.

Nos sources précisent que ces étudiants assassins se sont acharnés sur leur propre professeur qui les a empêché de tricher durant l’examen. Avec cet acte sauvage, la violence à l’université atteint un pic sans précédent.

Il y a deux semaines c’est un enseignant à  l’université de Msila qui avait miraculeusement échappé à une tentative de meurtre par des étudiants. Il s’en est sorti après un séjour dans le coma.

 


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5 Commentaires sur cet article

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  • fatma
    20 juin 2017 at 16 h 53 min - Reply

    Ce qui devait arriver arriva inévitablement, car rien n’a été fait en dépit de tous les cris d’alarme qui ont été maintes et maintes fois lancés par des gens sensés, des citoyens qui n’ont pas cessé de dire que la situation n’augurait rien de bon. Ici même dans ce site, une multitude d’articles sur ce sujet ont paru rien que ce dernier mois, mais les responsables ont fait la sourde oreille et continueront à le faire tant que ça se passe entre les gens du peuple ou du ghachi comme ils le disent.
    Ce jeune professeur a été lâchement assassiné par des incapables, des copieurs,des voyous c’est le résultat de la formation de l’école fouadhamentale de Benbouzid. Allah Irahmou, il est mort en transmettant la science, Dieu reconnaîtra les siens.
    Voici une vidéo montant sa maman en pleures.
    https://www.youtube.com/watch?v=45EwS_DYvTU




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  • Ali DERBALA
    21 juin 2017 at 12 h 53 min - Reply

    Ce n’est pas le premier universitaire qui est tué pour son métier. On rappelle qu’en 2008 et durant aussi le Ramadan, que le chef de département informatique de l’université de Mostaganem a été poignardé mortellement de 32 coups de couteau. Qu’est-il advenu de cette affaire? A partir de cette tribune, il y a quelques jours et avant avant cet évènement tragique, on a interpellé le premier concerné, le MESRS, pour sauver ce qui reste d’universitaire. Malheureusement, Monsieur le Ministre MESRS sonne aux abonnés absents.




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  • HASNAOUI
    25 juin 2017 at 17 h 27 min - Reply

    L’étudiant d’aujourd’hui cherche la bonne note sans étudier. Il a envie de bouffer l’enseignant qui exige de lui du travail. Par définition, il s’identifie à son professeur, qui est un repère pour lui. Le Maître a une valeur dans le cœur et l’esprit de l’élève, telle, que celui-ci fera tout pour lui ressembler et faire comme lui. La relation pédagogique est sacrée et fait l’objet de travaux scientifiques, qui expliquent pourquoi et comment un élève de 18 ans, sera à 40 ans, exactement ce qu’a été son Maître.
    La problématique est donc de savoir ce que vaut le Maître, objet d’identification et d’imitation de l’élève.
    Pour y répondre, il faut d’abord signaler que l’Université algérienne a « su » avec art, se débarrasser de 90% des vrais enseignants, en commençant par la base, processus lancé en 1980 : clochardiser les Sciences Humaines et sociales, dont l’objet est l’Homme et la Société, à commencer par l’école et l’éducation, afin que les sciences Médicales et Exactes chutent : Bachelard a parlé de « l’esprit scientifique, sans distinguer les mathématiques de l’histoire, de la littérature et de la philosophie ». Combien d’algériens restés en Algérie existent-ils donc, qui participent à des colloques internationaux? La plupart des tenants des SHS, lorsqu’ils vont à des colloques, c’est à Doubai, à Amman ou au Caire, qu’ils font leurs voyages, nous prenant pour des imbéciles : la science n’est pas dans ces pays-là!!!!
    Combien sont ceux qui ont pu réussir malgré tout où sont-ils et quels pays profitent de notre matière grise ?. Comment vivent les rares vrais universitaires de ce pays?
    Donc, il s’agit d’observer l’image de l’enseignant, qui est statistiquement représentatif, le profil de l’enseignant classique, occupant le poste de « professeur » et de « MCA » et qui est devenu, depuis les années 80, objet d’imitation de l’étudiant, afin de comprendre les actes criminels physiques, scientifiques et pédagogiques commis par l’élève, à l’égard du Maître. En effet, quel que soit le mobile du crime commis par les 02 délinquants de Tipasa, qui ont fracassé le cerveau de l’Universitaire de Khemis Miliana, il faut retenir une seule chose : DES ETUDIANTS ONT TUE UN PROFESSEUR. De la même université ou pas, parce qu’ils auraient triché à un examen ou pas, c’est le PRINCIPE qui importe. Ces 02 assassins savaient qu’ils étaient des étudiants et qu’ils avaient affaire à un enseignant, le leur ou pas. Or, le vrai Professeur n’est pas représentatif statistiquement au sein de l’Université algérienne, il est marginalisé, craint, saboté, exclu des décisions et il est donc à sacrifier, afin qu’il ne soit pas cloné ni objet d’identification par l’élève, poussé, par-là, à ne jamais l’imiter comme repère. Si l’élève deviendrait le vrai universitaire, il ferait peur aux recteurs et doyens non diplômés, qui occupent nos universités! Ainsi, l’étudiant, quel qu’il soit, s’identifiera à ce recteur non diplômé, à l’enseignant statistiquement représentatif : non exigeant, tricheur, complice de l’étudiant, qui lui a obéi en lui accordant un 18 lorsqu’il mérite un 02, fraudeur en tant que membre d’une commission, titulaire d’un faux grade. L’image de l’enseignant, qui est, au fond, détruit, puisque parvenu sans critères, voire par le critère de la fraude au grade magistral, est celle-là, que va imiter l’étudiant, qui trichera lui aussi comme premier crime et qui tuera le vrai enseignant, comme cela s’est passé à Tipasa, comme second crime. C’est « la suite logique ». L’origine de ce fléau est expliqué depuis des lustres : l’administratif a ruiné le scientifique, le CV fait peur aux doyens et aux recteurs qui n’ont pas de diplômes et c’est le médiocre, comme eux, le « professeur » de niveau « assistant », qui décide à la place du vrai professeur et du compétent. Ceci a lieu, tout simplement parce que cela est permis, depuis là-haut : il faut donc exposer les diplômes de nos décideurs du ministère.




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  • HANI GHORAB
    12 août 2017 at 14 h 20 min - Reply

    « un peuple sans culture et une plante sans bouture »
    la violence dans le pays est une marque déposée, en inter-quartiers,dans les stades,entre voisins, « on dirait el aous wal khazradj » avant l’avénement de l’islam
    si le discours religieux reste encore à parler d’ibnou taymiya, et ne pas parler de l’islam, ou se trouve l’humilité, l’altruisme,la bonté, la clémence,le pardon,la vérité et la véracité etc….
    car c’est l’islam anglais-wahabi qui est dilué dans la société.
    si le piston reste encore une bonne chose dans les mentalités, le gain facile est de mise,la corruption, la diminution de l’autre, tout cela vivace dans les esprits
    je dis toujours  » blad alhachoua oua arachoua mat’tala3 anachoua »




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  • ettaieb
    30 septembre 2017 at 23 h 32 min - Reply

    Pour éviter ce genre de débordement allant jusqu’au crime il suffira juste de remplacer la langue arabe par le français comme cela l’a été pendant des décennies dans cette ville , sans qu’il y ait la moindre anicroche dans les établissements scolaires ou le français était dispensé et non pas l’arabe qui figurait simplement comme langue étrangère avec l’anglais. Posons-nous d’abord la question « Quel est l’avantage de la langue arabe par rapport au français » , si ont prend simplement l’exemple de ce quotidien qui est lu par plusieurs dizaines de visiteurs contrairement aux crimes dus au fanatisme religieux .Afin de porter un éclaircissement au sujet de l’historique des langues utilisées en Algérie , suite à la colonisation par la France il y eut d’abord la langue française à l’école, et à après l’indépendance le président Boumédiéne malgré la pression de l’Arabie Saoudite avait catégoriquement refusé de supprimer la langue française de l’école ,arguant qu’elle faisait partie du patrimoine de la révolution et ce n’est qu’après son décès qu’on l’a supprimé pour la remplacer par la langue arabe sous la pression (financière) de l’Arabie Saoudite d’ou a émergé une subite régression du niveau intellectuel algérien suivie du terrorisme. Posons-nous simplement la question quelle est la relation d’une langue avec la religion du pays ,alors que la plus grande majorité des musulmans dans le monde n’est pas arabe.




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