Édition du
24 September 2017

Quand les gangs s’entre-déchirent. Triste fin d’un régime aux abois !

Quand les canaux « d’information » des différents gangs s’envoient des messages codés…..

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ABDELMADJID TEBBOUNE

Petites trahisons et grandes désillusions

Par 
L’Expression
Petites trahisons et grandes désillusions

On fait fuiter des rumeurs. Les médias s’emballent. L’Algérie s’apprête à vivre peut-être l’un des étés les plus chauds de son Histoire.

Les Algériens ne suffoquent pas seulement des caprices de la météo en cet été 2017, les emballements de la vie politique leur donnent aussi le tournis.
Tebboune, notre nouveau Premier ministre, s’en va-t-en guerre. Il a enfourché sa monture contre les forces de l’argent, contre des patrons pourtant alliés et soutiens de la stratégie présidentielle de développement.
Constat: il veut tout chambarder. Le vrai changement passera par lui. Il persiste et signe. Son slogan de guerre réside dans cinq mots: ça passe ou ça casse. Son message politique lâché en direction de l’opinion ne laisse place à aucun doute. Ses adversaires sont ciblés. Listés. Identifiés.
Sa première victime expiatoire porte un nom connu de tous les Algériens. Grand entrepreneur et patron du FCE: Ali Haddad. Une grande affiche qui accroche le public créant, à elle seule, l’évènement. Mais que cherche donc Tebboune? Cette question qui taraude bien des esprits a plongé les principaux dirigeants du pays dans l’embarras.
La gêne est grande chez eux, depuis ce jour-là, lorsqu’ils apprirent les conditions dans lesquelles des gardes-chiourmes poussèrent Ali Haddad vers la porte de sortie comme on le ferait avec un resquilleur.

Tebboune essaime. D’autres noms de «resquilleurs» circulent. Le Premier ministre crée la panique chez des hommes d’affaires tous effarés par l’ampleur de la tornade que l’on s’apprête à déclencher sans crier gare!
Avant de vêtir son costume de chef de l’Exécutif, ce fils de bonne famille était connu comme un homme courtois, avenant, accessible, travailleur acharné, fidèle entre les fidèles au Président Bouteflika, jouissant d’une remarquable expérience de plus de quarante ans passés dans l’administration comme wali puis comme ministre à la tête de départements stratégiques.
A lire sa fiche, on comprend vite pourquoi le Président a cru bien faire en le choisissant pour succéder à Abdelmalek Sellal. Bref, c’est le ministre qui avait à son compteur le plus d’ancienneté dans la gouvernance, de performances aussi à voir le travail titanesque réalisé dans le domaine de l’habitat. Pour tous, le choix de cet homme était judicieux. Et la République ne pouvait que s’en réjouir.
Moins de trois mois plus tard, Tebboune fait figure de croque-mitaine!
A voir la succession des faits enclenchés contre l’entreprise d’Ali Haddad marqués d’abord par la publication d’une série de mises en demeure succédant à l’épisode humiliant de le chasser d’une cérémonie d’inauguration officielle, Tebboune donne l’impression d’avoir décidé de lui faire la peau.
Cette affaire est le signal lancé par le nouveau Premier ministre qui entendait remettre les compteurs à zéro. On fait fuiter des rumeurs. Les médias s’emballent. L’Algérie s’apprête à vivre peut-être l’un des étés les plus chauds de son Histoire et ce ne seront pas les procès en sorcellerie qui feront défaut dans cette épreuve de force où toutes les lectures politiques s’entrechoquent.
Tebboune surprend par ses discours et sa méthode. Les premières crispations politiques commencent à se manifester d’abord au sein de la hiérarchie du pouvoir, puis de l’opinion publique. La gestion de son prédécesseur Sellal est critiquée de manière indécente transgressant les traditions républicaines établies à ce jour avant que ses ministres, réputés proches de lui, ne viennent prendre le relais. Un vent nouveau, mauvais disent certains, souffle du Palais du gouvernement sur toute l’Algérie. Et bien malin celui qui saura dire comment finira cette empoignade avec toutes ces combinaisons d’arrière-boutique.
Désormais, deux hommes, deux ministres, celui du Commerce et de l’Industrie, MM.Ahmed Saci et Mahdjoub Bedda, sont les porte-flingue d’un Premier ministre qui a mis une croix sur tout ce qui est proche ou ressemble à l’ancienne équipe de Sellal. Un nouveau concept politique vient de voir le jour en Algérie. Il porte désormais un slogan et une signature: le dégagisme à la Tebboune.
Cette «mini-révolution» de palais provoque la stupeur dans les milieux financiers et dans les chancelleries diplomatiques. Tous s’interrogent sur la signification de ce tour de vis du nouveau Premier ministre dans la conduite des affaires de l’Etat. Chaque jour apporte son lot de révélations sur les nouvelles orientations concoctées dans les cabinets de ses ministres les plus proches et sur lesquels il entend s’appuyer pour opérer un recentrage majeur par rapport au programme et aux directives initiés par le président de la République. Comme dans la loi de la jungle, Tebboune marque son territoire à l’image du mâle dominant.
Tout passe à la moulinette. Tout est remis en question, balayé du revers de la main. L’industrie? Selon ses relais, «on a fait tout faux». L’industrie automobile? «Il faut envoyer à la casse ce jouet qui nous a coûté les yeux de la tête!».
Idem pour le commerce. Les listes de produits contingentés, soumis à une liste d’importation s’allongent à l’infini. Personne aujourd’hui n’est capable de vous dire si dans un mois ou deux, votre épicier du quartier vous assurera l’approvisionnement en riz, en lentilles, en haricots secs, en café ou en thé. La Saison 2 de la pénurie, comme dans les grandes séries américaines, pointe son nez! Tout le monde craint le retour à ce triste souvenir des files s’allongeant à l’entrée des Souks el fellah. Avouons-le: mais qui voudrait encore de cette Algérie-là?
La stratégie industrielle des anciens ministres est clouée au pilori. Des audits sur leur gestion passée sont annoncés à grand renfort de publicité. On promet qu’il y aura du sang sur les murs. Des ambassadeurs de grands pays occidentaux se posent la question sur ces remises en cause, mais encore? Quels réels objectifs poursuivent les nouveaux coéquipiers du Premier ministre? Des accords passés avec l’ancien gouvernement seront-ils toujours respectés? Mais jusqu’où ira cette fronde gouvernementale contre tout ce qui a été conclu avec l’équipe Sellal?
Les premiers symptômes de ce changement de cap sont vite perçus. Invités par le patron de Sovac pour l’inauguration de son usine de montage, la plus importante de la firme Volkswagen en Afrique et dans le Monde arabe, ni le Premier ministre, ni son ministre de l’Industrie ne daignent faire le voyage à Relizane où les attendent le P-DG et l’ambassadeur allemands. Seul le ministre du Commerce a été dépêché sur place pour suppléer à l’absence des dirigeants algériens. Les Allemands et les ambassadeurs des pays de l’Union européenne se posent des questions. Le patron de Volkswagen ne devrait-il pas avoir droit à tous les égards? Angela Merkel qui avait déjà visité notre pays ne s’apprêtait-elle pas à fouler à nouveau le sol algérien n’eût été la demande formulée par Alger d’ajourner à une date ultérieure sa venue?
Détruire l’arsenal industriel que cherche à construire l’Algérie et décourager les investisseurs nationaux et étrangers peuvent-ils constituer un programme politique?
La vraie question: où est passé le programme du Président Bouteflika? Que devient sa vision de bâtir une industrie naissante, moderne, diversifiée, capable d’insuffler un sang nouveau à l’économie nationale?
Que devient ce Pacte économique et social national qui scelle l’union entre le pouvoir, le patronat et le syndicat Ugta?
Les mesures de Tebboune ont semé le désarroi dans les rangs des organisations patronales qui portaient à l’unisson le programme et les orientations du Président Bouteflika. Pis encore, ces décisions intempestives ont fini en quelques semaines par provoquer jusqu’au désarroi dans les rangs des entrepreneurs qui se préparaient à mettre la main à la pâte en adhérant à l’esprit et la lettre du nouveau modèle économique.
En fin de compte, en trois mois seulement de gouvernance, Tebboune n’aura-t-il pas réalisé l’unique exploit de se mettre peut-être à dos à la fois le Président en osant torpiller son programme social et économique, le patronat et le syndicat?
La mèche de la discorde a été allumée. A qui profitera-t-elle? Cette passe d’armes entre le Premier ministre d’un côté et ses partenaires de l’autre, a ébranlé la confiance entre lui et les dirigeants du pays. Ce n’est un secret pour personne que la puissance des pays développés et des grandes démocraties réside aujourd’hui dans la stabilité politique. Celle-ci ne peut être assurée que par le dialogue, la négociation et le compromis.
Tebboune devrait garder en mémoire que toute la philosophie de la gouvernance politique de Bouteflika a toujours reposé sur une règle de conduite absolue: faire réconcilier l’Algérie avec elle-même.
La méthode Tebboune, sévèrement rudoyée aujourd’hui à l’épreuve du terrain, ne risquerait-elle pas dans un proche avenir de faire l’objet elle aussi de cette nouvelle mode dans le jargon gouvernemental qu’on appelle Audit?
Ce sera alors l’histoire de l’arroseur arrosé.

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Bouteflika recadre sévèrement Tebboune

Billel Zehani / NEWPRESS

Le président Bouteflika est mécontent de l’action et de la méthode de son Premier ministre Abdelmadjid Tebboune. Et il vient de le faire savoir. Selon la chaîne Ennahar TV, le chef de l’État a adressé des instructions « urgentes » au gouvernement pour lui demander notamment de « mettre fin à l’anarchie née des dernières initiatives »prises par l’Exécutif, en allusion aux mesures sur les importations.

Le Président a ordonné de libérer les marchandises bloquées dans les ports dont la commande a été passée avant l’instauration des nouvelles mesures.

Selon le même média, le président Bouteflika a émis des réserves concernant la « publicité » faite autour des dernières mesures prises par le gouvernement. Il a demandé à Tebboune de « respecter les textes de loi » dans la conduite de l’action de son gouvernement, ajoute Ennahar TV.

Bouteflika s’est également dit « agacé » par ce qu’il a qualifié de « harcèlement » contre les hommes d’affaires. Il a demandé à son Premier ministre d’éviter toute publicité autour de l’existence d’une campagne contre les patrons.

Selon Ennahar TV, le chef de l’État a reçu des recours de la part d’importateurs dont les marchandises ont été bloquées. Il a également été destinataire de rapports évoquant des pressions exercées sur des walis et des instructions données aux banques pour financer uniquement les projets de logements LPP et de geler les autres financements.

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Qui veut la peau de Tebboune ?

 

Que se passe-t-il au sommet de l’État ? Une semaine après l’épisode du cimetière d’El Alia, une nouvelle affaire éclate où le Premier ministère est de nouveau malmené.

Alors que la première manche de ce qui ressemble à un processus de destitution de Tebboune n’a pas encore livré ses secrets, des médias réputés proches de la présidence de la République s’attaquent violemment au Premier ministre, l’accusant de manque de loyauté envers le président Bouteflika. Ces médias reprochent à Tebboune d’avoir rencontré de manière informelle son homologue français, sans avoir informé au préalable la présidence de la République.

Un autre indice est venu renforcer la thèse d’un malaise au sommet de l’ÉTat. Hier, le JT de 20 heures de l’ENTV a zappé la rencontre entre Tebboune et Edouard Philippe, alors que d’habitude, ce genre de rencontres, mêmes informelles, bénéficient d’une large couverture médiatique de la part des médias publics lourds. C’est d’autant plus surprenant de la part de l’ENTV que la rencontre a fait l’objet d’un communiqué officiel du Premier ministère. En somme, Tebboune a été censuré par la télévision publique.

Le JT de 20 heures de l’ENTV, dont le contenu est contrôlé par la présidence de la République, est un baromètre fiable pour interpréter certains signaux codés des décideurs. Et ce qui s’est passé hier conduit à une conclusion : quelqu’un de puissant veut la tête de Tebboune. Ce n’est certainement pas le président de la République, qui n’a pas besoin d’une quelconque campagne, pour limoger son Premier ministre.

Dans un contexte trouble marqué par la maladie du chef de l’État, les regards sont pointés vers le frère du président de la République. Saïd Bouteflika semble être le chef d’orchestre de cette campagne de destitution de Tebboune, qui semble désormais irréversible. Les jours du Premier ministre paraissent comptés et les rumeurs sur son remplacement prennent chaque jour un peu plus d’épaisseur. On évoque même des consultations en haut lieu pour lui trouver un remplaçant.

Pourquoi le Premier ministre est-il devenu subitement une personne gênante pour le frère du Président ? La première explication est que Tebboune aurait cherché s’émanciper de la tutelle de Saïd Bouteflika qui n’a pas été d’accord avec sa nomination comme Premier ministre. L’autre explication, moins plausible, est que le Premier ministre a décidé de faire cavalier seul et de se positionner dans le processus de succession de Bouteflika.

Dans les deux cas, le frère du Président, qui multiplie les apparitions publiques ces derniers mois, ne pouvait pas rester les bras croisés. Et comme l’affaire Haddad est trop risquée politiquement pour justifier à l’opinion le limogeage de Tebboune, à moins de faire du Premier ministre une victime des forces de l’argent, il fallait un dossier beaucoup plus lourd et surtout compromettant. Cette visite en France et la rencontre avec Edouard Philippe – pourtant organisée depuis Alger – tombe au bon moment.

Comme lors du premier épisode où un événement imprévu, à savoir l’enterrement de Réda Malek, a donné l’occasion à Saïd Bouteflika d’afficher publiquement son désaccord avec Tebboune, le voyage du Premier ministre en France a ouvert une nouvelle fenêtre de tir aux adversaires du Premier ministre pour le discréditer et justifier son éventuel limogeage.

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Brutalement désavoué par le président Bouteflika : Tebboune au seuil de la porte de sortie

Brutalement désavoué par le président Bouteflika : Tebboune au seuil de la porte de sortie

 Par Nabil Semyane| 08 Aout 2017 | 18:07
www.algerie1.com

Le sort d’Abdelmadjid Tebboune, comme Premier ministre est-il déjà scellé ? La réponse est quasiment affirmative, quand on observe la brutalité avec laquelle le président Bouteflika a exprimé des jugements par rapport à la démarche politique de Tebboune. L’instruction du président, telle que rapportée par la télévision  Ennahar, qui soit dit en passant fait un doigt d’honneur aux medias publics (APS et ENTV), se donne à lire comme un acte d’accusation dans un prétoire.Tebboune est accusé de « prendre des décisions anarchiques », de se livrer à « un véritable harcèlement contre les opérateurs économiques », de mener une politique qui donne « une image négative de l’Algérie » aux observateurs étrangers, d’exercer des pressions sur les walis, d’envoyer des instructions verbales aux responsables des banques…

Cette longue liste de griefs présidentiels contre le Premier ministre, eu égard au contexte politique actuel, ne signifie pas autre chose qu’une condamnation à mort politique de Tebboune. Cloué ainsi au pilori, il n’est plus en capacité politique et morale de continuer à diriger le gouvernement.

De quelle autorité peut-il se prévaloir devant ses ministres, devant l’opinion publique ? Son départ (sous quelle forme ?) ne semble plus être qu’une question de jours voire d’heures.

En attendant, la question est de savoir si la sortie médiatique du président (dont le ton n’est pas sans nous rappeler le fameux communiqué de la présidence mettant fin aux fonctions de Belkhadem), a-t-elle partie liée avec la visite de Tebboune à son homologue français Edouard Philippe.

La réponse est non puisque cette réaction présidentielle date du 3 août, c’est à dire la veille du départ en congé du Premier ministre selon nos informations.

Toujours est-il, cette visite qui a alimenté bien des interrogations et des interprétations, trouve sa place dans le puzzle qui est en train de se mettre en place.

En désavouant de cette façon brute de décoffrage son Premier ministre, notamment par rapport à son hostilité déclarée et assumée contre les opérateurs économiques, par rapport aux mesures prises au niveau des ministères du Commerce et des Finances, le président Bouteflika conforte son frère et néanmoins conseiller Said.

Ce dernier, on s’en souvient, avait ostensiblement exprimé son soutien à Ali Haddad, lors des funérailles de Redha Malek, infligeant du coup une humiliante offense à Tebboune qui affichait ce jour-là une mine dépitée. Sans doute avait-il compris ce jour, au cimetière d’El Alia, que son pronostic vital était engagé.

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Même Mondafrique s’y met  !

Les coulisses de la rencontre entre Edouard Philippe et Abdelmadjid Tebboune

C’est la rencontre qui suscité toutes les controverses à Alger. Le Premier ministre algérien, Abdelmadjid Tebboune, a rencontré lundi 7 août son homologue français Edouard Philippe. La rencontre a été qualifiée par les deux parties d’ »informelle ». De plus, A. Tebboune se trouvait à Paris dans le cadre d’un séjour personnel et privé sans aucune relation avec l’exercice de ses fonctions.

Selon les proches du Premier Ministre algérien, c’est Edouard Philippe qui l’a invité à Matignon pour une séance de travail. A Alger, les conseillers d’Abdelaziz Bouteflika, notamment son frère l’influent Saïd, ont laissé éclater leur colère. « C’est une grave violation du protocole. L’invitation devait passer, d’abord, par la Présidence de la République pour qu’elle soit validée et organisée dans les règles de l’art. A. Tebboune est parti à la rencontre de son homologue français comme s’il était le seul dépositaire du pouvoir en Algérie », dénonce un proche du Palais d’El-Mouradia.

Rapport troublant

Le recadrage de Tebboune n’a pas tardé et plusieurs médias algériens proches du sérail ont déclenché une violente tempête de critiques à l’encontre de Tebboune qui aurait soit disant exaspéré Abdelaziz Bouteflika. En réalité, la Présidence était bel et bien au courant de la tenue d’une rencontre entre Edouard Philippe et Abdelmadjid Tebboune. Sauf que le Palais d’El-Mouradia s’attendait à une invitation officielle pour tenir une rencontre « formelle ».

A. Tebboune est passé outre cette exigence . Mais pourquoi ? Selon nos sources, le chef du gouvernement algérien n’a pas voulu attendre le feu vert de la Présidence parce qu’il jugeait urgent de rencontrer son homologue français notamment après la publication d’un rapport troublant sur sa personne par une commission du sénat français. « Les français entretenaient de très bons rapports avec Abdelmalek Sellal, l’ex Premier ministre. Tous leurs contacts et relais à Alger leur ont assuré qu’il resterait aux commandes. Ils ont été pris de court avec la nomination de Tebboune », nous confirme une source diplomatique algérienne.

Et les officiels français ont rapidement manifesté leur étonnement face à ce changement brutal ou inattendu. Dans le rapport de la commission du sénat français conduit par Simon Sutour, il est clairement mentionné que la diplomatie française n’avait pas prévu ce revirement qui laisse planer un doute sur le devenir des intérêts de la France. Engagé dans un dur conflit avec les oligarques et les nostalgiques de l’ère Sellal, Tebboune a expliqué de vive voix à Edouard Philippe les enjeux de sa feuille de route et sa vision des relations franco-algériennes.

Rassurer Paris

« En clair, Tebboune a voulu rassurer les français pour éviter une dangereuse alliance entre les soutiens français en Algérie avec ses ennemis politiques. A. Tebboune a promis de ne pas toucher aux intérêts de la France en expliquant que les entreprises françaises ont beaucoup à gagner à un assainissement du climat économique et politique en Algérie », nous confie un haut cadre fidèle à A. Tebboune avec qui il collabore régulièrement.  C’est donc le contenu et la forme de cette rencontre qui a irrité au plus haut point les adversaires de Tebboune à El-Mouradia. Pour ces derniers, il est dangereux de ce laisser ce Premier Ministre gagner une aura internationale après avoir remporté l’adhésion populaire dans son combat contre les importations onéreuses et le monde des affaires. La rencontre entre Abdelmadjid Tebboune et Edouard Philippe constitue à ce titre un tournant dans l’évolution de la situation politique algérienne.

 


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4 Commentaires sur cet article

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  • محمد الصغير بن سليمان
    8 août 2017 at 18 h 20 min - Reply

    Les loups peuvent s’entretuer et se déchirer de temps à autre, mais ils ne se laissent pas « s’ingurgiter », ni s’avaler les uns les autres … sans casser des oeufs au passage!




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  • Mohammed
    8 août 2017 at 19 h 36 min - Reply

    Que de manipulations,on dirait qu’on est dans un jeu d’enfant..

    La manipulation a atteint donc les sommets de l’Etat.Et,les décideurs invisibles pour
    le « Ghachi » se permettent de faire des croche-pieds(tout en s’éclatant de rire)même à un Premier ministre!!

    Pour vous dire la compétence et le sérieux de nos dirigeants,et jusqu’où pourront-ils mener le « Bateau Algérie » qui semble prendre beaucoup d’eau.. et partout!!?

    Alors que nos compagnes ,nos massifs forestiers et nos dechra ont tellement besoin de cette denrée rare en ces moments de canicule.
    Cette canicule fut cause de manque de bouteilles d’eau à vendre dans les magasins!
    Et, »la nuit était admirable,calme,chaude,ardemment étoilée comme une nuit de canicule » !




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  • wahid
    9 août 2017 at 7 h 44 min - Reply
  • Nordine
    9 août 2017 at 16 h 59 min - Reply

    Et avec tout ça !!!
    On nous balance « Algérie classé 7eme parmi les pays les plus sécurise du monde !!! »
    Sa pu l’escroquerie à plein nez,
    Il faut sauvé la vache à lait !!!




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  • Congrès du Changement Démocratique